‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 5 sur 125 · ABU · texte numérisé non relu

ABU

ABROTANELLE. Abrotanella. bot. G. de la fam. des Synanthérées, établi par Cassini pour tint* pl. recueillie dans les lies Malouines par les naturalistes qui faisaient partie de l'expédition autour du monde, commandée par le cap. Frecynet, laquelle avait été placée provisoirement dans le G. oligospore. Ses caractères sont : involucre pentaphylle, régulier, enveloppant 3 ou 5 fleurs, réceptacle nu; fleurs tubuleuses : 1-ou 2 centrales mules, dont le limbe est 4 fide, régulier; 2 ou 3 marginales femelles, avec leur limbe trifide, irrégulier; akène dépourvu d'aigrette. La seule esp. connue est une pl. herbacée, en gazon, ayant l’aspect d'une mousse; ses feuilles sont étroitement imbriquées, simples, oblongues, coriaces, charnues, entières, membraneuses, échancrées. presque bi lobées; les fleurs sont terminales, solitaires et sessiler.

ABROTANOIDE. roL. y. Madrépore.

ABROTANUM. V. Armoise. Cilronelle.

ABROTONE, ABROTONON oo ABROXON. bot. N. anc. dcl’Auronc, de l'Armoise et de la Santoline.

ABROYCAYN. ois. N. anc. de l’Hirondelle de rivage.

ABRUPTIPKNNÉE. rot. Feuille composée de folioles opposées, sans impaire terminale.

ABRDS. cor. G. de la fam. des Légumineuses de Jussieu, L)iadclphie Décandrie, L. On n'en connait qu'une esp. : k.precalorius, L., arbuste originaire de l'Inde, qui a sa tige comprimée grimpante, des feuilles imparipennées, d'assez tristes fleurs rouges, en épis axillaires; chacune d'elles présente un calice à deux lèvres . la supérieure à un seul lobe, l'inférieure à trois lobes; une corolle irrégulière papilionacée; dix étamines, dont neuf inférieures monadelphes, tandis que la supérieure avorte. Le fruit est une gousse un peu comprimée, courte, velue, à une seule loge, renfermant plusieurs graines pisiformes du plus beau rouge, luisantes et marquées d'une grande tache noire. Ces graines, d'un aspect fort élégant. sont recherchées pour faire des chapelets, des colliers, des bracelets et d'autres ornements.

ABSIN-MENU. bot. y Armoise absixthe.

ABSINTHINE. Principe particulier, contenu dans l'absinthe et que CaventouesL parvenu à isoler.

ABSINTHE, bot. /^.Armoise.

ABSlNTlON. bot. S. d' Absinthe.

ABSORPTION, y. Nutrition.

ABSUS. bot. N. d'une Casse.

ÀBSYNTlilL'M. y. Armoise.

ABU-MNER. mam. S. d'Uippopotame-

ABl'TA. bot. G. de la fam. des MénUpermées. De Candolle le place dans la tribu des Ménispermées vraies; c’est-à-dire que ses fleurs sont dioïques et que les mâles doivent être symétriques par le nombre de leurs parties. Mais ces fleurs mâles ne sont pas connues. Aublet, auteur de ce genre, n'a rencontré et décrit que le fruit, lequel est composé de trois baies attachées à un réceptacle commun, grandes, ellipsoïdes, à peine charnues, légèrement comprimées, à une seule loge qui renferme une graine unique, sillonnée. — On n'en compte que deux espèces, croissant toutes deux à Cayenne. Ce sont des Arbrisseaux sarmcnleux, grimpants, à fleurs en grappes axillaires, à feuilles simples, grandes, dont les nervures sont pennées. L’uue est l'Abuta candican» (Kich.),

que les habitants de Cayenne nomment Liane amère; l'autre VA buta ru/toce/is,qu‘Aubletadécriteetfigurée, Tab. 250. et dont la racine est , selon lui , celle de Pareira-brava si connue en médecine. Il en admettait une autre espèce. VA bu ta amara ou Pareira-brnva jaune ; mais les botanistes la rapportent maintenant , avec Richard. au genre Aristoloche.

ABUTILON. Abutilon . bot. G. de la fam. des Malvacées ; Monadelphie Décandrie, L. Le calice est monosépale, campanule, à cinq divisions très- profondes ; la corolle est formée de cinq pétales subcordiformes, soudés à leur base ; les étamines, au nombre de dix-huit à vingt, ont les filaments soudés et monadelphes ; les anthères sont réniformes. à une seule loge et s'ouvrent par un sillon qui règne sur leur bord convexe. Le fruit se compose de dix à quinze petites capsules, disposées circulairement autour d’une columclle centrale persistantef et soudées latéralement entre elles ; ces capsules, qui s'ouvrent naturellement en deux valves, sont uniloculaires, et renferment trois graines attachées à leur suture intérieure. — Ce genre, établi par Tournüfort et adopté |»ar Gærtner, est |>cu naturel ; il comprend les espèces de Sida qui ont plus de cinq pistils, ou un fruit à plus de cinq loges, et dont les étamines sont au nombre de quinze à vingt. Un été fondé d'après le Sida Abutilon, L., qui |K»rtc actuellement le nom d 'Abutilon Acicen nie e, üscrln. Cette plante annuelle croit aux Antilles, en Sibérie et jusqu’en Piémont. Ses feuilles sont cordiforines, lomenleuses ; ses fleurs sont solitaires, petites et jaunes.

AÜUTUA. bot. G. de Pl. originaires de laCochinchine. établi par Loureiro, encore fort mal connu quant à sa structure et à ses rapports naturels. Il parait. d'après le caractère donné par cet auteur, que l'Abutua présente quelque analogie avec les G. Thou et Gnelutn.

ABYSSIQUB. stot. Qualification données par Brongniart aux terrains qui constituent le fond des abîmes de l'ancienne mer.

ACACALOTL, ACACALOTE, ACALALOTEoc AC A LOT. ois. y. Ibis acalat.

ACAC1E. Acacia, bot. G. delà fam. des Légumineuses Parmi les botanistes modernes, Willdenow a senti le premier la nécessité de rétablir les anciens G. Acacia de Tournefort et Inga de Plumier, réunis par Linné au G. Mimosa. Il a en outre distingué deux autres lî. sous les noms de Desmanthus et de Schrankia ; mais la manière |>eti complète dont il a fait connaître ces derniers. est sans doute la cause pour laquelle la plupart des botanistes se sont refusés à les adopter. Kunth, dans un travail particulier (Mimoscs et autres pl. légumineuses du nouveau continent), a démontré que tous ces genres, établis par Willdenow. méritaient d'être conservés, en leur assignant toutefois dos caractères plus complets et plus précis. 11 limite le G. Acacia de la manière suivante. — Fleurs polygames; calice à deux, quatre ou le plus souvent cinq dents ; corolle monopétale à cinq, rarement à quatre divisions égales; étamines en nombre indéterminé, à filets libres ou réunis à la base ; ovaire aupère, le plus souvent porté par un pédicelle. Un style simple; une gousse sèche, sans articulation, s’ouvrant par deux valves, et contenant plusieurs

graine* ; arbres et arbustes, souvent garnis d'aiguillons, à fleurs en tête, rarement en épis axillaires ; deux stipules à la base des pétioles, transformées quelquefois en épines ; feuilles alternes, le plus souvent bipennées, quelquefois moins composées, dont les folioles, articulées^ détachent aisément, et sont sujettes à disparaître dans diverses espèces où le pétiole a la propriété de se dilater de manière à prendre l’aspect d'une véritable feuille simple. — Les nombreuses esp. d’Acacicsse trouvent principalement entre les tropiques ; peu dépassent cette limite. En Afrique, VA.gumtnifera remonte jusqu'à Nogador. à 32° du nord. Au Japon, VA. nemu couvre les environs de Nangasaki. bans le nouveau continent, VA. t/latululosa de Michaux, et VA. brachyloba de Willdenow, ornent les rives du M iss iss i pi et du Ténessée, ainsi que les Savanes des Illinois.

