ASS
engagent à réunir, comme l'ont fait B. Brown et Kunlh, le* deux G. Asplénium et Darea , dont les caractères sont, comme on le voit, â peine différents, passant insensiblement de l'un à l'autre, et dont le port présente la plus grande analogie ; on remarque seulement que les espèces rapportées au G. Darea ont en général la fronde plus finement découpée.
Deux esp., les Darea riripara et proliféra de Willdenow . présentent un phénomène assez curieux; ce sont des feuilles d’une forme fort différente des autres, et naissant de bourgeons écailleux , placés â la partie inférieure du rachis ou de la nervure moyenne de la fronde; ees petites feuilles, presque entières ou tout au plus dentelées à leur extrémité, sont d’une structure plu* délicate, d’une couleur plus pâle que le reste de la pl. ; elles ne présentent que des nervures à peine marquées, et se trouvent placées hors du plan général de la feuille. Bory de St. -Vincent a remarqué, sur plusieurs de ces petites frondes particulières, des paquets de fructification absolument dépourvus de tégument, et en tout semblables â ceux des Polvpodes. Ces deux singulières esp. habitent les lieux ombragés de Plie de Bourbon.
On connaît maintenant cent vingt à cent trente esp. dans le G. Asplénium ; près de la moitié habitent les régions équinoxiales de l’Amérique; huit se trouvent dans l’Amérique septentrionale; dix seulement croissent en Europe; le reste est propre aux parties chaudes de l'ancien continent, à la Nouvelle-Hollande et aux Iles de la mer du Sud. Les esp. les plus remarquables parmi les indigènes, sont : l’A. Polytric, A. Trichomanes , L., Bull. berb. T. 185. commun sur les murs humides, employé comme pectoral en guise des Capillaires de Mont pelliér ou du Canada, espèces d'Adianthe. L'A. Rriik des sers. A. Huta muraria, L., Bull. herh. T. 195. qui couvre les rochers et les murailles et varie beaucoup dans sa forme. L'A. Doradii.li narixe. A. marinum, L.. Pluk. T. 253, f. 5, qui croit sur les rochers maritimes. L'A. Adiaxthe ivoire, A. Adianthum nigrutn, L., Flor. dan. T. 250. commune dans les haies obscures, où l’abondance de sa fructification lui donne souvent l’aspect d'un Acrostic.
Nous citerons parmi les espèces exotiques : VA. Nidu h. L., dont les feuilles simples, épaisses. coriaces, longues de plus de deux pieds, larges de quatre à cinq pouces. sont réunies en touffes, au milieu desquelles des Oiseaux établissent leurs nids; elle croit sur les détritus de végétaux et sur le* vieux arbre*, dans l'Inde, dans les iles de la mer du Sud. à Madagascar et à l'Ile-de- France : VA. rhi%ophyllumy L., dont les fronde* sont également simples et lancéolées, et se terminent par un appendice linéaire, qui s'insinue en terre et y prend racine; il habite les Ëtats-Unis; VA. arboreum, W., dont la tige s'élève â près de huit pieds, et porte des frondes de deux pieds environ, pinnées, à pin miles lancéolées, dentelées au sommet; il croit à Caracas.
ASPLÉNION. S. anc. de Céléracli.
ASPONGOPE. Aspongopu». tas. G. établi dans la fam. des Hémiptères Géocorizesde Latreille. par Delaporte, pour un Insecte des Indes, placé par Fabricius dans son G. F.dessa. Il a pour caractères : antennes insé-
1 DIC.T. DES SC1EXCE5 XAT.
rées au-devant des yeux : le premier article court, le deuxième plus long, le troisième court, les deux derniers un peu comprimés; bec fort court; tète très petite, rétrécie en avant; corselet grand, large; écusson rétréci vers ses deux tiers postérieurs, et arrondi à l'extrémité; premier article des tarses fort apparent, les crochets simples.
ASPOROTRICIIE. Asporotrichum. bot. Ce G. établi par Link et qu'il avait distingué des Sporotrichurn par les filaments rameux, décumbants, rapprochés en groupes, tous articulés sans sporules, leur a été depuis réuni par le même auteur; il s'est assuré en effet que l'absence des sportilcs n’est pas réelle, mais que ces parties sont seulement plus petites et moins nombreuses.
ASPRÈDE. Axpredo. pois. G. de l’ordre des Malacoplérygiens abdominaux, fam. des Siluroldes, formé d'abord par Linné pour un Poisson qu’il a réuni depuis aux Silures sous le nom de Silurus Axpredo. Il a été rétabli par Bloch sous le nom de Platyslacus, et adopté par Cuvier qui lui a rendu son premier nom linnéen. Ses caractères consistent dans un grand aplatissement de la tête et dans l'élargissement du tronc, dans la longueur de la queue, et surtout en ce que les Asprèdessont les seuls Poissons osseux connus qui n’aient rien de mobile à l'opercule, attendu que les pièces qui devraient le composer sont soudées à la caisse et ne peuvent se mouvoir qu’avec elle. Le premier rayon des pectorales est armé de dents plus grosses que dans tous les autres Si- I uroïdes ; il n’y a qu'une dorsale sur le devant, et le premier rayon est faible; l'anale est très-longue et règne dans toute la queue. — Ce G. est peu nombreux. La principale esp. est l’A. proprevext dit, Silurus AspredOj L., Encvc. Pois. pl. 62, f. 246, Platysfacus /en*, Bloch., Poisson des Neuves de l'Inde, muni de huit barbillons dont les deux plus grands latéraux sont élargis à leur base; son dos est caréné; sa tète énorme ; sa couleur générale d’un brun tirant sur le violet obscur, b. 4. d. 5. p. 8. v. 6. a. 53. c. 11.
ASPBÊLE. bot. S. de Prêle.
ASPRELLE. Asprella. dot. Schreber a donné ce nom au G. de la fam. des Graminées, que Swartz avait appelé Léersie.
ASPRILLA. bot. S. de Paronychia hispanica.
ASPRO. pots. S. latin d'Apron.
ASSA-P<ETIDA. bot. Substance résineuse, compacte, susceptible de se ramollir, d'un jaune rougeâtre, amère, d'une odeur forte et très-désagréable. On obtient l’Assa- IVetida sous forme d’un suc assez épais qui transsude des racines d’une espèce de férule qui croit en Perse, l es racines grosses comme la cuisse sont coupées transversalement. et tous les jours on en enlève une petite tranche |»our faciliter l’écoulement jusqu'à ce que tout le suc, qu'ensuite l’on fait épaissir au feu ou au soleil, soit épuisé. L'Assa feetida est employée en médecine comme antispasmodique; les vétérinaires l'administrent aux bestiaux pour leur rendre l'appétit. L'odeur désagréable de celte résine dont les Romains faisaient cependant un objet d'assaisonnement pour leurs mets, lui a valu le surnom trivial AeStercus diaboli.
ASSAS1. pois. Esp. du G. Balisle.
ASSÉE. ois. N. vulg. delà Bécasse.
ASSEMBLAGE UTRICCLAIRE INTÉRIEUR, bot. C’est le nom que donne Cassini à la Moelle centrale des troncs et des rameaux.
ASSIMILATION. V. Nctritiox.
ASSIM1NE. BOT. V. Asimike.
ASS1M1NIEU. bot. N. vulg. de l’Anone trilobée.
ASSUMA, rot. G. décrit sous ce nom. par Cavanilles sous celui de Kænigia et dans les manuscrits de Corn- i inerson. voisin du Dombeya, faisant par conséquent partie des Malvacées de Jussieu. Il présente : un calice persistant, profondément quinqueparti, muni à sa base d’une bradée trilobée ; cinq pétales recourbés obliquement en faux; vingt étamines plus courtes que les pétales, réunies en un urcéole par la base de leurs filets. I dont quinze fertiles séparées de trois en trois, par une stérile et plus courte; cinq styles, autant de stigmates; un fruit globuleux, marqué de cinq lignes, composé de 1 cinq capsules qui se séparent à sa maturité, et dont chacune contient deux graines dans une seule loge. VA. populnea, Cav.. est un arbrisseau de l'ile de Mascareigne. oil il porte vulgairement le nom de Bois de senteur bleu. Il a ses feuilles éparses, longuement pétiolées, ovales, lancéolées; ses Heurs sont blanches, disposées en coryinbes axillaires et terminaux.
ASSURGENT. Assurgcns. bot. C’est-à-dire, déviant d’abord parsa partie inférieure, de son point d'origine, et se relevant ensuite par une courbure.
ASTACITES. QUT. y. ÀSTACOL1THES.
ASTACOIDES. Astacoidea. crcst. Nom appliqué par Duméril à un ordre de la classe des Crustacés, comprenant toutes les esp. qui ont un test calcaire. Celte division répond ail G. Cancer de Linné, et embrasse les ordres des Décapodes, des Stomapodes et desAmphipodes de Latreillc.
ASTACOLE. Astacolus. voll. Montforl a établi, sous ce nom, un G. de Coquilles microscopiques de la fam. de* Discorbes. pour une esp. vivant sur les bords de l’Adriatique, qu’il a appelée A. crépidulée, A. crepidufatus. Cette esp. est le Xautilus crepidutus, Ficbt-, que nous rapportons au G. Cristellaire.
ASTACOLITHES oc ASTACITES. Noms sous lesquels quelques auteurs, déjà anciens, ont décrit plusieurs Crustacés fossiles qu’ils rapportent principalement au G. Écrevisse.
ASTACOPODIÜM. Fragments d’Astacites dans les- j quels on ne trouve que des pattes de Crustacés fossi- : les.
ASTACUS. CRiiST. S. latin d’Écrevisse.
ASTAQUE. c ifcsr. Vieux nom français de l’Écrevisse. 1
ASTARTE. Astarte. *oll. G. de Lamellibranches, I établi par Sowerby, pour plusieurs esp. de nouvelles Coquilles bivalves, fossiles de l’Angleterre, qui se rap- | prochent de certaines Vénus de Linné et de Lamarck, ; mais auquel cet auteur rapporte aussi plusieurs Vénus ! vivantes déjà connues. Voici les caractères que Sowerby j assigne à ce nouveau G. : « Coquille suborhiculaire ou ! » transverse ; ligament externe ; une lunule au côtépos-
• térieur; deux dents divergentes près des crochets.
» Les Coquilles de ce G., ajoute Sowerby, ont trois im-
• pressions musculaires; le ligament d’un côté et la 1 " lunule de l’autre , réunis à la forme générale , leur I
« donnent de la ressemblance avec la Vénus de Linné.
• L’extérieur des valves a des ondulations transverses,
> ou des côtes réfléchies et déprimées, qui donnent à s cette surface un aspect qui les fait distinguer à la » première inspection. Leurs bords sont pour la plupart
• crénelés en dedans. Il y a une dent de moins à la b charnière que dans les Vénus. Les crochets sont géné- " râlement pleins, et non creux au-dessous des dents. b Ces Coquilles ont communément une dent obscure,
» allongée , à quelque distance du crochet dessous la « lunule. «
Ne connaissant point les espèces fossiles que Sowerby rapporte à ce nouveau genre, nous ne pouvons rien décider à leur sujet; nous nous bornerons à renvoyer à l’ouvrage même de ce savant , pour le* descriptions et les figures; mai* il nous parait qu’elles conviennent toute* au G. Crassine de Lamarck.
