‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 50 sur 125 · A. RÉFRACTAIRE. F. A. PLASTIQUE · texte numérisé non relu

A. RÉFRACTAIRE. F. A. PLASTIQUE

A. SALIPÉRE. F. A. RURIATIPÈRE.

A. savonneuse. A. saj>oni forme, Brongn.; Talc savonneux, H.; Savon de montagne. Sa couleur est le noir brunâtre; elle est opaque, mate, fragile, trèsonctueuse. Si on la racle, elle acquiert de l'éclat, elle happe à la langue, et est écrivante. Le Savon de montagne est extrêmement rare. On en trouve dans la formation trapéenne de File de Skie et dans la mine d'Êtain en Cornouailles, à Atkusch en Pologne, à Nassau; dans le Basalte et dans l'Argile â potier en Thuringe. On avait déjà indiqué son analogie avec la Stéatite. tlaüy le place parmi les Talcs.

A. schistoIde. On la rencontre dans les formations de Houille, où elle passe à l’Argilolilc, au Grès et au Schiste bitumineux. Quelquefois elle est impressionnée, et on y trouve des débris de Fougères et de Roseaux inconnus. Ses couleurs varient du noir grisâtre au rouge brunâtre et au gris. On la trouve tantôt pure, tantôt entremêlée de .Mica. Sa cassure en grand est schisteuse, tandis qu'en petit elle est terreuse. Ses fragments sont tabulaires; elle est opaque, male, fragile, happante à la langue, un peu maigre au toucher. Sa pesanteur spécifique est de 2,030.

A. S1ECTIQUE. y. A. A FOULON.

ARGILETTE. bot. S. vulg. de Phasque.

ARGILLO-CALC1TE. min. S. de Marne.

ARGiLOLITE. min. Les caractères de ce Minéral l’éloignent totalement des Argiles. Eu effet, sa cassure, quoique terreuse quelquefois, est ordinairement conchoide; certaines variétés présentent une cassure compacte, écailleuse et même feuilletée. Elle est opaque, quelquefois translucide dans ses parties minces; ses couleurs très-variées sont toujours ternes. Lorsqu’elle n'a pas une graude dureté, elle sc dissout dans l’eau, mais ne fait pas pâle avec elle. Sa pesanteur spécifique, d'après Karslen, est de 9.212. On la trouve en rognons dans les porphyres argileux d'origine volcanique, parmi lesquels elle forme aussi des couches très-puissantes.

A II G

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La variété qu’on nomme Fruchstein a des taches rouges.

On cite particulièrement celle des environs de Freyberg en Saxe et de Schemnitz en Hongrie.

ARG1LOPHYRE. F. Porphyre argiloïbe.

ARGITAMNE. bot. F. Aroytamye.

ARGOLASIA. bot. G. placé à la suite des Iridées, et caractérisé par un calice supère, velu et blanc en dehors, coloré intérieurement, tubuleux et terminé par six divisions égales, à la base desquelles s'insèrent six étamines, toutes fertiles, à filets allongés, à anthères oscillantes et inférieurement bifides ; un ovaire infère, portant un seul style que termine un stigmate Irifide et devenant une capsule couronnée par le calice, velue, à trois loges dont chacune contient deux ou trois graines. — De Jussieu a établi ce G., d’après une plante du Gap, qui parait la même que VHyacinthus plumosus de Linné, Lanoria d'Alton et de Persoon. Il y rapporte VHeritiera de Gmelin, que Persoon regarde comme congénère du Dilatri» et YAnigosanlhos de La Billardière, qui«n’en diffère que par son calice à tube recourbé et à limbe inégalement divisé, et par son stigmate obtus.

ARGONAUTE. A r go naut a. moil. G. de la fam. des Poulpes et de l'ordre des Céphalopodes à huit pieds ou oclopodes. établi par Linné pour distinguer ceux de ces Mollusques pourvus d'un test uniloculaire, des Nautilles à Coquilles polythalames, dont les Animaux paraissent être d’ailleurs pourvus de dix pieds ou bras. C’est sous la dénomination de Nautile que les Grecs et les Romains, ainsi que tous les naturalistes jusqu'à Linné, ont parlé de l’Argonaute Argo, connu sous le nom de Nautile papyracé, et c'est aussi sous cette même dénomination que les modernes ont classé les Testacés poly- Ihalames. Les anciens ont célébré l'industrie de cet intéressant Mollusque, et tous les poètes de l’antiquité ont chanté les merveilles de sa navigation. Ils l’ont signalé comme ayant appris aux hommes les premiers principes de cet art. Aristote, qui l’appelle Polype nautile ou nautique, a parfaitement décrit les manœuvres à l’aide desquelles il voque sur la surface des eaux, dans les temps calmes, et sa description semble être l'original de celle de Pline. Cette Coquille a une forme symétrique, fort élégante; elle est extrêmement mince et fragile; son dernier tour est très-grand ; elle ressemble à une petite chaloupe dont la spire serait la poupe; la carène dont elle est pourvue aide la navigation, en déplaçant avec plus de facilité le liquide. Cette barque fragile ne pourrait résister à l’agitation des flots ; aussi l’Argonaute ne s’élève du fond de la mer que par les temps les plus calmes. Parvenu à la surface des eaux, il agile ses bras comme autant de balanciers; il introduit dans sa Coquille l'eau qui lui est nécessaire pour faire un lest indispensable ; il étend ses bras, et, s’en servant comme de rames, il vogue à la surface de la mer. Si un vent doux se fait sentir, il dresse perpendiculairement scs deux bras palmés, les lient écartés, et la membrane élargie et oblongue qui règne sur une partie de leur longueur, présentant une plus grande surface au vent, fait office de voile. Les trois autres bras de chaque côté servent de balanciers, et le bas du

corps, qui forme un crochet hors de la Coquille, tient lieu de gouvernail. L'Argonaute marche ainsi dans la direction qu’il veut suivre; mais si quelque ennemi s’approche, si la surface de la mer se ride, il relire promptement dans sa Coquille les avirons, la voile et le gouvernail, il fait chavirer sa nacelle et descend au fond de la mer.

Le G. Argonaute a pour caractères : test extérieur et uniloculaire, dans lequel l’Animal se contracte à volonté ; tête couronnée de huit pieds inégaux, garnis de ventouses ou suçoirs, quelquefois pédiculés sur leur face interne, et alternant sur deux séries; pieds supérieurs plus longs, élargis vers leur fxtrémilé en forme d'aile ou de voile; test monothaiamc en forme de casque ou de nacelle, à carène large ou étroite, aplati sur les côtés; spire courte et rentrant dans l’ouverture, très-fragile, transparente et tuberculeuse ou munie de côtes saillantes.

t Pied* presque égaux , les deux supérieurs munis dyune aile spongieuse.

A. Cranchii , Leach; il habite le golfe de Guinée, tt Pieds inégaux, les deux supérieurs munis d'une aile membraneuse.

A. Argo , Linné, A. sulcala , Lam. Le grand Nautile papyracé, Favanne, Gualtieri; il habite principalement la Méditerranée; on le trouve aussi dans l’Océan, aux Antilles, dans la mer des Indes et jusqu'aux iles Moluques ; on le nomme vulg. le Nautile papyracé, le grand Nautile, le Nautile à carène droite. Quelques individus ont plus de huit pouces de longueur.

A. tuberculala , Shaw, A. nodosa, Solander; A. orysala, Mus. gerersian. Le Nautile grain de Riz, Favanne, t. 7. Cette esp., recherchée des amateurs, habile les mers des Grandes-Indes; Amboine, selon Rumphius; la côte de Mozambique, selon Favanne, et les mers du Cap, selon Humphrey. Vulg. le Nautile papyracé à tubercules.

A . hians, Solander, le Papier brouillard, Favanne. Celte Coquille, assez rare et chère, vit dans les mers des Grandes-Indes, dans celles de la Chine, scion Humphrey; au Cap et sur les côtes du Mexique. Vulg. le Nautile à large carène, la Chaloupe cannelée, la Galère.

A. Gondola, Diliwyn, A nacicula, Solander. Le Nautile à oreilles , Favanne. Cette esp. est fort rare ; elle habite la côte de Mozambique et, dit-on, l’Ile-de- France.

A. Haustrum , Diliwyn. l'Écope de batelier, Favanne; des Grandes-Indes.

A. Cymbium, L.jle petit Nautile vitré, Favanne. Celte esp. qui n’a guère que deux à trois lignes de long, habite la Méditerranée.

ARGONAUTITES. moll. Argonautes fossiles.

ARGOP11YLLE. Argophyllum. bot. G. de la fam. des Éricinées à ovaire entièrement ou demi- infère (Vacciniées de quelques auteurs). Caractères: calice quinquéfide; corolle à cinq divisions. Plus intérieurement est un tube, dont la forme est celle d'une pyramide quinquangulaire et tronquée, et le limbe frangé. C’est au dedans de ce tube, ci sur le calice, que s'insèrent les étamines, au nombre de cinq, à filets courts, à anthères présentant quatre sillons, mais non deux appendices comme

plusieurs genres voisins. L’ovaire. à demi-adhérent, devient une capsule à trois loges polyspermes, s’ouvrant en trois parties. — Forster a établi ce G. d’après un bel Arbrisseau rencontré parlui dans la Nouvelle-Écosse. Ses fleurs sont en panicules axillaires; ses feuilles, al* ternes etpéliolées, ont leur face inférieure couverte d’un duvet argenté, qui a fait donner son nom au genre.

