‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 33 sur 125 · A DI P · texte numérisé non relu

A DI P

que, et se doune aux plantes qui végètent dans IVau comme sur la terre, le nombre en est assez considérable, particulièrement dans les pays chauds.

AM PII lit) K. boll. / . Ambrée et Ambrettb.

AMPHIBIENS. Ordre de Reptiles dans lequel De Blainville a placé tous ceux qui se distinguent par une organisation oslèologiqiie toute particulière et différente de celle des autres Reptiles, par le mode d'articulation des vertèbres, surtout celle de la tète pourvue d’un double condylc, en un mot par toutes les parties du squelette et par suite du système myologique. Ils ont un corps très-diversiforme. quelquefois très-court et déprimé, d’autrefois lacerliforme et même scrpenliforme, à queue entièrement nulle ou assez longue, à tète peu ou point distincte ; ce corps est pour\ u de deux paires de membres ou d'uue seule paire, ou entièrement nullipède, couvert d’une peau constamment nue ou plus ou moins muqueuse. Les Amphibiens sont divisés par De Blainville, en trois ordres : les Batraciens, les Pseudosaurieus, et les Pseudophidiens.

AMPHIBIOL1TES. zool. On a quelquefois appelé ainsi des débris fossiles d’ Animaux Amphibies ou censés Amphibies.

AMPHIBOLE, xix. Espèce minérale de la classe des Substances terreuses, et l'une des plus remarquables par le grand nombre et par la diversité de ses modifications. Sous ce nom d’ Amphibole viennent s'identifier aujourd'hui des corps que les minéralogistes ont d’abord rapprochés dans une même famille, celle des Sqfiorls, d'après des rapports vagues et insignifiants, et qu'ils ont ensuite, sur la foi de caractères aussi peu décisifs, séparés en trois espèces distinctes : la Hornblende, le Strahlstein ou l'Aclinole des Français, et la Trèmolite ou tirammatite. Leur nouvelle réunion, opérée par la Cristallographie, a pour fondement ce qu'il y a de plus précis et de plus invariable dans les caractères qui tiennent de près à l'essence des Minéraux, savoir : l'uniformité de structure et l'unité de molécule intégrante.

L'Amphibole est distingué des autres substances connues par sa forme primitive, qui est celle d'un prisme rhomboldal oblique, dans lequel les pans les plus inclinés font entre eux l'angle de 124° 54'; l’incidence de la base, sur l’aréte de jonction des mêmes pans, est de 104° 57'. La hauteur du prisme est déterminée par une condition géométrique, â laquelle satisfont généralement toutes les formes primitives de ce genre, et qui consiste en ce que le point le plus lias de la base supérieure et le point le plus élevé de la base inférieure soûl de niveau, lorsque l’axe du prisme est situé verticalement. Ce prismeest divisible suivant des plans menés par les diagonales des bases.

Tels sont, d’après Ilauy, les caractères spécifiques de l’Ampliibole, les seuls qui ne soient point sujets à varier par la présence des principes étrangers au Minéral. (J Liant aux autres propriétés, elles sont, comme on le > erra plus bas. plus ou moins influencées par les altérations que produisent les mélanges accidentels, et d’où résultent toutes ces modifications d’aspect qui ont trompé les partisans des caractères extérieurs. Voici d'abord, en peu de mots, le signalement des prétendues

espèces, ci-dessous dénommées, et que Hauy a réunies en uue seule. Les cristaux noirs ou d'un noir-brunâtre appartiennent à la Hornblende. Les cristaux translucides, d'un vert plus ou moins foncé, et quelquefois d'un blanc-verdâtre, se rapportent au Slrablslein ou àl'Aclinote : ils sont, en général, d’une forme plus allongée que ceux de Hornblende. La Trèmolite ou Gramuiatile comprend les cristaux blancs, blanc jaunâtres oud’uti gris-cendré, ayant souvent une teinte de verdâtre et un éclat qui lire sur le nacré.

La pesanteur spécifique de ces divers cristaux varie depuis 3 jusqu'à 3,3. Le tissu de l'Amphibole est ordinairement très-lamclleux cl Irès-éclalant. Ce Minéral raie le verre; il donne difficilement des étincelles par le choc du briquet; il est fusible au chalumeau en verre noir, en émail grisâtre, ou en émail blanc et bulleux. suivant que le fragment éprouvé provient d'uue Hornblende, d'un Aclinote ou d'uue Trèmolite. Les variétés, d'une couleur noire, agissent sur l'aiguille aimantée.

Nous offrirons ici le rapprochement des analyses de l'Amphibole du cap de Gales, de l'Aclinole du Zillerthal et de la Graminatite blanche du SHjothard, par Laugier; la première a donné : Silice, 42; Chaux, 9,8; Magnésie, 10,9; Alumine. 7,09; Oxyde de Fer, 22.09; Oxyde de Manganèse, 1,15; Eau, 1,92; Perte, 3.58. La seconde : Silice, 50; Chaux, 9,75; Magnésie, 19,25; Alumine, 0,75; Oxyde de Fer, 11,00; Oxyde de Chrome, 5,0; Eau, 3,0; Perte, 1,25. La troisième : Silice, 41; Chaux, 15; Magnésie, 15,23; Eau et Acide carbonique. 23; Perte, 5,75.

t Formes déterminables.

Le nombre des formes secondaires de l'Amphibole, observées jusqu'à présent, est assez considérable. Nous nous bornerons à en citer quelques-unes des plus simples, parmi celles qui portent plus visiblement l'empreinte de leur type primitif.

A. DiTt.TR AfciiRE Prisme à quatre pans, terminé par des sommets dièdres. Les faces de chaque sommet, qui résultent d'un décroissement par une simple rangée de molécules sur les angles aigus de la hase, se réunissent sur une arête inclinée à l'axe, ce qui suffirait pour prouver l'obliquité de cette base.

A. BisiMTAiRK. La variété précédente, donlle prisme est devenu hexaèdre par l'addition de deux |>ans, à l'endroit des arêtes contiguës aux angles aigus de la base.

A. diuexaEdre. La variété ditétraèdre dans laquelle le prisme est devenu hexaèdre par le remplacement des deux autres arêtes longitudinales, tandis que les sommets ont acquis une nouvelle face parallèle à la base.

A. dodécaèdre. Le prisme de la variété bisunitaire, avec d autres sommets trièdres. dont une des faces est également parallèle à la base.

■f f Formes indéterminables.

A. RHoxBoiDAi.. Le prisme de la variété primitive avec des sommets irréguliers, comme s'ils avaient été fracturés. C'est la forme la plus ordinaire des TrétnoUles engagées dans la Dolomie du S'-Gotbard. Souvent le prisme est comprimé, en même temps que scs {tans ont subi des arrondissements.

