ADO
trouvent dan* de* schiste*, et qui ressemblent à celle* de Y Adianthum Capillus-Fencris.
ADIANTON. bot. N. anc. de l'Adianthe.
ADIL. «ai. S. de Chacal. V . Cbiek.
ADI MAIN oc A DIM N AIN. mam. N. vulg. d'un grand mouton d'Afrique, couvert de poils, et dont les oreilles sont longues et pendantes.
AD1MOME. Adimonia. ns. G. de Coléoptères tétramères de la fam. des Cycliques, institué par Schranck en faveur de quelques esp. de Galéruques qui lui ont paru différer de leurs anciennes congénères, en ce que le premier et le deuxième articles des antennes sont égaux et plus courts que le quatrième; en outre le labre est échancré antérieurement; du reste les Adimonies diffèrent peu des Galéniques. I.e type du G. nouveau est le Chrysomela al ni de Linné : une secondeesp., A. Halensis. a été trouvée par Schranck aux environs de Haie.
AD1NA. Adina. bot. G. de la fam. des Rubiacées, Penl. Mon., qu’a établi Salisbury pour deux pl. nouvelles delà Chine, que Lindley avait placées provisoirement parmi les Nauclées. Le tube du calice est ohlong, son limbe cainpanulé, divisé en cinq parties persistantes. La corolle est infundibulaire, à cinq lobes valvés; la gorge est glabre. Les a nlbères sont sessiles et incluses sur le sinus des lobes. Le style est saillant hors de la corolle, terminé par un stigmate en tète ovale. La capsule est membraneuse, presque pyramidale, à deux loges, à quatre valves, déhiscente par le sommet. Les graines, au nombre de deux ou quatre dans chaque loge, sontoblongues, marginécs. attachées par un ombilic spongieux à un axe central, qui naît à l'extrémité du calice persistant. Cesont des arbrisseaux glabres, â rameaux opposés, ayant à leur origine des stipules lancéolées, plus petites que les feuilles etglahres comme elles. Les fleurs sont jaunâtres, sessiles, réunies en capitule serré au sommet du pédoncule, sur un réceptacle velu. Ce G. est intermédiaire des G. Nauclea et Cephalanthum.
ADINOLE. mi. Beudant a donné ce nom à une sorte de Petrosilex agatboïde, trouvée à Salbery en Suède. Cette substance se présente sous une forme homogène, compacte, rouge, à cassure esquilleuse, d'un éclat gras. Elle estlranslucidesur les bords, difficilement fusible au chalumeau, en émail blanc et d'une dureté assez grande pour rayer le verre. Son analyse par Berlhier a donné : Sicile 79,5; alumine 13; soude 0; magnésie 1; fer 0,5.
ADIPEl’X. rois. Nageoires adipeuses; elles sont remplies d'une substance graisseuse et ne supportent aucun rayon.
ADIPOCIRE. Sorte de Savon animal que présentent les cadavres enfouis depuis un temps assez long; c’est une combinaison naturelle d’une petite quantité d' Ammoniaque, de Potasse, de Chaux, de graisse fluide colorée et odorante, avec beaucoup de Margarine. On a cru d’abord. et c'était l'opinion de Fourcroy, que la matière musculaire, par un long séjour dans la terre humide, éprouvait une décomposition particulière, une réaction dans ses divers principes, et se convertissait enfin totalement en Adipocire. Des observations plus exactes, appuyées sur des expériences relatives à l'action prolongée de l'Eau, ont fait penser â Chevreul (pie cette conversion des cadavres en Adipocire, n'était qu'une
véritable saponification de la graisse seule, mise à nu par la décomposition complète des muscles, et transformée en Margarine et en huile fluide. Les muscles et autres matières azotées, en se décomposant, produisent eux-méniesrAmtnnniaquenécessaire à la saponification, tandis que la Potasse et la Chaux sont fournies par la décomposition de quelques substances salinoterreuses du sol. L' Adipocire, ou plutôt le gras des cadavres, recouvre la charpente osseuse, et conserve quelque chose de la forme de l'Animal; il est solide, d'un blanc jaunâtre, fusible â 50° environ, se figeant ensuite enunemassecomposéedelamellcscristallines.brillanles.
On appelle vulgairement Adipocire minéral la substance que Beudant a décrite sous le nom de Ualchéline. F. ce inot.
ADIRE oc ADIVE. haï. Esp. du G. Chien.
ADLSCA. bot. G. de la fam. des Euphorbiacécs, institué par le docteur Bltime, pour quatre esp. d'arbres ou arbustes, qu'il a découvertes dans les forêts de Java. Il assigne pour caractères à ce G. : un calice à trois ou cinq segments; point de pétales ni de glandes; les étamines soudées à leur base ; les loges des anthères arrondies, fixées de chaque côté de l'extrémité des filaments; le fruit capsulaire, formé de deux ou trois coques mollement hérissées. Ce sont des arbres ou arbustes à feuilles alternes, longuement pétiolées, indivises, subpeltées. Les fleurs sont ou solitaires ou réunies en épis axillaires ou terminaux, accompagnées de bractées, l.cs capsules sont parsemées de poils ou de grains jaunes.
A-DISCAL. Sans le concours d'un disque; ainsi les étamines sont adiscales, lorsqu'elles sont insérées sans l’intermédiaire du disque.
ADLCM1E. Adluinia. bot. G. de la fam. des Fumariacées; UiadelphieHexandrie, L., établi parRaffinesque, et adopté par Dé Candolle. Il a pour type le Fumaria fungosa. Ses quatre pétales sont soudés, et forment une corolle monopétale, persistante, à quatre divisions, offrant deux bosses â sa base. Les étamines sont diadelphes insérées à la base delà corolle et persistent avec elle. Le fruit est allongé, siliqtiiformc, bivalve, polysperme, enveloppé par la corolle. VA. cirrliosa, DC., est une pl. grêle, grimpante, munie de vrilles, portant des fleurs blanches ou légèrement rosées; elle croit dans l'Amérique septentrionale.
ADMOT1F. bot. En parlant de la germination on la dit admotive quand l’épisperme renfermant l’extrémité du cotylédon reste fixé latéralement près de la gaine de ce cotylédon.
ADNÉ. bot. S. d'attaché.
ADOLE ou ABOLI. Adolia. bot. G. formé par Lamarck sur les figures assez lionnes et le* descriptions fort incomplètes qu’a données Rhéede ( Hort. Malab. T. v, p. 59 et 01, pl. 30 et 31 ) de deux Arbrisseaux de la côte de Malabar, qui présentent de grands rapports avec les Nerpruns. On ne connaît pas même le nombre des étamines des Adoles, dont l'une a les fleurs blanches ' et l'autre les a rouges.
ADONJDE. Adonis, bot. Fam. des Renonculacées de I Jussieu; Polyandrie Polygynie, L. Ce G., assez voisin des Anémones, s’en distingue par les caractères suivants : calice formé de cinq sépales planes et réguliers,
ADR
corolle de cinq à quinze pétales également planes et réguliers, sans appendice à leur base; étamines fort nombreuses, ainsi que les pistils qui forment un capitule s'allongeant de plus en plus au centre dé chaque fleur. Ses fruits sont des akènes, terminés par une sorte de petit crochet à leur sommet. Toutes les Adonides sont des pl. herbacées, d’un aspect généralement élégant , à feuilles profondément et finement découpées. Leurs fleurs, ordinairement solitaires, sont jaunes ou rouges. De Candolle en décrit onze espèces, que l'on peut partager en deux sections, suivant qu'elles sont annuelles ou vivaces. — On cultive dans les jardins Y Adonis autumnalis, L., que l’on y désigne sous le nom vulgaire de Goutte de sang, à cause de la couleur intense de ses fleurs, que les poètes ont dit avoir été teintes par le sang d’Adonis.
