‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 125 sur 125 · BYT · texte numérisé non relu

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deux derniers sont entièrement nouveaux. D'après ce qui précédé, on voit que la fatn. des Byttnériacées se compose principalement, outre les G. nouveaux, de pl. d'abord placées parmi les Malvacées, tels que Abroma, Guazuma, Theobroma , A renia et Byltneria . Le caractère principal qui les éloigne des Malvacées. c'est la présence d'un endosperme dans la graine, au centre duquel est situé l'embryon. Exposons maintenant les caractères généraux de la fatn des Byttnériacées, après quoi il nous sera plus facile de faire connaître les différences qui existent entre celte famille et celles auprès desquels on l'a placée.

Les Byttnériacées sont des arbres, des arbustes, ou, ce qui est plus rare, des pi. herbacées; leurs feuilles sont simples, alternes, entières ou lobées, accompagnées à leur base de deux stipules foliacées, souvent très grandes, mais qui manquent dans quelques genres. Les fleurs offrent diverses inflorescences ; elles sont tantôt en cime, tantôt en grappes, ou bien solitaires ; leurs pédoncules sont axillaires, opposés aux feuilles ou terminaux. Il est à remarquer que beaucoup de Byttnériacées sont couvertes de poils étoilés. Les fleurs sont en général hermaphrodites; dans plusieurs G., chacune d*ellcs est accompagnée d'une écaille simple ou tripartie qui est immédiatement appliquée contre le calice. Celui-ci est inonosépatc. persistant, le plus souvent coloré et comme pétaloïde, à cinq divisions profondes, qui, avant leur épanouissement, présentent une. estivation valvaire. La corolle, qui manque dans quelques G., se compose de cinq pétales hypogynes, distincts les uns des autres à leur base, tantôt ayant la forme d'une simple écaille, tantôt irrégulièrement conformés, creusés en corne ou en gouttière. Le nombre des étamines est généralement de cinq ou de dix; quelquefois elles sont plus nombreuses; mais, presque constamment, elles ne sont pas toutes fertiles. Les filets sont soudés par leur base, et forment une sorte de tube découpé supérieurement en autant de tanières qu'il y a d'étamines. Quand il n'y a que cinq étamines, elles sont toutes fertiles; s'il en existe dix, cinq sont fertiles, et dans les cinq autres, les anthères manquent ; dans les vraies Byttnériacées, les filets des étamines stériles sont élargis et comme pétaloïdes ; dans les Lasiopélalées de Gay, ils sont grêles et semblables à ceux des étamines fertiles. Ces filets sont toujours persistants. L'ovaire est tantôt sessile, tantôt pédicellé. Il offre de trois à cinq loges, et est relevé extérieurement d’un égal nombre de côtes, séparées par des sillons profonds. Dans chaque loge, on trouve deux ou plusieurs ovules redressés, insérés à l'angle interne de chaque loge. Quelquefois il n'existe qu'un seul style et qu'un seul stigmate; mais ordinairement on observe autant de styles que de loges dans l’ovaire. Le fruit est une capsule souvent hérissée de poils à son extérieur, présentant trois ou cinq loges, très-rarement une seule par l'avortement des autres; chaque loge offre deux ou plusieurs graines. Cette capsule s'ouvre en trois ou cinq valves sans laisser au centre une columelle, comme dans les Malvacées; quelquefois elle se sépare en cinq carpelles qui s'ouvrent par la suture que l'on observe sur chacun d'eux. Les graines offrent un endosperme charnu, dans l'intérieur du-

quel se trouve un embryon axillaire dressé, ayant les cotylédons plans. Les G. Ayenia et Theobroma sont dépourvus d'enriosperme, et leurs cotylédons sont chif tonnés, caractères qui les rapprochent des Malvacées.

La fatn. des Byttnériacées, caractérisée de la sorte, se compose de onze G. que l’on peut diviser en deux sections, ainsique nous l'avons précédemment indiqué. Ces deux sections sont les vraies Byttnériacées et les Lasiopélalées. Elles comprennent chacune les G. suivants:

1° Byttxêriacêes vraies.

Pétales irrégulièrement creusés; filaments des étamines stériles, plans et dilatés :

— Byltneria f L. — Commersonia , Forstcr. — AyeniOy L. — Abroma , Jacquin. — 'Theobroma , L. — Guazuma, Plumier, ou Bubroma, Schreb., Willd.

2° LasioMtalEes. Gay.

Pétales squamtniformes ou nuis; filaments des étamines stériles, filiformes et semblables à ceux des étamines fertiles.

Seringia, Gay. — Lasiopetaium , Gay. — Guichenotia, Gay. — Thomas ta, Gay. — Keraudrenia, Gay.

La fam. des Byttnériacées doit être placée à côté des Malvacées, des Sterculiacées et des Tiliacées. Indiquons rapidement les caractères qui la distinguent de ces trois fam. : 1“ les Byttnériacées différent des Malvacées par leurs pétales non soudés à la base, par leurs étamines en nombre défini, par leurs anthères biioculaires, tandis qu’elles sont toujours uniloculaires dans les vraies Malvacées, ainsi que l'a fait remarquer Kunth; par leurs graines munies d'un endosperme et de leurs cotylédons plans; 2° des Sterculiacées par l'unité d’ovaire, la présence presque constante des pétales, etc., et la déhiscence des carpelles qui , dans les Sterculiacées , s’ouvrent par une suture longitudinale en une seule valve, tandis que dans celles des Byttnériacées qui sont munies de carpelles, chacun d’eux s’ouvre en deux valves ; 5° des Tiliacées par leurs étamines monadelphes et en nombre défini.

