‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 19 sur 125 · ALI · texte numérisé non relu

ALI

la Cincbonine, la Quinine, etc. Toules ces ba*es sontelle* destinée* à grossir la liste déjà trop nombreuse des corps particuliers résultant des découvertes récentes, ou bien ne sont-elles que des modifications d’un principe unique? C’est un problème dont les travaux de nos chimiste» pourront donner vraisemblablement bientôt la solution.

ALKANA. bot. S. de Henné.

ALK KKENGE ou ALKEKENGÈRE. bot. S. de Pbysalis.

AI.KER. OIS. y. A tCK.

ALKERMÈS. ns. V. Kermès.

ALK1BIADION. bot. S. de Uuglosse.

ALKITRANoo K1TRAN. N. d’une Résine tirée du Cèdre par incision ou par enlèvement de l’écorce.

ALKOOL. V. Alcool.

ALLAG1TE. an. Mauga^èse cabbonaté et dy- NATÊ.

ALLAGOPTÈRE. Allagoptera. bot. G. de la fam. des Palmiers, Monœcie Monadelphie, L., qui vient d’être récemment proposé par Nees d’Essenbeck. Caractères : Heurs monoïques; les môles ont un calice trisépale. une corolle tripétale; les étamines, au nombre de quatorze, ont leurs filaments soudés, et leurs anthères libres; dans les Heurs femelles, les enveloppes Horales sont plus graudes; l’ovaire est surmonté d’un stigmate cunéiforme Irifide; le fruit est une drupe monospertne. La seule esp. connue porte le nom de A . pumila; mais dans la relation du voyage du prince de Neuwied, vol. i, p. RG7, on la désigne sous le nom de Cocos de Guriri. Ses feuilles sont pinnées, avec leurs folioles rapprochées.

ALLAHONDA. bot. Végétal grimpant de Ceylan, que, d’après l’examen de ses graines, Gærtner soupçonne être une Grctiadille. A l’exception du Paxsiflora tttauritiana , on ne connaissait encore aucune pl. de ce genre dans l’ancien monde; les Moilecca de Rliéede ( Hort . Malabar.), plantes également indiennes, pouvaient seules convenir, en Asie, à la fam. des PassiHO' rées.

ALLAITEMENT. Les Mammifères naissnnt. de même que l’Oiseau qui sort de sa coque, ne sont ni assez forts ni assez développés pour pouvoir se passer des soins de leur mère : les uns et les autres ont besoin d’être rérhauffés et nourris; et soit que la mère leur présente la mamelle, leur apporte la béquée ou les mène à la curée, ils lie peuvent se passer de scs soins. Les Mammifères ! seuls pourvus de mamelles, seuls aussi allaitent leurs l»elits. La Femme et les Singes, qui portent leurs mamelles sur la |K)ilrine, sont obligés de saisir leur nourrisson et de l’élever jusqu'à leur sein. Chez les autres Mammifères, le* petits vont eux-mêmes chercher l’organe nourricier.

Quelque temps avant l’accouchement, la nature sc prépare à fournir à l'entretien du nouvel être. Les mamelles de la mère se gonflent; les fluides y affluent, et déjà souvent il sc fait un commencement de sécrétion, d’abord limpide et séreuse, puis totalement lactescente et qui dure encore quelque temps après l’accouchement.

11 existe, sur cette première sécrétion, un préjugé dont on a peine encore à s’affranchir. Plusieurs personnes croient que ce premier lait, connu sous le nom de Colostrum y est nuisible au jeune Animal qu’on sc garde,

i en conséquence, de laisser approcher de sa mère tant que dure celle sécrétion : méthode qui ne peut être que nuisible ô la mère et à l’enfant, en déterminant souvent l’engorgement des mamelles dans la première, ci en retardant la sortie du Méconium dans le second.

