BUT
inique a donné : silice 3‘J.ft; manganèse oxide 53,0; chaux 15.
BUSTIA. BOT. K. RlPIITHALlE.
BUTARDIOT. ois. S. vulg. de Héron Blongios.
BUTÉ A. y. Bctêe.
Bl'TEAU ois. S. vulg. de Buse. V. Faixor.
BUTÉE. Butea. bot. G. de la fam. des Légumineuses et de la Diadelphie Décandrie, L. , proposé par ltoxhurg, dans son magnifique ouvrage sur les pl. de Coromandel. Il est voisin des Érylhrines et des Rudolphiesdonl il diffère surtout par ses gousses monospermes et planes. Son calice est tubuleux et subbilabié ; sa corolle.est polypétale, papilionacée. ayant son étendard très-long et presque lancéolé. Sa gousse est comprimée, membraneuse, et renferme une seule graine. Ce G. ne contient que deux esp. originaires des montagnes de la côte de Coromandel. L'une B. sujterbtt, Roxb., Cor., t. xxn, est un grand arbrisseau dont les branches sont sarmenteuses ; les feuilles ternées ou mieux trifoliées; les fleurs d’un rouge écarlate, formant des grappes magnifiques. L’autre, B. frondosa , Cor., t. xxi, est YErythrina monosperma de Lamarck, le Plaso de Bbéede, Uort. vi, p. 20, t. xvi et xviij elle diffère de la précédente par ses rameaux pubescenls et ses folioles émarginées.
BUTEO. ois. S. lal. de Buse. V. Faccor.
BITF.OMNE. Buteonina. ois. Yigors a donné ce nom à sa quatrième fam. des Oiseaux de proie.
BUTERiMARIEN. bot. y. Buciiomariex.
BUTHE. Buthus. aracbr. G. de l’ordre des Pulmonaires, fam. des Pédipalpes, établi par Leach aux dé|>ens du G. Scorpion, et ne différant de celui-ci que par le nombre des yeux, qui est de huit au lieu de six. Leach considère comme type du G., le B. occitanus ou le Scorpion roussàt re, Scorpio occitanus de Lalreille. Une seconde esp. a été rapportée au G. Buthe par Say, dans un Mémoire sur les Arachnides des États-Unis. Elle porte le nom de B. vittatus.
BUTIO. ois. S. de Héron Butor.
BUT1RIN. pois. y. Arcertirb glossouoxtk.
BUTNERIA. bot. F. Basteria.
BUTOME. Butomus. bot. Ce G., de l’Ennéandrie llexagynic. L., type d’un nouvel ordre naturel, nommé Bulomées par Richard, ne renferme qu’une seule espèce qui est une des plus jolies pl. aquatiques de nos climats. Elle fait avec les A ymphœa l’ornement de nos ruisseaux et de nos fleuves , sur les bords desquels elle se plail. Sa racine, qui est vivace, donne naissance à une touffe de feuilles dressées, étroites, triangulaires, et à une hampe nue, cylindrique, de deux à trois pieds de hauteur, terminée à son sommet par un sertule ou ombelle simple de fleurs assez grandes, d’un rose pâle, portées chacune sur un pédoncule de trois à cinq pouces de longueur et environnées à leur hase d’un involucre formé de trois folioles ovales, lancéolées. Le calice est à six divisions profondes et étalées, trois extérieures concaves et verdAtres, trois intérieures plus minces, beaucoup plus longues et purpurines. Les étamines sont constamment au nombre de neuf, insérées à la base du calice, Leurs anthères présentent un caractère d’autant plus remarquable qu’il est plus rare, c’est qu’elles ont
quaire loges. On trouve six pistils rapprochés au centre de la fleur, et soudés en partie, par leur hase, et du côté interne; chacun d’eux est ovoïde, allongé, aminci en bec A son sommet, et recourbé en dehors; il offre une seule loge qui renferme un grand nombre d’ovules attachés à toute sa partie interne. Le stigmate se présente sous l’aspect d’un sillon qui, du sommet de l’ovaire, va se perdre sur son côté interne. Les fruits sont de |H*lites capsules uniloculaires s’ouvrant du côté interne par une fente longitudinale, et renfermant un assez grand nombre de graines attachées à une sorte de réseau vasculaire. qui leur tient lieu de trophosperme.