ADOK1E. Adorium. iss. G. de Coléoptères tétramères, nommé ainsi par Fab., mais qui, précédemment, avait été établi par Weber sous la dénomination d’Oïdes. Latreille le place dans la fam. des Chrysomélines. Ses caractères sont : pénultième article des palpes, surtout des maxillaires, dilaté; le dernier, court, presque cylindrique tronqué. Les Adories avoisinent les Galéniques propres et les Lupères. dont ils ne diffèrent que par la dilatation du pénultième article de leurs palpes. Ils se distinguent fncijpment des Attises par leurs pattes postérieures, qui sont impropres pour sauter. Leur corps est presque orhiculaire ou ovoïde. Leurs élytres sont grandes et convexes; fcurs antennes filiformes. insérées entre les yeux. Les esp. qui composent jusqu'à présent ce G. sont peu nombreuses et toutes exotiques ; elles se trouvent dans les Indes orientales, en Guinée, etc. VA. bipunctatum , Fab., sert de type au genre; il est roussâfre.ct a, vers le tiers postérieur des élytres, une tache noirâtre; il habite le Bengale.
A DO R ION. bot. N. anc. de la Carotte.
ADOXA. bot. G. de la fam. des Saxifragécs,Oct. Tétrag. établi par L. qui lui a assigné les caractères suivants : calice adhérent à l'ovaire, à quatre ou cinq divisions et muni extérieurement de deux à quatre folioles courtes; corolle nulle; étamines en nombre double de celui des divisions du calice; à filaments subulés, portant des anthères arrondies; ovaire infère, surmonté de quatre à cinq styles; baie globuleuse, à quatre ou cinq loges monospermes. La seule esp. de ce genre, A. Moschatellina , est une petite pl. vivace, blanche, succulente, pourvue d’écailles et de radicelles; il en naît une ou plusieurs tiges simples, portant deux feuilles opposées, pétiolées, découpées en plusieurs folioles qui sont elles-mêmes incisées et d'un vert glauque ; il y a d'autres feuilles radicales semblables aux caulinaires. Les fleurs sont réunies au nombre de quatre à cinq, en un petit capitule terminal. Les organes sont presque toujours 5-partites dans la fleur dominance, et 4-partites dans les fleurs latérales. Cette humble petite pl. habite les forêts ombragées del'Europe, et flciirilau mois de mai. Son odeur agréable lui a valu le nom vulgaire de Moschatelline.
ADRACHNÉ oc ANDRACIINÊ. bot. Nom donné par les anciens à un Arbre dont l'écorce était fort polie, ce qui l'a fait appliquer comme spécifique, par les modernes, à un Arbousier.
ADRAGANT. bot. Sorte de Gomme, de couleur blanchâtre, tirant sur le jaune pâle, légère, disposée en petites larmes contournées, provenant d’une espèce d’Astragale à peu près inconnue des botanistes, et qui croit abondamment dans la Perse. VAstragalus Gumtnifer en produit également; mais VAstragalus Tragacantha , L., qu’on avait cru la fournir au commerce, n'en donne pas du tout. La gomme Adragant nous vient du Levant principalement par Marseille. L’office et la pharmacie en tirent un grand secours pour la composition des dragées, pâtes, crèmes, etc., auxquelles jamais elle ne communique le moindre goût, tout en liant les substances sucrées ou colorantes qu’on y fait entrer. Les arts l'utilisent aussi, soit dans l'apprêt des gazes, soit dans la teinture en soie. Prise intérieurement, elle passe pour adoucissante.
ADRASTE. Adrastus. us». G. de la fâm. des Sternoxes; Coléoptères pentamères, établi par EschscholLz, d'après les caractères suivants : corps presque linéaire; corselet cylindrique; chaperon frontal presque de niveau avec le labre ; antennes simples, à articles nbroniques. allongés, le deuxième plus petit, le troisième de la forme et presque de la grandeur des suivants. Ce G. formé aux dépens des Taupins, a pour type VElater Limbatus de Fabricius, qui se trouve au nord de l’Europe.
ADRASTÉE. Adrastæa. bot. De Candollc appelle ainsi un nouveau G. de la fam. des Dilléniacées, de la Décandric Digynie, L , qui a le port des Hibbertiesy et s’en distingue par les caractères suivants : calice persistant. pen ta sépale ; corolle de cinq pétales, plus courts I que le calice; dix étamines dont les filets soûl planes, les anthères allongées, à deux loges ; ovaires, au nombre de deux, globuleux, terminés chacun par un style droit, subulé; fruits membraneux et monospermes. Ce G. ue renferme qu'une seule espèce, VA. salici folia, sous-arbrisseau qui croit dans les marais de la Nouvclle-Ilollande, et qui porte des feuilles semblables à cellesde l'OIi- : vier ou du Saule blanc; ses fleurs sont petites, terminales ou axillaires.
ADRIANE. Adriana. bot. G. de la fam. des Euphorbiacées; Diœcie Monadclphic, L. Caractères : dans les fleurs mâles, le calice est simple, irrégulier, profondément divisé en cinq parties; il n'a point de pétales; les étamines sont nombreuses, insérées sur le réceptacle, qui est convexe; les filaments sont courts, libres et droits;
! les anthères oblongues et biloculaires ; on n’aperçoit aucun vestige de pistil. Dans les fleurs femelles, le calice est double, persistant, presque régulier et de même divisé profondément en cinq parties; l’ovaire estsessile, ovale, triloculaire; il est surmonté de trois styles poilus, divisés en deux parties; le fruit est une capsule à trois coques monospermes et bivalves, traversé par un axe central libre et persistant. Les trois esp. d'Adrianes connues jusqu'à ce jour, sont des arbrisseaux duveteux, sans épines, à feuilles alternes, pétiolées ; ils sont originaires de la Nouvelle- Hollande. Ce G. a été dédié à Adrien Jussieu par Gaudichand.
ADULAIRE. mi*. Variété de Peld-Spath, de couleur blanchâtre, remarquable par son éclat nacré, et qui est employée par les lapidaires pour faire des bagues et dos
épingles. On lui donne alors les noms de Pierre de lune et d’0£ï/ de poisson. Les plus estimés viennent de Pile de Ceylan. On en trouve aussi au mont Sainl-Gothard en Suisse, qu'on nommait anciennement Adula , d’où est venu le nom d’Adulaire que lui a imposé le père Fini de Milan, y. Feld-Sfath.
ADULPLA. bot. S. de Marisque.
AIH'RJON. bot. S. de Sumac.
ADVENT1F. C’est-à-dire qui se développe dans une partie ou sur un organe où sa position n’est pas ordinaire ni naturelle.
ADY. bot. Esp. de Palmier de l’Ile Saint-Thomas, dont le fruit est appelé Abanga par les Nègres, selon Jean Bauhin, et Abariga selon son frère Gaspard. On en retire, au moyen d’entailles, un suc qui acquiert, par la fermentation, toutes les qualités de la liqueurconnue, en Afrique et dans les Indes, sous le nom de vin de Palmier.
ADYSF.TON. bot. G. formé par Adanson, et adopté comme sous-genre, par De Candollé. Il se compose des esp. d’Alyssons, dont les corolles sont jaunes, avec deux filaments et des étamines dentées à leur base.
ÆCHINITE. lia. Substance trouvée dans des siènites, aux environs de Miask dans les monts Ourals, sous la forme de petites masses compactes et noirâtres ; elle est infusible au chalumeau, et donne à l’analyse : Acide titanique 50 ; zirconc 22 ; oxide de cérium 15,5 ; chaux 3, 5; oxide de fer 2,5 ; oxide de zinc, 0.5.