La durée de l’Allaitement varie selon chaque espèce; elle est. en général, en raison de la lenteur de l’accroissement, comme de la durée de la vie et de la gestation; et, sous ce triple rapport, celle de la Femme est une des plus longues. Tant que dure l'allaitemenl, la Femme, à quelques exceptions près, ne voit pas ses menstrues, et les Animaux n'entrent ni en chaleur ni en rut; si, durant I celte sécrétion, ils sont fécondés, leur lait diminue de quantité, s’altère et devient souvent nuisible au nourrisson : ce qui fait un devoir, et devient l’intérêt et de la mère et de sa progéniture, de ne pas permettre l’approche du môle aux femelles qui allaitent encore. Les travaux forcés comme les peines morales suppriment, diminuent ou altèrent la sécrétion laiteuse; tandis qu’une nourriture saine et abondante, la tranquillité d’âme et la gaieté la rendent abondante et placent la mère et le nourrisson dans les conditions les plus favorables.

Les Sarigues, les Kangtiroos nous offrent une particularité bien remarquable. Peu de temps après la conception, le produit de l’accouplement sort du sein de sa mère sous la forme d’un corps à peine visible, passe dans la bourse que celle mère porte sous le ventre, s'unit à un des mamelons que renferme cette bourse, y croit et se développe, embrassant, avec sa langue, le mamelon qu'il n’abandonne que lorsqu’il est assez fort pour sortir de cette bourse, hospitalière, où il se réfugie au moindre danger, et où il trouve, pendant longtemps encore, la seule nourriture qui convienne à sa faiblesse.

L’Allaitement étant commun ô tous les Mammifères, est un caractère par lequel Linné fut averti que les Cétacés étaient déplacés parmi les Poissons, où leur figure extérieure les avait fait comprendre par l'antiquité superficielle; il replaça ô leur rang, dans l'ordre de la nature, ces Mammifères aquatiques, où le vulgaire, entrainé par une vieille autorité, voit encore de» Poissons. Les Cétacés, qui sont munis de mains en forme de nageoires pectorales, allaitent leurs petits au milieu des mers, en les portant et les tenant embrassés contre leur sein.

ALLALITE ov ALALITB- il*. Var.de Pyroxène, d’une teinte blanchâtre.

ALLAMANDE. Alla manda, bot. G. de la fam. des Aporynées proprement dites, très-voisin du G. Echites dont il diffère par les caractères suivants : calice quinquépartite; corolle en entonnoir, à cinq divisions régulières; cinq anthères sagittées, presque sessiles et saillantes; un seul ovaire supère, entouré d’un disque; un style; stigmate adhérent aux anthères; fruit rond, comprimé, couvert d’épines membraneuses, renfermant un grand nombre de graines lenticulaires et entourées d’une membrane. La seule esp. connue, originaire de l’Amérique mér., est un Arbuste volubile, lactescent, ô feuilles verlicillées. Ses grandes fleurs jaunes sont portées par des |»édoiicules qui naissent entre les pétioles et à l'extrémité des rameaux. Ce G. porte, chez Aublet, le nom d’Orélie.

ALLANITE. an. Cérix d'Hisingcr. Minéral d’un noir brunâtre et d'un éclat vitreux, que l'on a trouvé dans le FeldKpatli.au Groenland, et A Kidharryllan en Westermanie. Il a d'abord été pris pour une variété de la Gadoliuile, à laquelle il ressemble beaucoup par son aspect. Mais il diffère de cette dernière substance, en ce que sa poussière, mise dans l'Acide nitrique légèrement chauffé, n'y perd pas sa couleur et ne s'y résout pas en gelée, soit qu’on emploie l’Acide pur ou étendu d’eau. D'après le résultat de son analyse faite par Thomson, on le regarde aujourd'hui comme une espèce particulière appartenant au genre Cérium. L’Orthite et le Pyrorthile de Herzelius n’en sont que de simples variétés provenant du mélange de quelques principes accidentels. Le nom d% Alla ni te est un hommage rendu par le chimiste anglais au savant qui lui avait fait présent des morceaux soumis à l’expérience, F. Cumin oxydé non.

