Pbatyra. Chapeau presque membraneux, trèsfragile
30. Coprixarics. Lamelles se résolvant presque en eau ; tégument ne couvrant que la partie inférieure du chapeau.
tt t f tt CopRinns. Capsules éloignées, à quatre rangs de sporules; lamelles se résolvant en une eau noire; tégument envclop|>aut tout le chapeau dans sa jeunesse; sporules noires.
Tîttttî Gommes. Lamelles très - décurrenles, rameuses ; chapeau turbiné, charnu ; sporules noires.
Fries place ces deux dernières tribus hors de la série générale des sous-genres du G. Agaric, parce que les caractères importants, sur lesquels ils sont fondés, permettraient presque de les regarder comme des G. particuliers.
AGARIC DES PHARMACIES, bot. On distingue, dans les pharmacies, deux sortes d’Agaric, l'un sous le nom d 'A. de Chêne ; l'autre sous celui tfA. blanc : tous deux appartiennent au G. Bolet. Le premier est le Boletus fomenta ri u s , L., ou ungulatus de Buliiard; l'autre est le Boletus laricis, L.
L’Agaric de chêne croit également sur le Hêtre, le Tilleul, le Bouleau et sur beaucoup d'autres Arbres. Il est commun dans toutes les forêts de l'Europe, et ses usages sont nombreux. C’est avec lui qu’on prépare l'amadou; il suffit pour cela d'enlever toute l’écorce extérieure et de faire bouillir la partie intérieure, qui est molle et fibreuse, avec une lessive de cendre. On la fait sécher, on la réduit en plaque en la battant avec un marteau, et on la fait bouillir de nouveau dans une solution de nitre. On l'emploie également en chirurgie sous le N. d’Agaric, pour arrêter les hémorrhagies. Son usage remonte à une époque très-reculée; mais il
est beaucoup diminué depuis que le perfectionnement de cet art a donné d’autres moyens plus sûrs d'allein dre le même but.
L’Agaric blanc parait être l’Agaric des anciens auteurs grecs et latins. Il était autrefois employé comme vomitif; mais son usage a tout à fait cessé, ou du moins on ne s'en sert plus que dans la médecine vétérinaire. — Cette esp. ne croit que sur les Mélèses.dans les Alpes du Dauphiné, de la Savoie, de la Carinlhie, etc. Il est entièrement blanc, et varie beaucoup de forme, suivant son âge et la partie de l'Arbre sur laquelle il croit.
AGARIC-MINÉRAL, mi*. Farine fossile , Guhr -calcaire, Lait de lune, Lait de montagne ou Moelle de Pierre. Variété de Chaux carbonatée, à tissu lâche et comme spongieux, qui se trouve ordinairement dans les fentes de certaines montagnes calcaires. Elle est le plus souvent humide et molle au sortir de la terre, d’où lui sont venus les noms ci-dessus mentionnés, qu’on lui donne encore vulgairement.
AGAllICINE. Agaricina. pol. G. de l’ordre des Méandrinées, et de la division des Polypiers entièrement pierreux. Il a été extrait des Madrépores de Linné par Lamarck. et s'en distingue par ses expansions subfoliacées, aplaties, ayant une seule surface garnie de sillons ou de rides stellifères. Les lames qui composent les sillons ou collines sont entières et les traversent de chaque côté. Les étoiles sont lamelleuses, sériales, sessiles, souvent imparfaites et peu distinctes. Les Animaux sont inconnus, à l'exception de ceux d’une seule esp., que Lesueur a observés sur les côtes de l'ile Saint- Thomas. Il offre une ouverture allongée, plissée intérieurement et sans tentacules apparents; elle est bordée d'un cercle jaune, environné de huit points de la même nuance, d'où naissent des lignes d'un jaune plus pâle; le fond de sa couleur est un beau pourpre, qui devient roussâlre vers les bords. Lesueur n’a point fait l’anatomie de ces Polypes. Le nombre des Agaricines est peu considérable; il n’y en a encore que huit esp. qui soient décrites d'une manière satisfaisante.
