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b nso; le style est filiforme. On a proposé de séparer de ce G. les esp. qui. comme le Gingembre, Amont um Zinuiber, L., ont le filet de l'étamine subtile au sommet et non trilobé, pour pii former le G. Gingembre. I.es esp. du G. Amollie sont des pl. herbacées et vivaces; leurs racines, épaisses et charnues, sont très-aromatiques; les feuilles sont lancéolées, entières; les fleurs forment des épis ou des panicules au sommet de la tige. On connaît à peu près douze esp. d’Amoncs; clics sont de l'Inde, de l'Afrique et de l'Amérique mérid.
AMOMÉES. Amomeœ. bot. Balisiers de Jussieu. Scitarainées et Cannées de Brown, Dryrayrrhizées de Vent. Fam. de pl. Monocotylédones , à étamines épigynes, dont les caractères consistent dans un calice double, adhèrent par sa hase avec l'ovaire infère; l'extérieur plus court, tubuleux, trilobé; l'intérieur ayant son limbe partagé en divisions disposées sur deux rangs, dont trois externes sont égales entre elles, et forment ce que dans les pl. de la fam. dont il est ici question. Linné nommait Corolle; une plus interne, trilobée, constitue ce que cet auteur appelait Nectaire. L’étamine est attachée au sommet du tube du calice; elle offre un filet plane, coloré et pélaloïde. qui se prolonge souvent au-dessus de l'anthère; celle-ci est attachée à la face antérieure du filet, et ses deux loges, qui s'ouvrent longitudinalement, sont écartées et distinctes. On trouve souvent deux étamines rudimentaires et avortées. L'ovaire est infère, triloculaire; chaque loge renferme plusieurs ovules disposés sur deux rangs à l'angle interne; le style est filiforme, terminé par un stigmate concave. Le fruit est une capsule, rarement une baie triloculaire, trivalve. Les graines, quelquefois recouvertes d'un arille, contiennent un embryon monocotylédon, le plus souvent renfermé dans un endosperme farineux. Les Amoraées sont des Végétaux herbacés, vivaces, ayant des racines tubéreuses, épaisses, charnues, extrêmement aromatiques; des feuilles simples, entières, engainantes; des fleurs ordinairement grandes, éclatantes, disposées en épi ou en panicule, accompagnées de bractées. R. Brown a séparé des Amotnées plusieurs G., tels que Canna , Maranta, Thalia , Phrynium et Myrosma, dont il a fait une petite fam. des Cannées, distinguée par son anthère simple et ses graines dépourvues d'endosperme ; nous divisons les Amomées ainsi qull suit :
jj 1. CxxxtES. CannQ, L. Maranta , L. Thalia, L. Phrynium. Myroxma, L. Supl Per onia, o. oUl.etc.
§ II. ZiüGiBERXctKS. Uedychium. Roscoea , Smith. Alpinia , L. Eletlaria , Maton. I/ellenia. Zingiber , G;crln. Coslus, L. Kœmpferia , L. Amomum , L. Curcuma, L. Globba , L. Ce ram ni liera , Ilornem. Hornstcdtia , Retz. etc.
AMOMIE. bot. S. de Mûrier blanc.
AMOMON. bot. S. de Solanum pseudocapricvm . P. Morille.
AMONIE. Amonia. bot. P. Aréxonie.
AMOOBE. Amoora. bot. G. de l'iiexandrie Monogynie de Linné, établi par Roxbourg, |K»ur un arbre du Bengale, à feuilles pinnées et à fleurs jaunes, paniculées, qui ont un calice tridenté, à trois bractées; une corolle à trois pétales eonnivents; six étamines; une capsule
triloculaire, renfermatil des graines munies d'une sorte d'aigrette.
AMOREUXIE. Amoreuxia. bot. Ruiz et Pavon ont établi ce G. qui a beaucoup de rapport avec la fam. des Rosacées, sur l'inspection d'une pl. qu'ils ont trouvée dans les champs au Mexique, et qu'ils ont appelée A. palmalifida ; ils lui assignent pour caractères principaux : calice quinqiie-parlite, à tube très-court, à lobes oblongs et aigus; cinq pétales plus grands que le calice et insérés à sa base; environ vingt étamines réunies en une seule série; un ovaire libre, ovale, triloculaire; un style filiforme aigu; une capsule ovale, polysperme.