Depuis peu de temps, Kunlh a publié une nouvelle circonscription des Byttuériacées et du groupe de fam. auprès desquelles elles ont été placées. Cet excellent observateur, remarquant le peu de différence qui existe entre les Sterculiacées de Venlenat et les Byttnériacées de Brown , et de plus entre ces dernières et les llermanniées de Jussieu , les réunit en une seule fain. à laquelle il conserve le nom de Byttnériacées. Chacune de ces fam. devient alors, pour lui, une section de sa vaste tribu des Byttnériacées. D'après l'extension donnée par Kunth aux caractères de la fam. qui nous occupe, ou voit qu'elle est destinée à remplir le vide qui existe entre les Malvacées d'une part et les Tiliacées de l'autre, et qu’elle comprend tous les genres qui, ayant les étamines soudées et monadelphes, ont leur embryon h cotylédons plans, renfermé dans un endosperme charnu. Dans le même ouvrage, Kunth réunit aussi aux Byttnériacées les G. Dombeya, Pentapeten, Buizia, etc. qui ont également leur embryon endospermique, caractère qui les éloigne des Malvacées . et en forme une section qu’il nomme Dombeyacées. l’ar ce moyen, la fam. des Byttnériacées de Kunth se trouve partagée en cinq sec-

lions qui contiennent les G. suivants : 1™ section. Stbrgcliacées, Stcrculia, Lin.; SouthweUia, Salisbury; Heritiera , Aiton, ou Balanopteris , Gartner. 2r section. Byttnèri ACtES vraies. Outre les ti. que nous avons mentionnés, Kunth y place le ti. Glossostemon de Desfontaines. 3e section. Lasiopêtalées. Cette section renferme les G. établis par Gay. 4e section. Uer- * armées. Hermannia , L.; Maher nia, L.; Melochia.

L. ; Mougcotia , Kunth; fTaltheria, L. 5« section. Domreyacêes, Dombeya, Cavanilles; Assort in , Cav.; Ruizia, Cav.; Astrapiva, Lindley; Pentapetes , I,.; Ptrt'ospermuni , Schreber; Kyttia? Roxlnirg; Hugoniu ? L.; Met ha nia? Korsk.; B rotera? Cavanilles.

BYTTNÊR1E. Uyttneria. bot. Ce G., type de la fam. des Byttnériacées , se distingue par les caractères suivants : son calice est à cinq divisions très-profondes; sa comité formée de cinq pétales irréguliers, onguiculés à leur base, un peu dilatés au dessus et terminés supérieurement en une longue corne ; l’androphore est partagé en cinq lobes au sommet, et c'est entre chacun de ces lobes que sont attachées les cinq étamines fertiles qui sont didymes et presque sessiles. L'ovaire est sessile. environné par l'urcéole des Blets staminaux; il offre cinq cèles et cinq loges qui contiennent chacune deux ovules. Le style est simple, terminé par un stigmate lobé. Le fruit est une capsule à cinq loges souvent hérissée de pointes plus ou moins acérées; elle s’ouvre naturellement en cinq valves. Toutes les esp. de Byllnérics sont des arbustes nu des arbrisseaux qui croissent naturellement dans les parties les plus chaudes du nouveau continent. Leurs tiges sont souvent armées j d'aiguillons; leurs feuilles sont alternes et munies à leur base de deux stipules; leurs fleurs sont portées sur des pédoncules axillaires ou opposilifoliées. On en trouve aujourd'hui environ une douzaine d’esp. décrites dans les auteurs. Quelques-unes sont cultivées dans nos serres; telles sont : la U. à feuilles ovales, B. orata ,

Lamk., originaire du Pérou, d'où elle a été envoyée par Joseph de Jussieu ; ses rameaux sont anguleux et armés d’aiguillons; ses feuilles sont ovales, glabres, assez petites, dentées en scie; scs fleurs sont blanchâtres ou purpurines, pédonculées, réunies au nombre de trois à six â l'aisselle des feuilles. — La B. à feuilles cordiformcs, B. con/ata, Lamk. Elle vient des environs de Lima; ses feuilles sont cordifonnes. pétiolées, pendantes, dentées en scie ; ses fleurs sont disposées en serlules ou ombelles simples et pédicillées, à l'aisselle des feuilles supérieures.

BYTÜHE. Byturus. ms. Coléoptères pentamères ; fam. des Clavicornes. G. établi par Latreille, et ayant pour caractères : second article des antennes plus grand que le troisième; élytres recouvrant presque entièrement l'abdomen. — Le premier de ces caractères éloigne les Bytures des Nilidules, avec lesquelles ils ont i beaucoup de rapports ; le second sert à les distinguer des Cerques. Latreille les réunit aux ISilidudes, parce qu’ils ont, comme elles, les trois premiers articles des tarses courts, larges ou dilatés, garnis de brosses en dessous, cl le quatrième très-petit. Ces Insectes se trouvent au printemps, sur les fleurs , dans les arbres pourris. — Le B. tomenteux, B. tomentosus, ou Derj mentes tomentosus, Fab., qui est le même que le Dermestc velours jaune de Geoffroy, sert de type au G., et se rencontre communément aux environs de Paris ; le Dermestes obscurus, Fab.. parait appartenir aussi à ce G.; il a été représenté par Panzer sous le nom de Dermestes picipes.

hYZÈîiE.Bysena. crcst. G. établi par Raftinesque, dans l’ordre des Décapodes, fam. desBrachyures.et qui ne parait pas différer essentiellement des Penées. Les six pieds antérieurs sont didaclyles; les palpes maudibulaires relevées et foliacées; le lest ferme et couvert de tubercules aigus. Raffinesque ne décrit qu'une seule esp., B. scabra; elle se trouve dans les eaux de la Sicile.

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