Les Acacies se distinguent par l'élégance de leur formes. quelques-unes par la délicatesse de leurs feuilles, et par l’odeur suave de leurs Heurs. Diverses esp. de l’Orient et de l'Afrique, comme VA. arabica, VA. rera, sont remarquables par l'abondance de la gomme qui découle de leur tronc eide leurs branches; celte gomme est devenue un article de commerce très-important ; c'est die qui porte le nom de Gomme arabique. Ses usages sont trés-multipliés dans les arts et la médecine. — En faisant bouillir les gousses de cet Arbrisseau avant leur maturité, on en obtient un extrait solide, d'une couleur brune-rougeâtre, d’une saveur astringente et slyptique, désignée sous le notn de Suc d* Acacia et dont on faisait autrefois plus usage en médecine qu'aujourd’hui. On croit que c'est une espèced‘Acacia(^. Cote chu), qui fournit la matière extractive connue sous le nom de Cachou. Un grand nombre d’esp. d' Acacies sont cultivées dans les jardins dont elles font l'ornement.

ACÆNE. Acœna. bot. Ce G. de la fam. des Rosacées, a été séparé par la plupart des auteurs du G. voisin, Ancistrum, et réuni à lui par d’autres, notamment par Vahl. On distinguait l’Aucislrum comme étant diandre et dépourvu de corolle, tandis que PAcaena avait quatre étamines, quatre pétales, et de plus, un calice à quatre arêtes terminées par des hameçons. Mais si l’on compare les figures et les descriptions données par les divers auteurs, on voit les mêmes esp. rapportées tantôt à l’un, tantôt à l'autre de ces G.; toutes présentent ce qu'on appelle corolle tétrapétalc dans l'Ancistrum, où. le nombre des étamines variant de deux à cinq, le caractère de diandrie et de tétrandrie cesse d'étre distinctif. Il conviendrait peut-être de les réunir dans un seul G. ainsi caractérisé: — calice monosépale, le plus souvent tronqué au sommet, quelquefois divisé en quatre parties, présentant, sur sa surface et sur le bord ou les dents qui le terminent supérieurement , des arêtes , munies à leur extrémité d'un crochet renversé; corolle léfrnpétale, attachée au sommet du calice ; deux à cinq étamines à anthères arrondies, biloculaires; ovaire semi adhérent ; un seul style et un seul stigmate en pinceau. Le fruit est rempli par une seule graine, et s’environne du calice persistant, que hérissent des pointes terminées souvent eu hameçon, et diversement dirigées.

On compte dans ce G. treize esp. environ, qui se trou-

vent au Pérou, au Chili, vers le détroit de Magellan, et dans la Nouvelle-Hollande. On peut, pour leurs figures, consulter les Tab. 103 et 104 de la Fl. péruv. de Ruiz et Pavon, Lam. lllustr. tab. 82. Pilori. Cels. de Ventenaf.

ACÆNITE. Acœniltis. ms. G. d'Hyménoptères. fam. des Ichneumonides, avoisinant les Ichneumons et Lracons. II se distingue surtout des premiers par une lame saillante, recouvrant la base de la tarière, et diffère des seconds par l’étendue de la première cellule sous-marginale, et par la position des deux cellules discoidales, dirigées longitudinalement et non transversalement. Le Cryptus dubitalor , F., sert de type à ce G., auquel il faut aussi rapporter VJchneumon arafor, R.

ACAHÊ. ois. y. Corbeau-pi e.

ACAlA. dot. Nom qu’on donne à la Guyane, aux esp. de Cléomes qui y croissent.

ACAJOU (Bois d’). bot. f'. Swietésie. Le bois du Cedrela est aussi appelé Acajou.

ACAJOU. Cassurium. bot. Térébiuthacées de Jussieu; Décandrie Monogvnie, L. Ce G. est très-voisin de l’Ana cardier. avec lequel quelques auteurs Pont confondu. Linné avait réuni Pun et l’autre, sous le nom d'Anacardium. Dans le CassuciuM, le calice est à cinq divisions profondes; la corolle est formée de cinq pétales plus longs que le calice ; les étamines sont au nombre de dix, dont neuf ont les filets courts et sans anthères ; un seul est terminé par une anthère pollinifère, ohlongue. L’ovaire est libre, uniloculaire, uniovulé^le style est latéral, terminé par un stigmate simple. Le fruit est une sorte de noix réniforme, de la grosseur du pouce, attachée par son extrémité inférieure au pédoncule, «pii est charnu, et a pris un tel accroissement, après la Heuraison, qu’il est de la grosseur du |ioing environ.

Ce G. ne renferme qu’une seule esp. : PA. k pommes, CassuciuM pomiferum, Lam.. ou Anacardium occidentale, L. Arbre originaire de l’Inde et de l’Amérique méridionale. Ses feuilles sont grandes, ovales, obtuses, pétiolées ; ses Heurs sont tristes, blanchâtres, et forment, au sommet des ramifications de la tige, des panicules terminales. — Les fruits de cet Arbre, connus sous les noms de Pomme » ou Moi* d' A cajou, sont composés de deux parties fort distinctes : le pédoncule, qui est ovoïde arrondi, charnu, jaunâtre, beaucoup plus gros que le fruit lui-même ; et le fruit proprement, qui est de la gros seur et de la forme d’une fève, d’une couleur grise-ardoisée; il est formé d'un péricarpe assez épais, dans l'intérieur duquel sont des cellules ou lacunes remplies d'un fluide huileux très-âcre, et d'une graine ou amande, très-agréable à manger, ayant à peu près le goût des fruits de l'Amandier. La chair du pédoncule, quoiqu'un peu âpre, n'esl point désagréable ; on eu fait une limonade.

ACAJOU BATARD, bot. F. Curatelle.

ACAJU-IBA. bot. S.d’Acajou.

ACALALOTE ou AC A LOT. OIS. F Acacalotl.'

ACALANTHIS. ois. S. de Gros-Bec tarin.

