‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 53 sur 125 · A RO · texte numérisé non relu

A RO

Gartner sous le nom d 'A ni ose ris puxilla, tab. 137. fig.5,etlui a servi pour établir un G. nouveau, dont les caractères sont : un involucre composé d’un seul rang de folioles, tendant, à la maturité, â se rapprocher par leurs sommets, et à former ainsi une petite tète globuleuse, relevée de bosselures longitudinales, et des graines couronnées d'un rebord coriace, dressé et entier. Celte pl., qu’on rencontre en France, présente une rosette de feuilles radicales, nombreuses et bordées de dents aigues, d'où partent les tiges hautes d'un pied au plus, grêles et branchucs. Leurs rameaux se renflent considérablement au voisinage des fleurs qui sont petites et d’un jaune pâle.

ARNOTTIE. Arnottia. bot. Ce G., de la fain. des Orchidées, établi par Ach. Richard, est voisin par son port et par la structure de son anthère, du G. Gymnadcnia; mais il en diffère par les divisions extérieures et supérieures de son calice, (les sépales) prolongées en forme d'ailes, par son labelle sans' éperon, semblable aux deux divisions intérieures (pétales), et soudé avec elles par sa base. Ce G. se compose d’une seule esp., A. mauritiana, qui parait être la mémepl. que l'Amphorvhis i ne nais, de Du Pelit-Thouars.

AROCIRA kt AROEIRA. bot. F. Areira.

AROÏDÉES. Aroideœ. bot. Fam. de pl. endorhizes ou ir.onocolylédonées, ayant les étamines hypogynes, appartenant par conséquent à la seconde classe de la Méthode de Jussieu ou à la Monohypogynie. Ce sont eu général des Végétaux vivaces, d'un port particulier, à racine ordinairement tubéreuse et charnue; leurs feuilles sont fort souvent toutes radicales par le manque de tiges plus rarement les Aroïdées sont caulescentes. Les fleurs sont disposées en spadices, et enveloppées le plus souvent dans une spath* dont la forme est extrêmement variable dans les différents genres; elles sont unisexuées, monoïques et dépourv ues d’enveloppes florales ou bien hermaphrodites et entourées d'uu calice à quatre ou six divisions. Dans le premier cas, les pistils occupent ordinairement la partie inférieure du spadice, et doivent être considérés comme autant de fleurs femelles, et les étamines, placées au-dessus, constituent autant de fleurs mâles; rarement les étamines et les pistils sont mélangés, comme, par exemple, dans le genre Calla. Les pl. de ce premier groupe forment la section des véritables Aroïdées de Brown. La structure de celles du second groupe, qu'il nomme Oronliacées, quoique différente en apparence de celle des Aroïdées vraies, n'en est cependant qu'une légère modification. En effet, les fleurs que l’on décrit comme hermaphrodites et pourvues d’un périanlhe, peuvent être considérées comme des fleurs unisexuées dont chaque étamine forme une fleur mâle, accompagnée d’une écaille. Getle assertion n’est point hasardée d’une manière hypothétique; elle repose sur des faits, car 1° ces écailles, que l’on regarde généralement comme constituant un calice, varient singulièrement dans leur nombre et leur disposition; 2® le genre Calla, qui présente des étamines et des pistils mélangés, mais sans écailles, ne sert-il point de passage entre les Oronliacées et les véritables Aroïdées5 3® d'ailleurs, il est impossible de méconnaître l'extrême affinité qui existe entre les genres dépourvus d’écailles et

j ceux qui en offrent. Ainsi donc, nous regardons toutes 1 les pl. de la fam. des Aroïdées comme ayant des fleurs ! unisexuées, monandres et monogynes, tantôt nues, tan | tôt accompagnées d'écailles. Dans les fleurs femelles, j l’ovaire, élargi à sa base, est ordinairement â une seule | loge qui renferme plusieurs graines attachées â la paroi ! inférieure de l’ovaire, à sa partie supérieure ou même latéralement; plus rarement l'ovaire est à trois loges : le plus souvent le stigmate est sessile; d'autres fois il est porté sur un style court et simple.

Les étamines ou fleurs mâles sont extrêmement variables dans leur forme et leur structure; tantôt elles | sont presque sessiles, tantôt elles sont pédicellées ou : portées sur un filet assez long; l’anthère offre quelque- ! fois une seule loge; d'autres fois elle est biloculaire;

[ chaque loge s’ouvre, soit par un sillon transversal, dans 1 VAcorus a ram in vu s par exemple, ou bien par un trou 1 qui se forme â la partie supérieure de la loge, ainsi que dans le Hichardia af ricana de Kunlh, ou bien enfin au moyen d'une fente longitudinale. Le fruit est tantôt une baie, tantôt, mais plus rarement, une capsule quelquefois monosperme par l’avortement des autres graines. Ces graines, dont la surface est en général inégale, contiennent, dans l'intérieur d'un endosperme charnu, un embryon cylindrique dressé et endorhize. Brown dit , avoir presque constamment observé près de la base du ! cotylédon une petite fente latérale à travers laquelle on 1 aperçoit la gemmule.

Nous avons donné quelques développements aux ca- : raclères de la fam. des Aroïdées, parce que les pl. qui la composent ne sont point encore parfaitement connues dans leur structure; et qu’en second lieu, tous les botanistes ne sont point encore d'accord sur la place 1 que celte fam. doit occuper dans la série des ordres naturels. Jussieu ( Généra Planlarum) place les Aroïdées dans les Monocotylédones à étamines hypogynes, j entre les Fluviales et les Typhacées. Rrown ( Prodromus ■ Florœ Xotce-Hollandiœ ), au contraire, transporte i celte fam. à la fin des Monocotylédones, entre les Or- | chidées et les Alismacées. Nous nous rangeons à l'avis ! de Jussieu, et nous pensons que la famille dont il est ; question, a plus de rapport et d’affinité avec les Fluvia- ! les. les Pipéritées et les Typhacées qu’avec les Orchi- ! dées et les Alismacées. Brown réunit à la fam. des Aroïdées la fam. des Typhacées de Jussieu; mais nous ne saurions approuver celte réunion. Les Typhacées con stituent un groupe très-voisin , qui cependant diffère des Aroïdées, surtout par l’ovaire constamment monosperme.

Nous diviserons la fam. des Aroïdées en trois sections, qui sont : 1® les Aroïdées vraies, renfermant les G. dont les fleurs sont dépourvues d’écailles caliciformes, et qui ont pour fruit une baie; 2° les Orontiacées qui diffèrent de la section précédente par leurs fleurs entourées d'écailles, en forme de calice; 3° les Pistiacées qui se distinguent particulièrement par leurs fruits secs et capi sulaires.

I. Aroïdées vraies. Arum , L.; Arisarum, Tourn., Caladium, Venlenal; Culcasia , Palisot de Beauvois; Calla , L.; Hichardia , Kunth.

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