‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 35 sur 125 · AMI · texte numérisé non relu

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AMPLEXE. Amples**, moll. G. de Fossiles multiloculaires de la Fam. des Orlhocères, institué par Sowerby, pour une seule esp. qui se rapproche beaucoup de rOrthoeéralile représentée et décrite par Breyn ( Disxert. Phys. de Polythal, t. 6, f. 3, 4, 5).

AMPLEXICAULE. bot. C'est- à -dire qui embrasse la tige. Ce mot se dit des pétioles, des pédoncules et des feuilles, quand les premiers élargis, et les dernières sessilcs, se dilatent à leur insertion de manière b se prolonger latéralement pour entourer en partie la tige ou le rameau.

AMPLF.XlFI/fRE. bot. Se dit des écailles ou squamelles du clinanthe des Synanthérées, quand il embrasse les fleurs.

i AMPLI ATIFLORE. bot. Couronne des Synanthérées, 1 quand elle est composée de fleurs à corolle amplifiées, comme la Centaurée bleui.

AMPLO. rois. S. vulg. d’Anchois.

AMPOMÈLE. bot. S. de Ronce.

AMPONDRE or ANPONDRE. bot. Gaines des feuilles et des parties de la fructification de diverses esp. de Palmiers, qui croissent aux lies de Madagascar et de Mascareigne. Ces gaines, dures et même ligneuses, ont la forme de grandes cuvettes, sont ohlongues et tronquées du côté qui fut l'attache, amincies du côté opposé, glabres, polies, munies de spinules, ou couvertes d'une sorte de |»oil ou bourre, selon les espèces qui les produisent, et se détachant de l'Arbre dont elles protégèrent la parure naissante, tombent sur le sol des forêts, comme pour y retenir une Eau pluviale qui se conserve pure et fraîche. Un Ampondre ordinaire contient d’une à deux bouteilles, et plus, de cette Eau. Les Animaux sauvages, les Nègres marons, les chasseurs altérés y trouvent un secours qui leur tient lieu de sources. On peut foire chauffer cette Eau dans I'Ampondre même, au moyen de cailloux rougis qu’on y éteint. A défaut de poterie de terre, on peut foire cuire le riz et bouillir le café dans cette vaisselle végétale, dont on façonne la plus fraîche eu assiettes ou en petites tasses ; il suffit, pour imprimer à ces ustensiles rustiques une forme durable, de les faire sécher sur la braise , après les avoir ployés et modifiés. — On couvre les cases avec des Ampondres en guise de tuiles, et celle manière de couvrir est bonne. Quelques colons transportent des Ampondres au bord de la mer, les remplissent de son eau, dont, par l’évaporation, ils obtiennent du sel.

AMPODFOUTGHL bot. V. Aroun.

AMPOl LAOU. bot. S. vulg. d'Olivier.

AMPOl LE. loi-i. . Iiulla ampulla. V. Bille.

AMPOULES, bot. On a quelquefois donné ce nom, par comparaison, aux vésicules remplies d’air qui se voient sur divers Yarecs, particulièrement sur ceux du G. Fucus , tel qu’il est aujourd'hui circonscrit, et qui donnent à ces liydrophytes la faculté de surnager. Linné avait supposé que les filaments entrelacés qui se trouvent dans ces Ampoules pouvaient être des organes môles. Ces filaments n'ont aucun rapport avec les sexes; en les examinant au microscope sur plusieurs espèces, ou leur trouve exactement l'organisation de diverses Confen es; ils sont transparents, simples ou ra-

meux, cylindriques, articulés par sections approchant plus ou moins de la forme carrée.

AMPOULETA. bot. N. vulg. de la Mâche Varianelle.

AMPULEX. Amputes, ixb. Hyménoptères. G. fondé par Jurine, qui lui assigne les caractères suivants : une cellule radiale allongée, légèrement appendicée; quatre cellules cubitales : la première grande, recevant la première nervure récurrente; la deuxième petite et carrée; la troisième plus grande, recevant la seconde nervure récurrente; la quatrième atteignant le bout de l’aile; mandibules grandes, allongées, unidentées dans les femelles et hidentées dans les mâles; antennes filiformes, roulées â leur extrémité, composées de douze anneaux dans les femelles et de treize dans les mâles. L'esp. servant de type à ce G. est le Chlorion compression de Latreille et de Fahricius. Jurine, pour l'établir, s’est fondé sur la forme singulière du thorax de cet Insecte et sur La disposition des cellules de l'aile. Les antennes sont articulées sur deux prolongements de la télé entre lesquels il en existe quelquefois uu troisième; les yeux sont grands et saillants; les petits yeux lisses, situés sur une éminence du vertex, sont presque contigus. Le prothorax a beaucoup d'étendue dans son diamètre antéropostérieur; la pièce située en arrière du métal! orax est large, tronquée, terminée par deux petites épines et sillonnée supérieurement par trois deini-goutlières. constituant par leur réunion un triangle dont le sommet est dirigé en arrière. L'abdomen est remarquable par la grandeur d'un de scs anneaux, qui à lui seul en constitue la moitié; celui des femelles est assez long, terminé par une pointe de l’extrémité de laquelle sort une portion de l’aiguillon. Le ventre des mâles est beaucoup plus court et arrondi postérieurement. Ces Insectes ont les cuisses renflées à leur milieu; les jambes au contraire sont grêles et assez longues; celles du métathorax sont munies â leur face interne, comme celles desPompiles, d'une brosse. La seule esp. indigène connue est VA. fa*~ data , figurée par Jurine, pl. H.

AMl’t LLACE. Se dit de tout ce qui a la forme d'une ampoule, d'une vessie ou d'une petite bouteille.

AMPULLACÈRE. Ampullacera. moll. G. de la fam. des Néritacées, établi par Quoy et Gaimard pour quelques Mollusques nouveaux qu'ils ont observés dans leur expédition autour du monde (voyage de l'Astrolabe) et que Lamarck avait provisoirement placés dans son G. Ampullaire. Caractères : animal spiral, globuleux, renflé, à pied court, quadrilatère, avec un sillon marginal antérieur; télé large, aplatie, échancrée en deux lobes arrondis, portant deux yeux sessilcs, sans apparence de tentacules; cavité pulmonaire limitée en avant par un collier, ayant son ouverture au bord droit; bouche membraneuse. Les deux sexes réunis. — Coquille assez épaisse, globuleuse, ventrue, profondément ombiliquée, à ouverture ronde ou oblique, les bords réunis; spire courte, mais saillante. — Opercule membraneux, mince, à stries obliques ; pouce spiré, portant quelquefois uu talon. L'Ampullacèreaveline de Lamarck forme le type du G. nouveau.

AMPULLAIRE. Ampullaria. moll. Lamarck a séparé, sous ce nom, du grand G. Bulimc quelques coquilles fluviatilcs, pourvues d'un opercule corué. Caractères co-

quille globuleuse, ventrue, ombiliquée à sa base, sans callosité au bord gauche; ouverture entière, plus longue que large, à bords réunis. Les esp. qu'on y rapporte sont VA. fasciata ou le Cordon bleu; V Hélix ampullareun, L.; le BuUimux amputlaceus, Brug.; le Hulimus urccus, Brug., ou l’Idole; V Hélix glauca, L., ou l'fEil d'Ammon; le Hulimus vitreux, Brug.; V Hélix lusitanien, L.; enfin les A .orata.sinnamarina et carinata d'Olivier. Ce G. a beaucoup de rapport avec les ; Nalices qui sont également ombiliquées avec ou sans recouvrement calcaire sur l’ombilic, en ce qu'elles ont j aussi une forme globuleuse et ventrue; mais les Notices | sont toutes marines; leur coquille est en général fort épaisse, et fermée par un opercule calcaire articulé, et le bord gauche ofFre une forte callosité. On peut encore faire observer que, comme on trouve beaucoup d’ampullaires fossiles à Grignon, avec des coquilles évidemment marines, il est probable que ce G. doit être rapproché du G. Nalice qui contient aussi des esp. marines et fluvialiles.

AMPYX. ross. G. de Crustacés de la fam. des Trilohiles. découvert dans les Schistes intermédiaires de la Scandinavie, par Dalmau, et dont les caractères ne nous sont point encore parfaitement connus.

AMSALEMA. bot. S. de Cicca disticha , L.

ANSE oi AMSEL. ois. S. de Merle.

AMSINKIE. Amsinkia. bot. G. de la fam. des Rorraginées, établi par le prof. Lehman, dans un catalogue des pl. du jardin de liamhourg. qu'il a publié en 1831 . Le G im sinkia, ou plutôt VA. lycopsoides , présenterait le cas extrêmement rare, pour ne pas dire unique, d’une pl. tétracolylédonée.