ARGOSTEMMA. bot. G. de la fam. des Rubiacées, Pent. Mon., institué par Wallich et que Reinwart et Klume avaient déjà signalé sous le nom de Pomanyium. Ses caractères sont : tube du calice court et presque conique; son limbe divisé en trois, quatre ou cinq lobes aigus, valvaires pendant l'estivation; corolle rotacée, ouverte ; étamines alternes avec les lobes de la corolle; anthères grandes, exertes, réunies par leur sommet; style traversant un disque charnu, il est terminé par un stigmate globuleux ; capsule à deux loges, couronnée parle calice persistant et par un disque Operculaire : réceptacle convexe , attaché à la cloison qui renferme un grand nombre de graines anguleuses. Les huit esp. d’Argostemma décrites par De Candoile, sont de l'Inde et de Java; elles constituent des pl. herbacées, et pour la plupart velues, à feuilles entières, opposées, rarement verticitlées, à stipules foliacées et ovales, les fleurs sont blanches, portées sur des pédoncules et formant assez souvent une sorte d’ombelle terminale.

ARGOT4.MMA. bot. y. Argytbabxe.

ARGOI'SIER. bot. y. Hippopiiae.

ARGUEL. bot. F. Cyyapique.

ARGCEMLLA. bot. S de Jovcllana.

ARGUILLE. ots. Nom vulg. du Traquet Molteux.

ARGILE. Argulus. crdst. G. de l'ordre des Bran* chiopodes, section des Pœcilopcs, ayant pour caractères : test en forme de bouclier, portant deux yeux et quatre antennes très-petites; un bec dirigé en avant; six paires de pieds : la première en ventouse, la seconde propre à la préhension, avec deux crochets; et les quatre suivantes terminées par une nageoire formée de deux filets barbus sur leurs bords ; deux lames en nageoires à l'extrémité postérieure de leur queue. — On ne connaît jusqu'à présent qu'une espèce à laquelle s'appliquent les caractères qui précèdent. Cette espèce, mentionnée et flgurée par un graud nombre d'auteurs, a été décrite et anatoinisée avec beaucoup de soin par Jurine fils, qui l'a nommée Argule foliacé, Argulusfoliaceus . Ce Crustacé a été mentionné, dès l’année 1066, par Léonard Baldner, pécheur de Strasbourg, sous le nom de Pou de» Poissons. Après lui Frisch, Læfling, Baker en ont parlé. Linné l'a désigné sous le nom de Monoculus foliaceus; Geoffroy en a fait un Binocle. Muller l'a appelé Argnlus Detphinus. Cuvier l’a classé dans le genre Monocle, en l'appelant Pou de Têtard. Latreille en a fait d'abord un G. sous le nom d 'Osole, et l'a réuni ensuite aux Binocles. Dans sou dernier ouvrage, il a adopté le genre Argule de Muller et de Jurine, tel que nous le mentionnons ici. Malgré les travaux de tous ces auteurs et deux bonnes figures de Hermann (Mém. aptérologique), l'Argule foliacé n’était que très imparfaitement connu, quand les observations de Jurine fils (Ann. du Mus. d'üist. nat., T. vil, p. 451) ont jeté le plus grand jour sur son anatomie, scs mœurs

et scs caractères extérieurs. — Considéré à l’élat parfait, son corps est long de cinq millimètres , et enveloppé supérieurement par un test verdâtre, transparent, légèrement convexe, divisible en trois portions: l'une antérieure et moyenne nommée chaperon f les deux autres postérieures et latérales appelées ailes. Le chaperon supporte une paire d'yeux visibles également en dessus et en dessous : il est arrondi en devant, cl se termine postérieurement en une pointe mousse, reçue entre les ailes qui sont ovalaires et recouvrent en partie l'abdomen. L'Animal, vu inférieurement, présente d'avant en arrière, deux sortes de cornes terminées en crochet; quatre antennes, dont deux antérieures de trois articles, situées à la base des crochets, et deux postérieures plus longues que les précédentes, et composées de quatre articles; deux appendices pourvus de ventouses; une seconde paire de pattes coudées, de cinq pièces, la première est armée de dents et la dernière munie de deux petits crochets recouverts d'une palette; enfin, entre cette paire de pattes, le tubercule qui loge le cœur, ayant au-devant de lui une trompe très-acérée et flexible. En arrière du tubercule, commence l'abdomen, qui est cylindrique, et n’adhère au test que par sa base; il supporte, de chaque côté, quatre paires de pattes natatoires, terminées par deux articles pennés. Ces paires de pattes sont toutes semblables entre elles, à l'exception des deux premières qui ont un troisième article, et de la dernière qui présente chez les femelles deux petits prolongements placés au-dessous de l'orifice du vagin. Chez le mâle, celle dernière paire et la précédente, c’est-à-dire la troisième, supportent les organes de la génération. L’abdomen contient de plus l’intestin, dans tous les cas, et la matrice dans les femelles. II offre à son extrémité l’anus , situé entre deux lobes constituant la queue.

L’histoire des Argulcs est assez complète sous le rap port de l'anatomie et de la physiologie, pour que nous puissions en tracer ici une esquisse. — Le système nerveux de ce Crustacé consiste en un point noirâtre, à reflets éclatants, composé de trois lobes égaux, et qui parait être le cerveau. Jurine lie fait mention d’aucun autre ganglion. — L’appareil digestif se compose d'un suçoir rétractile et protractile, situé entre les ventouses, et s'introduisant dans les chairs de l’Animal aux dépensduqucl l'Argule vit; d’un œsophage très-court; d'un estomac, de forme ovale, donnant naissance à droite et à gauche à un prolongement intestinal qui sc porte transversalement dans les ailes, et s'y divise en deux branches qui, elles-mêmes, se subdivisent en un grand nombre de ramuscules. Cet estomac et ses expansions se distinguent facilement des autres parties par la matière brune qu'ils contiennent. L'estomac est terminé en arrière par un pylore gros, long et musculeux, qui s'ouvre dans un cæcum pourvu de deux appendices vermiformes, et aboutit au rectum, lequel va en se rétrécissant jusqu'à l’anus. Toutes ces parties, l’estomac surtout, ainsi que les prolongements qui en dépendent, sont douées de mouvements péristaltiques très-prononcés. — Nous avons fait connaître les quatre paires d'appendices abdominaux; ces pattes, en même temps qu’elles ont pour usage d'ofiércrla natation, paraissent aussi

servir à la respiration, et méritent, à ce titre, le nom de pattes branchiales. — Le système circulatoire consiste en un cœur logé dans un tubercule qui avait été pris pour le suçoir. Ce cœur présente un seul ventricule, et non deux, comme le pensait Baker. En se contractant, il pousse devant lui un liquide qui gagne toutes les parties du corps, opère la nutrition de chaque organe, subit dans son trajet plusieurs changements, et revient au cœur, pour en être chassé de nouveau et parcourir la même route; mais ce sang, qui, dans la plupart des Animaux, circule dans des vaisseaux, parait ici répandu et disséminé dans le parenchyme même des organes. On observe cependant des courants qui indiquent le sens dans lequel le liquide circule. Jurinea pu observer qu'à chaque contraction du cœur, il en partait antérieurement une colonne de sang, dont la direction ne tardait pas ù changer, et qu'il a suivie dans une partie assez grande de son trajet, pour pouvoir établir la manière dont la circulation générale a lieu. Celle colonne sanguine est simple, ne sc dichotome pas à la manière des artères, et si elle parait se diviser, c'est pour se réunir, bientôt après, au tronc commun, au moyen d'une véritable anastomose. En dernier lieu, elle constitue un courant dorsal qui, se dirigeant d’arrière en avant, aboutit au point d'où elle était partie. Les ca raclères physiques du sang des Argules sont très-aisés à apercevoir. On reconnaît, à la simple inspection, que ce liquide est composé de globules diaphanes, très-petits. qui roulent les uns sur les autres.

L'appareil générateur consiste, dans la femelle, en uue matrice située dans l'abdomen, au-dessus des intestins. Elle s’étend depuis la terminaison de l'œsophage jusqu'à l'anus, où elle se continue avec l'oviductus, dont l'orifice aboutit à l'intervalle qui existe entre les pattes natatoires de la dernière paire. Dans le mâle, les organes de la génération consistent en une vésicule remplie d'un liquide transparent, située sur le premier article de la troisième paire de pattes ; c'est probablement un liquide fécondateur. En arrière de cette petite poche, et sur le bord antérieur du premier article des quatrièmes pattes branchiales, on remarque un tubercule brun, de forme conique et de consistance cornée, dont la base est munie d'un petit crochet ; c'est l'appareil copulateur. Chacune de ces parties étant double, les mâles sont pourvus de deux pénis eL autant de vésicules séminales, tandis que la femelle n'a qu'un oviductus. Ce fait, attesté par Jurine, n'est en aucune manière analogue à celui que son père a observé dans des Animaux du même ordre (les Monocles), dont les femelles ont un double vagin, répondaul au double appareil fécondateur du mâle ; cependant notre auteur a vu plusieurs fois l’accouplement des Argules, et il dit avoir observé que le mâle employait l'un et l'autre organe pour exécuter avec une seule femelle deux accouplements successifs. Quoi qu'il en soit, les préludes de cet acte important, la manière dont il s'exécute, l'ardeur du mâle qui attaque, le calme de la femelle qui ne répond |>as de suite à l'empressement de ses désirs , seraient des objets bien dignes d'être décrits en détail, si la nature de cet ouvrage le permettait. Le mâle , pour effectuer l'accouplement, porte son abdomen latérale-