ALLANTE. AUantus. us. G. de l'ordre des Hyménoptères. établi par Jurine et réuni par Latreille au G. Tcnthrède. Jurine (Nouvelle méthode de classer les Hyménoptères) assigne à ce G. les caractères suivants: abdomen sessile; deux cellules radiales égales; quatre cellules cubitales inégales : la première petite et arrondie ; la deuxième et la troisième recevant les deux nervures récurrentes, la quatrième atteignant le bout de J l’aile; mandibules à quatre ou à deux dents; antennes un peu filiformes, composées ordinairement de neuf , anneaux, rarement de onze. — Au moyen de leurs an- [ tenue», les Allantes peuvent être distingués des Tenthrèdes et Cryptes. On ne les confondra pas nou plus avec les Dolères,lea Néinates,el autres Hyménoptères voisins, qui ne présentent plus le même nombre de cellules. Le G. Allante, établi sur l'inspection de quatre- vingt-huit j femelles et de quarante inàles, renferme un grand nombre des Tenllirèdes de Fab., et plusieurs de ses Hylo- ! tomes.

ALLANTODIE. AUantodia. bot. Ce G. a été établi par Hubert Brown, dans le prodrome de la Flore de la Nouvelle Hollande. Il appartient à la tribu des Polypodiacées ou Fougères à capsules entourées d’un anneau élastique, et se distingue par les caractères suivants : groupes de capsules allongés, placés le long d’une nervure secondaire ; tégument enveloppant les capsules de toute part, s'insérant, par ses deux bords, k la même nervure, et s’ouvrant vers son milieu par une fente parallèle à cette nervure. — Les Allantodies se rapprochent par leur port des genres Aephrodium et Diplazium ; par leurs caractère», elles sont plus voisines des Athyrium , et surtout des Cyalhea ; on n'en connaît que trois esp., l'une est le Polypodium untbrosum, de VIJortus Kcwensis : les deux autres sont décrites par Robert Brow n dans l’ouvrage cité ci-dessus et habitent la Nouvelle- Hollande.

ALLANTOÏDE, zool Poche faisant partie des dépendances du fœtus, et qui existe dans la plupart des Mammifères. Elle communique avec la vessie par un canal appelé ouraque et semble destinée à recevoir l'urine de l'animal qui se prépare. L'existence de l'Allantoïde n'est pas démontrée dans l’espèce humaine, où se voit seulement l’ouraque, mais imperforé.

U. L ASIE. .-Mania, bot. G. de la Télrandrie Monogy

nie, L., formé par Loureiro d’un Arbre que ce botaniste observa sur la côte de Mozambique. On ne sait, d'après ce qu'il en dit, à quelle fain. le rapporter ; les caractères qu'il lui assigne sont : un calice tuhulé. divisé en quatre loties, inférieurement caliculé; (a calicule, courte, à cinq divisions; les étamines ont leur filet épaissi, h anthères hilohées, attachées au sommet du tube du calice intérieur qui fait corps avec un ovaire surmonté d’un style et d'un stigmate : baie charnue, allongée, uniloculaire, remplie de graines répandues dans une pulpe. — La seule esp. est A. Payas, dont les baies sont pendantes et d'un rouge tirant sur le brun ; les rameaux sont étalés, les feuilles opposées, digilées et velues; les fleurs sont terminales réunies plusieurs sur un seul pédoncule.

ALLÊCl LE. Allccula . ixs. G. de Coléoptères hétéromères, de la fain. des Xyslropides, établi par Fabricius et dans lequel on place tous les insectes qui offrent pour caractères : antennes insérées sous le bord latéral de la tête, composées de onze articles cylindriques; labre saillant; dernier article des palpes maxillaires très-gros et court; prothorax oblong; corps et élylres allongés; premier article des tarses grêle, filiforme et plus long que les deux suivants réunis, le troisième des quatre antérieurs pas sensiblement bilobé, avec des peloltes peu sensibles en-dessous.

ALLÉLO. bot. S. de Morelle noire.

ALLÉLUIA, bot. Esp. du G. Oxalide.

ALLÉMARON. bot. S. de Ficus rcli/jiosa . F. Figuier.

ALLIAGE, aix. On donne ce nom à la combinaison de plusieurs métaux. Rarement un alliage offre quelque point de ressemblance avec l’un ou l'autre des métaux qui ont servi à le former; le cuivre et le zinc, par exemple, dont l'un est rouge et l’autre gris-bleuàtre, donnent naissance à un composé jaune qui est le laiton. L’or ci l'étain, qui jouissent tous deux d’une ductilité plus ou moins grande, forment un alliage très-fragile. Les alliages où le mercure domine, prennent le nom d'amalgame. Ces composé-s sc trouvent assez fréquemment dans la nature.