L'A. oxofcE. A. undata , Lamx. Gen. Polyp. p. 54, tab. 40. Alatlrepora untlata . L. CYst un Polypier large, un peu comprimé, dont la surface est couverte de sillons épais, arrondis, légèrement flexueux, avec des étoiles placées sur le bord externe des lignes.
L'A. pocrpre. A. purpurea , Lesueur. Mém. du mus. vol. 6, pl. 15, f. 3, a. b. c. Polypier foliacé, à expansions ondulées, tranchantes sur les bords recouvrant tous les corps qu'il rencontre. La surface supérieure présente un réseau très-irrégulier de collines lamelleuses et de vallons peu profonds, remplis de cellules sériales. Les belles couleurs des Animaux, lorsqu'ils sont développés, donnent à ce Polypier un aspect aussi agréable que relui de nos plus jolies fleurs.
Lamarck a décrit dan» son ouvrage les A. cucullata , — rugosa , — ampliata, — papillosa , — lima , — crplanulata. Aucune d'elles n’est fossile, et toutes sont originaires de» pays chauds.
AGARIC1TE oi' AGARIC FOSSILE. Knorr et quelques autres auteurs ont donné ce N. à des Polypiers fossiles de l’ordre des Méandrinées.
AGARICOIDES. bot. Section établie dans la fam. des
Champignons, et dan» la tribu des Hyménolhèques par . l’crsonn. Elle est caractérisée par sa membrane fructifère, disposée en lames ou en veines, à la surface inférieure du chapeau , ou à la surface du Champignon entier, lorsqu'il n'y a pas de chapeau distinct. Cette section renferme les trois G. Amanita, Agaricua et Merulius , qui, tous trois, faisaient autrefois partie du G. Agaric de Linné.
AGAR1STE. Agarista. bot. G. de la fam. des Synanthérées. établie par De Candolle, qui lui assigne pour caractères : calalhide mulliflorc, radiée; fleurons de la circonférence neutres, à languette nervurée obovatotronquée; fleurons du disque hermaphrodites, tubuleux et à cinq dents; involucre double, campanule, composé d'écailles dont les quatre extérieures sont largement ovales à leur base et les huit intérieures ovales-oblongues, suhmembraneuses et du double en longueur des précédentes; réceptacle garni de paillettes linéaireslancéolées, subhyalines, qui s’en séparent avec le fruit; styles rameux ; akènes, comprimés, glabres, ovales et souvent vides dans les fleurons radia ires, oblongsel en partie enfermés dans une paillette très-velue, dans les fleurons du disque; aigrette bi-squaincllée, à écailles allongées, membraneuses, un peu plus courtes que les corolles, naissant des angles des akènes. La seule esp. connue, A. calliopsidea , a été trouvée en Californie par le voyageur botaniste Douglas ; c'est une pl. annuelle, herbacée, dont le port se rapproche de celui des Calliopsidcs ou Coréopsides. Ses calathides sont d'un beau jaune doré.
AGARISTE. îxs. G. de Lépidoptères diurnes, établi par Leach, et rangé par Lalreillc auprès des l’ranies. Une nouvelle espèce a été découverte à Java, par Belanger; elle a les antennes noires, une petite bordure en avant des yeux et une tache sur les côtés des palpes, jaunes; le corselet noir et velu; les ailes supérieures d'un brun noirâtre avec une tache ovalaire, jaunâtre, ferrugineuse; les inférieures sont rubigineuses, tachées de noir à la ha 6e et largement bordées de brun. Une autre esp., A. Pales, Boisd. ic. du règne anim. pl. 83, fig. 1 et 3, a été rapportée de Madagascar par Goudol. Elle a les ailes noires, avec le sommet frangé de blanc; quelques points et une bande blanche sur les supérieures; les aile3 inférieures ont sur le milieu de leur surface une grande tache d'un beau bleu céleste; le dessous est d’un jaune fauve.
ACARÛM. mol. (Adanson Sénég. p. G4, lab. 4, f. 7.) Olive voisine des Ancilcs, et qui parait être l'Olive Hyatule.
ACARUM. bot. G. proposé par Link, et dont le Fucus rubens, L., est le type. Ses caractères consistent dans des conceptaclcs situés sur les plus petits rameaux, presque globuleux et garnis à leur circonférence de cellules qui contiennent des séminules. Il rentre dans la seconde section des Délesseries de Lamouroux.