ment , et le contourne de manière à croiser celui de la femelle; il l’embrasse alors supérieurement avec ses deux premières paires de pattes natatoires, et s'étant ainsi cramponné, il engage en dessous les deux derniers appendices qui supportent l'appareil générateur. L'accouplement dure quelquefois plusieurs heures, et la fécondation des œufs contenus dans la matrice, en est le résultat; celle-ci, jusque-là très-petite, se distend [ de plus en plus jusqu’au treizième ou dix-neuvième ' jour, qui est le terme le plus éloigné de la gestation. A cette époque, la femelle poml ses œufs, en les plaçant ordinairement sur deux lignes, et en les fixant à un corps solide , au moyen d'une sorte de gluten. Le nombre fourni par chaque ponte est Irès-variable, il est de cent à deux cents, et quelquefois s'élève à quatre cents. -- C’est le trente-cinquième jour environ , à dater de l’époque de la naissance, que le fœtus sort de son enveloppe; il a alors trois quarts de millimètre, et quoique sa forme ne soit pas la même que dans l'âge adulte, les organes de mouvements sont tout à fait différents ; cette différence est telle qu'Olhon - Frédéric Muller, Irompé par les apparences, a décrit ce Têtard comme une espèce distincte, sous le nom d 'Argulut Charon. Les principales dissemblances consistent dans l’apparence de deux longs bras en rames natatoires, situés, l'un au devant des yeux, l'autre en arrière et dan9 l'absence des ventouses qui n'existent pas encore à la première paire de pattes. Avant d'arriver à l'état parfait, le jeune Argule subit plusieurs mues, toujours accompagnées de quelques autres changements notables. Les organes de la génération ne paraissent qu'après le cinquième jour; enfin , vers le vingt cinquième et à la suite d'un très-grand nombre de mues qui se répètent tous les six à sept jours , l'Animal a pris tout son accroissement, et peut reproduire son es|»èce. — La nourriture de ces singuliers Crustacés est la même à tous les âges; ils vivent parasites sur les Éptnocbes , Gaslerostcus acu/eatus, Linn., ainsi que sur les Têtards de Grenouilles ou de Crapauds; ils se fixent à ces Animaux au moyen des ventouses que nous avons décrites, et se nourrissent à leurs dépens, en introduisant leur trompe acérée dans leurs chairs; s'ils veulent les abandonner pour en attaquer d'autres , ils cesseul de contracter leurs ventouses , deviennent libres et nageut dans le liquide, au moyen des appendices dont leur abdomen est pourvu, jusqu’à ce qu'ils aient rencontré une proie qui leur convienne.

ARGUS. Anjus. ois. G. institué par Vieillot et adopté par Temminck , dans l'ordre des Gallinacés de ce dernier; voici ses caractères : bec de la longueur de la tête, comprimé, droit, nu à la base; mandibule supérieure voûtée, courbée vers le bout; narines placées latéralement, au milieu de la mandibule supérieure , couvertes à moitié par une membrane ; tète , joues et cou nus; tarses longs, grêles et sans éperon; les doigts de devant réunis par des membranes; pouce articulé sur le tarse; queue comprimée eu deux plans verticaux : les deux rectrices intermédiaires excessivement longues. Première rémige très-courte , les huitième , neuvième et dixième, plus longues. La seule espèce de ce genre qui nous soit connue, l’Argus Lueu, Aryus

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ixtconiu», Tem.; Phasianus Argus, Lath. (A'. le* pl. de ce Dictionnaire, où sont figuré* le mâle el la femelle). a plu* de cinq pieds dans toute' sa longueur, et il est à peu près de la grosseur du Dindon. La face, la gorge el une partie du cou sont nues, d'un rouge cramoisi : quelques poils noirs paraissent çà et là ; le sommet de la tète et l’occiput sont couverts de petites plumes noires soyeuses, el d'autres plus longues, quoique fort étroites, à barbes désunies; le bas du cou, la poitrine et le ventre sont bruns, rougeâtres, nuancés de tiquetures jaunes el noires; le dos et les tectrices a la ires sont bruns avec des taches noires, marquées de traits jaunes; les tectrices caudale* sont jaunes, marquées de brun ; les rémiges sont larges, couvertes d'yeux diversement colorés dans chaque rang de rémiges; les rectrices sont d'un brun-marron foncé , ornées de petits points blancs, entourés de noir. La femelle n'a point le plumage aussi étendu que le mâle, ce qui la fait paraître beaucoup plus petite : sa tête et le dessus du cou sont d'un gris mêlé de brun et de fauve; la poitrine, le dos, les tectrices alaires et caudales sont d’un brunroux bariolé de noir; les premières rémiges d'un roux foncé, marqué de petits points noirs; les autres brunes, avec des baudes irrégulières d'un jaune sale.

Ce magnifique Oiseau habile les forêts obscures et sauvages de Java et de Sumatra , où il vit très-retiré; ce n'est même que depuis assez peu de temps que l'on est parvenu à l’habituer dans les basses-cours de Batavia , el tout porte à croire qu'il y deviendra aussi commun que le Paon , auquel on le préfère à cause de la délicatesse de sa chair. Son cri. naturellement aigre et désagréable, s'adoucit un peu dans l'état de domesticité, ce qui ne fait qu'augmenter le plaisir que l'on prend à l'élever. Les dames de l'Inde se parent des belle* plumes ocellées de l'Argus, et celle mode est même passée de l’Asie en Europe, où tout ce qui est nouveau est en possession de plaire.

ARGUS, rkft. Esp. du G. Lézard.

ARGUS. Argus, xull. G. établi par Poli dans la f. des Lamellibranches, auquel il donne pour caractères: uue trachée abdominale, point de pieds; l'abdomen ovale et comprimé; les branchies non réunies et élargies; le manteau pourvu d'un muscle raineux; ses bords garnis d'un grand nombre de cirrhes et d’yeux vert d'émeraude et pédoncules; un seul muscle adducteur, grand el central. — Le type de ce G. est le Spondylus Gvederopus ; il vient s’y joindre les Ostrea jacotxea , sanguinea, Plica, varia de Linné, etc.

Le nom d’Argus a encore été employé, et avant Poli, pour un Mollusque nu et pour plusieurs Coquilles. L'Argus de Bohadsch est le Doris Argo de Linné. Plusieurs Porcelaines dont la Coquille est ornée de taches rondes, ont aussi reçu ce nom. Le grand Argus est le Cyprœa Argus ; le petit Argus est le Cyprœa cribaria ; le faux Argus est le Cyroœa Exanthetna de Linné el de Lamarck. L'Argus fascié de Favart d’Herbigny et de Bruguière est, selon ce dernier, une esp. de Pourpre qu’il avait l'intention de nommer Purpura Argus.

ARGUTOR. Argutor. ms. G. de Coléoptère* pentamères, établi par Mégerle, dans la fam. des Carabiqucs,

aux dépens des Pœciles de Bonelli. Ce G. est intermédiaire aux Calathes et aux Pœciles. 11 a pour caractères principaux : le dernier article des palpes cylindrique; les antennes épaisses, à articles presque coniques , à | corps déprimé , moins large que le corselet , qui est atténué postérieurement. Ce G. a pour type le f'arabus rernalis de Fab., auquel on peut joindre une douzaine d'autres esp. européennes.

ARGUZE. bot. S. de Messerschinidia.

ARGYCTIUS. pois. G. de Poissons thoraciques, établi par Rnffinesqtie, dont les caractères consistent dans la forme du corps très-comprimée el conique, l'absence totale de nageoire anale, une nageoire unique el fort étendue, qui règne dans tonte la longueur du dos. depuis le front jusque près de la queue, et dans les pectorales formées de trois rayons, dont l’nn est fort allongé en alêne. Kaffinesque ne mentionne qu’une esp. d'Argyctius.

A. A quatre taches. A. g u ml ri macu/atus, lchth. sicil. Ce Poisson, long de quatre pouces tout au plus, a une forme assez singulière ; sa queue, profondément fourchue, a chacune de ses divisions très-étroite el munie de trois rayons. Sa couleur est argentée, brillante, formée d'une substance peu adhérente comme dans certains Able* et les Sphyrènes. avec deux taches sur chaque côté du dos. d. 54? f. 5? V. 5. a. 0. c. 0. Il habile les mers de Sicile.

ARGYE. Argya. ois. G. nouveau que Lesson a introduit dans sa fam. des Passereaux, et qui se place naturellement à la suite de nos Gobe-mouches, parmi les Insectivores. Ses caractères sont : bec médiocre, élevé, triangulaire à la base, très-comprimé à la pointe, à mandibule supérieure convexe, arquée, pointue, entamant les plumes du front; narines percées en fente étroite, en partie recouvertes par une écaille sur le bord des plumes du front ; celles-ci étroites, minces, rigides; ailes allongées, arrondies; queue longue, étagée; tarses médiocres robustes, à larges et fortes scutelles. Ces Oiseaux ont des habitudes très-rapprochées de celles des Moucberolles; néanmoins ils descendent plus souvent à terre où on les voit courir, avec la plus grande rapidité, à travers les buissons où ils se dérobent, bien mieux que sur les arbres, aux regards de leurs ennemis.

L'A. de Ruppel, A. ruppellii ; Malurus squamiceps, Rupp.Zool. pl. 12, a les plumes étroites du froul d'un bleu cendré; le reste du plumage est d'un gris roux, avec le bec el les tarses roussâlres.

A. bride. A. frœnalus ; Malurus frœnaius, Temm. Dessus de la tète et du cou noirs, avec le bord des plumes d'un gris clair; une grande moustache blanche; tectrices noires, terminées de blanc, ainsique la queue; dessous du corps et croupion d'un rouge ocreux; bec et pieds plombés. Taille huit pouces el demi.

