‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 49 sur 125 · A. VERT DU BRÉ9IL. P. ARA MILITAIRE · texte numérisé non relu

A. VERT DU BRÉ9IL. P. ARA MILITAIRE

ARA. pois. S. de Scomber trachurus, L.

ARABETTE. bot. S. d’Arabide.

ABABI. pois. S. de Mugit crenitabri ». P. Muge.

ARABIDE. .J rubis, bot. G. de la fam. des Crucifères, Tétradynamie siliqueuse, L., établi par Linné, avec les caractères suivants : calice formé de quatre sépales dressés et connivents ; corolle dont les pétales sout onguiculés, le limbe obovale et sans échancrure; six étamines libres. Le fruit est une silique linéaire, dont la cloison est très -étroite et les valves planes; il est couronné par le stigmate. Les graines sont ovoïdes, comprimées, tantôt ailées, tantôt dépourvues d’ailes, disposées en une seule série. Ce G. renferme environ soixante-cinq espèces, qui sont des Herbes annuellesou vivaces, rameuses, portant des feuilles radicales, étalées en rosette, des feuilles caulinaires, sessiles et atnplexicaules, entières ou lobées; les Heurs sont blanches, rarement roses. De ces soixante-cinq espèces, trente-six se trouvent dans les differentes contrées de l’Europe, treize en Asie, cinq dans l’Amérique sept. , deux dans l’Amérique inérid. , une à Java, une â l’Ile-de-France.

ARABISE. Chevrcul nomme ainsi la substance qui constitue presque entièrement la Gomme arabique. Elle est solide, incrislallisable, insipide, incolore, inaltérable à l’air sec, insoluble dans l’alcool, communiquant à l’eau une excessive viscosité, décomposable par le feu et par presque tous les agents chimiques. Celle substance est un des corps immédiats des végétaux les plus répandus; on la rencontre dans toutes les parties des pl. herbacées; dans tous les fruits; dans un grand nombre de liges ligneuses ; en tin dans toutes les parties de la (leur.

ARABüL’TAN. bot. S. de Cœsalpinia.

AKACA. bot. Nom brésilien du Gouyavier, dont ou distingue deux esp. : I’Araca-Glagu, qui est le Ptidiutn pont i féru nt , L., et I'Abaca-Miri, qui est plus petit, et dont le fruit a le goût de la Fraise.

AHACACUA. bot. V. Arbacacba.

ARACANGA. ois. Esp. du G. Ara.

ARACAPLDA. bot. S. de Drosera indica.

ARACARI. ois. Pteroglossus, Uliger. G. de l’ordre des Zygodactyles. Caractères bec cellulaire, mince, plus long que la tête, de la largeur et delà hauteur du front, déprimé à sa base, voûté, sans arête, courbé en faucille, subitement fléchi à la pointe; bords des mandibules régulièrement dtMilelés; narines percées très-près du front, dans deux échancrures orbiculaires, ouvertes; pieds médiocres ; tarses de la longueur du doigt externe; les deux doigts antérieurs réunis jusqu’à la seconde articulation ; ailes courtes; les quatre premières rémiges inégalementétagées; la cinquième ou la sixième la plus longue : queue longue, étagée. — Les Aracaris,

que Buffon distinguait déjà des Toucans, appartiennent tous à l’Amérique mérid. oû ils vivent en petites bandes de douze à quinze. Ne pouvant soutenir le vol, h cause du |>cu d'étendue de leurs ailes, ils voltigent d'arbre en arbre, de branche en branche, dans les forêts le* plus épaisses, que leur caractère défiant les porte à préférer aux plaines oû rarement on les voit paraître. Leur bec énorme, quoique léger, spongieux et formé de cloisons extrêmement minces, leur donne cependant une force assez grande et qui les rend cruels dans la chasse qu’ils font aux Oiseaux inférieurs; ils aiment surtout à détruire les nids, après en avoir mangé les œufs ou dévoré les petits qu'ils saisissent avec le bec et lancent â plusieurs reprisera u -dessus d’eux, jusqu'à ce qu’ils tombent directement dans leur large gosier; c'est de la même manière qu'ils avalent toute sorte de fruits dont ils font leur nourriture habituelle, et, si le morceau qu'ils veulent avaler se trouve trop gros, ils l'abandonnent sans chercher à le diviser. Leur propre nid est grossièrement fait ; il est placé dans le creux d’un arbre. et la femelle y pond ordinairement deux œufs d'un blanc verdâtre (du moins le Rampha&tos Aracari, Lath.). Le jeune Aracari est susceptible d’éducation ; mais son cri désagréable et sa grande appréhension du froid le font négliger.

Les esp. connues se réduisent aux suivantes :

A. b’Aldrovanbe. Pierogiossus A Ut r or a tut i, Shaw. Jtamphastos picatuê, L. Télé, cou, ailes et dos verdâtres, teintés de cendré; tectrices caudales supérieures et rectrices d'un noir profond, terminées de rouge; thorax orangé; abdomen, flancs, plumes des cuisses et croupion rouges; bec allongé, d'un vert jaunâtre ; pieds noirs. Taille. 14 pouces. Du Brésil.

A.d’Azara. Ptcrogtosnus Azara, Tem., Hamphastos A tara, Vieill., Levail. Tète d’un noir verdâtre; cou marron; une raie noire et un plastron rouge sur la poitrine; une bande noire au milieu du corps; parties inferieures et jambes d’un jaune rougeâtre ; dos, ailes d’un vert noirâtre; croupion rouge, tectrices vertes en dessus, jaunâtres en dessous; bec jaunâtre; une bande longitudinale noire prés du bord. Taille, 15 pouces.

A. Bailloi*. P. fiailtoni , Ramphaslos liai! lotit, Vieill., Levai II., Ois. Par., etc., Touc. u° 18. Levaillanl a consacré dans cette esp. , à la reconnaissance des amis de ('histoire naturelle, le nom d'un savant ornithologiste de Boulogne. Parties supérieures d’un vert olivâtre; une bande jaune sur le front; gorge, cou, poitrine et ventre de la même couleur; tectrices alaires jaunâtres; rémiges brunes à l'extrémité; croupion rouge; bec brun, tacheté de jaune et de noir. Taille, 15 pouces.

A. a bec sili.ovxé. P. inscriptua, Swains. Parties supérieures d’un vert noirâtre, le dessous d'un jaune de paille; tête brunâtre; croupion rouge ; devant du cou noir chez le mâle, brun chez la femelle. Bec jaune, tacheté de noir sur les côtés, sur l’aréle et à la pointe, avec des zigzags sur les bords. Taille, 15 pouces. De la Guiane.

A. A double collier. Pteroglossua bitorquatus, Yig. Plumage d'un vert olivâtre; tète noire, gorge et poitrine d'uu brun châtain; deux colliers, l’uu jaune et l'autre

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noir; ventre jaune; thorax, nuque et croupion d’un rouge écarlate; mandibule supérieure d'un blanc jauuâlre; l’inférieure blanche, traversée d'une raie noire, oblique au sommet.

A. a CKiirrott boucs. V. A. gbigbi.

A. a dkxtkli res BOIRES, Pleroglossus nig rident f lllig.

A. faix grigri. Pleroglossus ambiguus , Les*. Télé et cou noirs ; demi-collier marron sur le derrière du cou ; gorge jaune, teiulée de rouge et marquée d’une \ tache noire au milieu; ceinture rouge sur l'abdomen, en partie recouverte par une bande noire; plumes des cuisses marron ; croupion rouge; mandibule su|>érieure blanche, l'in f. noire, cerclée de blanc à sa base. Taille,

14 pouces.

A. grigri. Ramphaslos Aracari, Lath., Buff., PI. enlum. 166. Sommet de la télé et cou d'un noir luisant; oreilles et gorge d'un noir brun; poitrine et abdomen d’un jaune verdâtre, traversé par une large bande rouge; dos, ailes, queue et jambes d’un vert bronzé; croupion rouge; mandibule supérieure blanche, avec une ligne carinale noire; mandibule inférieure noire; toute la base du bec entourée d’une ligne blanche. Taille, 16 pouces 8 lignes.

A. de UtiBoi.üT. Pleroglossus Humboldtii , Vig. Tête et cou noirs ; dessus du corps d’un vert noirâtre, le dessous d'un jaune soufré ; plumes des cuisses et de la région anale rousses; tectrices caudales supérieures rouges; bec d'un blanc jaunâtre, bordé de noir; une bandelette noire à sa base; pieds noirs. Taille, 14 pouces. Du Brésil.

A. Koimk. Ramphaslos pipcricoru s, Lath.. Buff., PI. enlum. 577. Tête, cou et poitrine d'un noir bleuâtre; oreilles et collier jaunes ; ventre noir; dos, ailes et queue verts; première rémige brune; lectrices caudales inférieures rouges; dessous de la queue noir, avec chaque rectrièe terminée par une tacite d'un rouge sale; cuisses vertes, avec le devant des jambes brun; liée noirâtre, rouge à sa base. La femelle diffère par la couleur des parties inférieures, qui est d'un gris bleuâtie, et celle des ailes, qui est beaucoup plus claire; elle a en outre sur le cou supérieur une large bande brune. Taille,

15 pouces.

A. sillovxe. Pleroglossus sulcatus , Tem. Ois. color. 356. Plumage vert; gorge d’un gris cendré trèsclair; peau nue qui entoure l’œil d’un bleu d'azur trèsvif; bec rouge et noir, avec deux sillons profonds qui accompagnent son arête. Taille, 13 pouces.

A. de I.abgsdorff. Pleroglossus LangsdorffU, Wagl. Tête, cou, poitrine et moitié de l'abdomen noirs; oreilles d'un jaune orangé vif; demi-collier postérieur d'un jaune doré ; flancs d'un jaune doré, ferrugineux; abdomen cl croupion olivâtres; région anale rouge; plumes des cuisses brunes; bec noir avec quelques taches verdâtres; trois ou quatre vergclurcs blanchâtres sur le bord de la mandibule. Taille, 15 pouces. Brésil.

A. petit-bec. Pleroglossus brecirostris, Lcss. Tête, cou et gorge noirs; poitrine cl ventre jaunes, avec une écharpe de même couleur sur le corps; cuisses brunâtres ; queue verdâtre en dessus; bec petit, de couleur cornée. Taille, 14 pouces.

A. de Reixwardt. Pleroglossus Reinicardtfi. Tête, cou, poitrine et milieu du ventre noirs; oreilles d'un jaune d'or; demi-collier d'un jaune desnufre; dos, ailes et queue d'un vert olive; rectrices moyennes terminées de marron, comme les cuisses; croupion rouge; flancs jaunes; bec très-court, roux-fauve, à mandibules comprimées â la pointe, â dentelures noires et blanches sur les bords. Taille 14 pouces. Du Brésil.

A. a dec tacheté. Pleroglossus maculi rosi ris , Cuv. Tête, nuque, cou et poitrine d'un noir bleuâtre; une bande fauve à l'extrémité de l'abdomen, près des cuisses; oreilles et collier supérieur d'un roux doré: dos, ailes et queue supérieure d'un vert-olive foncé; dessous de la queue, extrémité des rémiges et jambes d’un brun violet; croupion rouge cramoisi ; bec brun â la pointe; les deux mandibules noires, avec une grande tache médiane blanche; sur cette tache de la mandibule supérieure sont trois raies transversales, noires, dentelées d'un côté. Taille. 14 pouces.

A. vert. Ramphaslos riridis , Lath., Buff., PI. enl., ii '* 727 et 728. La tétc et le cou d'un noir luisant ; la poitrine et le ventre d'un jaune verdâtre ; le dos, les ailes, les jambes et la queue supérieure d'un vert olive; le croupion rouge; la queue inférieure d’un vert grisâtre; la mandibule supérieure jaune, avec une raie noire dans le milieu qui sépare une leiute plus foncée; la mandibule inférieure noire, avec la base d’un jaune rougeâtre, La femelle diffère du mâle par la couleur du cou, qui est brune. Taille, 14 pouces.

Les il. Intrus , g la ber, a rrulcus et ilubius de Lathnrn ne sont connus que par les descriptions que cèt auteur eu a données.

A RACEES, bot. L'un des quatre ordres établis par Scholt, dans la fam. des Arofdécs, et dans lequel cet auteur distribue trente -cinq genres; les trois quarts au moins sont nouveaux.

ARACHIDE. Avachis, bot. G. de la fam. des Légumineuses; Diadelphie Décandrie, L. Ce G. se distingue par les caractères suivants : son calice est bilabié; la lèvre supérieure se compose de trois segments linéaires, aigus, très-profonds; l'inférieure n’en offre qu'un seul, de même forme que ceux de la lèvre supérieure ; la corolle est papiüonacéc, renversée ; les étamines sont mo* nadelplies; neuf sont fertiles, la dixième est plus courte et stérile; le fruit est une gousse cylindrotde, courte, à surface rugueuse, indéhiscente, contenant une ou deux graines.

Le G. A rachis ne renferme qu'une seule esp., qui, à raison de ses usages économiques, mérite que nous entrions dans quelque* détails sur son histoire. Celte csp. est connue sous les noms vulgaires de Pistache de terre, de Cacahuète, de Manti , etc. C'est VA rachis hrpogœa de Linné. Celte pl. intéressante parait croître naturellement en Amérique, en Afrique et en Asie, ou plutôt on ignore quelle est originairement sa véritable patrie. Elle est annuelle; sa racine est composée de fibres grêles, sur lesquelles on remarque un grand nombre de petits tubercules pisiformes; sa lige est faible, rameuse, à peu près couchée, baille de huit â douze pouces; elle porte des feuilles alternes, bijuguées, dont les folioles ! sont obeordi formes, presque sessiles. pubesccntes, ainsi

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que les autres parties de la Plante ; à la l>ase du pétiole commun, qui est long de deux à trois pouces, sont deux stipules lancéolées, étroites. Les Heurs sont solitaires, portées sur de longs pédoncules axillaires; elles sont jaunes; l'étendard est veiné de pourpre. La fructification de cette Plante s’opère d’une manière assez singulière. Elle est du petit nombre de celles qui mûrissent leurs fruits sous terre. Peu de temps après la féconda- j lion. >s pédoncules se recourbent vers le sol, y enfoncent l'ovaire, qui ne tarde point à prendre rapidement son accroissement, et le fruit y parvient à sa maturité.

Les graines de l'Arachide sont de la grosseur d'une petite noisette. Lorsqu'elles sont fraie lies et crues, leur goût a de la ressemblance avec celui des Amandes, auquel se joint une saveur légèrement âcre, mais qui n'est pas désagréable dans sou climat natal, saveur qui se dissipe entièrement par la cuisson. C'est en général après les avoir fait bouillir, mais surtout griller, que l'on en fait usage comme aliment. Les habitants de différentes contrées du globe, entre autres ceux de la Nouvelle-Espagne, en funt leur principale nourriture. Lorsqu'elles sont cuites, leur saveur ressemble imparfaitement à celle des Pistaches. On peut préparer avec les graines d'Arachide différentes friandises, telles que des dragées, des émulsions, etc. Lorsque ces graines ont été convenablement torréfiées, on en forme une pâte â laquelle on ajoute du sucre; elle a un goût qui, selon quelques auteurs, ressemble beaucoup à celui du Chocolat.

Un des produits les plus intéressants des graines d'Araebide est sans contredit l'huile grasse qu'on en extrait. et dont elles donnent plus de la moitié de leur poids. Celte huile, très limpide et d'un goût agréable, ne le cède en rien à la meilleure huile d’OIivc. On peut l'employer comine assaisonnement dans les différents aliments qui en nécessitent l'usage; elle sert à alimenter les lampes. On assure qu'elle ne rancit jamais. On peut également en faire usage pour la fabrication du savon.

Les différentes nations méridionales de l'Europe ont dû chercher à naturaliser et à cultiver en grand un végétal dont on peut tirer d’aussi grands avantages. Aussi s'est-on beaucoup occupé de la culture de l' A rachis en Espagne, en Italie et en France. Mais dans ce dernier pays elle ne peut prospérer que dans les provinces méridionales, car elle dépérit en pleine terre aux environs de Paris. L’Arachide demande une terre meuble cl légère, dans laquelle puissent pénétrer sans peine ses racines fines et déliées, et ses |»édoncules fructifères. Elle doit être abritée des vents troids, et semée dans de petits sillons, dont on rehausse les côtés afin que les pédoncules fructifères soient moins éloignés de la terre dans laquelle ils doivent s’enfoncer. C'est dans les départements des Landes et de l'Hérault que l'on s’est le plus occupé, en France, de la culture de l’Arachide. Malgré les avantages que l'on en a retirés, celte culture est aujourd'hui totalement négligée.

ARACUM?. 1X9. y. Satyre.

ARACHNÉOL1THE. r. CristacCs et Fossiles.

ARACHNIDE. Arachnis. bot. Dans son essai d'une Flore des Indes Néerlandaises, le docteur Diurne rap- I

porte sous ce nom un G. de la fam. des Qrcbidées dont les caractères seraient : périanthe divisé en cinq parties, linéaires-spalulées, dont les quatre latérales, tant internes qu’externes, arquées, et la dorsale dressée, plus longue que les autres; lahclle un peu trilobé, un peu concave, rayé intérieurement, attaché au gynostème par une articulation élastique : les lobes sont dressés [ et soudés, l’intermédiaire épais, crélé à l'intérieur et hidenté au sommet. Le gynostème est court, épais, demi-cylindrique, obtus, échancré antérieurement; l’anthère est terminale et bilnculaire; lésinasses pnlliniques, au nombre de deux, sont bilobées, dures, appuyées à leur base sur une membrane peltéc un peu triangulaire. Ce G. que l'on ne pourrait confondre, selon klume, avec les Aérides de Swartz, ne compte qu’une seule esp., A. moschifera , qui sc trouve aux environs de Batavia; c'est une pi. herbacée. parasite, â lige rameuse, grimpante; à feuilles lancéolées, coriaces; à fleurs brillantes et paniculées.

ARACHNIDES. Arachnides. ïool. Classe d'Animaux sans vertèbres, division des Articulés Pédigères ou des Condylopes, et ainsi nommée du mot Arachne , sous lequel les Grecs désignaient les Araignées, Animaux les plus nombreux de celle classe. Elles ont, ainsi que les Scorpions, les Faucheurs, etc., une telle affinité avec les Crustacés, les Crabes particulièrement, que la plupart des naturalistes modernes ont été contraints de rapprocher ces Animaux, et que les vicissitudes des méthodes ont été communes aux uns et aux autres. C'est ainsi que. Cuvier ayant transporté à la tète de la classe des Insectes (Tabl. éléin. de l’hist. nal. des Animaux) les G. Cancer, Monoculus et Uni sens, que Linné plaçait dans les derniers rangs de celle coupe, les Mille-Pieds, les Araignées, les Scorpions et autres Animaux analogues sont venus se ranger immédiatement à la suite des précédents. Cette disposition méthodique avait été proposée plus anciennement, puisque Rrisson, malgré l’opinion si entraînante de Linné, avait très-bien jugé ces rapports, en formant avec ces Animaux et tous ceux de la môme division ayant plus de six pieds ( Uyperhexa pes), une classe particulière, celle des Crustacés, et précédant immédiatement celle des Insectes.

La classe des Arachnides, établie par Lamarck, n'est au fond qu'un démembrement de celle des Crustacés de Rrisson, augmenté des Insectes hexapodes, ne subissant point de métamorphoses, l'ne permanence de formes, à partir de la naissance de l'Animal jusqu'à sa mort, des ouvertures latérales sur les côtés du corps pour l'entrée de l’air respiré au moyen de branchies aériennes (pneumobranehies ) ou de trachées, voilà le signalemeut rigoureux de la classe des Arachnides, telle que l'a composée ce naturaliste. Il nous a paru qu'on pouvait la simplifier, en la restreignant aux espèces composant son ordre d'Arachnides palpisles. Dans notre Précis de* caractères génériques des Insectes, publié en 1795, nous l'avions établi sous le nom A' Acéphales; nous lui donnâmes ensuite celui A' Acérés. Ces Animaux font partie de l'ordre des t Jnogales et de celui des A ntiialcs, dans le système de Fabricius. en restreignant la classe des Arachnides à celles que l'on regarde comme privées d’antennes, et qui ont communément huit pieds et deux

palpes. Leur organisation, tant extérieure qu'intérieure, fournira dé* Ion des caractères faciles, et qui ne supposent point l'observation de l'Animal dans ses divers Ages. Corps toujours aptère ou sans ailes, n'ayant pour organe de la vision que de petits yeux lisses; ordinairement octopode ou à huit pieds; muni de deux antennes ] analogues aux deux intermédiaires des Crustacés, ser- i vant A la préhension ou à la manducation (chilicère$)\ organes sexuels annexés au thorax ou à la portion an- 1 térieure de l'abdomen qui lui est contiguë, télé confondue avec le thorax; des ouvertures en forme de fente, ou des stigmates pour l'entrée de l'air, et uniquement situées vers le milieu du corps ou sur le dessous de l’abdomen; tels sont les caractères extérieurs des Arachnides. L'anatomie interne en présente d’autres, que nous ] préciserons de la manière suivante : système respira- I loire de deux sortes : l'un consistant en des branchies | aériennes, renfermées chacune dans des cavités olnlo- | initiales, et communiquant immédiatement avec le fluide respirahle , au moyen de fentes extérieures ; l’autre formé de trachées, mais parlant d'un tronc unique, rayonné, et recevant l'air par un petit nombre d’ouvertures (deux communément ), ou de stigmates, uniquement situés sur l'abdomen ou vers l'extrémité postérieure du thorax.

Considérons maintenant les Arachnides sous uu point de vue plus général.