BUTOMÉES. Butomcœ. bot. C’est, ainsi que nous l’avons dit à l’article précédent, une fam. nouvelle de pl. mouocolylédones ou endorbizes, qui, outre le G. Butome, contient encore les deux G. Ilydroctcis de Richard et Litnnocharisde Humboldt. Voici les caractères qui distinguent ce nouvel ordre naturel : les Butomées sont des pl. vivaces .croissant auprès des eaux, dépourvues de tiges et munies seulement de hampes. Leurs feuilles sont engainantes A leur base. Un sertule de fleursou ombelle simple termine leur hampe; il estaccompagné ù sa base d’un involucre commun formé de plusieurs folioles. Chaque fleur se compose d’un calice étalé, à six divisions, dont trois externes, ordinairement vertes, et trois internes, plus minces, colorées et souvent plus grandes. Le nombre des étamines varie de six A trente, insérées àlabasedu calice; leurs anthères présentent deux ou quatre loges qui s’ouvrent chacune par un8illon longitudinal. Les pistils, dont le nombre est de six ou même davantage, sont réunis et rapprochés au centre de la fleur, et soudés entre eux dans une étendue plus ou moins considérable; l’ovaire est ovoïde, allongé, cd^rimé, A une seule loge, contenant plusieurs ovules attachés A ses parois d’une manière irrégulière. A son sommet, l’ovaire se termine par un petit bec recourbé, sur la face interne duquel règne un stigmate glanduleux sous forme d’un sillon longitudinal. Les fruits sont autant de |*ctites capsules rapprochées les unes des autres, environnées par le calice qui persiste, et présentant dans la loge unique qui les compose, un assez grand nombre de graines, ordinairement dressées, attachées sans ordre A un réseau vasculaire, qui garnit la paroi interne du péricarpe. Leur embryon qui est endorhizeou monocolylédoue, est placé sous un tégument propre , hruuAlrc et chagriné ; il est tantôt droit, tantôt recourbé en forme de fer A cheval, selon la forme de ta graine.
Les G. qui entrent dans cette fam. sont peu nombreux ; on n’y compte encore que les suivants : Butomus, L., Juss. ; Ilydroclcis, Richard; et Limnocharis, Humboldt.
Cette fam. est voisine des Alismacées et des Juncaginées, avec lesquelles elle offre les plus grands rapports. Cependant elle s’en distingue surtout par le mode singulier d’adnexion présenté par ses graines attachées A un réseau vasculaire. Ce caractère est fort important, parce qu’il se rencontre seulement dans les trois G. qui composent la nouvelle fam. des Butomées.
BUTOÜION. bot. S. de Rubanier.
BUTOMCA. bot. y. Barrirgtorib.
BIJTOR. ois. Esp. du O. lléroo.
B( TORDA.bot. S. vulg. de Cerisier sauvage.
BUTTNÈRE oi BUTTNÉRIE. bot. y. ByttisIrib.
BUTTNERIA. bot, S. de Caiycanthus floridus.
BUTTNKRIACÉKS. bot. /'. Byttnériacêes.
BÜTYRIN. pois. S. d’Argentine glossodonle.
BUTYRLNE. zool. Principe particulier qui se trouve, dans le beurre, uni à de l'oléine et de la stéarine dont on l'isole au moyen de l’alcool, et par l’action successive de quelques réactifs chimiques. La Bulyrinc est fluide ft IB®, et sa densité est de 0,1)08; elle ne se congèle guère au-dessus de 0; son odeur est celle du beurre chaud; sa couleur est le jaune verdâtre, très-faible; elle n'est pas soluble dans l'eau; l'alcool chauffé la dissout en toutes proport ions ; elle se saponifie facilement ; elle se combine avec l'oxigène et passe à l’état d'acide butyrique.