ASTASIE. Astasia. tares. Nom que donne Ehrenberg, dans sa méthode de classification des Infusoires, à un G. de la fam. dont il est le type, et qui présente pour caractère principal : point de vestiges d’yeux.
ASTASIENS. Aslasiœ. lares. La fam. qu'a créée Ehrenberg. dans sa classification des Infusoires, sous le nom d'Astasiens. porte pour caractères : corps allongé, devenant polymorphe parla contraction, souvent cyliudrique ou fusiforme, et se divisant spontanément dans le sens longitudinal, ou obliquement ; corps point cilié: bouche tantôt ciliée, tantôt nue; point de prolongements pseudo-pédiformes.
A. Des yeux rudimentaires bien distincts.
a. Un seul œil.
•f Corps pourvu d’une queue. G. Euglcna.
tt Corps dépourvu de queue. G. Ambljrophis.
b. Deux yeux. G. Distigma.
B. Point de vestiges d’yeux. G. Astasia.
ASTATE. ms. y. Cefbus.
ASTATE. Asiala. ms. Hyménoptères; G. établi par Latreille qui le place dans la fam. des Larrates. et auquel Jurine donne le nom de Dimorphe, en lui assignant pour caractères : une cellule radiale, largement appendicée; trois cellules cubitales presque égales; la deuxième recevant les deux nervures récurrentes, et la troisième étant bien éloignée du bout de l'aile (on voit le commencement de la quatrième cellule) ; mandibules grandes, bifides; antennes sétifonnes, de douze articles dans les femelles, et de treize dans les mâles. Ces Insectes ressemblent aux Larres par la forme générale de leur corps, par la brièveté de leur abdomen, et par le nombre des cellules radiales et cubitales du mésothorax ; ils s’en distinguent cependant, ainsi que des autres G. de la même fam., par leurs antennes à articles cylindriques et égaux, à l'exception du premier qui est gros, et du deuxième fort petit; par leurs mandibules; parla languette large, offrant trois divisions ou lobes presque égaux; par les palpes maxillaires, dont le troisième article est plus gros que les autres; enfin, par leurs yeux à réseau qui, Jrès-développés, sont contigus sur le front dans les mâles, et distants l'un de l'autre dans Ips femelles. Les Asiates sont très -agiles, changeait! continuellement de place, ainsique l'indique leur nom. On les rencontre dans les endroits secs et sablonneux.
agle
en France et dans le midi de l'Europe. — L’esp. servant de type au G., et la seule que nous connaissions, est l'A. abdominale, A. abdominali» deLalreille, figurée par Panser ( Faun . Insecl. germ. fasc. 53, tab. 5) sous le nom de J'iphia abdominal}» ; c'est la Dimorpha abdominal is de Jurine.
ASTËARTËE. Asteartea. bot. Myrtacées; Pentandric Monogynie. L. — De Candolle donne pour caractères A ce G. qu'il a distrait des Mélaleuqucs : le tube du calice hémisphérique; le limbe divisé en cinq partiesavec les lobes semi-orbiculés ; cinq pétales ; autant d'étamines polyadelphes. alternantes et un peu plus courtes; style court ; stigmate en tête ; capsule à trois loges , à trois valves, polvsperrae. VA. fascicularis est un arbrisseau de l'Australasie, à feuilles opposées, à fleurs pédicellées, axillaires et solitaires.
ASTËL1E. Astelia. bot. G. auquel Brown assigne les caractères suivants : fleurs polygames dioïques; calice à six divisions demi-glumacées ; les mâles présentent six étamines insérées à son fond, avec le rudiment du pistil; les femelles, le rudiment des étamines et un ovaire à trois stigmates obtus, ayant tantôt trois loges, tantôt une seule avec trois placentas pariétaux ; le fruit est une haie à une ou trois loges polyspermes. Ce sont des plantes herbacées, ayant à peu près le port d'un 'Tillandsia, et parasites de même sur le tronc des arbres; leurs racines sont fibreuses; leurs feuilles radicales, imbriqués sur trois rangs, lancéolées, linéaires ou cunéiformes, carénées, garnies, sur leurs deux faces, de poils couchés et de soies laineuses à leur base. La lige manque, ou bien est courte et garnie de peu de feuilles. Leurs fleurs sont en grappes ou en panicules, portées sur des pédicelles inarticulés, munies d'une bractée â leur base, petites . soyeuses extérieurement. Banks et Solander, auteurs de ce G., en ont trouvé à la Nouvelle-Zélande, et décrit plusieurs espèces : -ce sont celles dont l'ovaire est Iriloculaire. Il est uniloculaire dans la seule esp. que décrit Brown, VA. atpina, recueillie par lui dans l'Ile de Van Diemen. Il croit devoir y rapporter le Melanthium pumilum de Forster; et c’est pourquoi Jussieu les place ensemble dans la fam. des Colchicées.
ASTELMA. bot. G. de la fam. des Corymbifères, établi par Brown aux dépens des Gnaphales, pour un assez grand nombre d'esp. toutes originaires du Cap , et qui se distinguent des véritables Gnaphalet par un réceptacle nu; une aigrette plumeuse, sessile, avec des rayons à sa base ; un iuvolucre imbriqué d'écailles rudes et conniventes.
ASTE.MMA. bot. G. delà fam. des Synanlhérées, inslitué par Lesson, pour une pl. qu'il a observée dans la vallée de Ouilo, et qui lui a offert pour caractères : des calalhides composées de dix â quinze fleurs homogames, discoidées, dioïques; iuvolucre tubuloso-campanulé, composé d'écailles linéaires, obtuses, presque imbriquées, paillettes du réceptacle membraneuses, ciliées. portant des écailles; corolles tubuleuses, à cinq dents roulées; celles des fleurons femelles ont des étamines stériles; akène linéaire, nu, terminé par un bec fort court. VA. Dubium est un arbre à rameaux an- j guleux, à feuilles alternes, sulidenticulécs, sublripli- i
nervées; les panicules des fleurs sont terminales, avec les corolles blanches ou jaunâtres.
ASTtMHE.Aatemma. ins. Latreille, dans ses familles du règne Animal, a formé un sous-genre de Géocoriies, avec quelques esp. dont les antennes sont graduellement sétacées, le second article étant de grosseur égale aux trois autres et presque glabre. Les Aslemmes ont en outre le corselet presque aussi large en devant que postérieurement, eu carré transversal ou cylindracé, et la tète comme coupée perpendiculairement ou arrondie à sa naissance. Les Sa Ides, Pallicorni », Fia ripe» de Fab. et quelques autres, mais dont le corps est beaucoup plus étroit et plus long, font partie de ce genre.
ASTËPHANE. Astephanus. bot. G. de la fam. des Apocynées, Pentandrie Digynic.L., formé par R. Brown aux dépens du G. Apocyn. Il a pour caractères : un calice urcéolé, nu à l'intérieur; point de corolle; cinq étamines dont les anthères géminées présentent, outre les masses |tolliniques comprimées et pendantes, une sorte de membrane qui les termine; stigmate garni d'une petite huppe soyeuse. Les six esp. connues sont des pl. ^olubiles, originaires du Cap et de l'Amérique méridionale.
ASTÉRANTHE. Asteranthus. bot. G. de la fam. des Slyracinées, Polyandrie Monogynic, L., qui ne renferme qu'une seule esp. ; il a été institué par Desfonlaines qui l'a caractérisé ainsi : calice urcéolé; corolle en roue, découpée en un grand nombre de lobes ciliés; étamines nombreuses, insérées sur la corolle ; style divisé dès sa base, en six rayons portant autant de stigmates. VA . Hrusiliensis est un arbrisseau à feuilles alternes, entières, lancéolées ; à fleurs brillantes, axillaires, solitaires et pédonculées.
ASTÈRE. Aster. Ce G., de la fam. des Synanlhérées, Syngén. Polygam. superflue, L., tel que l’a établi Linné, présente les caractères suivants : un involucre presque hémisphérique, composé de plusieurs rangs de folioles imbriquées, les inférieures souvent étalées; un réceptacle plan, parsemé de petits points déprimés; des fleurs radiées, les fleurons du centre très-nombreux, tubuleux, hermaphrodites; les demi-fleurons de la circonférence femelles, au nombre de plus de dix; une aigrette sessile, à poils simples. On a décrit près de cent cinquante Aslères, qu'on peut diviser en sous-arbrisseaux et en PL herbacées; la tige de ces dernières tantôt porte une ou deux fleurs seulement, tantôt se ramifie pour former des panicules et des corymbes. Dans celles-ci les feuilles sont entières ou dentées, linéaires ou lancéolées ou ovales. On a établi ainsi plusieurs sections. dans lesquelles se groupent les nombreuses esp. :
A. Esp. ligneuses.
La plupart sont originaires du Cap, quelques-unes de la Nouvelle-Hollande, quelques-unes de l'Amérique sept. Nous citerons pour exemple : — VA. fruticuloviis, L.; VA. argophyllu»,hdX}\\\.\V A . tericen», Vent.; VA. rupestri», H. et Bonp.
B. Esp. herbacées.
f Tiges uniflores ou biflores.
VA.alpinu », L.; VA. crocifoliu », II. et Bonp.
■f-f Tiges rameuses.
a. Feuilles entières.
«. — Linéaire* ou lancéolée*.
VA. acris, L.; VA. Amellu *, L.; VA. caricifolius, H. et Bonp.
fi. -- Ovale*.
VA. cornifoliuty W.
b. Feuilles dentée*.
y. — Lancéolées.
VA. Tripolium, L.; VA. py rendus, Desf.
i. — Ovale* ou cordée*.
VA. macrophrllus , L.; A. sinensit, L. Cette dernière est originaire de la Chine cl du Japon, d’où elle fut envoyée en Europe, ver* 1730 oti 1732 : du moins à cette époque fut-elle figurée par Dillen ( Hort . EUh., lab. 34, f. 58). Tliouin (Encycl. mét. Dict. d’Agr. 1, p. 710 et 711 ) pense qu'elle était cultivée au Jardin des Plantes dès 1728; qu'elle y était originairement à Heur* simples et blanches, assez ressemblantes aux Chrysanthèmes de nos champs, mais qu'ayant bientôt produit de* graines dont parurent les plus belles variété* de couleurs, particulièrement la rouge, celle dernière nuance, nouvelle parmi les fleurs analogues, fixa l'attention de* amateurs qui la nommèrent Reine-Marguerite. Ce fut en 1734 qu’on obtint de* variétés violettes. Depuis celte époque le nombre de ces variétés s’est fort augmenté, mais ce n’est que très récemment qu’on a obtenu celle qu’on nomme à tuyaux et dont les fleurs paraissent hémisphériques.
On cite encore trois esp. d’Astères à feuilles pinnées, dont deux à rayons jaunes; VA. pinnatus de Cavanillcs, il. lab. 312, est de ce nombre; mais on doute qu'elles appartiennent réellement à ce G. Dans toute* les autres, le* feuilles sont «impies et alternes, les demi-fleurons violets, rouges et blancs.