ÆCHMÉE- / Kchmea . Ruiz et Pavon sont les auteurs de ce G. dont les caractères sont : la présence d’une spalhe courte, à trois lobes, dont deux obtus et le troisième mucroné ; un calice 6upère divisé très-profondément en six parties, dont trois extérieures, courtes, ovales, et trois intérieures, colorées, trois fois plus longues, commentes, présentant en dedans à leur base deux petits appendices ou écailles ; six étamines insérées au bas des divisions du calice, dont elles égalent les intérieures en longueur; anthères linéaires attachées par leur milieu; un stigmate trifide surmontant un style unique, filiforme, un peu renflé inférieurement; une capsule adhérente, à trois loges, s’ouvrant en trois valves. et logeant dans une pulpe molle, des graines nombreuses. allongées. L'Æ. panivulata croit dans les Andes du Pérou. C’est une herbe à feuilles radicales, à fleurs disposées, sur l'extrémité d’une hampe, en panicules lâches et entourées chacune d'une spalhe. Ses caractères, s'ils sont bien exacts, doivent assigner à ce G. sa place parmi les Broméliacées à ovaire inférieur, pans le système sexuel, il appartient à rilexandric Monogynie.
ÆCID1E. Æcidium. bot. G. de petits Champignons qui croissent sur les feuilles vivantes, et dont les capsules, globuleuses ou ovales, uniloculaires, libres ou adhérentes entre elles, sont réunies en groupes sous l'épiderme des feuilles qu'elles soulèvent, et qui, en s’épaississant, forme autour d'elles une sorte de cupule ou de faux péridium charnu ou membraneux, d'une couleur différente de celle de la feuille. On reconnaît facilement, dans ce péridium. la structure de la feuille : structure très-différente de celle des vrais péridium des Lycoperdacées. et qui ne permet pas de placer les Æcidics dans
celte famille. Link ne regarde ce G. que comme une subdivision du G. auquel il a donné d’abord le nom de Cœoma , et ensuite celui de Hypodermium , et qui renferme les Æcidium et les Uredo des autres auteurs. Le caractère des Æcidies, quoique peu naturel, parait pour» tant assez tranché pour que ce G. soit conservé. On peut, comme Link l’a fait, y distinguer trois sous-genres.
1° Les Æcidies, Æcidium, daii3 lesquelles l'épiderme ne forme, autour des groupes de capsules, qu’un léger rebord en forme de cupule. Ce sous-genre renferme le plus grand nombre des esp., celles qui croissent sur les Euphorbes, le Tussilage et la Renoncule des bois.
2° Les Ræstelies, Jtœstelia, dans lesquelles l'épiderme se prolonge en un long péridium tubuleux; telle est l'Æcidie de l’Amélanchier, celle de l'Épine-vinette, etc. Link a placé dans ce sous-genre l 'Æcidium cancellatum, qui couvre souvent les feuilles des Poiriers; mais il paraîtrait pouvoir former un sous-genre distinct, à cause de la manière dont le péridium s’ouvre latéralement.
3** Les PCmderxies, Peridernium. Link a donné ce nom à quelques Æcidies, dont le péridium sc rompt transversalement à sa base. Une des esp. qu'il rapporte à ce sous-genre, VÆcidium pini, est fort remarquable, parce qu’elle atteint jusqu’à trois à quatre lignes de grandeur, et qu’elle croit, non sur les feuilles, mais sur l'écorce des Pins.
Toutes les autres Æcidies vivent sur les feuilles vivantes. tantôt sur la face inférieure, et tantôt sur la supérieure. On en a déjà décrit un grand nombre, mais dont les différences sont peut-être dues plutôt à la structure particulière des feuilles sur lesquelles elles croissent, qu’à l'organisation propre du Champignon.
ÆCMÆODEHE. Æcmœodera. ms. G. de Coléoptères Pentamères , établi par Eschschollz dans la fam. des Sternoxes, tribu des Buprestides. Quelques esp. de ce G., dont les caractères ne paraissent pas encore nettement tracés, appartiennent à la côte méridionale de l'Afrique.
ÆDDER. ois,, y. Caivaed eider.
Æl)E. Ædes. ixs. G. de Diptères, établi par Hoffmannsegg et adopté par Meigcu. Caractères : antennes étendues, filiformes, de quatorze articles, plumeuses chez les mâles, poilues chez les femelles ; trompe étendue, de la longueur du thorax ; palpes très-courts ; ailes écailleuses et couchées l’une sur l'autre. Ce G. se distingue des Cousins et des Corèthres par la petitesse des palpes, toujours beaucoup plus courts que la trompe. Il appartient à la grande famille des Néraocères de Latmlle, et ne renferme que l’esp. nouvelle qui lui sert de type.
ÆDEL1TF., «lîi. Substance solide, en petites masses tuberculeuses à tissu fibreux ; couleurs variant entre le gris, le jaunâtre, le verdâtre et le rouge pâle; étincelante sous le briquet; fusible au chalumeau avec boursouflement en un verre bulleux. Pesanteur spéc. 2.515, après l'imbibilion. Bergman en a retiré : Silice, 02 à 59; alumine, 18 â 20; chaux, 8 à 16; eau, 3 à 4; perle. 9 à 1. On trouve l'Ædelite en Suède, à Ædelfors et à Messersberg dans les fentes d’une Roche Trappéenne, où elle sert de support à la Mésotype épointée , que HaUy a rangée parmi les Apophyllites.
ÆDILE. Ædilis. IH8. G. de Coléoptères lélramères, formé aux dépens des Lamies , dans In fain. des Longicornes, par Audinet-Surville qui le caractérise ainsi : antennes glabres, sétarées, très-longues, surtout dans les mâles, de onze articles, dont le premier très-grand et gros; palpe* et mandibule* courts; front peu aplati; corselet muni d'une épine au milieu de chaque bord latéral . avec son disque égal; corps déprimé ainsi que les élylres qui vont en se rétrécissant vers l'extrémité; écusson petit ; pattes égales; cuisses en massue plus ou moins allongée ; tarses glabres : le premier article des postérieurs grand. Ce G. a pour type le L. Ædilit de Fabricius, seule csp. européenne : les autres, en assez grand nombre, appartiennent à l'Amérique.
ÆDON. ois. S. de Gobe~mouche musicien.
ÆDYC1E. /Etlycia. bot. Ce G., d'après la description peu détaillée qu'en a donnée Raftinesque . parait se rapprocher des Phallus, dont il diffère surtout par l'absence de volva ; voici ses caractères : Champignon sans volva, tubuleux , troué au sommet, gélatineux, composé d’utricules contenant les graines. — Il en indique deux espèces sous les noms d'/£. rubra et d'Æ. al lui ; toutes deux croissent aux environs de Philadelphie, et répandent une odeur fétide, analogue à celle du Phallus.
ÆGA. eut' st. G. de l’ordre de* Isopodes, établi par Leach, et que Latreille a réuni aux CymothoCs.
ÆGAGRE. v av ■ y. Chèvre.
ÆGAGROP1LE. V. Égagronib. -
ÆGKR1E Ægeria. pis. G. de Lépidoptères Crépusculaires, établi par Fah. aux dépens de ses Sésies. Latreille n'a pas adopté ce G., du reste assez mal caractérisé.
ÆGÉR1TK. Ægerita. bot. Les Champignons de ce G. croissent sur les bois morts et humides , à ta surface desquels ils forment des tubercules globuleux ou hémisphériques, composés d'une infinité de petites sporules globuleuses qui leur donnent uu aspect pulvérulent ou granuleux. Leur place est encore assez incertaine; Persoon les a intercalés parmi les vrais Champignons après les Stilbüms,avec lesquels ils ne paraissent avoir que peu de rapports. De Candolle les avait rapprochés des Mucédinées; mais ils en diffèrent par l'absence de filaments fructifères. Link les a placés à côté des Sclerotiums; enfin ISées les met dans sa tribu des Sphœro mjci avec quelques autres petits genres. Celte dernière place parait la plus naturelle. — Le nom fl'Ægérite avait déjà été donné, par d'anciens botanistes, à des Champignons bons à manger , qui doivent appartenir au genre Agaric, et qui croissent en Italie ou dans le midi de la France, sur les racines des Peupliers.
