ALT
costala différent peu de celle dernière cl se trouvent également dans diverses contrées de l’Inde.
A. senm unt. Alstonia schotarie ; R. Iir. Trans. wern. Eehite s scholaris, !.. Mant. 53. Feuilles |>ar verticilles de cinq à sept, ovalcs-oblongues, obtuses, veinées, d’un vert brillant en dessus, opaques et presque glauques en dessous; fleurs réunies en petites cymes; follicules très-longs.
ALSTROEMF.RIE. Alstroemeria. bot. G. de la fam. des Amaryllidées. très-nombreux en esp. et propre à la partie équinoxiale du nouveau monde. Les Alstroeméries ont tous une lige herbacée, garnie de feuilles alternes et entières. Plusieurs espèces sont grimpantes ou volubiles. Leurs fleurs, disposées en ombelle, présentent la structure suivante : calice coloré, à six folioles inégales, dont deux inférieures, creusées en gouttière vers leur base; six étamines insérées A la base de la corolle et réfléchies en dehors; un ovaire infère; un style; un stigmate trifide; le fruit est une capsule triloculaire. polvsperme. Toutes les esp. sont remarquables par l’élégance de leurs fleurs.
ALTAVELLE. rois. S. de Raie pastenague.
ALTENSTEINIA. bot. G. de la fam. des Orchidées, établi par Kunth, pour deux pi. de l’Amérique méridionale, qui sont herbacées, à racine tubéreuse, à tige simple, garnie de feuilles, et terminée par un épi de fleurs. Elles présentent pour caractères génériques : un calice à six folioles, dont cinq réfléchies, la sixième ou le labelle, plus grande, dressée et dépourvue d’éperon; les deux loges de l’anthère séparées et attachées le long de la colonne; le pollen, d’une substance granuleuse, est disposé en* deux masses pédicellées. Les fleurs, d’une Mb* couleur incarnate dans VA. pilifera , sont d’un blanc-verdàtre dans VA. fimbriata.
ALTERNANTHÊRE. Atternanthera. bot. G. formé par Forskahl d’une espèce de Gomphrcna , G. sessilis, L., laquelle avait déjà été distraite de ce dernier G pour être rapportée à Vlllecebrum. Les botanistes ne l’ont point adopté, malgré l'opinion de R. Brown qui. après une révision des caractères génériques, les a ainsi définis : calice à cinq sépales persistants; cinq étamines dont les filaments sont soudés A leur base et forment une sorte de coupe; anthères ovales, uniloculaires; style court; stigmate obtus; capsule comprimée, entière et monosperme. VA. déni icu lata , décrite par R. Brown, cet une plante de la Nouvelle-Hollande, que Blumc croit a*voir également trouvée dans l'Archipel indien; elle a la lige rampante, les feuilles opposées, lancéolées, glabres, denticulées, les fleurs réunies en capitules sessiles avec des folioles calicinales glabres, ovales et acuminées. Les autres esp. A. angustifolia , ficoïdea, frutescent, mina , nodiflora , polygono'ides , et celles décrites par Kunth appartiennent soit à l’Amérique du sud, soit à l’Océanie. Le G. Alternanthera fait partie de la fam. des Amaranlhacées ou de la Pentandrie iVIonogynie du système de Linné.
ALTERNARIA. bot. G. de la tribu des Mucédinées hyssot'des; il a été fondé par Nées qui lui a donné les caractères suivants : filaments droits, épars, opaques, simples, moniliformes, formés d'articles ovales, séparés par des espaces filiformes. La seule esp. qu’il rapporte
à ce G., A. te nuis, croit sur les branches mortes. Ce G. est voisin des Torula et des Monilia de Link.
ALTERNE, ALTERNATIF, bot. Terme par lequel on désigne la disposition des parties d'un Végétal, et plus particulièrement celle des feuilles et des rameaux, quand ces parties sont placées d'un et d'autre côté d'un axe, mais sur le même plan, et qu’elles ne sont ni opposées, ni verticillées. Il est essentiel de distinguer Alterne de distique, de bifarié et d’épars, y. ces mots. Les feuilles du Tilleul et les rameaux de l'Oriuc sont Alternes.
Quant A l'insertion, certains organes peuvent être Alternes dans une disposition circulaire; ainsi les étamines sont Alternes dans les Rorraginées, par exemple, où elles sont en nombre égal des divisions de la corolle et leur .répondent; et le pétale est Alternatif avec les parties du calice, quand il est inséré à l'un des points qui séparent les lobes de ce calice.