A. u«n.wBE, en niasses composées de lames continues. On trouve, en Carinlhie, dans la roche appelée Evtogite, un Amphibole laminaire, d’un vert-noirâtre, que l’on a confondu, en Allemagne, avec le PjrroxèM sous le nom de Blultriger-Augit.

A. i.aiellaire, composé de petites lames qui sont comme entrelacées les unes dans les autres. Les deux variétés précédentes sont faciles â reconnaître, en ce qu'elles montrent visiblement les deux joints naturels, également éclatants, qui font entre eux l'angle de 124u.

A. graiuliforie, en petits grains, d'une couleur verte, engagés dans une Chaux carbonatée, blanche, lamellaire, de l’argas en Finlande. On l'a désigné, en Allemagne, sous les noms de Coccolithe de Finlande et de Pargasite. La véritable Coccolithe est un Pyroxéne granulifdrme.

A. acic CLAIRE radie, en prismes qui divergent en tout sens, à partir d’un centre commun ; iis sont quelquefois composés de fibres déliées qui présentent un aspect soyeux : telle est la Grammanilc fibreuse du Saint-Gotha rd.

A. làLOBt liforve radiC, eu globules noirs engagés dans un Feldspath subgranulaire. Les Allemands ont donné à cette substance le noin de Tigercrs (mine tigrée), parce qu'ils ont cru que les globules renfermaient de l’argent.

En parcourant la série des variétés précédentes, on observe une grande variation dans les caractères purement extérieurs, et qu'HaUy désigne si justement par le nom d 'accidents de lumière. Tantôt la substance est tout â fait blanche, et tantôt noire et opaque. Entre ces deux extrêmes, il existe beaucoup d’intermédiaires, tels que différentes teintes de gris, de violet et surtout de vert plus ou moins foncé. Certaines variétés d'un vert-clair passent par succession de temps au vert obscur . on en a fait une espèce particulière, à laquelle on a donné le nom de Calamite. La Hornblende elleinéine est susceptible d'une altération qui lui donne un aspect terreux, avec une couleur brunâtre, comine on Fa remarqué sur des cristaux provenant de Theysing, en bohéuie.

Ces sortes de contrastes, que fait naître la comparaison des caractères extérieurs dans deux variétés que l'on isole de la série, disparaissent lorsqu'on suit la gradation des intermédiaires qu'elles laissent entre elles. Par exemple, la blancheur, qui est pure dans plusieurs Trémolites, admet dans d'autres Cristaux prismatiques des nuances de grisâtre et de verdâtre. Le vert, qui domine dans le Strahlstein, passe à l’olivâtre, et quelquefois au vert noirâtre. Enfin, le noir verdâtre de l'Amphibole arrive, dans certaines variétés, à une teinte voisine du noir parfait. On observe une pareille gradation dans les différences qui se rapportent à l'éclat, et à l'aspect des formes considérées en général. Ainsi s’évanouissent les prétendues lignes de séparation que l’on avait tracées d'après un examen peu réfléchi, entre les diverses modifications de l'Amphibole.

Dans l'ancienne minéralogie, la Hornblende était le Schorl par excellence. Ce dernier nom ayant été donné â la Tourmaline, par les minéralogistes allemands, llauy n’a pas cru devoir le conserver â l'espèce qui nous

occupe. 11 lui a substitue celui A' Amphibole, qui signifie douteux , équivoque , comme pour avertir l'observateur de se défendre de l'illusion qui a fait confondre ce Minéral avec tant d'autres.

L'Amphibole est une des substances qui constituent à elles seules des roches : il abonde dans les terrains primitifs, où il forme des masses considérables, comme au Taberg en Suède. Il entre comme principe essentiel dans la composition de plusieurs roches, telles que la Syériile, le Dkorite ou Grunstein des Allemands, et l'Aphanite ou le Trapp. On le trouve comme composant accidentel dans le Gneiss, le Mica-Schistokde, le Porphyre, la Dolomie et l'Eclogite. On le rencontre aussi dans le basalte, et dans les déjections volcaniques, comme au cap de Gates, dans te royaume de Grenade.

AMPUlbOLI. ois. L’une des cinq fam. de l’ordre des Oiseaux grimpeurs, selon la méthode de classification d'IUiger: elle renferme les barbus, les Anis, les Coucous, etc.

AMPIHBOLIS. bot. G. de la fam. des ITvacées, créé par Agardh pour une Thalassiophyte rapportée de la .Nouvelle-Hollande par Labillardière. Les organes de la fructification de celte pl. ayant échappé aux recherches du professeur Agardh, il a cru devoir la placer parmi les Algues; plus heureux que ses devanciers, Gaudichaud, qui faisait partie de l'expédition nautique de l'Uranie , a trouvé les organes mâles de ce singulier végétal; néanmoins, il ne lui a point donné un nom nouveau, il a préféré laisser la dénomination exacte en suspens jusqu'à ce que l’occasion se présente à de nouveaux navigateurs qui visiteront l’Australasie, de découvrir une plante complète, c’est-à-dire avec ses organes mâles et femelles.

AMPH1BOLITK. gEol. Ce nom est réservé i celles de Roches amphiboliques dans lesquelles cette substance, cristallisée soit confusément, soit en lamelles, en petits prismes ou aiguilles, empâte différents Minéraux également cristallisés, mais qui y sont comme parties accessoires, telles que le Feldspath, le Mica, le Grenat, la Diallage.

L'Amphibolite contient encore accidentellement des Pyrites, du Titane nigrine, de FÉpidote; sa couleur dominante est le noir ou le vert foncé; ayant lieaucoup de ténacité, elle est parconséquenl très-difficile à casser, sa cassure est droite, unie ou raboteuse. Quoique trèsdure, celte Roche ne prend jamais un poli très-hrilla ni. Elle se désagrège et se décompose facilement à l'air; clic ne forme pas des masses continues considérables, et se trouve ordinairement en couches dans les terrains primitifs. On cite cependant des Roches qui paraissent devoir être rapportées à cette esp., et qui recouvrent des couches dans lesquelles on voit des débris de corps organisés.

Suivant la structure de la pâle et l’espèce des Minéraux accessoires qui y sont disséminés, on distingue plusieurs variétés d'Amphibolitcs, qui prennent les noms d'A. granitoïde, A. ophiolinc, A. diallagique, A. actinotite. A. micacée, A. schisloïdc.

Celle roche passe par des nuances insensibles à la Basanilc, au Trappite, et â la Diallage.

AMPHIBOLOIDF.. gEol. Roche composée essentielle-

ment d'Amphikole et de Feldspath, mais dans laquelle la première de ces substances domine.

AàlPHIÜOLl'RE. Amphibolurus. bept. Sous-*;, delà fam. des Agames, dans la méthode de classification de Üe Blainville. F. Agames.

AMPHIBULIME. Amphibulima. ioll. G. établi par Lamarck pour une Hélice de la Guadeloupe, fort rare, et d’une forme singulière, qu’il a nommée A. capuchonnée, A. cucullata. Il y a rapporté les Ambretlesde Draparnaud, ou Amphibulimes.qui forment maintenant un sous-G. des Hélices, appelé Cochlohydre. y. ce mot.