AMSONIE. Amsonia. bot. G. de la f. des Apocynées, Pentandrie Digynie, L., établi par Walther, réuni par L. au G. Tabenurmontana, et distingué de nouveau comme G. par Michaux. Caractères : corolle infundihuliforme, à gorge close; follicules au nombre de deux et dressés; graines cylindriques, nues, tronquées oblique- , ment au sommet. Deux esp. originaires de l'Amérique sept. composent ce G.; l’une d'elles, encore qu'elle n’ait rien d’élégant, commence à se cultiver comme plante d'ornement dans les jardins.

AMUZA. bot. S. de Bananier.

AMYDA. BKfi. Nom donné par Itlainville à la quatrième fam. de son Système de classification des Reptiles. Cette fam. renferme tous les animaux qui ont le corps suborhiculaire, très-déprimé, flexible au moins dans toute sa circonférence, et pourvu de pieds, dont les doigts sont très-distincts, largement palmés, avec des ongles longs et aigus, en moins grand nombre qu'eux; enfin ceux qu’il qualifie de tortues molles qui s'éioi- [ gnent des autres tortues en ce que les pièces du squellette sont moins élargies, moins soudées entre elles, et que la peau qui revêt la carapace n'est solidifiée par des pièces osseuses que dans le milieu du dos, et nullement sur ses bonis, ce qui leur donne une sorte de mollesse d’où est provenu le nom sous lequel on les désigne.

AMYDÊTE. Amydeies. lus. G. ou sous-G. de Coléop lères pentamères, établi aux dépens du G. Lampyre, dans la fam. des Serricomes par lloffmansegg qui le caractérise ainsi : antennes composées d’un très-grand

! DICT. OIS 9CIKXCES XàT.

nombre d’articles : le premier assez gros, le deuxième moyen, et tous les autres munis d'un rameau plumeux et long; tête large, presque découverte ; corselet transversal . peu arrondi et peu avancé antérieurement ; écusson petit : élytres parallèles; pattes moyennes; les deux avant-derniers segments de l'abdomen phosphorescents. Les A. fastiginta, lllig.; Plumirornis , Hum.; Apicatis , Germ. cl figortii, Leach, composent ce G. ; ils sont tous de l'Amér. méridionale.

AMYGDALE. A mygdalum . mou . G. d'Acéphales , institué par Mégerle, cl dont voici les caractères : coquille bivalve, équivalve, en forme d'amande, le plus souvent un |>eu comprimée et élargie en avant, angulaire en arrière et ordinairement bâillante; charnière à l'extrémité, sans dents, sillon profond et large. L’Animal est un Callilriche. Mégerle assigne pour type, à ce G., le Mytitus arborescent de Chcmnilz. qui se rapporte au G. Modiole de Lamarck.

AMYGÜALIN’E. Principe particulier cristallin, acicu taire, blanc, inaltérable à l’air, décomposable au feu. contenu dans les amandes amères, d'où on l'obtient eu les traitant à chaud par l’alcool anhydre. La découverteen est due à Robiquel elBoutron. {Ann. dêChim. et de Phys. XUV. 352.)

AMYGDAL01DE. üfcOL. Celte expression a été souvent i employée dans les descriptions géognosliques comme ] nom spécifique, el indistinctement avec ceux de / ori otite, de Mandelstein (ou Pierre d’amandes), et quel 1 quefois même de Pomlinguc pour désigner des Roches ! qui, avec une structure semblable en apparence, diffè- . rent entièrement par leur composition, leur origine cl i leur gisement. Ainsi on a donné ce noui à celles de* masses minérales qui paraissent essentiellement composées d'une pâle quelconque, au milieu de laquelle si? voient des esp. de noyaux plus ou moins arrondis el eu forme d'Amaudcs; el cependant, ou bien les noyaux sont de la même substance que la pâle qui les renferme et ont été formés simultanément par voie de cristallisation, ou bien ils sont très-différents de la pâte; et daus ce dernier cas, ils remplissent des cavités qui préexistaient dans la Roche et dans lesquelles leur substance a pénétré par infiltration, ou encore ils peuvent n’élre que des corps roulés qui onl été enveloppés longtemps après leur formation par un cimeut quelconque. Pour faire cesser la confusion qui, naturellement, a résulté de l’application du même nom â des Roches différentes, comme de l'emploi de plusieurs noms pour désigner la même Roche, les géologues ont voulu attacher définitivement un sens fixe à chacun des mots précédemment cités, el qui onl été pris pour synonymes. Dans cette intention, l’un des plus célèbres a proposé de n'appeler Amygdnlolde, que les Roches formées de pélrosilex com pact, renfermant des noyaux contemporains de la même substance, mais en différant seulement par la couleur. La Roche qui se trouve en morceaux roulés dans le lit de la Durance, et qui est connue sous le nom de f 'ariotite de la Durance, servirait de type à l'espèce Antyg- ! datoïde ainsi caractérisée; d'autres savants, se fondant sur ce que le nom de Mamlelstein ou Pierre d'amandes, n'a pas été donné par les Allemands à la Roche de la Durance et à celles qui lui ressemblent par leur

nature et leur origine, mais à des Boches caverneuses dont les cavités ont été remplies après coup comme celles d 'OberateiH, du Desbyahirc, etc., réservent le nom d’AmygdaIolde,au contraire, à ces dernières, ou ils proposent de leur conserver le nom de Spillite qui leur avait été précédemment donné. Pensant qu'il sera plus facile d’atteindre le but que l’on s'était proposé, en ne considérant plus le nom d’Amygdaloïde que comme caractéristique pour désigner une structure commune à plusieurs Rocltcs , nous donnerons les caractères de chacune de ces Roches et nous ferons l'histoire de leur formation et de leur gisement, aux mots Pocdixgie, Yabiomte, Sph.ite,

AMYGDALES. bot. $. latin d'Amandier.

AMYMONE. Amymona. cicsr. G. établi, à tort, par Muller, sur l’inspection de jeunes individus du G. Cyclope.

AMYR1DÉF.S. bot. Fam.de pl.Dicotylédonées, établie mais fondue par De Candolle dans celle des Térébinthacées dont elle est devenue une tribu.

AMYRIS. bot. G. de la fain. des Térébinthacécs que De Candolle, d'après Linné et Kunth, définit ainsi : fleurs hermaphrodites ; calice persistant, quadridenté; quatre pétales hypogyncs. onguiculés; huit étamines plus courtes que les pétales; un ovaire monoloculaire porté sur un lorus épais en forme de disque; un stigmate sessile; unedrupe monosperme à noyau très-mince, papy racé Ce sont des Arbres ou des Arbrisseaux résineux. à feuilles composées, ù fleurs paniculées, ordinairement blanches; leur patrie est l'Amérique.

Il découle des plaies faites au tronc ou aux branches principales de ŸAmyriê opobalsamum un suc résineux, épais, jaunâtre, d'une odeur très- pénétrante, que l’on vend dans le commerce et que l’on emploie en médecine sous le nom de Baume de la Mecque. Le nom de Baume, donné à cette substance, est assez impropre, puisqu'elle ne contient point le principe (acide benzoïque) qui constitue les baumes; et la désignation de la Mecque est trop exclusive, car YAmyris o/iobalmmuih croit non-seulement à la Mecque, mais dans toute l'Arabie, dans toute l'Asie centrale.

AMYTIS. Amylis. AfflftL. G. de la fam. des Néréides, ordre des Néréidées. proposé par Savigny. Il aurait pour type le AVreii prismatira d’Oth.Fab. et de Muller.

AMYTIS. ois. G. nouveau institué par Lesson. dans l’ordre des Passereaux, qui correspond à notre classe des Granivores, pour deux Oiseaux rapportés de l’Australie par Quoy et Gaymard et que ces naturalistes avaient placés parmi les Mérions. Ce G. a pour caractères : bec moyen, relativement au corps de l’Oiseau, peu élevé, comprimé sur les côtés, à arête convexe, peu marquée; à pointe de la mandibule supérieure aigue, recourbée, dépassant légèrement l'inférieure; commissure ample; bords faiblement recourbés; narines nues, percées en fente dans une membrane recouvrant les fosses nasales, qui sont larges el profondes; ailes courtes; queue très-longue, à peine étagée, tarses longs, robustes, sculellés. Les Oiseaux de ce G. représentent dans l’ Australie les Collons d'Afrique, de même qu'ils sont remplacés en Amérique par les Eraberizoïdes. Leurs plumes sont rigides, étroites, barhtilées.

A. ji.vtté. A. ter/ ilia; Maiurus lextili i. Quoy et Gaymard. Zool. del'uran.pl. 23. Parties sup. d'un brunroussâlre, parsemées de tacbes d’un brun plus clair; rémiges et reclrices roussâlres, tachetées de fauve, sommet de la tête, gorge, devant du cou el poitrine variés de roux et de blanchâtre; le reste des parties inférieures brunâtre. Bec cl pieds noirâtres. Taille 0 pouces 1/3.

