‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 4 sur 125 · a. 13. c. 19, 94. — Europe septentrionale · texte numérisé non relu

a. 13. c. 19, 94. — Europe septentrionale

A. Mecxier. C. Dobula, L. Bloch, pl. 5. Encyc. Pois, pl. 80, f. 332. Écailles garnies de petits points noirs à leur pourtour; dos verdâtre; ventre argenté, avec de belles teintes rouges aux nageoires inférieures, d. 10,

1 1 . p. 15. v. 9. a. 10, 11. c. 18, 19. — Long. 10 pouces; Europe.

A. Moreli e. C. Morella , Leske. Tête terminée en museau pointu ; mâchoire inférieure un peu plus avancée que la supérieure ; dos formant une convexité à sa partie antérieure, où il est aminci et tranchant, près de sa nageoire qui est, ainsi que les côtés, verdâtre ; ventre blanc; nageoires olivâtres, p. 11, 12. p. 14. v. 9. a. 18.

c. 19. — Longueur six pouces; Europe.

A. Nase. C. A ’asus, L. Bloch, pl. 5. Encyc. Pois, pl. 82, f. 339. Museau prolongé en forme de nez; dos noirâtre; ventre blanc, argenté extérieurement, mais intérieurement noir. Nageoires ventrales, pectorales et anale rouges, ainsi que le lobe inférieur de la caudale.

d. 11, 12, p. 7, 16. v. 9, 13. a. 12, 15. c. 22. 25. — Europe centrale.

A. moTiQUE. L. Niloticus, Joannis. Ma g. de zool. 1834. PI. 3. Tôle pyramidale de la largeur du corps; fente de la bouche très-oblique; pectorales triangulaires, pointues, à rayons articulés; ventrales petites, se bifurquant un }ieu à l'extrémité, ainsi que la dorsale qui est rhomboldale ; d.9. r. 13. v. 9. a. 13. c. 98. — Ce poisson n'a guère plus de deux pouces; il est d'un blanc d'argent à reflets d'or sur le ventre, le dos est verdâtre oû fauve avec une ligne brune médiane. Il vit en troupes dans les rivières de la Thébaïde.

A. orf k. C. OrfuSj L. Bloch, pl. 90. F.neyc. Pois, pl. 80. f. 336. Tête et corps d’une superbe couleur d’orange; nageoires inférieures rouges; flancs blanchâtres et métalliques, produisant des reflets qui peuvent faire comparer ce Poisson, pour la beauté, â la Dorade de la Chine, d. 10. r. 11. v. 10. a. 14. c. 39. — Europe.

A. ROI SSE. ROSE. OU GABDOX. C. HutilUS, L. BlOC'h . pl. 2.

Encyc. Pois. pl. 89. f. 334. Mâchoires égales; les lèvres rouges; lignes latérales marquées de trente -six traits brunâtres; dorsale située précisément au-dessus de la ventrale. Dos noirâtre , ventre argenté, nageoires pectorale et caudale d'un brun clair, celles du ventre et de l’anus d'un rouge de sang. b. 10, 13. r. 11, 18. v. 9, 10. a. 13, 15. c. 30, 30. — Europe et Asie.

A.sarve. C. Ery Ihrophthalmus , L. Bloch, pl. 1. Encyc. Pois. pl. 81. f.337. Nageoire du dos correspondant à l'espace qui se trouve entre les nageoires du ventre et celles de l'anus, rouge verdâtre. Dos vert foncé; ventre argenté; pectorales d'un rouge foncé; côtés jaunâtres. d. 11,13. r. 10. v. 10. a. 14, 15. c. 19,30.— Longueur 10 pouces, trois et demi d« hauteur, cl quinze lignes d'épaisseur. Europe.

A. smu.ix. C. Iiipunctntus, Bloch, pl. 8. f. 1. Encyc. Pois. 83. f. 340. Ligne latérale rouge, ornée d'une double rangée de petits points noirs ; dos d'un gris foncé, qui passe au verdâtre sur les flancs; ventre argenté, avec ses nageoires rouges, o. 10. r. 13. v. 8. a. 16. c. 30. — H habite les eaux douces, ayant un fond de sable ou de rocher.

