‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 47 sur 125 · A PT · texte numérisé non relu

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(ou» ceux que l'on a trouvés aux environs de Caen. Il y est très-rare, mais en général bien conservé.

APTÉNODYTES. ois. V. Maîichot.

APTÈRES. Optera, zool. Ce mot signifie sans ailes, et a reçu un si grand nombre d'acceptions de la part des auteurs, qu'il serait trop long d'exposer ici la manière de voir de chacun d'eux. Aristote comprenait sous ce nom tous les Insectes privés d'ailes, et en faisait une classe qui a subi depuis lui des changements très-heureux. Linné, Millier, Degéer, Fabricius, Latreille, Cuvier, Lamarck, Hermann, Dutnéril et quelques autres savants ont beaucoup contribué à rendre moins incohérent ce groupe, dans lequel on avait rejeté la plupart des Insectes qui ne s'accommodaient pas aux classifications admises; c'est ainsique, ne se fondant plus uniquement sur l'absence des ailes, on a reconnu que plusieurs Aptères appartiennent à tel ou tel ordre d'insectes hexapodes, et que d'autres constituent des groupes plus ou moins naturels que Latreille désigne sous les noms de Crustacés, d’Aracbnides, d'insectes Myriapodes. Thysanoures. Parasites et Suceurs. Dans la Méthode de ce savant, les Aptères ne constituent, par conséquent, plus une classe, un ordre ou une famille, et ce n'est plus qu'un mol adjectif pouvant être employé pour qualifier indistinctement un ou plusieurs individus privés d'ailes; cependant la plupart des auteurs ne restreignaient pas ainsi le mot Aptères. Plusieurs modernes lui accordent encore un sens très-étendu. Hermann fils adopte la division des Aptères de Linné, et les divise en quatre fam. qui comprennent plusieurs genres, répondant aux Crustacés, Arachnides, Insectes Myriapodes, Thytanoures, Parasites et Suceurs de Latreille, ainsi qu’à ses Nyctéribies. Durnéril applique ce nom à l’ordre huitième des Insectes. Lamarck nomme Aptères le premier ordre de la classe des Insectes contenant le seul G. Puce. Blainville en fait une troisième sous-classe dans les Insectes hexapodes. Si nous eussions pris le mol Aptères dans la première de ces acceptions, nous aurions eu à esquisser ici lTiisloire d'êtres fort singuliers, dont les moins connus appartiennent aux Insectes suceurs et aux Arachnides trachéennes; nous n'aurions pas manqué d’indiquer combien il reste à faire sous le rapport de la classification, de lu connaissance des espèces, de l'anatomie et de la physiologie. L’organisation, les mœurs, la manière dont se reproduisent ces Animaux, les changements qu'ils éprouvent pendant la durée de leur existence, méritent, en effet, une attention toute spéciale, et doivent fournir un jour des données précieuses à la méthode qui, faute d’observations, pourrait, dans ces groupes nombreux, réunir des êtres différents, éloigner. au contraire, des individus analogues, confondre souvent les sexes, et considérer comme des espèces distinctes le même individu à chaque période de sa vie. Espérons que quelque observateur, faisant étude spéciale de ces curieux Pygmées, éclaircira ces différents points.

APTÉRIX. Apterix. ois. G. de l'ordre des Inertes , dont les caractères consistent en uu bec très-long , droit, suhulé. inou. sillonné dans toute sa longueur, seulement fléchi et renflé à la pointe; base garnie de trèslongues soies et couverte d'une cirrhe munie de poils;

mandibule inférieure droite, évasée latéralement, subulée à la pointe ; fosse nasale prolongée jusqu'à la pointe du bec; narines paraissant s'ouvrir à la pointe de la mandibule en deux petites ouvertures ou trous qui semblent terminer deux tubes cachés dans la masse du bec; pieds courts, emplumés jusqu'aux genoux; doigt du milieu égalant en longueur le tarse; trois doigts devant , entièrement divisés , doigt postérieur court , muni d'un ongle droit et gros ; ailes impropres au vol, terminées par un angle courbé; point de queue. Ce G. a été établi sur l'examen d'un seul individu existant dans les collections, l’Apélrix austral, A.austratis, que Show a figuré pl. 1057 et 1058 de son Nat. Misée t /an y.

APTÈRODICERES. ixa. Nom que Latreille, dans sa méthode, (Généra Crust. et fnsect.) avait appliqué à une sous - classe correspondant à l'ordre des Thysanoures. et à celui des Parasites deA autres entomologues.