ALTHÆA. bot. S. de Guimauve.
ALT11ËINE. Alcaloïde obtenu par Braconot, de l’analyse chimique de VAtthœa officinalis. Cette substance nouvelle a les plus grands rapports avec l'Asparagine.
ALT1IÊME. Althenia. bot. Ce G. nouveau, qui appartient à la Flore française, a été récemment établi par M. Pétit, pour une pl. fort humble et aquatique qui, par cette double cause, était restée inconnue. Le G. a été dédiée A la mémoire de B. Allhcn qui, vers le milieu du siècle dernier, a introduit la culture de la garance dans le midi de In France. Il fait partie de la fam. des Palamécs, Monœcic Monandrie, Lin. Son inflorescence est monoïque; les fleurs môles, entremêlées parmi les femelles. sont longuement pédicellées; le périgone est tridenlé; l'anthère est sessile. dressée, uniloculaire, et déhiscente par une fente longitudinale. Les fleurs femelles n’ont ni calice, ni corolle; les ovaires sont solitaires dans les aisselles des feuilles florales, alternes et disposés par trois vers le sommet; le stigmate est pellé, la capsule bivalve, monosperme, comprimée, indéhiscente, ailée sur ses bords. L’A. filiforme est une petite pl. de quatre A six pouces de longueur, qui croit parmi les gazons peu serrés; ses tiges, qui ne sont point susceptibles de s'élever A plus de huit ou dix lignes audessus de la surface de la terre, y demeurent rampantes.
Al, THÈME. AUheria. bot. Ce G. a été établi par Du Petit-Tliouars, qui l'a placé dans la faui. des Tiliacées, tout près des Waltheria, dont il se distingue surtout par ses capsules monospermes, au nombre de cinq. Il ne renferme qu'une seule esp., originaire de Madagascar.
ALTINGlA. bot. Lignum papuanum, Rumph. Grand Arbre originaire de l’Inde, que l’on rapporte à la fam. des Conifères.
ALT10K0N. bot. $. de Guimauve.
ALT1QUE. AUicus. rois. G. proposé par Comme rson, dont la Blennie sauteuse eût été le type, mais qui n'a pas été adopté.
ALTISK. Attira, ixs. G. de Coléoptères létramères, extrait par Geoffroy, du grand G. Chrysomela de Linné. Latreille le range dans la fain. des Galérucites. Scs caractères sont : antennes insérées entre les yeux, très rapprochées à leur base; pattes postérieures propres pour sauter. L'usage des membres postérieurs, dont les cuisses
»onl renflées, distingue ces Insectes des Crioeères, des Lu pères et surtout des Galéniques, qui ont avec eux beaucoup de rapports. Les antennes sont filiformes, plus longues que le prolhorax; celui-ci reçoit la tête qui est petite; les mandibules sont bidentées et les palpes maxillaires apparents. La forme générale de leur corps est hémisphérique ou ovale. Ces Insectes sont en général très petits. et ceux des pays exotiques atteignent à peine trois lignes. Leurs élylres sont lisses, luisantes et ordinairement ornées de couleurs métalliques brillantes; les Attises se rencontrent, en grande quantité, au printemps, dans les lieux frais et humides, sur les Végétaux et principalement sur les plantes |w>lagères, dont elles rongent et criblent les feuilles. Leurs larves prennent la même nourriture et huit aussi de grands dégâts; elles ont beaucoup d'analogie avec celles des Chrysoméles et des Criocères : quelques-unes font sortir du sommet de plusieurs petits tubercules, placés sur le dos. une liqueur odorante et acide. Les Nymphes ressemblent beaucoup à celles des Coccinelles, et restent quinze à vingt jours dans cet étal, avant de se métamorphoser en Insectes parfaits. Lesesp. sont très nombreuses, on les désigne vulgairement sous les noms de Sauteurs de Terre. Puces de jardins.
ALTORA. bot. S. de Clulia.
ALUCITADES. im. Leach a proposé sous ce nom, rétablissement d’une fam. de Lépidoptères qui aurait pour type le G. Alueilc.