ÆGlALIE. Ægialia. ixs. G. de Coléoptères pentamères, établi par Latreille, aux dépens de celui des Aphodics, dont il s'éloigne par ses mandibules entièrement cornées, par son labre coriace et saillant, bien que très-court, par ses mâchoires armées intérieurement d'un crochet corné, bifide, et par la forme du chaperon; il sc distingue des Géotrupe* par le nombre des articles aux antennes, qui est de neuf au lieu de onze. Latreille place ce genre dans la fam. des Scarabekdes; et il fait partie de La tribu du même nom, fam. des La-
mellicornes. — Une seule espèce, jusqu'à présent, compose ce genre et lui sert de type; c’est l'Ægialie globuleuse, Aphmlius globosus d'Hliger. On la trouve en Europe, dans le sable des bords de la mer.
ÆG (ALITES, ois. Fam. d'Echassiers, qui comprend les G. Ædicnème. Echasse, Huilrier, Erolie, Courevite. Pluvian, Sanderling et Pluvier, de la méthode de Yieillot. .
ÆGIALIT1S. bot. V. Egiamte.
ÆGICÈRE. Ægiceras. bot. G. établi par Brown dans lafam. des Mvrsiiiées; Pentandrie Digynie, L. Il a pour type le Hhizophora corniculata, L.donlGærlnera fait aussi un G. nouveau. Caractères : calice campanulé, à cinq divisions coriaces; corolle b y poc raté ri forme; étamine* au nombre de cinq; ovaire polysperme, libre et surmonté d’un seul style; capsule allongée, falciforme , uniloculaire, s'ouvrant du côté convexe; elle renferme une seule graine. — VÆ. majus est un Arbrisseau à feuilles alterne*, dont les fleurs sont blanches, en faisceaux axillaires. Il croit au delà de* tropiques, parmi les Manglicrs, et s’étend jusqu'au 34° de latitude australe. (isertner rapporte également à ce genre, sous le nom A'Æ. minus, VlJmbraculum maris , figuré par Rumph ( Amb. 5, T. Hî ).
ÆGILOPS. Ægilops. bot. G. de la fam. des Graminées, Irès-voisin du Triticum, dont il ne diffère essentiellement que par le nombre des soies qui terminent les valves de la lépicène et de la gltime; en effet, les véritables Ægilops ont les valves de la lépicène terminées su|»érieuremenl par deux , trois ou quatre soies subulées; la paillette iuférieure de la glume offre également deux ou trois soies; la supérieure est simplement échancrée; les fleurs sont disposées en épis simples; les épillets sont sessiles sur chaque dent de l'axe, ils contiennent trois fleurs : deux inférieures hermapbrodiles fertiles, une supérieure neutre. —Les esp. sont toutes herbacées et annuelles. Elles habitent particulièrement les contrées méridionales de l’Europe. On en trouve trois en France, Æ. avala, L., Æ. t riuncialis et Æ. squarrosa ; celle-ci fait aujourd'hui partie du genre Triticum. Plusieurs autres, telles que I* Ægilops invurrata, ont été rapportées au genre Rotlboella. — On a pensé que VÆ. orata, qui couvre certains champs de la Sicile, était la Graminée d'où provient le Blé; qu'à force d’en semer la graine, celle-ci a fini par sc changer en Céréale, et que la tradition mythologique, qui fait de la vallée d'Enna et de l'antique Trinacrie le berceau de l'agriculture, eut la métamorphose de l'Ægilops pour fondement. Bory a traité avec légèreté cette opinion dans ses Essais sur les Iles Fortunées; cependant le professeur Latapie de Bordeaux, qui la soutient, et qui. voyageant autrefois en Sicile, crul y trouver des motifs |K>tir l’adopter, encore que d’abord elle parut étrange , a assuré de nouveau et depuis la publication de cet ouvrage, qu’il avait cultivé soigneusement luimême graine à graine, et dans des pots qu’on ne perdait jamais de vue, la pl. dont il est question; qu’ayant eu soin de resemer les graines qui provenaient de ces semis plusieurs fois de suite, il n'avail pas tardé à voir I la pl. s’allonger, changer de faciès et même de earac- | 1ère* génériques. Un tel fait, attesté par un saYant rcs-
peclé de tous ceux qui l’ont connu , mérite un examen sérieux , et les amateurs d’ Agriculture , de Physiologie végétale et de Botanique devraient répéter les expériences du professeur Lalapie.
ÆGINETIE. /Eginetia. bot. Ce G. , établi d’abord par Linné pour une pl. du Malabar appelée Tsiern- Cutnulu par Rhécde, avait été réuni par lui au G. Orobanche; mais Roxburg, dans son ouvrage sur les pl. de Coromandel ( pl. 01 ). et plus tard Wïlldcnow, dans son SpécieSj l’ont rétabli. Il diffère des Qrobanches par son calice monosépale, en forme de spath, fendu latéralement, et recouvrant la fleur; par sa corolle qui est évasée, à deux lèvres, arquée et de couleur purpurine; par sa capsule qui est multivalve. VÆ. itulica de Uoxburg, ou Orobanche Æjinetia , L. , est une pl. sans feuilles, dont les liges sont simples, mides.cy- I î lui ri «lues et uniflores; elle croit sur les collines du Malabar. Le G. Æginetia de Cavanille (le. pl., p 51) est tout différent et devrait faire partie de la fam. des Hubiacées; il a été fondu par kuuth dans le G. Mourant ta. V . ce mot.
ÆGIPH1I.E. Ægiphila. bot. G. de la fam. des Verbenacécs et de la Tétrandrie Monogynie, auquel on rapporte le Munubœ d'Aublet cl le Knoxia scandent de Brown. Son calice est à quatre dents; le tube de la corolle, plus long que le calice et terminé par un limbe à quatre divisions ouvertes, porte quatre étamines égales et saillantes; le style est profondément bifide; le fruit que ceint le calice persistant, est une baie à quatre loges monospermes, ou à deux loges seulement , contenant chacune deux graines; on n’en trouve quelquefois qu’une ou deux par avortement. Les esp. de ce G. sont des Arbres ou des Arbrisseaux à feuilles simples et opposées, à fleurs disposées en corymhes dicholomes, axillaires et terminaux. On en connaît actuellement une j quinzaine, tous de l’Amérique méridionale. On nomme i vulgairement Moi » cabnl ou Mois de fer , le tronc prêt à être mis en œuvre.
ÆGIROS ou ÆGIRl’S. bot. S. de Peuplier noir. ÆGITHALES. ois. Fam. de la méthode de Vieillot où sont placés les G. Mésange, Mégrisline, Tyranneau, Pardalotte et Manakin.
ÆGITHE. Ægithus. lits. G. de Coléoptères tétramères, démembré par Fab. de celui des Èrotylcs, mais qui n’est pas, jusqu'à présent, établi sur des caractères assez importants, pour qu'on doive l'en séparer. L’espèce qu’il nomme Ægithus marginatus appartient au G. Nilion.
ÆG1TH1NE. ois. G. formé par Vieillot, pour y placer ’les Sylvies Cap->ègre et quadricolore.
ÆG1TIS. bot. S. d’Anagallide.
ÆGLÉ. Æ. Églè.
ÆGLEF1.N oc ÆGREFIN. puis. F. G a de.
ÆGOCERATOS. bot. S. d'Hugonie.