La classe des Crustacés parait se diviser, vers la fln de l'ordre des Décapodes, en deux branches, dont l'une nous couduil aux Insectes et l’autre aux Arachnides. Celle-ci, qui commence par nos Brandi iopodes pœcilopes. est entièrement composée d’Auimaux suceurs, d'une organisation généralement plus concentrée, et qui semble tendre vers une disposition radiaire. Le système nerveux n'offre qu'un petit nombre (trois ou quatre dans la plupart ) de ganglions; le corps est le plus souveut ovale ou arrondi et remarquable par la grandeur relative du thorax; la tète se confond avec lui, et, comparativement à celle des autres Animaux articulés et pèdifères, s'est rapelissée aux dépens des côtés ou divisions pariétales (c’est aussi ce que nous voyous dans la famille des Diptères pupipares. qui termine la classe des Insectes); l'extrémité antérieure de t'espace intermédiaire ou du frontal est repliée en dessous. Mais, quoique les Arachnides forment un type particulier (/ omrez Mémoires sur les Animaux articulés, iusérés dans leRecuedde ceux du Muséum d'histoire naturelle, et particulièrement le T. vin»), nous ne croyons pas cependant que la nature ait tellement déguisé ses opérations, qu'on ne puisse en découvrir la source, ou qu'elle soit arrivée à ce plan par une transition brusque, et nous sommes bien éloignés de dire, avecSavigny, dont les recherches délicates ont été d’ailleurs si utiles A la philosophie de la science, qu'il semble que la nature ait formé ces Animaux en enlevant à un Crustacé les organes extérieurs de sa tète, c'e4t-à-dire les antennes, les yeux composés, le labre, les mandibules, les mâchoires proprement dites, et les quatre premières paires de inAcboiresauxiliaires. En comparant les antennes mitoyennes des Crustacés, et particuliérement celles de plusieurs Brancbiopodes pœcilo|>es, avec les mandibules de diver-

ses Arachnides, nous avions reconnu l'identité organique de ces parties, et nous en avions tiré cette conséquence que les Animaux de cette dernière classe ne sont point, comme on l’avait cru jusqu'à présent, privés d'anlennes (Mém. sur la format, des ailes des Insectes). Parmi les organes qui étaient censés perdus, en voilà d’abord deux de retrouvés. Les cirrhcs cornés et articulés des Galéodes semblent représenter, dans ce genre, les deux autres antennes ou les supérieures. Si maintenant nous observons avec soin la structure, la direction et la situation d'une partie que Savigny a découverte dans les Arachnides, et qu’il nomme lèvre ou langue sternale, nous y distinguerons aisément, en allant de haut en bas : 1° un labre analogue à celui des Crustacés décapodes, porté de même sur l’épistome (espace situé entre la naissance des antennes intermédiaires et le bord supérieur de la cavité buccale) ou surbouche; 4° une autre pièce, pareillement comprimée et terminée aussi en manière de bec. et qui pourrait être le rudiment de celle que le même savant, en traitant des Crustacés, appelle languette, mais qui ne me parait pas différer de celle qu'il désigne, dans les Hyménoptères, sous la dénomination d'épipkarynx ou d 'èpiglosse, et que je retrouve aussi dans les autres Insectes; 3° une troisième partie (commune aussi aux Insectes broyeurs), en forme de carène ou d’aréte longitudinale, velue ou ciliée, can aboulée ou en gouttière dans son milieu, et que je regarde comme une sorte de conduit pharyngien. Son extrémité supérieure offre en outre, dans les Galéodes, deux petits articles, terminés chacun par une aigrette ou uii petit pinceau. Savigny avait remarqué que la lan-

■ gue sternale de l'Obisie Sésamoïde sc partage en deux parties imitant de petites palpes. Seraient - elles là, comme ici, les rudiments de ces pièces de la bouche des Crustacés, qu'il nointne premières mâchoires (celles de la seconde paire répondent à la languette des Insectes)? Ces organes maxillaires, au surplus, n'étant formés que de simples feuillets et de peu d'importance dans la mastication, la nature a pu les supprimer sans déranger essentiellement le plan de l'organisation générale des Arachnides. Les antennes intermédiaires remplaçant par leur usage les mandibules, elle a pu aussi retrancher ces derniers organes, ou les réduire à de simples rudiments. L'observation nous apprend que, dans la formation du corps des Animaux, elle commence par les extrémités antérieures, et que les changements relatifs au nombre des organes locomoteurs et des seg-

| menls dont ils dépendent, ont lieu aux extrémités op-

■ posées. Lors donc que, pour établir des rapprochements entre des Animaux disparates sous ce rapport, nous sommes forcés d'admettre des retranchements de parties extérieures, celle règle nous indique la marche à suivre dans nos suppositions, et qu'il faut procéder d'arrière en avant. Les Arachnides, ayant le pharynx (double ou formé de deux petits trous, selon Savigny )

I situé entre leurs palpes; ayant aussi, comme nous ve- ; nons de le voir, un labre et quelques antres partie* su- | périeures, ces palpes doivent représenter les premiers | pieds- mâchoires des Crustacés décapodes. D’après la même analogie, nous reconnaîtrons leurs quatre autres pieds-inàchoircs dans les quatre pattes antérieures des

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Arachnide*. Les articles inferieurs des derniers piedsmâchoires de ces Crustacés, étant souvent munis, au l»ord interne, de dentelures ou de cils, font l’office des mâchoires. Tel est aussi, dans les Arachnides, le caractère distinctif de l’article radical des organes correspondants (Phalanyium), ou du moins des deux à quatre premiers d’entre eux ( /Ira né ides, Scorpion*). Savigny distingue par l’épithète de surnuméraires, les mâchoires (ou plutôt les mâchoires sciatiques) des quatre premières pattes.

Le* Insectes broyeurs, et particulièrement les Coléoptères carnassiers, nous offrent un exemple analogue; car leurs organes maxillaires sont des pieds-mâchoires, les mêmes que les deux supérieurs ou les palpes des Arachnides, mais réunis, au côté interne, avec une pièce parfaitement identique avec l'une des mâchoires supérieures des Crustacés maxillaires, et surtout avec celles queSavigny a figurées, dans le premier fascicule de la première partie de ses Mémoires sur les Animaux sans vertèbres, pi. 4, 10. {y. pour la composition de ces mâchoires notre llistoire générale des Crust. et des Ins., T. Il, p. 124). Cette pièce interne est réellement, par ses fonctions, la mâchoire proprement dite.

Pans les Aranéides, les Scorpions, etc., l'espace pectoral, compris entre les premiers pieds, donne naissance à une pièce dirigée en avant, que l'on a désignée sous la dénomination de lèvre inferieure, par allusion à celle des Insectes, mais que j’ai distinguée, dans mes ouvrages, par l’épithète de sternale, attendu qu'elle n'est qu’une simple dilatation ou un appendice de cette portion médiane de la poitrine qu'on appelle sternum. Son origine est tantôt plus haute, tantôt plus basse, et ne correspond pas toujours avec celle des mêmes pieds, ainsi qu'on le voit dans les Scorpions, les Aranéides. les Faucheurs, etc.; ici même elle sert d'étui aux organes sexuels. U serait plus convenable de la désigner sous le nom de fausse-lèrre.

Les antennes des Arachnides, ou les pièces que l'on a prises pour les mandibules, et même la lèvre (nror/e), sont quelquefois transformées en lancettes ou en lames déliées, et composent un suçoir. Elles se terminent trèssouvent en manière de pince ou de griffe; les palpes sont quelquefois dans le même cas. Le nombre des petits yeux lisses ne s'élève jamais au delà de huit; le plus souvent il n'est que de deux; quelques espèces en sont même totalement dépourvues. Dans celles où l’on en voit plusieurs, ils sont rassemblés en petits groupes, dont la combinaison et les situations respectives fournissent de bous caractères. Le nombre des stigmates ou de* ouvertures branchiales est renfermé dans les mêmes limites. Les Aranéides sont les seuls Animaux connus de cette classe où les organes copulateurs des mâles soient placés à l'extrémité des palpes ou des premiers pieds-mâchoires; dans tous les autres ils sont situés, ainsi que ceux des femelles, sur la poitrine ou à la base inférieure de l'abdomen. Les pieds se rapprochent, â l’égard de leur composition, de ceux des Crustacés; mais les tarses, ainsi que ceux des Scutigères, s'assimilent, à raison de la variété numérique de leurs articulations et des deux ongles qui terminent la dernière, aux tarses des Insectes. Le corps des Arachnides est

généralement peu protégé; le dessus du thorax est seulement un peu plus ferme ; aussi le plus grand nombre de ces Animaux se dérobent-ils â la vue en se cachant sous divers corps; ceux qui se montrent â la lumière,

I évitent le danger, en se tenant élevés au-dessus du sol, et souvent même suspendus en l’air.

La plupart des Arachnides se nourrissent de divers Insectes, soit en les saisissant dans des filets soyeux, qui sont leur ouvrage . soit en les attrapant à la course, ou bien encore en sautant sur eux, s'ils approchent de leurs retraites. D’autres sucent le sang ou les humeurs de plusieurs Animaux vivants, sur lesquels elles vivent et se multiplient, souvent même en si grand nombre, qu’elles altèrent considérablement leur économie.

Ainsi, quoique étant l'objet d’un mépris universel, ou même de l'antipathie et de l’horreur, les Arachnides sont dignes de l'attention du naturaliste, et lui offrent un vaste champ de .découvertes. Plusieurs d'entre elles, telles que les Scorpions, les Aranéides, reproduisent à nos regards les Ophidiens venimeux de la classe des Reptiles.

Ces Animaux naissent sous une forme qui persévère toute leur vie, et ne sont sujets qu'à des mues. Dans quelques-uns, néanmoins, les deux pieds postérieurs ne se développent qu'au bout d'un certain temps; dans d'autres, comme les Aranéides, les parties sexuelles masculines ne se manifestent extérieurement que vers l’époque de l'état adulte. Quelques espèces (Scorpionides) sont ovovivipares. Plusieurs de celles dont l’organisation est le plus avancée s’accouplent plusieurs fois, et vivent quelques années.

Nous partageons la classe des Arachnides en deux ordres : les Pulmonaires, ou plutôt les Branchiales, et les Trachéennes.

Aiucbmdkü pclxoxaires, Arachnides branchiales. Animaux composant le premier ordre de notre classe des Arachnides, et distingués par les caractères suivants : des pneumo-hraiichies, ou branchies aériennes, renfermées dans des poches latérales de la cavité abdominale; six à huit yeux lisses; organes sexuels doubles.

Quoique les Arachnides respirent l’air en nature, et que les organes propres à celte fonction remplissent, sous ce rapport, l'office de poumons; quoiqu’ils soient même désignés ainsi par Cuvier, je pense néanmoins avec Lamarck que cette expression ne doit être employée que pour les Animaux des classes supérieures. La forme de ccs organes ne diffère pas ou presque pas de celle des branchies; et la classe des Crustacés nous fournit plusieurs exemples du passage insensible de l’un de ccs systèmes respiratoires à l’autre.

De toutes les Arachnides, les Pulmonaires sont les plus voisines des Animaux précédents, et particulièrement des Lunules et autres Crustacés hranchiopodes pœcilopes. Elles ont toutes huit pieds, deux pieds-palpes ( pieds-mâchoires supérieurs ) , souvent même assez grands, avancés en manière de bras ou de serres, et terminés, ainsi que leurs mandibules, ou plutôt leurs chélicêres, en griffe ou en pince. Ces dernières parties sont insérées à l'extrémité antérieure du corps, contiguës. parallèles, avancées, et composées de deux ou

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trois articles, dont le dernier mobile, en forme de doigt ou d'onglet. L’extrémité intérieure de l’article précédent est quelquefois ( Scorpions) prolongée, et représente un autre doigt, que l’on désigne sous le nom à' index ; l’opposé ou le mobile devient le pouce. Dans ce cas. la mandibule finit en une pince à deux branches, ou par une petite main didactyle; dans l’autre, ou lorsque l’index manque, la mandibule est terminée en griffe. Os Arachnides ont toutes une lèvre et de deux A six mâchoires. Ces dernières pièces sont formées, lorsqu'elles ne sont qu’au nombre de deux, par l’article radical des pieds-palpes, et en outre, avec celui de deux à quatre pieds suivants, si le nombre des mâchoires est supérieur. De concert avec les mandibules, toutes ces parties servent plus ou moins A comprimer le corps des Insectes et autres petits Animaux dont ces Arachnides font leur proie, A en extraire les sucs, et A les introduire dans l’œsophage. Leur cœur consiste en un gros vaisseau allongé, presque cylindrique, s'étendant plus ou moins le long du dos, jetant des branches ou des veines qui se rendent aux cavités branchiales, et s’y ramifient; d'autres vaisseaux, comparables A des artères, y reprennent le sang qui a respiré, et le répandent dans les autres parties du corps. Les pneumo branchies et leurs ouvertures stigmatiformes sont au nombre de deux à huit On les distingue souvent à l'extérieur par des taches d'un blanc jaunâtre, et disposées, lorsqu'il y en a plusieurs, sur deux séries longitudinales, Les deux premières sont placées immédiatement au-dessous des organes sexuels, ou du moins de ceux des femelles, à peu de distance de l’origine de l’abdomen, et sur leur second anneau, lorsqu'il est segmentaire. Ainsi, comparativement A la situation des branchies et des parties sexuelles féminines des Lunules, ce second segment des Arachnides pulmonaires est réellement le premier. On trouve déjà, dans ces Animaux, des indices des glandes conglomérées, et même dans quelques-uns des traces de vaisseaux chilifères.

Nous renverrons, pour d'autres détails anatomiques, aux belles observations de Cuvier, Marcel de Serres. Tréviranus et Léon Dufour. Les pieds sont constamment au nombre de huit; les deux premiers ont, dans quelques genres, une forme particulière qui peut les faire comparera des pieds palpes ou A des pieds antennaircs. Lne pièce indivise, en forme d'écaille ou d'écusson, et l’analogue du test des Crustacés décapodes, recouvre la tête et le thorax.

La griffe des mandibules des Aranéides, ou le bout du dernier nœud de la queue des Scorpions, forme une sorte de dard, percé d'un ou de deux petits trous, donnant passage A une liqueur venimeuse que sécrètent des glandes particulières. Ce venin étant mortel pour les petits Animaux que ces Arachnides percent de leur aiguillon, ayant même produit quelquefois sur l’Homme des accidents assez graves, et alarmants, l’aversion et les craintes qu'elles inspirent sont bien naturelles; mais en général les suites de la piqûre sont peu redoutables, surtout dans les climats situés au delà des Tropiques, et A l'égard des espèces de moyenne ou de petite taille.

Si on envisage les Aranéides sous le rapport des organes de la génération, de leurs habitudes et de quel-

ques caractères extérieurs, tels que les filières, ces Animaux semblent composer une famille isolée, et que l’on peut mettre en tête de la classe, afin d’arriver ensuite à une série de groupes dont les différences réciproques sont moins prononcées. Telle est la considération qui nous a guidés, relativement à celte classe, dans l'ouvrage sur le Régne Animal de Cuvier. Mais, d'autre part, les Scorpions s'éloignent notablement des autres Arachnider par le nombre plus considérable de pneumohranelues, par quelques autres différences organiques qui les rapprochent davantage des Crustacés, à raison de leur génération ovovivipare, etc. Ainsi, comme nous l'avions déjà fait dans des Considérations générales sur l'ordre naturel des Crustacés, des Arachnides et des Insectes, comme l'ont encore jugé Marcel de Serres et Léon Dufour, les Scorpions paraissent avoir une prédominance sur les autres Arachnides. S’il en est ainsi, les Pédipalpes doivent venir après eux. Succéderont les Araignées Théraplmses de Walckenaer, qui nous conduisent sans difficulté aux autres Aranéides. L'ordre des Arachnides pulmonaires se composera ainsi des familles suivantes : Scorpionides, Pédipalpes et Aranéides. F. ces mots.

L’analornie ne nous ayant pas encore dévoilé l’organisation intérieure de quelques Arachnides voisines des précédentes, telles que les Galéodcs, les Pinces, lesOhisies, les Troinhidies. etc., il nous est impossible de tracer rigoureusement les limites naturelles de l’ordre des Pulmonaires. Les petits yeux lisses et les organes de la génération nous fournissent cependant des caractères extérieurs qui s’accordent avec les observations qu'on a recueillies jusqu'à ce jour sur les espèces branchiales.

Arachnides trachéennes. Arachnides trachcariœ. Second ordre de notre classe des Arachnides, ayant pour caractères : des trachées pour la respiration, formant un tronc rayonné ou ramifié; deux à quatre petits yeux lisses; organes sexuels uniques (jamais plus de deux stigmates).

Cet ordre formera probablement dans la suite, ainsi que celui des Insectes myriapodes, une classe particulière.

Les Arachnides de cet ordre sont les plus petites de la classe, et beaucoup d’elles sont même presque mycroscopiques. Plusieurs se rapprochent des Arachnides pulmonaires, sous la considération des organes de la mastication; mais ceux des autres forment une petite trompe ou un suçoir, que j’ap|>ellerai siphon. Les Phalungium ou Arachnides A longues pattes, que le peuple nomme Faucheurs, peuvent servir, A quelques modifications près, de type de comparaison pour les Animaux de cet ordre. Nous préviendrons encore que les Milles, les Tiques, etc., en font aussi partie. Il comprend les familles suivantes : Faux-Scorpions, Pycnogonides et Holètrcs. L'organisation intérieure des Pycnogonides nous étant absolument inconnue, ces Animaux n'offrant à l’extérieur ni branchies ni stigmates, pas même d'organes copulateurs, la place que nous leur assignons n’est point définitivement arrêtée; peut-être faudra-t-il les mettre A la fin des Rrancbiopodes, et comme faisant le passage de ces Crustacésaux Arachnides. Leurs bran-

Digitizcd by CiOOglc

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chics seraient alors tout à fait intérieures. Celles d'une espèce de Calice, recueillie par Péron, Le Sueur et Godichot.dnns leurs voyages aux terres australes, m'ont paru situées dans leurs pieds postérieurs. C'est aussi dans des écailles ventrales que sont renfermées celles des Cloportes. Dans les Crustacés plus rapprochés des Arachnides ou des Insectes, ces organes respiratoires pourraient donc avoir leur siège plus intérieurement encore.

ARACHNIDES PILEUSES. V. Araxèides.

ARACHNION. bot. G. de la Cryptogamie, attribué à Schwcinilz qui lui donne pour caractères : sporange globuleux; péridiuni double; l'extérieur tendre, mou, se divisant facilement par morceaux avant son développement complet; l'interne persistant, spongieux, se déchirant irrégulièrement; sparodies globuleuses et libres. La seule esp. connue a été trouvée sur la terre à la Caruline; sa couleur est le brun ochreux.

ARACHNIODE. Arachniodes. bot. Le docteur Rlume a décrit sous ce nom, dans sa Flore Javanaise, un G. nouveau de Fougères dont les sores sont arrondies, éparses, insérées sur un réceptacle un peu élevé. L’involucreest arachnoïde, enveloppant et recouvrant la sure. La seule esp. que Rlume eût observée et qu'il a nommée A. aspidiolde.à cause de sa ressemblance avec les Aspidies dont elle ne diffère essentiellement que par la forme des pinnules qui sont toutes aigues, croit sur le sommet des monts de File de Java.

AKACUNÛDERMA1RES. acal. y. Actixoxorpiies.

ARACHNOÏDE, bot. On désigne par celle expression, les parties des Végétaux qui ont [dus ou moins de ressemblance avec une toile d'araignée. Le tegmen offre parfois cet aspect ; les poils sont aussi quelquefois allongés et croisés de manière à en présenter la texture; c’est ainsi qu'on les voit dans le Setnpercicum arachnoïde uni.

ARACHNOÏDE, tooi.. V. Cerveau et Mexbraxe.

ARACUNOT1IÈRE. ois Temminck et, d'après lui. Cuvier ont proposé. dans le G. Soui-Manga. une sous-division qui comprendrait les esp. dont le bec long et arqué est beaucoup plus fort, mais sans dentelure; ces Soui- Mangas ont aussi la langue courte et cartilagineuse ; ils se nourrissent exclusivement d'Araignées, habitude qui a fait penser au nouveau nom proposé. Ils habitent l'archipel des Indes. Temminck donne couime lype de ce sous-genre X Arachnolhera longi rosira , dont on trouvera la description à l'article Soii-AIaisga.

ARACHUS oc AKACIIIS. bot. Nom donné anciennement à plusieurs Légumineuses mangeables, étendu depuis jusqu'à XAhrus pnccatorius, restreint maintenant au G. Arachide.

AllAClON. Aracium. bot. G. nouveau proposé par Monnier.dans ses Essais monographiques sur quelques G. de la fam. des Synanlhérées, tribu des Chicoraeées. Il lui assigne pour caractères principaux et distinctifs : un fruit columnaire, strié, à peine rétréci à sa base; une aigrette de poils dentés, roides et roussàtres; un elynanlhe nu et alvéolé; un involucrc ou périclinc presque imbriqué. C'est à ce G. que se rapportent les Niera cium paludosum , L., avruleum , Scop. ou Son ch us alpinus, DC. S. lapponicus , W., etc.

ARACK oc RACK. bot. Noms Indiens, devenus de toutes les langues, des eaux-de-vie qu’on lire du Riz, du vin de Palmier, de FFau de Cannes à sucre et du Lait de divers Animaux, particulièrement des Cavales et des Anesses.

ARACOCCHINI. bot. F.sp. du G. Iciquicr, Icica Aracouchini d'Aublel. qui donne par incision une sorte de baume, employé à la Giiiane pour guérir les blessures.

ARADA. ois. Esp. du G. Sylvie.

ARADAVINE. ois. S. vulg. de Gros-Bec Tarin.

ARA DE. Aradus. ixs. G. de l’ordre des Hémiptères, dont les caractères sont, suivant I.atreille : bec n'ayant que trois articles distincts; labre court, non strié ; antennes cylindriques avec le second article presque aussi ! grand que le troisième ou même plus long; pattes inj séréesau milieu de la poitrine avec deux crochets distincts au bout du dernier article des tarses; les deux articles précédents très courts; corps Irès-aplali. Par là, ces Insectes se distinguent des autres G. de la fam. des Ciroicides, à laquelle Latreille les rapporte. Ils se montrent principalement au printemps; on les trouve sous les écorces des Chênes, des Bouleaux, etc. L'A. du Bouleau, Acanihia üelulæ, Fab., A. corlicalit de Wolff. sert de type à ce G. ; cette esp. habite l'Europe.

ARADECH. bot. S. vulg. d* Airelle Myrtille.

ARAGNE oc ARAGNO. zool. N. vulg. de l'Araignée, étendu à quelques Animaux de classes très- différentes, tels que le Gobe-Mouche gris, parce que cet Oiseau fait sou nid avec des toiles d'Araignée , à certains Crabes, pour la longueur de leurs pattes, et particulièrement à la Vive dragon, parce que la piqûre que fait ce Poisson avec les premiers rayons de sa nageoire dorsale, cause à peu près les mêmes douleurs que la morsure des grosses Araignées.

ARAGOA. bot. G. de la Tétrandrie Monogynie, auquel Humboldl, qui l'a formé, assigne les caractères suivants : calice composé de quatre ou cinq sépales; corolle monopélalc hypocratériforuie, quadrifide ; quatre étamines; un style couronné par uu stigmate obtus; capsule biloculaire à quatre valves; chacune des loges renfermant quatre graines peltées et ailées. Ces deux esp. ont été trouvées dans l'Amérique méridionale.

ARAGFATO. MAX. S. Am. d'Aloualc. y. Sapajoi.

ARAIGNÉE. Aranca. arachx. G. de l'ordre des Pulmonaires. L'emploi que l'on fait vulgairement du mot Araignée, répond au sens irès-étcnduque lui accordaient Linné, Geoffroy, Degéer.etc. Depuis eux.ee grand G. a été érigé, sous le nomd'Aranéide, en une fam. naturelle partagée en plusieurs groupes, parmi lesquels on remarque le petit G. des Araignées proprement dites de Latreille. Tous les auteurs ne donnent pas encore à ce mot une acception aussi restreinte; c'est ainsi que Lamarck l'étend à presque la totalité des Aranéides, et que Walckenaer en fait une section ou tribu comprenant plusieurs fam., parmi lesquelles on remarque celle des Tapiformes qui renferme quelques esp., et répond au petit G. Araignée, lequel, d'abord distingué sous le nom de Tégénérie. fut adopté par Walckenaer qui. plus tard, le restreignit en créant à ses dépens celui des Angelênes. — Le G. Araignée, tel qu'il a été établi par Latreille, répond au G. Tégénérie de Walckenaer; il embrasse

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aussi ceux des Angelènes et des Nysscs du même auteur. Ses caractères sont : huit yeux A la partie antérieure du corselet, placés quatre par quatre sur deux lignes transversales, arquées (les latéraux plus rapproché* du bord antérieur du corselet et les quatre du milieu formant un carré plus reculé); mandibules presque droites, ayant sur leur côté interne un sillon dentelé sur les deux bords, lequel reçoit le crochet; mâchoires droites et presque terminéesen forme de palettes; lèvre carrée, tantôt plus haute que large, tantôt aussi large ou presque aussi large que haute, le* deux filières supérieures très-saillantes; pattes allongées, la première et la dernière paire plu» longues.