BIJXBAUM1E. Buxbaumia. BOT.CeG. dédié par Linné au célèbre botaniste Buxbaum qui l'a découvert sur les bords du Volga, avait longtemps été A l'abri des démembrements qu'ont éprouvés la plupart des G. de celte fam., depuis les belles observations d’Hedwig. Cependant l'examen attentif du péristome des deux esp. qu'il renfermait a prouvé qu’elles devaient nécessairement appartenir à deux G. différents. Hohr, qui le premier a fait cette remarque, a laissé le nom de Buxbaumia au H. aphylla de Linné, cl a formé avec le Buxbaumia folio sa le G. Oiphyscium, que Beauvois, peu de temps après, a aussi distingué sous le nom d 'Hymenopoyon. Le G. Buxbaumia , ainsi limité au seul D. aphylla , peut être caractérisé de la manière suivante : capsule terminale oblique, plane en dessus, renflée en dessous; péristome double: l'extérieur composé de cils nombreux, filiformes, simples; l'intérieur formé ]4BPuric membrane conique plisser ; la coiffe est conique. I.a seule esp. que renferme ce G. est une des Mousses les plus singulières que l’un connaisse; sa tige, presque nulle, ne forme qu'iiuesorlede tubercule couvert de petits poils, qui ont été reconnus par Brown pour des feuilles avortées. Elles sont sans nervures, réticulées et divisées en segments capillaires. Le pédicelle est rude, long d'un centimètre environ, tuberculeux, entouré à sa hase par les restes d'une gaine très-courte. La capsule est posée sur une apophyse étroite et arrondie. Elle est oblique, plane supérieurement, convexe et renflée en dessous. Toute la pl. est d'un rouge orangé ou brunâtre. Elle habite toute l'Europe et jusque sur les bords de la mer Caspienne. Elle croit le plus souvent sur le bois]>ourri, quelquefois sur la terre, comme nous l'avons observé dans les environs de Paris. De Candolle en a indiqué dans le Supplément de la Flore française une variété qui devra peut-être former une espèce distincte. La capsule est plus allongée et verte même à la maturité.
BUXO et BLXUS. bot. S. de Buis.
BUZARDou BUSARD, ois. Esp. du G. Faucon.
BYBLIDE.A/fi/b. but. G. de la fam. des I) rosé racées. Pentandric Monogynie . L., formé par Salisbury qui lui assigne pour caractères . un calice à cinq sépales; cinq pétales; cinq étamines â anthères marquées de deux fossettes poreuses; un style; un stigmate bilobé; une capsule biloculalre, motiospermc. La B. liniflore
e6t une pl. herbacée de la Nouvelle-Hollande, à feuilles linéaires poilues et glanduleuses ; les fleurs sont d’uu bleu assez vif.
BYNNI. pois. S. de Cyprin Benny.
KYR RUE. Djrrrhus. ms. Coléoptères pentamères; G. établi par Linné, et subdivisé depuis en plusieurs autres. Celui des Byrrhes, tel que nous l'adoptons ici, appartient à la fam. des Clavicornes, et a pour caractères : antennes courtes, grossissant peu à peu, vers leur extrémité, ou terminées en une massue perfoliée de quatre à cinq articles; quatre palpes filiformes, presque en masse; tête enfoncée dans le prothorax; élytres dures, convexes et sans rebords, recouvrant des ailes membraneuses, très-développées; pattes entièrement contractiles, comprimées, avec les tarses de cinq articles filiformes; corps ovoïde, presque globuleux. Les Byrrhes, par la forme générale de leur corps, ressemblent assez aux Dennestes, aux Sphéridies et aux Anlhrènes; mais les caractères fournis par les antennes suffisent pour les en distinguer. — La larve de ces Insectes a été récemment observée par Waudouer qui l’a rencontrée sous la Mousse, aux environs de Nantes ; sa tête est grosse, son corps est étroit et allongé , les deux derniers anneaux ont plus d'étendue que ceux qui précèdent ; le premier ou celui du prolborax présente supérieurement une plaque cornée, très-grande.