ÆGOCÈRE. Ægocera. ixs. G. de Lépidoptères crépusculaires, établi par Lalreille et rangé par lui dans la fam. des Zygénides. 11 a pour caractères : antennes fusiformes, sans houppe à leur extrémité; deuxième article des palpes garni de poils formant un faisceau avancé en bec; ailes en toit; jambes postérieures munies de forts ergots à leur extrémité.
ÆGOCHLOA. bot. G. de la fam. des Polémoniacées, établi par Bentham, qui lui donne pour caractères : calice tuhuloso-campanulé, membraneux à sa hase, quinquéfide au sommet, dont les divisions sont inégales, rigides, entières, divisées ou épineuses ; la corolle subhypocralériforme , presque égale avec le tube du calice; son limbe est partagé en cinq divisions oblongues et entières; les étamines sont insérées à la partie supérieure du tulie; les anthères sont ovalaires, presque rondes ; les loges de la capsule sont polyspermes.
Les esp. du G. ÆgocMoa sont des pl. herbacées, glutineuses pour la plupart, répandant une ôdeur fétide qui a donné lieu à la dénomination générique. Les feuilles sont pennées-découpées, à segments très aigus.
Les fleurs sont réunies en capitules fort serrés et garnies de bractées multifides ou épineuses. Bentham donne la description de six esp. qui toutes ont été trouvées en Californie, par le botaniste Douglas qui en a envoyé des graines à la société d'horticulture de Londres.
ÆGOLETHRON. bot. Pl. mentionnée par Pline qui la dit commune dans le Pont, et dont les fleurs communiquent au iniel une qualité vénéneuse. telle particularité a fait croire à Tournefort {Voyage dans le Levant) que Ydzalea pontica , L., était l’Ægolethron des anciens, parce que le miel qu'en retirent les Abeilles étourdit ceux qui en mangent, et leur cause des nausées. Gesner rapportait l’Ægolethron à la Clandestine écailleuse, Lathræa squamaria. L.; et Gaspard Bauhin parait croire que c’est la Renoncule petite douve, fianunculus flammuta, L.
ÆGO LIENS. ois. Fam. que Vieillot a composée de tous les Accipilres nocturnes.
ÆGONUCHON. bot. S. de Lithospermum.
ÆGOPODIUM. bot. S. latin d’F.gopode. y. ce mot. ÆGOPOGON. bot. G. de Graminées renfermant deux esp. de l'Amérique méridionale. Caractères : épillets V uniflores, disposés en épis et rapprochés par deux ou par trois : un hermaphrodite, les autres mâles; deux glumes bifides et arislées ; deux paillettes bifides : l’inférieure terminée par trois arêtes, la supérieure par deux ; trois étamines ; deux stigmates en forme de pinceau.
ÆGOPRICON. bot. F. Maproi mer.
ÆGOTHÉLE. Ægothelles. ois. G. de l'ordre des Chélidons. Caractères : Bec court, épais, large, déprimé à sa base; bords entiers; arête carénée, arrondie, A pointe onguiculée, crochue; mandibule inférieure canaliculée à son extrémité, pour recevoir le crochet de la supérieure; bouche très-ample; soies des moustaches simples au sommet, pectinées à la base; celles du lorum nombreuses, très-longues, droites, pectinées des deux côtés; pieds robustes; tarses allongés, faibles, comprimés, nus; doigts libres, presqu'égaux ; |>ouce long et grêle, armé d'un ongle très-coinprimé; ailes courtes, arrondies ; première et sixième rémiges presque égales, trèscourtes, troisième et quatrième dépassant toutes les autres. Ce G., dont l'institution est due à Vigors et Horsfield, ne se compose encore que d’une seule esp. dont les mœurs et les habitudes ne paraissent point différer de celiez des Engoulevents.
, /EgotiiKle de la Nouvelle Uoi lixde; Æ. Xocœ-Hol-
landiœ. Pari iei supérieures variées de noir, de fauve et de blanchâtre ; les inférieures blanchâtres ; cou et poitrine rayés en outre de teintes plus obscures ; sommet de la télé garni d'une huppe droite et sétacée.
ÆGREFIN. pois. y. Gade.
ÆGITLLAC. rois. y. Squale aiguillai.
ÆGCS. Ætjus. ixs. G. de Céoléoplères pentamères, institué par Mac Leaydans la fain. des Lucanides. Caractères . antennes coudées, terminées en massue per foliée; menton échancré; mandibules arquées, celles du mâle à peine du double de la longueur de la tète; corps ovale, allongé, large et déprimé. CeG.se compose de quai reesp. 1. Lucatiutinermus de Fabrlcius, originaire de Suma-, Ira; 2. Æ, inlerruptus, M. L. de l'Inde; 5. Æ. obscurus, M. L. Inde; 4. Æ. chelifcr, M. L. Nouvelle -Hollande. 5 Æ. falciger. Celte dernière est nouvelle. Elle est d'un noir mat, les mandibules sont inutiques ; la tête et le corselet sont ponctués, garnis d’un faible duvet brun sur les cotés; le disque des élytres est lisse, le reste est ponctué et strié; taille 8 lignes et demi. On la trouve à Java.
ÆGYLOPS. bot. V. Ægilops.
ÆGYPIUS. ois. G. de Yaulourins, créé par Savigny, pour le Vautour brun qui a été reconnu pour un jeune du Calharle alimoche. y. ce mot.
ÆLIE. Ælia. ixs. G. de l’ordre des Hémiptères, formé par Fab., et qui ne diffère pas essentiellement des Pentalomes auxquelles Latreille le rapporte. Lesesp. qui le composent ont le corps ovale, la tète plus ou moins atténuée en avant; le corselet élargi en arrière; l'écusson très-grand, triangulaire, arrondi en arrière; les pattes moyennes; les antennes insérées sous le bord antérieur et retroussé du corselet, composées de cinq articles : le premier presque conique, les deux suivants filiformes, grêles, et les deux derniers ovalaires, un peu renflés. Les Ins. de ce G. sont de taille moyenne ou même petite et de couleurs pâles.
ÆLURUS. uax. Nom de la Civette, à la Nouvelle Espagne, où cet Animal a été introduit par les Espagnols venant des Iles Philippines.
ÆLY\ mai. S. de Cerf élan.
ÆMB1LLA. bot. S. de Céanothe asiatique.
ÆM1D1E. Æmidius. ixs. G. de la fain. des Sternoxes, Coléoptères pentamères, que Latreille a caractérisé ainsi : extrémité du chaperon manifestement plus élevée que le labre; antennes simples, à articles presque carrés, un peu plus larges supérieurement; abdomen presque de la même largeur dans toute son étendue, arrondi et obtus à l'extrémité. Ce G. a pour type VEucncmis gigas de Manncrheim. Une seconde esp. un peu plus petite a été trouvée à Savanha.
ÆNEAS. x am . y. Didelpbe Cayotolix.
ÆOLANTHE. Æolanihus. bot. Fa ni. des Vcrbénacées, Didynamie Angiosperinie. L. Une pi. annuelle, glabre, â feuilles spalulées, très-entières, â fleurs blanches en épi, que .Uartius a découverte au Brésil, lui a fourni les éléments d’un G. nouveau qu’il a caractérisé ainsi : calice hilabié; lèvre supérieure de la corolle ascendante; l'inférieure renfermant exactement les étamines; stigmate rapilé; drupe petite, sèche, se divisant en deux loges monospermes, en partie recouverte par le calice.