A. blet et blaxc. A. leucoptcrus; Maiurus leucopier us. Quoy et Gaym. Zool.de l'uran. pl. 23. Parties supérieures d'un bleu-noirâtre ; rémiges primaires d'un blanc-jaunâtre ; petites tectrices aluires d'un blanc pur; reclrices et parties inférieures bleues. Bec et pieds noirs. Taille 3 p. 4 lignes.

ANABAINE. V ■ arthroiuEes.

ANABAS. rois. G. de l’ordre des Acanthoplérygiens, de la fam. des Squammipeuues, établi par Cuvier, qui l'a distingué des Amphiprioiis, el que caractérisent des dentelures aigues au sous-orbiculaire, à l'opercule, au sous-opercule et à l'in ter-opercule, dentelures dont le préopcrcule est entièrement privé. Le museau des Anahas est court et mousse; leur corps et leur tête sont entièrement garnis de larges écailles, leurs deux mâchoires de dents en râpes, el le pharynx de dents fortes et coniques, l'n appareil particulier de laines compliquées, accompagnant les branchies et propre à y retenir de l'eau, donne â ces Poissons la faculté de vivre plus longtemps que d'autres hors de l'élément qui les nourrit ; c'est probablement cette particularité qui a fait dire que le Seimal. type de ce G., ( Anlbias tesludineus , Bloch, pl. 522 ), Poisson qui se trouve dans les mers de l'Inde, abandonne ces mers pour ramper sur le rivage. grimper sur le tronc des Arbres, el s'aller rafraîchir dans l'eau de pluie retenue par la concavité des ampondres de Palmiers. Il nous parait difficile d'adopter un pareil fait, tant qu'il n'aura pas été attesté par quelque voyageur physicien digne de foi, d'autant que la conformation d'un Poisson qu'on a pu rapprocher des Perches ne nous parait guère propre à la reptation.

ANABASE. Anabasis. bot. G. de la fam. des Chénopndées; Pentandrie Digynie, L. Caractères : fleurs terminales ou axillaires; chacune d'elles accompagnée à sa hase de trois bractées, el offrant lin calice à cinq divisions profondes, cinq étamines, un ovaire surmonte de deux styles; un akène enveloppé par le calice persistant, devenu charnu â sa base, tandis que son limbe est sec, scarieux el étalé. Ce G., très-voisin des Soudes, Salsola, L., s'en distingue par son calice charnu, par son embryon dressé, roulé en spirale, tandis que dans la Soude il est horizontal. Les quatre ou cinq esp. dont il se compose, sont des Arbrisseaux d'un port triste, qui croissent sur le Itord de la mer ou dans les lieux salins, en Italie, en Espagne, en Égypte, en Sibérie, elc.

ANABATE. Anabata. Ce G., peu différent du Raucolfia} a été adopté par Willdenow, pour un Arbuste de l’Amérique méridionale, qu'il a caractérisé ainsi : calice campanule â cinq pelitesdents; corolle à limbe quinquéfidc; anthères scssiles, connées en tube; style exserte; capsule â quatre côtes, couronnée par le style persistant; valves placenlifèrcs. Ce G. de la Pent. Mon. appartient

à la fam. des Apocinécs. L 'A. otlornta est glabre , a les feuilles opposées, b réveillent pétiolées ; les fleurs sont blanches.

ANABATES. ois. V. Grixpart.

ANABICES. bot. Nom donné par Necker aux parties des végétaux Cryptogames, qui se trouvent hors de terre, la fructification exceptée. Willdenow désigne ces mêmes organes sous le nom de Connus.

ANABLÊPE. Anableps. pois. G. de l’ordre des Malacoptérygiens abdominaux, placé par Cuv. dans la fam. des Cyprins, et mal à propos confondu par Linné dans le G. Cobitis, d’où Bloch le relira. l*ne seule esp . trèsremarquablc. le constitue, c’est VA. tetrophlhalmus, Bloch (561). Cobitis Anableps, L. (Encyc. Pois. pl. 61, f. 240). Anableps surimttnensis. ( Lac. C . p. 20). Un fait unique parmi les Animaux invertébrés le caractérise : son œil, dit Lacépêde, est placé dans un orbite, dont le bord supérieur est très-relevé, mais il est trèsgros et très saillant. Si l’on regarde la cornée avec attention, on voit qu’elle est divisée en deux parties trèsdistinctes. à peu près égales en surface, faisant partie chacune d’une sphère particulière, placées l’une en haut et l'autre en bas, et réunies par une petite bande étroite, membraneuse, peu transparente, et qui est h peu près dans un plan horizontal, lorsque le Poisson est dans sa position naturelle. Si l’on considère ensuite la cornée inférieure, on apercevra aisément au travers un iris et une prunelle assez grande, au delà de laquelle on voit très-facilement le cristallin : cet iris est incliné de dedans en dehors, et il va s’attacher à la bande courbe et horizontale qui réunit les deux cornées. Les deux iris se touchent dans plusieurs points derrière cette bandelette; ils sont les deux plans qui soutiennent les deux petites calottes formées par les deux cornées, et sont inclinés l'un sur l’autre, de manière à produire un angle très-ouvert. Cette complication, dans la composition des yeux, a causé le volume de ces organes qui, s’élevant beaucoup au-dessus de la tète de l’Animal, lui ont mérité le nom de Gros ail, sous lequel il est connu à la Guyane, dont il habite l’embouchure des rivières et des rivages. Sa chair y est estimée; il atteint environ six à huit pouces de longueur ; sa tête et la partie antérieure de son corps sont aplaties en dessus, mais ce corps devient cylindrique vers la queue ; deux barbillons, presque comparables à des tentacules, se voient aux deux côtés de la bouche. b. 5, 0, n. 7, p. 22, v. 7, a. (dans la femelle) U, (dans le mâle) 3, c. 10.

ANACA. ois. Très-petite Perruche du Brésil. Psittacus Anaca, Lat. V. Pkrroqi et.

AN AC, ALI PUE. ixs. Animal muni d’un grand nombre de pattes, que l’on rencontre dans l’écorce des Arbres pourris de Madagascar, et que Flacourt dit fort venimeux : ce doit être une Scolopendre.'

ANACALYPTA. bot. Ce G., établi d’abord par Rœhling, dans son Histoire des Mousses d’Allemagne, pour 1 ' Encatypta lenceolata d’Hedwig, a été réuni ensuite, par Hooker. au G. tVeissia. y. ce mot.

ANACAMPSEROS. bot. Le professeur De Candolle a formé ce G. de la fam. des Port ulacées, aux dépens du G. Pourpier dont il a détaché plusieurs esp. qui lui

offraient un calice concret à sa base la plus inférieure; deux sépales opposés , oblongs , cinq pétales très-fu gaces; quinze à vingt étamines à filaments libres, adhérents par leur extrémité inférieure aux pétales et insérés avec eux à la hase du calice; un style filiforme, trifide au sommet; une capsule conique, uniloculaire et trivalve; différences un peu légères à la vérité, mais qui suffisent pour justifier l’érection du G. nouveau. Il se compose d’une dizaine d’esp. toutes originaires du cap de Bonne-Espérance. Ce sont en général des plantes herbacées ou suffrutescentes, mais d’une faible élévation. Les feuilles sont épaisses, charnues, ovales et stipulées. Les fleurs sont réunies en grappes lâches au sommet des tiges; elles sont ou blanches ou d’un rose pourpré. Une esp. du G. Orpin avait reçu de Tournefort le nom d’Anacampseros.

ANACAMPTIS. bot. G. institué par Richard père, dans son Mémoire sur les Orchidées d’Europe; Gynandrie Monandrie, L. Il offre pour caractères : un calice, dont les divisions sont rapprochées en casque; un labelle étalé, avec deux feuillets saillants et longitudinaux à sa base; un éperon conique. Le gynostèine est très-court; l’anthère dressée, à deux loges; les deux masses polliniqucs, terminées en pointe inférieurement, sont réunies sur un seul rétinacle renfermé dans une petite bourse simple. Ce G., qui a, pour type, et jusqu’à présent pour seule esp. YOrchis pyramidalis de Linné, se distingue parfaitement des autres Orchidées par les deux lamelles de son labelle. et surtout par un seul rétinacle pour ses deux masses polliniqucs.

AN ACAMPTODON. bot. Ce G., de Bridel, ne parait pas différer essentiellement de son G. Cryphea* Tous deux font partie du G. Daltonia de Hooker. Ces (rois G. de mousses ont un péristome double, composé de seize dents, et d’autant de cils qui alternent avec elles; leur coiffe est conique. Bridel ne distingue le G. Anacamptodon du Cryphea, qu’en ce que les dents du périslome externe du premier se réfléchissent en dehors, tandis qu’elles restent droites dans le second.

ANACAMPYLA. bot. Hedwig nomme ainsi des écailles étalées, recourbées au sommet, que l’on trouve sur les pl. Acotylédoncs, et principalement sur le chapeau de YAgaricus croceus, sur le thallus du Lobaria squammosa, etc.