AMORPHA. bot. G. de la fam. des Légumineuses, dont Necker a fait son G. Uonafldia. Caractères : calice à cinq dents; corolle, dont la forme insolite a donné son nom au G.; elle est dépourvue de carène et d'ailes. présentant seulement un étendard ovale et concave; étamines, au nombre de dix, unies lâchement par la base de leurs filets. Le Légume est très-petit, ovale, tuberculeux, contenant une ou deux graines. On a décrit deux esp. d’Ainorphas, toutes deux originaires de la Caroline. L’une est un petit Arbrisseau à folioles sessiles ; l'autre est arborescente, & folioles pétiolées; on la cultive en France, dans tous les jardins, où elle brave les hivers et porte le nom vulgaire d'indigo bâtard. Elle est figurée dans les Illustrations des genres de Lamarck, tableau G21.
AMORPHE. *i*. Terme employé pour indiquer qu'une substance ou l'une de ses modifications ne présente aucune forme régulière.
AMORPHOSOME. Amorphaxoma. m. G. de Coléoptères pentamères, établi par Delaporte, dans la fam. des Sternoxes de Lalreille. Caractères : antennes de onze articles: le premier gros, renflé; les trois suivants de même forme, mais plus petits; les autres dentés en peigne; tarses larges, dilatés, garnis en dessous de membranes; crochets larges et courts; tête assez grande; corselet transversal, anguleux sur les côtés; écusson grand, triangulaire; élvlres moins larges que le corselet; corps tuberculeux, épais ; pattes courtes ; cuisses un peu renflées. A ce G. se rapportent les Ruprestii hydropica et penicillala de Klug, ainsi que quelques autres esp. du cap de Bonne- Espérance.
AMORPHOPHALLE. A morphophallus . bot. G. de la fam. des Aroldées, de la Mon. Polyand. L., formé aux dépens du G. Arum par Blume, pour une esp. fort remarquable que Rumpli, qui l'a découverte, avait appelée Tûcea phaJlifera, P. p. 320, 1. 113, fig. 2, et à laquelle Roxbourg a depuis donné le nom d'Arum campa nulatum, sous lequel nous la comprenons dans notre re cueil de planches. Les caractères assignés par Blume au G. nouveau sont : spathe roulée à sa base; spadice nu, lisse ou granulo-verruqueux supérieurement ; organes rudimentaires nuis; anthères sessiles, biloculaires'biporeuses sur le dos; ovaires libres, quelquefois 1h, tri ou quadriloculaires; ovules solitaires dans chaque loge et attachés perpendiculairement à la base; stigmate en tète, simple ou échancré, ou divisé en plusieurs lobes; baies distinctes.
A. cavpsxiilE; Amorphophallus campanulatux. Arum zeylanicum , Comm.hort. 1, 101. Racines gran-
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des, l u lier ctile uses, arrondies, discoides, striées concentriquement ; feuille centrale, pinnalifide, haute d'nu à deux pieds; fleurs ordinairement au nombre de deux, portées sur un pédoncule court, verdâtre, tacheté de brun, accompagnées de deux bractées inégales, lancéolées et membraneuses; spalhe campanulée, un peu coriace, pourprée à la base, jaunâtre intérieurement, avec les bords rosâtres et ondulés; sa base extérieure est blanchâtre, parsemée de taches grisâtres. Spadice long d’un pied environ ; partie inférieure cylindrique et couverte de pistils; la supérieure, où sont placées les étamines, a son sommet dilaté, déployé en une tète large, ondulée, d’un pourpre foncé et granulé. Les germes sont nombreux, un peu sphériques, pourprés : chaque style est cylindrique, terminé par un stigmate capité, ondulé, jaune. Les anthères sont sessiles. ohlongues, obtnses, à quatre loges qui s'ouvrent au sommet par des |>ores. Cette plante fort extraordinaire croit spontanément à Java où ses racines qui pèsent de quatre à six livres sont pour les Indiens un mets qui rivalise avec la Pomme de terre. On eu possède quelques exemplaires dans les serres d'Europe.