ARGYLIE. Argylia. bot. D. Don a établi ce G. dans la fam. des Bignoniacées ; il y admet pour type \t Üignonia radia ta, L., arbuste du Chili, qui offre pour caractères : un calice à cinq divisions; une corolle tubuleuse à sa base, avec sa gorge renflée et son limbe partagé en cinq lobes presque égaux ; l'estivation est imbriquée ; quatre étamines didynames, fertiles, avec leurs anthères imberbes, à deux lobes obtus, divariqués, distincts

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au sommet et déhiscents par une ouverture fongitudinale. L’ovaire est biloculaire, le style filiforme et lisse ; le stigmate bilamellaire. La capsule est en forme de silique, biloculaire. bivalve, polysperme, tondeuse, à valves rrustacées et en forme de bateau.

ARGYNNE. Argynnis. ns. G. de Lépidoptères diurnes, formé parFabricius aux dépeus des Papillons Nympbales de Linné, et ayant pour caractères : antennes finissant brusquement par un bouton court, en forme de toupie ou ovoïde; palpes s'élevant au delà du chaperon : les inférieures écartées, terminées brusquement par un article grêle et aciculaire; les antres ayant le second article plus long que le premier; les deux pattes antérieures très-courtes dans les deux sexes, repliées, et n’étant d’aucun usage pour la marche, avec les crochets des tarses fortement bifides ; les ailes inférieures , souvent rondes : leur cellule discoïdale, ouverte postérieurement. Ce genre peut être distingué, au moyen de ces caractères, de ceux qui l’avoisinent. La Chenille est plus ou moins épineuse ou tuberculeuse ; la chrysalide se tient suspendue par l’extrémité postérieure, la tète en bas, et n’est jamais enveloppée dans une coque : ces Insectes habitent ordinairement les bois; les uns présentent, au-dessous des ailes, dos taches argentées ou nacrées; ils ont reçu le nom vulgaire de Papillons nacrés ; leurs Chenilles sont appelées Chenilles épineuses, à cause de deux épines, ordinairement plus longues, qu’elles portent sur le premier anneau. Les autres n’offrent plus de taches métalliques, et ont été appelés Papillons Damiers; leurs Chenilles sont désignées sous le nom de Chenilles à fausses épines; les tubercules de leur corps sont seulement velus. Les esp. qui composent ce G. sont très-nombreuses. La treille et Godart (Encycl. mélhod.) en décrivent soixante -trois qui se rapportent toutes aux deux divisions suivantes.

t Palpes inférieures n'étant pas très hérissées de poils; le dernier article très-court; Chenilles chargées d’épines, dont deux sur le cou. — Ici se range le genre Argynnis de Fabricius; l'espèce qui lui sert de type est l’A. Tabac d'Espagne, A. Paphia, ou le Papilio Paphia de Linné et de Fabricius. Le Pap. f 'alesina de lierbst et d'Esper, ou le Valaisieu d'Engramelle, est une var. de cette esp.; celle-ci est assez commune dans toute l'Europe, au mois de juillet et d'août. L’Argynne nacrée, Papilio Aglaia, L., ou le Grand Nacré de Geoffroy, appartient à celte section, ainsi qu'un grand nombre d'autres.

++ Palpe* inférieures très-poilues ; longueur de leur dernier article égalaut au moins la moitié de celle du précédent; Chenilles garnies de tubercules charnus et pubesccnls. — Ici se placent toutes les esp. du genre Militœa de Fab.; celle qui lui sert de type est l’A. Cinxia, Afelitœa Cinxia de Fab., ou le Papilio Cinxia, L. C’est le Damier, variété C, de Geoffroy, ou le Damier, quatrième espèce d’Engramelle (Pap. d’Eur.), trèscommune en France. Les Pap. Euphrosyne , Dia, de Linn. Les esp. que Fab. nomme Cinthia, Setenc, Artémis, Phœbe, etc., appartiennent aussi à cette division.

AKGYOPE. akach. Dans le grand ouvrage sur l’Ëgypte, Savigny a établi le G. Argyope et y a compris

les Épcires dont le thorax est très-sensiblement aplati ou déprimé, ou rétréci seulement vers les yeux qui diffèrent aussi de ceux des Épeires en ce que les latéraux antérieurs sont beaucoup plus petits que les autres. Parmi les nombreuses esp. de ce G. très naturel on en remarque une qui a été rapportée assez récemment de l'Amérique sept, par Lesueur, et qui a été appelée A. Aurantiara.à cause de la couleur vive de son abdomen. Elle a plus de deux pouces d'étendue, et son corps mesure neuf à dix lignes ; les palpes sont jaunâtres avec le dernier article brun et allongé; le thorax très-plat et garni de poils argentés; l’abdomen ovale, tronqué, avec deux tubercules à sa partie antérieure; les filières rougeâtres; les pattes velues : les antérieures et postérieures les plus longues.

ARGYRÉE. Argyreus. ns. Lépidoptères diurnes, G. institué par Scopoli aux dépens des Hespérics ruricoles de Fab. , et fondé sur des caractères peu importants dont les plus saillants sont : d’avoir des bandes dorées ou argentées sur les ailes , avec des taches arrondies ou en forme d’yeux. Ce G. est ensuite subdivisé en (ribus. Latreille le réunit aux Polyommales.

ARGYRÉIOSE. pois. G. formé du Zeus Corner, L., par Lacépède, mais qui ne comporte qu'un sous-genre dans le Règne Animal de Cuvier. C. Voies.

ARGYREJA. bot. Loureiro a établi ce G. auquel il donne les caractères suivants : un calice infère, coloré, velu, persistant et prenant de l'accroissement après la fletiraison, à cinq divisions dont deux extérieures plus grandes; une corolle monopétale, dont le tube court est inuui à sa gorge d'une membrane à cinq crénelures(que Loureiro appelle nectaire ) et dont le limbe présente à son contour cinq découpures; cinq anthères supportées par des filets épaissis et connivents à la base, insérés ù la gorge de la corolle; le style les égale en longueur et se termine par un stigmate en tête. Le fruit est une baie sèche, à quatre loges dont chacune contient une graine arrondie par l'une de ses faces, anguleuse par l’autre. Loureiro en décrit trois esp. originaires de la Cochinchine et de la Chine, où l’une d’elles, VArgyreia arborea, est aussi cultivée dans les jardins. Ce sont des Arbrisseaux à fleurs disposées en corymbcs, en paniculcs ou en grappes axillaires ou terminales, à feuilles alternes et entières, dont la surface pubesceule présente une couleur argentée, qui a fait donner le nom au G. Il est placé à la tête des Convolvulacées, et dans la Pentandrie Monogynie de Linné.

ARGYRITE. Argyritis. ixs. Diptères. Fam. des Athé* ricères. Latreillc a placé dans ce G. les Muscides qui, par la forme courte de leur corps, leur abdomen trèsaplati, presque demi-circulaire, leur tête courte et large et leurs ailes écartées, se distinguent du reste de la fam. Leurs antennes sont insérées au-dessous du front; elles sont très-courtes, avec le dernier article un peu plus grand que le précédent, presque orbiculaire, et muni d'une soie simple et coudée ; les palpes se terminent en une massue courte, presque ovoïde et pointue. Deux esp. prises aux environs de Montpellier par Marcelle Serres ont servi de type au genre; elles sont de petite (aille et ont un duvet soyeux argenté qui dans l’une garnit tout l'abdomen.

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A II G

ARGYROCHETTE. Argyrochœta. bot. G. établi par Cavanilles. mais qui rentre dans le G. Parthenium.

ARGYROCOME. bot. Un involucrc composé de folioles imbriquées, scarieuses et brillantes, dont les intérieures. plus longues, forment un rayon coloré;des fleurons androgyns et femelles mêlés; un réceptacle nu et glabre; une aigrette plumeuse : tels sont les caractères de ce G. formé par Gærtner de plusieurs esp. du G. Xeranthemum de Linné, munies d'une aigrette plumeuse, et de plusieurs Gnaphalium. L’Argyrocome appartient donc à la fam. des Synanthérécs.

ARGYRODENDROS. bot. S. de Protœa argentea, L.

ARGYRODONTE. pois. S. de Sciène Ombre.

ARGYROMELANOS. min. Nom donné par les anciens à une pierre que l’on croit être la Chaux sulfatée nacrée.

ARGYRONÈTE. Argyroneta. arachn. G. de l’ordre des Pulmonaires, de la fam. des Aranéides Tubitèles, établi par Lalreille. Caractères : huit yeux, ceux du milieu formant un carré, les autres situés de chaque côté et géminés; mâchoires presque droites, cylindriques, coupées obliquement à leur sommet du côté interne, élargies à leur base; lèvre triangulaire, arrondie à sou extrémité, dilatée à sa base; pattes d’une étendue médiocre; la première paire étant la plus longue, la quatrième ensuite, et la troisième plus courte que toutes les autres; filières extérieures presque également longues. Walckenaer adopte ce genre, et le place dans sa division des Naïades. Lamarck le réunit à celui des Araignées. — Les Argyronètes ont beaucoup d’analogie avec les Clubiones et les Théridions; elles diffèrent cependant des premières par la tronquaturc oblique des mâchoires, ainsi que par la forme triangulaire de leur lèvre ; et on les distingue des seconds, qui appartiennent à une autre section, celle des Inéquitèles, par l’examen comparatif des caractères de ces deux sections; elles s’en éloignent encore parce qu’elles tendent leur toile dans l’eau.