ÆON1E. Æom'a. bot. Ce G., de la fam. des Orchidées, Gyn. .Mon. L., a été fondé par le prof. Lindley.pour une pl. parasite de Madagascar, qui lui a offert pour caractères distinctifs : un périanthe plan et libre; un labelle membraneux, en capuchon et â trois lobes horizontaux ; deux masses poliiniques bilohées postérieurement, portéessur des glandutei particulières; relinacle nul. L'Æ. de Madagascara les feuilles alternes, oblongues, nenrurées, qui s'élèvent d'un pseudobulbe épigyne; les fleurs, d'un rouge pâle, sont réunies en grappes au sommet d'une hampe latérale aupscudobulbe; ses bractées sont imbriquées avant l'inflorescence et couvrent les boulons. l)u Petit-Tbouars en avait fait un Epidendrum.
ÆPE. Æpus. ixs. G. de Coléoptères pentamères, de la fam. des Carnassiers, tribu des Carabiques de Latreille, institué par Leach, mais dont les caractères n'ont point paru assez déterminants pour le faire admettre dans les mélhodes de classification adoptées par la majorité des entomologistes.
ÆQUINOL1TK. aix. Même chose que Spbéxolite.
ÆRA. bot. S. d'ivraie.
ÆRANTHE. Æranthes. bot. G. de la fam. 4des Orchidées, Gyn. Mon. L., établi par Lindlevqui lui assigne les caractères suivants : Libelle éperonné, membraneux, entier, articulé avec un prolongement ouguiforme du gynostème, d'où naissent les segments antérieurs; périanthe ringenl, composé de trois sépales oblongs, acuuiinés, renflés et convexes à la base, de deux pétales presque semblables, mais un peu moins allongés; masses poliiniques au nombre de deux, creuses cl perforées ; filament nul; glandule double. Les esp. dont le nombre est peu élevé ont en géuéral les feuilles distiques, les fleurs grandes, solitaires, portées sur une trompe grêle cl contournée; elles appartiennent aux lies australes des mers africaines.
ÆREFL GI ou ÆREFULGL. ois. N. vulg. dans le Nord, du Canard cider.
A KHI 1>E. C’est-à-dire qui vit d’air.
AER1DES. bot. G. de la fam. des Orchidées, Gynandrie Monandrie, L., établi par Loureiro, et adopté par Swartz. 11 est intermédiaire des Epidendres et des Cyinbidions. Caractères: calice à six divisions profondes, dont les cinq supérieures sont égales cl étalées; l’inférieure ou labelle, est plus petite, concave, en forme de capuchon, redressée sur les organes sexuels; le gynostème est un peu arqué, libre; le stigmate est antérieur et l'anthère terminale. Les esp. sont parasites; leurs feuilles sont épaisses et coriaces; leurs fleurs, assez grandes, forment des bouquets élégants. Elles crois sent toutes au delà des Tropiques.
ÆR1DUCTES. zool. Organes respiratoires, souvent foliacés, que l'on observe sur diverses parties du corps de certaines Larves ou Nymphes aquatiques.
ÆROBION. bot. Kempfer a donné sous ce nom un G. de la fam. des Orchidées, dont toutes les esp., tirées du G. Angrœcum de Du Petit -Thouars et originaires de Madagascar, ont été réparties dans les G. Epidendrum, Cymbidium et autres.
ÆROGNOSIE. On nomme ainsi la partie des sciences naturelles, qui traite des propriétés et des fonctions générales de l'air, ou plutôt de l’atmosphère, y. ces mots.
A E II
AÉROLITHES, Bolides, Métêoroiitoes. I’raIolitrès. Pierres toibRes dü ciel, etc. *11. et céol. Noms donnés par les observateurs à ces masses minérales qui tombent de l'atmosphère, dans certaines circonstances, comme cela est bien constaté aujourd'hui, et dont la chute est quelquefois précédée de l'apparition d'un globe de feu, et accompagnée de détonations plus ou moins fortes. Aucun fait n'est demeuré plus longtemps, nous ne dirons pas inconnu (car les auteurs les plus respectables de l'antiquité en ont fait mention), mais étranger, pour ainsi dire, aux fastes des sciences; de tout temps, et dans tous les pays, il a passé pour avéré dans l'esprit du vulgaire qui a conservé la tradition de quelques histoires de pierres tombées du ciel. Ainsi nous avons vu de vieux campagnards faire le récit de circonstances où ils avaient été témoins, disaient-ils, du Tonnerre tombé en pierre , circonstances absolument conformes à celles qu’on a constatées dans la chute des Aérolithes. Cependant, ces paysans n'étaient jamais sortis de leur province, où l’on n'a point mentionné d'Aérolithes ; ce qui porte à croire que l'observation de ce phénomène ayant été négligée dans la plupart des cas. on l’a cru moins fréquent qu’il ne l’est réellement. L'époque A laquelle les savants ouvrirent enfin les yeux sur la chute des Aérolithes est encore très- récente. Jusqu’à ces derniers temps ils s’étaient refusés de croire à des faits qui leur semblaient si étranges et dont ils ne pouvaient sc faire aucune idée d'après les connaissances imparfaites que la physique et l'histoire naturelle du temps leur avaient acquises. La pierre qui tomba le 13 septembre 1768, à Lucé (département de la Sarthe), fut analysée par Lavoisier, Cadet et Fougeroux , qui , dans leur rapport, affirmèrent que cette pierre n'était point tombée du ciel, et que ce n’était qu’un Grès pyri- »teux frappé par la foudre. L’incrédulité sur ce point fit donc un tort réel à la science; elle fournit un argument de plus à ceux qui soutiennent qu'il ne faut rejeter aucune observation, quelque absurde qu'elle paraisse d’abord, et qu'il faut toujours vérifier avant de se prononcer hardiment sur son im|>ossibililé. Les préjugés chez les savants sont, en effet, plus funestes à la recherche de la vérité que les récits prétendus ridicules des simples observateurs qui n'ont aucune théorie à défendre ou à combattre. Quoi qu'il en soit, plusieurs sociétés célèbres et entre autres l'Institut de F rance, éclairés par les communications positives que leur firent des physiciens et des chimistes dont l’opinion n'était pas à dédaigner, donnèrent une attention particulière au phénomène des Aérolithes. L'occasion était belle; il venait de tomber (26 avril 1803) une pluie effrayante de pierres à Laigle (département de l'Orne); tout le monde en parlait; on montrait de ces pierres dans les jardins publics, au peuple français, qui, comme à son ordinaire, en fit un sujet de plaisanterie, et chanta les pierres de la lune. 11 fallait bien que les savants présentassent leur opinion : Chaptal, alors ministre de l'intérieur, proposa donc à ses collègues de l'Institut d'envoyer un commissaire sur les lieux, afin de constater la vérité des faits, et Biol, qui fut chargé de celte mission, fit un rapport tellement circonstancié, tellement appuyé de preuves convaincantes, qu’il ne fut plus permis de douter de
la réalité de la chute des pierres de l'atmosphère.
Les Aérolithes se montrent d’abord sous la forme d’un globe de feu. se mouvant avec une extrême vélocité, et dont la grandeur est souvent celle du disque de la lune, quelquefois plus petite, mais d'autres fois beaucoup plus grande. On a vu de tels globes lancer des étincelles, ou laisser derrière eux une traînée brillante de lumière. Celte vive clarté disparaît au bout d'une ou deux minutes en laissant ordinairement à sa place un petit nuage blanchâtre, semblable à de la fumée et qui se dissipe après quelques instants. On entend ensuite une ou plusieurs détonations aussi fortes que celle d'une grosse pièce d'artillerie, lesquelles sont suivies d'un bruit semblable à celui du roulement de plusieurs tambours ou de plusieurs voitures qui ébranleraient le pavé; à ce bruit succèdent enfin des sifflements dans l’air et la chute des pierres qui, se précipitant avec une grande impétuosité, s’enfoncent plus ou moins profondément. Immédiatement après leur chute, ces pierres, très-variables par leur nombre et leurs dimensions, sont chaudes, noires extérieurement. et répandent une forte odeur sulfureuse. La chute des Aérolithes ne parait avoir aucun rapport avec l’état météorologique de l’atmosphère; elle a lieu sous toutes les latitudes et dans toutes les saisons. C'est en Europe que l'on a rassemblé le plus grand nombre d'observations; mais on en possède également qni ont été faites avec soin dans les climats les plus éloignés. De savants minéralogistes constatèrent l'analogie d’aspect et de composition de ces Aérolithes avec les Aérolilhes de l'Europe; eide célèbres chimistes, ayant de leur côté analysé les mêmes pierres, en conclurent qu'elles étaient identiques avec celles de France et d’Angleterre ; ils exprimèrent franchement qu’ils croyaient qu'elles étaient tombées des régions supérieures de l’enveloppe atmosphérique.