AMOL ILLE. iool. Nom donné vulgairement au premier lait fourni |*ar la vache qui vient de mettre bas.
AMOUR, zool. F. Rut.
AMOURETTE, bot. N. vulg.de diverses pl. des champs qui se font remarquer par un port gracieux; ainsi on appelle : Amourette tremblante. le Briza media , L. Grandi Amoueette, le Briza utaxima, L. Petite Amourette, le Poa Eragrotlis, L. Amourette des prés, le Lychniê Flos Cuculiy L. Amourette moussue, le Saxi fraya hypnoide» , L., etc., etc.
AMOURIE. bot. N. vulg. du fruit du Mûrier noir et des ronces frutescente et framboisier.
AMOUROCUE. bot. N. vulg. de la cotule anthemoïde.
A MP AC. sim paru*, bot. Rumph appelle ainsi, et figure (Mort. Amb. t. 61 et 63) deux Arbres des Indes orientales, à feuilles longuement pétiolées, opposées et ternées, plus étroites dans l’un des deux, d’où cet auteur lire les noms de latifolius et d 'anyustifoliv», par lesquels il les spécifie. Le premier est VAmpac des Malais. Ses fleurs, disposées en panicules axillaires, présentent une corolle à quatre pétales, plusieurs étamines, un ovaire à un seul style, qui se change en deux capsules accollées, monos| >ermes . s'ouvrant en quatre valves longtemps persistantes. Telle est la description incomplète de l'auteur, qui ne permet pas d'assigner, avec certitude, la place de ces plantes, que quelques auteurs néanmoins attribuent au G. Aubertia.
AMPAN. moll. V. ApAtf .
AMPÈRE, dot. îi d'I/olcus Sorghum, L.
AMPE1.1DÉES. bot. F. VinitEreh.
AMPF.LJDÉS. ois. Fam. de l’ordre des Passereaux denlirostres, qujrd'après la méthode de Vieillot, se compose des G. écheuilleur, jaseur, coracine, avérano, cotinga et procné.
AMPELIS. ois. S. de Cotinga.
AMPÊLITE ou TERRE A VIGNE, min. Les anciens connaissaient sous ce nom une Argile schistoide. noire, abondante en pyrite*, qu’ils croyaient propre à servir d'engrais pour la Vigne, et à faire périr les Insectes qui i
rongent cet Arbuste. l)e nos jours l’Ampélite est une roche schisteuse, feuilletée, noire, tachante, dont on fait des crayons propres au dessin et que les charpentiers employeut pour leurs tracés.
AMPELODESME. Ampclodesmos. bot. G. de la fam. des Graminées, institué par le Dr. Link, qui lui assigne pour caractères : épillets bi-multiflores, à fleurs fertiles, glumes presque égales, aigues, à une seule nervure; paillettes presque égales : l’extérieure nemiréc. aigue, entière à l'extrémité qui se prolonge souvent en une soie comprimée; l’intérieure hinervurée, profondément bidentée au sommet; poils insérés au dos de la paillette extérieure, épars et dressés; deux squammules ovalesoblongues, membraneuses et poilues; ovaire presque ovale, souvent velu; styles très-courts; stigmates à fibrilles rares, éparses ou subdisliques. L’A. australe, la seule espèce bien constatée jusqu’à ce jour, a le chaume simple, les feuilles roulées, filiformes; la paniculc resserrée, ohlongue; les épillots nuilt i flores ; les glumes acuininées; les soies des paillettes fort longues.
AMPELOPSIDE. Ampélopsis. bot. G. établi par Richard père, dans la fam. des Viniférées; Pent. Monogynie. L. Il lient le milieu entre le G. Fiti» et le G. Cissus. Il se distingue du premier par ses pétales non soudés en coiffe, mais libres, réfléchis et caducs; par ses fleurs hermaphrodites, tandis que toutes les vignes de l’Amérique boréale sont diolques et plus rapprochées du Ci»- »us. Il en diffère surtout par ses étamines au nombre de cinq. Il faut rapporter â ce G. YHedera quinquefolia et le Fiti» arborea de Linné.
AMPKLOS. bot. S. de Vigne.