Ce G. est composé, jusqu’à présent, d’une seule esp., l’A. aquatique, A. aquatica , Latr.. ou VAranea aquatica de Linné, Fabricius, etc. ; elle a été décrite et figurée par Walck. pl. 9, flg. 87 et 88 ; elle vit dans les eaux tranquilles, mais non dormantes, et comme elle ne saurait respirer que de l’air, le procédé qu’elle emploie pour s’en procurer mérite d’élre décrit. C’est à la surface de l’eau qu’elle vient le recueillir; elle élève audessus de ce fluide son abdomen qui entraîne après lui une couche d’air assez étendue ; au moyen de cette provision, elle peut rester longtemps sous l’eau pour y construire des pièges, s’y nourrir, s’y accoupler, y reproduire son espèce, etc. Ses pièges consistent en des filets soyeux disposés en différents sens, fixés d’une part à des plantes aquatiques, et de l’autre à une sorte de coque centrale aussi de nature soyeuse, ovale, hémisphérique, ouverte à la partie inférieure. Cette coque, comparée avec raison à une cloche de plongeur, est remplie par l’air que l’Araignée y a successivement introduit en rassemblant avec ses pattes celui qui revêt son corps, et en retournant à la surface de l’eau en chercher une quantité égale à celle employée. L’usage de cette eloebe se prévoit déjà; elle fournit à l’Araignée une retraite

qu’elle peut habiter longtemps, à cause du fluide respirable qui s’y trouve accumulé ; mais de quel moyen se sert l’Argyronète pour changer cet air, lorsqu’il a été vicié par la respiration ? C’est une question à laquelle nous ne sachons pas qu’on ait encore répondu. Quoi qu’il en soit, les femelles construisent ces demeures, y transportent les Insectes aquatiques qui sont devenus leur proie, y passent, dit-on, l’hiver après en avoir fermé l’ouverture, et y pondent des œufs qu’elles enveloppent d’un cocon blanc, éclatant. Les mâles, semblables sous quelques-uns de ces rapports aux femelles, en diffèrent par des caractères importants; leur abdomen est assez allongé, presque cylindrique, avec l’extrémité postérieure un peu courbée. Ils sont, en général, plus grands, et ont les pattes plus longues que les femelles; mais ce qui les en distingue surtout, c’est l’organe sexuel, situé à l’extrémité de leurs palpes. — La ponte ne suit pas de loin l’accouplement, et a lieu vers le mois de mai ou de juin. — L’Argyronète aquatique est d’une couleur brune-noirâtre; elle a sur le dos quatre points enfoncés, et une tache oblongue noirâtre; on la trouve assez communément, au printemps, dans le nord de l’Europe.

ARGYROSE. mm. Beudant a donné ce nom à l’argent sulfuré.

ARGYROX1PHIE. Argyroriphium. bot. G. de la fam. des Synanthérées, établi par le professeur De Candolle, pour une pl. des iles Sandwich, que l’on hésitait déplacer soit parmi les Tussilages, soit parmi les Cinéraires; les caractères du G. nouveau sont : calathide multiflore, hétérogame, à fleurons de la circonférence ligulés. femelles et placés sur un seul rang; ceux du centre sont hermaphrodites, tubuleux et tridentés. Réceptacle nu et plan; involucre campanulé. composé dp deux ou trois rangées d’écailles lancéolatcf-linéaircs, un peu plus courtes que le disque; languettes obovato-cunéiformes, largement incisées au sommet ; deux styles et stigmates divergents et roulés; anthères sessiles, appendiculés à l’extrémité; akène allongé, glabre et anguleux; aigrette persistante, entourée d’une rangée de paillettes. VA. tandwicense est une pl. herbacée à feuilles allongées, subensiformes , très-entières, revêtues d’un duvet argenté, de même que les involucres. Les fleurs sont purpurines.

ARGYRYTHROSE. «in. V. Argext antiioxié, SCt-

FCRfc.

ARGYTHAMNE. Argythamnia. bot. PI. monoïque de la fam. des Euphorbiacées, décrite et figurée dans la Flore des Indes occid. de Swartz. Dans les fleurs mâles, on trouve un calice à huit divisions, dont quatre intérieures, plus courtes, ciliées, avec quatre petites glandes interposées; quatre étamines à filets longs et saillants, et le rudiment du pistil. Les fleurs femelles offrent un calice à cinq divisions profondes et un ovaire libre, couronné de trois styles dont chacun se divise bientôt en deux parties bifides elles -mêmes à leur extrémité. Le fruit est une capsule à trois coques dont chacune contient une seule graine, et s’ouvre en deux valves. On n’en a encore décrit qu’une seule esp., VA. candicans , Sw., Arbrisseau de la Jamaïque, de couleur blanc-cendré , à feuilles alternes et parsemées de nervures , à

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fleurs disposées à l'aisselle des feuilles ou à l'extrémité des rameaux, en petites grappes dans lesquelles les mâles, plus petites, sont groupées supérieurement, tandis que les femelles sont plus grosses, solitaires en général et situées un peu plus bas. Swarlz regarde la Plante figurée, t. 80, f. 3, de Sloane et Adanson, I ' Aleramnun de Brown, comme congénères de l'Argythainne.

ARHOPALE. Arhopalus. ixs. G. de Coléoptères tétramères. de la fam. des l.ongicornes. formé par Audinet Serville , aux dépens des Callidies. Caractères : antennes sétacées. de onze articles mutiques, la plupart cylindrico-coniqiies; palpes presque égales, arec le dernier article aplati, triangulaire; tète plus étroite que le corselet; élytres presque linéaires, arrondies et mutiques â leur extrémité; corselet arrondi latéralement, mutique, peu déprimé en dessus; écusson arrondi postérieurement; corps presque linéaire, allongé; pattes fortes; cuisses de longueur moyenne, en massue allongée et comprimée. Ces Insectes, dont on compte six esp. . les CaUidium rusticum , sericcum, mixlutn, hafniense , undatum , Fab. et fulminant, Olivier, sont tous européens, à l'exception du dernier qui a été rapporté par Beauvois de l'Amérique septenl. Ils ont les mœurs et les habitudes des Callidies.

AltHIZE. bot. Richard nomme quelquefois ainsi les Végétaux dépourvus de radicule et par conséquent de véritable embryon : tels sont les Champignons, les Mousses, etc.

AKHIZORLASTE. bot. Willdenow a désigné sous ce nom les embryons à cotylédons hypogés ou restant cachés sous terre lors de la germination, qui sont privés de racines, comme les plantes parasites.

ARIA. bot. Esp. de Cralœgusf L., rapporté au G. Pyrus par Willdenow et au Sorbus par Persoon.

ARIADNE. ixs. Uorstield a établi ce G. de Lépidoptères diurnes, dans la fam. desPapiliunides, tribu desBiblidcs.pourqticlqiies esp. des lies de la Sonde, auxquelles il a rallié les P. meriotte et coyta de Cramer, sous les caractères génériques suivants : tète assez petite; yeux médiocrement saillants; palpes très-écartées. garnies de petits poils courts et serrés; le deuxième article dépassant un peu le chaperon, le troisième assez long et fortement infléchi inférieurement; antennes grêles, filiformes, sans massue apparente; corselet médiocre; abdomen assez grêle, plus court que les ailes inférieures; ailes assez larges, les supérieures sinuoso-anguleuses; les inférieures dentelées. Les Papillons de ce G. ont le port de certaines Vancsses , telles qu'ldamène. Leur couleur et leurs petites ligues transverso-sinueuses, rappellent uu peu le Faciès de celte dernière espèce.

ARIC1E. Aricia. axxéil. G. établi par Savigny, dans la fam. des Néréides Glycériennes. Caractères : des acicules; point de mâchoires; trompe sans tentacule à son orifice; antennes égales, courtes, de deux articles; point d'antennes impaires; point de cirrlies tentaculaires; la première paire de pieds et les suivantes, jusqu'au vingttroisième segment , en crêtes dentelées; cirrhes inférieurs comme nuis; les supérieurs allongés, existaul à tous les pieds sans interruption, de même que les branchies qui sont distinctes. Les Aricies ont le corps li-

néaire, convexe à sa partie inférieure, aplati supérieurement, et composé d’anneaux très-nombreux et courts; la tête est libre et petite ; la bouche est composée d'une trompe courte, non articulée, sans tentacules ni mâchoires, et garnie seulement de plis saillants; les yeux sont peu distincts; les antennes, au nombre de quatre, s’observent sur les côtés de la tête, et sont très-petites; le corps supporte les pieds et les branchies; les pieds sont ambulatoires et de deux sortes; les premières paires, jusques et compris la vingt-deuxième, présentent deux rames séparées; la rame dorsale est munie de trois faisceaux de soies, et la rame ventrale garnie de soies fines, partagées en faisceaux, et d'un triple rang intérieur, très-serré, de grosse* soies courbées à leur pointe. I.a vingt-troisième paire et les suivantes ont aussi deux rames, mais rapprochées; la première est munie également de trois faisceaux, mais la deuxième n'en a qu'un seul. Ces rames sont pourvues de cirrhes, les supérieurs manquent aux quatre premières paires de pieds; les inférieurs ne sont point saillants. Les branchies n’existent pas aux dix-sept premières paires de pieds; elles se montrent â la dix-huitième, jusque* et compris la vingt-deuxième, et consistent en une languette fixée k la base supérieure de la rame ventrale ; on les retrouve ensuite aux autres paires de pieds, mais elles consistent alors en deux languettes situées à la hase de celle mémo rame; l'une est supérieure et l'autre inférieure. L'esp. qui sert de type à ce G. est la seule connue; elle habite les bord» de l'Océan, et a été recueillie par Ik>rbigny. Elle porte le nom d’A. sertulée, A. srrtulaia. Sa couleur générale est le gris-pâle, avec quelques reflets; son corps est long de neuf â dix pouces, et com- I posé de deux cent soixante-douze anneaux. Les soies j des rames dorsales sont très-fines et d'un jaune-clair;

! celles des rames ventrales, qui sont courbées à leur pointe, ont aussi la même routeur, mais leur pointe est i brune; les acicules sont petits et également bruns.