ALUC1TE. Alucita. ms. G. de Lépidoptères nocturnes créé par Fabricius, et tellement désorganisé par luiméme qu’il n'est guère possible de le conserver tel qu'il l’a établi; nous adopterons les changements qu'y a opérés Lalreille. Les csp. auxquelles ce savant conserve le nom d’Alucite ont pour caractères : ailes supérieures longues, étroites, très inclinées, relevées en queue de coq à leur extrémité postérieure; langue distincte; palpes inférieurs ou labiaux avancés, avec un faisceau d'écailles allongées sur le second article; d'autres écailles sur le dessus de la tête, formant une sorte de toupet. Le G. Alucile est rangé par Lalreille dans la tribu des Tinéiles. L'A. de la Julienne, A. Julianella, peut être considérée comme type du G. Elle est petite, grise; les ailes antérieures sont de même couleur, et ont vers leur milieu une bande longitudinale brune et flexueuse. La chenille a seize pattes; elle est verte avec des |>oinls noirs et de petits tubercules du centre desquels s'élèvent quelques poils. Elle vit sur la Julienne, et enroule les feuilles de celle pl. pour s'en faire une enveloppe. Elle se métamorphose en Nymphe vers le milieu du printemps, après «Vire fait une petite coque soyeuse. — Le G. Alucite de Latreillc répond au G. Ypsolophe de Fabricius, et comprend les esp. que ce dernier nomme nemorum , un - •juiculatus, xylostei , etc. Les Alucites Deyccivila, i 'althella, /Seau mu relia , de Fabricius, et quelques autres, forment le G. Adèle de Latreitle. L'A. céréalelle, A. cercalclla , ou la Teigne des Blés, appartient au G. (JEcophore. L’A. grandie, A . y ranci ta , Fab., ou fausse Teigne des Liés, qu'il ne faut pas confondre avec la précédente, fait partie du G. Teigne.
A LL' CO. ois. N. Ane. de l’Effraie, Slrix fia mm en, L.. et de la liullole, Slrix ttluco , L. f/. Chui ette.
ALIINE ot ALL’YNE. bot. S. vulg. d' Absinthe.
ALULE. m». y. AILE.
ALTMINE. mit. Quoique la Chimie n’ait pu, jusqu'ici, réduire le Métal de l'Alumine, néanmoins on considère cette substance comme un Oxide métallique, et, d'après sa capacité de saturation, on a déterminé qu'elle devait contenir : Aluminium, 53,274; Oxygène, 40,750. L'Alumine pure est blanche , douce., onctueuse au toucher, insipide ; elle happe à la langue , et forme pâte avec l'eau; elle est infusible sans addition, exhale l'odeur argileuse par la vapeur de l'haleinc. Mêlée de Silice, elle forme les Argiles, dont la plupart sont extrêmement utiles dans les arts. Le Rubis, le Saphir et la Topaze d'Orient, qui sont, après le Diamant, les substances les plus dures, en sont presque entièrement formés. Combinée avec l’Eau, elle produit l'Alumine hydratée silicifère, l'Allopliane et le Diaspore. Avec l'Acide sulfurique et la Potasse ou l’Ammoniaque, on en obtient l’Alun. Avec l’Acide fluorique et la Soude, elle forme la Cryolite. Elle entre aussi, en grande quantité, dans la composition de plusieurs substances, telles que le Spinelle, le Feld-spatb. la Tourmaline, la Slaurolide, la Néphéline, la Pinite, le Mellite. etc. On a supposé Alumine pure, une substance friable, découverte à Halle, en Saxe; mais l'analyse a fait connaître qu’on devait la consolé rer comme une Alumine sous-sulfatée.
A LIMITE FLUATÊB AIR ALINE. P. CiTOLIT* d'Abildgnard, Kryolitii. Abildgaard. de Copenhague, a reçu ce Minéral, il y a environ vingt ans. du Groenland occidental. On ne l’a pas encore trouvé cristallisé régulièrement; il se présente sous la forme de masses concrélinnnécs, translucides, à cassure laminaire. La division mécanique parait donner, pour forme primitive, un parallélépipède rectangulaire; sa couleur est blanche ordinairement, quelquefois brune et rougeâtre; il est fusible à la simple flamme d'une bougie. Plus dur que la Chaux sulfatée, il l'est moins que la Chaux fluatée; il est translucide; et si on le plonge dans l’eau, il devient transparent, et présente l’aspect d’une gelée. Sa pesanteur spécifique est 2,041). Analyse, selon Vauqurlin Alumine, 21; Soude, 32; Acide fluorique et Eau, 47 : selon Klaproth : 24; ôtî; 40. Celte substance est associée au Fer oxydé, au Fer spathique, au Cuivre pyrileux, au Plomb sulfuré et au Quartz. On l'a trouvée à A rk.su t . près de Juliaua-Hopc, en Groenland, dans le Gneiss suivant Jnmeson.