ACALÈP1IES. zool. Troisième classe des Zoophytes de Cuvier. Le nom de ces Animaux exprime la propriété qu'ont plusieurs d’entre eux de causer, quand on les touche, une sensation de piqûre brûlante, analogue à

celle que produisent les orties désignées par les Grecs sous le nom de Knidè ou û'Acaiêphé, U ri ica des Latins. — La forme des Acalèphes est toujours circulaire et rayonnante, et leur organisation est loin d’ètre simple : l'on ne peut y reconnaître aucune sorte de tissu fibreux; et quoique d'une substance molle, il en existe de fossiles. Leur bouche sert aussi d'anus, et leur estomac, en manière de sac, se prolonge quelquefois sous forme d'intestins rayonnants, dans différentes parties de leur corps Ces intestins remplacent peut-être les vaisseaux dont ces Animaux sont dépourvus. Les Acalèphes sont divisés en trois ordres :

Les Acalèphes fixes s'attachent à volonté, par leur hase, sur tous les corps que la mer renferme, ou rampent, ou nagent et se laissent, au gré de leur caprice, entraîner parles flots. Les Actinies ou Anémones de mer, les Zoanthes et les élégantes Lucernaires appartiennent à cet ordre.

Les Acalèphes libres nagent dans les eaux et les parcourent dans tous les sens; leurs brillantes légions couvrent l’immense étendue des mers, et semblent l'enflammer de leurs lueurs phosphoriques pendant l’absence du soleil qui les efface. Linné, dans son style éloquent et concis, les comparait à des astres flottants sur les ahimes de l'Océan. La substance de ces êtres est presque entièrement gélatineuse et souvent translucide. On y remarque des mouvements de contraction et de dilatation que des auteurs ont regardés comme analogues A celui que produit la respiration dans les Animaux à sang rouge. Les Méduses, les Porpites elles Yélellcs composent cet ordre.

Les Acalèphes hydrostatiques, regardés par Cuvier comme susceptibles de former peut-être une classe de plus, sont ainsi nommés d’une ou plusieurs vessies ordinairement remplies d’air, qui entrent dans leur composition, et au moyen desquelles ils peuvent demeurer suspendus dans les eaux. Leur bouche n'est point reconnaissable; elle est peut-être remplacée par des suçoirs tentaculiforraes , dont ces Animaux sont pourvus. Les Physalies et les Physsophores appartiennent à cet ordre.

Lamarck a réparti les Acalèphes dans les différentes sections des deux ordres qui forment sa troisième classe des Animaux invertébrés, appelée Kadiaires.

ACAL1CALE. bot. L’insertion des étamines est acalicale, lorsque ces organes partent du réceptacle, sans contracter aucune adhérence avec le calice.

ACALICINE. bot. PI. dépourvue de calice.

ACALLE. Acade*. ns. G. de Coléoptères tétramères, institué par Schouherr. dans la fam. des Curculionides de Latreille; il a pour caractères : antennes composées de 11 articles, et insérées près du milieu de la trompe ; massue plus ou moins ovale, formée brusquement de trois articles; trompe appliquée contre la poitrine; corselet allongé, convexe; point d’écusson; clylres soudées, un peu gibbeuses ; jambes médiocres, droites, tronquées à l'extrémité, armées d’un câlins intérieur; cuisses simples. Ce G. ne présente encore qu'une seule esp. bien déterminée, c'est VA. SI inouïes, que Stephens a aussi trouvée en Angleterre.

ACALYPHA. bot. G. de la fam. des Euphorbiacées. Monoécic Monadrlphie, L. Caractères : fleurs mâles et

femelles dans le même épi ou dans deux épis distincts du même individu, rarement dioïques. Les fleurs mâles ont un calice à quatre ou cinq divisions, huit ou seize étamines à filets réunis. Le calice des fleurs femelles n'a que trois divisions, et renferme un ovaire à trois styles multifides , qui devient une capsule à trois loges monospennos. Les feuilles sont alternes, les pétioles portent à leur base deux stipules. Les épis sont axillaires et terminaux. Les espèces connues appartiennent pour la plupart aux deux Amériques et aux Indes.

ACAMARCHIS. fol. G. de l’ordre des Cellariées dans la division des Polypiers flexibles. Les Acamarchis se distinguent des autres Cellariées par leurs ramifications constamment dicholomes, et par la forme de leurs cellules : celles-ci sont unies entre elles, alternes, terminées par une ou deux pointes latérales , avec un corps vésiculaire en forme de casque, situé à l'ouverture même de la cellule, rarement sur le côté. La substance des Acamarchis est plutôt cornée que crétacée; leur couleur est un vert sombre et grisâtre ; leur taille ne déliasse jamais un décimètre ; ces Animaux s’attachent aux rochers par des fibres nombreuses; Us vivent dans les mers équatoriales et tempérées des deux mondes : on ne les a pas encore trouvés au delà du 49" degré de latitude soit boréale, soit australe. On n'en connaît jusqu'ici que deux esp. :

A. héritier. Acamarchit neritina, Lamx. Hist. des Polyp. 135. EU. coral. 10, pi. 19. f. a. a, b, c. Elle offre des cellules à bord entier avec une épine latérale.

A. otzrkr.. Acainarchis drnlala , Lamx. Hist. des Polyp. 135. PL 3. f. 3, a, b. Elle diffère de la précédente par le bord des cellules constamment denté et par les deux épines qui en sortent.

ACAME. moll. fossil. Bélemnile remarquable par un sommet couronné de huit mamelons ou tubercules perforés et disposés autour d'un sphincter étoilé. Walcb. Monum. deKnorr. T. H. sect.9.p. 941. pl. 1 fig. 1. A3.

ACAMLETL bot. Nom mexicain de Y Agave cubenni» dont le suc. très-abondant, se convertit par la fermentation en liqueur vineuse.

ACAMPTOSOMES. bot. Ordre établi par Leach, dans la classe des Cirrhipédes. V. ce mot.

ACANDES. fois. Syn. d'Echénéis.

AC ANC A. ois. S. de Peintadc.

ACANOS. bot. S. d'Onoporde.

ACANTHACÉES. bot. Famille de Plantes Dicotylédones monopétalcs, ayant la corolle stamiuifère insérée sous l’ovaire. Les Plantes qui appartiennent à cet ordre naturel présentent un calice monosépale, à quatre ou cinq divisions, tantôt régulier, tantôt irrégulier, toujours persistant. La corolle est monopétale, irrégulière, ordinairement bilahiée, quelquefois unitabiée; elle est staininifère, hypogyne et caduque. Les étamines, au nombre de quatre, dont deux avortent souvent, sont didynames. L'ovaire est libre, biloculaire; chaque loge renferme deux graines ou un plus grand nombre; il est environné à sa base d'un disque glanduleux, formant une sorte d’anneau ou de bourrelet saillant. Le style est simple, terminé par un stigmate ordinairement bilobé. Le fruit est une capsule à deux loges quelquefois monospermes par avortement, s'ouvrant avec élasticité en

deux valves, qui emportent chacune avec elles la moitié I de la cloison. Les graines sont attachées à des podo- . spermes filiformes, saillants. L’embryon est épispermi- j que, c'est-à-dire, dépourvu d’endosperme. — Toutes les Plantes qui appartiennent ù la famille des Acanthacées, j sont herbacées ou sous frutescentes. Leurs feuilles sont opposées. Les fleurs, ordinairement disposées en épis, sont accompagnées de bractées à leur base. — Presque toutes les Acanthacées sont exotiques, et proviennent des contrées situées entre les tropiques. Les genres qui appartiennent à cette famille peuvent être disposés de la manière suivante •

$ 1. Dxux. étamixes. — Hypo6stes , Soland. Brown, prodr. Justicia, L. Eranthemum , L. Dianl Itéra , L.

