‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 26 sur 125 · US · texte numérisé non relu

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comprimées. quelquefois même membraneuses; les deux cotylédons arcombants. Les esp. rapportées à ce G. sont au nombre d'à peu près cinquante. Ce sont des herbes ou de petits Arbustes, à feuilles entières et à Heurs en épis opposés aux feuilles. De Candollc les a partagées en quatre sections ou sous-genres, qu'il a nommées et caractérisées ainsi • 1° Adyslto*. Fleurs jaunes ; filets desétainincsdentés; 2° Avodoxtf.a. Fleurs jaunes; filets des étamines sans dent; 3° Lobuaria. Fleurs blanches; filets sans dent; 4® Odoxtostfiox. Fleurs blanches; filets dentés.

ALYTOSPORE. Alyloaporum. noT.ee G. de la Cryptogamie, créé par Linck, a été réuni au G. Sporolrichum.

ALYXIA. bot. S. de Gynopogon.

ALZATF.E. Alzatea. bot. Ruiz et Pavon ont donné ce nom à un Arbre du Pérou , qu'ils ont figuré Flor. perur. tab. 341. D'après leur description, ses Heurs, dépourvues de corolle, présentent un calice coloré, supère, persistant, à cinq dissions ovales, auquel s'insèrent cinq étamines alternes avec ces divisions; un seul style surmonte un ovaire obeordiforme, qui devient une capsule de forme semblable, à deux loges et s'ouvrant en deux valves; chacune d'elles porte, dans son milieu, la moitié de la cloison , sur le bord de laquelle sont attachées, les unes au-dessus des autres, des graines nombreuses, un peu membraneuses dans leur contour. Le port de cet arbre à feuilles opposées, à Heurs en corymbes. semble ainsi que ses caractères devoir le placer dans la fam. des Rhamnées, auprès du Célaslrus, et peut-être même dans ce genre.

AMADAVA, ANANDAYA oi AMADAVAD. ois. F. Gbos- Bec.

AMADEA. bot. $. d'Androsace.

AMADINA. ois. Swainson a proposé la formation de ce G., dans le groupe des Fringillaires, pour le Loxia fasciata de Gmelin. Ce G. aurait pour caractères : un bec court, large, conique, non bordé; des ailes courtes et arrondies; la première rémige fausse et petite, la deuxième et troisième presque égales et les plus longues de toutes ; la queue courte, égale ou arrondie.

AMAD1S oc l’AMIRAL AMADIS. üoll. F. Côtvs.

AMADOU rr AMADOUAI ER. bot. F. Agaric des Piiarm ac i es et Roi. et.

ANAIOUA oo AMAJOVA. bot. Rubiacées; G. établi par Aublet. et qui se compose maintenant de trois esp.. toutes originaires de la partie équinoxiale de l’Amérique; caractères : calice supère, d’une seule pièce, à six dents et caduc; corolle à tube renflé, à limbe profondément divisé en six lobes égaux et étalés; six étamines très-courtes, attachées et renfermées dans le tube de la corolle; ovaire infère; un style; un stigmate renflé. Le frtiit est une l>aic à deux loges polyspermes. Arbres ou Arbustes à feuilles très-entières, opposées ou tentées ; Heurs terminales en corymbe ou en capitule.

AMALGAME, un. C'est ainsi que l’on nomme vulgairement les alliages dans lesquels le Mercure entre comme composant principal. On appelle Amalgame natif la combinaison naturelle du Mercure avec l’Argent. F. Merci rk argertal.

AMALI. bot. S. de Verbésine hiflore.

AMALLOI’ODE. Amallopodcs. ixs. G. de la fam. des Coléoptères lamellicornes de Latreille, institué par Lequien.qui le caractérise ainsi : antennesfiliformes, atteignant la moitié dos élytres, composées de onze articles cylindriques, dont le troisième est un |ieu plus long que les autres; palpes inégaux avec leur dernier article ovale et tronqué; mandibules assez longues, fortes, arquées, dentées intérieurement, ayant une échancrure au côté externe; labre petit; tête marquée d'une ligne longitudinale, enfoncée; corselet transversal, carré, dilaté à ses angles antérieurs, prolongé en une épine forte, aigue, recourbée en arrière, avec les angles postérieurs arrondis ainsi que l’écusson; élytres un peu ovalaires, plus larges nu milieu et à l’extrémité, avec un angle suturai, rentrant, sans épine à la suture; pattes longues, égales; cuisses inuliqiies; jambes antérieures presque lisses; les intermédiaires et les |iostérieiires munies intérieurement d'une double rangée d'épine.»; tarse# sans brosse* en dessous; le premier article allongé, plus long que les deuxième et troisième réunis; ceux-ci courts, égaux, triangulaires; le quatrième très-grand, aussi long que les trois autres ensemble. Ce G. se place naturellement entre le Titan et le Ctenosceli». L'unique esp.. A. Scabrosusj est originaire du Chili; il est entièrement d'un brun-marron un peu plus pâle en dessous; il a les yeux noirs, les élytres fortement chagrinées avec quatre lignes faiblement élevées sur chacuue. Sa taille en longueur est de deux pouces et demi, et un pouce en largeur.