ARICIKNS. Ariciani. Avxfci., Audouin et Nilne-Edwards, dans leur nouvelle classification des Annélides, ont formé sous ce nom une cinquième fam. qui comprend toutes celles qui ont les pieds peu saillants et d'une structure peu compliquée, tantôt similaires, tantôt dissemblables dans différentes parties du corps, mais jamais alternativement pourvus et dépourvus de certains appendices inous; leurs branchies sont nulles ou trèssimples; leur tète est rudimentaire, de même que les antennes et les yeux qui. quelquefois, manquent totalement; la trompe est très-courte et peu distincte; on n'observe point de mâchoires; la trompe est très-courte, pour ainsi dire nulle ; il n’y a point de cirrhes tentaculaires, et en général, il n'y en a qu'un à chaque pied; lorsque le second existe, il est rudimentaire. Cette fam. ne renferme qu’un petit nombre d’Annélides dont deux, seulement avaient été observées par Savigny, savoir les Ophélies et les Aricies. A ces deux G. Audouin et âlilne- Edwards en ont ajouté deux autres : Aonie et Cirrtiatule.

AHIKNA. bot. S. de Bananier.

ARILLE. A rillns. bot. Lorsque le podosperme ou le trophosperme, c'est ù dire, le support de la graine, se prolongesur elle dansuneétendueplus ou moins grande.

île manière à la recouvrir eu partie ou eu totalité, on donne à ce prolongement le nom d'Arille. A la rigueur, l'Arille ne devrait pas être considéré comme un organe distinct, et recevoir un nom particulier, puisqu'il n'est qu'une continuation du tropliosperme. Cet organe est extrêmement variable dans sa forme, son étendue, sa couleur et sa consistance. L'Arille n'est point une dépendance de la graine, ainsi que plusieurs botanistes leprétrndent; il fait essentiellement partie du péricarpe, puisqu'il se continue manifestement avec le trophosperme, dont il n'est en quelque sorte que l'épanouissement. C'est donc à tort qu'on le considère comme un tégument accessoire de la graine, avec laquelle il n'a aucune communication, lui étant simplement sur -appliqué. Examinons les principales modifications que l’Arille peut offrir. Dans le Polygala rulgaris , par exemple, il forme une sorte de petite cupule trilobée, qui embrasse la base de la graine; dans le Fusain à bois galeux. Et onymus rerrucosus, il constitue une sorte de petite utricule irrégulière, enveloppant les deux tiers de la graine , et seulement ouverte à sa partie supérieure : tandis que dans le Fusain ordinaire, EtonyviU9 euro/Hvn». et le Fusain à larges feuilles, Evony mus latifvlius, l’Arille forme une membrane mince et charnue, d'une belle couleur rouge orangé, qui recouvre la graine dans sa totalité. Dans le Muscadier, il se présente sous la forme d'une lame charnue, d’un rouge plus ou moins vif, découpée en lanières étroites et inégales, qui recouvrent, eu s'anastomosant plusieurs fois entre elles, toute la surface de la graine; c'est cet Arille du Muscadier, qui est si connu dans les pharmacies, et employé sous le nom de Macis.

On a souvent confondu avec l'Arille plusieurs autres organes des Végétaux; ainsi, l'on a pris pour un Arille la partie extérieure du tégument propre de la graine, qui est manifestement cbamue dans le Jasmin et le Tabemœmontana ; il en est de même de l'endocarpe qui. dans le café et plusieurs Rulacées, a été mal à propos considéré comme un Arille. De l'examen attentif de l'Arille, dans les différents G. qui en présentent un, il est résulté une loi générale à laquelle nous ne connaissons point encore d'exception : c'est que l’Arille ne se rencontre jamais dans les genres ou familles à corolle monopétale. Le Tabernæmonlana semblait une exception à celte loi générale ; mais son prétendu Arille, mieux examiné, n'est manifestement que la partie extérieure du tégument propre de la graine, qui est molle et charnue. Celte loi a servi d'indice pour séparer le Polygala, qui est évidemment polypélale. des Rhinanthaeées qui ont la corolle monopétale, afin d'en former une famille distincte.

On appelle arillée toute semence qui est munie d'Arille.

ARIMANON. 01». Esp. du G. Perroquet.

ARION. Avion, boli.. G. de Gastéropodes, établi par Férussac dans une partie des esp. comprises par Linné, Muller et Draparnaud dans le G. Limace. Caractères : corps plus ou moins allongé et ovale, obtus aux deux extrémités, demi -cylindrique, c’est-à-dire, concave en dessus et plat en dessous. Une cuirasse à la partie antérieure, finement chagrinée, contenant posté-

rieurement une couche de particules calcaires, cristalliformes, blanches et pulvérulentes, parmi lesquelles on trou>^ souvent quelques graviers plus gros; peau du corps couverte de rugosités ou tubercules oblongs et glandifonnes qui s'anastomosent; pied étroit, sans saillie. occupant le milieu du plan locomoteur dont les bords sont larges, bien prononcés et séparés du corps par un sillon ; quatre tentacules conico-cylindriques, terminés en bouton, rétractiles, inégaux; les deux supérieurs à l'occiput. longs; les deux inférieurs sur le devant de la tête, courts; deux yeux au sommet des grands ; cavité pulmonaire située sous la cuirasse ; orifice à son bord droit antérieurement; orifice du rectum immédiatement contigu ; organes de la génération réunis. ayant leur orifice sous celui de la respiration, un pore muqueux à l'extrémité postérieure du corps, entre les deux bords du plan locomoteur.

Les esp. connues sont : I. Avion Empyvicovum , Umax aler. ru fus, succineus des auteurs; elle habite toute l'Europe. 2. A. albus, Umax albus, Mull. ; habite les Alpes et le nord de l’Europe.— 3. A. subfuscus, F. ; elle se trouve dans le midi de la France. — 4. A. melanocephalus, F. ; elle habile le Dauphiné. — 5. A. fusealun, F.; aux environs de Paris. — A. hoviensis , F. ; dans toute l'Europe.

AR1SARO.N. bot. V. AmsxBiv.

ARISARIM. bot. Linné avait réuni au G. Arum ou Gouet, VAritarum de Tournefort sous le nom û'slrum Arisarum. Mais le G. de Tournefort doit être conservé, et Richard l'a rétabli en lui assignant les caractères suivants . spatbe tubuleuse à sa partie inférieure; le spadice porte quelques pistils inférieurement, et audessus il est couvert d'étamines distinctes; son sommet est claviforme et nu. Les anthères sont bivalves, à loges trans\ersales; l'ovaire est surmonté d'un style simple que termine un stigmate élargi et plane. Toutes les graines sont attachées à la partie inférieure de l'ovaire. Ce G. diffère de l 'Arum par la forme de la spatbe qui est tubuleuse à sa partie inférieure, par l'absence des appendices stériles et cirrhifbrmes que l'on remarque au-dessus des fleurs mâles, et par la présence du style. Lue seule esp. appartient à ce G., c'est IV/. tu/gare , Rich., ou Arum Arisarum , L., petite pl. vivace dont la racine est tubéreuse, charnue, les feuilles molles, longuement péliolées et toutes radicales; elle croit dans le midi de l'Europe, en Égypte, etc.

ARISÈME. Arisœma. bot. G. de la fam.des Aroidées, établi par Martiusaux dépens des Arum nepentoides, costalum Hspeciosum , décrits et figurés par Wallich dans son J'entamen Et. Népal. L’auteur assigne pour caractères à ce G. la base de la spatbe roulée; le spadice diofque et longuement dénudé au sommet; des anthères transverses, uniloculaires, bivalves, portées sur des filaments distincts et verticillés ; des ovaires également distincts, uniloculaires, peu garnis d'ovules, surtout à leur base; stigmate pelté; baies distinctes et oligospermes. Peut-être faudra-t-il encore réunir à ce G. VAvum dracontium, à cause de la similitude de structure des anthères.

ARISTALTHÆA. bot. S. de Ketmie des jardins.

ARISTE. Aristus. îxs. Coléoptères pentamères, G.

établi par Ziégler, et adopté par Latreille qui le range dans la cinquième division de la fam. des Carnassiers ou Carabiqucs. Caractères : tête grosse; corselet en forme de croissant; abdomen pédiculé à sa base. Ce genre se rapproche par là du G. Scarite, et diffère des autres par les antennes composées d’articles presque cylindriques et par les tarses semblables dans les deux sexes. Dans quelques esp. , les mâles ont une proéminence au-devant de la tète. Ces Insectes se tiennent ordinairement cachés sous les pierres, et habitent des cavités qu’ils creusent dans la terre. Leur démarche est lente; leurs larves sont très-carnassières et vivent aussi dans des trous pratiqués dans la terre. Les esp. qui composent ce G. ont été trouvées en Afrique «1 dans le midi de l'Europe. Une d'elles s'est rencontrée aux environs de Paris, c'est l'A. Bucéphale, A. liucephalus ; Scarites Bucephalu $ , 01. Les Scarites sphœrocephalus, 01., calidonius, 01., le Carabus interruptus, 01., le Carabus Buprcsloidcs, L., le Scantes Dama, Rossi, ainsi que le Calosoma longicomis, Fab., peuvent être rapportés au G. Arisle.