AMPELOSYCIOS. bot. Ce G., établi par Du Pelit- Thouars pour une Cucurbilacée de Madagascar, qui parait identique avec le Telfairia pédala de Ilooker, devra, s’il ne se présente point d’autre esp. mieux caractérisée, se fondre dans ce dernier G. Tout porte à croire que la même pl. est aussi le type du G. Joliffea de Rojer et Delille, qui l’ont produite sous le nom spécifique d'Africana.
AMPERÉE. Amperea. bot. G. de la fam. de* Euphorhiacées, établi par Ad. de Jussieu, pour deux plantes originaires de la Nouvelle-Hollande, auxquelles eu ont été jointes deux autres, découvertes par les botanistes embarqués sur les vaisseaux expéditionnaires de circumnavigation, la Coquille et l’Astrolabe. Les caractères du G. sont : calice à cinq sépales, à bords scaricux et ciliés, persistants ; corolle nulle. Fleurs femelles solitaires, presque sessiles, garnies de deux ou trois bractées ; ovaire tribolé, couronné de six appendice* recourbé* ; trois stigmates courts, bifides au sommet ; capsule petite, ovoïde, à trois loges renfermant chacune un ovule. Le petit nombre d’esp. que contient ce G., consiste en arbustes de moyenne élévation, à feuilles rapprochées, linéaires, dont les bords sont repliés en dessous, accompagnées de deux stipules faiblement dentée*.
ANPEUTRE. bot. F. Froment. Épaulre.
AMPIIACANTHUS. rois. F. Sirjan.
AMPIIANTIIE. bot. Réceptacle dilaté, qui porte ou renferme les fruits.
i AMPHKKEPIIIS. bot. G. de la faui. des Synaiitliérée*
établi par Kunth, et voisin des G. Veronia et Pacourîna. Il se distingue par les caractères suivants : invo lucre hémisphérique, composé <fécailles imbriquées, et entouré d'un second involucre de feuilles; réceptacle plane et nu ; flpurs tubuleuses, très-nombreuses, hermaphrodites; fruits cylindriques, sillonnés, couronnés d'un grand nombre de poils comprimés ou d’écailles linéaires, qui tombent A la maturité du fruit. Les deux esp. décrites par Kunth sont de petits Arbustes à feuilles alternes, dentées. A capitules terminaux, solitaires et pourprés. Ces arbustes, d'un port assez élégant, sont originaires de l’Amérique équinoxiale.
AMIMIIBICOR1SES. Amphibicorisœ. ixs. Dufour emploie ce nom |K>urune fam. qu'il a établie dans la section des Hémiptères héléroptères , et qui comprend les Hydromèlresde Fabricius. Elle correspond aux Ploières de Latreille.
AMPHIBIE, zool. On a donné plusieurs acceptions à ce mot. Il exprime, selon les uns, la propriété qu'ont certains Animaux de vivre alternativement dans l’air et (Laos l’eau. Il s'applique, selon d'autres, à la faculté de respirer ces deux fluides tour A tour et sans danger. Dans ce dernier sens, aucun Animal ne mérite rigoureusement le nom d'Ampliibie ; mais il désignerait, dans l’autre, des êtres trop nombreux et trop disparates.
Gesner, qui ne considérait que le lieu de l'habitation, nommait Aiflphibies les Castors, les Loutres, les Grenouilles. et beaucoup d'autres Animaux qui vivent indif féreinment sur la terre ou près des eaux. Linné appliqua ce nom, qui signifie proprement double vie, A l'une de ses classes, formée d'abord des Reptiles et des Poissons Chondroptérvgiens, mais depuis réduite aux Reptiles seuls qui ont le sang rouge et froid, et la circulation simple. Celte dénomination était fondée sur cette judicieuse remarque, que, si ces Animaux ne respirent pas dans l'Eau, comme les Poissons ou les Mollusques, ils peuvent du moins y séjourner longtemps sans respirer d’air. Cuvier, qui connut mieux que ses devanciers l'essence même de l'organisation, n'a pas jugé à propos d’appliquer ses grandes vues à la nomenclature des Animaux, comme il les avait appliquées A leur classification, et il a nommé Amphibies, des Mammifères que leurs organes moteurs rendent habitants des deux éléments. Les Amphibies de ce savant, placés entre les Chats et les Didelphes, forment la troisième et dernière tribu de la classe des Carnassiers. Celte tribu se compose d’A nimaux dont les pieds sont si courts et tellement enveloppés de peau, qu'ils ne peuvent servir qu’à ramper sur la terre, lorsqu'ils n'en usent point pour la natation. Ces Animaux passent la plus grande partie de leur existence dans la mer, et ne viennent A terre que pour s’y réchauffer au soleil ou pour y allaiter leurs petits ; leur corps est allongé, leur bassin fort étroit; et leur poil ras très-serré contre la peau. Deux G. seulement composent la tribu des Amphibies, dont ne font plus partie les Lamantins et les Dugons ; ce sont les Phoques et les Morses.