Le G, Aitler de Linné a été divisé en plusieurs autres par divers auteur*. VA. AmeUua, L., a formé le G. Amcll us d'Adanson. dans lequel l’involucre est lâche et entièrement squarieux. Henri Cassini a depuis établi les suivants . Callitletnrna , formé d’une seule espèce, VA. ninensis, dans lequel la fleur est extrêmement grande ainsi que son involucre. et où une rangée extérieure de petite* écailles simule une double aigrette sur le fruit. — Euryhiay où le* folioles de l’involucre sont conniventes, et auquel »e rapportent 1 et A. Tripolium et corytnbosut. — Il en cal de même dans les G. /■>- Hcia, où les poils de l'aigrette sont deoticulés et auquel sc rapporte VA. lenellus , L., et (ialatea composé des A. Dracuncnloides , trinervi» , punctatu », L., où les demi-fleuron* sont neutres.
ASTERÉES. bot. Cassini nomme ainsi la sixième tribu qu'il a établie dans la fam. des Synanthérées, et il lui assigne pour caractère distinctif la disposition des deux branches du style, qui se courbent l'une vers l'autre comme celles d'une pince, c’est-à-dire eu présentant une convexité externe cl une concavité interne, et qui, hérissées tout autour de papilles glanduleuses et filiformes dans leur moitié supérieure, offrent inférieurement et en dedans deux bourrelets stigmatiques, saillants, non-confluents, séparés par un large intervalle.
ASTKRELLE. A s te relia. bot. G. démembré des Marchanda par Ueauvois, et qui n’a point été adopté.
ASTERGIR. bot. S. d'Azedarach.
ASTÉRlAS et ASTOR. oi*. S. d'Autotir et de Héron 1 Butor.
ASTÉRlAS. pois. S. de Squale Roussette.
ASTÉRIE. Asleria*. terni. G. établi par les ancien* auteurs pour le* Étoiles de mer, classé parmi les Mollusques par Linné et par beaucoup d'autres naturalistes; 1 placé par Bruguière dans un ordre particulier, celui de* Vers Échinodermes. entre les Mollusques nu* et les Testacé*; enfin restreint par Lamarck dans ses véritables limites. Il en a fait, sous le nom de Stelléridcs, la première section de ses Radiaires Échinodermes, qu'il a divisée en quatre G.; Cuvier a adopté ce* G. et a mi* les Astéries â la tête de se* Échinodermes pédicellés : il commence par ces Animaux le labeau méthodique de ses Zoophyles. Il est impossible de ne pas suivre l’opinion de ces naturalistes célèbres; ainsi l’on ne traitera dans cet article que des Astéries proprement dites. Elles ont pour caractères : un corps suborbiculaire, déprimé, divisé dans sa circonférence en angles, lobes ou rayons disposés en étoile ; la face inférieure des lobes ou des | rayons est munie d'une gouttière longitudinale, bordée ; de chaque côté d'épines mobiles et de trous pour le passage de pied* tubuleux et rétractile*; leur bouche est inférieure, centrale et placée au point de réunion des sillons inférieur*. Elles sont appelées vulgairement Étoiles de mer, et doivent ce nom à la forme de leur . corps, divisé en rayons divergents de la même manière I que ceux que l'on emploie pour figurer une étoile. Ces i rayons sont en général au nombre de cinq ; leur surface, principalement la supérieure, présente une multitude de tubes contractiles, beaucoup plus petits que les pieds; ils paraissent destinés à absorber et à rejeter | l’eau après qu’elle a été introduite dans la cavité générale du corps, sans doute pour une sorte de respiration.
! La bouche est constamment située au centre de la face : inférieure de l'Animal; elle>6ert d'anus, et communique à un estomac court et large d'où parlent, pour chaque , rayon, deux cæcums ramifiés comme des arbres. La charpente osseuse de ces Animaux, que l’on a comparée quelquefois, mais à tort , à une colonne vertébrale, est composée de rouelles ou disques pierreux, articulés ensemble, et d'où partent les branches cartilagineuses, qui soutiennent l’enveloppe extérieure ; celle sorte de colonne ne produit jamais de côtes, et ne sert point : d'enveloppe A un tronc nerveux; elle a plus de rapport i avec une tige d'Encrine qu'avec tout autre objet.
Les Astéries présentent un appareil de vaisseaux assez compliqués : les uns semblent destinés à transporter la matière nutritive dans toutes les parties du corps; certains se dirigent vers l'organe respiratoire, et se rapprochent ensuite du centre, etc. On ne peut cependant pas dire qu’il y ait une véritable circulation. Elles ont une puissance de reproduction difficile à concevoir; non -Reniement elles reproduisent en trois ou quatre jours les rayons qui leur sont enlevés isolément, mais un seul rayon, laissé entier autour du centre, lui conserve la faculté de reproduire tous les autre*. — Ces Animaux, quoique privé* d'organes particuliers pour la vue, l'odorat et l'ouïe, sont sensibles à la lumière, aux odeurs et au bruit. Dira-t-on que ce n'est qu’un j effel de leur irritabilité? Quelques auteur* le* regar-
dent comme hermaphrodites ; je ne partage pas celle opinion, malgré les observations du docteur Spix qui prétend avoir découvert leurs organes sexuels : il leur a trouvé de véritables ovaires en forme de grappe de raisin, situés dans chaque rayon, ainsi qu'un système nerveux assez compliqué que Cuvier avait indiqué dans 6es leçons d'anatomie comparée. Marchant très-difficilement, les Astéries nagent aussi avec peine, et ne peuvent s'élever du fond de l'eau qu'en grimpant contre les rochers : quand elles veulent descendre, elles se laissent tomber sans faire le moindre mouvement.
Les Astéries varient beaucoup dans leur grandeur; il en existe de microscopiques et de plus d’un pied el demi de diamètre. Leur couleur varie de même, suivant les espèces, el l'on en trouve de toutes les nuances; presque toujours la partie inférieure de leur corps est blanchâtre, caractère qui indique la station habituelle de ces Animaux. Elles sont très-voraces, et se nourrissent uniquement de Vers, de Mollusques, etc., jamais de Plantes marines. Elles se plaisent sur le sable. sou9 les pierres, sur les rochers; elles s'attachent sur leurs pentes verticales, el adhèrent aux voûtes des grottes sous- ma ri nés.
Aucune Astérie ne peut servir à la nourriture de l'Homme; dans beaucoup de pays on les regarde même comme vénéneuses et donnant quelquefois aux Moules leur qualité malfaisante. Est-ce une erreur? L'on n'en fait aucun usage, si ce u'esl pour fumer les terres; c’est un engrais excellent, dont les habitants des bords de la iner, principalement ceux de la Normandie, connaissent tout le prix.
Les Astéries fossiles sont assez communes dans les terrains de dépôts ; on les trouve rarement entières. C’est des carrières de la Thuringe. des schistes de Solenbofen et de Pappenheiin, des carrières de Pirna. de Chassay-sur Saône, de Malesmes. des environs de Cobourg el de Roleinbourg sur-la Tauher, que l’on a retiré les Astéries fossiles les mieux caractérisées ; l’on croit qu'il en existe des débris dans le terrain coquillier des environs de Paris, à Grignon, à Valognes, à Caen, dans le Jura, en Italie, etc. ?
Lamarck a divisé les Astéries en deux sections : la première renferme les Astéries sculellées; la deuxième, les Astéries rayonnées. — Les principales esp. de ce grand G. sont :
L’A. pARQt rrtE. A. tenaclla/a, Encyc. lab. 90. —1)7. fig. 1,8. — 08, fig. 1, 2. Plane, pentagone, sans épines, granulée en mosatquedes deux côtés, avec le bord articulé. Celle esp. est remarquable par sa forme simple, par ses angles courts, par le bourrelet articulé de ses bords, et parles nombreuses var. qu'elle présente. Elle est indiquée dans les mers d’Europe. d’Amérique et des Grandes- Indes. La même esp. peut-elle se trouver dans des localités si différentes? La chose est possible; mais nous en doutons, surtout en comparant les figures citées par les auteurs.
L’A. Biscolra. A. diacoiilea, Encycl. tab. 97, fig. 3, tab. 98, fig. 3, et lab. 99, fig. I. Esp. singulière, presque orbiculaire, pentagone et très-épaisse. Ses angles sont bifides au sommet par le prolongement des gouttières inférieures, jusque sur une partie du dos, presque
lisse et convexe; la face inférieure est parquetée de pièces finement granuleuses, chargée d'autres grains plus gros. Celte Astérie a quatre ou cinq pouces de diamètre : l'on ne cnnnait point son habitation.
L’A. a aigrettes. A. /xi/z/iosu, Encycl. tab. 107, fig. 4 et 5, fi et 7. La partie supérieure et les bords sont hérissés de tubercules soyeux; les rayons, au nombre de douze d quinze, sont lancéolés et moins longs que le diamètre du disque; la couleur est roussàlre ou ferrugineuse. Lamarck distingue deux var. dans celle esp.. en général assez commune : la première, dessinée dans les figures A et 5; la deuxième, dans les figures 0 et 7. Les différences entre ces deux var. ne seraient-elles pas assez grandes pour établir deux esp., d’autant plus que l'une se trouve dans l’Océan européen, et l'autre dans la mer des Indes?
L'A. Rot GEATRE. A. rubens, Encycl. tab. 112, fig. 5, 4, tab. 113, fig. !, 2. Celle esp. est tellement commune sur une partie des côtes de France, qu’on la répand sur la terre au lieu de fumier; ses rayons, au nombre de cinq, rarement de quatre ou de six, sont lancéolés et couverts de tubercules épineux.
L’A. orangée. A. auranliaca, Encyclop. tab. 100, fig. 1—5, cl lab. 111. fig. 1— G. Son disque, assez large, est un peu moins déprimé en dessous qu'eu dessus, et se divise en cinq rayons lancéolés, marginés et frangés; les bords semblent arliculés par le produit des sillons transverses qui les divisent. Celte esp. se trouve dans les mers d'Europe : elle est grande, belle et remarquable par ses caractères ; elle varie tellement que l’on est quelquefois tenté de croire que l'on a réuni plusieurs espèces sous le même nom.
Lamarck en a encore décrit plus de quarante esp. Dans ce nombre, quinze sont indiquées des incrs d'Europe. seizedes mers des Indes ou de l'Océanique. cinq de l'Amérique, une de l'Afrique; l'habitation des autres est inconnue. Combien doit être considérable le nombre des Astéries que nous ne connaissons pas, puisque ces Animaux, de même que la plus grande partie des Hayonnés, sont plus nombreux dans les pays chauds que dans les pays froids! Quelques autres esp. d' Astéries ont été décrites ou figurées par les auteurs modernes. Lamarck n'en fait point mention; elles n’ont d'ailleurs rien de remarquable.
ASTÉRIE, min. Les anciens désignaient sous ce nom une Pierre susceptible de poli, et qui faisait voir, lorsqu’on la présentait au sôleil. l'image d'une étoile à six rayons changeant de place selon l'inclinaison que l'on donnait à la Pierre. Selon Delaunay (Minéral, des Anciens, 1 , p. 1 14), celte Astérie serait une var. chatoyante de Felspalb ; mais on pense qu’elle était plutôt ce que l'on nomme aujourd'hui Girasol, var. de Coriudon* hyalin.
ASTÉRIÉ. «in. A reflets imitant une étoile à six rayons.