Les Byrrhes, confondus par Degéer avec les Dermeslc8, et par Geoffroy avec les Cistèles. se trouvent trèscommunément dans les champs, dans les bois, sur le sable; ils volent assez facilement; au moindre danger, ils feignent d'élre morts, et contractent leurs membres qui présentent une organisation telle que le tarse est reçu dans un sillon de la jambe , celle-ci dans une rainure de la cuisse, et cette dernière dans un enfoncement de la poitrine ; les antennes sont également logées entre les cuisses des pattes antérieures , et la lètc se trouve alors profondément enfoncée dans le prothorax. Ce G. est assez nombreux. Quelques esp. se rencontrent en France; parmi elles nous citerons le B. Pilule, B. l’ilula , L., Fab. , ou la Cistèle satinée de Geoffroy. Il sert le type au genre.
BYKKIIIENS- Byrrhii . tas. Fam. de l’ordre des Coléoptères pentamères, établi par Latreille, et renfermant les G. Anthrène, Throsquc, Byrrlie, Chélouaire , Escarbot, Nosodendre. Lirais, Dryops . Hélérocère , Géorissc. Ces G., compris dans la fain. des Clavicornes et rapportés au grand G. Byrrlie de Linné . ont pour caractères communs : pattes appliquées totalement ou en grande partie sur les eûtes de la poitrine, lorsque l'Animal les contracte; sternum du prolborax presque toujours dilaté à son extrémité supérieure, et servant d’appui à la bouche; anteunes plus grosses au bout; corps ovoïde.
BYRHIOLA. ois. S. de Bouvreuil commun.
BYRSOCARPE. Byr soeur pus. bot. Ce G. nouveau que Schumacher rapproche des Xanthoxylous. appartient à la Décandrie l’entagynie; il est caractérisé ainsi : calice à cinq divisions; corolle à cinq pétales ; péricarpe coriace, charnu, à une valve, déhiscent par une suture longitudinale, mouosperme. Ce G. suivant son auteur renfermerait deux esp. B. Coccineus et puni-
àoogle
rcus , qui diffèrent très peu l'une de l'autre, et moins encore de certains Xanloxylons, auxquels vraiscmhlalilcmenl le nouveau G., quoique formé sur la côte de Guinée, sera quelque jour réuni.
BYRSONIMK. Byrsonima. bot. Richard père a établi ce G. dans la fam. des Malpighiacécs pour quelques esp. de Malpighies. qui différent des autres par leurs pétales inégaux, leurs stigmates filiformes cl suhulés. el par leur fruit qui est une drupe renfermant un noyau à trois loges monospermes. Ce G. se compose des esp. suivantes : Malpighia vrasaifolia, Au blet; M . mourela, Aub.; M. spicata, Cav.; A/, attisai ma, Aub.; M. rerbase i folia, Aub.; M. lucida, SwarlZ; M. coriacea , Sw.; Ai. ru fa. Poiret, el en outre de neuf esp. nouvelles, décrites par Kunth, dans le cinquième volume des S or a Généra, publié par Humholdl et Honpland.
BYSSE. Byssus. bot. Ce nom a été donné par Linné, h des Cryptogames filamenteuses ou pulvérulentes, dans lesquellesott ne distinguait aucun organe de reproduction : la plupart des esp. pulvérulentes ont été depuis rangées dans la fam. des Lichens, el forment le G. Lepraria ; d'autres ont été rapportées à des G. de la fam. des Conferves ou à des Arthrodiées ; enfin celles qui restent dans la fam. des Mucédinées ont été divisées en plusieurs G., et quelques auteurs, tels que Persoon, ont entièrement abandonné le nom de Byssus, ne conservant plus ce mot que pour la section des Byssoïdes. Nous croyons cependant devoir conserver le G. Byssus tel que Link et Nées l'ont défini. Il correspond exactement au G. que Persoon a nommé Hypha , dans sa Mycologie européenne, et que Rebenlisch avait appelé Hyphasma. Tous ces Byssus sont composés de filaments délicats, fins, raineux, opaques, coût inus, rampants , déliquescents lorsqu’on les touche ou qu’on les expose à Pair el à la lumière. Tous croissent dans les lieux sombres el hnmides où la lumière ne pénètre jamais. tels que les souterrains el les galeries des mines, les caves, les puits, etc. Ils sont presque tous de couleur blanche el d'une structure extrêmement délicate. L'esp. la plus commune est le B. bombyeina. Elle forme dans les mines.de larges touffes d’un blanc éclatant, composées de filaments plus fins que la soie la plus belle.
