A LO
risc , nettoyer l'argenterie et les ustensiles de cuisine , former la base de certaines couleurs A l'huile, et même épaissir et teindre la sauce de certains mets, concurremment avec du Piment réduit comme cette substance en poudre impalpable, et mêlé par moitié avec elle.
ALMANDINE. mis. y. Alabasdisk.
AL.MElA. MOLL. S. de Patelle.
ALMÉIDÉE. Atmcidea. bot. G. de la fam. des Rulacécs , Pentandrie Monogynic, L., créé par St. -Hilaire pour cinq ou six pl. nouvelles qu’il a observées au Brésil. Il lui assigne pour caractères : un calice très-petit à cinq divisions ; cinq (létales beaucoup plus longs que les divisions du calice, égaux, droits et onguiculés; cinq étamines alternant avec les pétales , à filaments aplatis et garnis de barbes au delà de la moitié de leur longueur; anthères linéaires, bifides à la base; un nectaire, en forme de gobelet, entourant l’ovaire qui est surmonté d’un style à stigmate formé de cinq lobes obtus; fruit consistant en cinq carpelles renfermant chacun deux ovules réniformes. Les Alméidées sont de petits Arbrisseaux à feuilles simples, éparses, pétiolées. couvertes de petits points glanduleux, noirâtres ; les fleurs sont réunies en grappes.
ALMEJA. moll. N. vulg. de la Moule commune.
ALBIEN DR AL. bot. S. d’Amandier.
ALMENDRON. bot. V. Attalia.
AL.NOM. ois. S. d'Àutruche.
ALO. ois. N. vulg. de l’Ara macao.
ALOCHAVELLO. ois. S. de Scops. V . Chouette utbou.
ALOCHO. ois. S. de Chouette-Hulotte.
ALOES. Aloé. bot. G. de la fam. des Aspbodélées, Hexandrie Monog. L. Le calice est monosépale, tubuleux, presque cylindrique, à six divisions peu profondes; les six étamines sont insérées à la base du calice ; le stigmate est trilobé ; le fruit est une capsule trigonc , triloculaire; chaque loge renferme plusieurs graines membraneuses sur les bords. Les Aloes se rapprochent beaucoup des Agavés par leur port. Leurs feuilles sont épaisses, charnues, réunies à la base de la lige ou de la hampe, qui se termine par un épi de fleurs allongées. Les esp. sont très-nombreuses et croissent toutes dans les régions chaudes du globe, particulièrement au cap de Bonne-Espérance et dans l’Inde. La singularité de leur port, la beauté des fleurs de quelques-unes, les font cultiver dans nos serres, où se sont développées une grande quantité de variétés qui rendent l’étude de ce G. fort difficile.
On retire de certains Aloes un suc concret extractorésineux de couleur brune foncée, d’une amertume très-prononcée, employé en médecine sous les noms d’Aloes Sucotrin , A lues Hépatique et Aloes Caballin. La première sorte , qui est la plus pure, se relire de VAloé sucent rina et de VA. spicata ; la seconde, moins pure, provient de plusieurs espèces et en particulier de VA. cutgaris. Quant à l’Aloès Caballin, ainsi nommé parce qu’il n’est employé que par les vétérinaires, c’est le résidu, le marc qui reste dans les chaudières, quand on a préparé les deux autres qualités d’Aloes.
Le bois communément connu sous le nom de Bois d'Aloés ou de Bois tV Aigle, n’a rien de commun avec
les plantes grasses dont il vient d’étre question. Voyez, sur ce bois, Agalloche et Aqulaibe.
Trompées par la ressemblance du fades , quelques personnes ont appelé A lof s File, V Agate A mer ica na , L. Ce nom impropre doit être rejeté.
ALOEX1LE. Aloexylon. bot. Nom donné par Loureiro. à un Arbre de la Cochinchine. qu’il croit fournir le vrai bois d’ Aloes et qui cependant ne parait pas être l’Agallochc de Rumph. Il en a formé un G. particulier qui a été adopté par De Candolle dans la fam. des Légumineuses . Décand. Mon. Il lui assigne pour caractères : un calice à quatre sépales aigus, tombants, l’inférieur en faux, recourbé et de près du double plus long que les autres; cinq pétales inégaux, plus longs que le calice ; dix étamines distinctes ; un ovaire comprimé, recourbé; un style filiforme; une gousse ligneuse, faiblement courbée en faux, renfermant une semence oblongue courbée et arillée. C’est un Arbre à rameaux dressés, à feuilles simples, alternes, lancéolées, trèsentières et pétiolées. Il se trouve sur les montagnes trèsélevées, qui bordent le fleuve Lavum.