Alumine hvdr \tEe smcirfcBE, Lelièvre. Substance ordinairement blanche, rarement jaunâtre, mamelonnée, granuleuse, très-friable, opaque. Dans quelques morceaux, on aperçoit de petites lames, tantôt faiblement, tantôt tout à fait translucides, qui donnent souvent des indices de cristallisation ; elle happe à la langue, et raie à peine la Chaux carbonatée. Quelquefois elle est, au centre, de couleur vert -pomme, d’aspect résinofde,et alors elle est hydrophane.Cc Minéral fait gelée avec les Acides, d’où il suit que la Silice y est combinée avec l'Eau , et & l'état de véritable Hydrate. On pourrait, d'après les caractères extérieurs, confondre l'Alumine hydratée avec le Zinc carbonate mamelonné, de Carinlliie, décrit par Deborn; mais traitée seule ail chalumeau, elle ne donne puinl une lueur phosphorique verdâtre, ni ne
ALU
couvre les branche» «le la pince qui relienl le fragment., lorsqu’on l’essaye au chalumeau, d’une poussière blanche, comme le fail celle dernière substance.
Lelièvre et Gillet- Laumont oui trouvé l’Alumine hydratée silicifère, dans une mine de Plomb, sur la montagne d’Esquerre, dans les Pyrénées. On en a trouvé aussi près de Schemnilz, en Hongrie. Voici l’analyse de celle d'Esquerrc, selon Berlhier : Alumine, 44,5; Eau, 40,5; Silice, 15; total 100; de celle de Schemnilz, selon Jvlaprotb. 45; 42; 14 ; total 10 1. C’est parmi les variétés de celte substance qu’on peut placer l'Alloptiane de Slromeyer. Sa couleur est d'un bleu céladon passant au vert-de-gris. Sa cassure est concholde.d’un éclat vitreux passant A l’éclat de la cire; elle est transparente, faiblement dure; sa pesanteur spécifique est 1,852-1,889. On la trouve soit disséminée, soit en concrétions, soit en petites masses, dans une roche ma r no- ferrugineuse, de transition. Slromeyer en a donné l’analyse : Alumine, 32,20; Eau. 41.30; Silice, 21,02; Cuivre carbonaté, 3,00 ; Chaux, 0.73; Chaux sulfatée, 0,52 ; Fer hydraté. 0,27; total 100. Ce Minéral fait gelée avec les Acides; et llaliy y a observé la division mécanique parallèle aux plans d’un prisme rbombovdal.
On n’a encore trouvé jusqu'ici cette substance qu'à Grafcnthal, dans le Saalfeld en Saxe, ou elle a été découverte par Reimnann et Raqunt. C'est aussi à l'Alumine hydratée silicifère qu’on peut rapporter une substance argileuse, blanc jaunAtre. découverte par Ménard de la Groyc, dans les carrières de la Triboulière, près de Neuville sur-Sarthe.
Vauquclin on a retiré par l’analyse : Silice, 47 ; Alumine 21; Eau, 50; Chaux, 2. Tondi donne le nomd’Alumine hydratée ail Diaspore. y. ce mot.
ALEMIXE MAGXESIÈE. V. SPIXELLE.
Alfmixe ski.latée. V. Mellite.
Alimixe phosphatée ou Wavkllite. C'est une substance blanche ou verdâtre , cristallisée en prismes droits, rbombotdaux , clivables parallèlement à leurs pans, dont la hauteur et la moitié de la grande diagonale sont comme les' nombres 11 et 5. Sa pesanteur spéc. est 2.33. Elle raye le calcaire, elle est rayée par le feldspath; elle donne par la calcination une eau acide qui corrode le verre; elle se gonfle et blanchit sur les charhou8; elle est attaquée par les acides. Sa composition est : Acide phosphoi ique 5G; Alumine, 34 ; Eau 27; Oxides de fer et de manganèse, 2; Chaux, 1. La W. a été découverte par le Dr Wawel dans les fissures des schistes argileux du Devon»hire,en Angleterre.
Alimixe plue. V. Alimixe socs-sulpatée.
Alimixe sous-self atee, Alimixe pi re, Aluminit. En masses compactes, réniformes et globulaires, lisses, ou légèrement mamelonnées, d’une couleur blanchâtre, douces au toucher, à fracture terreuse, tendres, opaques, happant faiblement à la langue, friables. Sa pesanteur spécifique est 1,009. suivant Schreiber.