B1SSOCALLON. bot. G. nouveau, fondé dans la fam. des Algues , par Montagne, pour une Cryptogame découverte par l'infortuné Berlero dans Plie de Fernandez , sur la cote du Chili. Caractères : réceptacle composé de filaments entrecroisés cl couchés, formant une membrane d’abord gélatineuse, se plissant, se crispant ensuite, 6C desséchant enfin et se hérissant alors de filaments qui portent des sporidies presque globuleux, verdâtres , attachés aux aisselles des flocons membraneux. Le B. nireum a ses premiers rameaux étendus, rayonnants, plus longs que ceux qui leur succèdent, et qui sont aussi plus rapprochés entre eux. Les flocons d’où naissent les filaments sporidifères sont blancs. On le trouve sur les écorces des arbres, parmi les Mousses qui l’accompagnent; il parait être très-abondant eu avril et mai.
BYSSOCLADll'M. bot. Link a fondé ce G. dans ses Observations sur les Champignons (Berlin. Afagas., 1815, p. 56); mais U nous parait différer à peine des Sporo-
Iridium du même auteur; il le caractérise ainsi : fila ments rayonnants, décumbants , rameux. mais non entrecroisés , couverts de sporules épars. Ce caractère l ne diffère en effet de celui des Sporotrichum qu’en ce que les filaments rayonnent régulièrement sans s’entrecroiser, et de celui des Himantia que par la préi sence des sporules. Link en indique deux esp. : l’une qu’il nomme Byssodadium candidum , vient sur les feuilles mortes et sur le bois pourri; l’autre, qu’il appelle Byssodadium fcnestrale, est le Con ferra fenes- I tralis de Holh . qu’Agardh rapporte aussi au G. Con- I ferra. Elle croit sur les vitres des appartements humides 1 et chauds, des serres chaudes, etc.
BYSSOIDES. ByasoidetP. bot. Persoon désigne, sous ! ce nom, toute la fam. des Mucédinées; Link place parmi ses Byssoideœ la plus grande partie des G. de cette fam. ; enfin Nées donne ce nom à une des tribus de l’ordre des Mucédinées. Cette opinion nous |»arait la plus naturelle, mais cependant nous croyons devoir retrancher de la tribu des Byssoïdes quelques G. qui forment la section des Byssi disjuneti de Nées, et qui nous paraissent avoir plus de rapport avec d’autres G. de la même fam. La tribu des Byssoides peut alors être caractérisée ainsi : filaments continus ou articulés, ne présentant pas de sporules extérieures, mais dont les articulations se séparent quelquefois el paraissent remplacer les sporules.
■f ByssoIues épifuttïs.
I / ièlicomyces , Nées; Erineum, Link; Rubigo , Link.
ft Byssoïdes cortihobs, ou articulées seulement vers I l’extrémité.
Demalium , Pers.; Byssus, Link; Raco<lium , Pers.; Athelia , Pers.; Osonium, Link; Amphitrichum , Nées;
[ .4 c rot a m ni uni , Nées; Hèlicosporium , Link.
On devra vraisemblablement rap|»orter à celte section ! les G. suivants, qui ne sont encore que fort imparfailemenl connus : Himantia, Pers.; Xyglostroma, Link.; Rhizoniorpha ? Pers.
■J-ff Byssoïdes abticflêes. voviuroBUES.
Torula, Link ; Monilia, Link; Allernaria , Nées; j Geotridium , Link; Oidium , Link; Acrosporium , Nées; Alysidium, Horminum , Kunze.
BYSSOL1TE. Min. V. Amiaxtboïdb.
