‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 51 sur 125 · ARM · texte numérisé non relu

ARM

d'une liqueur empoisonnée, aucun Vertébré n’esl venimeux par ses oncles ou par d’autres organes épidermiques. Dans les Vipères, une salive empoisonnée s'écoule par le canal de leurs crochets mobiles, avec et non sur l’os maxillaire.

Dans les Oiseaux, le développement des plumes et des ongles semble avoir absorbé tous les matériaux des dents, déjà appauvries dans les Édentés au profit des organes épidermiques. Les Armes des Oiseaux sont le bec et les ongles. Plusieurs espèces parmi les Échassiers, et une seule parmi les Palmipèdes, portent des ongles aux doigts de leurs ailes; le Casoar des Moluques en porte quatre; le Kamichi, les Pluviers apinosus et Cayanus et l’Oie de Gambie deux. Quelques Oiseaux portent aussi sur la tête des végétations osseuses, comparables aux cornes des Ruminants. Ces végétations sont coiffées d’une enveloppe cornée; elles sont creuses le plus souvent. Tels sont le casque du Casoar, déjà cité, celui des Calaos, des Pintades, etc. Elle est solide et d’une dureté pierreuse dans le Crax-Pauxi et dans un genre encore inconnu d'Oiseaux que ce seul caractère doit peut-être séparer des Calaos, dont on l'a rapproché. Le Muséum possède deux crânes mutilés de cet Oiseau. — Le tarse de beaucoup de Gallinacés et de quelques Échassiers est aussi armé d'une sorte d'épine appelée ergot , qui se développe plus dans les mâles que dans les femelles ; mais l’Arme principale des Oiseaux est leur bec, dont les variations de figure offrent d’excellents caractères de classification.

Dans les Poissons et les Reptiles, l'armure des mâchoires varie beaucoup par la forme et l'insertion des dents, souvent implantées sur des os qui n'en portent pas dans les Mammifères. Ces os sont les palatins, les ptérygoïdiens et le vomer pour ces deux classes; les pharyngiens et les hyoïdiens pour les Poissons seulement ; chez ces derniers, l’os maxillaire n'en porte jamais. Les boucles des Raies nous semblent, comme à Blainville, n'étre que des dents développées dans la peau. Telle est aussi vraisemblablement la nature de l’espèce d’épée tranchante qui arme la queue de la Mourine et de la Pastenague. Dans l’épaisseur de la cuirasse des Crocodiles, il se développe de véritables os qui y forment des lignes de renforcement.

Dans les Insectes et les Cnistacés, les Armes sont encore des prolongements de la peau endurcie; les tests et les Coquilles des Mollusque* ne sont autre chose que des dépôts calcaires exhalés et solidifiés dans l'épaisseur du manteau, et que l'on pourrait considérer comme des Armes défensives.

Des suçoirs, des crochets et des poils arment les Vers intestinaux; les Écbinodermes, enveloppés d’un test couvert dépiquants nombreux et mobiles, blessent celui qui veut les saisir. Les Méduses sont enduites d'une humeur âcre et brûlante, qui produit, quand on les touche, une sensation analogue à celle des Orties. Des Éponges, des Antipates, des Gorgones, des Alcyons possèdent la même propriété. Les Polypes des grands Polypiers madréporiques bravent les attaques de leurs ennemis dans leurs cellules calcaires. Ainsi la nature a donné à ces Animaux des Armes variées, mais plus nombreuses pour la défense que pour l'attaque.

ARMES, bot. On désigne sous ce nom les aiguillons et les épines des Végétaux.

ARMIDE. Annula. crust. G. nouveau, de l'ordre des Isopodes, établi par Risso, qui lui donne pour caractères : corps linéaire; abdomen à quatre segments : les trois premiers très-courts, le dernier allongé et sinué; antennes extérieures moins longues que le corps; pattes à ongles simples.

ARMILLA. S. de Vénus Verruqueuse.

ARMILLARIA. bot. G. de la fam. des Agarics, établi par Fries dans son Syttema mycotogicum , t. i, p. 36. II est caractérisé ainsi : tégument simple, ne couvrant que la face inférieure du chapeau, adhérant au pédicule et au bord du chapeau, et persistant sous forme d'anneau; pédicule plein, solide, fibreux; chapeau charnu, convexe, à épiderme toujours distinct du tégument; chair blanche, ferme; lamelles larges, inégales, se rétrécissant vers le centre, d'une couleur blanche ou jaunâtre.

ARMINE. Armfna. ioll.G. de Gastéropodes inférobranches, qui parait appartenir à la fam. des Pleurobranches, et auquel Raffioesque assigne les caractères suivauts : corps oblong. déprimé; bouche nue, rétractile; les flancs lamelleux; l'anus à droite. 11 mentionne deux esp. observées dans les mers de Sicile. A. tachetée. A. maculata. Dos roussâlre, tacheté de blanc; deux petits tentacules ovalaires sur la tête; corps pointu en arrière. A* tigrée, A. iigrina. Dos uoirâlre, varié de lignes ondulées blanches : point de tentacules, corps obtus postérieurement.

ARMOISE. Artemiaia. bot. Corymbifères de Jussieu; Syngénésie Polygamie superflue, L. Capitules constamment petits, globuleux ou allongés, et comme cylindriques; pboranlhe convexe, tantôt nu, tantôt garni d’écailles sélacées; involucre tantôt arrondi, tantôt cylindrique, formé d’écaillcs imbriquées, arrondies, obtuses, minces et scarieuses sur leurs bords ; fleurons fertiles ; ceux de la circonférence femelles ; ceux du centre, beaucoup plus nombreux, hermaphrodites; dans les premiers la corolle est tubuleuse, renflée à sa base, rétrécie vers sa partie supérieure, qui est simplement bifide et comme tuberculée à sa face externe; le style est un peu plus long qu’elle, terminé par un stigmate dont les deux branches sont légèrement recourbées et obtuses ; dans les fleurs hermaphrodites qui sont plus longues que les précédentes, la corolle est tubuleuse, le tube est un peu renflé dans sa moitié supérieure, et terminé par un limbe court, à cinq dents égales et réfléchies : les filets staminaux sont insérés vers le quart inférieur du tube; le synème ou tube anthérifère, est profondément quinquéfide à sa partie supérieure, c’està-dire, que les anthères ne sont guère soudées entre elles que par leur moitié inférieure; leur partie supérieure demeurant libre, et chacune d’elles étant terminée par un sommet très-aigu. Le fruit est obovolde, c’est-à-dire, plus renflé à sa partie supérieure qui est entièrement dépourvue d'aigrette. Linné a réuni en un seul les trois G. Aurone, Armoise et Absinthe, établis par Tournefort. Gartner et quelques autres ont de nouveau divisé le G. A rie mi ai a de Linné en deux G. que nous ne considérons que comme de simples sec-

1 DICT. DES SCTESCES

A II M

Page 1