ANACANDA1A oc ANACANDIA. rept. S. de Boa Scytale, L.

AN ACANTHE. Anacantha. rois. G. de la fam. des Chondroptérygiens à branchies fixes qui a beaucoup de ressemblance avec le G. Pastenague, mais dont les esp. ne peuvent pas être confondues parce que leur queue longue et grêle n’a ni nageoire, ni aiguillon. L 'Aicreba (raie orbiculaire de Bl.) appartient à ce G.

ANACARDE, bot. V. Anacardier.

ANACARDIER. Anacardium. bot. G. de la fam. des Tbérébinthacées, Penlandric Trigynle, L., très-voisin de l’Acajou, Cassutium, avec lequel on l’a souvent confondu ; il se distingue par son calice suhCampanulé, | quinquéfide; sa corolle pentapélale; ses étamines seulement au nombre de cinq ; sôn ovaire surmonté de trois styles et de trois stigmates; et son fruit, qui, au lieu d’avoir la forme d’un rein, offre celle d’un cœur, ap-

ISO

l>uyé sur un réceptacle charnu, un peu plus gros que le fruit, mais aussi développé que dans la Pomme d’Acajou. L'Anacardier, auquel Linné fils avait donné le nom de Semecarpus, renferme deux esp. : l’A. à longues feuilles. A. longi folium r Lamk., dont le» fruits portent le nom d’Anacarde des Boutiques, et dont on mange, dans l'Inde, les amandes qui sont renfermées dans l'intérieur du péricarpe; et PA. à feuilles larges. A. latifolium, Lamk. Ce sont deux grands Arbres originaires de l'Inde, dont les fleurs sont petites et disposées en grappes paniculées et terminales.

ANACHARIS. bot. G. de la fam. des Hydrocharidées. Dans son Mémoire sur les pl. de cette fam., publié dans les Mémoires de l'Institut, pour 1811, Richard a fait un G. nouveau d'une petite pl. qu'il figure pl. 2, recueillie par Pinfaligable Commerson, aux environs de Montevideo. Voici les caractères de ce G. de la Dkecie Monadelphie, dont on ne connaît encore que l'individu mâle: la spalhe est sessile, tubuleuse, élargie et bifide à sa partie supérieure; elle renferme une seule fleur mâle, portée sur un pédoncule deux fois plus long qu'elle; le calice est 5 six divisions réfléchies, les extérieures un peu plus courtes et plus larges que les intérieures ; les étamines, au nombre de neuf, se composent d’anthères sessiles, oblongues, attachées à une sorte d'axe ou de columelle centrale. La seule esp. d'après laquelle ce G. a été établi, porte lenomd'^f. callitrichoides , Rich.; c’est une petite herbe aquatique, ayant le port d’un Callitriche, portant des feuilles opposées, sessiles, linéaires, et des spalhes solitaires et axillaires.

ANACHITES. in. S. Ane. de Quartz hydrophane.

ANACOLE. Anacolu*. ixs. G. de Coléoptères tétramères, institué par Latreille pour quelques insectes de l’Amérique du sud, qui se caractérisent par leurs antennes de neuf articles, le second très-petit, le troisième long et cylindrique, les suivants en cornets plus ou moins irréguliers, se courbant et grossissant jusqu'au dernier qui est comprimé; parleur corselet coupé carrément à ses Imrds antérieur et postérieur; par une légère épine à chaque côté externe. Les élytres ne se joignent pas à la suture, et ne sont que faiblement arrondies à leur base, de manière que chacune d’elles forme une sorte de carré oblong. Une esp. récemment découverte à Cayenne a reçu le nomd'A. quadrimaculalus , Gor.; elle est entièrement d’un brun fauve, avec les antennes et deux taches sur chaque élylre, d’un noir luisant; les cuisses sont fauves ; les jambes postérieures sont d’un brun noirâtre, avec la base et les tarses fauves.

ANACOLUPPA. bot. S, de Zapania tiotJiflora .

ANACONDIA. sept. P. Akacaxiuia.

AN A CYCLE. Anacyclus. bot. G. de la fam. des Corymbifères, voisin des Camomilles, dont il présente le port, et ne diffère que par l’absence de demi-fleurons. L'involucre est hémisphérique, composé de folioles imbriquées, et inégales; le» akènes, membraneux sur les l>ords, crénelés ou échancrés au sommet, sont placés sur un réceptacle conique, garni de paillettes. Les fleurons du disque sont hermaphrodites; ceux de la circonférence femelles, fertiles et â limbe entier. Suivant Necker, ces derniers seraient neutres, et les folioles de l'iuvolucre aigues, dans quelques esp. auxquelles il con-

; serve le nom d’ A naqyclus, tandis que dans d'autres, dont il fait son G. Hiorthia, ces folioles seraient «carieuses, et les fleurons de la circonférence femelles. — Sept â huit esp. herbacées et annuelles composent ce G.; elles croissent dans le Levant. l'Égypte, la Barbarie; deux sont indigènes : l'une entièrement glabre, et dont l'involucre se dore en se desséchant, c'est VA. aureus; l’autre légèrement velue, c’est VA. raient inus : leur feuillage est finement découpé, et leurs fleurs sont jaunes.

ANADARA. holl. V. Arche antique.

ANADE.NDROMALACI1E. bot. S. A'Alcea rosea. Gcivaovs.

ANADÊME. Anadenia. bot. G. de la fam. des Protéacées; Tétrandrie Monogvnie , L., qui a de grands rapports avec le G. Grerillea; il renferme trois Arbrisi seaux originaires delà Mouvelle-IIollandc. où ils ont été 1 observés par R. Brown; leurs feuilles sont cunéiformes, pinnalifides; leurs fleurs, géminées, disposées en épi. présentent un calice composé de quatre sépales coni caves au sommet où sont insérées les étamines; point < de disque sous l'ovaire où sont contenues deux graines; le stigmate est conique. Le fruit est uniloculaire, monosperme par avortement; la graine n’est point ailée.

ANADYOMÈNE. Anadyomena. pol. G. de l’ordre des Gorgoniées. dans les Polypiers flexibles, ayant pour caractères d'être flabelliformc. sillonné de nervures symétriques et articulées semblables à une riche broderie ou aux figures régulières de certaines dentelles; la régularité extraordinaire de ce réseau, la forme de cette production , la substance gélatineuse qui en recouvre toutes les parties dans l'état frais, sa base fibreuse, l’absence totale de tout ce qui pourrait donner l’idée d’une fructification . le rangent parmi les Polypiers, line seule esp. constitue ce G., VA. flabellata. Gcn. Polyp. p. 31, tab. 0». fig. 15, 10. Sa couleur est un vert un peu terne dans l'état sec; elle dépasse rarement un pouce de hauteur; elle fait presque constamment partie de ce mélange de corps marins que l’on vend dans les pharmacies sous le nom de Mousse de Corse et qui jouissent de propriétés vermifuges plus ou moins actives. Du reste, on la trouve abondamment sur toutes les côtes de la Méditerranée.

ANAFALIS. bot. S. de Gnaphalium.

ANAGALL1DE. Anagallis. bot. G. de la fam. des Primulacées, Penlandrie Monogynic. Caractères : calice à cinq lobes profonds; corolle monopétale, rolacée, à cinq lobes obtus; étamines, au nombre de cinq, et à filets velus. Le fruit est une pyxide, |>ctite capsule s’ouvrant circulaircment en deux valves superposées à la manière des Itoiles à snvonnel te, ce que Linné désignait par le nom de Capsula circumscissa.— Les Anagallides sont toutes de petites herbes grêles, d'un port assez élégant, ayant la tige ordinairement carrée, les feuilles opposées, et les fleurs axillaires, de couleurs vives et brillantes. Elles croissent dans les parties mérid. de l'Europe et de l’Amérique. L'A.arrensis, désigné vulgairement sous le nom de Mouron des champs , est extrêmement commun dans les moissons. 11 offre deux variétés très-remarquables, et dont quelques auteurs ont même fait deux espèces distinctes; dans l'une, les fleurs sont d'un rouge écarlate; i dans l'autre, elles sont d’un beau bleu d'azur.

ANAGALLIDIASTRUM. bot. S. de Centunc ulus.

AN AGF.MTK. g toi.. Roche régénérée , reformée après coup. Les Anagéniles sont ordinairetncnl composées de fragments de Granité, de Gneiss et de Leptynilc, réunis par un ciment tantôt rouge, tantôt blanchâtre. Quand cette roche repose sur le phyllade, elle en contient des fragments; quand c'est sur des eurites et des porphyres, on y trouve des argilolites et des argilophyres, résultant de la décomposition de ces roches.