ARISTË. bot. On surnomme ainsi des parties ou organes qui sont munis d'appendices en forme d'arêtes ; ainsi la glume est aristèe dans plusieurs Graminées; Panthère est aristée dans l'Euphraise officinale, etc., etc.

ARISTÈE. Aristea. bot. Iridées , Juss. , Triandrie Monogynie. L. Ce G. présente une spathe bivalve, un calice à six divisions ouvertes et égales, trois étamines courtes, un ovaire infère, un style arqué que termine un stigmate infundibulifbrroe, à bord frangé et à trois angles peu marqués, une capsule oblonguc et trigone. Dryander a établi ce G. d'après Visio africana de Linné. Persoon en mentionne cinq esp. originaires du Cap.

ARISTKNIE. Aristenia. AxxtL. G. de l’ordre des Néréides, de la fam. des Amphinomiens, établi par Savigny. Il diffère des Chloés, des Pleïones et des Euphmsynes, par le nombre des cirrhes, qui n'est pas de inoius de sept pour chaque pied. 11 se distingue encore par un grand nombre d’autres caractères que l'auteur se propose de faire connaître lorsqu'il aura étudié de nouveau ces curieuses Annélides. VA. conspurcata, qui sert de type au G., habite les côtes de la Mer-Rouge.

ARISTIDE. Aristida. bot. G. de la fam. des Graminées, Triandrie Digynie, L., renfermant des esp. d’un port élégant, fort nombreuses et très-faciles à reconnaître. En effet, leurs fleurs sont toujours disposées en panicule ; leurs épillets sont uniflores, formés d'une lépicèneàdeux valves inégales; leur glüme est composée de deux écailles roulées ensemble et très-allongées , dont l’interne est plus petite, tandis que l'externe, plus grande, coriace, et embrassant la première dans presque toute son étendue, est terminée à son sommet par une arête ou une soie profondément trifide, quelquefois même tripartite ; les deux branches latérales sont lautôt égales , tantôt beaucoup plus courtes que celle du centre. Beauvois , dans son Agrostographie , a divisé les Aristides en quatre G., d’après les différences de structure et les modifications de l'arête. Ces G. sont les suivants : 1" Clueiaria, qui a pour caractères distinc-

tifs la paillette inférieure plus ou moins prolongée en pointe, terminée par trois soies le plus souvent égales. Ce G. renferme le plus grand nombre des esp., entre autres VA. adscencionis, A. hystrix , A. gigantca , etc. 2n Curtopogon, dont la paillette externe est bifide à son sommet, et qui offre une seule soie tordue entre les deux dents de la paillette. A ce G. se rapporte VA. dicho/otna de Michaux. Les deux G. que nous venons d'examiner sont pourvus d’une soie, tandis que les deux suivants offrent une arête. 3° Dans le G. Arthrathentm, la paillette présente une véritable arête trifide au sommet, articulée et caduque, comme les A. pungens, Desf., stipoidex, Brown, etc. 4° Dans le G. Aristida proprement dit , Beauvois ne laisse que VA. lanata. L'arête est simple, ni articulée, ni caduque. placée entre deux soies latérales.

Quelle que soit l'importance de la distinction établie entre l'arête et la soie, cependant il nous paraît impossible d'adopter la distinction que Beauvois a prétendu établir; et les quatre G. qu'il a formés doivent, à notre avis, rester réunis et constituer seulement quatre sections dans le G. Aristida de Linné.

ARISTIFORME. bot. C'est-à-dire en forme d’arête.

ARISTOLOCHE. Aristolochia, bot. Ce G., de la fam. desAsarinées,Gynand.Hexand. L., offre les caractères suivants : un calice coloré, ventru à la base, où se trouve souvent un petit appendice dilaté à son sommet qui se prolonge en languette; pas de corolle; six anthères presque sessiles , insérées au-dessous des divisions du stigmate, qui sont au nombre de six; le style est extrêmement court; le fruit est une capsule à six loges.

Les esp., qui composent ce G., sont des herbes ou des arbrisseaux dont la lige est ou dressée, ou faible et couchée, ou souvent grimpante; les feuilles alternes entières ou lobées; les pédoncules axillaires, chargés d'une, de deux ou de plusieurs fleurs. Ces espèces sont fort nombreuses. Il suffira de rappeler ici celles qui offrent le plus d'intérêt, soit comme étant indigènes, soit comme cultivées dans nos jardins, soit enfin par l’utilité que la médecine lire de quelqu'une de leurs parties.

VA. Clematitis , L., la seule qui croisse aux environs de Paris où elle est assez commune, a les feuilles en cœur arrondi, les pédoncules uniflores, réunis au nombre de trois à six aux aisselles des feuilles, les corolles dressées, à languette ohlongue; VA. rotunda, L. , a les pédoncules solitaires; VA. longa, L. , et VA. Serpentaria , L. , connue sous le nom de Serpentaire de Virginie. Les racines de ces trois dernières esp. sont employées en médecine, et il est probable que la plupart de leurs congénères offrent , à un degré variable, des propriétés analogues, et pourraient servir au besoin comme succédanées. — VA. Pistolochia, L., qui se trouve dans le raidi de la France. —VA. anguicida , originaire d’Amérique , à laquelle sont attribuées des vertus qu’indique son nom. — VA. tnacrophylla de Lam., A.Sipho de L'Héritier, dont les feuilles sont larges et cordées, dont les fleurs, réunies deux à deux, grandes, d’une couleur foncée et d’un aspect bizarre, se terminent par un limbe aplati et à trois lobes, et dont on forme, dans nos jardins, d’épais berceaux.

Humholdt parle d'une espèce d'Aristocbe qu'il a observée A la Nouvelle-Espagne, donl les Heurs sont si grandes que les Nègres s'en servent en guise de bonnets pour se garantir des ardeurs du soleil.

ARISTOLOCHES oc ASARINÉES. Ce G. avait donné son nom A une petite fam.. que bernard de Jusssieu avait placée parmi les Mouocolylédones ; mais l'auteur du Généra Planta rum, ayant jugé plus convenable de la transporter A la tête des Dycotylédones, malgré l'opinion de quelques botanistes distingués qui semblent douter encore de la véritable place que doit occuper cette fam. dans la série des ordres naturels, pour éviter plus de confusion, le nom d’Aristolocbiées a été changé en celui d'Asarinées.

AR1STOTELA. bot. S. d'Otbonna.

ARISTOTÉLÊE. Arisiolelea. bot. Orchidées. Ariatotelea spiral in. Ce G., établi par Loureiro pour une pl. de la Cochinchine, parait devoir rentrer dans le genre Néoltie. Voici, du reste, les caractères principaux assignés par Loureiro à ce G. : spathe aigue, uniflore et persistante ; quatre pétales dressés les deux latéraux lancéolés et fort petits, l'antérieur et le postérieur (vraisemblablement le labelle) recourbés, trifides au sommet qui est infléchi; nectaire (gynoslème?) monophylle, oblong, très-entier, un peu courbé et charnu ; anthère large et conique, A une loge operculée, occupant une cavité intérieure du sommet du nectaire. Le fruit est une capsule oblongue, contournée, monoloculaire, A trois valves polyspermes.

ARISTOTE LIE. Aristotelia. bot. G. de la fam. des Homalinées, établi, par L'Héritier, d’après un Arbrisseau du Chili qui y porte te nom de Maquiy et présente les caractères suivants : un calice turbiné, quinquéfide, épaissi intérieurement en un disque au pourtour duquel s'insèrent cinq pétales alternes avec les divisions du calice, et quinze étamines rapprochées entre elles par groupes de trois opposés à ces mêmes divisions; leurs filets sont courts, leurs anthères longues, dressées et fixées par leur base au sommet des filets, hiloculaires, et s'ouvrant su|iérieurement par deux pores; L'Héritier dit les avoir toujours trouvées stériles; doit-on en conclure que les fleurs sont diolques? Le nombre des divisions du calice et des pétales est quelquefois porté à six, et celui des étamines A dix huit. L'ovaire est supère, très-petit, surmonté de trois styles ou d'unslyle trifide, que terminent trois stigmates. Il devient une baie pisiforme, A trois loges, contenant chacune une ou deux graines convexes d'un côté, anguleuses de l'autre, et qui logent, dans un périsperme charnu, un embryon plane, A radicule ascendaute et en sens contraire du hile qui est inférieur. Les rameaux sont opposés, ainsi que les feuilles qu'accompagnent des stipules caduques; les fleurs disposées en grappes axillaires ou terminales. Les haies sont acidulés et bonnes à manger; on en fait, au Chili, une boisson qu'on emploie contre les fièvres maligues, et donl les propriétés médicinales paraissent avoir été vérifiées par l’expérience de Dombey.

Coiunierson, dans ses manuscrits, donne le nom é*Ariêtote/ia A un Arbre résineux de l'Ile-de-France, le Tertninalia amjuslifolia , appelé aussi Benjoin dans le pays.

ARITR1LUS. bot. S. de Mercuriale, î ARIVOA. bot. Esp. du G. Eugenia.

ARJALAS. bot. F. Abgiklas.