ASTÉK1PHOLIS. dot. S. A' Aster Notxt-Angliœ, L.
ASTÉRISCION. Asteriêcium. bot. G. de la fam. des Ombellifères, Monad. Polyand.. institué parChawisso et Schlechtendal. pour une pl. qu'ils ont rapportée el qu'ils avaient trouvée auxenvirons de la ville de la Conception, au Chili. Ce G., adopté par De Candolle qui y a même ajouté une secoude esp. provenant des mêmes
localités, a pour caractères : un calice persistant, à cinq dents ovales; pétales échancrés par une fissure calleuse et repliée à l'extrémité ; fruit comprimé, tétragonoprismatique, couronné par la base du calice; méricarpes munis de cinq paires interposées dans les stries primaires, dont deux, vers les bords, s’étendent en forme d'ailes ; commissure très-étroite. Ces pl. sont herbacées, à liges cylindriques, rameuses, peu garnies de feuilles pétiolées. simples ou trifides, cunéiformes, un peuarron dies et inégalement dentées. L'ombelle est simple, presque globuleuse, avec un involucre plus court qu'elle.
ASTÉRISQUE. Asteriscus. bot. G. de Tournefort réuni au G. Ituphlhalmum par Linné. Depuis Mœncb, avec quelques esp. de ce même G. et quelques autres, a reformé un G. Asieriscus, qui a été adopté par De Candolledans le cinquième vol. de son Prodromut. Caractères : Relirons de la circonférence disposés sur un seul rang, à languettes cunéiformes, tridentées au sommet, à tube court et biauriculé; corolles du disque à tube fort épais inférieurement; anthères prolongées en queue à leur base; akènes triquelro-obcomprimés ; aigrette coroniformc, irrégulièrement dentée. Ces pl., au nombre de cinq ou six, sont toutes herbacées, un peu sousfrutescentes à la base des liges, à feuilles ovalaires, oldongues ou linéaires, très-entières. Les calalhides sont terminales.
ASTÉRITES. tcBin. ross. et polyp. Pétrifications que l'on a d'abord considérées comme des Astéries fossiles; mais depuis on s'est assuré que ce n'était que des articulations d'Encrine.
ASTÉROCÉPHALE. Asteroeephalus. bot. V. Sca-
B1KCSC.
ÀSTÉROLINON. bot. Link ayant cru distinguer des caractères particuliers dans le Lysimachia linum stellatum, avait appliqué le nom d'Astérolinon au G. nouveau, mais le nom, pas plus que le G., n'ont été adoptés par les botanistes. *
ASTÉROME. Asteroma. bot. DeCandollea établi ce G. dans le supplément de la Flore française ; il en a donné depuis une description plus détaillée et de trèsbonnes figures dans les Mémoires du Muséum d’histoire naturelle, tome ni, p. 3-211. Toutes les pl. de ce G. sont parasites sur les feuilles vivantes; elles sont composées de filaments byssoïdes, dicholomes, rayonnant d'un même centre, et formant des tacbes irrégulièrement arrondies. Ces filaments sont évidemment placés dessous l'épiderme, dont le (issu se continue d'une manière très-visible par-dessus; ils représentent, sur plusieurs de leurs points, des tubercules arrondis, ressemblant à de petites Sphéries, et qui, comme elles, paraissent présenter un orifice arrondi. Ces tubercules sont si petits qu'on n’a pas encore pu s'assurer si ce sont de vraies loges remplies, comme celles des Sphéries, d’un fluide mucilagineux, même de sporules ; mais la manière dont ces tubercules s’affaissent dans les échantillons conservés en herbier, parait prouver qu’à l’état frais ils étaient remplis par une matière fluide. De Candolle, dans le Mémoire que nous venons de citer, a décrit six Asléroidcs : cinq sont noires et croissent sur les feuilles de la Raiponce. Phyteuma spicatum ; de la Dentaire, lientaria pinnata ; du Sceau de Salomon. Polygonatum
r ulgare; de la Violette à deux fleurs, Viola hiflora, et du Frêne. Une autre est rouge, et pousse sur les feuilles du Cerisier à grappes, Cerasus Padus; on leur a donné les noms de ces diverses plantes. La plupart habitent également sur les surfaces inférieure et intérieure des feuilles. Nous en avons observé une autre esp. sur les feuilles de la Campanule à feuilles de Pécher, Catnpanula persicifolin , qui diffère très peu de celle du Phyteuma ; ce qui confirme l'analogie qu'on a observée, en général, entre les Cryptogames parasites, qui croissent sur des pl. de la même farn. Ces pl. ne paraissent pas uuire beaucoup aux Végétaux sur lesquels on les trouve, car elles ne les empêchent ni de fleurir, ni de donner des graines mûres.
ASTKROMÉE. Astcromœa. bot. G. de la fara. des Synant Itérées, établi par Blume, dans la Flore de Java où l’on trouve les caractères suivants : involucre hémisphérique, polyphyle, imbriqué; sépales membraneux, ciliés; réceptacle nu; fleurons du disque hermaphrodites, quinquéfldes;ceux du rayon femelles, ligules; akène un peu comprimé, terminé par une aigrette courte, évasée, mullifidc. L'y/, indien a les feuilles de la tige oblongues, dentelées depuis le milieu jusqu'à l'extrémité; celles des rameaux sont presque spatulées; les fleurs sont peu nombreuses. Cette esp., la seule du G., a été connue de Linné qui l’avait placée dans son G. Aster.
ASTÉROPE. Asteropeia. bot. Du Petit - Tbouars nomme ainsi un petit arbrisseau observé par lui à Madagascar. Son calice est quinquéfide. Ses pétales, au nombre de cinq, s’insèrent au calice, alternent avec ses divisions et sont caducs. 11 y a dix étamines, dont une alternativement plus courte; leurs filets se réunissent inférieurement en un urcéole adné à la base du calice. L'ovaire est libre, à trois angles obtus, et se termine par un style court, divisé en trois branches qui portent trois stigmates capilés. Le fruit, autour duquel le calice persiste et s’agrandit en formant une expansion stelliforme,est une capsule à trois loges, dont chacune contient (rois ou 'quatre graines attachées au réceptacle central. Les feuilles sont alternes, entières, courtcment pétiolées, d’une substance ferme et grasse au toucher. Les fleurs sont disposées en panicules terminales. — Du Petit-Thouare croit que ce G. peut être placé convenablement à cétédu blackwellia , et former avec lui et quelques autres une fam. distincte des Rosacées. Il a aussi des rapports avec le Macarisia, pl. classée avec doute parmi les Rhamnées. Il se contente d’indiquer ces rapprochements, sans en assurer la certitude. n’ayant pu observer la graine dans son étal de perfection.
ASTÉROPHORE. Asterophora . bot. Ce G., établi par Ditmar, fut adopté par Link qui le caractérise ainsi : péridion hémisphérique, stipilé, présentant à sa face inférieure des lamelles, se rompant et finissant par se détruire entièrement, renfermant des sporules anguleuses, étoilées. Nées d’Escnbcck. malgré la grande différence qui existe entre cette pl. et les autres Agarics, persiste à ne la regarder que comine formant une section de ce G., à laquelle il donne le nom d' Asterophora. La présence d’un vrai péridion, la disposition des sporules
paraissent devoir faire ranger évidemment cetie pl. I>armi les Lycoperdacées.
L’esp. la plus anciennement connue, A. lycoperdoi des, Dit., est V Agaricus Lycoperdoides de Rulliard, tab. 160 et 516. fig. 1, et de Persoon. Le premier de ces auteurs avait déjà bien senti les caractères qui distinguent entièrement ce Champignon de» autres Agarics. Il dit en effet, tab. 106 : «Au premier coup d’œil on croirait voir la Vesse-Loup pédiculée; mais lorsqu’on l'examine avec attention, même à l’œil nu, on y découvre des feuillets très-distincts, qui ne ressemblent pas il est vrai aux feuillets des Agarics, et qui ne paraissent pas non plus destinés à remplir les mêmes fonctions. Ces feuillets sont entiers, rares, très-épais, noirâtres, peu saillants. » Dans la planche 516, il a parfaitement figuré les sporules étoilées de celle plante. Ce petit Champignon a ordinairement un à deux pouces de haut; il est d'une couleur brune ; sa surface est pelucheuse ou un peu velue. 11 croit sur les Agarics qui commencent à se décomposer, et particulièrement sur V Agaricus aduiit us, Pers.. et sur VAgaricus fusipes de Bulliard.
Fries, dans ses observations mycologiques, en a distingué quatre esp. ; une, à laquelle il donne le nom d 'A. Agaricoidcs , est celle que nous venons de décrire; une autre, qu’il nomme A. Lycoperdoides , est VAgaricus Lycoperdoides de Sowerby; une troisième, qu’il désigne par le nom d 'A. Physariodes , a été figurée par Micheli, A ota Généra, tab. 82. fig. l.Cel auteur avait aussi remarqué la forme* étoilée des graines. La quatrième, qu’il appelle Trichioides , a été découverte par lui en Suède. Toutes croissent sur les Agarics pourris.
ASTÉ110P11YLL1TE. Astcrophyttitcs. ross. Ce G. établi dans un Mémoire sur les Végétaux fossiles, inséré dan? le recueil du Muséum d'Histoire naturelle, vol. vm, offre les caractères suivants : pl. à feuilles verticillées, linéaires ou lancéolées, traversées par une seule nervure médiane. Ces feuilles sont en général réunies de 12 à 20 par vcrticille; la tige est presque toujours rameuse, à rameaux opposés. Ce même G. avait été nommé, par Schlotheiin, Casuarinile; mais ce nom indique un rapprochement si évidemment faux, qu’il a paru nécessaire de le changer. Sternberg, dans le second cahier de son ouvrage sur les pl. fossiles, a formé de ce G. scs deux G. Schlotheimiu et Hotularia ; mais les caractères qui les distinguent ne paraissent pas assez importants pour autoriser celte division, et d’ailleurs le nom de Schlolheimia est déjà donné à un G. de Mousses. Les pl. qui appartiennent au G. Asterophylliies ne semblent jusqu’à présent pouvoir se rapporter à aucun G. connu. Les auteurs anciens, tels que Walch, Scheuchzer,etc., rapprochaient cespl. des Galium, des Jiippuris et des Eq u iset u m . üa les a depuis comparées à des Chant ; mais ces deux dernières analogies sont évidemment fausses; car dans les Equisetum et les Chara, ce sont des rameaux articulés, et non des feuilles qui sont réunis par verticilles. — Les Aslérophyllites différent des Galium et de toutes les llubiacées à feuilles verlicillées connues, par leurs feuilles réunies en beaucoup plus grand nombre à chaque verlicille que dans aucune esp. de Hubiacées. Elles se disünguenl par ce même caractère de toutes les pl. à feuilles verlicillées
auxquelles on les a comparées. Les Hipputis, qui s’en rapprochent par ce caractère , en diffèrent par leur tige simple. Il est probable que ces (>l . , qui appartiennent loules au terrain hmiiller, faisaient partie d’un G. qui n’existe plus actuellement.