ÀÎSAGLYPHE. Anaglypha. bot. De Candolle a établi ce G. dans la fam. des Synanthérées pour une PI. africaine, qui lui a offert les caractères suivants : calathidc multiflore, hétérogame; fleurons du centre tubuleux, à cinq dents et hermaphrodites; ceux de la circonférence femelles, ligulés, placés sur un seul rang; involucre formé d'une double rangée d'écailles trèsa ignés un peu plus longues que le disque; réceptacle plan alvéolé; tube de la corolle légèrement velu; akène obovale et pubère. L'A. aspera est un |»elit arbrisseau rameux, à feuilles alternes et linéaires, à fleurs entièrement jaunes et de même nuance.

AXAGYRE. Anagyri ». bot. G. delà fam. des Légumineuses; Décand. Monog., L., formé d'une seule esp. VA. fœtida , L. Arbrisseau de trois à quatre pieds de hauteur, dont les feuilles sont trifoliées, blanchâtres et cotonneuses; les fleurs jaunes en faisceaux, ayant un calice persistant, court, à cinq dents, une corolle papilionacée, dont l’étendard est obeordé, les deux ailes plus courtes que la carène, qui est formée de deux pétales distincts; dix étamines distinctes, non soudées par les filets; la gousse est longue, un peu courbée, épaisse, et renferme plusieurs graines bleuâtres et réniformes. Cet Arbrisseau a reçu le nom de Mois puant , parce que ses feuilles et son écorce exhalent une odeur désagréable, quand on les froisse entre les doigts. Il croit dans les lieux monlueux, au milieu des rochers, dans les parties méridion. de l'Europe. Il fleurit dès le mois de janvier.

AN’AITE. Anaitit. bot. G. de la fam. des Synanthérées, institué par De Candolle, qui lui assigne pour caractères : calathide multiflore, radiée; fleurons du centre hermaphrodites, tubuleux; ceux de la circonférence femelles, striés et presque persistants; involucre cainpamilé, composé de deux ou trois rangs d'écailles obtuses, imbriquées; réceptacle convexe, garni de paillettes acuminées et décidues; styles très-courts elexsertes; akènes glabres, ceux du rayon trigones; ceux du disque piano comprimés, subulés, échancrés ou bidenlés- L'A. agaputeensis est un sous-arbrisseau du Mexique, à feuille» opposées, oblongues, atténuées â leur base et pubescentes; à fleurs jaunes.

ÀNAITE. Anaitis. ixs. G. de Lépidoptères nocturnes, institué par Duponcheldans la fam. des Phaléoites pour une esp. commune en Europe, décrite par Geoffroy sous le nom de Rxycre-a-tbois-i.igxes. Ph. duplicata , Fab., à laquelle il en a réuni deux autres plus rares : Ph.præformafa et coarclata, Fab. Caractères : palpes plus longsquele chaperon, qui est très-proéminent; antennes simples; trompe longue; ailes supérieures grises, traversées par un grand nombre de lignes parallèles, anguleuses ou ondées, et séparées trois par trois; le bord terminal est simple ou entier. La chenille des Anaïles

est lisse, sans tubercules et de forme un peu aplatie.

ANALCIME. ms. Ilauy a donné ce nom à un Minéral de la classe des substances terreuses , que l'on a aussi réuni pendant longtemps sous le nom de Zèolithe , avec plusieurs autres substances entre lesquelles la cristallographie est parvenue à établir une distinction nette et précise. L'Analciine était la Zéolilhe dure de Dolotnieu. — Le caractère spécifique de ce Minéral est tiré de sa forme primitive, qui est le eube, jointe à l’indication de sa pesanteur spécifique, qui est de deux â peu près. On ne peut confondre l'Analcimc ni avec la Magnésie horaire, ni avec la Soude muriatée, qui ont aussi le cube pour forme primitive, mais que leurs propriétés physiques et chimiques distinguent si fortement. Il diffère de l'Amphigène, en ce que dans celle dernière espèce le cube se sous-di\ise parallèlement â ses arêtes. Il n'est donc besoin que d'indiquer un caractère auxiliaire, qui le sépare des substances métalliques dont le noyau est aussi un cube, Halty a choisi la pesanteur spécifique, que l'on peut déterminer avec une précision suffisante, et qui est sensiblement plus petite dans l’Aoalcirne que dans ces substances. — L'Analcimc raie légèrement le verre; sa cassure est ondulée dans les morceaux transparents, et compacte, à grain fin, dans ceux qui sont opaques. Il est fusible au chalumeau en verre transparent. Voici l'analyse de rAnalciine du Vicentin, par Vauqtielin : Silice 0.58; Alumine 0,18; Chaux 0,02; Soude 0,10; Eau 0,09; perte 0,03.

On connaît trois variétés de formes secondaires, dont la première est VA. cubo-octaèdre> qui offre le passage delà forme primitive à celle de l'octaèdre régulier : tel est celui que l'on trouve â la Somma, et que Thomson a décrit sous le nom de Sareolithe, à cause de sa couleur d’an rouge de chair. La seconde variété est VA. triépointè : celle ci offre le passage du cube au solide trapézoïdal, lequel a lieu par un décroissement de deux rangées autour de chaque angle. La troisième variété est VA. trapézoïdal , dont la surface est composée de vingt-quatre irapézoïdes égaux; c'est la variété précédente, dans laquelle le décroissement est parvenu à sa limite. Le meilleur caractère pour distinguer l'Analcime trapézoïdal de l'Amphigène qui présente aussi la même forme, est celui qui se tire de l’action du chalumeau. l'Analcime étant facile à fondre, tandis que l'Amphigène résiste â la fusion. — La seule variété qui soit indéterminable par les procédés cristallographiques, est VA. globuliforme, que l'on trouve dans les cavités des roches amygdalaires du Vicentin. On peut voir dans le Traité comparatif de llaUy (p. 199) les raisons qu'il a données à l'appui du rapprochement entre la Sareolithe de Thomson et l’Analcime. Nous nous bornerons ici A faire remarquer que la Sareolithe a la plus grande analogie avec de petites masses d’un rouge incarnat, engagées dans les roches dont nous venons de parler, et accompagnées de cristaux d’Analcirae, auxquels ou le voit passer graduellement.

On trouve l'Analcime dans les basaltes des Iles Cyclopes, dans les laves de l'Etna et dans les Xérasites ou Roches Amygdalaires du Vicentin, dont les cavités renferment en même temps de la Strontiane sulfatée laminaire bleuâtre, et des petits Cristaux de Chaux carlwnalée. La

même substance se rencontre aussi à Dumharton. près j deGlascow, en Ecosse, où ses Cristaux ont quelquefois . un pouce et demi d'épaisseur. Dans d’autres localités, la Roche environnante est une Wacke, comme au Vésuve, elà Fassa, dans leTyrol. Mais dans ce dernier endroit, l’Analcime a pour gangue immédiate l’Apophyllite laminaire, et il adhère aussi à la Chaux carbonalée en Crislaux de la variété cuboïde. Il existe dans le duché de Rade des Cristaux de Quartz prismé blanchâtre, dont les interstices sont garnis d’Analciine. et qui reposent sur un Psnininitcà grain fin (Gratiwaclce des Allem.) Enfin ce Minéral s’associe à la formation accidentelle des filons métalliques; on le rencontre dans le filon d’argent natif de Neskiel, près d’Arendal. en Norwégc.

Les plus gros Cristaux d’Analcime sont ceux d’Écosse et de la vallée de Fassa : ils sont opaques, blanchâtres ou colorés en rouge incarnat. Les Analcimes transparents viennent de Sicile et du Viccnlin.

ANALE, pois. Nageoire inférieure qui, dans les Poissons. est la plus rapprochée de la caudale, et qui. voisine de l’anus, a pris de cette situation le nom qu’elle porte. F.lle peut être simple ou double sur une même ligne, mais, ainsi que la dorsale, jamais elle n’est par paires; elle est l’une de celles dont le nombre des rayons est ordinairement le plus constant; elle offre, dansl’Anablèpe, une étrange particularité, et devient dans ce Poisson une véritable verge.

ANALOGIES, gêol. Tels corps trouvés fossiles ont, ou n’onl pas, leurs Analogues vivants. Ils sont, ou ne sont pas, les Analogues des êtres du monde actuel. Il existe dos Analogues d’espèces, des Analogues de genres, des Analogues de familles, etc. — Des géologues veulent qu’il n’y ail pas de véritables Analogues ; d’autres pensent que nous ne connaissons pas assez tous les points du globe et tous les êtres qui l’habitent pour prononcer sur cette question. En général, parmi les terrains zooliqties, les couches les plus récemment formées, sont celles qui renfe nnenl aussi le plus d’Analogues incontestables des corps organisés, vivants, connus.

ANAMÉlNIE. A un me nia. bot. Ce G., de la fam. des Renonculacées, établi par Venlenal, l’avait élé déjà par Saiisbury, sous le nom de Knowltonia, que De Candolle a adopté.

ANAMPSÈS. Anampses. pois. G. établi par Cuvier dans la fam. des Acanlhoplérygiens, et où il a placé les esp. qui, avec la tête lisse et sans écailles, n’ont à chaque mâchoire que deux dents plates, saillantes hors de la bouche, et recourbées en dehors. L’A. de Cuvier a élé trouvé par Quoy et Gaymard, dans les mers de l’Australasie.