AMPHICARPA. bot. Légumineuses; Diadelphie Décandrie. L. Ce G., établi par Elliot, et placé auprès des Dolichos et des Glycine, a pour caractères . calice campanulé, quadridenlé, arrondi et nu à sa base ; pétales oblongs; étendard plus grand, sessile et non redressé; anthères arrondies; stigmate capitulé; ovaire cylindrique et renflé iuférieurement ; gousse stipitée, aplatie, renfermant deux à quatre graines. Les deux esp. connues sont originaires de l’Amérique sept. ; elles ont les fepilles l»i foliotées; les stipules petites et caulinaircs; les fleurs sont quelquefois apétales, disposées en épis axillaires.

AMPHICARPON. Amphicarpum. bot. G. de b fam. des Graminées, qui a pour type le Melium Amphicarpum de Pursh, et que Kunlh caractérise ainsi : épillet à deux fleurs (l’inférieure unipaléacée. neutre, fort semblable à la glume); fleurs mâles et femelles sur la même ni. : les unes radicales et longuement pédonculées, les autres terminales et paniculées. Dans les fleurs mâles la glume est unique, membraneuse, coneave et nautique. Les deux paillettes sont de la longueur de la glume, presque égales, concaves et nautiques ; les deux écailles sont charnues, tronquées, presque trilobées et glabres; les semences sont au nombre de trois; l'ovaire est appauvri. Chez les fleurs femelles la glume est unique, membraneuse, à plusieurs nervures, concave, mutique. plus courte que les paillettes ; celles-ci sont coriaces, aigues, l’inférieure embrassant la su|>érieure; le* deux écailles sont épaisses, tronquées, bilobées et glabres ; les étamines sont appauvries ; l’ovaire est glabre; les deux stigmates sont presque sessilcs et plumeux ; les poils sont simples ou bifides et dentelés; les caryopses sont oblongs, glabres, libres, placés dans leurs paillettes. L’Amphicarpon est originaire de l’Amérique septentrionale.

AMPIIIGO.ME. Atnphicoma. ns. G. de Coléoptères pentamères, établi par Latreille aux dépens du G. Meloiontha de Fabricius, et rangé par lui dans la fam. des Scarabéïdes. II a pour caractères : palpes filiformes, terminées par un article cylindrique; languette bifide, prolongée en avant du meuton; extrémité des mâchoires membraneuse, allongée, presque linéaire; labre saillant; mandibules coriaces, sans dents, arrondies à leur extrémité. I.es Ainphiromcs ont plusieurs rapports avec les Hannetons, les Hopliesel autres G. analogues; mais ils s’en distinguent par les caractères précédents, et leurs élytres béantes, c’est-à-dire, écartées à leur extrémité postérieure du côté de la suture. Ils se distinguent des Giaphyres par l’absence de dents à leurs mandibules, et des Anisonyx par leur labre découvert.

et leurs mandibules de consistance cornée dans toute leur étendue. Ces insectes vivent sur les fleurs; on les rencontre en Orient, en Egypte, dans la Russie méridionale, en Italie. L'A. abdominal, qui est le Meloloniha abilominali s de Fabricius. Mclolontha alpina d’Olivier (Col. 1. 1, n°5, pl. 10, ftg. 119), ou A/, rlerota de Rossi, sert de type à ce G., qui comprend en outre les A/, hirta , cyanipenni s, Métis, liombylius, rit tata, l ulpt't de Fabricius. Ces deux dernières esp. paraissent n’en constituer qu’une seule, et ne différer que par le sexe. L 'hirta est la femelle du Futpcs , suivant Dejcan.

AàIPUICOMION. Amphiconiutn. bot. G. de pl. Cryptogame», fondé par Mecs von Esemheck, |»otir quatre Algues européennes. Ce sont des Polypiers phyloïdes, fisluleux, rigides, encroûtés de matière crétacée, à rameaux cylindroldes, parsemés de tuméfactions capstili formes.

A.MPHICTÈNE. Amphictene. àlVUÉL. G. établi par Savigny aux dépens du G. Amphilrite de Bruguière. Ses caractères propres sont très-étendus, puisqu’ils comprennent l’ensemble des modifications extérieures de chaque organe. Mous nous bornerons à faire connaître les signes distinctifs, ceux au moyen desquels on pourra reconnaître ce G. parmi tous les autres. Il appartient à l’ordre des Annélides serpulées, et â la fam. des Ampli il rites. Les rames ventrales sont d’une seule sorte, portant toutes des soies à crochets; il existe de longs tentacules. Par là les Amphictèues se trouvent classés dans la troisième section de la fam. et s'éloignent de tous les autres G., tandis qu'elles se rapprochent des Térébelles, dont elles diffèrent, cependant, par les caractères suivants : bouche exactement inférieure; tentacules recouverts à leur hase par un voile membraneux, dentelé ; quatre branchies incomplètement libres, inférieures, pccliniformes, à divisions minces et simples ; premier segment pourvu de soies rangées comme les dents d'un peigne, et sur une surface plane et operculaire. Savigny place les esp. de ce G. dans deux tribus. La première a le voile oral non distingué du segment operculaire par un étranglement; elle comprend l’A. dorée, A. auricoma ou l’ Amphilrite auricoma betgica, Cuv.; elle habile nos côtes. La deuxième tribu a le voile oral distingué du segment operculaire par un profond étranglement et par deux papilles. Elle renferme deux esp. : 1° l’A. du Cap, capensisy ou Y Amphitrite auricoma capensi* , Cuv., qui est la même que la Pectinaria cajiensis de Lamarck (Anim. sans vert. t. v,p. 350). Celte esp. habite la mer du Sud. De même que la précédente, elle se construit des tuyaux conoldes et fort légers. 2° L’A. égyptienne, A. trgyptia. Cette esp , originaire des côtes de la mer Rouge, a son tube membraneux, assez épais et recouvert de grains de sable gros et régulièrement disposés.

AMPHIDASE. Amphùlasis. iss. G. de Lépidoptères nocturnes, de la fam. des Pbaléniles, institué par Treitschke, qui le caractérise ainsi : palpes velus et ne dépassant pas le chaperon; trompe nulle ou presque nulle; tête enfoncée sous le corselet; antennes peclinées dans les mâles et simples dans les femelles; corps gros; ailes épaisses et petites, relativement au corps; leur

boni terminal simple et entier; corselet large et laineux; abdomen conique. Chenille longue, cylindrique, garnie de tubercules en forme de bourgeons, ayant la télé plate et plus ou moins échancrée dans sa partie supérieure. Chrysalide nue, en terre. Ce G. renferme trois esp. : le* P. betularia, prodromaria et hirtaria de Fabr., que l’on trouve dans toute l'Europe.