Son analyse a donné à Slromeyer : Alumine, 30; Acide sulfurique, 24; Eau, 46; elle a été trouvée d'abord daus un jardin à Halle, en Saxe ; ensuite on en a observé à Newhaven, dans le comté de Sussex, en Angleterre, parmi les fissures de la Craie. C’est celte substance qu’on avait supposé être de l'Alumine pure.
Alimixe sulfatée. En masses blanches, fibreuses, solubles et non cristallisables; d’une saveur acerbe; donnant de l'eau par la calcination; solution aqueuse précipitant par l’ammoniaque une matière gélatineuse, qui se redissout par la potasse et la soude. Sou analyse a produit : Acide sulfurique, 40; Alumine, 17; Eau, 30.5; Potasse, 4,5; Melantéritbe, 2. Celle substance se trouve dans les solfatares de la Guadeloupe, d’où elle nous a été envoyée par le docteur Lhcrininier; elle serait line matière précieuse pour la fabrication de l'Alun si elle était plus abondante, car il ne faut que la dissoudre et y ajouter un peu de potasse pour la convertir entièrement en Alun.
Alimixe sulfatée alkalixe, nommée vulgairement Alun. Cette substance minérale ne s’est jusqu'ici présentée dans la nature qu’en efflorescences , ou eu petites masses fibreuses et concrétionnées, sur des roches schisteuses, des Schistes, des Argiles schistoUles, des Schictes bitumineux, des Houilles et quelquefois des laves. Elle est composée d’acide sulfurique 54,23; d'alumine 10,80; de potasse 9,81 ; d’eau 45, 00.
On ne peut en obtenir de Cristaux qu'à l’aide de la Chimie. C'est d'après ces Cristaux que Uauy en a déterminé la forme primitive, qui est l'Octaèdre régulier. La couleur de l'Alun est blanche ; sa saveur douceâtre et astringente. Il rougit la teinture de Tournesol; il est plus soluble dans l'Eau froide que dans l'Eau chaude; sa réfraction est simple. On trouve ce Sel en petites masses, composées de longs filaments soyeux, d'un blanc éclatant, dans Pile de Milo, d’où il a été rapporté par Tournefort ; à la surface de certains Schistes alumineux, dans plusieurs localités, et sur la Houille à Gollwig, en Autriche. On le rencontre aussi dans des lieux évidemment volcaniques, tels qu'à la Solfatare de Pouzzoles, et dans le cratère de Yulcano, dans les Iles Éoliennes. A la Tolfa et à Monliéri, en Toscane, on l’extrait de l’Alunite.
Nous ne donnerons point ici de détails sur la manière dont on prépare l'Alun, ce serait empiéter sur la Chimie appliquée aux arts, et sortir du cadre que nous nous sommes tracé. Les usages de celle substance sont nombreux et généralement connus, llauy place comme appendice à l'Alumine sulfatée alkaline, le Schiste alumineux noir. — Nous croyons devoir aussi y placer le beurre de Montagne, qui n’est autre chose que l'Alun même, souillé de Fer oxydé. Celle dernière substance est blanche , grise ou jaune. On la trouve en petites concrétions. Sa cassure a un éclat résinoïde. Sa fracture est imparfaitement lamdleuse; elle est translucide sur les bords, d'un aspect gras. On la trouve parmi les roches aluuifères, dans File de Dornholm, Baltique; à Muskcm, et près de Saalfeld, en Allemagne, et aux rivages du Jenisey, en Sibérie.
ALÜMINITK. mix. y. Alimixe sous-at lestée.
ALUMOCALC1TE. mix. Cette substance a quelque ressemblance avec le Collyrite, et se trouve également dans l'Eczgeburge; elle a l'éclat du verre; elle est d’un blanc de lait, tirant sur le bleu ou le jaune; plongée dans l’eau elle acquiert une sorte de translucidité, sa dureté n'est pas considérable , elle happe fortement à la langue ; chauffée dans un tube de verre, elle pétille
et éclate en petit* fragment*, en laissant dégager des vapeurs d'eau ; elle est attaquée par l'acide hydrochlorique. Elle a donné par l'analyse chimique : Silice, 8C,G0; Chaux, 00,23; Alumine. 02,25; F.au, 01,92.
ALI’ N. mx. y . Ali «ixe sulfatée alkalixe.
Au x d* Angleterre , de Fabrique, du Levant, de Pli me. de Rouie, de Ro»e, natif, Scajole. V. Alumine SULFATEE ALKALIXE.