AGAS. bot. N. vulg. de l'Érable champêtre.
AGISSE, ois. V. Agace ou Cobbeau pie.
AGASSE- -CRUELLE oi AGASSE-GRAOUILLASSE. ois. S. vulg. de Pie-Grièche grise.
AGASS1Z1E. Agassizia. bot. G. de la fam. des Antirrhinées, établi par Chavanues dans sa Monographie
de cette fam. Il lui donne pour caractères : calice h cinq divisions; corolle hilahiée avec la gorge nue, le tube presque cylindrique, allongé, gibbeux à sa base; capsules’ouvrant irrégulièrement presque au sommet. Ce G. a succédé, de nom au moins, au G.Galvezia de Dombey, dont on n'a pu maintenir la nomenclature, puisqu'elle avait déjà été employée pour d'autres pl., par Ruiz et Pavon. VA. Limensis est encore la seule esp. connue. Le nom spécifique indique suffisamment son origine.
AGASTACUYS. bot. G. de la fam. des Protéacées, formé par R. Brown pour un Arbrisseau originaire du cap Diemcn, qui porte des feuilles entières, éparses; de nombreux épis de Heurs terminales, jaunes, qui ont chacune un calice tétrasépale, régulier; quatre étamines insérées au milieu des folioles du calice; point de disque glanduleux sous l'ovaire, lequel est sessile, plus court que les étamines, trigone, monosperme, terminé par un stigmate unilatéral.
AGASTO. bot. S. d’Æschinomène.
AGASTRAIRES. DOTS. Blainville donne ce N. aux Infusoires qui n'ont point de canal intestinal proprement dit, et qui, conséquemment, exhalent et absorbent par la surface entière de leur corps. — Il regarde les Éponges comme des Animaux de celle classe, qui sont pour d'autres de véritables Polypiers, très-voisins des Anlipathes.
AGASTRIQL’ES. acépu. Latreille a placé dans cette grande division des Acéphales, des Animauxlrès simples, n'offrant aucune trace de canal alimentaire, et, par conséquent, ni bouche, ni anus. Leur nutrition s'opère par des absorptions de la peau. On peut les comparer à des ovaires animés et très-mobiles, ou bien à des capsules végétales, jouissant des propriétés distinctives de l'organisation animale. Cette division de Latreille, en commençant par les animaux les plus simples, serait la première.
AGASTROZOA1RES. iwf. V. IlÉTlBOHonriiES.
AGASYLL1DE. Agasj'llis. bot. G. de la fam. des Ombellifères. Pent. Digyn., dont on doit l'institution à Hoffman. Il ne se compose que d'une seule espèce trouvée au Caucase; son calice a les bords comme usés; les pétales de sa corolle sont recourbés; le fruit est ovale, comprimé sur le dos, anguleux, formé par la réunion de plusieurs méricarpes renfermant chacun une graine osseuse et libre, plane sur une face, un peu convexe et striée sur l'autre, recouverte d’une écorce épaisse et d'une consistance fongueuse. La pl. est vivace; sa lige est épaisse; ses feuilles pubescentes et Irichotomiqucment décomposées, à segments allongés, lancéolées, profondément dentelées, presque lobées. L’involucre est nul et l'ombelle consiste en une multitude de rayons qu'accompagnent des involucellcs foliacées et sélacées. Les fleurs sont blanches.
AGATHE oc AGATE. mix. Var. de Quarz, de couleurs grisâtres ou blondes, à teintes uniformes ou nuagées, louches ou distribuées par taches et par bandes, soit concentriques, soit irrégulières ou stratifiées; mais qui n’ont jamais le blanc de lait de la Calcédoine, le beau rouge de la Cornaline, et le fauve de la Sardoine. Quelques unes d’entre elles présentent des dispositions de taches et des accidents qui les faisaient beaucoup
JHi
rechercher autrefois. L'Agathe orientale, par exemple, j est d'une couleur uniforme, et, par transparence, parait mamelonnée dans son intérieur; il y eu a aussi d 'arborisées et de mousseuses; les premières doivent cette 1 apparence à des dentrites de Manganèse oxidé, qui sc ramifient dans leur intérieur; elles sont ordinairement noires ou roussâlrcs. Les mousseuses sont plus communément vertes ou jaunâtres, et quelques-unes ressemblent si bien à des Conferves et autres Plantes aquatiques, que des naturalistes très- habiles ont cru en rcronnaitre les espèces.