AMPillDESME. Amphidesmu $. îxs. Audillct-Survillc a appliqué ce nom à un G. de la fam. des Longicornes, Coléoptères lélramèrr*. qu'il a caractérisé ainsi : antennes simples, glabres, de onze articles cylindriques : le deuxième court, les troisième et quatrième à peu près égaux, le terminal allongé et pointu ; palpes courts ; mandibules petites; tête courte et petite; corselet arrondi latéralement, court, déprimé et inégal en dessus, muni de chaque côté, de deux tubercules, le postérieur plus gros que l'autre; élytres allongées, allant un peu en s'élargissant vers l’extrémité qui est arrondie; angle suturai un peu saillant; écusson petit, triangulaire et pointu; pattes de longueur moyenne; cuisses allongées. VA. A-dents a dix lignes de longueur; il est du Cap; c'est la seule esp. encore connue.

AMPillDESME. Amphidestna. moll. G. de Conchyfères Dimyaires Téuuipèdes, de la fain. des Maclracées de Latnarck ; il avait été d'ahord établi sous le nom de Donacille et, précédemment encore, Monlagu l’avait institué sous le nom de Ligula, qui doit lui être conservé, à cause de l'antériorité. F. Lite ut.

AMIMIIDIUM. bot. Nées a établi ce G. dans le Journal de Botanique de Kalisbonne, pour 1X18, p. 526. Il a été en tnéme temps fondé par Hooker (dans sa Mtixcologia Uritannica). sous le nom de Zrgodon et par Raddi, dans les Opuscules de Bologne, t. il, sous celui de Gagea; tous trois paraissent avoir pour type la même esp., le Bryum eonoideum de Dickson.

AMPHIDONTE. Amphidonte. moll. Fischer de Moscou a établi ce G. sur divers échantillons de coquilles bivalves qui lui ont été envoyées du district de Briansk dans le nord de la Russie européenne. Ces coquilles paraissent avoir été tirées d'une couche calcaire; elles sont libres, inéquilatérales, Irès-inéquivalvos : la valve inférieure très-concave, à sommet très recourbé en crochet; la supérieure o|>erculiforme, plus petite, contournée en spirale; charnière et bords dentés des deux côtés; ligament inséré dans une fossette allongée et transverte; deux impressions musculaires : l'une profonde et conique immédiatement au-dessous delà charnière, l’autre ovale, moins profonde sur le côté du milieu des valves, l.e nom d'Amphidonlca été choisi à cause de la dentelure qui sc trouve sur les bords des deux valves, des deux côtés de la charnière. Les deux esp. décrites par Fischer sont A. Humboldtii , et A. Blaincillii.

AM PII IG AM ES. De Caudolle adonné ce nom, comme celui de Cellulaires, à la quatrième classe du règne végétal. qui comprend toutes les pl. composées uniquement et à tout Age . de tissu cellulaire, dans l'assemblage duquel on distingue quelquefois aussi de petites racines en forme de poils ou d'écailles. jamais de parties analogues aux liges et aux feuilles; souvent toute la pl. est une masse homogène de cellules. Fécondation inconnue, probablement nulle; spores contenus dans un ou

deux sacs membraneux qui semblent des cellules ordinaires, situés à la surface, ou dans l'intérieur de la pl.. quelquefois à nu, ou enveloppés d'une membrane mince, adhérente ou imperceptible.

AMPHIGASTRES. bot. Stipules des Jungermannes . qui sont insérées sur la tige qu'elles recouvrent et embrassent.

AMPHIGÉNE. ■!!«. Substance ter. C'est uniquement dans les laves actuelles du Vésuve, et dans quelques roches des volcans éteints des bords du Rhin et de l'Italie méridionale, qu’on a trouvé jusqu'ici ce Minéral. Ni i'F.tna, ni les autres volcans brûlants, ni les volcans éteints d'Auvergne, n'en ont donné. L'Amphigène est d’une couleur blanche, grisâtre et gris-rougeâtre : on le trouve ordinairement cristallisé en Irapézoïdes, à vingt-quatre facettes; quelquefois en concrétions granulaires, et quelquefois aussi massif. Sa forme primitive est le cube; sa cassure est éclatante, vitreuse; sa réfraction simple; tantôt il est translucide, tantôt transparent; il est peu dur et raie à peine le verre. Sa pesanteur spécifique varie , suivant Klaproth , de 2,-445 à 2,490.

L'Amphigène est infusihle au chalumeau sans addition, ce qui le distingue du Grenat et de l’Analcime, avec lesquels on pourrait le confondre. Quelquefois on le trouve altéré, terreux et friable, ce qui provient, suivant Hatiy, de l'action des feux volcaniques; il conserve néanmoins, malgré son altération, sa forme cristalline. L’ancien volcan, dont on voit les débris dans la Somma, contenait aussi des Amphigènes, comme on peut le voir dans les fragments de laves anciennes qui sont enveloppées parmi les tufs de cette montagne. Lors de l’éjection des roches primordiales, qui a eu lieu peutêtre dans la première éruption, ont été rejetées aussi des Pierre* Amphigéniques. On trouve ce Minéral dans presque tous les volcans éteints des État* romains : comme à Borgbetto, Albano, Frascali, Tivoli, Caprarola, Viterbe, Acquapendente, Civita-Castellana, et nonseulement dans les laves, mais aussi dans les pouzzolanes et parmi les tufs.

\ auquel in et Klaproth, ayanl analysé l’Amphigène, en ont obtenu : Vauquclin : Silice, 55; Alumine, 25; Chaux, 2; Potasse, 20. Klaproth : Silice, 56; Alumine, 22; Chaux , 2 ; Potasse, 20. Klaproth, suivant Jameson : Silice, 54; Alumine, 24; Chaux, 1; Potasse, 21.

On avait nommé celte Pierre Grenat blanc , en la supposant un Grenat blanchi par le feu ; et Leucite, d'après sa couleur blanche. Le résultat de sa division mécanique, qui a lieu parallèlement aux faces d'un cube, et en même temps à celles d'un dodécaèdre rhumboïdal. porta UaUy à la nommer Amphigène, c'est-àdire. Minéral qui a une double origine. Dans les Pierres rejetées par le Vésuve, l'Amphigène est associé avec le Mica, la Mélanile, le Grenat jaune, l'Adocrase, la Néphéline, le Pyroxène, la Chaux carbonalée, l’Amphibole, etc.

AMPHILEPTE. Amphilcptu ». ixrts. Ehreuberg, dans sa classification des Infusoirs, a constitué ce G. qui appartient à la fam. des kolpodiens, cl qui offre pour caractères : corps glabre et mer me; point d’yeux ni de trom|>e; front et queue rétrécis.