A. thédaixe. L. Thebensi s, Joannis. Magas. de zool, 1834. pl. 11. Tète pyramidale; fente de la bouche très-oblique; mâchoires égales en longueur, n. 10. r. 13. v. 0. a. 13. c. 34. Sa longueur est de 3 pouces et demi; corp* doré; télé à reflets d'un blanc argentin, dorés et bleus; dos vert rougeâtre; occiput d’un rouge brun; nageoires jaunes et transparentes. Dans les rivières de la Thébaïde.

A. VAXDOISEOU VA!' boise, C. Lcucfscus, L. Bloch, pl. 97. f. 1. Encyc. Pois. pl. 79. f. 331. Tète fort petite; corps d’un blanc argenté , un peu sombre sur le dos; toutes les nageoires grisâtres, d. 10. r. 15. v. 9. a. 10, 1 1. c. 18, 19.— Longueur 9 à 11 pouces et même plus; on le trouve dans les eaux douces de l’Europe.

A. vérox. C. Phoxinus , L. Bloch, pl. 8. f. 5. Encyc. Pois. pl. 79. f. 331 . Les écailles sont si petites dans cette espèce, qu'elles échappent presque à la vue. La dorsale est située précisément au milieu de sa longueur totale; la couleur fort variable est, en général, olivâtre; quelques individus ont une bande dorée longitudinale sur les flancs, d'autres ont le dessous du corps nuancé d’écarlate : le ventre est blanc, d. 8. 10. p 15, 17. v. 8, 10.

a. 8, 10. c. 19, 30. — C’est le plus petit des Ablesj il n’a guère que trois pouces de long; il est très-commun dans toutes les eaux de l’Europe. La pèche des Ables se fait toute l'année, soit à l'hameçon, soit au flirt, mais c’est principalement au printemps â l'époque du frai qu'on en prend le plus. Ces |K>issons préfèrent toujours l’endroit où le courant est le plus fort, où l'eau est le plus agitée. En conséquence, dans les lieux où il n’existe pas de courant, les pécheurs en forment un artificiellement, par le moyen de pieux enfoncés dans la boue et liés entre eux par des traverses ; ils attachent de plus, à l'un des piquets, un panier où sont enfermés des débris d'animaux dont ces poissons se montrent avides. On les aperçoit rassemblés autour de ces pieux et on dirige contre eux les moyens de les prendre avec le plus de succès.

On doit comprendre encore parmi les Ables les Cjprinus americanus, Chalcoides , Chub, Clupeioide s, Commcrsonnii, Idbarus , Falcatus, Grislagine, Juins, Lcplocephalus et I iegius , de divers auteurs; quelques-unes de ces esp. sont exotiques, et la plupart imparfaitement observées.

On a aussi donné le nom d'Asie à l’espèce d'Ombre appelé par Linné, Salrno Albula. V . Ombre.

ABLEPHARE. Ablepharus. rept. Sous-G.de la fam. des Lacertiens, qu’y a établi Wagler, pour quelques scinques peu connus.

ABLET. rois. V. Able.

ABLETTE, F. Able. On donne quelquefois aussi ce nom à l'Épinoche. F. Gastebostêe.

ABNORMAL. On désigne par cet adjectif tout être qui n'est point dans son état naturel, qui a éprouvé une altération sensible, une dégénérescence.

ABOC, ABOE ou ABOÉ-BÉTINA. pois. S. d'Uolacanliie anneau.

ABOLA. BOT. F. Cixxa.

ABOLBODA. bot. G. de la fam. des Restiacécs, établi par Humboldt et Ronpland (pl. æq. 3. p. 110. t. 114) pour une plante de t'Orénoque , très-voisine du genre Xyris , mais distincte par un calice à long tube et à limbe triparti, par l’absence des étamines stériles et par le style trifide à lobes bifides. Le fruit est de même une capsule uniloculaire, à trois valves renfermant plusieurs graines. Kunth a ajouté à ce G. une seconde espèce qui présente quelque différence dans la structure du stigmate , et qui mériterait peut-être dans la suite de former un G. particulier.