APTÉROGYNE. Apteroyyna. ixs. Hyménoptères; G. établi par Latreille sur une esp. rapportée d'Arabie par Olivier, et rangé dans la fam. des Mutillairos. Ces Insectes sc rapprochent des Mulilles par un grand nombre de caractères, et en diffèrent cependant par l’existence d'une seule cellule cubitale, au lieu de trois, aux ailes du mësolhorax, et par l’étranglement des deux anneaux antérieurs de l'abdomen qui sont noduliformes. Les antennes sont sétacées, insérées prés du milieu de la face de la tête, aussi longues que le corps dans les mâles, un peu plus courtes dans les femelles; les mandibules sont arquées et sans dents à leur côté interne'Ce G. a pour type l’A. d’Olivier, A. Oticieri.

APTÉRONOTE. rois. C’est-à-dire sans nageoire sur te dos. G. formé par Lacépède aux dépens du G. Gymnotus dans lequel Cuvier l'a replacé comme simple sous genre.

APTÊRURL’S. pois. Raffinesque a formé sous ce nom, dans son Ichlhyologie sicilienne, un G. dont b Raie Fabronienne est la seule espèce.

APTINB. Aptinus. ms. Coléoptères pentamères; G. fondé par ISonnelli aux dépens du G. Brachine , de la fam. des Carabiques. dont il se distingue par l'ataence d'ailes membraneuses au-dessous des élylres. Les esp. qu'il renferme, ont le dernier article des palpes un peu plus grand que les précédents , les antennes filiformes, la lèvre supérieure courte, point de dent au milieu de l'échancrure du menton, les trois premiers articles des tarses antérieurs sensiblement dilatés dans les mâles , le corselet cordiforme, les élylres ovales, allant en s'élargissant vers l'extrémité. Ce G. se compose de six ou huit esp. européennes à la tète desquelles se trouve le Brachinus mutilai us de Fab.

APTOS1ME. Aptosimum. bot. G. de la fam. des Scrophularinées, Didyn. Angiosp. L. Ce G. a pris naissance dans une pl. nouvelle observée au Cap, par Ecklon qui en a recueilli des graines, cl les a envoyées à Burchell qui les a cultivées; puis en étudiant soigneusement les parties de la Plante, ce dernier les a trouvées de nature à constituer un G. distinct , dont les caractères soûl : calice cainpanulé, divisé jusqu'à moitié en cinq segments et bibractéacé à sa base ; tube de la corolle contracté à sa hase, se renflant au delà

du calice; limbe quinquéfide, presque bilabié, à découpure* arrondies, planes, un peu inégales ; étamines didynaines , déclines ; anthères velues extérierement, â deux loges confluentes, déhiscentes par une seule fente transversale. Style simple; stigmate court et bilobé. Capsule courte, un peu globuleuse à sa base, comprimée au sommet et presque cordée. VJ. depres- 8UM est un Arbuste faible et rabougri, dont les feuilles sont ramassées , spalulées , péliolées et serrées. Les Heurs forment une sorte de corymbe.

APTYCHUS. moll. ross. Syn. de Lépadite. y. Bal.oe.

APCA. pois. Même chose qu'Aphye.

APCE. rois. Esp. du G. Bodian.

APCLÈGE. Jpuleja. bot. Gærtner nomme ainsi le G. Jgriphyllum de Jussieu, qui a été refondu dans le G. Berckheia.

APCS. ois. S. lal. du Martinet de muraille que sa manière de voler avait fait croire dépourvu de pieds.