Le C*. Araignée se distingue de plusieurs G. de la même fam. par le nombre des yeux et la plus grande longueur des deux filières supérieures. Ce dernier caractère le rapproche desClolhos, dont il diffère cependant par la longueur respective des pieds, la direction des mandibules, la présence d’un sillon à leur côté interne. La plupart des esp. habitent nos demeures : ce sont elles qui fabriquent ces toiles suspendues dans les embrasures des fenêtres el dans les encoignures des murailles et des plafonds Nous croyons devoir rapporter ici textuellement la description de ce curieux travail par Homberg. • Lorsqu’une Araignée fait cet ouvrage dans quelque coin d’une chambre, et qu’elle peut aller aisément en tous les endroits où elle veut attacher ses fils, elle écarte les quatre mamelons dont nous venons de parler; et, en même temps, il parait à l'ouverture de la filière une très-petite goutte de celte liqueur gluante qui est la matière de ce» fils; elle presse avec effort, contre le mur, cette petite goutte qui s’y attache par son gluten naturel, et l'Araignée, en s’éloignant de cet endroit. laisse échapper par le trou de sa filière le premier fil de la toile qu’elle veut faire. Étant arrivée A l’endroit du mur où elle veut terminer la grandeur de la toile, elle y presse, avec son anus, l'autre bout de ce fil. qui s'y colle de même comme elle avait attaché le premier bout ; puis elle s’éloigne environ l’espace d’une demi-ligne de ce premier fil tiré; elle y attache un second fil qu’elle tire parallèlement au premier. Étant arrivée à l’autre bout du premier fil. elle achève d'attacher le second contre le mur, ce qu’elle continue de même pendant toute la largeur qu’elle veut donner à sa toile (l’on pourrait appeler tous ces fils parallèles la chaîne de cette toile) : après quoi, elle traverse en croix ces rangs de fils parallèles, attachant de même l’un des deux bout» contre le mur, et l'autre bout perpendiculairement sur le premier fil qu’elle avait tiré, laissant ainsi tout à fait ouvert l‘un des côtés desa toile, pour y donner une entrée libre aux Mouches qu’elle veut y attraper ( l'on pourrait appeler la trame de la toile ces fils qui traversent en croix les premiers fils parallèles que nous avons appelés la chaîne); et comme ces fils, fraîchement filés, se collent contre tout ce qu’ils louchent, ils se collent en croix les uns sur les autres. ce qui fait la fermeté de cette toile, etc. »

Afin que les fils qui se croisent, se collent ensemble avec plus de fermeté. l'Araignée manie avec les quatre mamelons de son anus, et elle comprime, en différents sens, tous les endroits où les fils se croisent à

mesure qu’elle les couche les uns sur les autres; elle triple ou quadruple tes fils qui bordent sa toile pour les fortifier el les empêcher de se déchirer aisément. Ces pièges ont pour usage, comme on sait, de retenir les Insectes dont l’Araignée se nourrit. A leur conservation se lie, comme on vient de le voir dans le passage cité d'Homberg. l’existence de l'Animal qui ne peut vivre sans toile, et ne saurait en recommencer une nouvelle lorsqu'il a épuisé sa liqueur soyeuse.

L'époque des amours a lieu, pour plusieurs Araignées, vers le* mois de novembre, décembre el janvier, suivant Lepellelier ; la copulation s'opère à la suite des mêmes préliminaires que dans les autres genres de cette curieuse famille , et la ponte se fait deux mois après. Les œtifB, contenus dans une double enveloppe soyeuse qui semble faire partie de la toile, lui adhèrent, et sont placés A l’entrée d'une cavité cylindrique, sorte de retraite qui existe constamment.

L’esp. servant de type au G., est l’A. domestique. A. domeatica, L., ou la Tégénérie domestique de Walckenaer. Cette esp., très-commune dans nos maisons, a surtout été observée par Lepelleticr (Bullet. de la .Société philomatique, avril 1813) qui en a décrit le mode de copulation, el nous a appris la propriété singulière qu’elle partage avec les autres Aranéidcs, de reproduire les pattes après qu’elles ont été enlevées entièrement.

Nous citerons dans ce G. les esp. suivantes :

A. raivtK, A. ciciliB, ou la Tégénérie privée de Walckenaer.

A. agreste, A. agresti» , ou la Tégénérie agreste de Walckenaer. #

A. labv ri f»TBiQrE,^./<i frrrm/A/ca, ou l’Agelènelahirinthique de Walckenaer. Cette esp. forme le type du G. Agelène; elle construit sa toile sur le même plan que celle de l’A. domestique, se rencontre dans les buissons, au pied des haies et se nourrit principalement de Fourmis ou d’Abeilles.

A. p tint colore. A. coloripe », ou la Nysse pédicolore de Walckenaer. Celte esp., rapportée par Péron de la Nouvelle-Hollande, constitue A elle seule le G. Nysse. Walckenaer figure les parties de la bouche el le dessus du corselet.

Les Araignées suivantes sont les types de divers autres G. nouveaux.

A. AQIAT1QCE. y. ARGYRONÈTK.

A. CAL1CIXS. y. Tuons!.

A. CBEYROX5EE. y. SaLTIQIE.

A. coiRoxsEB. y. TlIfcRIDIOX.

A. DES CAVES, y. SfcGRSTRIE.

A. PORTE-CROIX. I'. ÉPEIRB.

A. TAREXTl LE. y. LVCOSE.

ARAIGNÉE DF. MER. pois. Nom vulg. de la Vive dragon.

ARALDA. bot. S. de Digitale pourprée.

ARALIACÉES. Araliaceœ. Fam. de PI. dicotylédones, polv pétales, A étamines insérées sur l’ovaire. Il est impossible de méconnaître l'extrême ressemblance qui existe entre les pl. de la fam. des Araliacées et celles que l'on distingue plus particulièrement sous le nom d'OmbcIlifères. En effet, ces deux ordres naturels qui

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doivent rester placés l’un à côté de l'autre, présentent une foule de caractères qui leur sont communs. Même inflorescence en ombelle, ovaire infère, corolle pol y pétale, loges de l’ovaire renfermant constamment un seul ovule. Malgré cette analogie, ces deux fa m. présentent des différences assez grandes pour demeurer séparées, ainsi qu'il sera facile d'eu juger, quand nous en aurons exposé les caractères. Dans les Araliacées, l'ovaire, constamment infère, présente deux, cinq, ou un plus grand nombre de loges, nombre qui est toujours en rapport avec celui des styles qui le couronnent. Le limbe du calice forme tantôt un rebord entier et sans divisions; tantôt, au contraire, il est partagé en un nombre de dents, variable comme celui des loges et des styles, mais jamais au dessous de cinq. Les styles sont filiformes; tantôt on en trouve deux seulement, comme dans les Ombellifères; tantôt cinq, et enfin dix ou douze, comme dans le G. Gastonie : ces styles portent chacun un petit stigmate à leur sommet. Les étamines, ordinairement au nombre de cinq ou six, rarement de dix ou de douze, sont situées au sommet de l'ovaire, en dehors d'un disque épigyne, qui recouvre la partie su périeure de l'ovaire. La corolle se compose de cinq ou six pétales qui sont caducs. Le fruit est un polakène, quelquefois c'est une baie; rarement il n'offre que deux loges, comme dans les genres Panas e\ Cussonia, caractère qui les rapproche singulièrement des Ombellifères, dont ils s'éloignent par leur fruit charnu : le plus souvent on trouve le fruit composé de cinq ou de dix loges. Les graines présentent un tégument qui recouvre un endnsperme charnu, dans la partie supérieure duquel est renfermé un embryon très-petit.

Les Araliacées sont tantôt des végétaux herbacés à racine vivace, tantôt des arbrisseaux et même des arbres assez élevés. Leurs feuilles sont alternes et élargies à leur base ; elles soûl simples, ou, ce qui est plus fréquent, composées. Les fleurs sont petites et forment des ombelles simples ou composées. Les G. rapportés à cet ordre sont les suivants : Ara lia, L.; Schef fiera, Forster; Marulia , Du Petit - Thouars; Aclinophyllum, Ruiz et Pavon; Gaalonia , Commerson; Polycia», Forster; Gilibvrtia , Ruiz et Pavon; Cussonia, L. ( tuppl. ) ; Panar , L. Ces genres ont besoin d’être étudiés de nouveau. Plusieurs d’entre eux seront probablement refondus en un seul, ainsi que l’a déjà fait Kuulh pour les genres AI a r ali a et Schefflera, qu’il a réunis à YAralia.

La famille des Araliacées offre à peu près les mêmes propriétés médicales et économiques que celles des Ombellifères. Leurs racines, dans les esp. herbacées, sont sucrées et légèrement aromatiques. On les mange dans quelques pays. C'est par une esp. du G. Panax, Panar quinquefotium , Lam. , qu'est produite la racine de Genseng ou Gcnxing , si renommée en Chine, où on la regarde comme une Panacée universelle, propre à la guérison de toutes les maladies.

ARALIE. Aralia. but. Ce G. forme le type de la fam. des Araliacées. Il offre pour caractères un ovaire à cinq loges, couronné par cinq styles et par lescinq dents du calice; la corolle se compose de cinq pétales à hase élargie; le fruit est une baie un peu succulente, à cinq

loges qui se séparent, à la maturité du fruit, en autant de petits akènes distincts. Il renferme aujourd'hui une trentaine d’esp.,dont près de la moitié ont été découvertes par de Iliimholdt et Bonpland, dans le continent de l'Amérique australe; quelques-unes appartiennent à | l'Inde et aux autres pallies de l'Amérique. La plupart ! sont des arbrisseaux dont les feuilles sont entières, lo- ! bées ou composées; leurs Heurs sont en grappes formées de petites ombcllules. On cultive quelques Arabes dans nos jardins, où elles se sont assez bien acclimaj tées; particulièrement V Aralia spinosa, désignée vulgairement par le nom d'Angélique épineuse; celte espèce est originaire de l'Amérique méridionale.

ARAMUS. ois. S. lat. de Courlan.

I ARANCI ou AKAiN'GI. bot. S. vulg. d'Oranger.

! ARANÉIDES ou ARACHNIDES F1LEÜSES. Araneides. zool. Fan» d'Araclinides, de l’ordre des Pulmonaires, ainsi caractérisée : quatre ou deux poches branchiales; six à huit yeux lisses, quelquefois quatre; dernier article des cbélicères (mandibules des auteurs) en forme d'onglet écailleux, percé près de son extrémité pour In sortie d'un venin, et replié sur l'article précédent; abdomen ordinairement mou, sans divisions, avec quatre petits appendices articulés, rapprochés au-dessous de l’anus, percés de petits trous, en manière de crible, à leur extrémité, afin de donner passage à des fils soyeux; deux petits mamelons intermédiaires, dans la plupart; pieds-palpes sans pince au bout, terminés au plus par un petit crochet, portant sur leur dernier article lés appendices copulaleurs des mâles, presque semblables d'ailleurs, aux pieds, à la grandeur près, j Celte nombreuse et intéressante famille d'Animaux, si généralement rebutée ou proscrite, se compose du G. Aranea de Linné, et, depuis la fin du 17e siècle, a été progressivement illustrée par les observations et les découvertes de Lister, de Clcrck, de Degécr, de Walckenaer, de Léon Dufour, cl surtout de Latreille à qui nous avons emprunté cet article ; c'est lui qui a excité l'impulsion que celle étude a reçue dans ces derniers temps, par son Mémoire sur les Araignées maçonnes, et par celui où il a jelé les fondements des premières coupes de la distribution méthodique maintenant en usage.

Aux caractères présentés ci-dcssus, nous ajouterons les suivants. Les palpes ont un article de moins que les pieds, c'est-à-dire cinq, au lieu de six ; le dernier, souvent terminé par un petit crochet, est en forme de massue ou de bouton dans le mâle ; le premier est ordinairement dilaté ou prolongé intérieurement pour former la mâchoire. La lèvre, sous la figure d'une petite pièce détachée, entière, plus ou moins carrée, ou plus ou moins demi-ovoïde ou demi-circulaire, occupe intérieurement l’entre-deux des mâchoires. Les tarses sont composés de deux articles, avec deux crochets ordinairement pectines au bout du dernier. Dans plusieurs genres, on eu voit en outre un troisième, mais simple cl fortement incliné. Savigny, dans sa distribution méthodique des ! Aranéides, mais qui n'a pas encore été publiée, a employé la présence ou l'absence de ce crochet, caractère j négligé jusqu'à ce jour. Les appendices servant de filièl res sont rapprochés en faisceau ou en rosette, cylindri-

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ques ou conique*, et plu* menu* ver* leur extrémité. Le* plu* longs sont composés de trois articles, non compris l'éminence qui forme le support, et que nous avons quelquefois considéré comme un premier article.

Cuvier, Marcel de Serres, Tréviranus et Léon Dufour nous ont fait connaître l'anatomie de quelques-uns de ces Animaux. Suivant Marcel de Serres, le cœur est situé dans l'abdomen, s’étend dans toute sa longueur, présente un renflement considérable vers son tiers supérieur, et prend ensuite une forme cylindrique qu'il conserve dans toute son étendue ; il est t rés-musculeux, et ses battements sont forts et très-fréquents Les poches pulmonaires, au nombre de deux dans la plupart, et toujours situées sur le dessous de l'abdomen, près de son origine, sont recouvertes par une |>eau coriace et ordinairement rougeâtre; la fente sligmatiforme, particulière à chacune d'elles, est située vers, leur base, au côté interne. Les poches sont formées d’une membrane blanche, assez forte, mais souple, et offrent dans leur intérieur des feuillets transversaux, saillants, parallèles, presque demi-circulaires, et qui constituent l'organe respiratoire. Le tube intestinal est ramifié; il se compose d'un œsophage à deux branches, d'un estomac en offrant deux de plus, d’un duodénum et d'un rectum également ramifiés. L'estomac, situé ainsi que l’œsophage dans la cavité thoracique, est la seule portion du canal intestinal qui soit dilatée; il a la forme d'un quadrilatère, et ses branches sont latérales ; il se prolonge dans l'abdomen par deux branches qui vont former le duodénum et le rectum. Le foie est propre à l'abdomen, dont il occupe une grande partie, et se compose d'une infinité de petites glandes fixées au canal intestinal, et toujours remplies d'une humeur brune, épaisse et particulière. L'intérieur de l'abdomen contient aussi les vaisseaux soyeux, qui sont au nombre de quatre, cylindriques, longs, repliés sur eux-mémes, libres et d’un jaune foncé. Ils se rendent dans un canal commun, situé à l'origine des filières. Le système nerveux «e compose : 1" d’un ganglion cérébri forme, situé vers le milieu du thorax, tantôt quadrangulaire. tantôt arrondi, jetant des filets nerveux, blanchâtres, et qui se rendent aux organes de la bouche, aux yeux et aux pattes; 2° de deux cordons nerveux, parlant de ce ganglion, et qui vont en former trois autres ( autant que de Serres a pu s’en assurer), depuis leur point de départ jusqu'à l'extrémité de l’abdomen. Ils donnent naissance à d’autres filets nerveux, dont les principaux vont se perdre dans le canal alimentaire et les vaisseaux soyeux. Deux glandes oblongues, blanchâtres, formées d’une membrane assez épaisse, remplies d'une humeur visqueuse et blanchâtre. situées dans le thorax, se terminant dans les mâchoires (ce sont les expressions de Marcel de Serres; mais comme ces observations ne paraissent s’appliquer qu’aux organes sécrétant du venin, il est à présumer qu’il faut lire maudihulcs) par un canal presque capillaire, composent l’organe salivaire, ou sécrètent l’humeur que lâchent ces Animaux lorsqu'ils mordent ; ces glandes sont très-développées dans la Tarentule. L’organe reproducteur du mâle est formé de deux verges qui s'ouvrent à l'extrémité des palpes, et communiquent chacune avec un testicule en forme de poire,

| qu'on observe dans le thorax. On voit souvent, à côté des verges, deux crochets servant au mâle à saisir la femelle. L'organe reproducteur de ces derniers indivi- ! dus est placé dans l’abdomen. Il est composé de deux vulves, situées vers le milieu de sa partie inférieure et près de son origine; à leurs deux ouvertures correspondent les oviduclus, dont les membranes, en se dévelop- | pant. forment les ovaires. Ces organes ne sont point ! composés de canaux cylindriques, et ne consistent qu’en | line membrane générale, enveloppant tous les œufs, et se divisant seulement vers sa base eu deux parties qui se prolongent et constituent les oviduclus. On découvre, vers la base des vulves, un organe particulier, analogue â Poviscapre des femelles de* Insectes, coriace, ayant la figure d'un cuilleron, plus large vers son origine qu’à l’extrémité où il est assez allongé, et jouissant d'une certaine mobilité. Cet organe parait fournir la matière soyeuse qui recouvre les œufs ou leurs cocons.

Dans les vaisseaux soyeux dont nous avons parlé plus haut s'élaborent ces fils d’une ténuité extrême, avec lesquels les individus des deux sexes ourdissent des toiles d’un tissu plus ou moins serré, variant aussi, d'après les mœurs particulières des espèces, quant à la forme et à la situation. Ces toiles, fait unique dans l'histoire des Animaux, et qui nous montre la sage prévoyance de l’auteur de la nature, sont des pièges où se prennent et s’embarrassent les Insectes dont les Aranéides se nourrissent. Comme ils pourraient cependant, par des efforts multipliés ou à raison de leur force et du peu de résistance du filet, se dégager, l’Aranéide, qui se tient tranquille, tantôt au centre de sa toile, tantôt à l'un de ses angles, étant avertie par la commotion imprimée à son habitation, se rend aussitôt auprès de sa proie, la perce de son dard, pour que l'action du venin l'affaiblisse, ou la garrotte avec une couche de nouveaux fils; quelquefois aussi elle l'emporte au fond de sa retraite, elle la suce, et rejette ensuite sou cadavre. Quelques espèces la laissent sur la loile, et les débris des victimes de leur voracité y sont même disposés en un certain ordre. De simples fils, épars çà et là, suffisent à des espèces ne vivant que de très-petits Insectes. Il est néanmoins des Aranéides, telles que les vagabondes, qui ne construisent pas de toiles. Les unes se tiennent à l'affût, attendent qu'un Insecte, qu'elles sont assurées de vaincre, s'offre à leurs regards, s'approchent tout doucement de lui, et s'eu emparent ensuite en sautant brusquement. D'autres vont à la chasse, et c'est souvent la nuit. Les fils qui retiennent la loile sont plus forts que les autres. Lorsque l'Animal veut s'établir au-dessus d'un ruisseau ou d'un espace qu'il ne peut franchir à la course, il se borne à fixer contre un arbre, ou quelque autre corps, l’un des bouts de ces premiers fils, afin que le veut ou un courant d'air pousse l'autre extrémité de l’un d'eux au delà de l'obstacle, qu'il puisse être arrêté, au moyen de sa viscosité, à un autre point d'appui, et former ainsi une sorte de pont assez fort pour supporter le corps de l'Aranéide. Divers trajets successifs lui permettront ensuite d'ajouter de nouveaux fils à celui-ci, et de lui donner la solidité convenable. On a essayé de tirer parti de cette soie, et l’on est parvenu, en la filant, à fabri-

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«pier des gants et des bas de soie ; mais ces essais sont plus curieux qu’utiles.

On a beaucoup varié sur la formation des corps blancs et filamenteux, connus du vulgaire sous le nom de fils de la vierge, qui voltigent dans l’arrière saison, et toujours lorsque la matinée a été brumeuse. Lamarck les regarde comme une production météorique; mais je suis certain que ces fils sont produits par de petites Aranéides du genre Thomisc, pour la plupart, assez multipliées et rapprochées alors. L'analyse chimique a constaté l'identité deB deux substances.

Nous avons vu que les organes sexuels sont dou- • blés, et nous en avons donné une description générale. Le mâle introduit alternativement l'organe fécondateur de chacune de ses parties sexuelles, dans les fentes des vulves, mais avec tant de légèreté et de promptitude qu'il n’y a qu’un simple contact. La situation respective qu'ont alors les deux individus varie selon les diverses poses de la femelle, et dès lors selon les genres. Le mâle ne s'approche d’elle qu’avec une grande circonspection , et qu’après s'étre convaincu que l'amour a banni, pour le moment, sa cruauté naturelle; car ces Animaux n'épargnant pas, pour assouvir leurs besoins, leur propre espèce, il s'exposerait à être dévoré par sa compagne. D'après les observations d’Audebert, la femelle de l’Araignée domestique peut produire plusieurs générations successives, sans avoir eu aucun commerce avec le mâle depuis la première. Il en a aussi conservé quelques individus l'espace de cinq à six ans.

Toutes les femelles, sans en excepter les Aranéides vagabondes, sont pourvues d’un réservoir de matière soyeuse, qui doit être employée au cocon renfermant les oeufs. I.es fils dont il se compose sont souvent différents en épaisseur et en couleur. Ceux de l'intérieur forment une sorte de bourre assez fine, noirâtre, et qui est pour les oeufs une espèce d’édredon. Il n’y a fréquemment qu'une ponte par année. Le nombre et la couleur des œufs varient ; là ils sont agglutinés et fixés dans leurs cocons; ici ils sont libres. Us éclosent, dans la belle saison, au bout de quinze jours ou d’un mois, selon que la température est plus ou moins élevée. Mais, parmi ceux qui ont été pondus vers la fin de l'automne , il y en a, tels que ceux de l'Épeïre Diadème, qui ne se développent qu'au printemps de l'année suivante. Les diversités d'âge en entraînent souvent aussi dans les couleurs; celles des plus jeunes sont moins mélangées.

Des observations de Vincent Amoreux et d'Amédée Leprlletier nous ont prouvé que certaines Aranéides ont la faculté de régénérer leurs pattes, caractère commun aux Crustacés.

Des différences dans la disposition des yeux, dans la longueur respective des pattes, dans la contexture et la forme des toiles, et les autres habitudes des Aranéides, avaient d’abord servi à diviser le genre Araignée en petites familles, désignées sous les noms suivants : tondeuses, filandières , tapissières, Loups, Phalanges ou sauteuses, Crabes, agnatiques et mineuses. Les bases du système de Fabricius, ou les organes de la manducation, ont depuis augmenté nos ressources; et la combinaison de ces divers caractères nous a conduits à une méthode naturelle, composée d’un grand nombre

de coupes très-bien exposées dans le tableau des Aranéides de Walckenaer.

Le partage de cette fam., d'après le nombre des poches branchiales quatre et deux, proposé par Léon Dufour, est, sans contredit , le plus naturel. Toutes les Aranéides théraphoses de Walckenaer formeraient la première section; mais comme les Dysdères, d’une tribu différente, ont néanmoins encore quatre poches branchiales, que les espèces de quelques genres voisins peuvent être dans le même cas, et que nous n'avons que des individus desséchés, il nous est impossible actuellement d’établir rigoureusement les limites de ces deux sections; nous continuerons donc de suivre la méthode indiquée dans le troisième volume du Règne Animal de Cuvier.

Section i. Aranéides sédf.xtaires, Araneides sedentariœ.

Elles font des toiles, ou jettent au moins des fils pour surprendre leur proie, se tenant immobiles au centre du piège ou près de lui. Yeux au nombre de six ou de huit, et rapprochés dans une direction transversale sur le front; deux ou quatre au milieu, deux ou trois de chaque côté. Celte section se divise en cinq tribus : les Territèles, les Tubitèlcs, \et Inèquitèles, les Orbitèles et les Latêrig rades, y. ces mots.

Section ii. Aranéides vagabondes, Araneides erraticœ.

Elles attrapent les Insectes en courant ou s'élançant sur eux. Toujours huit yeux, s'étendant autant ou plus dans le sens de la longueur du thorax que dans celui de sa largeur, formant réunis, soit un ovale tronqué ou un triangle curviligne, soit un quadrilatère. Cette section se divise en deux tribus, celle des Citigrades e t celle des Saltigrades. y. ces mots.

ARANÉOLE oc ARA MOL. rois. N. vulg. de la Vive, quand elle est jeune.

ARANGI. bot. y. Abanci.

ARAMA. rois. S. de Trachinus lineatus. y. Vive.

ARANJAT.bot.S. vulg. d’Amanite oronge vraie.

ARAPÈDE. boll. Nom vulg. des Patelles.

ARAPONGA. ois. S. d'Averano. Lesson a formé sous le nom d'Araponga, un G. particulier, qui est un démembrement du G. Averano de Temminck.

ARARA. ois. Psittacara. Spix et Vigors ont établi, sous chacun de ces noms, un G. dans la première fam. des Zygodactyles; il se compose de la division du G. Perroquet, que Levaillanl a nommée Perruches- A ras et qui, sous cette même dénomination, occupe le premier rang à l’article Perroquet.

ARARAUNA. ois. S. d’Ara bleu.

ARARE. bot. S. de Mirobolan citrin, fruit d'une esp. du G. Terminalia.

ARARUNA. ois. S. d’Ani des Palétuviers.

ARASSADE. rf.pt . N. vulg. des Salamandres.

ARAL1, ois. $. de Guillemot à capuchon.