AROMA. bipt. Esp. du G. Boa.

ABORIGÈNE. On appelle ainsi les hommes, les animaux et même les plantes qu’on suppose originaires de la contrée qu’ils habitent ; soit qu'ils y aient conslam- | ment existé, ou qu'ils s'y soient spontanément établis.

ABORTIF. Un organe quelconque est abortif lorsqu’il n’a point reçu son entier dévdoppement, et qu’il manque à sa perfection certaines conditions indispensables.

ABOU-BCUIR. pois. S. de Bichir.

ABOU-BURS. bept. C’est-à-dire père de la lèpre. Nom que l’on donne en Égypte au Gecko des maisons, La certa Gecko , L., dans l'idée où l'on est que cet Animal empoisonne en les touchant les aliments sur lesquels il passe, ou parce qu’en marchant sur la peau de l'Homme, l’impression de ses pieds y occasionnede petites rougeurs.

ADR

ABOl’ IIANNES. ois. Nom égyptien de l'Ibis sacré, dont on trouve»! fréquemment de» momie» préparée» dan» le» tombeaux de» ancien» peuple» de l'Égypte.

ABOIMRAS. ou. S. de Sterne nilotique.

ABOYEUR. ou. y. Barge.

ABRAHA.MIA. bot. V. Tresbleta.

ABRAMIS. rois». S. de Brème.

ABRANCHES. arrél. Ordre troisième de la classe des Annélides, établi par Cuvier (Règne animal, 1817). Il comprend les esp. qui, n'ayant pas de branchies apparentes, semblent respirer par la surface de la peau; il est divisé en deux familles : la première , celle des Abrarches siTiGiRES, renferme les genres Lombric, 7 halassème et Nuïde, qui sont pourvus de soies servant au mouvement ; l'autre . celle des Abrarcbes sar» soies, se compose d’individus dépourvus de ces moyen» de locomotion, et contient le» G. Sangsue el Dragonneau.

ABRAISCHUS. rep. S. de Menopoma.

A Bll Al’ PE. roi». N. vulg. du Gade Lotte.

ABRAZ1TE. mïr. y. Gurordire.

ABREE. Abreus. irs. L’un de» sous-genre» Escarbot de la fam. de» Clavicornes institué par Leach. Il se compose des espèce» à corps épais, presque globuleux dont Je préslernum , peu ou point comprimé latéralement , point avancé sur la bouche , est droit en devant, se prolonge jusqu'aux angles antérieurs du corselet et recouvre entièrement les antennes dans leur contraction. Le» /lister globosus et minutus de Puykul sont les types de ce genre.

ABRICOT, bot. Fruit de l’Abricotier.

ABRICOT SAUVAGE, bot. N. vulg., aux Antilles, du fruit du Couroupite.

ABRICOTIER. Armeniaca. bot. G. de la fam. des Amygdalinées, Icosandrie Monogynie, L., établi par Tournefort, puis réuni par Linné au genre Prunus, en An rétabli et séparé de nouveau par les auteurs modernes. Caractères : calice monosépale, régulier, tubuleux, évasé supérieurement, à cinq lobes obtus et réfléchis; les cinq pétales sont insérés au haut du tube calicinal : ils sont arrondi», obtus, entiers; le nombre des étamines, qui sont insérées sur le calice en dedans de la corolle, varie de trente à quarante : le pistil est simple et libre; l'ovaire est globuleux, couvert de poils soyeux : il offre une seule loge qui renferme deux ovules ; le style est également soyeux à sa base, terminé par un stigmate simple, un peu comprimé, très-petit. Le fruit est une drupe charnue, succulente, arrondie, marquée d'un sillon latéral, recouverte d’un duvet An et court. Le noyau comprimé, assez lisse, présente deux sutures, dont l’une est relevée de deux petites crêtes longitudinales. Il contient deux ou une seule graine, par l'avortement de la seconde. — Les Abricotiers sont des Arbres à tige ligneuse, ne s'élevant pas au delà de douze à quinze pieds, lueurs fleurs, qui sont blanches et renfermées dans des boulons écailleux, s’épanouissent ordinairementenmars. On n’en connaît que deux esp. : l’Abricotier commun , cultivé dan» tous les jardins , et l’Abricotier de Sibérie, qui peut-être serait mieux placé parmi le» Pécher».