Ce serait outre passer les bornes de cet article, que de rapporter toutes les chutes d’Aérolithes que l’on a observées, depuis que les circonstances du phénomène ont été bien avérées. Des catalogues et des ouvrages ex-professo ont été publiés sur ce sujet par des savants distingués; tels sont les Mémoires de Chladni, Izarn et Bigot de Morogues, où l’on trouve la liste chronologique des chutes de pierres observées depuis 1478 ans avant l'ère vulgaire, jusqu'à nos jours.
Lorsqu’on fut bien convaincu de la réalité du phénomène des Aérolithes, on tenta de l’expliquer. L'esprit de circonspection qui caractérise notre siècle, détourna les savants de ces brillants systèmes faits seulement pour séduire la multitude, mais qui ne peuvent soutenir l'examen sévère des amis de la vérité. Aussi les hypothèses que l’on a proposées sont -elles peu nombreuses, et encore ne portent-elles pas toutes les caractères de la probabilité. En effet, toutes ont été appuyées de tant de calculs et de données, qu’en les examinant chacune à part, on les trouve assez plausibles; mais, en réfléchissant aux différences et même aux oppositions qu'elles offrent entre elles, on arrive à celte conclusion que si l’une est vraie, les autres sont fausses, et qu'il est ffermis de dire qu'elles sont de la classe des possibles , mais rien déplus. Quelques observateurs supposent que les corps solides se seraient formés par la condensation
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de leurs éléments existant à IV Lit gazeux dans les régions élevées. Plusieurs phénomènes chimiques opérés dans nos laboratoires, oit sous nos yeux des corps solides et opaques naissent subitement de gaz invisibles, appuient cette théorie; mais on objecte que les éléments des Aérolitlies étant formés par des Métaux ou des substances métalloïdes impossibles à volât iser par nos moyens actuels, et que ces éléments se trouvant toujours à peu près combinés dans les mêmes proportions relatives, il n’est guère probable d’une part que ces Métaux existent à l'étal gazeux dans l’espace, et de l’autre qu'ils se condensent toujours à peu près de la même manière en formant des masses énormes, composées de particules distinctes et séparées, analogues à nos Grès pour la contexture. Cependant quelles données certaines possède-t-on sur la nature de ce qu’il nous plaît de nommer substances élémentaires? Est-on bien assuré que ces Métaux, ces corps signalés aujourd’hui comme simples, ne sont pas des produits complexes des substances gazeuses qui constituent, soit l’atmosphère, soit les régions élhérées, ou qui s'y trouvaient répandues? Nos connaissances chimiques sont trop bornées et la puissance de la nature trop étendue pour ne pas hésiter devant ces considérations.
D’autres personnes ont imaginé que, jtor quelque catastrophe dont nous ignorons et les causes et les circonstances, une planète se serait brisée en éclats, et que ses débris continuant à se mouvoir dans l'espace, auraient fini par entrer dans la sphère d’attraction du globe terrestre, où le frottement qu’elles éprouvent par leur contact avec l’air atmosphérique les échauffe à un tel point qu’ils deviennent lumineux , et donnent lieu aux autres circonstances que nous avons exposées. On voit que celte théorie repose sur le fait d’une catastrophe qui est une hypothèse fort hasardée, car ces idées de bouleversements, même partiels, nous paraissent difficiles à concilier avec l’harmonie nécessaire au système de l’univers, système où le plus léger dérangement doit amener des perturbations très-sensibles. Loin de cela, on observe toujours, depuis aussi longtemps qu’on s’est mis à observer, la plus constante uniformité dans les révolutions des corps célestes. Cependant l’illustre géomètre Lagrange a embrassé cette théorie, qui compte beaucoup de sectateurs.
Enfin des volcans lunaires ont été supposés , par Laplace, lancer les Aérolilhes avec une telle force d’impulsion, que ceux-ci devaient atteindre la sphère d’attraction de la terre et s’y précipiter. La direction oblique suivant laquelle leur chute s'opère, exige nécessairement une force projectrice quelconque, et s'explique assez bien par la théorie des volcans de la lune. Néanmoins si cette force projectrice continue d’avoir quelque action une fois que l’Aérolithe est arrivé au point où il est attiré par notre globe, elle doit être infiniment modifiée par cette dernière force qui a pour effet de rapprocher de la perpendiculaire ou si l'on veut de la verticalité la voie que parcourent les Bolides enflammés. Ne devrait-on pas attribuer plutôt leur direction oblique à une autre force résultant de l’éclatement produit par le changement subit de température, peut-être même d'agrégation, que ces corps éprouvent dans leur
contact avec l’atmosphère? Les détonations, les ignitions et les sinuosités lumineuses qui accompagnent les Aérolilhes sont des preuves matérielles et appréciables à nos sens de l'explication que nous présentons ici, tandis que la force d'impulsion des volcans de la lune est une supposition simplement possible, mais qui n'est appuyée par aucune observation positive de ces volcans en éruption. Ce n’est pas, cependant, que l’excessive intensité de la force de projection qui porterait les Aérolitlies au delà de l'attraction lunaire pût beaucoup nous étonner-, on a calculé qu’il suffirait pour cela qu'elle fût cinq fois plus forte que celle qui chasse un boulet de canon; or, oserons-nous refuser à la nature des moyens assez bornés, ou aurions-nous la prétention de croire que les nôtres fussent presqu'aussi puissants, en un mot pouvons-nous penser qn’elle n'a pas à sa disposition de semblables forces qui sont, il est vrai, supérieures à celles qu'elle déploie dans les volcans terrestres?
Telles sont les principales hypothèses imaginées pour expliquer l’origine des Aérolilhes; nous croyons en avoir assez dit sur un sujet où les données sont si peu certaines, et conséquemment sur lequel on pourrait écrire de fort gros volumes sans beaucoup éclaircir la question. Nos lecteurs nous sauront donc gré de leur épargner l’exposé des idées émises par d'autres personnes moins versées dans les sciences physiques.
L’analyse chimique des Aérolilhes y a démontré l'existence de plusieurs Métaux, et principalement du Fer à l’étal natif. Ces corps ont en conséquence été classés dans le genre Fer par les minéralogistes. Les sections que l’on a proposées parmi ces singuliers Minéraux qui, d'ailleurs, n'ont point d'analogues dans le reste des corps inorganiques, répandus à la surface ou enfouis au sein de la terre, se distinguent entre elles par des caractères extérieurs assez constants, mais elles offrent une composition qui a pour hases principales quelques éléments toujours identiques, comme le Fer, le Nickel. le Chrôme, la Silice et la Magnésie.