ARAUCARIA, bot. Jussieu a institué ce G. de la fam. des Conifères, Diaecie Monadelphie, L., pour un grand arbre observé au Chili par Molina et Dombey, et que Lamarck, dans l’Encyclopédie, a appelé Dombexa chilensis. Lambert, dans son Histoire des Pins, le figure, planche 50, sous le nom de Dombera excelsa. Nous

restituons à ce G. le nom A' Araucaria qui lui a été donné par Jussieu, et noas appelons l’esp. que Dombey a fait connaître. Araucaria Dombey i. C’est un trèsbel arbre fort élevé, d’une forme pyramidale, dont les rameaux sont souvent opposés en croix; son bois est blanc et très -dur; ses feuilles sont squammiformes, épaisses, sessiles, imbriquées; ses fleurs sont diotques, disposées en chatons dressés, terminant les rameaux. Les chatons mâles sont ovoïdes, à peu prés de la grosseur du poing, formés d’écaillcs Imbriquées, très-serrées, terminées, à leur sommet, en pointe recourbée en dehors; elles sont toutes Axées â un réceptacle central, allongé et cylindrique. Ces écailles, à l’exception des inférieures qui sont stériles, portent le* anthères au nombre de dix â douze qui sont linéaires, uniloculaires et toutes soudées ensemble. Les chatons femelles prennent. après leur fécondation, un accroissement beaucoup plus considérable que les mâles; ils sont également formés d’écailles imbriquées, longuement acuminées à leur sommet. A l’aisselle de chacune d'elles, on trouve une fleur femelle renversée, appliquée sur l’écaille et un peu soudée avec elle par sa face inférieure. Les fruits sont olivaires, allongés, terminés en pointe â leur partie inférieure, qui doit être considérée comme leur sommet, les fleurs étant renversées; ifs portent à leur partie supérieure, une sorte d'appendice en forme d’aile amincie en une pointe très-longue; le calice est intimement appliqué sur le fruit et soudé avec lui; l’amande est formée d’un endosperme blanc et charnu qui renferme, dans son centre, un embryon allongé, cylindrique, renversé, à deux ou trois cotylédons. — Cet arbre, dont on mange les amandes, croit dans les forêts du Chili; quelques serres d'Europe en possèdent de fort beaux individus.

Depuis, on a découvert plusieurs autres esp. du même genre, telles sont : Araucaria brasiliana. arbre qui forme des forêts immenses entre les provinces de Minas Geraes et Saom-Paulo, au nord de Rio-Janeiro. Il diffère du précédent par son bois blanc et mou. par ses rameaux verticellés et surtout par ses fruits dépourvus d'appendice aliforme. On mange également se* amandes. En mêlant la résine qui découle de son tronc avec de la cire, on en forme des chandelles.

A. imbrienta, esp. du Chili, qui avait été confondue avec Vexcelsa et dont plusieurs botanistes ont parfaitement constaté la non similitude.

A. cunninqhnmii , découvert depuis une dizaine d’années dans les forêts de la Nouvelle-Hollande.

ARAUJA. bot. G. de la Pcntandrie Digynie, formé par Brotero pour une seule esp. observée au Pérou, et dont les caractères consistent dans un calice quinqueparti, une corolle cainpamtlée avec cinq appendices neclarifères à la luise; cinq étamines dont les filaments sont très larges, auriculés et dentés; anthères géminées; masses polliniques comprimées, fixée* par le sommet et pendante*; stigmate mutique. VA. Sericifera e*l un arbrisseau à feuilles cordée*, lancéolées, glanduleuses à leur base; les fleurs sont réunies en cymcs axillaires.

ARAGNA. pois. Esp. du G. l.tiljan.

ARAVEREVA. ou». E*p. du G. Coucou.

I ARBACIE. Arbacia. ècoin. G. de l’ordre des Pédi- ! ccllés, institué par Gray, avec les caractères suivant*: corps déprimé ; aires de* ambulacraires très-rétrécis; amhulacraires minces, droits; quatre à cinq tubercules, mamelonnés sur chaque plaque, ou dix rangées pour i rhaque aire, peu marqués sur le do*; tronc de l’anus , ovale, formé par quatre pièces opcrculaires couverte* | d'épines ou de piquants.

ARBALÈTE oc ARBALÉTRIER, ois. $. vulg. de Martinet de muraille.

AÈBENNE. ois. S. vulg. de Tétras Lagopède.

| ARBOIS. bot. N. vulg. du Cytise des Alpes.

J ARBORISATION oc DENDRJTE. »ix. Nom donné par les minéralogistes à des dessins semblable* â de petits > arbrisseaux que présente la surface de certaines pierres,

, telles que la Chaux carbonatée schistoïde et le Qtiarlz- | Agathe, et qui sont produits par l'intermède d'un liquide chargé de molécules de Fer ou de Manganèse, lesquelles ont pénétré entre les feuillets du Minéral ou dans son j intérieur, et sont étendues sous la forme de ramifications. Tantôt la Dendrite n’est que superficielle, c'està-dire qu’elle s’est formée à l>ndroit de la jonction de deux feuillets, en se dessinant sur chacune des deux faces qui adhéraient l’une à l’autre; tantôt la Dendrite est profonde, alors le liquide a pénétré dans l'intérieur ! de la pierre comme dans un corp* spongieux, et il faut | la tailler dans un sens convenable , pour que les rami- I firalions s'offrent sous la forme d'arbrisseaux.

ARBOUSE. bot. Fruit de l’Arbousier, i ARBOUSIER. Arbutus. bot. G. de la fam. des Ëricinées ou Bruyères. Décandrie Monogynie, L. On le reconnaît à son calice libre et quinquèparti, à sa corolle en grelot, dont le limbe offre cinq divisions courtes et rabattues, à ses dix étamines plus courtes que la corolle, ayant les anthères à deux loges, s’ouvrant â leur sommet par un petit orifice, et portant deux appendices filiformes et recourbés; l'ovaire, qui est assis sur un disque hypogync. dans lequel il parait comme implanté, offre cinq loges polyspermes; il est surmonté d’un seul style que termine un stigmate obtus : le fruit est une baie arrondie, dont la surface est plus ou moins tuberculeuse. Les Arbousier* sont des arbustes, des arbrisseaux ou même des arbres qui portent des feuilles alternes, des fleurs blanches ou roses, disposées en épis terminaux ou en panicules. On en connaît environ une vingtaine d’esp. qui croissent, partie dans les Alpes de l’Europe, partie en Orient, et quelques-unes en Amérique.

A. ordinaire. A. Unedo, L. Ce bel arbrisseau croit naturellement en Provence, en Italie et en Espagne. On le trouve déjà dansles forêts sablonneuse* des dunes, sur la côte des landes aqiritaniques; il y forme des buissons toujours verts, porte des fruits rouges de la grosseur d’une cerise, un peu hérissés ou rugueux en dehors, ce qui lui a valu le nom vulgaire A' Arbre à fraise s. Ces fruits, appelés Arbouses, sont légèrement aigrelets et se mangent lorsqu'ils sont bien mûrs, ce qui arrive à l’entrée de l’hiver, tandis que les fleurs devancent le printemps.

A. Andracipie. A. Antfrachne, L. Originaire d’Orient ©ô il forme un arbre de moyenne taille, remarquable

par son bois donl l'écorce est très-fugace, lisse, de cou* 1 leur de chair, et contraste d'une manière piquante avec son feuillage qui est vert et luisant. 11 craint le froid, et y est beaucoup plus sensible que l'esp. précédente.

A. Raisin d'Oirs, A. Uva Vrsi, L., vulgairement désigné sous le nom de Busserole; Kunlh le place dans j le G. Arctoslapky lus ; il croit dans les Alpes. Ses 1 feuilles et ses fruits, qui ont une savelir âpre et astrin- j gente, peuvent, ainsi que ceux des autres esp. de ce G., être avantageusement employés au tannage des cuirs, ; à cause de la grande quantité de tannin et d'acide gai- ' lique qu'ils renferment. On s'en sert également en médecine; les feuilles surtout sont puissamment diuréli- [ ques, et leur usage a souvent été fort utile aux personnes tourmentées par la gravelle.

ARBRE, bot. Le vulgaire, d'anciens auteurs et les ; voyageurs qui n'étaient pas botanistes, ont fait de ce mot le nom générique de divers Végétaux arborescents ou sous-arborescents, en y joignant quelque épithète propre à les singulariser; ainsi l'on a appelé :

Arbre a l'Ail, plusieurs arbres dont l'odeur des feuilles ou du bois est alliacée, particulièrement le Cerdane et une esp. de Casse.

AamiE d'Amoub, le Gainier.

Arbre d’Argent, le Prolée argenté.

Arbre Aveuglant, l’Excæcaria Galloche.

Arbre db Bal me, plusieurs arbres qui produisent des Gommes ou des Résines odorantes, tels qu'un Terminait», des lies de France et de Mascareigne; un Millepertuis t des hautes montagnes à Mascareigne; le Bursera gutnmifera, L.; YHedwigia retinifera de Swartz, etc.

Arbre ou Bois de Brésil, ou Brésillet, le Cœsalpinia echinala, L.

Arbre oii Palmiste a Bonis, YAreca crinita.

Arbre de Brésil, le Grangeria.

Arbre a Callebasse, le Crescentia .

Arbre DECARoxv,r,4n</u*fura.

Arbre de Castor, le Magnolia glauca, L.

Arbre a Chapelets, le Melia azederach , donl les graines servent à fabriquer des chapelets.

Arbre choc, l'Angelin.

Arbre dc Ciel ou de Gordon, le Gengo biloba.

Arbre a Cire, le Myrica tarifera , L.

Arbre des Conseils, le Ficus religiosa.

Arbre de Corail, l 'Arbutus Andrachne, L., dont le tronc poli est souvent fort rouge; plus particulièrement Y Erytkrina Corallodendrum, L.

Arbre a Corde, plusieurs Figuiers donl l'écorce four- 1 nil d'excellentes attaches et comine des ficelles fort propres à pécher à la ligne.

Arbre ne Cypre, le Cordia Gerascanlhes ; le Cupressus distic ha; le P inus alepensis, et même quelques autres esp. du même genre.

Arbre deCïthére, le Spotulias cytherea.

Arbre bc Diable, le Hura crépitons, L.

Arbre de Dieu, le Ficus religiosa.

Arbre de Dragon, le Dracœna Draco.

Arbre d'Excens, les diverses esp. d 'Amyris.

Arbre a Enivrer, le Pi&cidia Erytkrina, L., ainsi qu’un Galega et un Phyllantus.

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Arbre deFer, Dracœna ferrea, L., et le Stedmannia.

Arbre de la Folie. Y Amyris carana, Humb.

Arbre a Fraises, l'Arbousier.

Arbre a Franges, le Ckionanthus rirginicus, L.

Arbre a la Glu, Y Hippomane bigandulosa , L., et le Houx, avec l'écorce duquel on fait la glu.

Arbre a la Gomme, Y Eucalyptus resinifera et le Metrosideros costata.

Arbre a Grives, le Sorbier des Oiseaux.

Arbre de Gordon, le Gengo biloba.

Ardre d'Hcile ou a l'Uvi le, Y Elœococca Cordata.

Arbre Immortel, YEndrachium madagasca rieuse, et Y Erytkrina Corallodendrum , L.

Arbre Impudique, divers Yacoas, particuliérement le Pandanus ulilis, Bory.

Arbre de Judas ou de J i dée, le Cercis Siliquastrum , L., et le Kleinhocia Hospita, L.

Arbre a Lait, diverses arborescentes du G. Euphorbe, ainsi que beaucoup d’Apocynées.

Arbre aux Lis, le Tulipier.

Arbre a la Main, le Chefrostemon, de Bonplaud.

Arbre a la Mature, Y il caria longi folia.

Arbre a la Migraine, le Pretnna integrifolia qu’on dit soulager ce mal.

Arbre de Mille ans, le Baobab.

Arbre de Moïse, le Mespilus Pyracantha , L., vulg. Buisson ardent.

Arbre de Neige, le Ckionanthus rirginicus , L.

Arbre a Pain, quelquefois l'arbre qui produit le Sagou, généralement la var. apyrène de YArtocarpus incisa , L.

Arbre a Papier, le Broussonetia papyrifera.

Arbre Poison, divers Mancenilliers, Sumacs et autres arbres éminemment vénéneux.

Arbre Pcant, le Fœlidia mauritiana, le Sterculia fœtida , et autres arbres dont la fleur répand une odeur des plus désagréables.

Arbre au Poivre, le Filez Agnus-castus, à cause de la forme de ses fruits, et dans le midi de l'Espagne, le Schinus Molle qui s'y naturalise, et où ses graines commencent à s'introduire dans l'office.

Arbre au Raisin, 1 e Stapbylea pinnala, L.

Arbre Saint, le Melia Asedarach , L., dont les grains sont quelquefois employés à faire des chapelets.

Arbre de Seringue, le Siphonia Cahuchu, parce que l'on fait à la Guianc, avec la Gomme élastique qui provient de cet Arbre, des vessies dont on peut se servir pour donner des clyslères.

Arbre de Soie, le Periploca grœca , L.; YAsctepias sy'riaca, L.; un Bomba x , un Tournefortia , mieux nommé Yeloulier; le Muntingia Calabara, L.; lesit/i* musa arborea et Julibrixin, enfin, le Celtis micran- ! thus.

Arbre de Suif, le Stillingia sebifera.

Arbre Triste, le Nyctanthu s Arbor-tristis, L., dont j les fleurs ne voient jamais l’éclat du jour, i Arbre aux Tulipes, le Liriodendron tulipiferum, ou Tulipier.

Arbre au Vermillon, le Qucrcus cocciferus, L.

Arbre de la Vache, un arbre de l'Amérique méridio-

A II B

iiale, qui donne une grande quantité d'un lait qu'on dit nourrissant, et qui parait appartenir à la famille des Sapotilliers.

Arbre du Vernis, le Rhua remue, un Terminalia et YJngia de Loureiro.

Arbre de Vie, les diverses esp. du G. Thuya.

ARBRES. Arbores, bot. Considéré d’une manière générale et dans son acception la plus grande, le mot Arbre comprend tous les Végétaux à lige ligneuse. Par celte déduit ion, on voit qu'il est opposé au mol Herbe, par lequel on désigne tous les Végétaux à lige herbacée. Mais cependant, les botanistes et les agriculteurs donnent à ce mol un sens plus précis et moins étendu; ils réservent spécialement le nornd’Arbres aux Végétaux ligneux d'une certaine hauteur, qui ont une tige ou un tronc simple à la partie inférieure, ramifiée seulement vers sa partie supérieure, employant les noms d'Arbrisseaux, d'Arbustes et de sous- Arbrisseaux pour les autres plantes ligneuses, à tige ramifiée dès la base.

Nous n'entreprendrons point, dans cet article, de considérer les Arbres sous le rapport de leurs nombreux lisages dans les arts et l’économie domestique, de leur culture en grand, et des différents moyens de multiplication mis en œuvre pour en propager les races. Le plan et le but de cet ouvrage ne nous permettent point d'entrer dans les détails de ce sujet important, pour lequel nous renvoyons aux traités spéciaux d'agriculture et d'aménagement des forêts; nous nous contenterons de présenter ici quelques considérations générales sur l'organisation intérieure, la grandeur et la durée des Arbres.

Les Arbres, dont la réunion constitue ce qu’on nomme forêts, sont non-seulement un des plus beaux ornements de la terre, mais ils servent encore à sa fertilité. En effet, le voisinage d'une forêt, surtout sur le penchant d’une coltine, entretient dans les plaines qui l’environnent une humidité salutaire, qui favorise singulièrement les phénomènes de la végétation. Les cimes élevées des forêts appellent les nuages et les brouillards, les retiennent, et alimentent ainsi les sources et les ruisseaux. C’est surtout dans les pays que l'on défriche, que l’influence salutaire des forêts se fait le plus clairement apercevoir. Tant que l’on conserve celles qui couvrent les lieux élevés, la terre étonne par sa fécondité; niais si le défrichement envahit les collines, les sources et les ruisseaux se tarissent, la terre devient sèche et aride, et perd pour jamais sa fertilité. Plusieurs des colonies européennes pourraient servir d’exemple à ce que nous venons de dire et en constater la réalité.

Division des Arbres en wonocotylédones et en dicotylédones. — • Les Arbres, ainsi que tous les autres Végétaux pourvus de fleurs, se distinguent en deux classes, suivant que leur jeune embryon ou planlule porte un seul ou bien deux cotylédons, c’est-à-dire une ou deux feuilles séminales. Ces deux grandes classes ou groupes ont reçu les noms de Monocottlédons et de DicotylEdoxs. ( f ". ces mots, ainsi que tous les autres indiqués dans le cours de cet article en petites capitales.) Celte différence, dans le nombre des Cotylédons, est loin d'élre la seule qui distingue les Arbres de ces deux classes. Il y a dans leurs formes extérieures, leur

port, des différences non moins tranchées, et que l’on retrouve également dans leur structure anatomique, l’arrangement et la disposition des différentes parties qui les composent, et leur moded’AccaoiasEWNT. Ainsi, les Arbres dicotylédonés, tels que les Chênes, les Ormes, les Saules, les Tilleuls, en un root tous ceux qui croissent spontanément, dans les forêts européennes, ont la tige ou le tronc cylindrique, diminuant progressivement de diamètre, à mesure qu’on l'examine davantage vers sa partie supérieure où il se ramifie, d’une manière irrégulière et confuse, en un nombre plus ou moins considérable de branches et de rameaux. Si l’on examine de plus près le tronc d'un Arbre dicolvlédoné, on trouvera qu’il est recouvert extérieurement d’une écorce distincte, formée de feuillets qu’il est souvent possible d'isolcr les uns des autres. Coupez celte tige transversalement, et vous la verrez composée à son intérieur découches concentriques, s'emboilaut toutes les unes dans les autres et allant en décroissant en diamètre de la circonférence vers le centre. Ces couches concentriques, qui portent le nom de couches ligneuses ou de système central, se com|>osent, 1® de la Moelle et de PÉtoi médullaire qui la contient, occupant k centre de la(ige;2”du Bois, c’est-à-dire de toutes les couches circulaires qui entourent immédiatement le canal médullaire; 30del'AtRiER ou faux bois, c'est-à-dire des couches ligneuses les plus extérieures, de celles qui ont été les dernières formées, et qui ne se distinguent du bois proprement dit que par une teinte généralement plus pâle, un tissu plus lâche cl un grain plus grossier. Sur la surface d'une tige ainsi coupée, on aperçoit des lignes de tissu cellulaire, allant, en divergeant du centre vers la circonférence, de l’étui médullaire jusque dans l’intérieur de l’écorce, et servant ainsi à faire communiquer la moelle avec le parenchyme de l'écorce; on les appelle Insertions ou Bâtons médullaires. Enfin, l’écorce ou système cortical est formé tout à fait à l’extérieur de I’Épiderme, membrane mince et sèche qui revêt toutes les parties extérieures des Végétaux; au-dessous de l’épiderme, on trouve une couche de tissu cellulaire, diversement colorée, ordinairement verte et succulente dans les jeunes branches, analogue à la moelle renfermée dans le canal médullaire, et qu’on désigne sousle nom ü'Enveloppe herbacée ou moelle corticale. Cette partie, quelquefois peu apparente, est, au contraire, très -développée dans certains Végétaux, comme, par exemple, dans le Quercus Suber, où elle forme la partie connue et employée sous le nom de liège. Au-dessous de l’enveloppe herbacée, on voit plusieurs feuillets minces, qui cependant manquent quelquefois; on les nomme Couches corticales. Enfin, la partie la plus intérieure de l'écorce, formée ordinairement de lames ou de feuillets appliqués les uns contre les autres, est désignée sous le nom de Liber.

Telles sont les différentes parties qui entrent daus la formation de la lige d'un Arbre dicotylédoné; telle est la position relative que ces parties offrent constamment entre elles.

La structure du tronc ou stipe d'un Palmier ou de tout autre Arbre monocotylédoné. est loin d’être la même que celles dont nous venons d'esquisser les principaux

(rails. Nous n'y trouvons plus cel assemblage régulier de couches concentriques de Bois et d’ Aubier, disposées symétriquement autour d'un canal médullaire central. Ici la moelle, au lieu d'être renfermée dans une sorte d'étui qui n'occupe que le centre du tronc, forme en quelque sorte toute la masse du slipe. Les fibres ligneuses ne sont poiul rapprochées et disposées en couches qui s'emboîtent les unes dans les autres, mais elles forment simplement des faisceaux isolés les uns des autres, et qui sont en quelque façon épars au milieu du tissu médullaire. Le plus souvent, le stipc des Végétaux monocolylédonés est dépourvu de véritable écorce, ou celle dont il est revêtu est tellement adhérente avec la partie sous-jacente, et offre une structure si différente de celle des Arbres dicotylédonés, qu'il est difficile de la reconnaître. Si à ces caractères anatomiques, nous ajoutons ' ceux que l'on peut tirer du port et des formes extérieures, nous ferons encore plus ressortir les différences qui existent entre les Arbres inonocotylédonés et dico- j tylédonés. Ainsi, le stipc se présente, en général, sous la forme d'une colonne cylindrique, ordinairement simple, peu renflé vers sa région moyenne, et couronné à son sommet par un large bouquet de feuilles entremêlées de grappes et de fleurs. Il est extrêmement rare que le slipe soit ramifié; presque toujours il est simple, ce qui n'a jamais lieu dans les Végétaux à deux colylédons. Enfin, si l'on étudie la manière dont les Arbres de ces deux grandes classes s'accroissent et se développent, on complétera le tableau des différences qu'ils offrent et qui les distinguent.

De la hauteur des Arbres. — Tous les Arbres placés dans un même terrain ne parviennent pas à la même hauteur. Ils présentent à cet égard des différences qui tiennent à leur nature même. Cependant la qualité du j sol et l'exposition exercent une influence sur la hauteur à laquelle ils peuvent parvenir. En général, ils sont d'autant plus forts et plus élevés, qu’ils se trouvent placés dans un sol et une situation qui sont plus en rapport avec leur nature. On a remarqué qu'une certaine humidité, jointe à l'action des rayons du soleil, était la circonstance la plus propre à leur développement et à leur accroissement. Aussi les forêts des régions qui présentent ces conditions sont-elles peuplées d'Arbres qui acquièrent, en tout sens, des dimensions considérables.

Il est rare que, dans nos climats, les Végétaux ligneux s'élèvent au-dessus de cent vingt ou de cent trente pieds; taudis que, dans les régions équatoriales du nouveau monde, des Palmiers et quelques autres Arbres atteignent quelquefois cent cinquante et même deux cents pieds d'élévation.

De la grosseur des Arbres. — La grosseur des Arbres ne varie pas moins que leur hauteur. Elle est ordinairement en rapport avec elle dans les Arbres dicotylédonés, tandis que dans les Palmiers, qui, souvent, élèvent leur cime majestueuse à plus de deux cents pieds, le stipe n'a pas quelquefois plus d'un pied de diamètre. ■ On rapporte une foule d'exemples d'Arbres qui avaient ! acquis une grosseur extraordinaire. Ainsi, tout le ' monde connaît le fameux Châtaignier du mont Etna, qui. s’il faut en croire certains auteurs, n'avait pas ! moins de cent soixante pieds de circonférence. Son |

tronc était creux, et l'on prétend que pétulant les temps d'orage un berger pouvait s'y mettre à couvert avec un nombreux troupeau. Sans recourir à ces exemples, probablement exagérés, on sait que les fameux Baobabs (Adansonia digitata ), observés par Adanson aux île* du Cap-Vert, avaient jusqu'à quarante cinq pieds de diamètre. ce qui donne un développement de cent trentecinq pieds pour leur circonférence. Il n’est pas rare de voirdansnos climats des Chênes, des Ormes, des Saules, des Ifs et même des Poiriers, arrivés à trente-cinq ou quarante pieds de circonférence.

De la durée des Arbres. — Lorsque les Arbres sout placés dans une situation et un terrain qui leur sont convenables, ils peuvent vivre pendant plusieurs siècles. Cependant ils n'ont pas tous la même durée; car l'on a remarqué que, parvenus à une certaine époque, les Arbres cessant de s’accroître, tombent dans une sorte de décrépitude, se couvrent de Mousses et de Lichens, et finissent par périr. En général, l'Olivier peut durer pendant trois cents ans; tandis que le Chêne végète et s'accroît pendant cinq ou six siècles, lorsqu'il est placé dans un terrain qui lui est bien convenable. Les cèdres du Liban vivent un si grand nombre d'années qu’on peut les regarder en quelque sorte comme indestructibles. Il parait que c’est pour ce motif que Salomon ne fit employer que du bois de cet Arbre à la construction du fameux temple de Jérusalem.