ALl’NITE. Alaunatein. min. W. Pierre de la Tolfa. C'est ù Cordier que nous sommes redevables d’avoir fixé nos Idée* sur celle substance que HaUy a placée, parmi les esp. minérales, à la suite de l'Alumine sulfatée alcaline. L’Alunite a pour forme primitive un rhomboïde très-obtus, qu’on serait tenté de confondre avec le cube. Le* angles, que les faces font entre elles, sont d’environ 89 et 91 degrés. Le rhomboïde est divisible dans le sens d'un plan perpendiculaire A Taxe. On ne connaît jusqu'ici que deux variétés de Cristaux : la primitive et la basée. Les Cristaux sont quelquefois diaphanes et transparents , souvent demi-transparents et colorés en blanc -jaunâtre, ou grisâtres, ou roses; quelquefois ils sont recouverts superficiellement d’une pellicule ferrugineuse. L’éclat de l'Alunite est très-vif : sa cassure très-nettement laminaire dans le sens perpendiculaire â l’axe; dans les autres sens, on aperçoit à une vive lumière les indices de la division mécanique. Sa dureté est médiocre; elle raie la Chaux carlmnatée, est rayée par la Chaux fluatée ; elle est aigre et facile â casser; ses fragments sont réguliers; sa réfraction est double, d'après les expériences de Biot ; sa pesanteur spécifique est 2,754. Par une calcination modérée, elle donne d'abord une odeur sulfureuse, et acquiert ensuite une saveur alumineuse.
On la trouve ordinairement en formes indéterminables; elle est même compacte, semblable au silex, blanchâtre et opaque, scintillant avec le briquet, tantôt compacte, à cassure un peu terreuse, colorée légèrement de rose, et tantôt tout à fait terreuse. Maraschini et Lucas Font rencontrée, dans une veine, à la carrière dite Cava-Ballotta , sous forme bacillaire, ou fibreuse. Les variétés compactes sont plus ou moins silicifères. Elle existe aussi à la Tolfa, à quinze mille mètres de Civita-Vecchia, ù Montone, à la Solfatare, près de Naples, dans File d’Iscbia, dans Pile de Lipari,à Vuleano, en Italie, en Auvergne, et notamment au Monl-d’Or. Celle de Hongrie, sur laquelle Beudant vient de publier tics Observations très importantes, est connue dès longtemps. L'Alunite de la Tolfa, qui est la plus anciennement connue, asongisemenldansuntrachileà Cristaux volumineux de Feldspath. Les terrains sont volcaniques aussi dans les autres localités. Voici l'analyse, par Cordier, de l'Alunite cristallisée de la Tolfa : Acide sulfurique, 55,195; Alumine, 39,034; Potasse, 10,021 ; Eau, 14,830; Fer oxydé et Silice, traces.
ALUNOGÈNK. «ix. y. Alumine sülfatEe.
ALLRNE. Alurnua. ixs. G. de Coléoptères télramères, établi j Kir Fab. sur quelques esp. étrangères, et réuni par Lalreille au G. llispe.
ALI-RUS. «am. Nom donné vulg. à la Civette.
ALUTÈRE. A /utérus, rois. Sous genre établi par Cuvier. pour quelques esp. de Balisles, qui ont une seule
I épine à la nageoire dorsale, et le bassin entièrement caché sous la peau.
ALCYNE. bot. y. Alüixe.
! ALVÉOLE, eool. On nomme proprement ainsi des ; cavités qui reçoivent les racines des dents. Elles sont creusées dans les os des mâchoires. Tous les vertébrés, à l’exception des Fourmiliers, des Pangolins, des Baleines et des Oiseaux, ont les racines de leurs dents implantées dans des Alvéoles. Chez ceux-ci, le système dentaire, que représente la substance cornée qui revêt | le bec analogue des mâchoires, est extérieur et ne s'implante point dans les maxillaires, y. Dext, article où sera développée la manière dont Geoffroy envisage la dent. Dans le jeune âge il n’y a point d’Alvéoles; c’est un sillon dans lequel sont rangés les germes dentaires; les cloisons se font plus tard, et l’Alvéole se trouve ainsi complète : dans les dents d'apparition tardive, les dernières molaires, par exemple, la jeune dent se forme et se creuse une Alvéole, en écartant les laines osseuses du maxillaire à mesure qu'elle croit. Les dents de remplacement détruisent la cloison qui les séparait de la dent de première dentition, et en occupent ainsi l'Alvéole. Les dents incisives et canines ne sont formées que par un seul germe dentaire, et par suite n'ont qu'une Alvéole. Les molaires, qui sont composées de deux ou d'un plus grand nombre de germes, ont un nombre proportionné de loges alvéolaires. L'Alvéole privée de sa dent se resserre et s’efface.