A 'elsonia, Brown.

$11. Quatre êta Mm» didyxames. — dcanthus, L. Di li varia, Juss. Crossandra , Salisb. Belphari », iuss. Huellia , L. Hygrophila , Brow n. Elythraria , Richard. dp/ielandra , Brow n. Dictipteru, Juss. Kunth. Thunbergia, L. Suppl. Barleria , Plum. Blechum , Brown. Jam.

ACANTHALEl'CE. bot. S. d’Echinops.

ACANTHE, dcanthus. bot. G. de la fam. des Acanthacées. Didynamie Angiospermie, L., dont les esp. sont remarquables par la beauté de leurs feuilles élégamment sinueuses ; elles ont un calice à quatre divisions inégales, les deux latérales étant iulernes et plus petites. La corolle est à une seule lèvre. Les étamines sont au nombre de quatre, didy liâmes; les filets sont terminés par des anthères uniloculaires, barbues. La capsule est ovoïde, allongée, à deux loges qui contiennent chacune deux graines arrondies. — Les Acanthes sont herbacées ou sous-frutescentes, et originaires des contrées chaudes du globe :

1* dcanthus mollis, et Vd.spinoaus, croissent en Italie, en Espagne et même dans le midi de la France. Ce sont les feuilles de l'Acanthe qui ont servi de modèle à Callimaebus, pour composer les ornements du chapiteau des colonnes de l'ordre corinthien.

ACANT11ÊES. bot. V. Acaxthacêes.

ACaNTHIAS. pois. Ce nom a été donné par Linné à un Gasleroté qui vit dans les mers du Danemarck, et que Lacépède a placé, sous ce même nom, dans son genre Centronole. — Aristote, Ray, Aldrovande, etc., ont appelé Acanthias le Squale aiguillât.

ACANTIIIE. ■ dcanlhia. iris. G. d'Hémiplères, établi d'abord par Fabricius, sur plusieurs esp. du grand G. Cimes , de Linné, réduit eusuite par Latreille, et restreint de nouveau à deux seules esp., par Fabricius (Syst. Rhyng.), qui créa alors le nom générique de Solda, pour l'appliquer aux Acanlhies de Latreille. Aucun de ces changements, non plus que la grande division établie d'abord par Fabricius, ne furent adoptés par Ducnéril qui composa son genre Acanlhie des seules esp. à corps aplati, vivant sous les écorces des arbres. — Sans chercher à expliquer cette discordance, nous regarderons, avec Latreille, comme appartenant à ce G., les esp. qui ont le labre dégagé et saillant, le bec droit et composé de trois articles, les yeux très-grands, les antennes filiformes, les pattes saltatoires, le premier article des I tarses fort court, et les deux suivants allongés, presque j de même longueur.

A ce G. se rapportent les Solda slriata, sosterœ. littoralis, de Fabricius, et surtout le Lygæus saltatoritu du même auteur, qui lui sert de type, et qu’on trouve communément en France, sur les rivages des fleuves, où il court et saule avec agilité. — Les autres esp. ont toutes des habitudes analogues.

ACANTHIMON. pois. G. de la fam. des Acanthoptérygiens squammipennes de Cuvier. Ses caractères distinctifs sont de porter, en avant d'une dorsale unique et près de l'occiput, de trois à cinq aiguillons dénués de membrane. La largeur de ces Poissons est à peu près égale à leur longueur; la bouche est petite, le museau plus ou moins avancé, et le corps très-comprimé, surtout vers la queue. Les Acantbinions sont marins, exotiques, et leur chair est fort bonne à, manger.

A. glavqub. Chœlo<lon glaucus , L., Bloch., pl. 210. Encyc. Pois. pl. 06. f. 302. Sa couleur est bleue, avec les flancs argentés, et cinq ou six bandes noires et courtes; il a cinq aiguillons en avant de la dorsale, d. 5/10. p. 12. v. 1/0 a. 17. Il habite les mers d'Amérique.

A. orbicclaire. Chœtodon orbicuiari» , L. Il a un pied de longueur; sa forme, presque circulaire, imite celle d*un Pleuronecle, sa couleur est triste, ponctuée de noir; il porte en avant de la dorsale et sous la peau, les rudiments de trois aiguillons; en avant de l'anale on trouve deux rudiments pareils. 11 habite les rivières rocailleuses de l'Arabie.

A. RboiboIdai.. ( hælodon rhomboïdali» , L.. Bloch., pl. 200. Encyc. Pois. 06, f. 303. Le dos est d'un vert foncé, et celte couleur se prolonge sur les flancs en trois bandes angulaires; le ventre est jaune. Cinq aiguillons se voient en avant de la dorsale, et deux précèdent l'anale. Il se trouve dans les parties chaudes de l'Amérique.

ACANTHIODONTES. pois. Dents fossiles, que l’on croit avoir appartenu à des squales aiguillais.

ACAffTBION. bot. Syn. d'Artichaul. — Klein donne aussi ce nom, comme générique, à quelques Mammifères épineux, tels que le Hérisson.

ACANTHIS. ois. y. Acalastiiis.

ACANTHIZE. ois. dcanthiza. G. de l’ordre des Insectivores, établi par Vigors et llorsfleld. Caractères : bec médiocre, grêle, court, déprimé à sa base, comprimé à la pointe, légèrement arqué sur l'arête; mandibule supérieure échaiicrée, entourée de quelques soies; pieds grêles; ailes assez courtes: première, deuxième et troisième rémiges étagées, quatrième très-longue, dixième égale à la deuxième : queue médiocre, arrondie. Ce G. sc compose d'un petit nombre d’esp. toutes originaires de l'Australasie et dont les uiccurs et les habitudes se rapprochent de celles de nos Sylvies.

A. de Brcn axav. d . Buchanani. V. et H. Parties supérieures olivâtres ; sommet de la tête strié de blanc ; reclrices noires ; croupion rouge ; tectrices subcaudales blanches; gorge et poitrine blanchâtres, rayées de fauve; parties inférieures olivâtres ; bec fauve ; pieds jaunâtres ; taille, 5 pouces. De la Nouvelle-ilollande.

A. a cboupiob roi ge. d. Pyrrhopygia.S . et H. Parties supérieures d’un brun fauve ; les inférieures blanchâtres; croupion d’un roux vif; une bande noire à l’extrémité de la queue ; reclrices blanches à leur naissance, les intermédiaires entièrement fauves, les autres

terminées de blanc ; bec et pieds jaunes; taille. 7 pouces. De la Nouvelle-Galles.