A. courir. Armeniaca tulgaris, Lamk. Dict. 1, p. 2, Prunus armeniaca , L., originaire d'Arménie.

A B R St

Allions prétend en avoir rencontré des individus sauvages, aux environs de Monferrat en Piémont. C’est à cette esp. qu’il faut rapporter toutes les variétés cultivées dans nos jardins, et dont voici les principales :

1° L 'Abricotier-pêche ou de Nancy : c’est la variété dont le fruit est le plus gros et le plus savoureux ; sa chair est un peu rougeâtre, très-succulente. Il est mûr au commencement d'août.

2° L'Abricotier angoumois. Fruit petit, allongé; chair d’un jaune rougeâtre, d’une saveur comme vineuse, d’un goût fort agréable. Il mûrit à la mi-juillet.

5° L’Abricotier de Hollande, dit Abricot-aecline. Fruit petit; chair fondante, jaune; amande ayant la saveur de l’Aveline. Il mûrit à la fin de juillet.

4° Abricotier alberge. Fruit assez gros; surface raboteuse et fendillée; chair fondante, d’un goût agréable. Il mûrit en août.

Dans les jardins on cultive l’Abricotier en plein vent ou en espalier. En général ses fruits sont meilleur» et plus savoureux lorsqu’ils proviennent de sujets cultivés en plein vent. On greffe l’Abricotier sur Prunier et sur Amandier. On peut également former des sujets par les semis. L’Abricotier demande une terre bien ameublie, qui ne soit ni trop forte, ni trop argileuse. On trouve sur le tronc et sur les branches de l'Abricotier une gomme souvent colorée en rouge, ayant beaucoup d’analogie avec celle que l’on recueille sur l'Amandier, le Cerisier, le Prunier, et que l'on a proposé de substituer à la gomme arabique.

ABROME. bot. Abroma. G . établi par Linné fils, dans la fam. des Malvacées de Jussieu; Monadelpbie Décandrie de L. Caractères : calice monosépale, persistant. à cinq divisions profondes ; corolle formée de cinq pétale», concaves, voûtés; étamines au nombre de dix, soudées par la base, et formant un urcéole globuleux ; de ce» dix étamine», cinq sont dépourvues d'anthères. Le» styles sont au nombre de cinq. Le fruit est unecapsule ovoïde, mucronée, à cinq loges, à cinq angles saillants, s'ouvrant par la partie supérieure de chaque loge, qui renferme un assez grand nombre de graines réniformes.

Les esp. sont peu nombreuses. Ce sont des Arbrisseaux élégants, qui croissent dans les contrées chaudes de l'Inde. On en cultive un dans nos serres, V Abroma angulata de Lamarck, dont les feuilles sont grandes, pétiolées, cordiformes, anguleuses, et les fleurs d'une belle couleur pourpre foncée, formant des bouquets à la partie supérieure de la tige.

ABROME. bot. Abronia. G. delà fam. desNyctaginées de Jussieu; Pentandric Monogynie de L., qui a des rapports avec le Nyctago ell’Allionia. Ses fleurs sont disposées en bouquets, au sommet de pédoncules axillaires; elles offrent un calice coloré, longuement tubuleux, dont le limbe est étalé, à cinq divisions échancrées; cinq étamines incluses; un ovaire uniloculaire, monosperme, surmonté d’un style et d’un stigmate également inclus. Le fruit est un akène à cinq angles, recouvert par la base du calice qui est persistaut Ce G. ne renferme qu'une seule esp. Abronia umbellata , Lamk. petite Plante qui ressemble â une Primevère, et qui est originaire des côtes de la Californie.

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