ANANAS, bot. Fruit du hromelia Ananas.

ANANAS DES BOIS. bot. S. vulg. de Tillandsia ligulata.

ANANAS FOSSILE. Daviln figure sous ce nom, dans son Catalogue, un Fossile très-singulier qui pourrait appartenir à une tête d’Encrinc, selon Desmarets.

ANANAS DE MER. pol. N. vulg. de l’Aslrée Ananas.

ANANAS P1TE. bot. Esp. de Bromélie sans aiguillons ni épines,

ANA.NASSA. bot. Lindley a fondé ce G. de la fam. des Broméliacées pour une esp. que Margraff et Plumier

j avaient placée dans le G. hromelia , sous le nom de , .\ana. Selon Lindley les Ananassas se distinguent par un épi dense et charnu, un calice supérieur, trois pétales écailleux. à leur base, des étamines insérées à la base du périanlhc. un style filiforme, trois stigmates dressés et charnus, une haie, enfin des semeneps nues, presque ronde». Le hromelia nana ou Ananassa bracteata est encore la seule esp. connue.

ANANCH1TE. Ananchytes. échixob. G. indiqué par Klein et par Leske sous le nom d’Échinocorytes, établi et restreint dans scs véritables limites par Lamarck. et adopté seulement comme sous-genre, par Cuvier qui le place parmi ses Échinodermes pédicellés. Il offre pour caractères : corps irrégulier, ovale ou conoTde, garni de tubercules spinifêres dans l’état vivant ; amhulacres partant d’un sommet simple ou double, et s’étendant sans interruption, soit jusqu'aux bords, soit jusqu’à la bouche : cette dernière, toujours inférieure, n’est jamais centrale ; elle est presque marginale, labiée et transverse; l’anus est latéral , opposé à la bouche. — Les Ananchites diffèrent des Spatangues par les amhulaeres, complets dans les premiers, imitant presque des courroies qui sanglent un corps, tandis que, dans les derniers, ils représentent une sorte de fleur à cinq pétales. Toutes les Ananchites sont fossiles.

A. ovale. A. orata. Encyc. tab. 1R4, fig. 13. Elle est presque conoïde ; ses ambulacrcs sont peu marqués ; l’anus est ovale.

A. cordLe. A. cordala. Enc. pi. 157, fig. 9, 10. Celte esp. est remarquable par l’échancrure dosa partie antérieure. qui lui donne la forme d'un caaur, lorsqu'on la re garde en dessous. Elle a le dos élevée! presque conique.

Lamarck a encore fait connaître les A. striata, semi ij 'obus et pillula, trouvées en Picardie. les A. sustulosa,bicordata, carinata et elliptica du Maine, 1’./. gibbade Normandie, ainsi que VA. spatangus et cor arium qu'on observe dans toute la France.

ANANDKA1KE. bot. Fleurs où les téguments et les pistils multipliés remplacent les étamines.

ANANDRINK. bot. Fleur privée d’étamines.

ANANTALY-MARAYARA. bot. S. d’Ëpipendre ovale.

ANANTHE. bot. Quelques auteurs ont désigné par ce mot des pl. dont la Heur ne s'est point encore montrée.

ANANTHÉR1X. bot. Apocinées,G. proposé par Nuttal; il est voisin |»ar son port de VAsclepias , et par ses caractères du genre Calotropis de Brown. Use distingue surtout de l’Asclepias par ses cornets dépourvus d’appendices en forme de cornes. — Nuttal y rapporte VAsctepias ciridis de Waller. Cette esp. croît dans l’Amérique septentrionale.

ANANTHOCYLUS. bot. T. Cotcle.

ANANTIIOPE. Ananthopus. bot. Ce G. de la fam. desOrchidécs.Gyn. Mon., a élé créé parKaflinetque, qui lui assigne pour caractères : une spalhe gélatineuse intérieurement . enveloppant les (leurs et le pédoncule avant l'épanouissement. Calice ou périanthe à six divisions dont trois extérieures scarieuses, deux intérieures plus grandes et une sixième qui est le labelle; cette dernière est convexe. Les étamines ou plutôt les masses polliniques, au nombre de six, sont d’inégale hauteur.

portées sur une caudicule adnée au gynostéme. Les deux esp. décrites par l'auteur sont de l'Ain, sept. Ces pl. herbacés ont leurs feuilles lancéolées.

AN A PME. Anaphia. aracii. G. de la Tara, des Holèlres, ordre des Arachnides trachéennes, établi par t Say. Le corps des Annphies est très-étroit, composé de quatre anneaux portant des pieds, et d'un petit appendice caudal presque ovale. Leur tête saillante, très- peu rétrécie en arrière , consiste en un prolongement du segment antérieur du corps. Elles ont quatre yeux insérés sur un tubercule commun, parlant du sommet de la tète. Leurs mandibules sont fortes, didactyles, plus longues que le bec. insérées à l'extrémité de la léte, dirigées en avant, parallèles, et de deux articles : le premier allongé, atteignant l'extrémité du bec ; le second brusquement recourbé sur le bec. Celui-ci est porté en avant , cylindrique, tronqué au sommet, plus court que le corps, et inséré au-dessous du premier segment. I.cs palpes sont nuis, et ce caractère est indiqué parle nom A' Anaphia, c’est-à-dire sans toucher. Les pieds, au nombre de huit, sont filiformes, allongés, étroits. Les hanches ont trois articles, celui du milieu est le plus long. Les tarses sont de deux articles, le premier très court; leur crochet est unique, arqué, et peut être fièchuen dessous. Ces Auimaux dont les pattes longues forment un contraste singulier avec l'étroitesse du corps, ressemblent beaucoup aux G. de la fam. des Pycnogonides ; ils se rapprochent des Phoxichiles de Lalreille par l'absence des palpes, mais en diffèrent par leurs mandibules didactyles et les crochets simples de leurs tarses. Par la forme de leurs mandibules ils rcssemhlentaux Nyuiplions de Fabricius et aux Aminolliées de Leacli; mais le manque de palpes les eu distingue ; enfin, tout bien considéré, c'est avec le G. Phoxichile qu'ils ont le plus de rapports. L'esp. qui sert de type à ce nouveau G. est PA. pâle, A. pallida , Say. Elle a été trouvée dans la mer qui baigne les côtes de la Caroline du sud, sur les branches du Gorgonia rirgulata. L'auteur regarde comme une seconde csp. du même G., le Phalangium aculeatum de Monlagu. bien queLeach, dans l'article Crustacés de l'encyclopédie de Brewster, rapporle cette esp. au G. Nymphon.

A.YtPODOPUYLLl'M. bot. S. de Podophillum.

ANAKUIQUE. Anarichas. pois. G. de l'ordre des Apodes de Linné, et de la fam. des Gobiuidesdc Cuv. Les Auarbiques sont des Poissons voraces et féroces, fort redoutables aux autres habitants des mers du nord, dont ils fréquentent les plus grandes profondeurs. N'approchant des rivages qu'au temps du frai, on dilqu'alorsils grimpentsur les rochers ù l’aide de leurqueue eldeleurs nageoires; mais ce fait n'est guère plus avéré que les promenades que fait l'Anahas sur la cime des Palmiers littoraux. La ressemblance des Anarhiques avec les Hlenuiesqui, plus petites, grimpent véritablement contre les récifs, mais à une petite hauteur, aura probablement donné lieu à cette tradition dont aucun ichtbiologiste digne de foi n'a encore attesté l'exactitude. Le corps des Anarhiques est lisse et muqueux, d'autant plus arrondi qu'il s'étend vers la queue, ce qui rend leur manière de nager assez grave, et semblable à celle des Poissons anguiiliforines. Leur dorsale est composée de

rayons simples, niais sans roideur, et s'étend tout le long du dos, depuis la nuque jusqu'à la caudale, qui est arrondie ainsi que les pectorales. L'appareil dentaire est chez eux d'une grande puissance; il est com- ! posé de gros tubercules osseux tapissant tout l'intérieur de la bouche et portant, à leur sommet, de petites dents recouvertes d'émail ; des dents antérieures plus longues, coniques, également émaillées, garnissent les mâchoires, dont la force est telle qu'on assure que l’Anarbique Loup peut imprimer sa morsure sur le Fer même. Quatre esp., plus ou moins constatées, forment ceG. remarquable; toutes sont de couleur sombre sur le dos, et d’un blanc plus ou moins pur sous le ventre.