Ad. Rrongniart, auteur de rct article, a pourtant placé dans ce G., sous le nom d * Aêterophyllites Faujnsii , une pl. fossile trouvée par Faujas à Roche- Sauve dans le Vi va rais , et figurée dans les Annales du Muséum (loin, n, pl. 57, fig. 7). Mais il est probable que. si on en possédait de meilleurs échantillons, on pourrait rapporter cette pl. à un autre G. déjà connu; il a d’ailleurs indiqué son analogie avec le G. Ceralophyllum.
ASTÉROPLATYCARPOS. bot. S. A'Othonna abrola ni folia.
ASTÊROPSIDE. Astcropsis. bot. G. de la fam. des Synanlhérées. établi par Lesson, et adopté par De Candolle. Il a pour caractères : cala! Iiide radiée, à languettes femelles disposées sur un seul rang; les Hennins du disque sont hermaphrodites et réguliers; réceptacle sans |>ailletles; écailles de l'involucre peu nombreuses; akène terminé eu bec court; aigrette garnie d’une rangée de poils ou soies. VA. macrocephata est une pl. herbacée du Brésil, à feuilles alternes, eutières; à cala- Ihide solitaire et terminale.
ASTÊROPTÈRE. Asteropterus. bot. Parmi les esp. du G. Leysera, L.,qui appartient à la fain.des Synanthérées, les unes avaient un réceptacle paléacé, et tous leurs akènes couronnés par une sorte de petit tube scarieux, les autres un réceptacle n'offrant de paillettes qu'à sa périphérie, des aigrettes simples pour les akènes de la circonférence, et composées pour ceux du milieu. Ces dernières esp. appartenaient au G. Asteropterus établi antérieurement par Vaillant.
ASTÉROSPORIl M. bot. Ce G. a été séparé par Kunze des Slilbospora de Persoon. il est caractérisé ainsi : capsules étoilées, cloisonnées, réunies en groupes, renferinuut des sporules ovales et placées sur une base filamenteuse et granuleuse. Le type de ce G. est le Stilbospora asterosperma , Pers., que Link avait déjà présumé devoir former un G. particulier. Kuuzc lui donne le nom d 'A. Iwff'manni. Use développe dan* la substance même du bois, soulève l’écorce et la rompt irrégulièrement. Il sort par cette fente une base granuleuse, noire, entièrement couverte de capsules étoilées de la même couleur, contenant des sporules allongées. Ces capsules sont à trois cornes, rarement à quatre ou à cinq. Tous ces caractères ne peuvent se voir qu'avec le secours d’un microscope composé; à l’œil nu les groupes de capsules ne forment qu’une petite tache noire sur l'écorce. Ce G. diffère des Slilbospora et des Mêla mco /ii uni par la forme étoilée de ses capsules. Il se distingue du G. Prosteniumde Kuuze par l’absence de péridium.
ASTHENURE. Asthenurus. ois. Swainson a établi, sous ce nom , un G. qui existait déjà sous celui de Picumne. F. ce mot.
AST1LBK. 8ot. G. de la fam. des Saxifragées, Oclodécaud. Digyn., établi par Uainillon pour une pl. herbacée, vivace, observée dans les vallées du ÎNépaiil. Ca-
ractères : calice coloré et profondément divisé en quatre ou cinq lobes imbriqués, ovales, obtus et concaves; pétales nuis; huit ou dix étamines opposées aux lobes du calice, à filaments subulés, portant des anthères sphériques, biloculaires; deux styles et deux stigmates tronqués; capsule biloculaire, à deux liées et polys per me.
ASTOMA. bot. G. delà fam. des ûmbellifères , Peut. Digyu., institué par le professeur Üe Candolte qui lui assigne pour caractères : un calice à cinq dents; pétales infléchis et cordiformes, les extérieurs plus grands; involucre nul; involucelles ordinairement composés d’une seule foliole; fruits didyines; commissure entière et non percée. I.a seule esp. comprise dans ce G., est une pl. herbacée, à lige cylindrique, rameuse, dressée, peu garnie de feuilles découpées et terminées par trois ombelles de Heurs blanches. Elle est originaire de l’Égypte.
AST01ME. Aatoma. aracbx. G. de Trachéennes , établi par Latreille qui lui assigne pour caractères : six pieds; point de siphon ni de palpes apparents; bouche ne consistant qu'en une petite ouverture pectorale. Ces Animaux ont le corps mou, ovoïde, d'une belle couleur rouge, de la grosseur d'une graine de pavot, et muni de six pattes très-courtes. Ils vivent parasites sur plusieurs Insectes, et de préférence sur les Diptères. L’esp. servant de type au G. est l'A. parasite, A. parasilica, ou la Mille parasite, Acarus paraaiticua de Degécr. Hermann la range dans sa division des Trombidies hexapodes, et lui impose le nom de J'rombidium paraaiticum. Elle est très-cominune sur les Mouches.
ASTOMELLE. Aêlomella . ixs. G. de Diptères fondé par Léon Dufour. Ses caractères sont : antennes un peu plus longues que la télé, formées de (rois articles : le dernier en bouton allongé, comprimé et sans soie; point de trompe apparente. Latreille place les Aslomelies dans la fam. des Tanysloines. — Ce G. a pour type une esp. trouvée en Espagne, qui porte le nom d'A. clavicorne, A. clacicornia. — Elle est d’un brun noirâtre avec des bandes transversales dérouleur jaune sur l’abdomen.
ASTOMES. Aalomi. bot. Bridel a désigné sous ce nom un des groupes de la fam. des Mousses , qui renferme les genres dont la capsule est dépourvue d'ouverture.
ASTRAGALE. Aatragolus. bot. Ce G. des Légumineuses, qui comprend un grand nombre d’csp.,a été le sujet de deux belles Monographies : l'une publiée par Pallas. l'autre par De Candolle; c’est ce dernier travail que nous suivrons ici. Beaucoup de Légumineuses présentent un légume à deux loges plus ou moins complètes, résultant de l’inlroflexion des deux valves qui se portent, en formant une cloison, d'une suture à l'autre. Ce sont ces Légumineuses complètement biloculaires. que Linné connaissait sous le nom d' Astragale , reléguant dans le G. Phaca celles oh les deux loges sont incomplètes, et où les valves se réfléchissent de la suture supérieure vers l'inférieure, et dans le G. biatrrula celles où le légume plan présente, sur son bord, autant de sinuosités qu'il contient intérieurement de graines; mais Linné lui-mème n'a pas eu toujours égard à ces caractères dans la distribution des esp. — Pallas fait
un seul G. du Phaca et del’^s/ra^a/wsde Linné, eide l’Astragaloïde de Tournefort. De Candolle, enfin, admet trois G., biaerriüa , A st rayai us , Oxylropia, ce dernier formé de plusieurs esp.d'Aslragales des auteurs, et caractérisé par la pointe qui termine sa carène et sa cloison formée par l'iotroflexion de la suture supérieure.
Le G. Astragale qui doit seul nous occuper ici, est distingué par les caractères suivants : son calice est à cinq dents ou cinq divisions plus profondes, plus court en général que la corolle. Celle-ci est papilionacée, à étendard ohlong, ovale ou arrondi, souvent échancré au sommet, quelquefois réfléchi sur ses cotés, plus long que les ailes qui l'égalent cependant quelquefois; à ailes stipitées, dont le limbe est oblong et muni d'une oreillette à sa base; à carène obtuse, plus courte que les ailes, ou presque égale, portée sur un double ouglet. Des dix étamines, neuf sont réunies par leurs filets presque jusqu'au sommet; la dixième est libre. L'ovaire est sessile, ou plus raremeul stipilé, de forme variable; le style infléchi à sa base ou à son milieu; le stigmate simple ou eu tête. Le fruit est un légume sessile ou stipilé, mais rarement, sans dents sinueuses sur son bord, présentant intérieurement deux loges complètes ou incomplètes que forment les valves en se réfléchissant de la suture inférieure. Les graines sout réni formes, en nombre égal dans chacune des deux loges. De Candolle en décrit cent quarante-deux esp. Le même botaniste abandonne la division de Linné établie sur l'absence ou la présence d'une lige herbacée ou ligneuse, parce que, suivant les terrains, la même esp. peut avoir ou n'avoir |»a» de lige, et devenir de ligneuse herbacée; et parce que d'ailleurs elle éloigne des esp. évidemment voisines. On pourrait tirer de bons caractères des fruits, qui offrent une grande variété; mais comme ils manquent souvent dans les jardins ou dans les herbiers, il a mieux aimé baser sur une autre partie qu'on y retrouve constamment, la division des esp.; el c’est à |n*u près la même qu'a suivie Fersoon qui. dans son Synopsis, en compte cent soixante-neuf. Les stipules s'insèrent tantôt sur la tige, tantôt sur les pétiole*. Parmi les esp. dont les stipules sont cauiioaires, les unes ont des corolles pourpres ou d'un blanc rose, et dans celles-ci. les tiges sont tantôt étalées à terre, tantôt dressées ou presque uulles ; les autres ont des corolles jaunâtres, et la même différence peut s'observer dans leurs liges. Parmi les esp. à stipules pétiolaires, il y eu a dont le pétiole se prolonge en épine : leurs fleurs sont sessilcs ou pédonculées; il y en a d'autres dont le pétiole est incrmc.el leur corolle lire sur le jaune ou sur le rouge. De là huit sections dans lesquelles toutes les esp. viennent se placer.
Les feuilles des Astragales sont pin nées avec ou sans impaire; leurs fleurs ramassées ou en épi, axillaires ou terminales. De l’éoorce de quelques esp. découlent des sucs gommeux. C’est VA. creticu a qui fournit, suivant Tournefort, l'Adraganl du commerce; il suinte des A. yummifer et r crus, des gommes de même nature.
ASTRAGALLÎM S. ois. S. de Gros-Bec Chardonneret.
ASTRAGALOIDES. bot. r. PiACA.
3(il
ASTR AIRES oc ASTRÉES. mit?. Ordre des Lammellifères, dans la division des Polypiers enlièremenl pierreux, composé des G. Échinopore, Explanaire et Astrée. Des lamelles rayonnantes divisent leurs nombreuses cellules, presque semblables à de petites étoiles, d’où leur est venu le nom d’Astréesou Asil aires. Ces étoiles sont placées en général sur la surface supérieure du Polypier, souvent elles le couvrent en entier; elles sont limitées dans certaines esp.; dans quelques- unes les lames se croisent on s'imbriquent ; dans plusieurs, elles semblent se confondre; malgré ces différences, les Polypes paraissent toujours distincts quoique liés ensemble par une membrane non interrompue.
ASTRALE. MOLL. E. Asthole.