APUS. Jpus. cm st. G. de l’ordre des Branchiopodes, ayant pour caractères : cinquante à soixante paires de pieds en nageoires; les deux antérieurs beaucoup plus grands, en forme de rames, terminés par des soies articulées, représentant des antennes ; tête confondue avec le tronc; un test d’une seule pièce, corné, très-mince, ovale, échancré et libre postérieurement, portant en devant trois yeux lisses, très- rapprochés; bouche composée d'un labre, de deux fortes mandibules, sans palpes , d'une languette profondément bifide et de deux paires de mâchoires ; abdomen terminé par deux Mets. Les Apus, compris d'abord dans les Monocles de Linné et de Fabricius. dans les Binocles de Geoffroy et dans les Limules de Muller et de Lainarck, ont le corps mou, recouvert supérieurement par un test corné, mince, translucide, convexe, ovale, échancré postérieurement, et arrondi en avant, où il présente des yeux lisses, au nombre de trois; l’un d'eux , très-petit, arrondi, est placé sur la ligne moyenne, en arrière des deux autres et dans l'écartement qui existe entre eux ; ces derniers sont réniformes. brillants à cause d’une sorte d iris qui parait à travers leur cornée transparente, et sont placés à une très-petite distance du bord antérieur du (est; ils ont en arrière d'eux une crête plus ou moins saillante, qui règne sur toute la longueur de l'enveloppe de l'An iinal. Celte enveloppe, ou test ovale, est formée par l’adossement de deux laines cornées, qui se conlinucut dans toute leur circonférence, comme si elles n'en constituaient qu'une seule , repliée vers ce point sur elle-même. Elles alioulissenl à la tète, de sorte que cet ensemble peut être considéré comme un sac dont l'ouverture étroite embrasserait la tête, et dont le fond se prolongerait en arrière, de manière à recouvrir une partie du corps de 1* Animal. Cette comparaison est très-juste, car l'enveloppe contient, entre les deux laines qui la composent, plusieurs parties, et entre autres des vaisseaux très distincts. Le test de l’Apus n’est doue autre chose qu’un prolongement de la substance cornée j qui recouvre supérieurement la tète; et ceci ne doit i pas surprendre, quand on réfléchit que, dans la classe des Insectes, l'écusson du inésolhorax et la partie supé- , rieure du prolliorax, dans certaines esp., se prolongent indéfiniment eu arrière , de manière à recouvrir tout j

le corps. La même chose ne peut-elle pas avoir lieu pour la partie supérieure de la tête de l'Apus; et les cornes de plusieurs Coléoptères, ainsi que la protubérance singulière des Fulgores. ne sont-elles pas des faits dont la différence ne consiste que dans quelques modifications de forme et de volume, très-faciles à ad- I mettre?

La bouche est située inférieurement, et se compose, suivant Savigny, d'un labre, de deux mandibules, de J deux premières mâchoires et de deux secondes mâ- | choires. Le labre ou lèvre supérieure, de forme quadrij latère. adhère antérieurement au test avec lequel il se i continue. Les mandibules sont renflées , assez consistantes. fortement dilatées à leur extrémité. Les premières mâchoires (maxillœ inférions, Fab., maxillœ inferæ, Lalr. ), ou les secondes mâchoires sans palpes de Cuvier, sont ciliées et dentelées à leur extrémité. Les secondes mâchoires ( maxillœ esterions , Fabr. ) viennent après ; elles ont été nommées palpes en forme d'oreille par Schœffer. Outre ces parties, il existe entre les mandibules et les premières mâchoires une langue bifide, à laquelle on remarque un canal cilié conduisant droit à l'œsophage; de chaque côté du labre, et en avant des mandibules , est placée une antenne courte. En arrière de la bouche on aperçoit les pattes très-nombreuses, diminuant progressivement de grandeur, surtout à partir de la onzième. Elles sont formées, suivant Savigny, d’une hanche comprimée, maxilliformc, et de cinq articulations terminées par le même nombre d'appendices ou de lanières, et sont munies en outre, suivant Schœffer, d’une lame branchiale et d'un sac vésiculeux; les hanches de chaque patte bornent, suivant l’observation de Savigny, un canal longitudinal aboutissant à l’ouverture de la bouche, et par lequel passent les Animalcules dont l'individu se nourrit; les deux pattes antérieures ne ressemblent guère, au premier aspect, à celles qui suivent, et sont composées cependant des mêmes parties, mais à un degré de développement différent; elles figurent des lanières ou des rames, et ont été, à cause de cela, comparées à tort, par Fabricius, aux antennes ou aux palpes d'une lèvre inférieure. Savigny pense qu'elles répondent aux premières mâchoires auxiliaires des Crabes. Le dernier article de ces premières pattes, ou celui qui représente le tarse, est très-petit; mais dans les dix paires qui suivent, il ressemble à un doigt mobile, et a la forme d'une pince de Crabe, ce qui les rapproche beaucoup de celles du Lunule. La onzième paire porte les œufs qui sont contenus dans une capsule à deux valves; les pattes diminuent ensuite peu à peu de grandeur, et deviennent enfin imperceptibles. A l'endroit où elles finissent commence l'abdomen terminé postérieurement par deux filets longs et finement articulés. Telles sont les connaissances acquises sur l'organisation externe de ce G. singulier. L'anatomie des parties internes, et l'élude des fonctions n'ont pas conduit à des résultats aussi satisfaisants, et sous ce rapport il n’y a, pour ainsi dire, rien de fait. Schœffer est encore celui qui jette le plus de jour sur ces deux points; il a reconnu et figuré le canal intestinal, le cœur, les principaux vaisseaux, les œufs dans l'abdomen et les deux oviduc-

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lus qui les transmettent au dehors ; il n'a pu reconnaître les différences sexuelles , et ses travaux nous laissent dans l'ignorance sur le phénomène extrêmement curieux de la Fécondation. Cependant il a suivi ces Crustacés dans leur premier âge, et nous a appris qu’ils se distinguent alors des individus à l'étal adulte par un abdomen nul, par des bras poilus au nombre de quatre, et par la présencè d’un seul œil. Ce n'est qu'après la huitième mue qu’ils ont atteint leur entier accroissement.