Les Agalhes-Onyces, à plusieurs couches, sont encore assez recherchées, surtout quand elles sont un peu étendues et de couleur nettement tranchée. Ce sont celles qu'emploient les graveurs en Camées. Quand les couches sont plissées, cl à angles rentrants et saillants, c'est l'Agathe en zigzag ou à fortifications. Une variété fort intéressante est celle que l'on nomme l'Arc -en-Cie! ou l'Agathe irisée, d'après les beaux reflets de couleur d'iris qu'elle présente, quand on la fait mouvoir à une vive lumière; elle est blanchâtre, et à couches concentriques de Calcédoine laiteuse et d'Agathe demi-transparente.
On a distingué longtemps les Agalhes eu orientales ou occidentales , d'après la persuasion où l'on était que j les plus belles ne se trouvaient que dans l'Inde; mais i actuellement ces épithètes ne servent qu’à désigner les | plus belles d'entre elles, soit qu'elles viennent en effet ! de Moka ou de l'Égypte, soit qu'on les lire de la Sicile, ou même d'Oberslein, sur les bords du Rhin, où elles ont fait longtemps l'objet d'un commerce considérable. Les cabinets publics et particuliers renferment une grande quantité de plaques et de vases faits avec diverses variétés d'Agathes. A l'état naturel, elles se présentent ordinairement sous la forme de masses globuleuses plus ou moins considérables, tantôt solides et tantôt creuses ou géodiques, et renfermant alors des cristaux qui sont communément de Quartz, de Chaux carbonatée, > ou de Chabasie, etc. Elles sont assez souvent encroû- j tées d’une terre verte. — Les roches qui les renferment le plus fréquemment, sont regardées par beaucoup I de minéralogistes comme d'anciens produits volcani- I ques, dans les soufflures desquels elles se seraient déposées par infiltration. On en trouve, cependant, aussi dans des roches qui ne sont pas volcaniques, telles que le Gneiss, le Calcaire compacte du Jura et le Grès. Elles y forment des veines, des couches et des rognons.
AGATHE D'ISLANDE, miü. S. d'Obsidienne.
AGATHE ISOIRE. un. $. de Javel.
AGATHËE. Agathœa. bot. G. de la fam. desSynanthérées , Syngénésic Polygamie superflue, L., établi par j Cassini, et très-rapproché des Aster; son involucre est | formé d'une seule rangée de folioles aigués; son phoranthe est alvéolé; ses fleurons du centre sont hermaphrodites; ses demi-fleurons sont femelles : ses fruits sont comprimés, couronnés par une aigrette sc&sile , : formée de poils roides et légèrement barbus. L'A. cœlestis, cineraria amelloides , L., seule esp. de ce G., est une petite pl. vivace, originaire du Cap; portant des fleurs longuement pédonculées, dont les rayons sont d'un bleu céleste, et les fleurons du ceulre d'un jaune
doré. On la cultive dans les jardins d'agrément. Elle doit, dans notre climat, être abritée l’hiver dans l'orangerie.
AGATflELFlDE. Agathelpis. bot. G. de la foin, des Sélaginées; Diand. Monog., formé aux dépens du G. Eranlhemum , par Choisy, pour une esp. de ceG.,E. A ngusti folium, à laquelle est venue plus tard se joindre une autre; toutes deux sont du cap de Bonne-Espérance. On distingue les Agalhelpides des Eranlhèmes par les loges monosperraes du fruit.