ALLIAlRE. Alliaria. bot. Adanson, dans ses fam. des pl., a formé un G. sous ce nom, d el'Etysimum Allia ria , L., Crucifères, Tétradynainie siliqueuse, L. Ce G. ne diffère guère du G. Vélar. Ses fleurs sont constamment blanches, son calice est ouvert et non tubuleux, et sa silique, «i peine tétraèdre, est très-allongée. De Candolle rapporte à ce G. deux esp. : VA. r nljaris (. Erysi m n m , L., Hetperis, Larak.), très-commune en Europe, remarquable par l'odeur alliacée de ses feuilles; VA. brachycarpa , originaire de l'ibérie asiatique, qui est le Raphanus rotundifolius de la Flore du Caucase.

ALLIGATOR, rkpt. Esp. du G. Crocodile, que Cuvier a fait type d’un sous genre distinct, sous le nom de Caïman, cl dans lequel il a réuni tous les crocodiles de l’Amérique. f\, Crocodile.

ALLIOME. Allionia. bot. Linné, et d’après lui presque tous les botanistes, ont réuni les G. Allionia et tFedetia de l.œflingdans un seul G. auquel ils ont conservé le premier de ces noms. Les Allionies sont des herbes à feuilles opposées; les fleurs, entourées d'un

involucre H portées par un pédoncule commun, naissent par trois, dans les aisselles et aux extrémités des rameaux. Dans VA. violai va. l'involucre est inonophylle.en cloche et à cinq dents, il est au contraire composé de trois folioles dans VA. incarnata qui est le Wedelia de Lccfling. Chaque fleur présente un calice coloré, à quatre divisions irrégulières, quatre étamines et un seul style. Le fruit est un akène entouré de la hase persistante et endurcie du calice. Ce G. parait propre â la zone torride de l'Amérique, car il est douteux que les esp. mentionnées par Michaux et Pursh, pour l'Amérique sept-, soient de véritables Allionies.

ALLIOUINE. ois. S. de Mésange bleue.

ALLII'M. bot. S. latin d'Ail. V . ce mot.

ALLO CAMELL'S. mai. S. de Chameau lama.

ALLOCAKPE. Allovarpun. bot. G. de la fam. des Synanlhérées , dont le caractère est d'avoir un involucre hémisphérique, composé d'écailles imbriquées ; un réceptacle garni de paillettes; les Heurons du disque tubuleux et hermaphrodites ; ceux du bord en languette et femelles ; les fruits du centre sont couronnés de petites paillettes, ceux du bord comprimés et nus. La seule esp. connue a été trouvée près de Caracas. C'est une herbe à feuilles opposées et entières, à Heurs jaunes, disposées en corymbe aux extrémités et dans les aisselles des rameaux.

ALLOCÈKE. Allocerua. iris. G. de la fam. des Buprestides. Coléoptères pentamères, dont les caractères les plus saillants sont : tête petite avec le front enfoncé; antennes fusiformes; premier article renflé, le deuxième très petit, arrondi; corselet bombé, carré, beaucoup plus large que la tête, échancré sur ses bords; écusson triangulaire, un peu arrondi; élylres allongées, bomltées, parallèles, rétrécies et arrondies postérieurement; pattes grêles; cuisses assez courtes; pénultième article des tarses dilaté. On trouve ces insectes à Cayenne et dans les autres contrées équatoriales de l'Amérique du sud.

ALLOCHROITK. Min. Var. de Grenat compacte; d'un blanc-verdâtre ou tirant sur le rougeâtre et la' couleur de paille; à texture feuilletée; à cassure imparfaitement coiichotde; opaque, à peine translucide sur les bords; dure, faisant feu au briquet, mais ne rayant pas le verre ; infitsible sans addition ; elle a été découverte par d’Andrada, dans une mine de fer. à Yirutns près de Drammcn en Norwège. Sa composition est à peu près la même que celle de la Mélnnile.