A. Lot p. A. Lupus, L. Bloch, pl. 74. Lacép., 11, pl. 9. Crapaudine. Encyc. Pois. pl. 29, f. 87. Cette esp., la plus connue et la plus puissante, acquiert sept pieds, selon les uns, et jusqu'à quinze, selon les autres. Habitante des iners du Nord, on prétend l'avoir retrouvée sur les côtes de la Nouvelle-Hollande. Elle varie pour la couleur; on en voit des individus mouchetés, d'autres munis de bandes transversales, plus foncéesque le reste de la couleur générale, qui est noire en dessus, passant au blanc sous le ventre, avec des reflets d'acier sur les côtes. On assure que ce Poisson est si vorace qu'on l‘a vu, pressé par la faim, essayer d’escalader des bateaux pécheurs pour attaquer les matelots, o. 0, d. 74. p. 20. v. o. a. 45-40. c. 10, 18.

A. petit. A. minor , L. Le Karrak. Encyc. Pois. p. 58. Cette espèce, des mers glaciales, atteint rarement un mètre de longueur; les taches de sa peau sont très-marquées et constantes, d. 70. p. 20. v. 0. a. 44. c. 21.

L'A. strigosus, L., et VA. pantherinus , dont la couleur lire un peu sur le fauve, sout les deux autres esp.

ANARHIZÉES. bot. Richard a donné ce nom aux pl. Acotylédonées qui, dépourvues de graines, manquent par conséquent de radicule, et ne peuveut donner de véritables racines.

AN ARHYNQL'Ë./fmirArfirAiss. ois. Quoy et Gaymard, dans la Zoologie du voyage de f Astrolabe, ont institué ce G. nouveau de la fam des Grades pour un Oiseau qu'ils ont observé sur les côtes de b Nouvelle-Zélande. Caractères : bec assez long, recouvert de plumes à sa base, jusque près des narines, lesquelles sont latérales, petites, linéaires, et s’ouvrent chacune dans une rainure en gouttière, se prolongeant sur le côté du bec, jusqu'au delà de sa première moitié; mandibules trèsaigues, dirigées en haut, et déviées d'uu côté, vers leur {milite ; jambes et tarses médiocres ; doigts assez longs, sans pouce; les premières phalanges unies par une membrane dont un prolongement borde le côté des autres phalanges; ailes déliassant la queue; rémiges décroissant en longueur à partir de la première qui est la plus longue. L'AniRHYNQrE a ruorr blanc, A. frontalis, Quoy etG. Zool. de l'Ast. pl. 31, fig. 3, a quelques rapports avec les Pluviers, et se rapproche surtout du Sauderling, par le port, la forme et la longueur des pieds ; ses mandibules sont très -aigues, déviées à droite et dirigées vers le haut comine dans les Avocettes; le dessus de la tête, le dos cl les ailes d'un cendré clair; le front seul est traversé par une bande blanche, et les

grande* rémiges sont brunes ; tout le dessous du corps I est d'un blanc assez pur ; les ailes sont longues, fortes et pointues; la rémige extérieure est la plus longue, les autres décroissent insensiblement ; la queue est assez longue, arrondie et de douze rectrices; les pieds sont noirs et manquent de pouce; les doigts sont unis jusqu’à la première phalange par une membrane qui borde le reste; les angles sont pointus et en gouttière. Cet Oiseau a les mœurs de tous ceux de la famille; il habile les bords vaseux de la mer, et vil en troupes dans les canaux d'eau salée. Sa taille est de sept pouces.

ANARNAK. Anarnacus. «a». G. formé par Lacépède dans son second ordre des Cétacés, d'une seule espèce mentionnée pour la première fois par Otho Fabricius (Faun.Groenl. 31.), qui l’avait placée provisoirement à la suite du Nanval où Bonnaterrc (Encyc. Cet. p. 11.) l'avait laissée. Cuvier n'a pas même fait un sous-genre de l'Anarnak; llligcr en axait fait un Ancylodon. Vuoi qu'il en soit, le genre dont il est question parait devoir être conservé et demeurer intermédiaire des Narwals et des Cachalots. Ses caractères consistent en une ou deux dents petites et recourbées eu défenses à la mâchoire su|>érieure; l’inférieure en est totalement dégarnie. Une nageoire sur le dos le distingue du Narwal qui en est privé.

La seule espèce d'Anarnak connue, A. groenlandicus, Lac. Cet. 1G4; Monodon spurius, Oth. Fab. et Honnalerre, est l'un des Cétacés les moins considérables par la taille Son corps est allongé, arrondi, et de couleur noire. Sa chair et son huile passent pour violemment purgatives chez les Groenlandais dont il habite les mers, assez loin des cotes.

AN \ ItlUilf.ll AS. rois. V. AX ARHU/LS.

AÏS AHRII1NE. Anarrhinum. bot. Ce G., établi par bcsfonlaincs et placé dans la Fam. des Scropbularinées, a pour caractères un calice persistant, quinquéparlite; une corolle tubuleuse, munie ou plus rarement dépourvue d'un éperon à sa base, à deux lèvres, dont la supérieure bilobée, dressée, obtuse, et dont l'inférieure trilol»ée ne forme pas un palais qui ferme la gorge , comme dans PAntirrhinura; quatre étamines didynames, non saillantes; un seul style; un stigmate simple; une capsule arrondie, à plusieurs valves, s'ouvrant |»ar deux trous au sommet, et à deux loges poly. spermes.

line esp.,r.7. bellidi folium, croit abondamment dans le Midi. Desfontaines en a rencontré eu Afrique deux, qu'il a nommées A. pedalum, et A. fruclicosum, et figurées tab. 141 et 142 de sa Flore atlantique. Ces deux espèce* ont été retrouvées par Bory dans le midi de l'Espagne. On doit encore rapporter à ce genre deux Anlirrhinum représentés tab. 144 et IW> des /cônes de Cavatiillcs, le ienellum et le crassifolium, qui croissent dans le royaume de Valence et dans toute l'Andalousie; et enfin 1'./. aquaticum do Loureiro.

ANARTHR1E. Anarthria. bot. G. de la fam. dcsResl lacées, établi dans son Prodome de la Nouvelle-Hollande, par Brown qui lui assigne pour caractères : des Heurs dioïques, dont le calice présente six divisions à peu près égales; dans les mâles, trois étamines distinctes, à anthères didymeset bifides aux deux extrémités; dans les femelles, trois styles, une capsule à trois loges

et à trois lobes, des graines solitaires. U en décrit cinq espèces, observées toutes sur les côtes méridionales de l'Australie. Ce sont des Herbes à racine vivace. Leur lige est simple, sans nœuds et sans gaines, portant des feuilles distiques, équitanles, et dirigées verticalement, excepté dans une tsp.^V A. proliféra, qui offre des tiges très -ramifiées. Les fleurs sont, ou disposées en épis tantôt composés et accompagnés d’une bractée caduque en forme de spathe. tantôt simples, ou bien solitaires. La capsule, dans quelques-unes, est à peine déhiscente. La structure de la fleur et du fruit rapproche de VElegia ce G., qu’en éloignent d'un autre côté le défaut de gaines à la tige et la disposition des feuilles équitanles el verticales. Il ressemble au Liginia par ses anthères didymes, mais il en diffère par son port.

AN AS. ois. S. de Canard.

'ANASPE. Anaspis. ix s. Coléoptères hétéromères; G. fondé par Geoffroy, qui lui assigne pour caractères antennes filiformes, grossissant vers le bout; écusson imperceptible ; corselet plat, uni et sans rebords. Latreille le place dans la fam. des Mordellones. Les Anaspes ne se distinguent des Mordeiles, auxquelles Olivier et Fabricius les ont réunies, par aucun caractère tiré de leur port, de leurs habitudes, ou de l'organisation de leur bouche; ils en diffèrent seulement par le pénultième article des quatre tarses antérieurs bilohé, par les antennes simples ou point en scie, et par l’écusson invisible ou du moins très-petit. On ignore les mœurs de ces petits Insectes; ils se trouvent sur les Fleurs.

Les esp., au nombre d’une quinzaine, sont pour la plu part originaires de la Dalmalie, de l'Espagne, et des I environs de Paris. Parmi celles de ce dentier lieu, on cite l’A. humérale ou l’A. à taches jaunes (Geoff. n° 2.); Mordella hnmeralis, Fab.. et Oliv. (Cdéopt. T. m, pl. 1, fig. 7). Celte esp. parait servir de type au G. Les Mordeiles fronlalis , / lava , nigra, bicolor, ruficollis, l ho racial el lateralis d’Olivier et de Fabricius doivent être rapportées au G. Anaspe.

ANASSA. BOT. y. Alt AXAS.