AGATliJDIE. Agathidium. ijis. G. de Coléoptères tétramères, établi par Illiger pour quelques esp. rapportées d’abord parFab.aux Sphéridies, et réunies ensuite par lui aux Anisotomes. Ce G. est raugé par Latreille dans la fam. des Erotylènes. Les Agathidiesont les articles des tarses entiers, ce qui les distingue des Languries et des Phalacres. Ils s’éloignent des Erolyles et des Tritomes par leurs palpes filiformes, et dans tous les cas, quelque place qu'on leur assigne, on ne peut les confondre avec aucun autre G., à cause de la figure presque globuleuse de leur corps qui jouit de la propriété de se contracter. Les antennes, composées de onze articles distincts, sont courtes et terminées par une masse perfoliée de trois articles. Les mâchoires sont bifides, et la division interne a la forme d'une dent. Enfin les articles des tarses sont au nombre de quatre à toutes les pattes, ce qui les place à une trèsgrande distance des Sphérides, qui en ont cinq, et les éloigne beaucoup des Anisotomes dans lesquels on en compte cinq aux quatre premiers tarses, et quatre seulement aux deux derniers. Le démembrement opéré par Illiger était donc très-fondé. Ces Insectes, si remarquables par leur organisation, ne le sont pas moins par leurs habitudes. On les rencontre dans les bois, sous les écorces des Arbres, dans les Champignons. Au moindre danger ils se roulent en courbant leur abdomen vers leur poitrine, et feignent d'être morts en conservant une immobilité parfaite.
L’A. k (tLYTREs boires, A. nigripenne, sert de type à ce G.; c’est Y Anisotoma nigripennis de Fab. Il est rougeâtre, ses antennes sont brunes, et son abdomen est noir ainsi que ses élytres. Il vient de Styrie. L’A. globuleux, Anisotoma seminulum , Fab., est noir, avec les bords du corselet, les élytres, les pieds et l'abdomen fauves.
AGATHINE. Achatina. moll. G. de Gastéropodes pulmonés établi par Lamarck; pour les Huila achat ina. Zébra, virginea, fasciata de Linné, et autres Coquilles analogues, placées par Muller dans son G. Buccinum, et par Bruguière parmi ses Rulimes. Le G. Agathine comprend les plus gros Limaçons terrestres. Ils habitent exclusivement, à ce qu'il parait, les contrées rapprochées de la ligne. Ce sont des Coquilles brillantes, ornées des plus vives couleurs, et recherchées des amateurs. Elles sont ovales ou ohlongues; l'ouverture est plus haute que large, privée de bourrelet, avec l'extrémité de la columelle tronquée.
AGATH1S. Agathis. nw. G. de l'ordre des Hyménoptères, établi et rangé par Latreille dans la tribu des Iehneuinonides. On pourrait le réunir aux Bracons, dont il ne diffère que par la seconde cellule sous-mar-
ginale, très-petite. Du reste, la forme de la bouche est semblable; c'est-à-dire que les parties qui la composent forment, en avant de la tête, une sorte de museau ou de l>ec. L’Ichxeuiox p 1*7. cri de Jurinc (Classif. des Hymèn. pl. 8) sert de type à ce G. Cette espèce est la même que TA. des Malvacées, A. Afalcacearum de Latreille. Il est noir, avec une bande transversale jaune vers le milieu de l'abdomen, et les pattes sont de même couleur. Sa longueur est de deux lignes environ. Cet Insecte se rencontre, à la fin de l’été, sur les fleurs de la Mauve rose, Alcea rosea. Latreille rapporte aussi à ce G. le Bracon puryalor de Fab.
AGATH1S. bot. Salisbury désigne sous ce nom générique le Dammara alba de Rumph, ou Pinus Damniara de Lambert, que nous décrirons sous ce dernier nom, vu que ses caractères génériques ne nous paraissent point encore assez nettement tracés, pour les admettre d’emblée.
AGATUISANTHE. Agathisanthcs. bot. Le docteur Blume a établi ce G. de la fom. des Combrétacées, Décandrie Monogynie, L., dans sa Flore de Java ; il ne comprend encore qu’une seule esp. ; c'est un arbre qui s'élève à plus de cent pieds; ses feuilles sont oblongues, coriaces et très-entières; les capitules sont ou solitaires ou deux à deux, portés sur de longs pédoncules axillaires. L'auteur donne pour caractères au G. : fleurs diolfques. privées de pétales; pour les mâles un calice à cinq divisions; dix étamines et quelquefois moins, à filets très-courts insérés sur un disque plane, à anthères didymes. Les Heurs femelles ont le limbe du calice supère, court et à cinq dents; le style court et bifide; l'ovaire à un seul ovule, une drupe en forme de baie, ombiliquée. renfermant un noyau comprimé, monosperme.