ALOIDE. Aloidis. moll. Megerle de MUhlfeld a institué ce nouveau G. pour une coquille bivalve décrite et figurée par Chem ni U. 11 lui donne pour caractères, des valves inégales, inéquilatérales et triangulaires, avec une forte dent à chacune ; il nomme la seule esp. connue, figurée par Cheranilx. A. guineensis.
ALOIDES. bot. $. de Slratiote.
ALOINE. Alkaloïde particulier, récemment obtenu du suc de plusieurs esp. d'Aloés.
ALOLONGA. rois. y. Alalosqa.
ALOMIE. Alomia. bot. G. de la fam des Synanthérées, établi par Kunt , pour une pl. de la Nouvelle-Espagne, qui a tout le port des Agerates, et n’en diffère que par l’absence de l’aigrette.
ALOMYE. Alotnra. iss. Hyménoptères; G. formé par Panzeraux dépens du G. Icbneumon.
ALONZOA. bot. G. de la fam. des Scrophulariées , Didynamie Angiospermie, L., créé par Ruiz et Pavon ; caractères : calice monosépale, persistant, à cinq divisions profondes, aigues et étalées; corolle monopélale, irrégulière, renversée, presque ro Lacée'-, son limbe est étalé , ses deux divisions supérieures sont courtes et réfléchies, les deux latérales, trois fois plus grandes, sont planes, cl enfin, l'inférieure, beaucoup plus grande que toutes les autres, estdresiée; étamines didynames, déclinées, de la longueur des divisions latérales de la corolle; anthères cordiformes. rapprochées latéralement, s’ouvranl en deux loges par leur partie supérieure; ovaire surmonté d'un style plus long que les étamines, au sommet duquel est un stigmate bifide; capsule ovoïde, comprimée, toruleuse, biloculaire, bivalve, loculiscide; graines petites, anguleuses. Les Alonzoas sont des pl. herbacées ou sous-frutescentes, ayant la lige anguleuse, ramifiée; les feuilles opposées, pétiolées; les fleurs en I longs épis lermiuaux.
ALOPECURUS. bot. S. de Vulpin.
I ALOPIfE. Alophus. iss. G. de Coléoptères télramè- I res, institué par Schonerr , dans la fam. des Curculio- . nides de Lalreille. Caractères : trompe un peu épaisse, I une fois plus longue que la tète; antennes coudées, de
douze article*, terminée* en fuseau ; élylres êchancré* antérieurement; un écusson distinct; corselet obloug et convexe; cuisses épaisses; jambes arrondies, sinuées dans la partie antérieure et dilatées à l’extrémité; tarses allongés. LerurcM//o/nV/tt//a/M«deFabriciusesl le type du (i.
ALOPIIORE. ma. G. de Diptères de la fain. de» Mijscides, détaché des Phasies par Robineau-Desvoydi, qui lui donne pour caractères : face bordée de soies; péristome nu; anteune* n'atteignant que la moitié de la longueur de la face; yeux forts rapprochés dans les mâles, qui ont en outre l'abdomen muni en dessous de deux pointes cornées; crochets des tarses grands, arqués à l’extréinité; ailes dilatées; bord extérieur un peu arrondi; première cellule postérieure , fermée, terminée presque en pointe, à pétiole assez long. Panzer et Fabricius se sont trompés en faisant des femelles des Alophores un G. différent; il est vrai qu'il y a si peu de ressemblance , surtout sous le rapport de la coloration des ailes, qu'il n’était guère possible d’éviter cette erreur qu’en observant l'accouplement. — Macquarl décrit deux esp. d’Alophorcs qu'il a observées dans le nord de la France; ce sont des Phasia de Latr., P. tubcoleopirata et P. hemiptera, Gen. 4.345.
ALOPIAS. pois. G. formé par Haffinesque aux dépens des Squales, duquel le caractère consiste en deux nageoires dorsales. comme dans la Squatine. mais dont la postérieure est adipeuse ainsi que l'anale, avec cinq ouvertures branchiales de chaque côté, et la queue inégale, fort longue. VA. tnacrouru» est la seule esp. qu’y rapporte son auteur; elle a la queue aussiéteudue que le corps, et habite les mers de Sicile.
ALOPYRUM. bot. V. Alepyrux.
ALOSE, pois. Esp. du G. Clupée.