ALLODAPÉ. iss. G. d'ilyménoptères de la fain. des Mellifèrcs, institué par Lepellelier-St.-Fargeau. qui lui donne pour caractères : antennes filiformes, peu brisées. de douze articles dans les femelles et de onze dans les mâles : le premier long, le second court, les autres égaux; labre aussi long que large; mandibules étroites, point nés ; palpes courts, de quatre articles; trois petits yeux lisses; corselet convexe; écusson iniitique. abdomen moyen, un peu cylindrique , composé de cinq segments, outre l'anus; pattes courtes; jambes antérieures munies d'une seule épine â leur extrémité, les quatre postérieures de deux ; crochets des tarses bifides; une cellule radiale, ovalaire, aux ailes supérieures et trois cellules cubitales la première plus grande que

la deuxième, celle-ci rétrécie vers la radiale, recevant les deux nervures récurrentes, la troisième atteignant presque te bout de l'aile. Ce G. se compose de plusieurs esp. du cap de Bonne-Espérance.

ALLO-'ATUEROS. bot. I'. Gïnxopogox.

ALLOISPERME. Alloispermum. bot. Nom donné par Willdenow à un G. de pl. découvert par llumholdt et Ronpland et caractérisé de la manière suivante : fleurs radiées; demi-fleurons peu nombreux; involucre hémisphérique, imbriqué; réceptacle garni de paillettes; fruit central surmonté d’une aigrette composée defllels sétacés ; fruit marginal, dépourvu d'aigretle.

ALLOPIIANE. m*. Var. d’ Alumine hydratée, considérée par Slromeyer comme espèce. Elle est composée de : Silice 34; Alumine 31; Eau 45. On la trouve en noyaux translucides ou opaques , jaunes ou blancs , dans la craie à Schuéeberg ; aux environs de Beauvais , etc. , etc.

On a nommé Allophane de Firmi une substance concrétionnée, légèrement translucide, devenant opaque et blanchissant â Pair, happant â la langue et pesant spécifiquement 1,70. Son analyse. par Guilleinîn, a donné: Silice 24; Alumine 40; Eau 35; Acide sulfurique 0,05; Chaux 0,35. Cette substance ne diffère de l’Allophane de Gœrfcnthal , que par la quantité d'eau ; mais il est possible que cela tienne à une décomposition préalable. Elle se trouve dans les houillères de Firmi , en France.

ALLOPHYLLE. AUophyllu». bot. y. Orxitrophk.

ALLOPTÈRES oc CATOPODES. pois. Nom donné par Duméril aux nageoires abdominales des Poissons.*

ALLOSOKUS. bot. S. de Cheilanthes.

ALLOUAT A. mam. y. Ai.ouate.

ALLOUC1I1ER. bot. S. d'Alisier.

ALLOUA, bot. N. de la Pomme de-terre, dans certaines contrées de l'Amérique.

ALLL'GAS. bot. Esp. du G. Hélénie.

ALLUVIO.Y r.fcoi.. Produit de l'accumulation de parties solides , d’abord transportées et roulées par des fleuves ou d'autres cours d'eau, puis déposées dans des lieux où la marche de ces eaux sc ralentit. Les terrains d’Alluvion font partie des terrains de transport. Sous le premier titre, on comprend particulièrement et les sols modernes, dus visiblement aux atterrissements formés à l'embouchure ou snr les rives des cours d’eau actuels, et ceux plus anciens auxquels l'analogie de nature porte seule â attribuer une cause semblable. Les géologues ont divisé les terrains d'Ailuvion en anciens et en modernes, en Alluvions de montagne et de plaine, etc.

ALMACIGO. bot. S. de Gomarl gommier.

ALMAGltA ou ALMAGUO. m*. Sorte d’Argile rougeâtre, oc reuse, qui se réduit en poudre impalpable; elle est usitée dans l’Inde et dans l'Orient en guise de fard. Les Arabes ont enseigné aux Espagnols l'usage de l’Almagra , dont ceux-ci ont conservé jusqu'au nom. On en trouve d'une qualité supérieure par son homogénéité au lieu nommé Almazarrou dans le royaume de Murcie. C’est de là qu'on transporte cette poudre rouge dans toute la |»éniiisule ibérique, où l'on s’en sert pour polir les glaces et l’Acier, donner au Tabac pulvérisé, ap|H'lé Tabac d'Espagne, cette couleur qui le caracté-

Page 1