AMPUIL0CH1E. Amphilochia. bot. G. placé par Martius dans la fain. des Vochysiécs. Monandrie Monogynie. L. Caractères : calice divisé en cinq parties inégales : l'extrémité supérieure de la plus grande est inunie d'un éperon fort court ; un pétale déclive près* que cordé, alternant avec l'étamine fertile; anthère à quatre loges; ovaire libre; capsule s’ouvrant par le haut, en trois valves nues et laissant voir une capsule intérieure moins solide dont les valves, alternes avec les extérieures, foraient chacune leur propre loge, par leurs bords rentrants, prolongés jusqu’à Taxe du fruit. Ces bords rentrants de chaque valve , rapprochés de ceux des valves voisines, constituent les cloisons, formées ainsi de deux feuillets, qui se séparent à l'époque de la maturité. Les deux esp. connues sont de grands arbres à feuilles opposées, pétiolées et veinées; les fleurs sont rassemblées en épis terminaux, et leur pétale est pubescent. Le Brésil est leur patrie.

AMPHILOPH1UM. bot. Üignoniacècs. Le Rfgnonfa paniculata , L.,et deux autres esp. de l'Amérique raérid., présentent une différence bien remarquable dans la forme de la corolle et du calice. Kunth s'en est servi pour établir son G. Amphilophiurn, qu'il caractérise de la manière suivante : calice en cloche, à limbe double : l'intérieur bilabié, l'extérieur membraneux, crispé et étalé; corolle coriace, bilabiée; tube court; gueule grande, ventrue, sillonnée et comprimée; lèvre supérieure large, on casque, échancrée; l'inférieure étroite, à trois dents; quatre étamines didynames. avec le rudiment du cinquième ; stigmate divisé en deux lamelles ; capsule ovale, ligneuse, biloculaire, bivalve; graines imbriquées, entourées d'un bord membraneux. Les trois esp. connues sont des Arbustes grimpants, munis de vrilles ; ils ont des feuilles opposées et composées de deux folioles partielles, des fleurs disposées en panicule, etc.

AMPHIMALLE. Amphimallon. r»s. G. de Coléoptères pentamères, ajouté par Latreillc à sa fam. des Lamellicornes pour quelques insectes qu'il avait précédemment placés dans son G. Hanneton, et auxquels il a reconnu ensuite dans les crochets de tous les tarses égaux, unidentés à leur base, des caractères suffisants pour en être séparés. Ils ont en outre de commun avec les Euchlores, les Papillies, les Plectris et les Dasyns, des mandibules entièrement cornées, des mâchoires pluridentées, desantennesde neuf arliclesavecla massue composée de trois feuillets. Ce G. comprend les Melotontha atra, Pini, et SoltUlialis de Fab., Serrata et Paya tt a d'Olivier, toutes d'Europe.

AMPUINOME. Amphinoma. *sstt. Ce G., delà fam. des Amphinomiens, dont il est le type, a été formé par Bruguière aux dépens du G. Aphrodite de Linné; il est ainsi caractérisé : corps épais, allongé, droit, rétréci graduellement vers l’anus ; tète bifide en dessous, portant en dessus une caroncule qui est tantôt verticale, tantôt déprimée, et dont la luise s'avance entre les yeux qui sont nu nombre de quatre ; cinq antennes très-courtes, semblables entre elles; les mitoyennes placées sous la médiane et les externes écartées; piedsdivisésendeux rames saillantes, très-écartées, pourvues chacune d’un seul cirrhe et d'un faisceau de soies ; branchies en rameaux touffus, occupant la partie supérieure et posté-

rieure de la base des rames dorsales. On connaît six à sept esp. d'Amphinomes. et malgré l'assertion de Savigny, qui donne l'Amphinome errante comme se trouvant sur les côtes d’Angleterre, tout porte à croire qu'il a été induit en erreur, et que les Amphinomes sont propres aux mers qui baignent le littoral de l'Inde, et peut-être celui de l’Afrique australe.

AMPHINOMIENS. Amphinomii . AltftiL. Fam. de l'ordre des Néréidées dans le système des Annélides de Savigny. Bruguière a le premier employé ce nom, en l’appliquant à un G. établi aux dépens des Aphrodiles de Linné, et adopté depuis par les naturalistes. Cuvier le range dans la deuxième fam. des Annélides dorsibranches. Savigny convertit ce G. en une fam. qui comprend les G. Chloé, PléloneetEuphrosine; et Lamk. se conforme aux nombreux changements apportés par Savigny. Nous adopterons aussi comme préférable à toute autre la classification de ce savant observateur. La fam. des Amphinomes se distingue de celles des Aphrodite», des Néréides et des Eunices, par des branchiesen forme de feuilles très-compliquées, ou de houppes, ou d'arbtiscules très-rameux. toujours grandes et très-apparentes , et surtout par l'absence des acicules; elle a, en outre, pour caractères : branchies et cirrhes supérieurs existant sans interruption à tous les pieds; point de mâchoires. La tète supporte deux ou quatre yeux; elle est garnie aussi d'antennes, souvent en nombre complet, c'est-à-dire de cinq. L’antenne impaire ne manque jamais; les quatre autres, distinguées en mitoyennes et en extérieures, n’exislent pas toujours. La bouche consiste en une ouverture longitudinale. située à l’extrémité d'une trompe courte, privée de mâchoires, de plis saillantset de tentacules; Iceorps est plus large et moins allongé que dans les Néréides et les Eunices; il diffère moins par la forme de celui des Aphrodiles, mais s'en distingue suffisamment par ses branchies composées; il est muni de pieds à rames grandes et séparées, sans acicules, mais ayant chacune un faisceau unique de soies, derrière lequel on aperçoit les cirrhes subulés, très-apparents, insérés à l'orifice des gaines. L’anatomie a fait voir qu'il existe un canal intestinal, ordinairement droit, ayant cependant quelquefois des circonvolutions très-marquées ; on lui distingue l’estomac, qui dans ce dernier cas est grand et membraneux; l'intestin est dépourvu de cæcums. On sait que tous les individus de celte fam. se rencontrent dans la mer, et se nourrissent d’ Animaux marins. Leurs mœurs ne sont pas autrement connues.

AMPHINOMIE. Amphinomia. bot. G. de la fam. des Légumineuses, établi par De Candolle pour une pl. du Cap, que Linné avait rangée dans son G. Hennannia sous le nom spécifique de TriphyUa. Calice ovale, ventru, persistant, à cinq divisions lancéolées; cinq létales onguiculés et spalulés; dix étamines à filaments monadelphes. à anthères très-petites; ovaire rugueux, ovale; style latéral, filiforme, simple, obtus; légume presque rond, couronné par le style, rugueux, monoloculaire, à deux valves concaves; plusieurs semences attachées à la suture supérieure. C'est une pl. herbacée, velue, à stipules ovales, à feuilles trifoliées dont les folioles sont ovales, à pédoncules terminaux ou

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axillaires portant de trois à cinq fleurs bractifères.