Les Animaux Amphibies de Linné et de Cuvier ont un caractère commun : leurs deux circulations se réunissent |iour n’en faire qu’une; leurs deux sortes de sang se mêlent et se confondent .Tous n’ont, ou qu’une seuleoreil-
letle, ou deux oreillettes qui communiquent ensemble à l’aide du trou de Botal conservé. C'est à cette disposition du cœur qu’on attribue la faculté qu'ont ces Animaux de séjourner longtemps dans l’eau sans respirer d’air. C’est là ce qu’on a considéré comme le caractère essentiel des Amphibies; à ce sujet, on s'est étrangement mépris. Outre cela, les Phoques et les Morses ont leur veine cave inférieure élargie en sinus A l'endroit oit elle traverse le foie. Si la disposition précédente favorise les efforts pour nager et pour plonger, celle-ci parait résulter des mêmes efforts. Tel était du moins le sentiment de Haller et celui de Meckel, lesquels observèrent ce fait, mentionné par Fontenelle dans lTIistoire de l'Académie des sciences.
On a comparé à des Amphibies les fœtus de tous les Mammifères, parce qu’ils vivent au milieu des eaux de ramnios. parce qu'ils conservent longtemps leur trou de Botal, parce qu'ils ont réellement une circulation de Phoques ou de Reptiles. Ruffon s'est assuré qu'on peut, sans les priverde la vie, submerger dans de l’eau ou dans du lait de jwtits Mammifères nouveau -nés. Les jeunes Animaux résistent d'autant mieux à celte épreuve qu'ils sont plus rapprochés du moment de la naissance. Ces expériences de Buffon sur la submersion sont parfaitement d'accord avec cellesdc Legallois sur la section de la moelle épinière.
De ce fait reconnu et constaté par Buffon. ce grand écrivain et son prudent conseiller Danbenton inférèrent la possibilité de rendre des Animaux artificiellement Amphibies. Pour y parvenir, selon eux, il suffirait de plonger de jeunes Mammifères, A diverses reprises, dans un fluide dont ils pussent se nourrir. Mais Buffon et Dauhenton négligèrent d'observer :
1" Que le fœtus encore entouré des eaux de l’amnios, reçoit de sa mère un sang tout respiré, tandis qu’après la naissance, tout Mammifère doit respirer lui -même et sans interruption notable, sous peine de la vie.
2° Que le trou de Botal n’existe d’ordinaire, au moment de la naissance, que chez les Animaux où il doit toujours persister; d’où il suit qu’on doit accorder quelque importance A la disposition primitive des organes.
3° Que d’ailleurs celte communication des oreillettes ne dispense nullement de la nécessité de respirer, nécessité à laquelle obéissent tous les Animaux dont le sang circule.
4° Que le trou de Botal n*a qu’un usage, qui est de fournir au sang un moyen d’éviter les poumons, un moyen de soustraire la circulation à la compression des vaisseaux pulmonaires, et de la rendre, par cela même, indépendante des efforts de qes vaisseaux.
5® Qu’cnfin, ce qui arrive chez les Veaux marins et les Reptiles ne doit pas nécessairement arriver chez tous les Mammifères, ni surtout chez l’Homme.
On doit donc conclure des faits que nous venons d’énoncer, que la conservation du trou de Botal ne donne aux Animaux sur lesquels on l’observe, ni la précieuse faculté de respirer tour à tour dans l’air et dans l'eau, ni le pouvoir non moins précieux de rester longtemps sans respirer d’air.
Le nom d’Ainphibie a été étendu jusqu’à la holani-