AGATH1STEGCES. xoll. G. de la fom. des Céphalopodes dans lequel d'Orbigny a placé tous ceux dont les cellules, peu nombreuses, sont ramassées comme en un l>eloton. Il propose de diviser ce G. en six sous-genres : Biloculine s, Spiroloculines, Triloculine», Articulifies , Quinqueloculines et Adelosines.
AGATHOIDE. ma. Ayant l’aspect de l'Agathe.
AGATIIOMERIS. bot. S. de Calomerie.
AGATHOSME. Agalhosma. bot. Ce G., de la fom. desRu'acées, a été formé par Willdenow aux dépens du G. Diosma , dont il a séparé toutes les esp. qui offraient un calice à cinq divisions profondes ; une corolle à dix pétales, dont cinq alternes plus grands ; un disque périgyne à cinq lobes ; une capsule à trois ou cinq loges, à autant de valves; chaque loge renfermant une seule graine arillée. Willdenow rapporte à ce G., qui a été désigné par Wendland sous le nom de Bucco, quatre esp., provenant du Cap, savoir : Diosma rillosum, D. pubesccns, D. imbricatum et D. acuminatum. Depuis le nombre a dépassé trente.
AGATHYRSE. Agathyrsus. bot. G. de la fom. des Synanlhérées, tribu des Chicoracées; il a été établi par D. Don , qui lut assigne les caractères suivants : involucre polyphylle, cylindrique, imbriqué à sa base ; écailles allongées et connivenles; réceptacle très glabre; fleurons en nombre indéterminé; anthères obtusément hidentées à leur base ; akènes ancipilés, comprimés, à cinq eûtes sur chaque face, transversalement mguleux,
1 dict. des sciences HAT.
un peu atténués au sommet; disque épigyne, planiuscule, dilaté; soies de l'aigrette très-fines; rayons trèsnombreux, disposés sur trois rangs. Ce sont des plantes vivaces, du nord des deux hémisphères ; les fleurs qui couronnent leurs liges sont ordinairement en tète d'un bleu assez intense, avec l'aigrette blanche.
AGAT1. Agati. bot. Fam. des Légumineuses, Diadclpliie Décandric, L. De Candolle a adopté ce G., établi par Desvaux, pour deux grands Arbres de l'Inde qui ont été figurés par Rheed et Rumph. Il a pour caractères : un calice campanulé, tronqué, à cinq dents obtuses et recourbées; l'étendard de la corolle est ovale, ohlong, plus court que les ailes qui sont également oblongqcs; la carène est grande et presque droite : les deux pétales qui la composent sont entièrement libres; le style est filiforme, presque droit; le fruit consiste en une gousse comprimée, linéaire, à plusieurs loges formées par des étranglements transversaux, chacune d'elles renferme une graine comprimée; les deux valves sont susceptibles de se séparer. Les stipules sont lancéolées, les feuilles pinnéeset les fleurs très-grandes, réunies en petit nom bre sur la grappe.
AGATIDES. bot. S. d'Origan Marjolaine.
AGATI RSE. Agathirses. abxAl. G. établi parMonlfort pour une esp. du G. Siliquaire de Bruguière, qu’il appelle Agalirse furcelle, et dont on doit la première connaissance à Faujas, qui l'a décrite sous le N. de Siliquaire de Grignon; c'est la Siliquaria spinosa de Lamarck.
ÀGATOPHYLLUM. bot. V. Ravexsara.