ASTRANCE. Astranlia bot. G. de la fara. des Oinbellifères. Le calice est à cinq dents ; les pétales recourbés et à deux lobes ; le fruit ovale, allongé, couronné par le calice el formé par la soudure de deux akènes relevés chacun, sur leur face extérieure, de cinq côtes spongieuses que traversent des rugosités transversales. L'ombelle est à trois ou quatre rayons qu'environne un involucrede trois ou quatre feuilles semblables à celles de la lige ; l’ombellule a un involucelle de plusieurs folioles coloriées simulant une corolle, et contient des fleurs nombreuses plus courtes que ces folioles, les unes hermaphrodites, les autres mâles en plus grand nombre et à pédoncules plus longs. Les feuilles sont palmées. Des six esp. décrites, une habile la Sibérie, une le Cap, et quatre l'Europe. Celles-ci sont : VA. major dont les feuilles sont à cinq lobes Irifides, aigus el dentés, grandes et assez semblables â celles de l'Hellébore noir; les folioles de l'involucelle sont longues, pointues, à trois nervures el semblent former au premier coup d’œil, avec l'ombellule qu'elles entourent, une belle fleur rougeâtre.!/^. minor , plus petite dans toutes ses parties, dont les feuilles sont d'ailleurs composées de sept â neuf folioles tout â fait distinctes. VA. Epipactis dont les feuilles sonl découpées jusqu'à la base en trois lobes, dont les deux latéraux profondément bilobés, incisés et dentés en scie, de même que les folioles de l'involucre qui sont obtuses, larges, et beaucoup plus longues que les fleurs. Celles-ci sont jaunes. VA. carniolica , W., dont les feuilles radicales sont à cinq lobes oblongs et aigus, et les folioles de l'involucre entières.
ASTRANTHE. Aalran/hus. bot. Arbre de la Cochinchine, observé et décrit par Loureiro, d'après lequel il parait offrir les caractères suivants : le calice , qu’il appelle corolle , présente un tube court, et un limbe à quatorze divisions lancéolées, linéaires, alternativement plus longues et plus courtes, figurant une sorte d'étoile qui a donné son nom au genre. Ce nombre n’est pas constant, mais peut être de douze ou de seize, double toujours de celui des étamines, qui est le plussouvent de sept, mais quelquefois aussi de six ou de huit . Les filets de celles-ci sont filiformes, dressés, leurs anthères arrondies et triloculaires. L’ovaire est libre, surmonté de quatre styles terminés chacun par un stigmate. Le fruit, suivant Loureiro. ne consiste qu’en une graine petite et ovoïde qui n’a d'autre enveloppe que le tube desséché du calice. Les feuilles sonl alternes, les fleurs en épis axillaires, la hauteur de l'Arbre est peu considé-
rable-Ce G. doit être placé à la suite des Rosacées, entre le Surindia et le Blakitellia ; peul-éire appartient-il à l'un des deux.
ASTRANT1A. bot. S. latin d'Astrance.
ASTRAPÉE. Aatrapæa. bot. Fam. des Malrticées, Monadelphie Polyandrie, flans le 5° numéro des Collec- (atiea botanica publiés à Londres par John Lindley, on trouve décrite sous le nom A' Aatrapæa /t ait ichii, t. 14, une su|>erbe Plante originaire de l'Inde, remarquable par des feuilles cordiformes très -grandes, des fleurs d’un rouge éclatant, disposées en capitule serré, environné d'un involucre composé de plusieurs folioles cordiformes sessiles. Ce G. se distingue par les caractères suivants : fleurs disposées en ombelle simple, entourées d'un involucre double , l'extérieur diphylle , l'intérieur polyphylle; calice simple, pentapbylle; corolle de cinq pétales dressés et roulés ; étamines , environ vingt-cinq, monadel plies, dont cinq stériles; ovaire à cinq loges , renfermait plusieurs graines , terminé par un style el cinq stigmates. Ce G. est voisin des Vontbtya et des Penta/tetea.
ASTRAPÉE. Aatrapæua. îxs. Coléoptères; G. établi par Gravenhorst aux dépens du G. Staphylin, et adopté par Lalreilie qui lui assigne pour caractère distinctif, d’avoir les quatre paljœs terminées par un article plus grand et presque sécuriforme. Les Astrapées ont la même forme de corps que les Slaphylins; leurs mœurs sont semblables aussi. L’esp. servant de type au G. et qui, pendant longtemps, a été la seule connue, estl'A. de l'Orme, A. ulmi ou le Siaphylinua ulmi de Rossi, et d’OI. — Fabricius la nommait Slaphyl. ulmineus. On la trouve au printemps, sous les écorces des Ormes, en France el dans le midi de l’Europe.
ASTKAPIK. ois. G. établi par Vieillot, pour y placer un Oiseau de la Nouvelle-Guinée , que Cuvier a classé parmi les Merles. Il lui assigne pour caractères : bec plus long que la tète, convexe, pointu, comprimé sur les côtés, à mandibule supérieure légèrement dentée; narines ouvertes, marginales, à demi couvertes par les plumes veloutées du front ; ailes médiocres , pointues; queue excessivement longue, étagée, à douze rectrices fermes et larges.
A. a gorge d’or. Astrapia gularia , Vieil. Gai. pl. 107; Paradiacn ni g ta, Gmel.; Paradiaea gularia , LaUi.; Pie de paradis, Latti., pl. 20 et 21. Le mâle a deux huppes latérales sur la tète ; la gorge d'un cuivre-rouge brillant ; le manteau et le dessous du corps d'un vert émeraude brillant, le dos couleur d'acier rougi, les ailes et la queue noires. La femelle est entièrement d’un noir fuligineux, à l'exception de la queue, qui est d'un roux brunâtre. Bec et pieds noirs.
ASTRÉE. Aatrea. polyp. G. de Polypiers pierreux, qui offre pour caractère : des masses pierreuses, épaisses, ordinairement planes, hémisphériques, ou globuleuses, quelquefois lobées, bien rarement deudroldes ou rameuses; encroûtant le plus souvent les corps solides marins, et ne se trouvant presque jamais isolés : leur surface est couverte d'étoiles toujours lamelleuses, rondes ou anguleuses, saillantes, unies ou enfoncées, limitées ou confuses. Le Sueur est le seul qui ait observé les Animaux de trois esp. d'Aslrées : A. Ananas,
lui a depuis adjoint neuf congénère» qu’il a observés au Brésil.
ASTROCYTUM. bot. V. ASTBYCDM.
ASTRODERME. Aitrodermus. rois. Sous-genre établi parmi les Coryphènes, dans la fam. des Acanlhoptérygiens, par Ronelli, qui lui assigne pour caractères : la tête tranchante ù sa partie supérieure; une nageoire dorsale qui règne sur toute la longueur du dos et se compose de rayons presque également flexibles, quoique les antérieurs n’aient point d'articulation; bouche peu fendue ; des dents aux palatins comme aux mâchoires; quatre rayons aux ouïes; ventrales très-petites, placées sous la gorge ; écailles éparses sur tout le corps, ayant la forme rayonnée de petites étoiles. On ne connaît qu’une seule esp., elle habite la Méditerranée; elle est argentée, tâchetée de noir, à dorsale très-élevée, à nageoires rouges. A. Guttalus , Bon., ou Diana seniilanata , Risso.
ASTRODONTE. Asirodontium. bot. G. de pl. Cryptogames, établi par Schwagrichen. pour une Mousse de Ténériffe et de Madagascar, qui offre les caractères génériques suivants : capsules pourvues d’urne, s'écartant de l'opercule; péristome double, dont l’interne se prolonge dans une membrane spongieuse, recouvrant l'orifice; seize dents externes, réfléchies; coiffccunelliforme. Cette Mousse rampe sur les vieux troncs; ses rameaux sont dressés de même que les feuilles qui sont très-entières et ovato-lancéolées; la capsule est exserle, presque globuleuse.
ASTROIN. bot. y. Astboxier.
ASTROITES. polyp. Les Aslroïtes sont peut-être, de tous les Fossiles, les plus anciens et les plus généralement répandus. On les trouve dans tous les terrains, depuis ceux de transition jusqu'à ceux d'atterrissement, et dans tous les étals. Les uns, changés en Quartz ou en Agathe, sont susceptibles de prendre le plus beau poli; les autres, composés de chaux carbonatée plus ou moins pure, ont subi dans leur substance des modifications ou des changements dont on ignore la cause. Certains sont d'une intégrité parfaite; plusieurs n’ont laissé que l'empreinte de leurs étoiles, et ressemblent alors à des monliculaires à petits cônes. Quelques-uns se présentent comme des rameaux cylindriques et simples, réunis en masse, sillonnés et presque parallèles entre eux. Cette métamorphose est duc à la matière pierreuse, qui a rempli les cellules, et qui a résisté aux causes qui ont détruit la substance calcaire du Polypier. Les Astroïtes, dans cet état, ont été considérés par quelques naturalistes comme des genres nouveaux et trèssinguliers, voisins des Tubipores. Enfin, 11 existe des Astroïtes en masses considérables , homogènes et cristallisées confusément; on ne les reconnaît qu'aux étoiles de la surface et à quelques lignes que l'on observe dans la cassure de ces masses, lorsqu'elle a lieu dans le sens de leur longueur. — Les formes si nombreuses et si variées de ces Fossiles, les caractères singuliers que plusieurs possèdent, portent à croire que des Polypiers charnus et irritables ont été réunis aux Astroïtes; leurs cellules ne pénètrent point dans l'intérieur de la masse; quand ils seront mieux connus, on les placera peut-être avec les Polypiers sarcoïdes, de l’ordre des
Actiniaires. Il serait superflu de mentionner ici les nombreuses localités où l’on trouve des Astroïtes; en France, il y en a partout où il existe des Fossiles marins.
ASTROLE. «ou. V. Polyclins.
ASTROLÉPAS. MOLL. V. Patelle.
ASTROLOBER. Astrolobium. bot. G. de la fam. des Légumineuses, Diadelp. Décand-, proposé par Üesvaux qui lui a assigné les caractères suivants : calice sans bractées, tubuleux, â cinq dents presque égales; corolle offrant une carène très-petite, comprimée; dix étamines dladelphes; une gousse presque cylindrique, articulée, renfermant entre chaque étranglement une graine. Les quatre esp. que décrit De Candolle sont des plantes herbacées, glabres, à feuilles imparipinnées, à fleurs jaunes, réunies en capitules dénués de bractées foliacées. On trouve ces plantes dans l'Europe australe ou dans le nord de l’Afrique.
ASTROLOGUE, rois. y. ÜBAWOSCOFE.
ASTROLOME. Astroloma. bot. Êpacridées. G. établi par Brown, et très -voisin des Slyphélies, dont il diffère surtout par sa corolle qui offre un tube très -renflé, avec cinq bouquets de poils à sa base ; par ses étamines incluses et non saillautes hors du tube de la corolle. Ce G., qui contient environ cinq à six esp., est uniquement composé d’arbustes à feuilles éparses et ciliées, à fleurs axillaires et dressées, tous originaires de la Nouvelle-Hollande. Brown y réunit le yenienatia humifusa de Cavanilles.
ASTRONIE. Astronia. bot. Mélastomacées ; Décandrie Monogynie. L. Ce G. a été institué par leD' Blume dans sa Flore des Indes Néerlandaises; il lui donne pour caractères : calice adné à l'ovaire, le limbe persistant, à cinq ou six divisions ou dentelures; cinq ou six pétales ; dix ou douze étamines dont les filaments sont membraneux et comprimés, et les anthères charnues et longitudinalement déhiscentes; un style, couronné par un stigmate en bouclier, une baie sèche, ombiliquée, à trois loges polyspermes, s'ouvrant par le sommet; semences barbues, bordées d'une arille membraneuse. Les deux esp. connues sont des arbres ù feuilles opposées, nervées ; à fleurs petites réunies en panicules terminales. Ils sont originaires de l'Archipel des Indes.