BYSSOMIE. Byssomia. boli.. G. de Lamellibranches, proposé par Cuvier, dans sa fam. des Esfersêes, pour ' des Mollusques lilhophages et byssifères, dont le type est le Mytilus pholadis. Leach a fait aussi, d’une esp. très-voisine, un nouveau G. sous le nom de Phaleobia. Mais ces deux genres ne peuvent être conservés; les esp. dont il s'agit appartenant au G. Saxicave de Fleuriau de Bellevue , ainsi que Lamarck , Schweigger et j Turton l’ont pensé.
i BYSSYS. boll. C’est une touffe de filaments, qui sort I «les valves de plusieurs Lamellibranches des G. Houj lette. Lime, Peigne, Jambonneau, Moule, Modiole, Pernc, Marteau, Avicule, Tridacne et .Saxicave, soit l par le milieu soit par le bout de la coquille. Ces fila- 1 ments leur servent à s’attacher et à se fixer aux corps sous-marins. Le Byssus de la Tridacne est très-fort el tendineux, comme on le conçoit bien, à raison de la grosseur de cette Coquille qui va jusqu’à peser plusieurs
quintaux. Celui des Saxicaves, qui vivent dans l’intérieur des pierres, est très-court. I.c Byssus des autres G. est plus ou moins fin ; mais celui des Jambonneaux ou Pinncs mannes égale la soie ; aussi l’industrie s'eu est-elle emparée depuis longtemps. C’est en Sicile surtout qu’on en fait plusieurs ouvrages tricotés, tels que des bas, des gants. On en fabrique aussi des draps d'un 1 brun fauve et brillant, recherchés pour leur moelleux et leur finesse. On en a vu de fort beaux à l'exposition de l’an IX, sortant des fabriques de Décretot. Cependant cette branche d'industrie ne saurait être que fort rétrécie, par la rareté de la matière première, et à cause du prix moins élevé des draps en laine. Pour filer le Byssus dont les filaments sont bruns, déliés, longs de six pouces au moins, on le laisse quelques jours dans une cave, afin de l’amollir et de l’huinecler; puis on le peigne pour en séparer la bourre; on le file ensuite comme de la soie.
Aristote a appelé la Pinne marine la Coquille portesoie; il regardait son Byssus comme propre à être filé.
Il paraît qu’on s'en est servi autrefois plus qu'à présent, lorsque la soie était rare ou inconnue. Il ne faut pas croire, malgré que les Grecs et les Latins aient connu le Byssus des Pûmes marines, que le Byssus dont on faisait des habits sacerdotaux chez les Hébreux fût celui dont il est question. Les anciens avaient donné ce nom à des substances végétales, et c'est sans doute par analogie que, plus lard, on a ainsi nommé les fils des Jambonneaux. Les Mollusques byssifères ont un organe qui remplace le pied dont il est une sorte de rudiment, et avec lequel ils filent le Byssus. Cet organe est musculeux, conique, creusé d'un sillon longitudinal jusqu’à sa base, où se trouve l’orifice du canal excréteur de la matière des fils, que sépare une glaude particulière, située au même endroit.
BYSTROPOGON. Bystropogon. bot. G. de la fam. des Labiées et de la Didynamie Gymnospennie, établi par l'Héritier pour quelques pl. exotiques confondues d’abord avec les G. Menthe, Melisse, Ballote, Cataire, etc. Les Bislropogons ont pour caractères : un calice tubuleux, à cinq dents aristées, garni de poils à son orifice; une corolle à deux lèvres : la supérieure bifide, l’inférieure à trois lobes, dont l'intermédiaire plus graud; quatre étamines inégales et écartées les unes des autres. Ou distingue parmi les esp. qui toutes sont exotiques :
B. plciecx, B. plumosum, l'Hérit., Mentha plu mosa y L., arbrisseau originaire des Canaries. Ses feuilles sont ovales, pétiolées, dentées en scie, toinenlruscs cl blanchâtres, surtout à leur face inférieure. Scs fleurs forment une sorte de panicule dicholome à l'extrémité supérieure des ramifications de la tige.