A. ttowTkhU. A . frontalis. V.elU. Parties supérieures d'un brun fauve ; front, gorge et poitrine blancs; croupion roux; rémiges et rectrices d'un brun fauve, grises en dessous; tectrices subalaires blanchâtres ; parties inférieures roussàtres; bec jaunâtre, brunâtre en dessus; pieds jaunes; taille, U pouces. i)e la Nouvelle-Uollande.

A. itAlRB. A. nana. V. et H. Parties supérieures d'un vert olivâtre, les inférieures jaunes; front et joues d’un blanc jaunâtre; rémiges fauves; rectrices d'un fauve olivâtre, rayées de noir vers l'extrémité; tectrices subcaudales blanchâtres; hec et pieds jaunes; taille, 4 pouces 1|2. De la Nouvelle-Galles.

A. réglujIde. A. regu laides. V . et U. Parties supérieures d'un vert olivâtre, les inférieures d’un blanc jaunâtre ; front et sommet de la télé ferrugineux ; croupion d'un fauve jaunâtre; rectrices fauves, le milieu noir; tectrices subcaudales blanchâtres; bec brunâtre; mandibule inférieure jaunâtre; pieds jaunes; taille, 5 pouces. De la Nouvelle-liollande.

ACANTUOCARI’E. bot. Fruit épineux.

ACANTUOCÉPIIALE. ms. Delaporte, en proposant le démembrement du trop grand G. Lygœus, de Fabricius, adopte ce nom devenu un peu banal en histoire naturelle, pour les hémiptères, de la fam. des Géocorises, qui ont les antennes allongées, avec le Ier article plus long que le suivant, le bec court, plus élevé que la base des jambes antérieures, le 1W article des tarses grand, la tète armée d'une épine au bord antérieur, un peu rétrécie en arrière; le corselet élargi, élevé et ordinairement anguleux en arrière; l'abdomen allongé; les cuisses renflées, les jambes souvent munies d'une membrane un peu dilatée. Ce G. auquel Delaporte donne pour type le Lygœus compressipe*, Fab., comprendrait de grands insectes exotiques, décorés de couleurs obscures.

ACANTHOCEPUALES. ibt. Second ordre des Entozoaircs de Rudolphi. Les Animaux qui le composent, offrent un corps un peu allongé et arrondi, ulriculaire, élastique, avec une trompe rétractile, garnie de crochets cornés, disposés régulièrement sur plusieurs rangs. Les sexes sont séparés sur des individus différents. — Rudolphi avait composé celte fam. des G. Tétrarhynque et Échinorhynque. Cuvier a placé le premier parmi les Tænioïdes.

Koelreuler avait donné le même nom à un groupe d'Knlozoaircs, que Rudolphi a réuni au genre Ecliiuorhynque.

ACA>’TUOCÈRE.//can/A0cerMS.ns.G.deColéoplères de la fain. des Lamellicornes, établi par Macleay; il offre pour caractères: premier article des antennes fort grand, dilaté supérieurement, en forme de lame, et les bords du feuillet intermédiaire de la massue, lorsqu'elle est pliée, découverts. Les jambes, surtout les quatre dernières, lamelliformes et recouvrant les tarses repliés sur elle dans la contraction des pieds. Chapeau allant ên pointe ou se terminant par un angle. Corselet presque semi-lunaire L’auteur a placé dansceG. un insecte égyptien,//. Æncus, auquel il adjoint le Trox spin icorn is de Fab. — l’aüsol de-Beauvois a établi sous le même nom un G. d'insectes hyménoptères de la fam. des Géocorises de

Latreille. pour deux esp. qu’il a recueilliesàSt.-Domingue et aux Élatslnis.CeG. se distingue par une tète petite, un corselet triangulaire, large en arrière, un écusson assez petit, en forme de triangle; des hémelytres couvrant tout l’abdomen; des cuisses postérieures renflées, arquées et tuberculeuses.

ACANTHOCIN. Acanthocinus , i ns. G. de Coléoptères tétra mères, de la fam. des Longicomes, qui faisait autrefois partie des Lamies, et qui s'en distingue en ce que toutes les esp. qu'y a placées Megerle, créateur du G., ont le corps proportionnellement plus court, plus large, déprimé ou peu élevé, avec le corselet transversal, l’abdomen presque carré, guère plus long que large; les pattes robustes avec les tarses très-dilatés. L'Europe a fourni à ce G. plusieurs esp. dont la principale est FA.' Charpentier. Lamia œdilis. Fab. oliv. iv. pi. 9, f. 59. a. b. c. b.; elle a le corps d'un gris cendré, avec deux points et deux bandes transverses brunes sur les élytres, avec quatre petites taches jaunes, disposées en une ligne transverse sur le corselet.

ACANTHODE. ross. G. de Poissons de la fam. des Tænioïdes. qui ne se trouve plus que dans les couches puissantes des terrains houillers.

ACANTUODÉRK. Acanthodrre s. ms. G. de Coléoptères télramères, établi dans la fam. des Longicornes.aux dépens des lamies de Fabricius. par Andinet-Surville qui lui donne pour caractères : antennes glabres, sétacées, de onze articles, dont le troisième le plus long; palpes maxillaires assez courts, ainsi que les mandibules qui sont aigiiés; face antérieure de la tète allongée; front aplati, vertical; corselet presque aussi long que large, avec une épine latérale et son disque tubercule; corps déprimé ainsi que les élytres qui sont plus ou moins rétrécies vers leur extrémité ; abdomen sans tarière saillante ; pattes de longueur moyenne : les antérieures un peu plus grandes que les autres, dans les mâles; cuisses en massue; tarses antérieurs Irès-houppeux, dans les mâles. Les A. sont divisés en deux sections, d'après la structure de leurs élytres. On place dans ce G. le Lamia punctatüy Fab. de Cayenne; Lamia araneiformis , Ib.; L. varia, d’Europe; Cerambix grise us, Fab. Europe, etc.

ACANTIIODION. Acanthodium. bot. Dans le grand ouvrage sur l'Égypte, T. mut, f. 2. Delile fait un G. nouveau dans la fam. des Acanthacées, d'une pl. qui a le port et les caractères des Acanthes, mais qui en diffère par une capsule à deux loges, dont chacune renferme une seule graine comprimée, et dont la radicule est placée vers le point d’attache de la graine, tandis que dans le G. AcanthuSy la radicule est placée vers le point le plus éloigné du hile. — L ' Acanthodion spivatum, Del.-; seule esp. du G., est presque dépourvu de tige, et partagé, dès sa base, en trois ou quatre épis de fleurs, dont les bractées sont très-épineuses Cette pl. a été trouvée dans un des ravins de la Plaine déserte, près de Soucys.

ACA!\TH0L1DE. Aeantholis. bkpt. G. de la fam. des Iguaniens, établi par Cocteau pour un saurien récemment rapporté de Cuba par Mr. de la Sagra. Ce reptile offre des caractères généraux qui le rattachent aux Anolis; mais il présente une disposition remarquable dans les écailles qui recouvrent son dos : plusieurs de ces écailles se trouvant relevées en cùne ou en pyrami-

des triangulaires, disséminées plus ou moins régulièrement au milieu d'écailles couchées, égales entre elles et assez petites, qui recouvrent cette région. Cette particularité lie le G. nouveau dont cette esp. est le type, d’une part, aux geckos tuberculeux, en particulier aux hèmidactyles , et de l’autre aux agamcs épineux, tels que les phrynocéphales , les changeants et les Gemnatophores.