ASTRONIER. Autronium. bot. Jacquin décrit, dans son Uisloire des Pl. d'Amérique, sous le nom d'A. graveoiens, un arbre qui croit dans les forêts aux environs de Carthagène. Ses fleurs sont uuisexuelles, et présentent un calice de cinq sépales colorés; cinq pétales étalés ; les uns et les autres dans les mâles où se trouvent cinq étamines et aulaut de petites glandes, connivenls et persistants dans les femelles qui ont un ovaire libre, trois styles réfléchis avec trois stigmates ; le fruit est monosperme, recouvert par le calice, dont les sépales grandissent et s'étalent plus tard en étoiles, d’où vient le nom du genre; la graine contient un suc laiteux. Le tronc s’élève de douze à trente pieds; les feuilles sont pinnées, composées de six paires de folioles et d'une impaire; les fleurs, petites et rouges, sont disposées à l'extrémité des rameaux en panicules lâches, longues d'un demi -pied dans les mâles, d'un pied et demi dans les femelles. Tout l'arbre est rempli d’un suc
légèrement glulineux. incolore, analogue à la Térébenthine, d*nne odeur nauséabonde. Classé dans la Durcie Pentandrie, ce G. ne l'a pas été jusqu'ici dans les fam. naturelles.
ASTROPHYTE. êcbik. Nom donné aux articulations des tiges de quelques esp. d’Eticrines fossiles.
ASTROPHYTON. échu. G. pro|K>sé par Link pour un groupe d'Astéries que Lauiarck a nommées Eurynles.
ASTROPODE. On a donné ce nom à des Polypiers madréporiques fossiles, ainsi qu'à des Encrines.
ASTROPCS. bot. Esp. du G. WalUieria, que l'on avait proposé d'ériger eu G. distinct, sous le nom d'^. tomenioêu».
ASTROTERME. A st roter mus. pois. Sous-genre de la fam. des Acantboptérygiens dans lequel Bonelli place une esp. de la Médilerranée, et qu'il caractérise génériqucment par une tête élevée et tranchante; une dorsale qui règue sur toute la longueur du dos et qui se compose de rayons presque également flexibles, quoique les antérieurs n'aient pas d'articulation ; une bouche peu fendue; quatre rayons aux ouïes; des ventrales très petites, placées sous la gorge; des écailles éparses sur le corps où leur forme rayonnée fait naître en quelque sorte de petites étoiles. VA. gultatus de Bonelli ou Diana semiianata de Kisso, est l’espèce qui constitue ce sous-genre.
ASTKOTK1CHE. A si roi rie ha. bot. G. de la fam. des Ombeilifères. Peut. Digyn., établi par le professeur De Candolle qui lui donne pour caractères : un calice tubuleux doul le limbe , très - petit , est à peine denté; cinq pétales ovales, plans, un |>eu aigus, persistants, recouverts extérieurement d'une pubescence disposée en étoile ; deux si vies filiformes , sensiblement plus épais à leur base ; fruit couronné par les pétales et les lobes du calice; méricarpes ovales-oblongs, contractés vers la commissure, trois paires de côtes peu proéminentes, primaires et dorsales ; deux marginales et plus aigues, quatre secondaires. Ces pl. sont des Arbustes de la Nouvelle-Hollande, qui se partagent eu plusieurs rameaux garnis de feuilles alternes, pétiolées, très-entières, glabres en dessus, pube scrutes et blanchâtres en dessous; les folioles de l’involucre sont en petit nombre et linéaires.
ASTRYCE. Astrycum. bot. G. proposé par Raffinesque, d'abord sous le nom d ' Axlrocytutn, pour des Champignons de l’Amérique sept., et qui ne diffère de VActigea du même auteur, que parce que les pl. qui le composent ont leurs spores dispersés dans l'intérieur même de leur substance, et ne s’ouvrent pas.
ASTUR. ois. S. de Faucon Autour.
ASTDRINE. Ast urina. ois. G. formé par Vieillot, dans l’ordre des Accipitrcs, pour deux ou trois esp. qui ne paraissent pas devoir être séparées du G. Faucon.
ASTYDA.M1E. Astydamia. bot. G. de la fam. des Om- i bellifèrcs. Peut. Digyn.. créé par De Candolle et dont les caractères sont : calice bordé de cinq dents ; pétales entiers, pliés vers l’extrémité qui est pointue ; stylopode épais; styles très -courts; fruit comprimé sur le dos, entouré d'un bord épais et dilaté; méricarpes un peu fongueux, marqués de trois paires de lignes saillantes, cretées, courtes et rapprochées sur le dos, de deux latérales, étendues, formant les bords. VA. ca-
narien»! $ est un Arbuste épais, glabre, à feuilles ailées et découpées, à fleurs jaunes, pourvues d’involucre et d'involucelles polyphylles, que l'on a trouvé sur les rochers qui constituent les rivages de Ténériffe.
ASYSTASIE. Asystasia. bot. G. de la fam. des Acanthacées, établi par Blumedans sa Flore de Java. Caractères : calice qiiinqueparli, égal; corolle infundibuliforme ayant sou limbe divisé en cinq lobes presque égaux ; quatre étamines didynames; loges des anthères parallèles: ovaire à loges bisperines ; capsule en massue, à deux valves. VA. instrusa, que précédemment Forskal avait placée parmi les Mellies, est une pl. herbacée. h tige droite, très-rameuse, à feuilles oblongues, pointues, entières, à fleurs réunies en épi terminal. On la trouve à Java, aux environs de la ville de Buitonzorg, dans les lieux humides et ombragés.
ATA. bot. S. vulg. de Ciste.
ATACAMITE. ma. Cuivre xcriatê.
ATACE. Atas. aracrx. G. de la fam. des Hydnchnelles. institué par Fabricius qui l'a refondu ensuite dans son G. Hydrachne , puis de nouveau rétabli par 'Dugès, dans ses Recherches sur l’ordre de* Acariens. ths A laces se font remarquer par un corps ovoïde assez ferme et lisse; une fente génitale, bordée de deux plaques. sur chacune desquelles se montrent trois tubercules transparents, lisses, arrondis, assez gros, en forme de steminates; les hanches antérieures, en parties continguêssur la ligne médiane, les postérieures écartées; la quatrième extrêmement large, contiguë à toute la longueur de la troisième. Pénultième article des palpes fort long, atténué, un peu excavé vers le bout, pour recevoir le dernier qui est en forme de doigt pointu; mandibules formées d’un corps épais, creux, coupé en liée postérieurement, tronqué au bout antérieur sur lequel s'articule un crochet ou ongle courbé; lèvre en cuilleron bifide.
l.’esp principale est VA . arlequin, A. histrionicus, auquel on doit adjoindre un grand nombre des Hydrachne* de Muller.
ATAGAS. ois. F. Attacas.
ATAGEN. ois. S. de Frégate.
ATAJA. pois. S. de Dindon Atinga.
ATALANTHE. Alalanthus. bot. G. de la fam. des Synanl Itérées, tribu des Chicoracées. qui a été établi par D. Don pour une plante qui se trouve sur les rives de la Médilerranée ainsi qu'aux îles Canaries. Il a pour caractères : un involucre cylindrique, polyphylle, imbriqué, à écailles membraneuses et serrées; réceptacle cellulé; fleurons indéterminés; anthères pourvues de deux soies à leur base; stigmates filiformes, contournés en spirale; akènes linéaires tranchants, sillonnés, simples au sommet; aigrette finement capillacée; rayons agglomérés en faisceaux par leur base. Les tiges sont frutiqueuses, divisées en rameaux nombreux; les feuilles •ont pinnalifides; les fleurs, d'un jaune doré et les aigrette» blanches.
ATA LAN Tl E. Atalantia. bot. G. établi dans la fam. des Aurantiacées par De Candolle, d’après une indication qu’en avait faite Corréa de Serra dans le 0e vol. des Ann. du Muséum. II lui assigne pour caractères différentiels : huit étamines d'une monadelphie singulière,
avec l'extrémité de* fila moins libre et garnie de l'anthère; pistil velu; fruit pulpeux, sphérique, à quatre loges, à quatre graines. L'A. monophylle, originaire de l’Inde, est encore la seule esp. connue.
ATALAPHF.. mah. G. formé par Raffinesque pour deux esp. de Chauves-Souris, dont l’une de Sicile, et l'autre de l’Amérique septentrionale
ATALEPH. ois. S. de Huppe.
ATALFRRIE. bot. S. d’Hydrolede Ceylan.
ATAMARAM. bot. S. d’Anone écailleuse.
ATAMASCO oc ATAMOSKO. BOT. y. AMARYLLIS Ata- M ASCO, L.
ATAM1SQUÉE. Atamitquea. bot. G. de la fam. des Capparidées, établi par Hooker et Amott. pour une pl. du Chili, qui offre pour caractères : calice A quatre sépales dont deux extérieurs, ovales, obtus, concaves et velus sur leur face interne; les autres beaucoup plus petits et ohlongs ; torus épais, triangulaire, occupant le fond du calice; quatre pétales lineari-lancéolés, obtus, concaves, velus intérieurement et inégaux; étamines monadelphes à leur base, à filaments glabres et un peucourbés; anthères ohlongues et hiloculaire*; style court; stigmate simple et aigu. Le fruit parait être une baie globuleuse, crustacée et déhiscente. La seule esp. connue de ce G., A. emarginata. forme un Arbrisseau à feuilles alternes, munies d’un court pétiole; les pédoncule* sont axillaires et simples.
ATAS oc ATI1', bot. y. Att*.
ATAX. ARACBM. y. HybRACBXI.
ATCEBARA. bot. S. A' Agave americanay Linné.
ATCIIAR. y. Acmar.
ATËLÉCYCLE. Atelecyclu x. crvst. G. établi par Leach dans l'ordre des Décapodes. Latreillc le place dans la fam. des Brncbyures. Caractères : lest presque orhiculaire; antenne* extérieures avancées, grosses et velues; seconde paire de pieds aussi longue que la troisième; second article des pieds-inàchoires extérieurs rétréci et prolongé en pointe au-dessus de l’échancrure, servant d’insertion à l’article suivant. Ces Crustacés sont voisins des Crabes par la forme générale de leur corps. Ils habitent les mers, et ne se trouvent qu’à de grandes profondeurs. L’esp. servant de type au G. est l’A. à sept dents, A. septcmAentatus, décrite et représentée par Leach ( Malac . Poiloph. brit. n* 0, tab. n). ; Elle avait été observée antérieurement par Montagu , qui l’a figurée sous le nom de Cancer Hippa septein- Aentatn», dans un Mémoire sur plusieurs Animaux nouveaux, trouvés sur la côte sud du Devonshire. Une au- | tre esp. a été déeouverte dans Elle de Noirmoiiticr. en î France, par d’Orbignv; elle porte le nom d’A. ensan- j glanté, A. ernentatus. Latreille soupçonne qu’elle ne : diffère pas du Cancer rotunAatu* d’Olivier. Desinarest ! a fait connaître dans ces derniers temps un petit Crustacé fossile, qu'il rapporte au G. que nous décrivons ; il le nomme A. rugueux, A. rugoeus. On le rencontre dans un calcaire grossier, au Boutonnet, carrière voisine de Montpellier.