Les Aébolithes ntTAiLiQi'Es sont composés d'une grande proportion de Fer métallique, plus ductile et plus blanc que celui qui provient de nos fabriques, et qui est allié à une quantité plus ou moins forte de Nickel. La présence de ce dernier Métal y est tellement constante, qu’elle fait infailliblement reconnaître si tel Fer est un produit de l’art, ou bien un Aérolithe. Ainsi, à l'aide de ce caractère, les énormes masses de Fer natif (il en est dont le poids est estimé à plus de 400 quintaux) que plusieurs voyageurs ont trouvées en diverses régions du globe, ont été reconnues pour des Aérolilhes quoiqu'on n’eût aucun document sur leur origine, à l'exception des deux blocs qui tombèrent à Slraschina près d’Agram en Croatie, le 20 mai 1751. La chute de ces blocs fut précédée de l’apparition d’un globe de feu qui détona ensuite avec fracas, en répandant une fumée noire. L'identité de leur composition avec celle des masses qui existent dans l’Amérique méridionale, au cap de Ilonne-Espérancc, au Sénégal, en Sibérie, daus les contrées arctiques de l’Amérique, etc., ne permet pas de douter que celles-ci ne soient aussi venues des régions supérieures de l’atmosphère; seulement il y a
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lieu de croire que leur chute date d'une époque trèsreculée et qu’elle n’est point aussi fréquente que celles des autres Aérolilhes, puisque nulle part on n’en a conservé le souvenir. Le Fer natif météorique est caverneux et comme spongieux, couvert à sa surface d'un enduit qui le préserve de l’oxidalion. Outre le Nickel qui l'accompagne toujours, ainsi que nous l’avons dit plus haut, l'analyse chimique a fait encore découvrir de la Silice, de la Magnésie et du Cobalt. Il est assez singulier que le Fer météorique soit principalement constitué par les trois Métaux (Fer, Nickel et Cobalt) qui seuls jouissent des propriétés magnétiques.
Les AtRoiiTBEs pierreux présentent des formes indéterminées; leur surface est couverte d'arêtes ou angles émoussés par le commencement de fusion que ces corps ont éprouvé, et qui les a enduits d’une sorte de fritte vitreuse. La cassure est malle, terreuse, à grains grossiers, analogue à celle de certains Grès. Dans deux cas seuleineut, la texture était schisteuse, ou sensiblement lamelleuse. Souvent les grains sont tellement gros et séparés que l'extérieur de ces pierres, ordinairement d’une couleur grise cendrée, présente l’aspect de certaines brèches. La dureté des Aérolilhes est considérable; ils raient le verre, et leur croûte vitreuse étincelle sous le briquet. Us ont une pesanteur spécifique qui varie entre 3,5 et 4.3, d’après la plus ou moins grande proportion de Fer qu’ils contiennent. La composition chimique des Aérolilhes pierreux ne diffère que dans les proportions des principes constitutifs, ou par l’addition de quelques corps qui ne s’y trouvent ordinairement qu'en très-petite quantité. D'après le tableau comparatif de vingt-huit analyses faites par des chimistes distingués sur vingt et un Aérolilhes différents, ils sont généralement formés : de 20 à 47 parties de Fer métallique en grains plus ou moins gros, en paillettes, en filets ou en petits lingots qui se croisent (ce Fer est ordinairement allié au Nickel, qui s’y trouve jusque dans la proportion de 0 pour 100, mais quelquefois n'y existe pas); de Silice, dont la quantité varie entre et 56; de Magnésie, dont la présence, deux fois seulement, n’a pas é(é démontrée, mais que l'on a obtenue quelquefois en proportion considérable, comme 25 à 30 pour 100; de Soufre, qui y est assez constant, et qui s'y rencontre jusqu'à 9 pour 100. Parmi les principes additionnels ou ceux qui n’ont été découverts que dans un petit nombre d'Aérolilbes, on peut se bomer à mentionner seulement l'Alumine, la Chaux, le Manganèse, le Chrôme et le Cobalt. Les deux premiers ont manqué dix-huit à vingt fois sur vingt-huit analyses, mais aussi on les a trouvés, dans quelques-unes, en proportion assez considérable. Quant aux trois derniers Métaux, leur présence a été constatée, à l'aide de moyens chimiques très-délicats, par Thénard et Laugier; la quantité en est toujours minime, et ils ne peuvent conséquemment fournir un bon caractère pour distinguer les pierres météoriques. On peut en dire autant du Carbone qui entre dans la composition de l’Aérolillie tombé, en 1806, près d'Alais, département du Gard. Ce principe imprimait, il est vrai, à la pierre, des qualités physiques un peu différentes de celles des autres Aérolilhes, telles qu’une couleur noire, terne, dans toute son épaisseur,
la propriété de tacher les mains comme le charbon, une moindre pesanteur spécifique, etc.; cependant, cette addition de Carbone ne semble point suffisante pour motiver la séparation de cet Aérolitbe charbonneux des Aérolilhes pierreux, puisque sa composition a, comme ces derniers, pour bases essentielles le Fer, le Nickel, la Silice, la Magnésie, enfin toutes les substances énumérées dans cet article.
ÆROPHONES. ois. Fam. d' Échassiers, dans laquelle Vieillot a fait entrer les G. Grue et Anthropoïde.
AÉROPHYTES. bot. Plantes qui vivent dans l'air.
AÉROS1TE. in. F. Abcext attiüoxie sulfure.
ÆROZOÉS. zool. Dans sa division du règne animal, Lamouroux comprend sous ce nom, tous les Animaux auxquels Pair est indispensable (tour accomplir les phases de leur existence.
ÆRI'a. rot. Ce G., établi par Forskahl, appartient à la fam. des Atnaranlhacées et se range parmi celles qui présentent des feuilles alternes, dépourvues de stipules. Le calice est à cinq sépales, inuni extérieurement de deux ou trois écailles. Les étamines, au nombre de cinq, se réunissent à leur base, en un tube qui présente, dans les intervalles, des dentelures stériles. Il y a un seul style, deux ou trois stigmates, une capsule monosperme. Les fleurs sont disposées en têtes serrées, aux aisselles des feuilles et à l'extrémité des tiges. Le petit nombre d’esp. originaire des Indes ou de l'ile de Mascareigne, a été réuni, par divers auteurs, au G. JUecebrutn, ainsi qu'au G. Achyrantheê.
ÆSALE. Æ talus. ixs. G. de Coléoptères pentamères, établi par Fab. dans la fam. des Lamellicornes, tribu des Lucanides. Caractères : un labreapparent; une languette entière et très-petite; la léte reçue dans une échancrure du corselet. Antennes courtes ; premier article long et courbé, formant, à l'extrémité, une massue denliculée; les mandibules sont avancées et diffèrent dans les deux sexes. Les mâchoires présentent à leur extrémité libre, un lobe court, arrondi et velu; le menton est grand et carré ; le protborax a plus de largeur que de longueur et ses bords sont relevés ; le corps est ovoïde, et les élytres sont très-convexes : ce qui l'éloigne des G. Platycère et Lucane, qui les ont déprimées. La seule esp. Æ. êcarabeoideSy est figurée par Panzer (Faun. Germ. xxvi. 15 et 16). Cet Insecte, à cause de sa forme bombée, a I t faciès des Trox; il est long de trois lignes, d'un brun marron : ses élytres sont poinlülées. Un le trouve en Allemagne.
ÆSALON. ois. F. Faccox émérillon.
ÆSCHROTÈS. Æschrotes. ins. G. de Coléoptères pentamères, établi dans la fam. des Clavicornes, par Macklay qui lui assigne pour caractères : massue des antennes ayant ses deux diamètres presque égaux; bords latéraux du corselet fortement échancrés, depuis leur milieu jusqu'à la partie postérieure; élytres planes, avec les côtés subitement rabattus. A ce G., formé aux dé|>ens des Onitis, appartiennent O. planus , Dej., et O. deplatutlus , Germ., tous deux de l’Amérique méridionale.
ÆSCHYNANTUE. Æschynattlhus. bot. Jack a décrit sous ce nom, dans les transactions de la société Lin., un G. de In fam. des Didymocarpées, Didyn. Angyosp.