ACANTHOGLOSSE. Acanthoglossum. bot. G. de la fam. des Orchidées, institué par le Dr. Diurne qui lui donne pour caractères : un périanthe composé de cinq sépales dressés et étalés, les extérieurs un peu plus larges; labelle renflé à sa base, avec son limbe étalé, réfléchi, bilobé, muni de deux callosités internes. Gynostème libre supérieurement, et dilaté de chaque côté en une sorte de membrane; anthère incombante vers son extrémité interne à un filet échancré;e!!e est bivalve, biloculaire, renfermant quatre masses pull iniques obovales, céréacées, attachées, par la base, à un pédicelle commun élastique, en forme d’hameçon. L'A. Nèrcurèc, seule esp. counue, est une pl. herbacée, parasite, bulbifère, que l’on trouve sur les arbres élevés des forêts de l’ile de Java.

ACAMIIOMÈAE. a tcanthomcrus . ms. G. de Coléoptères hétéromères, établi par Latreille dans la fam. des Aiélasomes. Caractères : corselet presque orbiculaire, transversal; abdomen glohuloldc; troisième article des antennes beaucoup plus long que les suivants, cylindrique ; ceux-ci presque de cette forme et les trois derniers ail plus, grenus. A ce genre appartiennent la l'imélie denlipède de Fab. et quelques autres assez remarquables par leurs cuisses antérieures renflées et dentées, leur corps très-inégal et cendré, les éperons de leurs jambes tiès-petits. Guérin en décrit huit, dans le Magazin de zool. 1834. — Wiedemann a établi sous le même nom, dans l'ordre des Diptères, fam. des Tabaniens, un G. dont la terminologie devra nécessairement être changée, si l'on veut éviter la confusion. Ce G. a les antennes avancées. rapprochées à leur base, composées de trois articles, dont le premier cylindrique, plus court que le deuxième qui est en forme de gobelet, recevant le troisième; les palpes exsertes , s'avançant horizontalement vers la partie antérieure delà face, offrent deux articles d’égale longueur et velus : le premier cylindrique, l’autre subulé; la trompe est rétractile, petile; l'hyposlome profondément sillonné de chaque côté, avec le milieu conique et tubercule; trois yeux; des ailes divariquées; une épine en dessous des cuisses postérieures. L’A. peinte, unique dans le G., a le corselet blanchâtre, l'abdomen noir, avec deux points blancs de chaque côté, les ailes variées de brun. Elle est originaire du Drésil.

ACANTIIONOTE. pois. é'. ISotacaxtre.

ACANTHONIX. Acantlionix. CR CST. G. de la fam. des Bracbyures. ordre des Décapodes. Caractères : un avancement en forme de dent ou d'épine au côté inférieur des jambes; le dessous des tarses velu et comme pectiné; le dessus du lest uni; la queue des mâles, au plus de six segments complets. Les Mayas gtabra; Cuv.,et lunutala, Ris», feint partie de ce genre.

ACAMIIOPE. nss. Genre d'Uyménoptères, établi par Kltlg, mais réuni aujourd’hui par Latreille, au G. Epi-

charisy dont il ne se distingue que par la disparition complète des palpes maxillaires.

ACANT1IOPHIPPIE. Acanthophippivm. bot. G. de la foin, des Orchidées; Gynand. Monand. L. institué parle Dr. Diurne dans son Itydragen , publié à Batavia, pour une pl. découverte par lui. dans les forêts les plus élevées de la montagne de Salak. Il donne pour caractères â ce G. : un périanthe grand et fort, renflé ou ventru, puis rétréci vers le sommet; des trois sépales les deux latéraux adhérent par la hase au Gynostème. l’antérieur ou dorsal forme une sorte de voûte avec les |«éta!es qui sont spalulés ; labelle onguiculé, articulé au Gynostème par sa base qui est grandement prolongée; son limbe est formé de trois lobes non divisés, et qui enveloppent te Gynostème en se repliant sur lui; disque lamelié; anthère charnue à deux loges ; huit masses polliniques sessilrs, unies deux par deux, les supérieures plus longues. Ces pl. d’un port extraordinaire, contrairement à celles qui naissent parasites sur les vieux troncs, végètent sur le sol; la hampe, qui part d’une des faces latérales du pseudobulbe, est épaisse, entourée de plusieurs feuilles engainantes h leur hase. Les fleurs sont grandes et de couleurs très-prononcées; à l’esp. décrite par Blume.Watson en a ajouté une autre recueillie dans l’île de Ceylan.

ACANTHOPHIS. rept. G. de Serpents de la division des Venimeux à crochets isolés, selon Cuvier, séparé du G. Boa par Daudin.et dont les caractères consistent dans l'aiguillon très-pointu qui termine la queue, l’absence de fosses derrière les narines, un renflement très-prononcé sur les côtés de l’occiput que recouvrent des écailles pareilles à celles du dos, de grandes plaques entières sous le ventre et le commencement de la queue, ù l’extrémité inférieure de laquelle, seulement, se voient des doubles plaques. L’anus est simple et sans ergots. Ce G. ne se compose que de deux esp.

A. C&rastix. Boa paipebroca. D'un gris pâle avec des bandes noires transversales sur le dos, et deux rangées de points noirs en dessous. Ce Serpent a 112 grandes plaques sous le ventre, 58 sous la base de la queue, et 15 doubles sous la pointe. Patrie inconnue.

A. de Bro v,y.Acanthophis Broicnii. Leach. Md. Zool. pl. 3. Longueur de huit à dix pouces; queue beaucoup moins grosse que le corps, latéralement aplatie; couleur noirâtre; lèvre inférieure blanche. De la Nouvelle-Hollande.

ACANTHOPHORE. Acanthrophorus. ns. G. de la f. des Longicornes. coléoptères tétramères. institué par Audillet Surville, qui le caractérise ainsi : antennes filiformes, de onze articles épineux, le troisième plus long que le suivant; mandibules allongées, arquées, denticulées intérieurement; palpes longs; élytres allongées, déprimées, avec le rebord extérieur assez large, arrondies au bout ; angle suturai, un peu saillant; corselet en carré transversal, avec trois épines pointues à chaque bord latéral; écusson petit; pattes grêles; cuisses comprimées, presque aussi longues que les jambes; les trois premiers articles des tarses petits, le quatrième très-grand. L’A. Serraticornis, Brio nu s serraticornis, Oliv. et le P. Maculai us du même auteur, sont jusqu’ici les seules esp. du

; Genre; l’une est de l’Inde, l’autre du Sénégal.