AMALOUASSE. oi$. S. vulg. de Pie-Grièche grise.

AMALOUASSE-GARE. ois. S. de Gros-Bec.

AMALTÉ. Amalthcus. moi.l. G. établi par Monlfort pour un Nautile qui se rapporte au G. Planulite ou Discorbe de Lamarck , et qu’il appelle A ma lté perlé , A. margaritalus . Ce Fossile se trouve aux environs d'Anvers. F. Discorde.

AMALTHEE. bot. Fruit de certaines pi. de la fam. des Rosacées chez lesquelles le calice ne devient pas charnu après la floraison , comme cela a lieu ordinairement dans les pi. de celte fam. Tel est le fruit de l'Aigreinoine.

AMALUS. A male. ixs. G. de Coléoptères létramères placé par Sclionberr dans la fam. des Curculionidcs. Caractères : antennes insérées vers le milieu de la trompe, de onze articles, dont les quatre derniers forment une massue allongée; trompe assez épaisse, quoique allongée; mandibules armées de dents aigues; corselet un peu plus long que large, plus étroit et tronqué aux deux Inuits; corps ovalaire, élytres oblongues, recouvrant des ailes et l'anus; cuisses allant en s'épaississant vers l'extrémité ; jambes droites, munies d'un | petit crochet, te G. a été fondé sur l'inspection de (mis esp. nouvelles, recueillies en Allemagne.

AMAN DA VA. ot». F. Amadava.

AMANDE, bot. Les botanistes n'attachent point à cc mol le mémo sens qu'on lui attribue dans le langage orj dinaire. L'Amande est. pour les gens du inonde, la graine renfermée dans l'intérieur des noyaux, tandis qu'en botanique, on réserve ce nom à la partie de la graine renfermée dans l’intérieur du tégument propre ou de répisperate. Or, l'Amande peut être formée par l'em-

hryon seul, comme Hans le Haricot et la Fève, ou par l'etnbryou et un autre corps qui l'accompagne et qui porte le nom d’Endosperme , comme dans le Ricin, le Blé, le Mais, etc. T. Esbryox. Erdosperjie.

AMANDE, soi.!.. N. VUlg. d’un Mollusque et de trois Coquilles bivalves des G. Arche et Cythérée. L'Asaxde ouCAiE-rEriLLEesi la t enus pectinata , L., Cytherea pectinata , Lamk. L'Amaxde a r.ii-s est I 'Area lacereta, L. L'.<%axde nom est Y Area fnsea , Br. Enfin Planais a donné le nom d'AiANOE de «eu, Amygdala marina, à l’Animal de la Dullœa aperta.

AMANDE D’ANDOS. bot. Semences des Lecythisolcaria et Zabucajo, dont les fruits sont vulgairement nommés Marmite de Singe.

AMANDE DE MER. ioll. Esp. de G. Bulle.

AMANDE DE TERRE, bot. N. vulg. des graines d 'Arachys hypogea, L., et des Bulbes du Cyperus œscul en tus, L.

AMANDIER. Amygdalus. bot. Rosacées; Icosandrie Monogynie, L. Ce G. renferme des Arbres ou des Arbrisseaux, il feuilles étroites, lancéolées, accompagnées de deux stipules subulées ; leurs fleurs, qui s'épanouissent de très-lmnne heure, paraissent avant les feuilles; leur calice est campanule, à cinq lobes obtus ; leur corolle offre cinq pétales égaux; il y a une trentaine d’étamines. Le fmit est line drupe charnue, globuleuse ou allongée, marquée d’un sillon longitudinal, renfermant un noyau, dont la surface est creusée de sillons irréguliers et profonds. Ce G. ne diffère de l'Abricotier que par son noyau rugueux et sillonné. 11 renferme deux espèces principales.