AIUO.NA*. bot. G. ainsi nommé en l'honneur d’un bo- | taniste espagnol, par Cavanilles qui lui assigne les ca- | ractères suivants : un calice composé de deux petites ! folioles persistantes; une corolle infiindibuliforme, dont l le tube est allongé, le limbe ouvert et quinqueparti : j cinq étamines à filets très courts, insérés près de la gorge de la corolle, à anthères oblongues et incluses; un ovaire libre, couronné par cinq petites écailles qui entourent la base d'un style filiforme, de la longueur du tube, et fermé par deux, quelquefois trois stigmates. Le fruit est une baie globuleuse, à deux loges. L'espèce que Cavanilles a décrite et figurée ( Icon . tab. 583), la ; seule connue jusqu'ici, est une petite pl. herbacée, A tige droite et ramifiée, A feuilles alternes, embrassantes, petites et squammiformes, à fleurs terminales et sesi siles, A racine fusiforme, donl les fibres portent des tu- : hercules qui lui ont fait donner le nom spécifique de tuberoaa. Elle a absolument le port d'un (initlia, G. de la fam. des Tbymélées, auprès duquel celui ci doit prendre place, en réformant quelques-uns des caractères donnés par Cavanilles. Ainsi, on doit considérer comme des bractées ce qu'il appelle folioles calicinales, comme un calice ce qu'il appelle corolle, et douter de l'existence de deux loges. En effet la section horizontale du fruit qu’il figure, semble représenter moins une baiebtloculaire qu'une seule graine bilohée.

ARKÊSINE. glol. Roche qui parait être identique avec la Protogine.

ARROSE, mix. Nom donné a une roche psammitique dont les parties sont liées entre elles par un ciment de Feldspath. Les Arkoses sont des grès résultant de l'agglutination des débris de roches primitives, qui ne se trouvent ordinairement qu'au voisinage des contrées ou des monts granitiques.

ARKTIS1TE. hix. V, Werxerite.

ARLE. ois. y. Habib.

ARMAD1LLE. mai. Nom collectif donné parles premiers voyageurs qui visitèrent le nouveau monde, aux Quadrupèdes couverts de cuirasses écailleuses, tels que les Tatous. Séba l’étendit aux Pangolins de Pile de Ceytan.

ARM ADI I. LE. Armaditlo. ciist. G. del'ordredes Isopodes. section des Ptérygihrancbes, établi par Latreille, et ayant pour caractères : quatre antennes, dont les ini termédiaires très-petites. A peine distinctes, et dont les extérieures ou latérales sétacées, de sept articles, insérées dans une fossette relevée sur les bords; appendices ! latéraux du bord de la queue ne faisant point de saillie,

; terminés par un article triangulaire; corps se roulant en boule. Cuvier a désigné, sous le même nom, un genre I d'insectes myriapodes, a ppelé depuis Gloméris, par La- | treille. Les Armadilles de cet auteur, dont il est ici ques- | tion, diffèrent des Cloportes, des Ligies et des Philosj cies par leurs antennes, et avoisinent au contraire, sous ce rapport, les Porcellions. donl ils s'éloignent cepenj dant par les appendices postérieurs de la queue qui n'offrent pas de saillie; ils se distinguent, d'ailleurs, de tous les Crustacés plérygibranches, par la propriété

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qu’a leur corps de ne contracter en boule. Celui-ci est (lès-convexe en dessus, et plus ou moins concave en i dessous. Les organes respiratoires sont renfermés dans la duplicature de petites écailles branchiales et supérieures. du dessous de leur queue, présentant une rangée de (rois à quatre petites ouvertures pour l'introduction de l'air. C'est aussi sous des valves de la partie inférieure du corps que ces Animaux conservent leurs oeufs qui y éclosent ; ils ont. du reste, beaucoup d'analogie de mœurs avec les Cloportes, et habitent, comme 1 eux, des lieux humides, tels que les caves, les trous de murailles, les fentes de rochers; on les rencontre dans toutes les saisons, l’hiver excepté : à celte époque, ils sont engourdis; leur démarche est lente. Parmi le petit nombre d'espèces décrites jusqu'à ce jour, nous remarquerons

L’A. coaxi’v. A. vnlgaris, Oniscus Artnadillo; il sert de type au G., et se trouve communément sous les pierres. L'Oniscus cincreu s de Panser (Fa un. Insect. Germ. fasc. 62., Hg. 22) est une var. de cette esp.

L'A. bea boitiqces. A. officinal ts , Dum. ; elle est grise, et a le second anneau du corps très-grand et éehancré. Celte esp., regardée autrefois comme apéritive, fondante et diurétique, était employée en médecine contre les affections de poitrine et la jaunisse; elle est originaire de l'Italie.

ARMvME. Arma nia. bot. Ce G., fondé par Bertero k dans la faut, des Synanthérées. Syngén. de L., pour une pl. de l’Ainér. du sud, avait été incorporé dans le G. llopkirkia; mais il parait que De Candolle a reconnu que ses caractères sont assez nettement prononcés, puisque dans le cinquième vol. de sou Prodoine il a conservé le G. Arma nia. Caractères : calathide inulti- Hore; fleurons de la circonférence ligulés, neutres, disposés sur un seul rang; ceux du disque hermaphrodites, avec le tube de la corolle court, cylindrique, renHé à la gorge, et cinq dents au limbe; involucre formé de trois rangs d'écailles imbriquées et serrées ; réceptacle plan et paléacé ; styles des fleurs hermaphrodites raineux , courts, trouqués au sommet qui est barbu; akène un peu comprimé, elliptique, cartilagineux, couvert d'une pubescence serrée, couronnée par deux soies roides. VA. fruticulosa est un Arbrisseau branchu de l’Amérique méridionale; les feuilles sont ovales, pétiolées, acuminées et pubescentes; les fleurs sont jaunes.

ARMAR1NTE oc ARMAR1NTHE. bot. V. Cachet».

ARMÉ. pois. Nom vulgaire d’un Silure, Silurus militons, L., ainsi que des Cottus quadneornis , L. et Cataphractus , L.

ARMEL, bot. S. de Prganum Harmala, L.

ARMELLINA, AR.MELL1M Et ARMELUNO. sam. S. de Marte Hermine.

ARMENIACA. bot. f'. Abricotier.

ARMENISTaJRE. acal. S. vulg. de Méduse.

ARMERIA.bot. Esp. du G. Stalice, dont WUIdenow a fait le type d'un G. nouveau qui. quoique renfermant une quinzaine d'esp., ne parait point différer d'une manière assez tranchée du G. primitif, pour devoir en être séparé.

ARMES, eool. Organes dont un excès relatif de dé-

veloppement donne à certains Animaux des moyens d’attaque ou de défense. — A l’exception de quelques produits de sécrétion, comme la liqueur noire des Seiches et des Aplysies. les gaz fétides de# Mouffettes, et les commotions électriques de plusieurs Poissons non congénères, tels qu’un Gymnote, un Silure, etc., les Armes, dans tout le reste des Animaux, sont des dents, des ongles, des cornes ou d’autres organes pileux et épidermiques.

Dan# les Poissons seulement, le système osseux pousse à l’extérieur de la peau des productions propres à cet emploi. Les Armes osseuse# les plus remarquables 6ont les intermaxillaires prolongés du Squalus Priai i.i et du Xiphias (Uadius. Dan# les Sparts, les Perches et quelques genres voisins, les os operculaires et quelques autres os de la tète sont hérissés de dentelures et d'épines, qui sontttussi des véritables Armes. — Maischez les Poissons, les Armes osseuses les plus communes sont les premiers rayons des nageoires dorsales et thoraciques. Il y a surtout un mécanisme fort remarquable dans le premier rayon de la nageoire thoracique des Silures et les deux premiers de la dorsale de plusieurs Dali.» tes. Ces rayons se meuvent et se fixent comme la lame des couteaux à ressort. Ces prolongements osseux des Poissons sont toujours couverts d'épiderme.

Les dents, les ongles et les cornes sont les Armes offensives des Mammifères. Les dents et les ongles tranchants sont exclusifs des cornes et réciproquement. Excepté l'Eléphant et le Dugong , dont les défenses sont des dents incisives, ce sont toujours les canines qui arment la bouche des Mammifères. On avait été induit en erreur sur l'implantation delà dent du Narwhal, comme nous le démontrerons à son article. Sa longue défense est une canine; les Ruminants seuls ont des cornes à la tèle. Il est inutile de dire que ces Armes sont toujours mises en mouvement par des muscles proportionnés. et qui nécessitent sur les os qui les supportent ou les avoisinent une correspondance de dépressions et d'arétes également proportionnées. — Il n'y a pas une loi de coexistence régulière entre les dents et les ongles, comme il y en a une d'exclusion entre ces deux sortes d'organes et les cornes. Dans les Carnassiers cependant. le degré de carnivorilé se mesure bien sur la figure et la grandeur des canines et des ongles qui y suivent réellement un même progrès ; mais dans les Édentés et les Tardigrades, au contraire, desongles plus I forts, plus grands même proportionnellement que ceux ! des Chats, coexistent avec l’absence absolue d'incisives,

I de canines et quelquefois même de molaires. — ■ Dans I les Tatous, les Pangolins, et dans tous les Reptiles non j batraciens, l’endurcissement de l’épiderme par l'exha- | lalion d'un mucus plus abondant ou plus dense, peutêtre même chargé de quelques sels calcaires, compose t les boucliers, les cuirasses et les cotes écailleuses qui , protègent ces animaux.—- Dans les Porcs-Epics, les Hérissons, les Tenrecs, les Ëchidnés et les Rhinocéros, un développement excessif des poils produit, par plusieurs emboîtements coniques, les piquets et les épines des quatre premiers genres, et, par leur aggrégation, les cornes du dernier. Excepté l’Ornithorynque , dont I l'ergot du pied de derrière est creux pour l'écoulement

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