\ ACA.NTIIOPHORE. Acanthophora. bot. G. d’Uydro-

Digitizod by GiOOgle

phyles de l’ordre des Floridées. Les AcanUiophores, peu nombreuses en esp., et toutes originaires des latitudes équatoriales, se distinguent par leurs tubercules épineux, semblables, quand on les considère à l'œil nu, à de petites épines ou à de gros poils rudes, trés-rameux, épars sur les tiges et les rameaux, et assez éloignés les uns des autres, principalement vers la partie inférieure de la Plante, qui en est quelquefois entièrement dépourvue. La couleur des individus desséchés est un violet plus ou moins vif, avec une teinte verdâtre ou d*un blanc sale, quelquefois avec une légère nuance de jaune ou de rouge. Les A. sont des pl. annuelles; leur port est élégant; on n'en connaît encore que trois esp. :

A. oe Thierry. Fucus acanlhophorus. Lamx. Dissert. p. 01. Tabl. 50 et 31. fig. 1. A lige cylindrique, filiforme, rameuse, élancée, avec des tubercules épars sur presque toute la Plante.

A. de Delii.e. Fucus nnyadiformis. Delile. Expédit. d’Égypte. Elle diffère de la précédente par ses tubercules plus nombreux dans la partie supérieure des rameaux, et par la situation des ramuscules formant une panicule serrée.

A. militaire. Acanthophora militari* , Lamx. Essai. I Tabl. 4. fig. 4, 5. Remarquable par ses tubercules en ' forme de massues épineuses.

ACANTHOPODE. pois. G. de la fam. des Acanlbopté- ! rigyens Squainmipennes, formé par Lacépède, et auquel J on doit, selon Cuvier, réunir le G. Monodactyle du même auteur. Les A. ont, outre les caractères, qui leur sont communs avec les Chartodons, le corps vertical, trèscomprimé, les dents plus petites et plus minces, et une épine plus ou moins courte, en place de chaque nageoire ventrale. Deux esp. composent ce genre :

A. arcexte. Acanthopodus argenteus , Lac. Pois. iv. p. 559. C/uetudon argenteus , L. Il est beaucoup plus haut que long; on compte huit aiguillons sur le dos; la queue est fourchue, la dorsale échancréc en fer de faux, et les yeux d’un rouge de sang. Des mers de l’Inde, b. 0. d. fi/33, t. 14. a. 3/35. c. 10.

A. Falciforhe. Monodactylu* falciformis, Lac. m. p. 139. Ce Poisson, que Commerson a fait connaître sous le nom de Psette, Psettus, habile l'Océan atlantique interlropical; sa longueur est d'un demi-pied environ, son corps de forme ovale aplatie, ses écailles petites, argentées et brunâtres sur le dos. Les nageoires dorsale et anale sont munies d’un prolongement obtus en forme de croissant, et la queue, qui présente ù peu près la même figure, a scs deux lobes aigus, b. 7. d. 33. r. 17. v. r. • a. 5/50.

L’A. de Boddaert, est un Uolacanthe.

ACANTHOPO.MES rois. Fam. de Poissons osseux Thoraciques, établie par Duméril, et qui comprend les G. Uolocentre, Persèque, Cingle, Ombrine, Percis, Lonchure, Ancylodou. Tænianote, Rodian, Microptère, Sciène, Luljan, Ceutropoine et Sandre.

ACANTHOPS. z.ooL. Animal qui a les yeux entourés d'épines : certains poissons sont acantliops.

ACANTHOPTÈRES. Acanthoptera. ixs. G. de Coléoptères tétramères de la fam. des Longicornes, créé par Lalreillc pour quelques Cérambioin* de l'Amérique, à corselet presque carré ou cylindrolde, et dont les élylrcs |

sont le plus souvent terminées par une ou deux épines. Du reste leurs palpes maxillaires sont presque aussi longs que les labiaux et dépassent les mâchoires; leurs antennes, composées de douze articles, sont longues, sétacées et souvent épineuses ou barbues.

ACANTHOPTÉRYGIE^S. rois, vil* et dernier ordre de la classe des Poissons selon Cuvier, et le v* entre les Ossiculés ou Poissons proprement dits. Il avait primitivement été établi par Artédi. Près de cent G., dont la plupart divisés en sous-genres, qui contiennent de nombreuses esp., le composent. Ces G. forment la totalité des Thoraciques de Linné, moins les Rémores et les Pleuronectes qui ne sont point A., ou sont tirés des autres ordres linnéens, les Cbondroptérygiens exceptés. On reconnaît donc les A. qui sont indifféremment Apodes, Jugulaires, Thoraciques ou Abdominaux, et même Branchiostèges, aux épines qui tiennent lieu du premier rayon de la dorsale, ou qui soutiennent seules la première nageoire du dos, lorsqu'il en existe deux. On les reconnaît encore aux épines qui forment également les premiers rayons de l’anale et dont une existe communément à chaque ventrale.

Les A. ont entre eux les rapports les plus multipliés et tels que les dispositions de leurs nageoires ne suffiraient pas pour justifier la dislocation des fam. naturelles qu’on a reconnues parmi eux. Ces fam. ou divisions sont au nombre de sept : les Tænloldes, les Gobioldes, les LabroTdes, les Percoldes. les Scombérotdes , les Squammipennes et les Fistulaires.

ACANTIIORHINES. pois. Nom donné par quelques naturalistes à une fam. de Poissons qui ont entre les yeux un appendice charnu, armé d'aiguillons.

ACANTHOSCÈLES. Acanthoscelis. us. G. de Coléoptères pentamères, fam. des Carnassiers. Caractères : les quatre jambes postérieures en forme de palette allongée, arquées, planes et un peu concaves, chargées de petits grains et de petites épines sur la face opposée, avec la tranche supérieure dentée et les dents postérieures grandes et comprimées; trochanter des deux cuisses postérieures fort grand; corps court, large, convexe en dessus; corselet transversal, arrondi latéralement, sinué au bord postérieur; éperons des jambes antérieures fort longs, les autres presque en forme de lames. La seule esp. connue, Scarites Rufkornis Fab., est du Cap.

ACANTIIOTHORAX. IBS. Ce G., de la f. des Rhynchophores (coléoptères tétramères) de Lat.. a été institué par le prof. Gaede pour un insecte fort singulier, recueilli à Java, et que l’on prendrait au premier abord pour un insecte de la fam. des Longicornes, à cause de ses antennes qui ressemblent beaucoup à celles du Lanka ædilis. Gaede assigne pour caractère au G. nouveau : antennes de onze articles dont le premier est pyriforrae, deux fois plus long que le deuxième qui offre la même forme ; les suivants sont très-allongés, un peu arqués et s’amincis sent insensiblement; labre visible, peu grand et arrondi; trompe une fois plus longue que la tète; deux stries transversales à la partie postérieure du thorax; deux épines en dessous, tournées en avant et une cavité assez profonde entre elles. La première paire de pattes plus longue que les autres. L’A. Longicorne. la seule esp. connue jusqu’ici, ressemble beaucoup à l’Aulhribe géant, la couleur

du corps est noire, avec un duvet blanc bleuâtre, distribué par taches; les cuisses, les jambes et les tarses portent sur leur milieu le même duvet, et on l'observe aussi sur le devant des trois premiers anneaux des antennes. Cet insecte se trouve également au Bengale d'où il a été rapporté parM. Bellanger. La femelle est plus petite que le mâle; ses antennes ne sont guère plus longues que la tête et le corselet; elle est privée d'épines au thorax.