AMPHIODON. rois. G. établi par IVaffinesqtie, dans l'ordre des Abdominaux, qui diffère de ses Glossodons par les mâchoires dentées, ainsi que par sa langue; la nageoire dorsale est située précisément au-dessus de l'anus, et les pectorales sont appendiculées ; ce G. parait rentrer dans la fain. des Clupés.

AMPHION. Amphio. crvst. G. de l’ordre des Stoma (iodes de Lalreille, institué par Milne-Edvvards , pour un crustacé rapporté des mers d'Asie parle naturaliste Rcynaud. Ce Crustacé se rapproche des Phyllosoines plus que de tous les autres Slomapodes; mais, sous certains rapports, il ressemble aussi aux Alimes et aux Mysis, et établit même le passage entre ces Animaux. Caractères : bouclier céphalique Irès-développé et tout à fait lainclleux, s'étendant jusqu'à Porigiue de l'abdomen et cachant la base des pattes, plus long que large, se recourbant un peu en bas, avec son boni antérieur presque droit, laissant à découvert Panneau qui porte les yeux; ceux-ci très-gros, portés sur une tige droite, très courte; les qualrè antennes insérées sur une même ligue, avec leur portion basilaire composée de trois articles grêles et cylindriques, et terminées chacune par deux petites tiges filiformes; les anlenncs externes dirigées en avant; bouche trèséloignée des antennes, formant vers le tiers antérieur du bouclier céphalique, un petit tubercule arrondi, de la partie postérieure duquel naît le thorax ; elle consiste en un labre, deux maudibules, une languette, deux paires de mâchoires et deux paires de pattes mâchoires ; le labre est transversal, peu développé; les mandibules portent peu de palpes et sont eu grande partie cachées par la languette qui est bilobée. Thorax aplati , trèsétroit et complètement caché sous la carapace, donuanl attache à six paires de pattes grêles et cylindriques; à l'extrémité de leur deuxième article liait un appendice palpiforme, composé d'un article cylindrique, terminé par une soie multiarliculéc et ciliée. Les pattes de la première paire s’insèrent très-loin de la bouche, et sont beaucoup plus courtes que les autres ; celles des trois paires suivantes deviennent de plus en plus longues; celles de la cinquième paire, qui sont un peu moins longues que celles de la quatrième, présentent la même disposition; enfin la dernière paire est beaucoup plus courte que les précédentes. L'abdomen est allongé , composé de sept segments , terminé par une nageoire eu éventail dont la pièce médiane est lancéolée; les latérales sont ovalaires. L’A. de Keynaud, Amphio Rtynaudii , est encore la seule esp. connue.

A.MPillPEPLÉE. Amphipeplea. moll. Ce G. de la fam. des Gastéropodes pulmoués, est un démembrement du grand G. Liinnée, opéré par Nilson, pour le Limnœus ylulinosus, qui, en définitive, ne diffère de ses anciens congénères que par son manteau assez ample pour envelopper sa coquille.

AMPHIPODES. Amphipoda. CBC8T. Lalreille désigne, sous ce nom, l’ordre troisième de la classe des Crustacés Malacoslracés. Ils appartiennent au grand G. Cancer, de Linné. Tous les Crustacés Auiphipodes portent, de même que les Décapodes et les Slomapodes, autres ordres de Crustacés, uue palpe aux mandibules ; mais

ils se distinguent des premiers par leur tète qui est séparée du tronc, et des seconds, parce qu'elle est formée d'une seule pièce; ils diffèrent des uns et des autres par l’immobilité des yeux, par la structure des branchies qui sont vésiculeuses , et situées à la base intérieure de tous les pieds, celle de la paire antérieure exceptée. Le corps de ces Animaux est ordinairement arqué et comprimé sur les côtés; il se compose extérieurement d’un système solide, plutôt membraneux que crustacé. Le thorax est formé par sept anneaux , portant chacun une paire de pattes , dont les quatre premières sont dirigées en avant déterminées, en général, par une serre avec une griffe ou un doigt unique. On remarque inférieurement, dans les femelles, de ladites laines qui ont (mur usage de retenir les œufs. L'abdomen est formé de six à sept articles munis de cinq paires de filets mobiles, divisés chacun en deux branches articulées. Ces appendices, en même temps qu'ils servent à la natation, sont sans doute de quelque usage pour la respiration, et répondent aux pattes branchiales des Crustacés slomapodes. L’exlréinité de l'abdomen ou la queue , est courbée en dessous ; elle est munie presque toujours de petits styles articulés et épineux ; quelquefois aussi elle est terminée par de petites lames en feuillets. La tète, distincte du thorax, supporte des yeux sessiles, et deux ou quatre antennes ordinairement en forme de soie. La bouche se compose d'un labre; de deux mandibules, avec une palpe filiforme à découvert et saillante; d’une languette; de deux paires de mâchoires et de deux pieds mâchoires , avec deux palpes constituant . par leur réunion , une sorte de lèvre inférieure qui recouvre les autres parties. Le système circulatoire se com|>ose d'un cœur étendu dans la longueur du tronc, et ramifié. La copulation se fait comme dans les Insectes, le mâle est placé sur le do* de la femelle. L'accouplement dure assez longtemps, et la femelle emporte très-souvent le mâle qui se recourbe alors sous son abdomen. Lorsque les œufs sont pondus, elle les porte rassemblés sous la poitrine ; et dans celte place, ils sont recouverts par de petites lames écailleuses. Les individus qui en naissent, restent eux -mêmes attachés pendant un certain temps au corps de leur mère. Plusieurs espèces d'Amphi(KHles habitent les eaux douces des ruisseaux et des fontaines; d'autres se rencontrent dans les eaux salées ; ils sont toujours couchés sur le côté, et dans cette position, ils nagent et sautent avec beaucoup d'agilité. Cet ordre renferme le G. Crevette qui se partage entre les sousgenres Phronime, Chevrette ou Crevette propre, Talitre, Corophie, Lcucothoé, Déxamine, Mélite, Mæra, Pbérusc, Amphithoé, Atyle, Orchestie, Podocère, Jasse, Typhis, Hypérie, Phrosine, Dactylocère, loue, Cérape, Plérygocèrc, Apseude, Ancée, Praniie, Ergine, etc.

AMPIIIPOGON. bot. G. de la fam. des Graminées, Triandrie Digynie, L., établi par Brown; caractères : lépicètie uniflore à deux valves égales; glume bivalve : l’extérieure trifide, l'intérieure bifide, et chaque dent terminée par une arête; fleurs disposées en épi allongé ou globuleux. — Il renferme cinq esp., toutes de la Nouvelle-Hollande.

AMPlllRliAPE. Amphirhapiê. bot. Nom donné par

AMP

AMP

Wallich à un G. de la fam. de* Synanthérées, renfermant cinq ou six pl. de l’Inde. Caractères : calathide multiflore, radiée ; fleurons du centre tubuleux, à cinq dents et hermaphrodites ; languettes ou demi-fleurons de la circonférence, étroits et jaunes; involucre, composé d’écailles ou folioles imbriquées; réceptacle alvéolé; akènes linéaires-oblongs, médiocrement comprimés. velus ou pubescent*. Ce sont des pl. herbacées, vivaces, qui se placent naturellement entre les G. Aster et Solidago. Il ne parait point qu’on le* ait encore cultivées en Europe.