ARBRES VERTS, bot. On appelle ainsi les Végétaux ligneux quiconservent leurs feuilles toujours vertes, pendant plusieurs années, en appliquant plus spécialement cette expression aux Arbres de la famille des Conifères, tels que les Pins, les Sapins, les Thuyas, etc. En général, les Arbres verts sont remarquables par leur feuillage dur et coriace, comme les Myrtes, les Orangers, les Lauriers-roses, les Alaternes, etc., ou bien par les sucs balsamiques et résineux qu'ils contiennent, comme les Pins et les Sapins. On les emploie très-souvent dans les jardins d'agrément, soit pour varier le paysage dans les différentes saisons, soit pour cacher les murs ou former des haies.

ARBRISSEAUX. Arbusculœ. bot. Les Arbrisseaux ne diffèrent des Arbres proprement dits que par leur tige ramifiée dès la base. Comme eux, en effet, ils portent des bourgeons à l'aisselle de leurs feuilles, bourgeons qui se montrent une année avant de s'épanouir; c'est par ce caractère seulement que les Arbrisseaux se distinguent des Arbustes. Ainsi, le Lilas, le Noisetier ordinaire, l'Alalerne, sont des Arbrisseaux.

ARBRISSEAUX (SOUS-). Suffrulices. bot. On confond, en général, les Sous-Arbrisseaux avec les Arbustes. Cependant, ces deux modifications méritent d'étre distinguées. Tous deux ont ce caractère commun, qu'ils manqueut de bourgeons à l'aisselle de leurs feuilles ; mais les Sous-Arbrisseaux se font reconnaître à leur lige seulement ligneuse à sa base qui est dure et persistante, tandis que ses ramifications sont herbacées, meurent et se renouvellent chaque année; on en a des exemples dans la Khue, Ruta graceolens ; le Thym, Thymus rulgaris; la Sauge, Salcia o/fin naît s; la Vigne vierge, Ampélopsis qui nque folia f etc.

ARBUSTES. Trulices. bot. Les Arbustes diffèrent

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des Sous- Arbrisseaux par leur tige entièrement ligneuse et non herbacée à ses extrémités; des Arbrisseaux, par leur taille généralement plus petite et l'absence des bourgeons axillaires ; tels sont les Bruyères, les Daphués, etc.

ARBUTUS. bot. S.lat. d’ Arbousier.

ARCACÉS oc ARCACÉES. *oll. Fam. de l’ordre des Lamellibranches ostracés, qui se compose, suivant Lamarck. des G. Cucullée, Arche, Pétoncle et Nucule, et à laquelle il donne les caractères suivants : dents cardinales petites, nombreuses, mirantes et disposées sur l'une et l'autre valve, en ligne, soit droite, soit arquée, soit brisée. Nous adoptons aussi cette fam., en rapprochant provisoirement les Trigouies des Arches, ainsi que l'ont fait Cuvier, Ocken et Goldfuss; car le G. Castalie, qui forme, avec les Trigonies, une fam. particulière, dans la nouvelle édition des An. sans vert., nous parait peu différent de certaines esp. d’ Unio, et, bien que les Trigonies s’éloignent assez de toutes les autres Coquilles bivalves, c'est cependant avec les Arches qu’elles ont le plus de rapports, ce qui nous détermine h les comprendre dans celte fam. jusqu'à ce que l'on connaisse leurs Animaux, et par là leurs véritables rapports.

C'est à Poli que l'on doit la connaissance des Animaux des Arches et des Pétoncles; avant lui on ignorait complètement leur organisation. Les Arches et les Pétoncles, qui sont les deux G. qu'il a examinés, diffèrent particulièrement parla forme du pied, ce qui, dans son mode de classification, les avait fait placer dans deux fam. différentes, dont l'une ne comprend que le G. Pétoncle, sous le nom d'Ax inœoderma ou uxinœa, tandis qu’il a appelé les Arches Uaphnoderma f et leurs Animaux Daphné. — Dans les premiers de ces Animaux, le pied est grand, comprimé, il a la figure d'une hache, et sort par le milieu des valves opposées aux crochets. Son bord postérieur est double et lui sert à ramper. Dans les seconds, ou les Arches, le pied est réduit à un cordon tendineux aplati, ou à line plaque de substance cornée, située au-devaut de l'abdomen, avec laquelle l’animal se fixe et adhère très fortement aux corps sous-marins, les valves laissant entre leurs bords un bâillement qui permet la sortie de cette sorte de pied. Celte circonstance ne se montrant |>oint dans beaucoup d'espèces d'Arches, dont les bords des valves joignent exactement sur tout leur contour qui offre même un engrénage entre les angles rentrants et les saillants des côtes dont elles sont pourvues. Cuvier a pensé que, sans doute, leur pied devait être conformé comme celui des Pétoncles, puisque ces Coquilles n’offrent point de passage pour le cordon tendineux avec lequel se fixent les autres, et que, par conséquent, elles sont libres et non fixées, ce qui devrait les faire séparer des Arches ; mais peut - être ont - elles une sorte de byssus? S'il n’en était pas ainsi, ces caractères deviendraient en quelque sorte spécifiques, et la séparation des Pétoncles et des Arches ne serait plus motivée. Du reste, on ne sait point encore si les Arches, quoique habituellement fixées, n’ont pas la faculté de pouvoir se détacher et se transporter d'un lieu à un autre, ce «lui nous parait probable. Des observations nouvelles

i nous éclaireront à ce sujet. Quant à Y Area tortuosa , i la singularité de sa construction ne nous parait être qu’une différence d'espèce. Nous imiterons Schweigger, en faisant, d'après les indications de Cuvier, deux groupes distincts dans le G. Arche, |>our les anomalies dont il s'agit.

Outre les différences que nous venons de signaler entre les Arches et les Pétoncles, dans l’organisation de leurs pieds, différences qui modifient beaucoup leurs habitudes et leur manière de vivre. Poli a reconnu que le cœur est double dans les Arches, tandis qu’il est simple dans les Pétoncles. Dans les Arches qu’a observées cet habile naturaliste, il n’a point reconnu de glande propre à séparer la matière qui forme le byssus, et leur pied n’esl point conformé pour filer celte matière; ce qui jette encore plus d'indécision sur la construction du pied dans les Arches dont les valves sont entièrement closes.

Comme dans tous les Lamellibranches ostracés, le manteau des Arches s'ouvre pour laisser passer le pied, mais fl n'a point d'autre ouverture ni aucun prolongement eu forme de tube; aussi n'aperçoit on de l'Animal vivant que le pied hors de sa Coquille.

Dans tous les G. de cetle fam , les deux valves sont égales, régulières, ira us verses, orbiculaires, ou dune forme triangulaire. Communément leurs bords joignent exactement, excepté dans certaines Arches. La charnière est garnie d'un grand nombre de petites dents transverses, parallèles entre elles, de forme variable, qui engrènent dans les intervalles les unes des autres, et qui sont dis|K>sées sur une seule ligne, tantôt droite, tantôt arquée ou brisée. Dans les Nucules ces dents sont fort remarquables par leur longueur et leur forme; elles ressemblent â un peigne dont les dents seraient très-pointues. Dans les Trigonies, des dents cardinales lamelleuses, bien marquées et distinctes du bord dorsal des valves, éloignent ce G. de la construction propre aux Arches; mais ces dents offrent des stries transverses et élevées, qui forment une sorte d’analogie. Les crochets sont souvent très-écartés, les impressions musculaires internes très-visibles et latérales. Le ligament qui unit les valves dans les Arches, les Pétoncles et les Cucullées, est d’une nature et d’une construction toute particulière ; ce n'est point une sorte de cordon tendineux, allant d'une fossette à l'autre, comme dans tant d'autres Bivalves, ou s'étendant comme une charnière étroite et longitudinale entre les crochets; ce sont des chevrons cartilagineux, s'emboîtant les uns dans les autres en se recouvrant, et qui vont d'une valve à ('autre en remplissant, dans les Pétoncles, l'intervalle souvent assez grand entre les crochets. Dans Y Area Note et le3 esp. analogues, ces chevrons sont peu nombreux et ne sc touchent pas ; mais une anomalie remarquable, c'est que, dans le G. Nucule, le ligament est tout â fait intérieur, formé par un cordon tendineux qui s'insère de part et d'autre sur une saillie en cuilleron, placée à l'angle de la ligne brisée de la charnière , sous les crochets. Il cil résulte, si du reste l'organisation de leurs Animaux est la même, que dans les Pétoncles, la nature ou l'emplacement du ligament ne rompt pas des rapports naturels.

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Plusieurs esp. d' A relies et de Pétoncles sont remarquables par la construction de l'épiderme qui offre une enveloppe épaisse, écailleuse, formée de petites languettes, souvent assez saillantes et piliformes, posées en recouvrement comme les tuiles d'un toit, du sommet au bord des valve», et remplissant leurs canelures longitudinales. Dans quelques Pétoncles , cet épiderme forme comme une enveloppe épaisse et feutrée. Dans les Arches, les Cucullées et plusieurs Nucides, la coquille est généralement transverse; dans les Pétoncles et d'autres Nurtiles, elle est orhiculaire. Les esp. de cette fam. habitent près des rivages, enfoncées dans le sable ou la vase, ou attachées sur les rochers, lorsqu'elles se fixent. On en mange quelques-unes sur les bords «le la Méditerranée; mais elles ne paraissent pas être très-recherchées, le peuple seul en fait sa nourriture.

Voici le tableau méthodique des G. qui composent cette fam.. dans laquelle on ne connaît jusqu'à présent aucun Mollusque vivant dans Peau douce, t Charnière composée de petites dents ou lames transrerses et parallèles, de forme rariable, disposées, en une série longitudinale, sur les bords donaux des ralres.

a. Un cordon tendineux ou une plaque cornée servant de pied ordinairement fixé; coquille transverse, ligament extérieur, ligne cardinale droite.

1. Ligne cardinale munie à ses extrémités de lames parallèles entre elles et à la direction de celle ligne.

G. I. Ccct LLte, CuculUea , Lam.; Area, Cuvier.

2. Point de lames à l'extrémité de la ligne cardinale. G. U. Arche, Area, Lsm.\ Daphnodenna {Daphné).

Poli.

p. l'n pied sécuriforme, servant à ramper.

1. Coquille orhiculaire; ligament extérieur; ligne cardinale arquée.

G, III. Pétoncle. /’ecfunctt/ws, Lam.\ A xinœoderma ( Axinea ), Poli.

S. Coquille suhtriangulaire, ou ohlongue ; ligament intérieur; ligne cardinale brisée, munie de dents en forme de peigne.

G. IV. Nicole, Mue nia , Lam.; Daphnodenna, Poli; Area, Cuvier.

tf Charnière composée de dents cardinales lamelleuses, striées transversalement et distinctes des bords dorsaux des valves.

G. V. Trigoxie, Trigonia, Lam.

ARCACITES. Arcacitcs. «oll. Nom donné aux esp. du G. Arche, que l’on trouve à l’état fossile. Mais il résulte de la division du grand G. Area de Linué en plusieurs G. distincts, que l’on ne doit appliquer la dénomination d'Arcacites qu'aux esp. fossiles du G. Arche de Lam. Schlotheim mentionne dix Arcaciles qui paraissent dé|»cndre des G. Arche et Pétoncle. ARCANETTE. ois. Nom vulg. du Canard Sarcelle d'été. ARCANGEL. bot. S. de l'Eupatoire odorant.

ARCAN1E. Arcania. crcst. G. de la fain. des Brachyures, fondé par Leaeh aux dépens des Leucosies de Fab. L'auteur ne cite qu'une espèce. l'A. Hérisson. A. \ Erinaceus , qui est le Lcucosia Erinaceus deFabricius, ou le Cancer Erinaceus de Herbst (1. 158, tab. 30, fig. 3). Elle habile l’Océan Indien.

ARCANSON. bot. Résine obtenue par incision du Pinus ma ri tinta . On l'emploie dans la marine, sous le nom de lirai gras, après l'avoir fait fondre avec une partie de Suif.

ARCEAUX. Arcus. zool. Mol employé souvent comme synonyme d'AiutAOX. Les Arceaux s'en distinguent en ce qu’ils eu sont les parties constituantes; un anneau complet étant formé essentiellement de deux demi-Arccaux joints par leurs deux extrémités; ils sont donc composés eux-mêmes de plusieurs pièces distinctes dans certains cas, et intimement soudées dans d’autres. Elles sont ordinairement visibles dans les anneaux du thorax des Insectes , et confoudues dans ceux de l'abdomen et de la télé. Nous ferons connaitrc ces pières à l'article Thorax.

AKCELLIENS. ArceUinæ. ihfor. Fam. admise par Ehrenberg, dans sa classification des Infusoires, et dans laquelle sont rangé» ceux de ces Animalcules qui ont leur enveloppe non divisée, mais urcéolée ( tel est le G. Difjlugia ), ou bien scutelliforme comme dans le G. Arcelta.

ARC-EN-CIEL. V. Lviliftt.

ARC-EN-QUEUE. ois. Esp. du G. Troupiale.

AHCEST1IIDLS. bot. Vieux nom des baies du Genévrier, que Desvaux a étendu aux fruits qui présentent la même conformation.

AUCKUTOB1LM. bot. Marschall a fait, sous cette dénomination, un G. nouveau pour le k'iscum Oxycedri. Ce G. avait été établi précédemment et nommé Hazountowskia, par Uofftnann.dans son Catalogue du Jardin de Moscou pour l'année 1808. Mais . comme il existait déjà un G. de pi. dédié au comte Alexis de Razoumowski, Marschall a cru devoir changer le nom douné par Hoffmann. P. Gin.

ARGUAIS, «oll. C. Archidie.

ARCH ANGELICA. bot. Hoffmann, dans sa Monographie des Ombellifères, a distrait du G. Angelica trois espèces pour en former un G. particulier qu'il a caractérisé par un calice à bords courts et divisé en cinq dents; pétales elliptiques, entiers, acuminés, recourbés vers l'extrémité; fruit à dos un peu comprimé, doublement ailé de chaque côté avec la raphe presque centrale; méricarpes marqués de trois eûtes élevées, ou carènes centrales, cl de deux autres latérales, dilatées en forme d'ailes; tégument de la graine non adhérent au noyau qui est libre. Les trois esp., dont deux appartiennent à l'Europe et l'autre au Kamlschalka, sont des pl. vivaces, quoique perdaut chaque année leurs tiges qui ont de quatre à six pieds; elles sont cylindriques ou anguleuses, creuses, garnies de feuilles très-découpées et d'ombelles terminales, à fleurs blanches.

ARCHAH1AS. i«. G. de Coléoptères létrainèrcs, établi par Dejean pour des Insectes de l’Amérique mérid., appartenant à la fam. des Rhinchopbores, qui est une division du grand G. Charanson de Linné.

ARCHE. Area. moll. Lamellibranches marins. G. de la fam. des Arcacés, qui comprend des Coquilles remarquables par leur forme transverse. très-inéquilaléraie, presque rhomboldale, ayant souvent les sommets très-écartés. Les valves isolées présentent un peu la figure d’un navire, lorsqu'on les pose sur leur bord su-

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périeur, cc qui leur a valu le nom qu'elles portent. L'écartement des crochets donne lieu â une facette externe, plane ou creuse, sur laquelle s'applique le ligament. On y voit l’empreinte des chevrons peu nombreux soutenant le ligament qui s'étend sur toute cette facette, et ces empreintes y forment des losanges, lorsque les valves sont réunies. L'Animal est lamellibranehe os tracé. muni d’une sorte d’appendice abdominal tenant lieu de pied, et formant un gros cordon tendineux, comprimé sur les côtés, élargi à son extrémité on une sorte de plaque cartilagineuse , avec laquelle il se fixe sur les corps sous-marins, t flaires bâillantes, inéquicalces , et inégalement obliquas.

Area tortuosa , L.; Lam., Encyclop. mélh., pl. SOS, f. 1. a, b, vulg. la Ristournée, le Dévidoir, l’Arche torse; de l'Océan Indien. — A. semitorta , Lam. ; de la Nouvelle-Hollande.

tf Paires régulières, équiralces ; bord moyen sinueux et bâillant />our le passage du pied.

A. Note, L. ; Lam., Encycl. mélh., pl. 305 et 305, f. 2, a, b, vulg. l'Arche de Noé; dans l'Adriatique, dans l'Océan, sur nos côtes et aux Antilles. — A. imbricata, Rrug.; le Cap, le Sénégal et les côtes d’Angleterre. — A. barbota, L.; Lam., Encycl. mélh., pl. 300. f. 1, vulg. l’Arche velue; des côtes de France. d’Afrique, d’Angleterre, etc. — A. laccrata, L. ; Brug. , Encycl. mélh., t. 309, f. 2, vulg. l’Amande à cils; dans la mer des Indes. — A. fnsea, Brug-, Encycl. mélh., pl.308, f. 5, vulg. l'Amande rôtie. Elle habile Madagascar et les Antilles.

t+f Faites généralement égales, fermant exactement dans tous leurs contours, crénelées en dedans.

A. antiquata, L., Lam.; Encyc. mélh.. pl. 306, f. 2, a. b. Elle habile l'Océan indien, les côtes d’Afrique et la Méditerranée. — A. rhombea , Encycl. mélb.. pl. 307, f. 3. a, b, l'Océan indien. — A. senilis, L.; Lam., Encycl. mélh., pl. 508, f. 1, a, b. l'Océan américain, les côtes d'Afrique.

ARCHE CHAMBRÉE. S. vulg. de la Cuculléc auriculifère.

AHCIIEMORE. Archemora. bot. G. de la fam. des Ombeliifères. créé par De Candolle aux dépens du G. Berce, Sium. L., pour quatre esp. qui offrent un calice bordé de cinq dents, des pétales obeordés, avec une petite découpure infléchie; fruit comprimé sur le dos, plan, ovale ; méricarpes à cinq carénés rapprochées, à égales distances, à bords membraneux, dilatés cl presque aussi larges que la graine; des lignes solitaires sur les valleculesel les remplissant : ces lignes sont gémi nées dans la commissure. Carpophore biparti; semence aplatie. Ces pl. sont des marais de l'Amérique septentrionale; elles se font reconnaître à leurs feuilles pennées et découpées, d'un aspect assez particulier. Les fleurs sont blanches.

' ARCHER. Toxoles. rois. G. formé par Cuvier dans l'ordre des Acanthoplérygiens. fam. des Squammipenncs, pour un Poisson voisin des Chétodons, et dont les caractères consistent en un corps comprimé, à grandes écailles; dans l'aplatissement horizontal de son museau

qui est obtus, avec la bouche fendue, les dents en lime douce, le liord inférieur du préopercule et du sous-orbicule finement dentelé, et la dorsale courte ne commençant que vis-à-vis de l'origine de l'anale. Le Labrus jaculutor de Sliaw (iv, pars il, pl. 08 ) en est le type. Ce Poisson, de couleur jaunâtre, orné de cinq tachés brunes sur le dos, est remarquable par ses mœurs. Habitant les mers de l'Inde, il lance contre les Insectes qui s'approchent du rivage des gouttes d'eau, au moyen desquelles faisant tomber ceux-ci dans les flots, il en fait sa nourriture. Cuvier n'a trouvé que des Fourmis dans son estomac.

AKCHIDIE. Archias. «oi.l. G- formé par Monlfort, pour un petit Céphalopode vivant, de la fam. AnCamé- | rines et du G. Orbiculine de Lamarck, dont il ne doit 1 pas être séparé.

ARCHONTE. Archonta. «on.. Nouveau G. proposé par Monlfort {Conchyl. Syt. T. il, p. 51), |>ourunc petite Coquille dont la forme singulière se rapproche infiniment de celle des Hyales et des Cléodores. Cette Coquille est de la grosseur d’un petit pois, iranparenle, irisée,

I verdâtre, pellucide, sans empreinte spirale, en forme de gaine, conique et déprimée; son sommet un peu recourbé, son ouverture large, transversale, ayant l’un de ses bords très-sinueux. Monlfort a trouvé celte Coquille en très-grande abondance, après un coup de veut de l'équinoxe d'automne, sous le Fort-Blanc, à l'est du port de Dunkerque.

AHCUYTKE. Archyteæ. bot. Marlius, dans sa Flore du Brésil, a institué sous ce nom un G. de la fam. des Tiliacées, Polvadclph. L., qu'il a caractérisé ainsi . calice â cinq sépales persistants; cinq pétales; cinq faisceaux ou phalanges d'élatnines; anthères didynames, à deux loges s'ouvrant longitudinalement parie sommet; style simple; capsule à cinq loges polypcrmes; semences linéaires. L’.-# - triflora, jusqu'ici la seule esp., est un Arbuste à feuilles fasciculées, spalulées, presque aigues, glabres et d'un vert glauque ; l'extrémité des rameaux est garnie de trois fleurs pédouculées.

ARC1.NELLE. Arcinelta. moll. Ce nom dunné à une esp. de Chama, par Linné, a servi â Ocken comme dénomination générique. Le G. Arcincllc de cet auteur, dans lequel il ne comprend cependant point la Chama Atxinella, répond au G. Cardite de Bruguière et de Lamarck.

ARCOPAGE. Arcopagus. ins. Coléoptères dimères; G. établi par Leach aux dépens du genre Psélapbe de Herbst. L'auteur cite ces trois esp. : 1® VA. glabricollis ; 2° VA. clacicornis ; 3° VA. bulbifer, représentées sous les mêmes noms spécifiques, et rapportées au genre Psélaphe par Reichenbach (Monugruph. Pselaph. T. i, fig. C, 7 et 8). Leach place le G. Aréopage dans la fain. des Psélaphidés; il appartient évidemment à celui des Psélaphes proprement dits de Lalreillc.

ARCHE. Arclia. rxs. G. de Lépidoptères nocturnes, établi parSchranck aux dépens des G. PhaUena de Linné et Bombyx de Fabricius, distingué par Gerinarsous le nom d 'Arctornis. Lalreillc le place dans la fam. des Noclu-Bombyciles. et lui assigne pour caractères : lani gue très-courte et dont lesdeux filets sont ordinairement

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disjoints; palpe* hérissée*; antennes bipectinées, dans les mâles au moins. Par là ces Insectes se distinguent des Callimorphes; ils diffèrent des Bombyx par la présence d’une trompe. Selon Germa r, les palpes inférieures ou les labiales de Savigny sont cylindriques, couvertes de poils et relevées; celles des Calimorphes, au contraire, sont portées en avant, presque nues et un peu comprimées; ces palpesont trois articles. Les Arcliessonl, pour la plupart.de très beaux Lépidoptères, portant les ailes en toit; leurs Chenilles ont seize pattes. Une des esp. les plus remarquables est l’A. Martre, A. Caja deScliranck et de La treille, ou le Bombyx Caja de Fabricius; elle est figurée par Vauthier (Figures et Synonymie des Lépidoptères nocturnes de France, 1" livraison, pl.l, flg.3). C’est l’écaille martre ou hérissonne de Geoffroy et d’Engramelle. On doit aussi rapporter à ce G. les / ombyx ckrysorrhæa, auriflua, liebe, Sali ci s, Mono, l e port na. Les habitudes de ces Insectes sont celles des Bombyx.

ARCTIQUE, rots. Esp. du G. Saumon.