ACANTHOSPKRME.y/catt/Aosperwwm. bot. G. de la fam. des Synanthérées, institué par Schrank qui lui assigne pour caractères : Calalhide composée de fleurons nombreux et hétérogames : à la circonférence de demi fleurons femelles, dont leslanguettessontcuculliformes; sur le disque de fleurons mâles et tubuleux. Involucre formé de 5 écailles concaves, disposées sur un seul rang; réceptacle plan et paléacé : les paillettes extérieures enveloppant les ovaires, et chargées de barbes aiguës, contournées en crochet, les intérieures concaves et dentées au sommet; anthères appendiculées; styles recourbés et glabres au sommet; achenes comprimés, obtus, atténués à leur base, étroitement enveloppés par les paillettes aiguës. Ce G. se compose de pl. toutes herbacées, originaires de l’Amérique, et que l'auteur répartit en cinq divisions.

ACANTHOSOME. Acanthosoma. ms. Ce G., de laf. des Géocorises de Latreille, a été établi par Curtis, aux dépens du G. Cime j de Fabricius, ou Peniatoma de Lat. Caractères: antennes de moyenne longueur, insérées en avant des yeux, composées de cinq articles dont le premier allongé, un peu arqué, et les autres égaux entre eux; tête moyenne; bec inséré en dessous; corps allongé; corselet transversal en arrière; écusson assez court, triangulaire; partie membraneuse des bémélytres grande; pattes moyennes; tarses courts, crochets enveloppés d'une membrane.

ACANTHOSPOHA. bot. S. de Donapartea.

ACANTHl’RE. Acanthurui. ixs. Kirby a établi sous ce nom, dans la fam. des Scarabéides, un G. voisin du Trichine , qui n'a point été adopté.

ACANTI1URE. rois. G. de Poissons osseux, thoraciques,ou de la fam. des Acanthoplérygiens Scombéroïdes. Les caractères des Acanthures se tirent de la compression considérable de leur queue et de leur corps, dont la hauteur est au moins égale à la largeur; des dents disposées sur une seule rangée, tranchantes et dentelées, ce qui les distingue des IS'asons, qui les ont simplement coniques et entières; enfin des piquants qui se voient à chaque côté de la queue, et qui leur ont valu le nom par lequel on les désigne. Leur front est à peu près vertical; leur bouche petite, leur museau assez avancé, leurs écailles généralement petites et très-serrées, ce qui rend leur peau si dure, qu'il les faut écorcher lorsqu'on veut les faire cuire. La chair eu est fort estimée. Ils n'ont qu'une dorsale. On connait environ dix esp. d’Acanthures. groupées en trois divisions ou sous - genres, toutes exotiques et marines :

\ Les Acanthures proprement dits, qui ne présentent qu’un fort piquant latéral de chaque côté de la queue, et dont les écailles s’étendent un peu sur les nageoires, ce qui les rapproche des Squammipennes.

A. chirurgien. Chœ’odon ( liirurgu* , L. Bloch.

pl. 208. Encyc. Pois. pl. 97. f. 390. Poisson des Antilles, qui tire son nom de la forte épinedont le genre emprunte aussi le sien, et chez lequel cette épine, pareille â une lancette, est tournée vers la partie antérieure. Il est varié de jaune, de noir, et de violet, b. 14/ 20. p. lû. v. 1/0. a. 3/30. c. 16.

A. noiraud- Chalodon nigricans, L. Bloch, pl.203. Encyc. Pois, pl. 45. f. 71, esp. de la mer Rouge. L'examen de ses dents suflit pour le faire recounailre; vues â la loupe, ces dents ont au sommet cinq divisions, dont une plus marquée, ce qui leur donne l'aspect de i»elites mains, o. 6/33, 9/38. r. 16, 18. v. 1/6, 6. a.3|26, 3/39. c. 16, 21,26.— -Le Chœtodon nigrofuscu» de Forskahl n’en est peut-être qu'une variété, et l’on regarde comme telle le Gahm des mers d'Arabie qui est tout noir avec la base de la queue violette.

A. papou. Thcvii» licpatus, L. Encyc. Pois. pl. 64, f. 258. D'après Catesby, T. il, t. i. f. i. Ce Poisson, de la Caroline, était l'une des deux esp. du G. Theuiit supprimé aujourd'hui, et que Linné avait placé parmi ses Abdominaux après les Silurus; rompant ainsi tous les rapports naturels. Chacune de ses dents a quatre ou ciuq dentelures à son sommet; l'épine latérale des côtés de la queue est mobile; sa couleur est d'un assez lieau bleu brillant, noirâtre sur le dos. d. 9/24. p. 16. v. 1/5. a. 2G, 3/26. c. 24.

A. voilier. Acanthuruê velifer, Bloch, pl. 427, 1. On ue connait point la patrie de ce beau Poisson, dont la couleur est brune, mélée de rougeâtre, avec des rangées de points longitudinaux bleus, sur les nageoires, il. 31. P. 16. v. 6. a. 22. c. 19.

A. zèbre. Chœtodon triostegus, L. Broussonnet, Dec. 1. t. 4. Encyc. Pois. 45. f. 172. Le fond de la couleur de ce beau Poisson est verdâtre, avec six bandes noires transversales sur le corps; sa caudale est légèrement échancrée. Il habite l'Amérique, o. 9/32. p. 18. v. 1/5, 1/6. a. 2/22,3/21. c. 16.

A. rayé. Chœtodon lineatus , L. Encyc. Pois. pl. 45, f. 172, d’après Séba, et le Chœtodon cœruleus, de Catesby, T. il. pl. x, sont encore des Acanthures, mais s'écartent des précédents, en ce que leurs écailles sont grandes, ce qui semble les rapprocher des Bogues.

tt Les Aspisures, dont les piquants latéraux de la queue oui une pointe en avant, et une pointe en arrière, ce qui leur donne l'air de petits boucliers élevés eu lames tranchantes; ils sont aussi squammipennes.

A. son ar. Chœtodon sohar, Aspisurus sohar, Forsk. L. Uabite les côtes de l'Arabie, où il vit dans la vase : il n'acquiert que trois pouces de longueur; il est ovoïde, brun en dessus, blanc en dessous, et marqué de ligues violettes, d 8/39. p. 17. v. 1/6. a. 5/32. c. 16.

Le Cbætodon allongé, de Lacépède, T. iv. pl. G. f. 2., rentre aussi dans cette division.

f Les Prionures. qui ont plusieurs épines de chaque côté de la queue, tels que le Microtèpidote de Lacépède (Ann. des Mus. T. îv. p. 205) apporté de la ISouvelle-Hollande. et dans lequel on compte jusqu'à dix de ces piquants, disposés comme des lames dentées, cinq grandes et cinq petites; les écailles sont à peine visibles. d. 30. p. 6. a. 24.

ACARDK. Acardo. boll. Sous ce nom, Bruguière

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