Les Apus vivent dans les mares et dans les eaux tranquilles et boueuses; ils paraissent se nourrir de Têtards et de plusieurs Animalcules. On les voit nager sur le dos avec facilité; leur apparition est souvent aussi instantanée que leur mort; une forte pluie, l'inondation d'une rivière qui, après s'étre retirée, forme des mares peu profondes, la saison du printemps, etc., suffisent pour les faire naître en quantité souvent innombrable; dix jours après on n’en rencontre plus un seul. Les esp. décrites jusqu’à présent, sont peu nombreuses; les plus remarquables sont :

L’A. cancritorme. A. cancriformia, ou le Binocle à queue en filets, de Geoffroy.

L’A. prolonge, A. productua , ou le Monoculua Apus , L.

APUTÊ-JUBA. ois. Esp. du G. Perroquet. Perruche illinoise, Buff.

APYRK. un. N. donné à quelques substances infusibles, ou, du moins, résistant à l’intensité d'un feu qui n’est point alimenté par le mélange des gaz hydrogène et oxigène.

APYRITE. min. N. d’une var. de Tourmaline.

AQUARIA. moll. Nom donné par Perry au G. Arrosoir de Lamarck.

AQDAMDS. ins. S. de Gerris.

AQUARTIA. iot. G. de la fam. des Solanées, de la Tétrandrie Monogynie de Linné. Caractères . calice à deux grands lobes; corolle en roue, dont le tube est court, le limbe à quatre divisions linéaires et oblongues; quatre étamines à filets courts, à anthères allongées, et s’ouvrant par deux pores au sommet; un seul stigmate. Le fruit est une baie globuleuse, à une seule loge polysperme. Ce G. contient deux Arbrisseaux de Saint-Domingue. Leur port est celui du Solanum , dont ils seraient congénères suivant Swartz, mais dont ils diffèrent par le nombre de leurs étamines. Les feuilles, alternes dans tous les deux, sont grandes dans l'un, très-petites dans l'autre; les rameaux sont le plus souvent épineux; les fleurs extra-axillaires.

AGLATILE. Aquatitia. bot. Se dit souvent pour aquatique lorsqu'il faut désigner des pl. croissant dans l’eau.

AQUJFOLIA ou AQLIIF0L1UM. bot. Nom sous lequel les anciens botanistes désignaient le Houx.

AQL1F0LIACÉES. Aquifoliaceœ. bot. Quelques botanistes ont admis, sous ce nom, une fam. distincte, composée de G. enlevés aux Celaslrinées et aux Rbaranées, dont les caractères principaux reposent sur l'indéhiscence de fruits charnus, une corolle souvent gamopétale, etc.

ATTILA, pois. Esp. du G. Raie.

AQU1LA1RE. Aquilaria. bot. Ce G. était d'abord confondu avec l'Agalloche ou Excsrcaria; mais Lamarck et Cavanilles l’en ont séparé, en lui donnant le nom par lequel nous le désignons ici, parce qu’en effet c’est lui qui fournit le véritable Bois d’Algle. V Aquilaria parait avoir quelque rapport avec les G. Samyda et Anavinga; il fait partie delà Décandrie Monogynie. L., et se distingue par les caractères suivants : son calice est monosépale, persistant et turbiné; son limbe est quinquéparli. La corolle manque; elle est en quelque sorte remplacée par un appendice à dix lobes, alternant avec les filets des étamines, qui 3ont forts et courts; ils portent une anthère ovoïde, oblongue; l’ovaire est libre , son sommet est occupé par un stigmate setslle. Le fruit est une capsule dure et coriace, à deux loges renfermant une ou deux graines; elle s'ouvre en deux valves à l’époque de sa maturité.

L’A. de Malacca ou Garo de Malacca , A. tna/accenais, Lam., Dicl. llltis., tab. 550, ou A. orala de Cavanilles. Dissert. 7» p. 577, t. 8*4, est un grand Arbre originaire des Indes orientales. Ses feuilles sont alternes, pétiolées, ovales, lancéolées, légèrement velues; ses fleurs sont petites. Son bois est résineux, d’une odeur agréable et aromatique. Il est extrêmement recherché dans l'Inde, où on le paye au poids de l'or. On le brûle dans des cassolettes, et il répand un parfum des plus délicieux.