AGAVE, bot. Fam. des Broméliacées de Jussieu, Hexandrie Monogynie, L. Le calice est coloré, pélaloïde, tubuleux cl infundibulaire, à six divisions égales, soudé par sa base avec l'ovaire, qui est infère. Les étamines, au nombre de six, sont insérées au calice qu'elles dépassent. Le fruit est une capsule allongée, trigone, à trois loges qui renferment un grand nombre de graines disposées sur deux rangs longitudinaux. Ce G. comprend six à sept esp., toute/ des contrées chaudes de l’Amérique. Ce sont des pl. grasses dont les feuilles, extrêmement épaisses, sont tantôt étalées en rosette à la base delà hampe, et tantôt élevées sur une sorte de stipe ou de tronc cylindrique et écailleux. On fait, avec les fibres renfermées dans les feuilles des Agaves et particulièrement avec celles de l'A.atiicricatia, L.,des cordages et des toiles grossières, mais fort solides. Cette dernière pl. s'est tellement multipliée dans le midi de l’Europe, qu'elle en parait originaire. En Espagne, dans l'Andalousie particulièrement, et aux revers de la Sierra Morena, on en forme des haies qui défendent parfaitement les propriétés autour desquelles on les a plantées, à cause de la solidité de leurs feuilles et des piquants dont elles sont armées. La rapidité avec laquelle s'élève leur tige, au temps de la fleuraison, est prodigieuse et a donné lieu à plusieurs fables. Ces tiges ont d’abord l'air d'Asperges gigantesques, et parviennent, en moins de huit jours, à vingt ou vingt cinq pieds de hauteur. Chaque pied ne fleurit qu'une fois.
AG A VON. bot. S. vulg. d'Ononide.
AGDEST1S. bot. N. donné par De Candolle à un nouveau G. de la foin, des Ménispermes, dont les caractères sont : fleurs hermaphrodites ; calice composé de
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quatre sépales ; point de rorolle; étamines, au nombre i de vingt-quatre, ayant les filets filiformes et les anthères bifides à leurs deux extrémités. Le fmit est une capsuie à quatre côte# et à quatre loges. VA. rlematûlea, la seule esp., est une sorte de liane originaire de la | Nouvelle-Espagne, où elle a été découverte par Mocino j et Sessé.
AGEASSE. ois. lroy. Pie-grièche grise.
AGELAlCS. ois. Troinale.
AGÉLÈNE. Agelena. aiacis. G. formé par Walckenacr, puis réuni par Lalreille aux Araignées proprement dites.
AGÈNE. bot. C'est-à-dire Végétal cellulaire.
AGÉNÉIOSE. pois. G. formé par Lacépède aux dépens des Silures de Linné, et conservé par Cuvier, parmi les Siluroides, à la suite des Piinelodes dont il a tous les caractères, excppté que les espèces dont il se compose manquent de barbillons proprement dits. Il a en outre la tète déprimée et couverte de lames grandes et dures, une peau visqueuse, une muscosité abondante qui enduit la queue et le gros corps de l'Animal ; sa bouche, dépouillée de barbillons , se trouve à l’extrémité du museau. Les Agénéioses ont deux nagoires dorsales, dont la seconde est adipeuse ; ils habitent les eaux douces de la Guiane, à Surinam, où leur chair est méprisée et passe pour avoir un mauvais goût. Ou en connaît deux espèces seulement.
A. arme. Silurus milita ris , L. Rloch. pl. 382. Son nom vient de la corne presque droite, hérissée de pointes, qu’il porte entre les narines, et qui est un prolongement de l’os maxillaire. Sa couleur est un vert foncé, n. 9. d. 17. p. 11, 17. v.7,8.a. 20.33. c. 18,24.
A désarmé. Silurus inertnis. L. Bloch, pl. 301. Dans celui-ci. l'os maxillaire ne fait aucune saillie, et demeure caché sous la peau; mais la léte forme en arrière un prolongement arrondi, b. 10. n. 7. r. 14, 17. v. 7. a. 38. 40. c. 28.
AGEM. Agenius. ns. G. de la fam. des Lamellicornes, Coléoptères pentamères dont on doit l’établisse ment à Lepellelier et Serville; ces entomologues lui assignent pour caractères : chaperon arrondi, légèrement rebordé; mâchoire allongée; lobe terminal petit, arrondi, velu; angle su pé rieur interne velu; palpes insérés très-haut; dernier article ovoïde, tronqué à l’extrémité; lèvre large, demi-circulaire, élevée en mamelon échancré nu sommet ; premier article des palpes très-apparent, le dernier ovoïde, tronqué et plus long que les premiers réunis; lèvre saillante, sous forme d’oreillettes; feuillets des antennes aussi longs que les autres articles réunis; corselet transversal, arrondi sur les côtés; écusson cordiforme et court; élvtres méplates, parallèles; plaque anale triangulaire, arrondie; tarses grêles, plus longsque les tibias. Ce G, dont le mclolontha limbata, Oliv., est le type, ne présente encore que trois esp.. toutes de la pointe australe de l’Afrique.