A. c:o»«rx, Amygdalus commuais, L., originaire des contrées mér. de l'Europe; c’est un Arbre qui peut acquérir une hauteur de vingt-cinq à trente pieds. Ses fruits sont ovoïdes, allongés, un peu comprimés, tonienteux et verts; leur chair est coriace et peu épaisse; on en distingue deux variétés principales : celledonlles Amandes sont douces, et celle qui produit des Amandes mnères. La première présente encore deux sous-variétés,suivant que la coque osseuse qui environne l'Amande est très-épaisse et très-dure, ou suivant, au contraire, qu'elle est mince, tendre, et se cassant facilement. Les Amandes douces sont d’un goût fort agréable, surtout lorsqu'elles sont encore vertes et fraîches; elles sont fort nourrissantes. Lorsqu'elles sont sèches, on prépare avec elles différentes boissons, telles que l'émulsion, le sirop d'orgeat, etc.; elles renferment presque la moitié de leur poids d’une huile douce très-limpide, qui se conserve longtemps sans se rancir, et qui est fort employée dans l'usage médical. On fait aussi, avec les Amandes, des Dragées, des Gâteaux et d’autres friandises.

A. pêcuer, Amygdalus per sic a, L., offre A peu près le même port que le précédent ; il est originaire de la Perse et naturalisé aujourd’hui en Europe. Il diffère de l’Amandier particulièrement par son fruit presque globuleux, dont la chair est épaisse et succulente. Cet Arbre, que l'on cultive abondamment dans les jardins, à cause de l'excellence de ses fruits, fleurit dans les mois de mars et d'avril. Il présente une multitude de variétés, relatives à la grosseur, à la forme, à la saveur, elc., de son fruit. Il n'entre point dans le plan de

ce livre d'énumérer ici ces nombreuses variétés ; nous nous contenterons de dire qu'elles se rapportent ^quatre sections principales : — Première section, peau velue, chair fondante, se détachant facilement du noyau, telles sont la grosse Mignonne , la Pêche de Malte . la Belle de Titry, YAlberge jaune, le Téton de Ténus,cic.\ — Deuxième section, peau velue, chair adhérente au noyau : on désigne, en général, les variétés de celte section sous le nom de Paries ; ce sont les Pcrsecs delà France méridionale ; — Troisième section, peau lisse, chair se détachant du noyau ; — Quatrième section, peau lisse, chair adhérente : celte section renferme les Brugnons.

Les Pêchers se cultivent de deux manières principales, en plein vent ou en espalier. Pour obtenir des sujets, on se sert de deux procédés, ou bien on plante les noyaux de Pèche dans l’année où ils ont été récoltés, ou bien on greffe les var. que l’on désire obtenir sur les jeunes Amandiers.

Les voyageurs ont donné le nom d’ Amandier à quelques Arbres exotique* dont les fruits ont plus ou moins de rapport avec uos Amandes; ainsi l'on a appelé : A. des Bois, à St.-i>omingue. YHypocratea Cemesafu. A. de Biexavista, au Pérou, le Pourouma d’Aublct. A. d'Ixde, à l'ile Maurice, le Terminalia Catalpa , L.

AMANIER. .1 ma non. bot. Auhlet sous ce nom a décrit et figuré (Plant, guyan. lah. 101) un grand Arbre qui croit dans les forêts de la Guiane. D’après sa description, les feuilles sont alternes, munies à leur base de deux stipules caduques; les fleurs petites, verdâtres, disposées à l'extrémité flexueuse des rameaux en fascicules alternes et sessiles qu'accompagne une bractée. Il n’y a pas de corolle. Le calice, fort petit, se partage profondément en cinq parties égales; cinq anthères alternes avec ces parties, larges, presque sessiles, s’insèrent au-dessousde l'ovaire qui. relevé de trois angles, sc couronne d'un stigmate triangulaire et concave. II est placé dans la fam. des Eupborbiacées.

AMANITE. Amanita. bot. Dillen avait donné ce nom aux Champignons que les auteurs contemporains ou un peu postérieurs, tels que Nicheli, Toumefort. Vaillant. Haller, etc., désignaient sous le nom de Fungus, et qui correspondent aux Agarics slipilés de Linné. Haller, qui. dans ses premiers ouvrages, avait adopté le nom de Fungus , s'est servi dans son Histoire des pl. de la Suisse de celui d'Amanile pour indiquer les Agarics à pédicule central. Jussieu et Lamarck ont employé ce mot dans le même sens; mais le nom d' Agaric, donné par Linné, a prévalu, et le nom d'Amonita a été réservé par Persoon à un G. démembré des Agarics, et caractérisé par une volva qui enveloppe plus ou moins complètement le Champignon dans sa jeunesse, et qui persiste entièrement ou en partie à sa base. Ces Champignons ont, comme les Agarics, un chapeau distinct, soutenu par un pédicule central, et garni, en dessous, de lames ou feuillets de longueur inégale, qui supportent de petites capsules (thcca) renfermant six à huit graines ou sporules. Presque toutes les esp. croissent sur la terre, dans les bois. Fries réunit ce G. aux Agarics ; mais il en distingue deux sections principales : l'une, comprenant les Amanita proprement dites, est caracléri-

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