B. poxctcé, //. punctatum, l’Hérit., des Canaries; celle esp. se distingue par ses feuilles plus petites, glabres, ponctuées; par scs fleurs qui forment des sortes de capitules ou d’épis globuleux. Ces deux esp. craignent le froid; on doit les rentrer dans l’orangerie aux approches de l’hiver. Une esp. nouvelle, B. grarrotvns, a été trouvée à Java par le docteur Hlume ; clic a la lige rameuse, les feuilles ovales, presque cordées au bas de la tige; les fleurs sont portées sur des pédoncules axillaires.
BYSTItOPOGUE. bot. S. de Bystropogon.
BYTHINE. Bythinus. tus. Coléoptères dimères; G. établi par Leach aux dépens de celui des Psétaphes. Caractères : antennes claviformes : les premier et deuxième articles très-variables; palpes maxillaires un peu plus longues que la tête : la première très-petite, sphérique, la deuxièmearquée. en massue, la troisième et dernière sécuriforme et dilatée en dedans; corselet cordiforine, très-convexe, avec une impression transversale, demi circulaire à sa partie postérieure; ély très convexes et fortement |kuicI liées. L'auteur décrit deux esp., le B. securiger ou le Pselaphtis securiger de Reichenhach, et le B. curtisii, qu'il a trouvées en Angleterre. Aubé en cite dix autres dans les ann. de la Soc. enlomologique, vol. 2, p. 507).
BYTHOSCOPK. Bythoscopus. ms. G. d’Ilémiplères de la fam. des Cicadaircs. distrait par Gerinar du G. Jassus de Fabricius, à cause de l'extrême brièveté du vertex, et de l’insertion des ocelles, dans riiyposloraate. •
Du reste le bec est composé de deux articles dont le premier très-court et recouvert, à sa base, par le chaperon qui est arrondi et coriace; le labre est presque nul, et les antennes ont la forme d'une soie très-inenue, avec le premier article à peine plus épais que les autres. Le corps est oblong, la tête grande, transverse, arrondie en devant ; le corselet est petit, trans versai, un peu relevé sur les bords; l'écusson grand, triangulaire et pointu ; les élytres sont inclinées, guère plus longues que l'abdomen ; les jambes allongées, dentelées, terminées par un tarse à trois articles. Les Jassus lanio , fulgidus , etc., de Fab. font partie du G. Bvthoscope.
BYTOWN1TE. us. Substance minérale de l’ordre de celles dites terreuses, qui a été découverte dans les environs de Bytown, dans le haut Canada, par Holmes, de Montréal. Ce minéral est d'un gris bleuâtre clair, doué d’un éclat vitreux, translucide, amorphe, à texture granulaire; sa cassure est en partie unie, en partie cristalline; sa pesanteur spécifique est de 9,8, et sa dureté de 6; il devient friable et blanc, mais sans sc fondre, par l’action du chalumeau; il est composé de Silice 47,50; Alumine 99,64; Chaux 09,06; Soude 07,60; Peroxide de fer 03,97; Eau 02,17.
BYTTNÉRIACÉES. Byttneriaceœ. bot. Celle fam., établie par Brown, fait partie d'un ordre très-naturel de familles, qui se compose des Malvacées et des Tiliâcées de Jussieu, des Sterculiacées de Ventenat, et des Chlénacées de Du Pelit-Thouars. Les G. qu’il y a d’abord indiqués, sont le Byltneria qui a donné son nom à la fam., YAbroma , le Lasiopetalum et le Commersonia. Gay.dans un travail récent, publié dans le septième volume des Mémoires du Muséum, a établi deux sections dans cette fam., savoir : la les Byttnèriacèc t vraies , qui ont les pétales irrégulièrement conformés et creusés en forme de corne, etc., et les Lasiopètalèes dont les pétales sont en forme d’écailles simples, ou manquent entièrement. Dans la première section, il range les G. Theobroma , Ayenia, A brama, Byttneria , Guasuma et Commersonia. 11 place dans la seconde les G. Seringia , Thomasia , Lasiopetalum, Guichenotia et Keraudrcnia : les deux premiers sont des démembrements du G. Lasiopetalum de Smith; les