AMPHIROÉ. Amphiroa. »ol. G. de l'ordre de* Corallinées, dans la division des Polypier* flexibles, formé de ceux dont les rameaux sont épars, dichotomes, trichotomes ou verticillés, et dont le* articulations, constamment séparée* les unes des autres, par une substance nue et cornée, ne présentent jamais (‘uniformité que l’on observe dans les autres Corallinée*. Les auteurs avaient confondu les Amphiroés avec les Corallincs; l'organisation est la même, la couleur offre des nuances aussi variées et aussi brillantes , la grandeur est égale. Ces deux G. diffèrent cependant par la présence et la nature des disques de matière cornée et cassante, qui donnent à ces Polypiers une rigidité et une fragilité remarquée*. Us offrent, sous ce rapport, quelque ressemblance avec les Isis dépouillées de leur écorce polypifêre. Les articulations des Amphiroés varient beaucoup; elles sont quelquefois cylindriques dans la tige, comprimées dans les rameaux, et planes ou spatulées aux extrémités. Leur ramification varie également, et ne peut se comparer ni à la dichotomie constante des Janies, ni à la trichotomie des Corallines. Les Amphiroés semblent particulières aux régions équatoriales; elles sont rares dans les zones tempérées, et ne se trouvent jamais dans les mers polaires. Les principales esp. sont :

A. de caillou. A . Gaillonii , Lamx. Hist. Polyp. p. 298. t. Il, fig. 3. Les articulations de cette espèce, à laquelle nous avons imposé le nom de Gaillon, naturaliste habile de Dieppe, sont longues, cylindriques, un peu renflées à leur extrémité; celles du sommet sont légèrement comprimées. Elle a été trouvée sur les côtes de la Nouvelle-Hollande.

A. chacsse-trafte. A. Tribulus. Lamx. Gen. Polyp. p. 20, t. 21, fig. e. Elle est très-rameuse, subpentachotome , presque pierreuse, à rameaux diffus, divergents ou étoilés; les articulations sont cylindriques, comprimées ou ancipitées; c'est la plus fragile de toutes les Amphiroés. cl elle semble lier ces Polypiers aux Nullipores, par la nature de sa substance. Elle n’est pas rare dans la mer des Antilles.

Les A. ri «jit ta, Ittcida, fu soûles, fragilissima, dilatata y lieauroinii, cuspidala , r errucosa, interrupta, jubata, et choroïdes , complètent ce G., encore peu connu.

AMPIURROX. bot. Sprengcl a remplacé par ce nom, celui de Spathularia , employé par St-Hilaire pour un G. nouveau de Violacées, parce qu’il existe déjà un G. Spathularia dans la Cryptogamie.

AMPH1SARQUE. bot. Y. FluiT.

AMPHISBÈNE. Amphisbana. rept. C’était, chez les

anciens, un Serpent dont on racontait des choses merveilleuses; il avait une tête à choque extrémité d’un corps cylindrique; sa morsure était mortelle; il marchait indifféremment dans tous les sens, et ses morceaux se recollant avec une facilité prodigieuse , ou pouvait le mettre en pièces sans qu’ij en mourût. Quelques traits de ressemblance entre ce Serpent fabuleux et les Ophidiens, auxquels les naturalistes donnent aujourd'hui le nom d’Amphisbène, ont fait penser à certains auteurs que ces Animaux pouvaient être identiques ; mais les anciens n’ont pu connaître nos Amphishènes.

Les véritables Amphishènes forment le premier G. de la fam. des vrais Serpents et de la tribu que Cuv. appelle doubles Marcheurs. Caractères : corps et queue cylindriques, entourés d’anneaux nombreux, à compartiments écailleux, avec l’anus simple et sans ergot, muni d'une rangée de pores ; langue courte, épaisse, un peu échancrée ; bouche non dilatable. La forme de ces Animaux les rend fort remarquables ; on dirait des Lombrics gigantesques. Au premier coup d’œil à peine distingue-t-on la tête de la queue, tant est semblable la forme de ces parties; les yeux sont très-petits. — Les Amphishènes sont ovipares, aiment la chaleur, vivent d’insectes et de Fourmis, se creusent des trous daus la terre, peuvent au besoin ramper sur le dos, sur le côté et en arrière, et ne sont ni malfaisants ni dangereux; cependant , la singularité de leur forme prêtant au merveilleux, on leur a appliqué les fables débitées par les anciens sur TAmphishène fabuleux , et l’on a dit qu’ils blessent également par la queue et par la tête, lis sont propres à la Guyane et au Brésil. C'est par erreur qu’on les a dits se trouver à Lemnos, à Ceylan et dans quelques autres parties de l’ancien monde. Il en existe plusieurs esp. dont deux sont bien connues.

A. BLAVOiET. A. alba, L. Lacépède, Serp. pl. 21, f. 1. Ce Serpent, assez commun au Brésil, est d’un blanc mat. uniforme ; il est épais, acquiert quinze à dix-huit pouces de longueur; sa queue en forme au plus la douzième partie ; on compte de 200 à 234 anneaux circulaires sur son corps, et 10 à 18 sur sa queue.

A. exfimê, A. fulvjinosa, L. Encyc. Serp. pl. 33, fig 1. Il parvient quelquefois, mais rarement, à deux pieds de longueur totale ; sa queue n’en forme guère qu'un seizième, on y compte de 25 à 50 anneaux ; on en observe de 200 à 228 sur le corps qui est varié de blanc et de brunâtre; cette dernière teinte, qui domine, est très-foncée dans quelques individus. On trouve ce Serpent à Cayenne et au Brésil.

Les esp. moins connues sont l’A. rose de Schaw. ainsi que les A. flaca , tnagnifica et caria de Laurent! et de Linné, qui ont été établies sur des figures de Séba.

AMP1IISCEPE. Amphiscepa. txs. G. d'Hémiptèrcs , de la fam. des Cicadaires, institué par Germar, pour quelques esp. voisines du G. Issus de Fabricius, auxquelles il reconnaît pour caractères distinctifs, le développement particulier desélytres qui se courbent |>erpendiculairement dans toute leur longueur. Ces Insectes ont du reste le corps assez court, le corselet triangulaire, avec les segments presque égaux. Deux esp. sont décrites par Germar sous les noms de A. nodipcntiis et malina.

AMP

AMP

AMPHISILE. pois. Sous G. de Contribue.