On donne aussi le nom d'Alvéoles aux cellules que se construisent les Guêpes et les Abeilles pour y renfermer leurs provisions, et élever leurs larves.
On a encore donné ce nom à des corps fossiles, pierreux, concaves d'uu côté, convexes de l'autre, souvent isolés, quelquefois réunis lorsqu'ils n’ont pas éprouvé d'accidents, et s’enchâssant les uns dans les autres, comme des Godets un peu inégaux, de manière â produire parleur réunion uncône rarement entier, parce que ses parties supérieures manquent, ou qu'il s'est moulé dans une cavité, dont le creux était en cône tronqué. On a imaginé plusieurs suppositions singulières, sur l'origine de ces corps. On sait aujourd’hui qu'ils se sont formés dans la cavité des Bélemnites, et qu’ils ont fait partie constituante de ces dépouilles anciennes de Mollusques. Selon Cuvier , les G. Amimone , Callirrhoé et Chrysaore de Monlfort, ne sont que des réunions ou piles d'Alvéoles.
Quelques auteurs ont aussi donné le nom d'Alvéoles cylindriques aux Orlhocératiles.
ALVÉOLÉ. Creusé de fossettes placées symétriquement les unes à côté des autres, et approchant par leur forme, des Alvéoles des Abeilles ; ainsi la graine est Alvéolée ilaml'Anthirrhinuin, le Papoter , etc.; Icclinanthe est Alvéolé dans VOnopordum aeanthinum.
ALVÉOL1NK. «oll. Sous-genre établi par d'Orbigny dans les Entomostèquea. y. ce mol.
ALVÉOLITE. Alreolia. pol. ross. G. de l’ordre des Milléporées, dans la division des Polypiers entièrement pierreux, établi par Lamarck. Les Alvéolites se présentent en masses encroûtantes ou libres, formées de couches nombreuses, concentriques, se recouvrant les unes les autres; chaque couche est composée d'une réunion
de cellules lulpjleuscs, alvéolaires, presque prismatiques. un peu courtes, contiguës, parallèles, et offraut un réseau à l'extérieur. La plupart de ces Polypiers ne sont connus qu’à l’état de fossile. O G. a été nommé Alreolia par de Blainville, pour le distinguer, peutêtre, de celui auquel la France a conservé le nom d’ Alvéolites, donné par Rose à des Mollusques qui entrent dans le genre Discolilhe, regardé à tort comme faisant partie des Polypiers. Les espèces de ces G. diffèrent de celles qui ont servi à Lamarck pour établir son genre Alvéolite.
A. xadrEporacEk. A. tnandreporacea, Lamx.Gen. Polyp. p. 40, tab. 71, fig. 0, 7, 8. Ce Polypier fossile, commun aux environs de Dax, a l’aspect d’un Madrépore allongé, roulé, à cellules non saillantes, tubuleuses, rondes, pentagones ou hexagones, et par couches superposées les unes au-dessus des autres.
A. excboitaxte. A. inscrustans, Lamk. Anim. sans vert. T. il. p. 187. Elle enveloppe et encroûte des corps marins d’une seule couche de tubes serrés, présentant une surface A réseau assez fin, de mailles petites, inégales, pentagones ou hexagones.
Les A. esc ha roule * et suborbic ularis, décrites par Lamarck. ont été trouvées fossiles aux environs de Dusseldorf.
ALVIES. bot. N. vulg. du Pin cembro.
ALV1N. rois. Jeunes Poissons qu’on emploie pour peupler les étangs d’eau douce. On appelle Alvinage l’introduction de ces sortes de colonies ; l’Alvinage a ses règles et ses époques, d’où dépend sa réussite.
ALVOLON. bot. N. anc. delà Menthe pouillot.
ALYDE. Alydus. ms. Hémiptères; G. établi par Fab. d’après quelques esp. exotiques. Ces insectes, que Latreille réunit au G. Corée, en sont distingués, selon Fabricius, par les caractères suivants -. antennes de moyenne longueur, insérées en avant des yeux, avec le premier article grand et le dernier très-allongé et arqué; tète triangulaire, pointue en avant; yeux très-saillants; ocellés assez rapprochés; corselet élevé en arrière, mais peu élargi; écusson triangulaire; corps allongé; pattes moyennes; cuisses postérieures longues, renflées, arquées. Ce G. est assez nombreux, composé d’esp. de moyenne taille, à couleurs obscures, et qui paraissent répandues sur tous les points du globe.