A.NAS.SER. A nasse ra. bot. Une PL de l'ile Masca teigne, trouvée sans nom dans l'Herbier de Commerson, a fourni â Jussieu le type de ce G. de la fain. des Apocynées, et il l'a ainsi appelée à cause de l'analogie qu'il a remarquée entre elle el un Arbre des Moluques, décrit dans Rumph sous le nom d’Anasscr. Caractères : calice petit, quinquéfide; corolle plus longue, urcéolée, à cinq lobes intérieurement velus; cinq étamines alternes avec ces lobes ; un seul style terminé par un stigmate didyme: une capsule séparée en deux loges par une cloison que forment en partie deux valves réfléchies, et en partie deux troptiospermes centraux où s’attachent des graines nombreuses. L'A. de Mascarcigne est un Arbrisseau bas et d'un aspect triste, â feuilles opposées, dont les aissel les contiennent des fleurs dis|>osées eu corymbe, et à fruits allongés. Il croit aux limites inférieures des bosquets d'Ainha villes, qui forment les forêts en miniature des plateaux moulueux du pays ; mais il ne s’élève point dans les hautes régions. L’A. des Moluques, loin. 7. tab. 7. ilerb. ainb. de Ruinpb, présente des feuilles plus aiguës, des Heurs presque constamment terminales, et des fruits pvriformes.

ANASTATICA. bot. Ce G., de la fam. des Crucifères, Tétradynamic siliculeuse, L., est très-voisin des Vella et des Carnélines ; il s'en distingue par les caractères suivants : ses sépales sont dressés; ses (létales sont obovales, entiers; les filaments de ses étamines sont dépourvus de dentelures ; sa silicule est globuleuse, renflée, à deux loges déhiscentes, surmontée d'un style filiforme terminé en crochet à sa partie supérieure ; les deux valves sont concaves, offrant en dedans une sorte de diaphragme incomplet, qui partage chaque loge en deux compartiments, dont chacun contient une graine; en sorte que le fruit entier en renferme quatre. La cloison est large; les graines sont arrondies, légèrement comprimées.—Le G. Anastatica ne renferme qu'une seule esp. assez célèbre, VA. hierochuntina, petite pl. annuelle, à tige rameuse dès sa hase, portant des feuilles entières ohlongue8, et terminée par de petits épis de fleurs blanches et sessiles ; elle croit dans les lieux sablonneux et arides, en Égypte, en Syrie, en Palestine et en Barbarie. Après la fleuraisou, lorsque les graines approcheul de leur maturité, celte pl. se dessèche; ses feuilles tomlient; ses rameaux, qui sont roides et spinescents. se rapprochent, se resserrent, leur extrémité supérieure se replie en dedans, et ils forment une sorte de pelolle arrondie, à peu près de la grosseur du poing. Les vents ne tardent pas à la déraciner cl à la rouler à travers les déserts jusque vers les fleuves ou le rivage de la mer. C’est dans cet état que l’on apporte en Europe Y A nastntica, qui est désignée alors sous les noms de Rose de Jéricho , ou Jêrose hygrométrique. — Les charlatans se sont plu à répandre sur cette pl. les fables les plus ridicules, à une époque où la superstition les accueillait avec avidité. Ce qu’il y a de certain et de surprenant, c'est que la Rose de Jéricho ouvre et étend ses rameaux, lorsqu'on la plonge dans l’Eau, ou que l'atmosphère est très-humide; et qu'elle reprend bientôt son premier état, lorsqu’elle est exposée au vent ou à la chaleur.

ANASTOMK. ois. K, CHCXOftAMPHE.

ANASTOMOSE. C’est-à-dire , jonction de bouches; réunion des branches d’artères, de veines ou de nerfs, qui se sont séparés d’un tronc commun. Ces réunions sont très-fréquentes dans le corps des Animaux, où lorsqu'un vaisseau se trouve coupé au-dessus d'une Anastomose, son office n'est point toujours interrompu. Les vaisseaux, dans les plantes, offrent aussi de tels exemples, et un genre de Confcrves Hydrodictyon est imrticularisé par la manière dont ses filaments s'anastomosent pour former une sorte de réseau.

ANASTIUPH1E. .1 nast raphia . bot. G. de la fam. des Synanlhérées, fort voisin du G. SlifFlie, dont il ne diffère que par ses étamines insérées sur la gorge de la corolle, et par les rayons de son aigrette, qui sont disposés sur une seule rangée. L'espèce sur laquelle 1). Don a fondé l’établissement de ce G. croit dans l'Amérique méridionale et a été appelée A. ilici folia.

ANATASE. hiii. P. Titane anatase.

ANATE. bot. S. vulg. de Rocouyer et d'Anone asiatique.

ANATÉES. ois. Fam.de l'ordre des Palmipèdes, pro- |MMée pour ceux qui ont le liée large, à bords garnis de lamelles saillantes, minces et transversales. Les genres

Canard, Coréopse, Ilarlc, constituaient celle famille.

ANATHERE. bot. Axdropogox.

ANATHROTK. Analhrotus. im. G. de Coléoptères pentamères, établi par Diilwyn dans la fain. des Élalérides avec les caractères suivants : antennes scrralifonnes, comprimées, allongées, un peu courbées, avec le second article presque globuleux ; palpes courtes et grêles; corselet allongé, avec les angles aigus et proéminents ; corps allongé, convexe, un peu moins long que les élf 1res; tarses dilatés avec le quatrième article petit et les crochets simples. Ce G., qui se comjiose d'une dizaine d’esp. bien déterminées, parait avoir pour type VElater niger de Linné.

ANATIDÉES. ois. Vigors a proposé sous ce nom l'établissement d'une fam. de Palmipèdes qui aurait le G. A nas pour type.

ANATIFE. Anatifa. soll. G. et fam. de la classe des Cirrhopodcs. Bruguière parait être le premier qui ait introduit cette dénomination pouréloigucr la fausse idée que présentait celle d'Auatifère ou Conque Auatifère, sous laquelle les Mollusques, dont il s'agit, étaient connus depuis plusieurs siècles. La plupart des anciens auteurs méthodistes ont séparé les Anatifes des Balança; mais Linné ne paraissant pas frappé des différences qui distinguent les Anatifes des Balanes, a réuni les deux G. en un seul , celui du Lepas formant , avec les Oscabrions et les Pholades, ses Testacea tuuUiralvia, appliquant ainsi à ces Mollusques un nom déjà consacré par les anciens pour les Patelles. Cet illustre savant, trompé apparemment par les observations de Leeuwenbock et d'un autre naturaliste qui n'avaient vu, sans doute, que l'Animal d’une Anatife arraché de sa Coquille, en fit le G. Triton, dont l'existence ne s'est pas confirmée. Presque tous les auteurs, qui, jusqu'à présent , ont suivi le système de Linné , ont adopté celle réunion des G. Balane et Anatife, réunion que Bruguière, à l’exemple de Lister , d’Argenville, Klein et Gualtieri, a enfin fait cesser, en établissant plus positivement les différences de ces Mollusques, nommant ceux qui nous occupent, Anatifes, et déterminant ainsi leurs caractères : coquille fixée , formée de plusieurs valves articulées, réunies par des membranes, et soutenues par un pédicule tendineux, cylindrique cl flexible; une ouverture longitudinale. Il divise les esp. qu'il y rapporte, et qui sont au nombre de sept seulement, en deux sections : celles dont la Coquille n'a que cinq valves, et celles où ce nombre esf plus graud. Lainarck a suivi la marche de Bruguière et adopté le nom d’Anatife. Des variations systématiques que les Anatifes ont éprouvées dans leur classement il résulte que, réunies ou séparées d'avec les Balanes par le» premiers conchyiioiogistes, elles ont formé des G. distincts depuis Bruguière, et que les seules Anatifes présentent actuellement quatre G. Nous renvoyons au mot Cirrhopodes pour toutes les généralités sur l’organisation de ces Animaux singuliers. Nous nous boruerons à dire, qu'adoptant les divisions proposées par Ocken et subséquemment par Lcacli et Lamarck. dans les Anatifes de Bruguière, lesquatre genres de Lamarck composent pou r nous une famille unique dans l'ordre des Cirrhopodcs . celle des Anatifes ou Pouce Pieds, à laquelle convien-

m*nt. par conséquent, les caractères donnés par Bruguière ù son G. Anatife, et ceux de l'ordre des Cirrhopodcs pédoncules. Le petit nombre d'esp. connues dans cette fam. , et la grande analogie qu'elles ont entre elles, auraient pu dispenser d’en faire plusieurs genres. Cependant , comme ils peuvent s’appuyer sur des caractères assez distincts, nous allons suivre l'exemple des naturalistes cités ci-dessus.

t Test cunéiforme composé de pièces contiguës , renfermant l'Animal, et lui laissant une issue libre lorsqu'il s'ouvre. Pédicule quelquefois trèscourt.

a Quatre à cinq valves ou lames tcslacées ; les inférieures des côtés plus grandes.

1. A a ati n. Anatifa, Laink.; Lepa s, Ocken; Pent nias mis, Leach.

p Treize valves et plus; les inférieures des côtés étant les plus petites.

2. Poice-pied, Pollicipes , Lamk.; Mite lia , Ocken; Pollicipes et Scapellum , Leach.

tf Tunique membraneuse enveloppant le corps et offrant une ouverture antérieure ; des valves ou lames testacècs non contiguës, adhérentes sur la tunique, a Cinq lames ou valves.

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