ALOUATES, ALALOIATTES oc ALAOUATTES. vax. L’une des divisions du graud G. Sapajou, que Cuvier a érigée en sous-genre, parce que les esp. qu’il y range offrent pour caractères distinctifs : uue tète pyramidale, dont la mâchoire supérieure descend beaucoup plus bas que le crâne, attendu que l’inférieure a ses branches montantes très-hautes, pour loger un tambour osseux, formé par un renflement vésiculaire de l’os hyoïde, qui communique avec leur larynx, et donne à leur voix un volume énorme et un son effroyable. De lâ leur nom de Singe hurleur. Du reste, V. Sapajou .
ALOICUE. bot. N. vulg. du fruit de l'Alisier blanc.
ALOUCIU. bot. Résine odoriférante qu’on obtient du Laurus Catsia, L.
ALOUE: ois. N. vulg. de l’Alouette des champs.
ALOUETTE. Alauda. ois. G. de l'ordre des Granivores dont les caractères sont : bec conique, assez droit et court; mandibule supérieure voûtée, entière, ne dépassant pas l’inférieure; nariues placées â la base du bec, ovoïdes, couvertes par de petites plumes dirigées en avant; trois doigts devant et un derrière, entièrement divisés; ongles peu courbés, le postérieur beaucoup plus long que le doigt; première rémige nulle ou presque nulle, deuxième un peu plus courte que la troisième qui est la plus longue; plumes de la nuque assez effilées et souvent susceptibles de se redresser en huppe.
Les Alouettes habitent toutes les parties du globe, et partout elles se font remarquer par leur vigilance et le
plaisir qu’elles témoignent à célébrer, dans leurs chants presque continuels, le bonheur de leur existence. Ce n’est pas sans quelque émotion que l'on voit ces Oiseaux s’élever d’un vol perpendiculaire et, pour ainsi dire, sur la mesure cadencée d’agréables accords qui frappent encore l’oreille, longtemps après que l’reil ne distingue plus le chétif Animal qui les fait entendre. Après être restée pendant quelque temps stationnaire, à une certaine hauteur, tout à coup l'Alouette se laisse entraîner rapidement, et retombe près d’une famille qu’elle a laissée à terre, posée mollement sous l’ombrage de quelques épis ou d’une herbe touffue. Son nid, ordinairement placé dans un sillon, entre quelques mottes, est formé de menus brins de paille qu'entourent des feuilles sèches; il renferme quatre à six œufs, en général fort petits, relativement au volume de l'Oiseau. La ponte se renouvelle une et même deux fois l’aunée; ce qui fait que, malgré les dévastations que les grosses pluies occasionnent dans les couvées, les troupes d’ Alouettes sont toujours fort nombreuses. Ces Oiseaux se tiennent presque toujours à terre, la conformation de leurs ongles ne permettant qu’â quelques espèces de se percher sur le* arbres ou les buissons; ils se nourrissent de graines, d'herbes tendres et d’insectes. La délicatesse de leur chair les fait rechercher comme petit gibier, et les pièges qu’on leur tend sont souvent l’objet d’une lactique savante. 11 est des pays où l’on en prend des quantités surprenantes et d’où on les expédie au loin, pour alimenter les marchés des grandes ville*. Les petits Oiseaux de proie en font une destruction d’autant plus grande, que Ie6 imprudents chanteurs semblent appeler l'ennemi par leurs mélodieux accents.
Alouette d'Afrique. f'. Sibli d’Afrique.
A. FA RI.OUSE. P". PlFlT F VRLOtiSE.
A. bateleuse. Alatula apiata, Vieill. Levaill.. Ois. d’Afrique, pl. U)1. Dessus du corps brun-marron, varié de noir avec le bord des plumes blanc; gorge blanche; poitrine blanche, variée de fauve; ventre orangé.
A. bec croise. Var. de l’A. commune.
A. bifascièe. A. bifasciata. y. Sibli bifasciE.
A. bilophe. A. bilopha. Tem. pl. color. 244, f. 1. Parties supérieures d’un fauve isabclle; front, cotés du cou, gorge et parties inférieures d’un blanc pur; deux petites huppes noires aux côtés de la tête; une bande sur les deux joues et un collier de la même couleur sur la poitrine; bec cendré; pieds fauves; doigts et ongles très-courts. Taille, cinq pouces. De l’Arabie.
A. blaxc.be. Var. de l’A. commune.
A. DES BOIS. y. A. Ll1 LU.