ALYKIU’IK oc ALIEKRL'K. *oll. N. vulg. de quelques coquilles du G. Sabot.
ALYSELMINTHE. Alysclminthus. ixt. En 1800, Zéder a proposé ce nom pour remplacer celui de Ténia. Dans un ouvrage publié en 1803, il a fait usage du mot Halysis, à la place de celui d’Alyselminthe.
ALYS1CARPE. Alysicarjms. bot. G. de la fam des Légumineuses. Diadelphie Décandrie, L., proposé par Desvaux pour distinguer les Sainfoins dont la gousse est articulée, cylindrique; le calice est campanulé, à cinq découpures régulières; tels sont : V Hedysarum bu plerri folium , H. salici folium , etc. Ce G. avait d’abord été désigné par Jaumes St. -Hilaire, sous le nom de HalHa, déjà donné parThunberg à des pl. tout à fait différentes.
ALYS1DIE. Alysidiutn. bot. G. de Mucédinécs. fondé par Kunze, et auquel il donne le caractère suivant :
1 DICT. DES SCIIXCES XAT.
filaments réunis et groupés, droits, simples. |>ellucides. articulés ; articles ovales, se séparant et formant des sporules.
ALYS1E. Alysia. ixs. Hyménoptères; G. fondé par Latreille, et rangé par lui dans la fam. des Ichneunionides. Caractères : mandibules en carré irrégulier, grandes et écartées, tridentées à leur extrémité. Les palpes maxillaires, allongées et filiformes, offrent six articles, et les labiaux n'en ont que quatre ; la lèvre et les mâchoires sont membraneuses; la tète est transverse, large; les antennes sont allongées, presque grepues, et formées d’un grand nombre d'articles ; l’abdomen, vu en dessus, paraiL inarticulé, ou formé au plus de trois segments; la disposition des nervures de l’aile antérieure est à peu près la même que dans le genre Bracon ; enfin la tarière est assez saillante. Ce G. n’a encore qu’une esp. : l’A. stercoraire, A. stcrcoraria, Lat., lehneumon maiulu calor , Panz. Fasc. 72, tab. 4, qui est le même que le Cryptua manducator de Fabricius. Ses antennes sont un peu velues, son corps noir, et ses pieds fauves. On le rencontre en France et en Allemagne, le plus souvent sur les excréments humains, où la femelle dépose ses œufs, suivant l’observation de Latreille. Elle n’est pas rare aux environs de Paris. Illiger avait établi ce G. sous le nom de Cechenus.
ALYSON. Alyton. nrs. Hyménoptères; G. établi par Jurine qui lui assigne les caractères suivants : une cellule radiale, ovale, trois cellules cubitales : la première grande ; la deuxième plus petite, pélioléc, recevant près de son origine la première nervure récurrente; la troisième presque pentagone, très éloignée du bout de l'aile, et recevant la seconde; mandibules larges, tridentées; anteunes filiformes, roulées vers le bout, composées de douze anneaux chez les femelles et de treize chez les mâles.
Les Alysons ressemblent aux Mellines par le nombre des cellules cubitales, mais en diffèrent par le pétiole de l’une d'elles. Ils s’en distinguent encore par l'abdomen non rétréci à la base eu un pédicule allongé, et par la petitesse de la pelote terminale des tarses. L'allongement de la partie antérieure du thorax, et les antennes roulées en spirale les rapprochent des Pompiles, tandis que le prolongement de celte partie en arrière, et la forme de l'écusson du métathorax leur donnent quelque ressemblance avec les Arpactes ou les Gorytes de Latreille. Ils avoisinent aussi les Nyssons par la seconde cellule cubitale pétiolée ; mais ils en diffèrent par d’autres caractères assez tranchés pour autoriser leur séparation en un genre distinct, que Latreille range dans la fam. des Crabroniles. Ces insectes se trouvent sur les feuilles et les fleurs. Fabricius en avait réuni deux esp. au G. l’ompile, sous les noms d’ Unicornis et de Fuscatus.
ALYSSON. Alyêsum. bot. G- de la fam. de* Crucifères, Télradynatnie Siliculeiise, L. Caractères : calice composé de quatre sépales égaux entre eux; pétales onguiculés ; filets des étamines offrant quelquefois une petite dent latérale ; siliculc orbiculaire . comprimée , ovoïde, terminée par une petite pointe formée par le style; les deux valves planes ou convexes; cloison trèsétroite; chaque loge contenant une ou deux graines