ARCTITE. Arctite s. xax. G. de la fam. des Plantigrades. ordre des Carnassiers, institué par Temminck, directeur du Musée royal de Leyde, pour un quadrupède fort intéressant qui lui a été envoyé, en 1830, de l'Archipel des Indes. Les caractères du G. consistent en dixhuit dents à chaque mâchoire, dont six incisives, deux canines el dix mâchelières; à la mâchoire supérieure il yasix fausses molaires el pareil nombre de vraies, tandis qu’à l’inférieure il n'y en a que quatre vaies el six fausses. Les canines sont longues, comprimées et tranchantes. Il yaàla mâchoire supérieure deux tuberculeuses, une seule à l’inférieure; elles sont remarquables à cause de la grosseur de leur talon plus court, plus arrondi et encore plus fort que chez les Paradoxures dont, en général, ils se rapprochent beaucoup, par la forme de leurs dents, encore plus épaisses et plus tuburculeuses que chez ceux-ci. Ils ressemblent aux Ratons par leur marche plantigrade. Ils lient ce G. aux Civettes et surtout aux Paradoxures, par l'ensemble de leur organisation. Le corps est trapu, la tête grosse, les yeux petits, de même que les oreilles qui sont en outre arrondies et velues ; ils ont à tous les pieds cinq doigts garnis d'ongles crochus, comprimés el assez fort s, mais non rétractiles. La queue est prenante, longue, épaisse, enüèrement velue.

A. Rentciotig. Arctitis Uinturong , Temm. Paradoxurus ater, F. Cuv. ; le tûtes ater, \ alêne. Il a deux pieds environ depuis le bout du museau jusqu'à l'origine de la queue, qui a deux pieds six pouces. Il est couvert de poils durs, longs, épais et noirs. Les lèvres sont garnies de longues moustaches et les oreilles intérieurement de poils courts et grisâtres : à l’extérieur elles sont couvertes de longs poils semblables à ceux du reste du corps, et qui forment, par leur réunion, un long et grospinceau. La femelle, Ictides atbifrons , Valenc., a l'extrémité des poils d’un blanc grisâtre ou roussâtre, ce qui fait paraître la robe de ces dernières couleurs; le ventre est un peu plus foncé que le dos; le front et le tour des yeux sont blanchâtres. On trouve ce quadrupède à Sumatra, à Malaca, et quelquefois à Java; il parait être rare partout, mais principalement à Java.

ARC 299

Le célèbre voyageur buvaucel, quelque temps avant sa mort, a envoyé de Sumatra au Muséum de Paris, un nouveau Carnassier fort remarquable par la disposition de ses couleurs et par ses caractères zoologiques. qui le rapprochent beaucoup des Arclites, dont il diffère cependant assez pour devoir former un G. nouveau que F. Cuvier a nommé Panda.

ARCT1TITK. xix. V . Werxerite. *

ARCTIUM. bot. S. latin de Bardanne.

ARCTOGERON. bot. G. de la fain. des Synantliérées, établi par De Candolle qui lui assigne pour caractères : colathide radiée à fleurons de la circonférence femelles el disposés sur un seul rang; ceux du disque sont hermaphrodites, fertiles; réceptacle étroit, plan, subalvéolé; involucre imbriqué de trois rangées d'écailles serrées, lancéolées, acumiiiées, recouvertes d une pubescence blanchâtre, qui forme une carène; languettes ovales-ohlongues, dentées au sommet, dépassant du double de leur longueur les écailles de l'involucre; stigmates courts et épais; akènes oblongs, comprimés el velus; aigrette simple, persistante, formée de plusieurs soies scahres. VA. gramineum est uue pl. herbacée, de Sibérie, et d’une médiocre importance.

ARCTOMYS. xvx. K* Mabxotte.

ARCTOMX. x ak. G. nouveau de la fam. des Carnassiers, qui, par le nombre et la forme des doigts, ainsi que par le nombre et la disposition des dents incisives el canines, vient naturellement se placer à la fin de celle fam. Sa marche plantigrade, ses ongles épais el crochus, son peu de goût pour la chair, le rapprochent de celui des Ours ; mais ses molaires plates et tuberculeuses, la préférence qu'il donne aux substances végétales et aux fruits sur toutes les autres sortes de nourriture , et son museau en forme de boutoir, qui semble propre à fouir, comme celui des Cochons, en le séparant corn ptétement des Ours , le présentent comme le type d'uu groupe nouveau qui termine peut-être la série des Carnassiers et commence celle des véritables Pachydermes omnivores, séparés d'ailleurs des Éléphants et des Chevaux par de si nombreux et de si importants caractères, qu’on serait tenté de considérer le groupe nouveau comme formant un ordre distinct, buvaucel a vu pour la première fois l'Animal que nous allons décrire, dans la ménagerie de Baracpour où il portail le nom de Balisouar, qui signifie Cocbon de terre. Cuvier a donné au G. celui d 'Artonix, et il a surnommé l’espèce Collaris. Elle a les oreilles courtes, le museau ou groin couleur de chair; les yeux semblables à ceux du Cochon, de même que la queue ; le poil est rude, rare sous le ventre, d’un blanc jaunâtre et ondé de noir, parce que les pointes des poils sont de celte couleur; sa gorge est jaune; unirait noir part du côté du museau, passe sur l'œil, se rend au-dessus de l'oreille el de là va vers le bas de l’épaule, d’où il se recourbe en dessous pour rejoindre celui du côté opposé; les quatre extrémités sont noires. Cet Animal est lent dans ses mouvements; il grogne comme le Cochon quand on l'irrite, et exprime alors une grande férocité ; il est originaire des montagnes qui séparent le Boulait de l'indoslan.

ARCT0P1TUÈQUE. xax. N. donné à une division des Singes d’Amérique. Ce sont les Uapales d'illiger, les

Ouistitis de Cuvier. Gesner appliquait le nom d’Arclopilhèque à l’Aï.

ARCTOPUS. bot. S. lat. d'Oursine.

ARCTOSTAPHYLOS. bot. G. de la fain.des Éricécs d'Adanson qui avait séparé du G .Arbutux, où il les croyait mal placées, quelques esp. à liftes et à pédoncules l résvelus, pour en former un G. particulier qui d'abord fut rejeté^ cependant les botanistes sont insensiblement revenu# de cet arrêt, et Ton est maintenant convaincu que si la séparation n'était pas indispensable, elle était du moins convenable. Les Arctostapbylosse dislinftuent des Arbousiers surtout par leur drupe à dixloges^nonospermes. Le calice a cinq divisions; leur corolle est urcéoléc : les cinq lobes de son limbe sont réfléchis; on observe au dos de chacune des dix anthères deux aréle.s; la drupe a cinq loges; les graines sont attachées à un axe central. On connaît maintenant six A. dont deux habitent toutes les réftions tempérées des deux continents, trois autres appartiennent au .Mexique et un à la Californie. Ce sont des arbrisseaux de sept à huit pieds, à feuilles alternes, ohrondes ou ovales, à fleurs en grappe# axillaires.

ARCTOTHECA. bot. Vaillant donnait ce nom au G. de La fam. des Synanlhérées, qui est YArctoiis de Linné; et on l’a fait revivre pour désigner un nouveau G. qui lie diffère de l'Arclolis que par l’absence d’aigrette. On n’en connaît jusqu’ ici qu’une seule esp. , à racine vivace, à tige rampante cl A feuilles pinnalifides; elle croit au Cap.

ARCTOT1DE. Arctoti». bot. G. de la fam. des Synanthérées. Linné , qui le plaçait dans sa Polygamie nécessaire, lui donnait pour caractères : un involucre à folioles imbriquées; celles de la rangée intérieure plus grandes et scaricuses au sommet; des fleurs radiées, dont les fleurons sont hermaphrodites; les demilleurons de la circonférence femelles. Ils sont ordinairement les seuls fertiles, et présentent une graine velue, couronnée par une aigrette de cinq folioles étalées: le réceptacle est garni de poils ou de paillettes.

Ce G. a été postérieurement divisé par divers botanistes en plusieurs autres mieux caractérisés. Gartner l'a partagé en deux, à l’un desquels il conserve le nom d 'Arctoti*; il donne A l’autre celui d 'Urainia. Les caractères qu’il assigne au premier, sont : réceptacle creusé d’alvéoles qu’entourent des poils ; fleurons du disque atidrogyns, stériles ou fertiles; demi- fleurons femellesou neutres, stériles ou fertiles, A languettes lancéolées et terminées par trois dents; graines munies de deux ailes qui se touchent en se réfléchissant, de manière à simuler, par la coupe transversale, un fruit A trois loges, dont deux seraient vides ; une aigrette simple de quatre A huit folioles. Le G. Urtinia présente, au contraire, un réceptacle plan et paléaeë; des fleurons androgyns, tubuleux et fertiles; des demi-fleurons femelles ou neutres, stériles. A languettes entières; des graines couronuées par une aigrette double : l’extérieure de cinq folioles sca rieuses, l'intérieure de cinq soies disposées en rayon. C'est encore A l’ Arctoti» de Linné qu'appartiennent Y Artutheca de YVilldenon, dans lequel on trouve lin réceptacle creusé d’alvéoles, paléacé, et point d’aigrelle, et le Soldccilla de Persoon, Hispidella de Lainarck, où il y a également défaut d’aigrettes, et où les

| paillettes courtes , qui garnissent le réceptacle, se terminent en pointe soyeuse.

AKCTOTIDÉES.BOT.Cassini nomme ainsi sa douzième ! tribu des Synanlhérées. 11 lui donne pour caractères : un style composé de deux articles : l'inférieur filiforme et glabre, le supérieur beaucoup plus gros, cylindrique, velouté A sa surface et divisé supérieurement en deux languettes, dont la face intérieure, plane, unie et autrement colorée, constitue les deux stigmates, et qui, à l'époque de la floraison, divergent en formant un arc A I concavité inférieure.

ARCTURE. Arcturu*. cbcst. Uopodes. G. établi par Latreille, et qui renferme des esp. très- remarqua blés j par la forme des second et troisième pieds, qui se dirii gent en avant et se terminent par un long article barbu ' et nautique nu faiblement onguiculé; les deux antérieurs ' sont appliqués sur la bouche et onguiculés; les six derniers sont forts, ambulatoires, rejetés en arrière et hidontés à leur extrémité. La longueur des antennes surpasse de moitié celle du corps qui est de forme linéaire. La seule esp. connue, Arcturu* tubercututus, a été rapportée récemment des mers du nord, par l'expédition anglaise, du capitaine Parry, au pùle arctique.

ARCUATO. ois. y. Arcasse.

ARCULAIREBLANCovCASQIHLLON. MOLL. y. N\ss*.

ARCYRIE. Arcyria. bot. Ce G., établi par Hoffmann et Persoon, diffère des Trichia par son péridion, dont la partie supérieure se détruit entièrement, tandis que la partie inférieure reste sous la forme d’un pelitcalice, et soutient une quantité de filaments entre croisés qui présentent une niasse réticulée de la même forme que le péridion, et remplie d’une infinité de graines ou aporu les de couleur variable. Les couleurs de ces sporules et celles du péridion sont ordinairement les mêmes, et servent A caractériser les espèces; tels sont les A. punicca, (tara, cinerea. Dans toutes les esp. les péridions sont allongés, soutenus par des pédicules plus ou moins , longs et réunis à leur base par une membrane commune A plusieurs individus. Toutes les Arcyries cruis- ! sent sur les bois pourris.

AKDASSIîSE. moll. S. d’Ablaque.

AllDKl. ois. S. latin de Héron.

ARDÈ.NE. bot. S. vulg. de Melampyre.

ARDE.NET. ois. S. vulg. de Gros-Bec d’Ardennes.

ARDEüLA. ois. S. de Héron Grabier bleu. Belon don | nail ce nom à la Spatule.

ARDEHELLE. ARDEROLLE ou ARDEZELLE. ois. S.

| vulg. de Mésange charbonnière.

ARD1SIACÉES. Ardiaiaceœ. bot. Fam. de Pl. dicoty- { lédonées, établie par Jussieu, et qui est la même que l Brown a désignée sous le nom de Myrsinées.

AKD1SIE. Ardisia. bot. G. de la fam. des Myrsinées; Pentandrie Monogynic. Ses fleurs sont hermaphrodites. et présentent un calice persistant, monosépale, A quatre ou cinq divisions profondes; une corolle monopétale, également A quatre ou cinq divisions rabattues; cinq étamines insérées A la base de la corolle, et portant des anthères rapprochées et conniventes. L’ovaire est libre, à une seule loge, renfermant un grand nombre de graines attachées A un trosphosperme central. Le

roi

stigmate est sessile sur le sommet de l'ovaire. Il est simple. Le fruit est une petite baie pyriforme. peu succulente. ne renfermant qu'une A trois graines par l'avortement constant de toutes les atltres. Les esp. sont, pour la plupart, originaires des Antilles ou du continent de l'Amérique mér. Deux ou trois ont été trouvées dans l’Inde. Une vient à Madère. Ce sont toutes des arbres ou des arbrisseaux portant des feuilles alternes, le plus souvent très -entières; des fleurs glanduleuses, blanches, disposées en panicules ou en faisceaux.

ARDOISE. ctoi.. V. Schiste.

ARDOPTÈRE. Ardoptera. iss. Diptères. G. de la fam. des Empides. démembré des llémérndromies de Meigen. qui en avait fait la deuxième division. Selon Macquart. qui a institué le G., il différerait des Ilémérodromies par des antennes insérées au milieu de la face supérieure de la tète; des yeux moins rapprochés de la partie antérieure; des palpes beaucoup plus petites; une trompe plus courte, épaisse, conique; des ailes plus étroites, A nervures ondulées. Le type de ce G. est 1*//. irrorata de Meigen.

ARDSAN. ois. S. vulg. de Loriot.

ARDl’lXA. dot. y. Carissa.

AREC. Areca. dot. G. de la fam. des Palmiers. Le ; régime ou assemblage des fleurs, en contient de sexes différents, renfermées, avant leur développement, dans une spatbe bivalve, les mâles situées au sommet, les femelles plus lias. Les unes et les autres présentent un calice A six divisions disposées sur deux rangs, dont l'intérieur a été nommé corolle par les auteurs qui ont suivi Linné. Suivant lui et Gærtner, les mâles ont neuf étamines; six. suivant Willdenow et Persoon. Les femelles ont un ovaire surmonté de trois stigmates ; c'est plus tard une drupe, entourée à sa base par le calice persistant et contenant, au dedans d’une enveloppe épaisse, charnue d’abord, puis sèche et filamenteuse, une amande creusée à sa base d’une petite cavité, où est logé un embryon monocotylédoné. Les feuilles sont ailées et très-grandes. C’est entre les bases élargies de leurs pétioles, appelées Ampondres, que naissent les régimes qui se trouvent, après leur chute, à découvert sur le tronc.

L'esp. la plus célèbre est l'A. Cachot , A. Cathecu, L., arbre qui croit dans les Indes, aux Moluqties. ainsi qu'à Ceylan, haut de quarante pieds, sur un au plus de diamètre, et dont les feuilles, longues de quinze, présentent des folioles rapprochées, plissées en éventail, les supérieures tronquées et déchirées au sommet. Linné lui avait donné ce nom , parce qu'on croyait faussement, A celte époque, le Cachou fourni par cet arbre ; mais son amande n’en est pas moins d’un grand usage dans l’Inde ; elle y sert, broyée avec des feuilles du Piper belle, et de la Chaux , à composer cette substance masticatoire si connue sous le nom de Retel.

V Areca Catheru est figuré sous. le nom d 'A. Fanfel , par Girrtner; sous celui de Pinanga , par Rumph, et sous celui de Caunga, dans VHort. rnalabaricus , tab.

5, fl, 7 et 8.

Les A. hurntlis, gtobulifern , gtandifonnie, décrits par Willdenow. sont de l’Inde; il faut y ajouter les A. fvte*cens. alba, rubra , et rrïm’to, de nie Bourbon,

I observés par Bory, et l’on aura toutes les esp. connues du genre.

AREDl'LA. ois. S. d’Uirondelle de cheminée. AREGMA. bot. Fries a distingué sous ee nom dans la fam. des t'rédinées. les Puccinies, dont les capsules sont cylirdriques et séparées en plusieurs loges par des cloisons transversales. II en décrit quatre dont les capsules sont A quatre ou cinq loges : deux de ces petits champignons étaient déjà connus sous les noms de Puecinia polentil/œ et mucronata. Si l’on adopte ce G., le nom de Puccinia doit être réservé aux esp. dont les capsules ne* sont qu'à deux loges.

ARE1RA. rot. Esp. du G. Schinus.

AREL. rois. F. Ac.bire. \

AREMON1A. bot. Ce G. a été institué par Tournefort, sous le mon d ' Agrimonioides, et par Necker.sous celui d ' A remonta ; il diffère du G. Aigreinoine, en ce que ses esp. présentent des feuilles caulinaires ternées; un corymbe terminal de trois ou quatre fleurs; des étamines au nombre de sept A huit ; un seul style et un seul stigmate; une capsule innnosperme et glabre; un calicule plus grand, campanulé et mullifide. De Candolle, en l'adoptant, conserve A la seule esp. qui le constitue, le nom d' Agrimonoides que Linné lui avait donné dans le G. Agrimonia. C'est une pl. herbacée à feuilles ailées, décou|iées. avec impaire; les fleurs sont petites, jaunes et presque fasciculées. On la trouve au midi de l'Europe.

ARËiVACÉ. min. En particules très-petites, donnant à la substance l'aspect du sable.

AKËIVAIRE. Arenaria. moll. G. établi par Megerle, de Muhlfeld. pour les Lamellibranches, nommés depuis i Lavignons. par Cuvier qui parait en faire un sous-genre des Mactres. Le type de ce G. est le Mya bitpanica de Cliemnitz.

ARF.VAIRE. Arenaria. bot. y. Sablixe.

ARËN AIRES bot. On désigne sous ce nom toutes les plantés en général qui croissent dans le sable ou dans les terrains arides et sablonneux.

ARF.iYlKIA. ois. F. Saxberlixg et Toi rxepikrre. AREXDALITE. ni*, y. Ëndote.

ARENDOLLO. rois. S. vulg. de l’Exocet commun. ARKMïRANTE (Gomme d'). bot. Substance résineuse que Flacourt compare au Succin, et qu'il dit sortir de l’arbre appelé Arindranlo. 11 y en a de deux sortes : l'une se trouve attenante à l’arbre même, et l'autre sur les rivages de l'Océan qui la rejette. Les naturels donnent A celle-ci le nom de /lamenta icq ue. y. Copal.

ARENG. Arenga. rot. G. de Palmiers, institué par La Billardière, pour celui que Ritumph ap|»elait (iomutun. L’Areng est monoïque; les fleurs mAles ont cinquante A soixante étamines ; l’ovaire des femelles est terminé par trois styles aigus; les calices ont trois folioles, et les corolles trois pétales; le fruit est une drupe presque sphérique, hitrcifoniie. à trois loges; les semences convexes en dehors . déprimées du côté interne, ont leur embryon latéral et situé dans une cavité particulière.— On ne connaît qu'une etp de ce G., l'Areng saccharifère, arbre A feuilles ailées, de cinquante pieds de hauteur. et voisin des Ronciers. Son nom vulg. est Sagouer; on en retire un suc abondant susceptible de don-

lier, par la fermentation, une liqueur vineuse agréable ù boire ; son évaporation laisse un sucre crislallisable et brun, que les naturels d'Amboinc emploient de préférence au sucre de canne, parce qu'il coûte beaucoup moins.

ARÉNICOLE, rept. Esp. du G. Lézard.

ARÉNICOLE. Arenicola. axxêl. G. établi par Lamarck aux dépens du G. Lumbricuê de Linné, et sur l'espèce qu'il nomme ttiarinus. Cuvier le range dans la deuxième fam. des Dorsibranches. Lamarck le place dans l’ordre des Annétidcs sédentaires, fam. des Üorsalées. bans la méthode deSavigny, le G. Arénicole appartient aux Thélelhuses. septième et dernière fam. de l’ordre des Annélides serpulées. Caractères : des branchies compliquées, arbusculiformes. éloignées des premiers segments du corps, disposées sur les segments intermédiaires, et au nombre de vingt-six; point de disque operculaire; une bouche exactement terminale, hérissée de courts tentacules; des pieds d'une seule sorte, avec des rames ventrales, portant des soies à crochets.

Les Arénicoles ont le corps mou, allongé, cylindrique, un peu plus gros au milieu qu'aux deux extrémités, composé d’anneaux peu nombreux, mais subdivisés en anneaux secondaires par des sillons transversaux et circulaire^. On lui remarque antérieurement la bouche qui est terminale, rétractile, sans mâchoires, pourvue de rangées de tentacules, et postérieurement l'anus, de forme arrondie, et situé à l'extrémité d’une sorte de queue formée par tous les anneaux qui suivent le vingtième. Ce corps supporte des pieds et des branchies; les pieds, nuis au vingt-et-unième segment et aux suivants, manquent aussi au premier, mais existent depuis le second, jusques et compris le vingtième; la rame dorsale de chacun d'eux est pourvue de faisceaux de soies suhiilées, dirigées en dehors, presque cylindriques, et leur rame ventrale, en forme de mamelon, est garnie d’un rangs de soies à crochets. Les branchies, au nombre de treize de chaque côté, correspondent à la septième paire de peids et aux suivantes, jusques et compris la dix-neuvième; elle* manquent dans tout le reste du corps antérieurement comme postérieurement. Le canal intestinal est droit; l'œsophage, à sa jonction avec l'estomac, offre deux poches musculeuses, dont on ignore les fonctions; l’estomac, plus épais que le reste de l'intestin, est oblong, dilaté transversalement; un réseau vasculaire se dessine à la surface de sa membrane. Le système vasculaire est aisé à observer, il est le même que dans les autres individus de la classe des Annélides; les organes génitaux consistent en cinq bourses noirâtres, situées à la partie antérieure du corps, et que l'on suppose être des testicules; les œufs sont répandus dans l'intérieur du corps, sous la forme de petits grains arrondis, d’une couleur jaunâtre. Les Arénicoles ne construisent pas de tuyaux à la surface des corps marins, comme le font les espèces des autres genres du même ordre, mais ils creusent dans le sable et sur le rivage des cavités cylindriques qu’ils tapissent de fourreaux membraneux.

Ce genre n'était originairement composé que d’une esp.. l’A. des pécheurs, A . piscatorum, Lam., Lumbri-

eu» marinug, L., décrite et figurée assez incorrectement par Pallas. sous le nom de Nereis lumbricoi.les, par Barbut et par Rose (Hist. Nat. des Vers, T. i, pl. G, fig S). Leach nomnlf cette esp. A. tinctoria; elle est commune sur nos eûtes sablonneuses; c'est un appât très-recherché par les pécheurs, pour les Poissons de mer et principalement les Merlans. On en fait même un objet de commerce; sa couleur est cendrée, rougeâtre, ou d'un roux ferrugineux ; les soies sont d’un brun doré éclatant, et les branchies prennent une belle couleur rouge lorsque le sang les remplit. Leach décrit sous le nom d'A. noire, A. carbonariay une esp. des côtes d’Angleterre qu'il croit différente de la précédente.

ARÉNICOLIENS. Arenicolii. AftftÈL- Dans leur nouvelle classification des Annélides, Audouin et Milne Edwards ont créé une huitième fam. , laquelle ne comprend que le G. Arénicole, avec des caractères généraux ainsi limités : pieds d'une seule sorte, armés de soies â crochets. aussi bien que de soies proprement dites. Point de cirrbes, de tête distincte, d’antennes, de mâchoires ou d'yeux ; des branchies en arbuscules sur la portion moyenne du dos.

ARÉODE. Areotla . ns. Coléoptères pentamères; G. établi par Mac-Leay,aux dépens duG:Rutèle de Lai., dans la fam. des Lamellicornes. Caractères : antennes de dix articles; le premier ohlong, conique, velu ; le deuxième court; les trois derniers formant une massue allongée, presque lancéolée ; labre corné, échancré à sa partie inférieure; mandibules fortes, presque trigones; six dents â l'extrémité des mâchoires; quatrième article des palpes allongé, ovale ou cylindrique; le dernier des palpes labiales assez gros et ovale; menton presque carré; côtés du chaperon arrondis; corselet 'trapézoïdal ; écusson cordifbrme ; corps ovale convexe; élylres couvrant des ailes, et laissant à découvert l'extrémité de l'abdomen ; pattes assez fortes ; jambes bidentées; crochets des tarses entiers, à l'exception des antérieurs qui sont bifides. Ce G. ne renferme que des esp. américaines, remarquables parleurs couleurs métalliques brillantes; VA. Leachii est commun au Brésil.