AMPHISPORE. Amphisporium. bot. G. de la division des Champignons angiocnrpes de Personn , établi par Link. 11 est caractérisé par son peridiiim sossile, renfermant des sporules de deux formes, le* unes fusiformes. pellucides. placées prés des parois du peridium; les autres globuleuses , opaques, réunies au rentre. La seule esp. connue, qu’il nomme A. rersicolor, est d'abord blanche, ensuite jaune, et devient grise en vieillissant; elle est presque globuleuse, et croit sur les bulbes de Jacinthe et d’autres plantes qu’on cultive l’hiver, dans l’eau, sur des earaffes.

AMPHISTÉGINES. ioll Sous-G. établi par d’Orbigny. parmi les Entomostègues de la fam. des Céphalopodes.

AMPHISTOME. Amphistoma. ixtest. Ce G. d’Entozoaires de l’ordre des Trématodes de Rudolphi a été établi sous le nom de Sirfgea par Abilgaard. ensuite nommé Holostomum parNilzseh, confondu avec les Fascioles par Gmelin, Bosc, etc., et avec les Planaires par Goéze ; il porte définitivement le nom d’Amphistorne (bouche des deux côtés) , donné par Rudolphi , qui exprime parfaitement le caractère essentiel du G., relui d’offrir un seul pore terminal et solitaire â chaque extrémité d’un corps mou , un peu allongé et arrondi. Ces Animaux, longtemps confondus avec les Dislomes et les Monostoines, sont en général très-petits et d'une couleur blanchâtre . jaune ou rougeâtre. Ils sont ovipares , à l’exception de VA. subclaratum qui est vivipare : on les regarde comme hermaphrodites ou peut-être androgynes. On n’a pu découvrir dans les Ainphistoines ni nerfe , ni tube digestif ; on ne voit qu’un ou deux vaisseaux qui partent du pore antérieur et qui s'étendent et se divisent dans le corps de l’Animal ; on n’en connaît point les fonctions. — Presque toutes les esp. de ce G. sont intestinales; Rudolphi les a divisées en deux sections : dans la première la tète est séparée du corps par un rétrécissement ; daus la seconde la tête se confond avec le corps.

A. crosse ■ tète. A. tnacroccphalum , Rud. Syn. p. 88, n° 5. Ce Ver, très-commun dans les intestins des Oiseaux de proie diurnes et nocturnes, offre une tête ovale, plus grosse que le corps, mais un peu moins longue.

A. t'RMGÊRE. A. urnigerum , Rud. Syn. p. 89, n°8. La grandeur du pore antérieur de celte espèce que l’on trouve dans les intestins de la Grenouille commune, est si peu en rapport avec celle de la tête, qu’elle donne à celte partie la forme d’une cloche, d'une urne ou d’un entonnoir.

A. coxiqie. A. conicum , Rud. Syn. p. 91, n° 17. Buff. Daubent, t. 4, pi. 10. f. 3. Ses extrémités sont obtuses; le pore antérieur très petit, et le postérieur trèsgrand; l’un et l’autre â bords très-entiers. Ce Ver adhère avec tant de force aux villosités de l’estomac, qu’on les arrache souvent en enlevant l’Animal. Il a été trouvé dans l’estomac du Bœuf, du Cerf, du Daim, et dans l'œsophage du Mouton.

Rudolphi décrit encore, dans la 1»» section, les A. longicolte, Serpen* , tnicrostomum , isostomum, gracile, erraticum , cor nul um , Sphœruta , pHeatum ,

cl denticulatum , dans la 2* section les A. subclaratum, truncatum. unguiculatum , Hubtriquetrum, etc.; trois appartiennent aux Mammifères, douze aux Oiseaux et trois aux Reptiles.

AMPHISTORE. Amphisloros. iss. G. de la fam. de* Lamellicornes. Coléoptères pentamères, établi par Gory et Percheron, dans leur Monographie des Cétoines, et auquel ils donnent pour caractères : tète cunéiforme, beaucoup plus étroite â son extrémité antérieure; mâchoire allongée, â lobe terminal onguiculé, velue supérieurement. garnie de soies roides à sa partie interne; lèvre deux fois plus longue que large, fortement échancrée antérieurement, à fossettes latérales de la moitié de sa longueur; palpes grêles; corselet trapézoïdal; écusson triangulaire, aigu; élylres faiblement sinuéei, rétrécies postérieurement; plaque anale plus haute que large; sternum avancé, aigu, droit; tarses aussi longs que les tibias. Trois esp. bien caractérisées ont été admises dans ce G.; elles sont de la côte occidentale de l’Afrique; l’une d’elles, A. tririttatum, est le Cetania data de Fabricius, C. bùlens de Dejean.

AMPHITAN'E ou CHRYSOCOLLE, ai*. Pierre que les anciens disaient se trouver dans les mines d'Or de l'Inde, et être semblable â ce Métal. La forme carrée qu’ils lui attribuaient, avec les propriétés de l’Aimant, ont fait soupçonner qu’elle était la même chose que les Pyrites magnétiques.

AMPHITHOÉ. Amphithoê. catst. G. de l'ordre des Amphipodes, établi par Leach sur une esp. décrite par Montagu sous le nota de Cancer rvbricatus. Il est très-voisin du G. Crevette, auquel- Latreille le rapporte, et n'en diffère que parce que les antennes supérieures | sont dépourvues de soies k la base du quatrième article, I et l’abdomen privé inférieurement de faisceau d’épines. — 11 avoisine aussi le G. Pbéruse et ne s’en distingue que par la forme de ses pinces qui sont ovoïdes.

AMPHITOITE. ross. Nom donné par Dcsmarels à une souchefoMiledeZo*/eraorea»fca,L.,qu'ilavail trouvée ! dans le calcaire marneux des environs de Paris et qu’il 1 avait prise d’abord pour un Polypier, dont il avait formé un G. nouveau. Cette erreur a été reconnue par Desmarets lui-même dans les Aunales des Sciences naturelles, t. I«,p. 331.

AMPH1TRICHUM. bot. Ce G. a été décrit par Fréd. Nées dans un Mémoire inséré dans les Acte* de l’Académie de Bonn pour 1818. Il est très-voisin du G. An tennaria de la fam. des Muscédinées, dont il ne diffère que par ses filaments simples et lion pas moniliformes. La |»artic inférieure de ces filaments est de même rampante, entre-croisée, et forme un talus presque feutré, d’où s’élèvent de petites fibres simples et entières, sur lesquelles on ne distingue pas de sporules.

AMPHITRITÉES. axxEl. l^marck (Aniin.sansverlèb.) désigne sous ce nom la troisième fam. de son ordre des Annélides sédentaires; elle comprend les G. Pectinaire, Sabellaire, Térébelle et Amphitrite.

AMPUITR1TES. Amphitrita. annIl. Première fam. de l’ordre des Serpulées dans le système des Annélides de Savigny. Le nom d’ Amphitrite avait été appliqué, par Muller, à un groupe générique, auquel il rapportait les genres Te rebella et Sabella de Linné. Bruguière,

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