AGENORE. Agenora. bot. G. delà fam. des Synanthérées, tribu des Chicoracées, établi par I). Don, qui lui donne pour caractères : involucre lisse, polypbylle, à écailles imbriquées sur deux rangs; aigrette pileuse; fleurons du disque slipités; ceux de la circonférence presque sétacés, denticulés et «cabres. L'esp. qui forme I
le type de ce G. appartient à File Maurice ; c'est une pl. herbacée, vivace, glabre, à tige divisée; à feuilles sinuées et dentées ; à fleurs d’un jaune doré.
AGÉRATE. Agératum, bot. Fam. des Synanlbérées, Syngénésic Polygamie égale. L. Dans ce G., les capitules sont flosculeux, l’involucre hémisphérique, composé de plusieurs folioles égales; le phoranthe nu; tous les fleurons hermaphrodites, tubuleux, à quatre ou cinq dents; les anthères incluses; le stigmate saillant; les fruits quadrangulaires, couronnés de petites écailles subulées. Les esp., au nombre de six à huit, sont des Herbes ou Arbustes, peu remarquables, originaires des parties chaudes de l'Amérique et de l’Inde, à feuilles opposées, dont les Heurs, de couleur blanche ou violette, sont disposées en coryinbe. La plus commune est VA. conyzoides, L.
AGERATO. bot. S. d’iva frutescent.
AGERlA. bot. G. d'Adanson dans lequel ce botaniste a fondu les G. Myrsine et Prinos. E. ces mots.
AGÉR1TE. F. Ægebite.
AGKSTRATE. Agestrata. ixs. G. de la fam. des Lamellicornes, Coléoptères pentamères, institué par Eschscholtz, qui lui donne pour caractères . feuillets des antennes très grands, aussi longs que la tète; chaperon carré; mâchoires plus longues que larges, à lobe terminal, bidenté; palpes grêles; lèvre carrée, allongée, profondément écbancrée; corselet triangulaire, tronqué au sommet, fortement lobé, recouvrant presque tout l’écusson; élytres méplates, parallèles, un peu échan crées; plaque anale large, ra renée transversalement, obtuse; sternum comprimé; tarses courts, robustes. Ce G. que Gary et Percheron, ignorant sa formation par Eschscholtz, ont depuis nommé Tetragonus, se compose de trois esp. javanaises ou chinoises au nombre desquelles est le Cetonio nigrata de Fabricius.
AGGLOMÉRATS. F. Conglomérats.
AGIIEC. rois. N. vulg. du Salmone Saumon.
AGHIRINE. rois. Cinquième ordre de la division des Jugulaires, dans l’Ichthyologie sicilienne de Kaffinesque, et qui renferme son G. Symphurus , formé de deux Acbires de Lacépède.
AGI HA LID. bot. Prosper Alpin signale, sous ce nom, un Arbrisseau d’Égvpte, épineux, blanchâtre, que Linné a rapporté au G. Ximenia de la fam. de* Orangers, mais qui, suivant Jussieu, méritera protahlcment de former un G. nouveau, quand on connaîtra mieux ses caractères.
AGILES. Agilia. mam. Neuvième fam. du iv* ordre des Mammifères dans le système d’Iltiger ; il comprend les Sciuriens de Desmaresl avec le G. Loir que ce naturaliste a rapporté à ses Gtiricns.
AGILF.CX, bot. S. de Coudrier.
AGINEI. V. Agtxkja.
„ AGION. bot. L’un dessyn. A'Ults.
AGITATORIDM. bot. S. d 'Et bal/ion Elaterium.
AGLAÉ. Aglaea. rot. Persoon, dans son Synops. Pl., a donné ce nom à l’une des sections du G. Glayeu).
AGLAE. Aglae. in*. G. d’Hyménoptères, de la fam. des Mellifères, fondé par Lej»ellclier-St.-Fargeaij, sur les caractères suivants : antennes longues, filiformes, un peu brisées, composées de douze articles daus les