ARÉOLE, rept. Esp. terrestre du G. Tortue. — On nomme aussi Aréoles les plaques écailleuses qui revêtent la boite osseuse de la plupart des Animaux du même genre.

ARÉOLE, bot. Ce mot est souvent employé comme syn. de cellule. Cassini distingue danslcs Synanthérées, l’ovaire proprement dit et les accessoires. L’ovaire proprement dit se compose du péricarpe futur et de la graine : le péricarpe futur offre à ses deux extrémités une aréole basilaire et une aréole apicilaire, souvent entourées d'un bourrelet basilaire et d'un bourrelet apicilaire. Le corps compris entre les deux aréoles ou entre les deux bourrelets, se prolonge quelquefois supérieurement en un col, et quelquefois inférieurement en un pied. Le même botaniste a encore nommé Aréoles ov a r itères les petites cavités placées sur l’aire du clinanthe des Synanthérées, cavités qui correspondent exactement aux aréoles basilaires des ovaires.

ARËQUE, AREQUIER. AREQPIERO. BOT. Mémo cho» qu’Arec.

ARÊTE. Arista. bot. On désigne communément sous

A II É

ce nom une pointe plus ou moins roide que Ton aperçoit sur le* différents organes de la fleur dans certain* Végétaux. Mais les botanistes modernes ont réservé spécialement ce nom pour les plantes de la famille des Graminées. Jusqu’à ces derniers temps, on avait confondu ensemble les mots Soie (AWa) et Arête. Reauvois est le premier qui. parmi les modernes, ait fait sentir la nécessité de distinguer ces deux parties l'une de l'autre, qui en effet sont fort différentes, et ne se rencontrent jamais dans un même genre. L’Arête est un prolongement filiforme, roide et coriace, naissant subitement au sommet ou sur le dos d'une des valves de la glume. tandis que la soie est le prolongement manifeste d’une des nervures de la glume. L’Arête diffère donc de la soie par son insertion brusque, par sa substance dure et coriace, parce qu’elle est le plus souvent coudée vers sa par ie inférieure, où elle est tordue en spirale ; ainsi il existe une Arête dans l’Avoine, le Blé, le Seigle, etc.

ARÊTES, zooi. Parties qui, dans les Poissons, représentent le système osseux.

ARÉTHUSB. acal. Esp. du G. Holothurie.

ARÉTHUSE. Arethusa. sou.. G. établi par Montfort pour un corps lestacé fort singulier qu'il a appelé A. corymbota , et qui avait déjà été figuré parSoldani { J'es taceogr. T. ii.lab. 107, var. 239, NN.).Lcs planches de ce dernier naturaliste montrent un certain nombre de corps analogues, quoique très-diversifiés. Ils semblent former un groupe, et présentent des caractères si remarquables, que, malgré l’ignorance absolue où l’on est sur les Animaux auxquels ces corps appartiennent et sur leurs rapports d'organisation avec leurs habitants, nous avons cru devoir adopter le G. Aréthuse et le placer dans la fam. des Milioles de la classe des Céphalopodes , avec lesquelles ils ont une analogie marquée. Voici les caractères génériques assignés aux Aréthuses par Montfort : coquille libre, univalve, cloisonnée, formée en grappe; sommet rond ; base élargie; concaméralions triangulaires; bouche ronde, placée latéralement à la base; cloisons ondulées; siphon inconnu. Selon toutes les apparences, ce siphon n’existe pas; il n'est pas même certain que les loges communiquent entre elles, ce qui n'est cependant pas impossible. Dans leur ensemble. les Arélbuses présentent une réunion de chambres vésiculées. empilées cl adhérentes cependant les unes aux autres. La forme et la disposition de ces loges varient. Dans VA. corymhosa , la dernière, celle qui semble former la base du cône, enveloppe en partie les deux suivantes;elle est percée à son sommet d'un petit trou rond. Celte esp. a un aspect vitreux ; elle est ! translucide, irisée, lavée de rouge, d'orangé, de violet. Chaque chambre, a pour ainsi dire sa teinte changeante et particulière. Elle est très-fragile, et sc trouve sur les plages de l'Adriatique.

ARÉTHUSE. Arethusa. bot. G. de la fam. des Orchidées, Gynandrie Monandrie, L. Il renferme des petites pl. vivaces, à tige simple, ordinairement uniflore; chaque fleur offre un ovaire infère, surmonté d'un calice à six divisions, dont les cinq supérieures sont réunies par la base; le labelle ou division inférieure est soudé intimement parsabase avec le gynostème ou support commun de l’anthère et du stigmate; il est concave supé-

rieurement, et relevé de petites lamelles saillantes dans sa partie convexe. Le pollen est en grains anguleux. Ce G., ainsi caractérisé par R. Brown, ne renferme qu'un petit nombre dVsp., originaires, pour la plupart, de l'Amérique sept. Telle est I',-/. buJbosa de Linné, re- ' marquable par sa Heur pourpre et très-grande. A. de Jussieu a retiré du G. Arethusa de Linné plusieurs esp. distinctes par leur labelle frangé et quelques autres ; caractères, et en a formé son genre Pogonie. D'un autre côté, Nuttal a fait un G. Triphora avec VA. pendula.

ARÉTIE. A relia, bot. Linné a divisé les Androsaces ou Androselles en deux G., et a rassemblé sous le nom à'Arelia, toutes les esp. qui ont les Heurs solitaires et non disposées en sertule ; quelques botanistes ont prétendu que ce caractère ne doit être employé que pour former un sous-genre ou une section, et non un G. distinct.

ARFWEDSONITE. mit. Substance qui parait avoir beaucoup de rapport avec l'Amphibole ; elle est d’un noir verdâtre; divisible en prismes rhomboïdaiix ; sa pesanteur spécifique est 3.44. On la trouve au Groenland accompagnant la Sodalile. Thompson en a fait l'analyse et en a obtenu quatre atomes de Irisilicale de peroxide de fer et un atome de trisilicate de peroxide de manganèse; ou, d'après l’analyse directe : Silice, 50,5; Peroxide de fer, 35 ; Deutoxide de manganèse, 9 ; Alumine, 2,5; Chaux, 1,5; Perte, 1.

ARGALA. ois. y. Cigogne.

ARGALI. mai. y. Mouton.

ARGALOU. bot. S. vulg. de Paliure.

ARGAN. BOT. y. El.ÆODENDRUM.

ARGAS. Argon, aeachn. G. de l’ordre des Arachnides trachéennes, fam. des Holètres, établi par Lalreille qui lui assigne pour caractères : palpes libres, coniques, de quatre articles, ne renfermant pas le suçoir qui est inférieur et à découvert. Par là ce G. diffère des Ixodes, dont il est cependant très-voisin. Les Argas se distinguent des Cheylètes, des Smaris, de* Bdellrs et des Sarcoptes par l'absence d'yeux et par un corps très-plat, lorsque l'animal n'a pas pris de nourriture. Ce corps est en outre recouvert en partie d'une peau coriace ou écailleuse; le siphon et les palpes sont apparents, ce qui ( empêche de les confondre avec les Uropodes, chez lesquels ces parties ne sont pas visibles. Ce G., nommé par Hermann Rhynchoprion, a pour type V Ixodes reflexus de Fa b. — Lalreille le nomme A. bordé, A. marginalité. 11 vit sur les Pigeons dont il suce le sang.

ARGATITE, ARGAULE ou ARGAUTE. ois. N. vulg. do l'Hirondelle de rivage.

ARGË. ins. Hyménoptères ; G. de Scbranck, correspondant au G. Hylolome de Lalreille.

ARGEMONF.. Argemone. bot. G. de la fam. des Papavéracées. Polyandrie Monogynie, établi par Tournefort qui lui a assigné les caractères suivants : calice formé de deux ou trois sépales concaves, mucroné* à leur sommet et hérissés de poils roides; corolle composée de quatre ou six pétales; étamines fort nombreuses. L'ovaire est ovoïde, surmonté de quatre à sept stigmates distincts, libres et non soudés en disque comme dans le Pavot. Le fruitestune capsule uniloculaire, s'ouvrant

ARC

supérieurement par l'écartement de sesvalvcs; ses graines sont attachées à des trophospermes pariétaux et linéaires. Ce G. ne renferme qu’une seule espèce, YArgemonc mexicana , L., vulgairement l’aval épineux; plante annuelle, dont la tige et les feuilles sont épineuses et remplies d'un suc jaunâtre. Ses feuilles sont sessiles. semi-amplexicaules. sinueuses, d’un vert glauque, et souvent maculées de blanc, ses fleurs sont d'un jaune clair, quelquefois blanches : elle est originaire du Mexique. On la trouve également dans plusieurs contrées de l’Amérique septentrionale.

ARGENT. *n. Substance métallique qui est la base d’un G. composé de six esp., dont nous allons offrir successivement les principaux traits caractéristiques, en commençant par celle qui présente le métal libre de toute combinaison.

A. axtimoxial. Il est distingué par sa couleur blanche. semblable à celle de l'Argent, jointe à la propriété d'étre cassant. Ses cristaux, qui ne sont pour la plupart que de simples ébauches, semblent indiquer que sa forme primitive est un rhomboïde. Sa pesanteur spécifique est de9,44; il est facile à réduire parl’aclion du chalumeau. Mis dans l’acide nitrique, il se couvre d'un enduit blanchâtre, qui est de l'oxyde d’antimoine. L’A. antimonial à grain fin de Wolfach, a donné à Klaprolh 84 parties sur cent d’Argent et 16 d' Antimoine. Les principales variétés sont :

VA. antimonial prismatique de Wittichen, le cylindroule de Wenceslas, dans la Chaux carhonatée lamellaire, le granulaire du Uarz, et TA. antimonial massif , en petites masses engagées dans la gangue. L’A . antimonial occupe communément des filons qui traversent tantôt le Granité, et tantôt la Grauwake. Celui de Wolfach, dans le FUrsteuberg, a son gisement dans le Granité, et la substance à laquelle il adhère est la Chaux carlionatée. On trouve la même mine à Casalla, prés de Guadalrana, en Espagne.

A. axtimoxial absexifére Vulg. A. arsenical. Mélange d'Argent antimonial et d'Arsenic. qui a lieu dans des proportions très-variables, et que l'on trouve à Andreasberg au Marx, où il existe aussi de l'A. antimonial pur.

A. àxtimoxié sulfure. Vulg. Argent rouge. Cette esp. qui résulte de la combinaison des sulfures d'Argent et d'Anlimoine, est caractérisée par sa forme primitive, qui est un rhomboïde obtus, dans lequel l’incidence de deux faces prises vers un même sommet est de cent neuf degrés vingt-huit minutes. La pesanteur spécifique de l'Argent rouge est de 5,50 11 est cassant et facile A racler avec le couteau. La couleur de la surface est le rouge vif ou le gris métallique, tirant sur celui du fer; celle de la poussière est rouge comme la masse, mais ce rouge est un peu obscurci par la trituration; il est réductible à la flamme d'une bougie. Il est formé, d'après Thénard, sur 100 parties, de 58 d'Argent, 93,5 d'Anlimoine et 16 de Soufre : perte 2,5.

L'An {eut rouge se rencontre fréquemment associé à d'autres substances métalliques , telles que le Cobalt, l'Arsenic, le Cuivre gris, le Fer sulfuré et le Fer spathique. Ses filons transversent principalement le Gneiss, le Porphyre et la Grauwake ( Psammite). Parmi les mines

i qui en fournissent. on distingue celles d’Andreashcrg au llarz. de Freyberg en Saxe.de Joachimsthal en Bohème, de Scheinnitz en Hongrie, et dcGuadalcanaen Espagne.

A. àxtimoxié sulfuré sois. Argent noir. Mine d'Argent vitreuse, fragile, de quelques minéralogistes. Cette substance présente tous les caractères de l’Argent rouge ordinaire, excepté que sa poussière est noire. On la trouve dans la plupart des mines d'Allemagne, qui renferment de l’Argent sulfuré et de l’Argent antimonié sulfuré. Hatiy admet un passage de celle dernière sub- 1 stance à l’Argent noir, qu'il lui réunit par appendice dans sa MéUiode. Les minéralogistes étrangers ont fait une esp. particulière de ce qu’ils appellent Silberschtrane (Argent noir). Cette prétendue esp. provient tantôt de l'altération de l’A. sulfuré, tantôt de celle de ; l'A. muriaté ou même de l’A. natif. Le minéral, dans cet état, forme des masses noirâtres, ayant un aspect terreux, et qui, soumises â Faction du feu, offrent l’Argent sous l'aspect qui lui est propre.

A. ARSKMCAL. y. A. ÀXTIMOXIÉ A&SEMFÉRE.

A. BLAXC. y. Pi. ORD SULFURÉ ARGEXTIFÉRE.

A. carroxaté. Ce Minéral n’a offert jusqu’ici aucun indice de cristallisation. Il est caractérisé par la propriété qu'il a d'étre faeile à réduire par l'action du chalumeau, et de faire effervescence avec l’acide nitrique. Le couteau l'entame aisément. Sa couleur est le gris cendré tirant au gris de fer. L'éclat de sa surface est faible, mais il devient vif-aux endroits nouvellement raclés. Il est formé, d'après Selb, qui en a fait la découverte, de 72,5 d’Argent. 12 d'Acide carbonique, et 15,5 de Carbonate d'Anlimoine, mêlé d'un peu d'Oxydule de Cuivre. 11 n’a encore été trouvé qu'à l'état amorphe, dans la mine de Wenceslas, près d’Allwolfach; sa gangue est la Baryte sulfatée, qu'accompagnent différentes substances métalliques; telles que l'Argent natif, l'Argent sulfuré, le Plomb sulfuré et le Cuivre gris.

A. dr chat. y. Mica.

A. CHLORURÉ. y. ARGEXT MURIATÉ.

A. CORXÉ. y. ARGEXT II RI ATË.

A. EX EPIS. y. Cl IVRE SI LFI RÉ.

A. FRAGILE, y. A. AXTIIOXIÊ SULFURE.

! A. gris. I'. Cuivre gris.

A. HYDRO-CLORATÉ. f'. A RG EXT Ml RI ATE.

A. iodiré. Yauquelin ayant analysé des minerais argentifères recueillis au Mexique, y a reconnu la présence de l’Iode, combiné à l'Argent dans la proportion de 18,50 pour cent de minerai. Lasubstanceprésenlait pour caractères, une couleur blanchâtre à sa surface usée par le froltement; une cassure lamclleuse d'un vert jaunâtre, avec quelques parties noires et de l'Argent métallique. Sa gangue était une chaux carhonatée parsemée d’Argent et de Plomb sulfurés. C’est le premier exemple de la présence de l'Iode dans les minerais.

A. MERDE d’oie, y. COBALT ARSEXIATÉ TERREUX.

A. iiiriatE. Vulg. Argent corné. Sa forme primitive parait être le cube. Il a la propriété d’être réductible par le frottement du Zinc humide. Sa pesanteur spécifique est 4, 7; dans son état de pureté il est mou comme la cire. Sa couleur ordinaire est le gris de perle, qui passe quelquefois au violet; il est sujet à brunir ou à noircir, lorsqu'il e6t exposé au contact de l'air. KUprotb

en a retiré 67, 73 d'Argent , 21 d' Acide muriatique, | 0 d’Oxyde de Fer, 1,75 d’Alumine, 0,25 d’ Aride sulfu- i riqup : perte, 3.25. Ses cristaux sont cubiques; mais on le rencontre plus ordinairement sous la forme mamelonnée ou sous celle de petites lames, et à l'état amorphe. C*cst au Pérou et au Mexique qu’on le trouve en plus grande abondance. Il en existe aussi en Sibérie, en Saxe, en Angleterre et dans plusieurs autres pays. Il a pour gangue l'Argent natif, le Quartz, la Baryte sulfa- I tée ou la Chaux carbonatée.

A. natif. 11 est distingué par sa forme primitive, qui est ou le cube, ou l’un de ses dérivés géométriques, à laquelle il faut ajouter, comme caractère auxiliaire, la j couleur blanche jointe A la ductilité. Sa pesanteur spécifique. lorsqu'il est pur, est de 10.474. Sa dureté et son élasticité sont inférieures à celles du Fer. du Platine et du Cuivre, et supérieures A celles de l’Or, de l’Étain et du Plomb. Sa couleur est le blanc éclatant. Il est soluble A froid par l'acide nitrique. Les formes régulières sous lesquelles on l’observe sont le cube, l’octaèdre, j et le euho- octaèdre; mais il est plus ordinaire de le rencontrer A l'état lamelliforme ou ramuleux, et imitant. par la disposition de ses rameaux, tantôt des feuilles de fougères et tantôt des tissus, des réseaux ou des filets plus ou moins déliés. On le trouve aussi en grains ; et en masses amorphes assez considérables. A la série de ses variétés propres se joint, par appendice, Y A. natif aurifère : cette substance est un alliage d’Or et d’Argent natif, qui se trouve A Schlangenberg en Sibérie, et qui, d'après l'analyse de Klaproth, contient soixante -quatre parties d'Or et trente -six d’Argent. Ce chimiste l’appelait Electrum, nom quePline a donné à un alliage du même genre, qui se faisait artificiellement, et dans lequel il n’entrait qu'un cinquième d'Ar- j genf- La gangue de l’A. natif aurifère est un Quartz I grossier qu'accompagnent ordinairement la Baryte sulfatée, la Blende et la Galène.

Suivant Jameson, l'A. natif que l’on relire de différentes parties de l'Allemagne, (elles que la Saxe, la Bohême et la Souabe, ainsi que de la Norvège, occupe des Rions qui traversent le Granité, le Gneiss, le Mica schistoïde, la Syénite. etc. A Wiltichen en Souabe. un ttlon d'Argent natif est renfermé dans le même Granité où se trouve la Chaux arseniatée, avec la Baryte sulfatée. A Konsberg en Norvège, c'est un amphibole lamellaire, qui sert de gangue immédiate au même Métal. 11 est aussi quelquefois engagé dans des masses terreuses , I comme à Sainte -Marie-aux-Mines, suivant Monnet. Ou a observé l’A. natif aux environs de Freyberg eu Saxe, à Andreasberg au liarz, A Allemont en France, au Der byshire en Angleterre, et dans l'Amérique du Sud.

A. NOIR. V. A. ANTlHOXlE SULFURE.

A. ROUGE. y . A. ANTISONIE SILURE.

Argent selEnurE ciprifEre. Enkairite; Séléoiure i de Cuivre et d'Argent. En masses granulaires, d'un gris livide; éclat vif, dans les parties récemment entamées ; mollesse assez grande pour céder au couteau; fusible au chalumeau en exhalant une forte odeur de rave; réductible au chalumeau en bouton métallique gris. Composé de : Argent 43, Sélénium 32, Cuivre 25. Ce Minéral, très-rare dans les collections, a été découvert J

dans une mine de Cuivre de Smolande; un calcaire mêlé de serpentine y forme sa gangue.

A. sulfure. Argent vitreux. Ses formes cristallines sont susceptibles d'être ramenées au cube. 11 est malléable et d'un gris métallique plombé; sa pesanteur spécifique est 6,0. Il cède aisément au couteau qui en détache de petites lames flexibles. Présenté A la flamme d'une bougie, il fond et donne un bouton d'Argent malléable; il est formé, d'après Klaproth , de 85 parties d'Argent et 15 de Soufre. Ses formes les plus ordinaires sont celles du cube, de l’octaèdre régulier, du dodécaèdre rliomkoïdal et du trapézoïdal. On le trouve aussi à l’état de petites lames ou de ramifications et de masses amorphes. L’A. sulfuré occupe toujours des filons qui traversent le Gneiss, le Mica schistolde, le Schiste, et plus rarement le Porphyre et le Granité. On le rencontre surtout dans les mines des environs de Freyberg en Saxe, de Joachimslhal en Bohème, et de Schemnitz en llongrie.

Argent tellcré. y. Tellure feciliitê. plovbifère.

A. vif. y. Mercure.

A. VITREUX, y. A. SULFURÉ-

ARGENTURE, bot. S. d’Àrgyreja.

ARGENTINE, pois. G. de l’ordre des Osseux abdominaux de Linné, Nalacoptérygicns abdominaux de Cuvier, dans la méthode duquel il se place naturellement parmi les Salinones. Ses caractères consistent dans six, huit rayons, et même plus A la membrane branchiostège; dans l'absence de dents aux mâchoires, tandis que la langue et le palais eu sont pavés, et qu’il en existe de très-petites disposées sur une rangée transversale en avant du v orner. La couleur et la forme générale des Argentines les rapprochent en apparence des Harengs; leurs mâchoires sont de longueur égale, et leurs nageoires au nombre de sept. On avait jusqu’ici compté quatre ou cinq espèces d'Argentines; Cuvier, après avoir savamment discuté leur synonymie, les a réduites A deux, la Sphyrêne et la Glossodonte, eu prouvant que l'Argentine de Pennanl est un Scopèle, et les Argentin* carolina et macbnata de Linné sont des Élops et peut-être l'une et l'autre Y E tops Sauras, L.

A. SpbvrAne ou Hautin. A. Sphyrcena , L., Encyc., Pois., pl.73, f. 31. Cette petite esp., qui n'atteint pas quatre pouces de longueur, a la tête transparente, les yeux grands, le vertex teint de pourpre, le dos gris cendré, les flancs, ainsi que le ventre, fort brillants comme de l'Argent poli. Le brillant métallique se retrouve dans la vessie aérienne, et cette substance, de même que celle que fournit l’Ablette, sert à la fabrication des Perles fausses. On pèche le Hautin pour cet usage, sur les côtes de la Toscane, qu'il habite, b. 6. d. 10, 13. p. 14. v. 6, 11. a. 0, 10, 24. c. 19.

A. glossodonte ou Boni K. A. glossodonta, L., Forskabl, Arab., p. 08, 99; Albuta Plumerii, Schneider, pi. 86, f. 1. Ce Poisson, dont Cuvier a débrouillé l'histoire, dans le t. v des Mémoires du Muséum, est l’un de ceux qu’on nomme, dans les Antilles, Poissons Bananes, et probablement YElos argentcus de Forsler, YAlbula Gonorhynchus de Bloch, le Butirin Banane de Commerson et de Lacépède. et la Clupée macrocé-

phiile du même auteur. La tête de ce Poisson est dépourvue «l'écailles; entre les yeux sont deux arêtes saillantes, «pii régnent jusqu'au bout du museau, en se rapprochant l’une de l’autre. Les écailles sont grandes, bien argentées, disposées avec régularité; on en compte soixante-douze le long de la ligne latérale, qui est assez droite et placée presque au milieu de la hauteur du corps. Le dos est d’une couleur obscure, et des lignes brunâtres régnent longitudinalement sur les flancs, a. 12? 13? 14 ? d. 18. r. 18. v. 10, 11. a. 8.c. 4. Cette dernière nageoire est très-fourchue, et, comme toutes les autres, d’une couleur verdâtre. L’A. glossodonte habile la Mer-Houge.

ARGENTINE, bot. S. vulg. de Fotentilla Anse mm, L.

ARGENTINE, iîh. V. Cbaüx carboxate* hachée. Les lapidaires donnent aussi ce nom au Feldspath adulaire.

ARGF.ROLA.S. d'Alisier Azeroller.

ARGIELAS ouARJALAS. bot. S. vulg. du Spartium Scorpius. L. On a donné ce nom à un mélange naturel de diverses substances minérales, où domine constamment l'alumine ou oxide d'aluminium. Ce mélange produit un nombre de variétés , d'autant plus grand qu’il n’est soumis à aucun proportionnement; or, l’Argile, prise en général, ne peut offrir que des caractères extrêmement vagues. On peut néanmoins la reconnaître à son aspect terreux et homogène.