AQl'ILARINÉES. Aquilarineœ. bot. De Candolle, dans son prodrome d’un système naturel du règne végétal, a établi sous ce nom une petite fam. composée des G. Aquilaria, Ophiapermum et Gyrinopa . Les cinq esp. qu’offre jusqu’à présent la réunion de ces trois G., sont des Arbres élevés, qui décorent les forêts de l’Inde ou de son Archipel.

AQU1LEGIA. bot. S. latin d’Ancolie.

Aytll.ia V. bot. G. de la fam. des Méliacées, Penlandrie Monogynie, L. Le calice est turbiné, à cinq dents ; les pétales sont ail nombre de cinq, ovales; au dedans se trouve un tube urcéolé, bordé supérieurement par cinq lobes écbancrés, dont les intervalles soutiennent autant d’anlhêres stipilées. Le style, plus court que ce tube, se termine par un stigmate obtus ; le fruit devient une capsule marquée de plusieurs côtes, indices d’autant de loges dont chacune contient une graine. Leur nombre, qui varie de quatre à dix, est de cinq le plus généralement. Un embryon, très-petit,est logéà la base d'un périsperme beaucoup plus considérable, cartilagineux, divisé, par cinq sillons inégalement profonds, en cinq lobes inégaux.

VA. sambucina , Arbre des Indes orientales, à feuilles bipinnées, à fleurs polygames, disposées en corymbes, qui présente l’aspect du Sureau, et porte à l’Ile-de- France le nom de Bois de source, est, jusqu'ici, la seule esp. décrite. Cavanilles l'a figurée dans sa Tab. 218. Le A alwju de Rhécd ( liori . Mal., ^ tab. 20^ le Leea aquata de L., suivant Tliunberg, et, suivant Linné, le Staphylœa indica de Burman, ou Sanaocina de Scopoli, paraissent devoir s'y rapporter.

AQUILLE. moll. N. donné par Monlforl à l'un des nombreux démembrements qu'il a faits dans le G. Mu rex. y. Rocher et Triton.

ARA

ARA

AQUI PARES. Ayuiparœ. rkpt. De Rlainville donne i ce nom ù sa deuxième fam. des Batraciens, qu'il caractérise par un corps assez peu déprimé, arrondi, ovale ou même quelquefois assez élancé, pourvu de membres | à doigts inégaux, d’yeux avec des paupières mobiles, | de dents palatines au moius, et d’une langue très-développée, retournée, adhérente seulement en avant, libre et bifide en arrière. Dans cette fam. sont placés les Crapauds, les Rainettes et les Grenouilles.

ARA. Macrocercu». ois. G. établi par Vieillot aux j dépens du grand G. Perroquet de Linné; il lui assigne j pour caractères : bec très-grand et très-fort, convexe en | dessus et en dessous, fléchi dès sa base, très-recourbé et crochu à la pointe; maudihule inférieure crénelée transversalement sur la pointe; face entièrement nue, quelquefois garnie de plusieurs rangées de petites plumes; j pieds courts, robustes; queue plus longue que le corps, | étagée. Ces Oiseaux que la nature a décorés des plus i brillantes couleurs, présentent une conformation de tète désagréable; derrière un bec énorme et fortement courbé se laissent à peine apercevoir de très-petits yeux qui expriment une sorte de stupidité, non déineulie par l'allure pesante de ces Perroquets. Le nom d'Ara leur vient desdeux syllabes qu'ils prononcent, assez distinctement, dans leurs cris d'autant plus fatigants qu'ils sont très-perçants et souvent répétés. La longueur de leurs ailes et surtout de leur queue, ne leur permet guère de marcher; aussi les voit-on presque toujours perchés sur les arbres de moyenne élévation. Ils paraissent préférer pour leur nourriture la graine du Cafier, et les dégâts qu'ils occasionnent dans les plantations de cet arbuste, font employer beaucoup de moyens pour les en éloigner. Leur ponte consiste en deux œufs blancs, assez arrondis, que les deux sexes couvent alternativement dans le nid qu'ils ont grossièrement préparé dans le creux de quelque vieux tronc d'arbre. Ils sont tous de l'Amérique méridionale.

A. ambigu. M. ambiguus , Buhsl. y. Grard Ara MILITAIRE-

A. azvvert. V. Ara blec.

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