ARGILE, jii. Elle est douce au tact, tendre, happant à la langue, répandant pres«|ue toujours, par l’insufflation, une odeur particulière que l’on a nommée argileuse; elle est susceptible de se polir par le frottement avec l’ongle; ses couleurs sont très variables : les plus ordinaires sont le gris cl le bleuâtre. — L’Argile se délite dans l’Eau, et forme avec elle une pâte plus ou moins molle, onctueuse, ductile, tenace, susceptible ordinairement de prendre et de conserver toutes les formes qu’on veut lui donner. Lorsqu'elle a été exposée & l’action du feu, elle perd tout à fait ces caractères, et devient tellement dure qu'elle donne quel«piefois des étincelles par le choc du briquet : ce sont ces deux dernières propriétés qui la rendent si intéressante, et d'un emploi très-varié dans les arts. Il y a des substances qui ont, au premier aspect, quelque ressemblance avec l’Argile; mais il est facile de les en distinguer par quelques-unes des propriétés que nous avons rapportées; la Serpentine terreuse, par exemple, est douce et onctueuse au toucher, mais elle ne fait aucune pâte dans l'Eau. Le Craie a quelquefois aussi de la ressemblance avec l'Argile; mais elle ne durcit pas au feu. Quelques variétés d' Argile sont fusibles, telles que la Smectique, la Figuline, etc. : celles qui sont les plus pures, composées presque entièrement d’Alumine et de Silice, sont trèsréfractaires au feu. C'est à t’aide de quelques substances accidentellement mêlées, telles que le calcaire, qu’elles deviennent plus ou moins faciles à fondre.

Nous rapporterons ici les principales variétés de l’Argile.

A. CALCARtvfciE.— sarre ARGiLEist.il faut admettre ici avec Kirwan et Brongniart, deux modifications principales de Marne, selon que le Calcaire ou l'Argile do-

mine dans la composition. La première ou la Chaux carbonatée argilifère, se délite dans l'eau sans former de pâte avec elle, en quoi elle diffère particulièrement de la seconde ou A. calcarifère, dont nous allons nous occuper. La Marne argileuse est friable, quelquefois pulvéruleuse; l'Acide nitrique la dissout en partie avec effervescence; elle est fusible au chalumeau, absorbe avec avidité l'eau dans laquelle on la plonge, s’y divise et forme une pâle qui a très-peu de liant : sa «cassure est terreuse. Elle est quelquefois schislolde, et ressemble alors à l'Argile feuilletée, mais la dernière substance ne fait point effervescence avec l’Acide nitrique. On trouve l’A. calcarifère dans tous les pays, parmi les terrains tertiaires; elle abonde aux environs de Paris, où elle sc présente sous différentes couleurs. Celle d'Argenleuil. qui est blanche, fait la base terreuse de la porcelaine tendre de Sèvres : il y en a d'un jaune sale, tirant sur le vert pâle, à Viroflay; celle de Montmartre et de Ménil- Montant est verdâtre, et très-facilement fusible. Elle entre dans la composition de la faïence fine de Paris. Gazeran en a retiré par l'analyse : Silice, GG; Alumine, 19; Chaux, 7; Fer oxidé. G; Perte, 2. Il existe à Montmartre une autre var. d’A. calcarifère, grise, tachetée de brun, qui est douce au tact. C'est une Argile marbrée qui est connue à Paris sous le nom de pierre à détacher, h raison de l'usage qu'on en fait pour enlever les taches de graisse sur les étoffes de laiue.

A. ci volite. llawkingsa rapporté de Pile deCimolis, aujourd'hui PArgenlière, près de celle de Milo dans l’Archipel, une Argile que l’on croit être la même que celle dont ont parlé les anciens. Théophraste et Pline rapportent qu’on l’employait à dégraisser les étoffes, ce qui est encore un usage aujourd'hui dans le pays, où l’on a reconnu qu'elle blanchit le linge comme la meilleure Terre à Foulon. Sa couleur est le gris de perle, qui devient rougeâtre par l'action de l’air; sa cassure est peu schistolde et terreuse. Elle est opaque, tendre, happante, infiitiblc au chalumeau : sa pesanteur spécifique, d’après Karstcn, est de 2,187. Klaprolh en a retiré par l’analyse : Silice, 54; Alumine, 20,50; Fer oxydé, 1,50; Potasse, 5.50; Eau, 12; perte, 0,50. C'est aussi de Pile de PArgenlière 'qu'Olivier a rapporté une Argile qu’il regardait comme étant la Terre cimolite; mais scs caractères diffèrent de celle de Hawkings. Elle est douce au toucher, friable et répand l’odeur argileuse par la vapeur de Pbaleine. Quant â son origine, elle parait provenir de la décomposition d'un Porphyre. Vauquelin en a retiré : Silice, 79; Alumine, 5; Chaux, 4; Soude muriatéc, 2; Eau, 10.

A. couvrit*. On trouve celle var. en Hongrie, près de Schemnitz.où elle est en veines, dans un Porphyre, et ù Weissenfels en Thuringe, dans un filon de Grès. Elle est blanche, tenace, â cassure terreuse, happante et infusible, elle absorbe l'Eau avec sifflement et devient transparente en tout ou en partie. L’Acide nitrique la dissout; une portion est sans effervescence. On avait cru d'abord que c’était de l'Alumine pure; mais, d’après l’analyse de Klaprolh, il faut la considérer comme un Hydrate d'Aluininc silicifère. analogue à celui que nous avons décrit sous le nom d'ALinPBAHB.

A. coHHt he. Argile glaise , Terre à potier, Argile

A il G

figuline. Les ailleurs allemands ont confondu, sous le nom d’A. commune, deux esp. tout â fait différentes : l'une, celle qui nous occupe présentement, est fusible, tandis que l'autre ne l'est pas. C’est d'après ce caractère très saillant, que Brongniart a partagé l’A. commune en deux sous-espèces, sous les noms de Figuline et de Plastique. L'A. commune est ordinairement douce et onctueuse au toucher, et fait avec l'eau une pâte assez tenace. Sa cassure est raboteuse, inégale et quelquefois imparfaitement schistoïde. Elle adhère à la langue; ordinairement elle est gris-bleuâtre; mais il y en a aussi de blanc-grisâtre, de jaunâtre, de gris-de perle et.de gris-verdâtre. Ces différentes variétés, exposées à l'action du feu, y deviennent presque toujours rougeâtres, â raison du fer qu'elles contiennent : leur pesanteur spécifique, d’après Karsten, est de 2,085. On en a retiré par l'analyse : Alumine, 32; Silice, 63; Fer, 4; perte, 1. Quelquefois elle fait effervescence avec les Acides, et alors il est extrêmement difficile de la distinguer des Argiles marneuses. C'est de toutes les var. de l’Argile celle qui est le plus abondamment répandue dans la nature, et que l’on emploie à un plus grand nombre d’usages. On s'en sert â la fabrication de la poterie grossière, des carreaux, des tuiles, des briques, des fourneaux, etc. Elle est employée par les sculpteurs pour modeler, et l’on s'en sert pour glaiser les fonds des bassins, afin d’y recevoir l'eau, d'où lui est venu le nom de Terre glaise. Lorsqu’on en fait des vases qui doivent aller au feu, on introduit dans la pâte une certaine quantité de Sable qui l’empêche de se fendiller par l’action du retrait, et la rend susceptible d’éprouver un commencement de vitrification.

A. EXDcar.iK. y. Akgilolitb.

A. feuilletée. Schiste à polir. C'est mal à propos qu'on a réuni quelquefois, sous le nom d’A. feuilletée, le Polierschiefer, le Klcbtchiefer et le Schieferthon de Werner, qui, par leurs caractères, en sont tout à fait différents. Conservant le nom d’A. feuilletée ou Schiste à polir, nous parlerons des deux autres var. aux mots A. happante et A. schistoïde. L’A. feuilletée est opaque, tendre, massive, à cassure schistoïde, âpre au toucher et fragile; ses couleurs varient entre le blanc et le jaune, elle est légère, de manière que, si on la plonge dans l’eau, elle surnage un instant, et après elle absorbe l'eau avec avidité, en dégageant de nombreuses bulles d'air; elle ne durcit point au feu, d'où l’on voit que ses caractères n’ont aucun rapport avec ceux de l’Argile, et en ont, au contraire, beaucoup avec ceux du Tripoli. Bucholz a donné l'analyse de trois var., dont voici les résultats : commune; Silice, 70; Alumine, 1 ; Chaux, 1; Fer Oxydé, 4; Eau, 14; perle, 1; en tout 100. Terreuse : 83,5; 3; 0,3; 1,3; 0; 1,3; en tout 100. Friable : 87; 0,5; 0.5; 1,5; 10; 2,5. On la trouve à Krilkelbert, près de Kitsklin. dans le voisinage de Bilin, en Bohême, parmi les lits de Marne, quelquefois avec des impressions de feuilles, rarement avec des squelettes de Poissons et de bois pétrifié. Elle existe aussi près de Zwiehau en Saxe, et en Auvergne. On regarde assez communément celte substance comme une production pseudo-volcanique.

A. F F 11 METRE RE MtXH.-MoUTAXT. V. A. HAPPA VT E.

A. FIGIUXE- y. A. COXMIXE.

A. a eovlox. A. smectique, Brong. Terre à foulon. Scs couleurs sont le blanc-verdâtre, le gris-verdâtre, le vcrt-d’olive ; quelquefois elle est bigarrée. On en trouve aussi de jaunâtre, de brune, de rouge de chair, de grise, etc. Elle est massive ; sa texture est compacte ; sa cassure ordinairement raboteuse et quelquefois conchotdale, ou un peu schistoïde. Elle est tantôt opaque, tantôt translucide sur les bords; à peine happante à la langue; elle se laisse polir avec l’ongle, est grasse au toucher, et se délite promptement dans l’eau, en y formant une espèce de bouillie qui a peu de ductilité: sa pesanteur spécifique est 1,72 d’après Karsten. Elle se fond au chalumeau. On a retiré par l’analyse de la Terre à foulon de Hampshire, Silice, 51,8; Alumine, 25; Magnésie, 0,7; Chaux, 3,3; Soude muriatique, 0; Potasse, 0; Fer oxydé, 0,7; Eau, 14,5; perle, 3. Ce sont les Anglais qui possèdent la meilleure Terre à foulon; mais l’exportation en est prohibée sous des peines trèsgraves. Les plus connues sont celles de Hampshire, Straffordshire , Buckinghamshire, Woburn, Serrey , Kent, etc., où on les trouve en couches, tantôt dessous, tantôt dessus la formation de Chaux carbonatée secondaire. Dans l'ile de Skie, en Écosse, elle est située sur des bancs de Grès ou de Sable. On en trouve aussi â Rosswein dans la Saxe supérieure, au - dessous d’un Grunslein, de la décomposition duquel elle provient selon Werner. Dans le Vicentin en Italie, on la trouve tantôt parmi les Porphyres secondaires, et c’est la meilleure; tantôt parmi les Basaltes. Dans différentes localités de Bavière, d’Autriche et de Moravie, elle est placée immédiatement au-dessous de la Terre végétale. On en exploite aussi à Rittroran en Alsace, à Osmandberg en Suède, à Lemnos dans l’Archipel, etc.

Karsten a donné le nom de Terre à foulon raboteuse à une var. dont voici les caractères : Couleur rouge de brique, tantôt pur, tantôt veiné de blanc et de vert; cassure luisante, d'un éclat résineux; fracture raboteuse, passant à la conchoïdale ; elle est translucide sur les bords, tendre et légère. Analysée par Klaprolh, elle a donné : Silice, 48,50; Alumine, 13,50; Magnésie, 1,50; Feroxidé, 6,50; Manganèse oxydé, 0,40; Eau, 25,50; Soude, une trace ; perte, 4. On la trouve dans les fissures du Basalte qui traverse en filons le Granité de Pringelberg, près de Numptsch en Silésie.

L’Argile à foulon est une substance très-utile dans les manufactures de draps et des autres étoffes de laine qu’elle dégraisse en leur donnant en même temps du lustre et du moelleux. L'A. cimolite était employée au même usage. L'on place dans de grands mortiers de bois, avec un mélange d'eau et d’Argile, les draps que l’on veut dégraisser et que l'on foule â cet effet pendant un temps déterminé avec de lourds pilons de bois qui, par leur action répétée, facilitent la combinaison de l’Argile avec la graisse que renferme le tissu du drap. Il faut seulement avoir soin de séparer de la Terre à foulon les grains de sable qu'elle pourrait contenir.

A. GLAISE, y. A. PIGI’LIXE.

A. happante. Argile feuilletée de Mènil-Montant . On trouve celte var. à Montmartre et à Ménil-Montant. près de Paris, où elle renferme des rognons de Quartz

résinile de la variété qu'on a nommée Ménilite. Sa couleur est le blanc grisâtre-, elle est opaque, tendre, trèsbappanle à la langue, presque infusible; on ne peut la ramollir qu'au feu de porcelaine. Si on la plonge dans l’Acide nitrique, elle y fait une légère effervescence. Sa cassure est sctiistolde, mais elle est douce et onctueuse au toucher, ce qui la distingue des Schistes argileux proprement dits. Elle se délite en feuilles, lorsqu’on l'expose alternativement à l'humidité et à la sécheresse; elle se délaie dans l'Eau, et fait une pâte tenace : sa pesanteur spécifique est 2.080 d'après Klaproth. C'est à tort qu'on avait placé cette var. parmi les Schistes à polir. La différence est frappante. Analyse par Klaproth: Silice, 65,50; Alumine, 7 ; Magnésie, 1,50 ; Chaux, 1,55; Fer oxydé, 2,50; Manganèse oxydé, 0,75; Eau. 19,25; perte. 2.25.

A. kaolin. Feldspath décomposé , H. Les Chinois et les Japonais donnent le nom de Kaolin à l'Argile dont ils font usage pour la fabrication de leurs |>orce)aincs qui, malgré la perfection à laquelle les fabriques de l'Europe, et notamment celles de France, sont parvenues, ne continuent pas moins à être recherchées par les amateurs. L’Argile à porcelaine provient de la décomposition des roches feldspathiques, et principalement du Granité graphique, du Pegmatite et de l'Eurile. Elle est infusible et durcit au feu. Il y a des Kaolins qui sont maigres au loucher, et font difficilement pâle avec l'eau; tels sont ceux de France qu'on emploie à Sl.-Yriex-la-Percbe près de Limoges; aux environs d'Alençon ; à Mauperluis et à Chauvigny, près de Bayonne; ù Cherbourg; â St.-Bonnet, département de la Loire ; â Niederschaeffolsheim, département du Bas-Rhin, etc., et au Schneherg, en Saxe. Quelques autres sont doux et onctueux au toucher, et font une pâte liante avec l’eau. Tels sont les Kaolins du Japon, de la Chine et de l'Angleterre, ainsi que ceux qu'on exploite, près de Schio, dans le pays vénitien. Ces derniers proviennent d’une décomposition d'Eurite. L’Argile à porcelaine de Saxe a donné par l'analyse, suivant Rose : Silice, 53; Alumine, 47 ; Fer, f>,33 ; perte, 4,67.

A. i.iTUos akoe. Moelle de pierre. On trouve la Lithomarge en masse ou disséminée; sa cassure est terreuse, ù grain fin, mate, quelquefois faiblement luisante. 11 y en a presque de toutes les couleurs. Elle est opaque, happante, tantôt friable, tantôt endurcie; celle dernière var. a la consistance du savon; elle est onctueuse au loucher, et devient luisante sous les doigts. Ce n'est qu'à un très-fort degré de chaleur qu'on peut la fondre, alors elle se hoursouffle en un verre spongieux. Il y a des Lilbomarges qui sont phosphorescentes par le frottement, telles sont celles que Trébra a trouvées au Hartz. Analyse par Klaproth : Silice, 32; Alumine, 20,5; Fer oxydé, 21; Soude muriatée, 1,5; Eau. 17; perte, 2. On trouve cette Argile à Ehrcnfriedersdorf, Rochlilz, Altenberg, et à Penig en Saxe, en veines parmi les mines d'Élain, dans le Gneiss. A Planilz.elle est stratifiée parmi les couches de Houille; elle est vulgairement connue sous le nom de Terre miraculeuse de Saxe ; à Zellerfeld, au Hartz, elle est dans les fissures de la Grauwacke; à Walkenried, elle accompagne une mine de Manganèse avec du Fer oligiste rouge; à Zoblitz. en

Bohème, elle traverse la Serpentine; enfin, elle entre, comme partie constituante, dans la Roche à Topaze. Il s’eu trouve en France et à Massac en Bavière, à Luzchitz en Bohème, en Norvège et en Transylvanie. La var. dite Terre de Sinope vient de l'ancien royaume du Pont, aujourd'hui Anatolie.

A. MARBRÉE. F. A. CALCARirtRE.

A. MARNE. F. A. CALCARirtRE.

A. martiale verte. Talc zographique , H.; Terre de Fèrone. Substance terreuse, dont la belle couleur verte est due à une combinaison particulière du Fer dont elle renferme jusqu'à 4-3 pour 100, d'après une analyse de Yauqueiin. Brignoli de Brunnhoff. professeur à Modène. a publié en 1819 lin Mémoire très-intéressant sur la Terre verte de Vérone, dont nous extrayons les indications suivantes; la plupart des minéralogistes paraissent ne pas connaître le gisement de cette substance. — C’est sur la pente orientale du mont Baldo, situé à l'est des frontière* véronaises et tyroliennes. et particulièrement dans la vallée de Trcdespin, que l’on trouve celle Terre, tantôt en veines et tantôt en rognons, dans une Roche amygdalaire. Celle-ci est dure, quelquefois compacte, basallifomtc, quelquefois en boules; mais le plus souvent, elle est cellulaire, à cellules tantôt vides et tantôt remplies de noyaux de Chaux carhotialée. de Quartz agathe grossier et de Terre verte. On trouve de temps en temps des rognons de cette dernière substance d’un très-grand volume. Tel est celui qui fut extrait en 1812, et qui pesait environ 500 kilogrammes. La couleur de la Roche est le gris de lin, passant au gris de plomb et au gris-verdàlre. Le Calcaire compacte, entremêlé de Quartz agathe pyromarque. la recouvre. On ignore quelle est la Roche qui lui sert de support. La Terre de Vérone est employée dans la peinture à fresque et à l'huile.

A. muriatifere. Elle contient du Sel gemme, et n’csl autre chose qu'une Argile mélangée de ce sel.

A. ocREi sB jacne. 7>r/e jaune. La couleur de cette Argile est le jaune plus ou moins foncé; sa cassure est mate et terreuse. Elle est opaque, tendre, et devient rouge à l'aide de la chaleur; elle est conductrice du fluide électrique aussi bien que la variété suivante, et acquiert, par l'action du feu. le magnétisme polaire, ce qui est dùà la présence du Ferqu'on y trouve dans des proportions très-variées : pesanteur spécifique 2.240. d’après Breithaupt. On a analysé quelques variétés d'Ocre jaune de France ; on en a retiré : Silice, 79 ; Alumine, 5; Chaux, 4; Fer oxydé, 11; perle, 1. La Terre jaune, dont les Allemands ont fait une espèce minéralogique particulière, vient de Wehraw dans la Lusace supérieure, où elle est associée à l'Argile commuue cl au Fer argileux. On en trouve à Sienne en Italie, à Slrigau et à Leignitz en Silésie, en Danemarck, en Norvège, en Slyrie. en Autriche et au Bengale. Elle est très-abondante en France, à Vierzon dans le Berry ; elle y est en couche sous un banc de Grès, et renferme du Fer géodique. La même position géognostique a lieu pour les Ocres rouges de Taunay en Bric, de Bilry, département de la Nièvre, de Maragne près de Bourges, et de Sainl-Pourrain près d'Auxerre. Les couches qui accompagnent cette Terre à Bitry, sont, en commençant par l’infé-

heure : 1° bauc de Sable très-épais; *2** Argile ocreuse jaune; 3° Grès en couches très- minces; 4* Argile figuline rouge; 5° Argile figuline bleuâtre; 0° banc de Sable. On emploie l'Ocre jaune dans les arts, soit avec sa couleur naturelle, soit après l'avoir calcinée dans des fourneaux de réverbère, où elle acquiert une très belle couleur rouge. On fait, avec la Terre de Patna,au Bengale, des bouteilles nommées Gargoulettes, qui sont très-eslimées par leur propriété de communiquer aux liquides une saveur particulière, qui plaît beaucoup aux femmes de ce pays.

A. ocre isf roi ce. Sanguine, Cray on rouge. Celte substance est friable, à cassure terreuse, et tache fortement les doigts et le papier sur lesquels on la passe avec frottement. Elle fait difficilement pâte avec l'eau, de même que la var. précédente; elle est également magnétique par l'action du feu. Sa couleur est d'un rouge de sang, quelquefois nuancé d'orangé. Elle est opaque, tendre, happante. On en fait des crayons : comme ils sont très-faibles, lorsqu'on emploie l'Ocre rouge à l'état naturel, Conté en a composé d'arlilîciels qui sont d'un usage plus commode, en ajoutant à l'Ocre rouge naturelle de la Gomme arabique et du Savon blanc. L'A. ocreuse rouge est très-abondante dans la Hesse, la Bohème, la Thuringe, la Haule-Lusace et la Sibérie. On la trouve ordinairement en petites masses dans les Schistes argileux. La Terre de Bujaros en est une var. qu'on trouve près d’Eslremo, dans l'Alenlejo en Portugal. On en fait de très jolis vases poreux dans lesquels on met rafraîchir l'eau à laquelle elle communique une saveur que les Portugais trouvent agréable. Les bols d'Arménie et de Lemnos, autrefois très-employés dans la médecine, sont aussi des var. de cette substance. On les estimait au point qu'on confiait aux prêtres de ces lieux le soin de les recueillir et de les préparer; ils les marquaient de leur sceau, d'où leur est venu le nom de Terre s sigillées. C'est avec le sceau du grand-seigneur ou du gouverneur qu'on les débite aujourd'hui.

Le Bol d'Arménie est plus compacte que l'Ocre rouge commune; sa couleur est le rouge de chair, passant au jaune de crème et au brun jaunâtre; sa cassure est concholdale; il est translucide sur les bords; tendre, doux au toucher, happant ; sa pesanteur spécifique est 1,1*29, d'après Karsteu. Il sc délite dans l'eau. Bergmann en a retiré, par l'analyse : Silice, 47; Alumine. 19; Magnésie, 6,9; Chaux, 5,4; Fer oxydé. G, 4; Eau, 3,5; perle, 8,5.

La Terre de Lemnos est happante, maigre au loucher. à cassure terreuse. Elle se délite dans l'eau; sa couleur est rouge; U y en a aussi de blanche et de grisâtre. Voici son analyse par Klaprolh : Silice, 00; Alumine, 14,50; Magnésie, 0,25; Chaux, 0,95; Soude, 3,50 ; Fer oxydé, 6 ; Eau, 8,50 ; perte, 1.

A. a pipes ou A. plastique, Brougniart. La texture de l’A. plastique est compacte; elle est très-onctueuse au toucher. Sa couleur ordiuaire est le blanc grisâtre ou le brun noirâtre, et même le brun. Elle se délaie et prend beaucoup de liant avec l'eau, et donne une pâte tenace, qui, quelquefois , est un peu translucide. Elle acquiert une très-grande dureté au feu de porcelaine

sans se fondre, ce qui a déterminé Brongniart à la séparer de l'Argile commune ou figuline, qui est fusible. Presque toutes les A. plastiques blanchissent à un feu modéré; quelques-unes mugissent à une chaleur plus forte. L’Argile à pipes a donné, par l'analyse : Silice, 43,5; Alumine, 33,2; Chaux. 3,5; Fer, 1; Eau, 18;

1 perte. 0,8. L’Argile plastique de Montereau-sur- Yonne I est la meilleure que l'on exploite en France. On en fait delà faïence fine; on en exploite aussi â Abondant, près de la forêt de Dreux, dans les environs d'Iioudan, à Montereau-sur- Yonne, à Tournay, â Namur, â Saveignies près Beauvais, à Forges les-Eaux, aux environs ! de.Maubeuge.etc. Elle abonde également en Angleterre,

1 dans le Dcvonshire, le Shropshire, où l’on en fabrique de très-belles poteries.

A. a pour. F. A. feuilletée.

A. a Poir.ti.AtXE. F. A. Kaoi.iv.

A. poephyroIde. Feldspath compact porphy tique décomposé , II. On donne ce nom â une sorte d’Argile qui provient de la décomposition de certains Porphyres dont les cristaux feldspalhiques ont encow conservé leur forme.

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