ATÉI.ÉNÈVRE. Atelenerra. ixs. G. de Diptères de la fam. des Muscides. institué par Macquart qui lui donne j»our caractères • deuxième article des antennes un peu j allongé, presque cylindrique, le troisième ovalaire; j
point de cellule discofdale aux ailes; deux postérieures. Nervure externo- média ire presque nulle, dépassant à l»eine la cellule basilaire extérieure; point d’anale. La conformation des antennes et la disposition des nervures des ailes distinguent ce nouveau G. des Pipuncules. La cellule discoïdale manque par l'absence de la nervure exteruo-mediaire et de la transversale, de sorte que les deux postérieures restantes sont la troisième et bi deuxième confondues avec la première.
L’A. soYEix. A. nericea , M., est d’un noir velouté avec la face et le front argentés; les yeux sont d'un rouge brunâtre; l’abdomen est velu avec l'extrémité luisante; les jambes et les tarses sont couverts d’un duvet fauve, les ailes sont brunâtres. Taille, trois quarts de ligne.
ATÉLÉOPODES. ois. Vieillot donne ce nom à la seconde tribu des Nageurs, qui ont trois doigts dirigés en avant et point en arrière.
ATÈLES. mar. Nom donné à une division des Sapajous, Singes américains, et qui se caractérise par une tête plate, un museau peu proéminent, ce qui donne à l'angle facial 00® ail plus; les pouces des mains antérieures en tout ou en grande partie cachés sous la peau, la partie prenante de la queue nue en dessous, y. du reste au mol Sapajob.
ATELOCÈRE. Atelocera. iss. G. de l’ordre des Hyménoptères. fam. des Géocorises de Latreille, institué par Delaporte pour un Insecte rapporté du Sénégal. Caractères : antennes insérées au-devant des yeux, composées de quatre articles, le premier très-court et robuste, le second robuste et allongé, renflé, et creusé vers le milieu ; les deux derniers minces et grêles. Bec assez allongé, s'étendant au delà des pieds postérieurs; (été avancée; corselet large en arriére; écusson grand; corps plan, déprimé; pattes moyennes. VA. annota est pointillé de brun avec des lignes longitudinales sur la tête, une ligne au milieu du thorax, trois petites taches à la base de l’écusson et une plus grande au milieu de chaque hémétylre, le tout jaune; les côtés de l'abdomen sont anuclés de jaune et ceux du corselet sont finement pointillés de la même couleur; les antennes et les pieds sont noirs, avec la base des cuisses brune. Le mâle a deux petites épines bifides et droites sur le sommet de la tête.
ATERAMl’S. bot. phah. Adanson regarde l’Arbrisseau décrit sous ce nom, dans l’Histoire de la Jamaïque par Brown, comme congénère del'Argytainne.
ATF.HIC A. ibs. G. delà fam. des Papilionides. tribu des Nymphalides. institué par Bois-Duval dans l'ordre des Lépidoptères. Caractères: tête grossc;yeux saillants; palpes rapprochées, assez grosses, ne dépassant pas te chaperon, couvertes de poils très-serrés; antennes longues; leur massue allongée, formée insensiblement dans leur quart supérieur; corselet épais, assez robuste, de la largeur de la tète; ailes inférieures arrondies, à peine dentelées; le bord postérieur des ailes supérieures coupé presque droit. Ce G. a été formé pour une esp. encore unique que l'on trouve aux mois de juillet et de décembre dans lesboisde Elle Maurice. Cette esp., A. rabena, Bois-D.. a les ailes supérieures d’un brun noir, avec le bord interne d’un fauve obscur; elles sont traversées
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obliquement de dedans en dehors par une bande jaune, marquée d'une rangée de taches vers la base et un anneau dans la cellule; les ailes inf. sont fauves avec le bord interne et une raie noirâtres; dessous d’une teinte moins prononcée et généralement roussâtre; deux points noirs très- rapprochés dans la cellule près de la base.
ATERLrSl. bot. S. A' Aristolochia inelica, Linné.
ATKRPE. Aterpus. ma. <i. de la fam. des Curculionides, établi par Schonherr. pour ceux de ces Coléoptères qui réunissent les caractères suivants : antennes terminées en massue, composées de onze articles dont le premier est logé dans une fossette oblique, qui atteint presque les yeux; tête très- penchée; trompe courte à chaperon échâhcré; corselet plus large que la tête; la partie antérieure avance tellement sur le vertex que si l’on regarder Insecte en dessus, cet avancement du corselet couvre presque entièrement la tête; deux tubercules élevés sur cet avancement; écusson très-petit, saillant et globuleux; élytres soudées, un peu plus larges que le corselet, bossues vers le milieu, très-inclinées postérieurement , embrassant peu l'abdomen ; cuisses renflées; les antérieures armées de deux épines courtes et arrondies : une seule aux intermédiaires et aux postérieures; jambes comprimées. La seule esp. connue, A. pipa, est fort rare à Madagascar, sa patrie; elle est en général d'un gris cendré en dessus, brunâtres en dessous, avec quelques parties garnies de petits poils blanchâtres.
ATELCHE. Aleuchut. ms. Coléoptères; G. fondé par Weber, aux dépens des G. Scarabéde Linné, et généralement adopté. Lalreille le place dans la famille des Coprophages et lui assigne pour caractères : antennes de neuf articles; corps déprimé; élytres formant, par leur réuuion. un carré; pattes postérieures longues, grêles, presque cylindriques, et peu ou point dilatées à Textréinité; des tarses à chacune d'elles. Ce dernier caractère les éloigne des Onilis; ils se distinguent aussi des Bousiers par la forme des jambes postérieures, et des Sisyphes par le nombre des articles constituant les antennes. Ces Insectes ont cependant plusieurs points de ressemblance avec chacun de ces G., principalement avec les Bousiers : ils ont une marche lente; mais ils volent assez bien; leur tête n'offre que de légers tubercules au lieu de cornes; de là le nom générique que Weber leur a imposé, qui signifie sans armes. Leur chaperon est dentelé ou échancré à son bord antérieur; l'écusson ne fait pas saillie entre les élytres, et cette particularité a fait penser, mais à tort, qu'il tfexislait réellement pas. — Les Ateuches vivent dans les excréments des Animaux, et ont surtout ceci de remarquable, qu’ils rassemblent line certaine quantité de la matière dont ils se nourrissent pour en former une boulette dans laquelle sont déposés leurs œufs. Celte sorte de pilule est roulée par un ou plusieurs de ces Insectes, et le procédé en est curieux : l'Animal inarche à reculons, et, tandis qu'il prend un point d'appui avec les pattes postérieure», il saisit la boule avec celles de devant, puis fait un pas en arrière et renLraiue avec lui. S’il y a deux, trois, quatre et même cinq Ateuches occupés au même ouvrage, une semblable manœuvre a lieu pour tous; mais la besogne ue va pas beaucoup plus vile : ils
se gênent mutuellement, plusieurs sont renversés sur le dos; on voit alors que ceux auxquels cet accident arrive, sc relèvent difficilement de leur chute et ne retrouvent plus leurs compagnons. Souvent l'individu qui a le premier construit la pilule, est ainsi frustré de sa propriété, et il n'a d'autre ressource que de se donner la peine d'en former une nouvelle, ou bien de prêter ses services aux individus qui, occupés au même travail. se présentent à lui. Enfin, après un trajet plus ou moins long, la pilule est placée dans un trou que l’Insecte pratique dans la terre pour la recevoir. Ces observations peuvent être faites au printemps; elles o'avaieot pas échappé â Aristote, qui. à cause de cette particularité, nomme cet Insecte Pilulaire. Il croyait que ces boules renfermaient une larve; mais il est certain, par des observations ultérieures, qu'elle contient d'abord un œuf qui se métamorphose en larve. Celle-ci a le corps mou et gros, replié sur lui-même; la tète écailleuse; la bouche munie de mandibules et de mâchoires distinctes; enfin six pattes courtes, cornées et terminées par un seul crochet. Elle se nourrit de la fiente qui l'enveloppe. — Ces Insectes, suivant Lalreille, ne se rencontrent guère en Europe au delà du 50« degré de latitude; ils se trouvent en grande abondance dans les pays chauds. L'Afrique en fournit un très grand nombre, parmi lesquels nous citerons l’A. sacré, A. tarer, f ou le Bousier sacré. Il était adoré par les Egyptiens, suivant Pline, et on le voit, en effet, parfaitement représenté. quant à la forme du chaperon, du prothorax et des pattes antérieures, sur les monuments égyptiens. On le rencontre en Afrique, en France et dans le midi de l'Europe.
11 existe plusieurs autres espèces : Dejean en possède quarante -quatre, parmi lesquelles les deux suivantes se rencontrent aux environs de Paris : l’A. pilulaire, A. pilularius , et l’A. flagellé, A. flagellai us.
ATI1AD. bot. S. de lycium afrum , L.
ATH ALAMES. Alhalami. bot. Nom donné parAchar aux Lichens dé|»ourvus de conceplacles, et chez lesquels il suppose les séminules éparses ou diversement agglomérées à la surface des croûtes. Tels sont les Lepraria de cet auteur, anciennement les Buysscs pulvérulents de Linné.
ATHAL1E. Athalia. us. Hyménoptères; G. fondé par Leach, pour quelques Tenthrédes telles que les T. spinarum, rose r, annulala, dans le travail de Klug. Caractères : antennes presque en massue, composées de onze articles, dont le troisième plus long que les suivants : labre apparent; mandibules bidentées; corps mou; abdomen sessile, déprimé; deux cellules radiales aux ailes supérieures; elles sont séparées par une nervure toujours courte cl droite; quatre cellules cubitales inégales ; la première petite, arrondie, la deuxième et la troisième recevant chacune une nervure récurrente, la quatrième atteignant le bout de l'aile; jambes dépourvues d'épines; articles des tarses sans dilatation.
ATUAMANTE. Alhamanta. bot. G. de la fam. des Ombellifères. Le calice est entier . les pétales courbés au sommet, échancrés, légèrement inégaux; le fruit ovale oblong, pubescent et strié; les ombelles entourées
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d'un involucre, et les omhellules d'un involucellc, à folioles simples. - De huit à neuf csp. que renferme ce G., trois habitent la France. Ce sont : A. Lihanotis dans laquelle les lobes des folioles sont ovales ou ohlongs; A. crelensis et A. Mallltioli, dont les folioles. velues dans la première, glabre dans la seconde, présentent des lobes linéaires et très-menus. — Diverses esp. rapportées à ce G. par Linné, ont été postérieurement placées dans d'autres, à cause de leur fruit glabre ou ailé. y. Sftuü et Méi h.
ATI1AME. Athamus. bot. V . Carlowize.
ATIIANASE. Athanan. cm st. G. de Décapodes, établi par Leach, et rangé par Lalreille dans la fam. des Macroures. Ce G. avoisine les Palémons dont il ne diffère réellement que par les deux pieds antérieurs plus dé- j veloppés que les suivants, et par le dernier article < des pieds - mâchoires extérieurs , plus grand que le pénultième. L'esp. servant de type au G. et le constituant jusqu'il présent à elle seule, est VA. niiescens de Leach. Monlagu l'a découverte sur les cOles d’Angleterre.
ATUANASIE. Athanasia. bot. G. de la fam. des Corymbifères, p'acé par 11. Cassini dans la tribu des Anthémidées et des Synanthérées, appartenant à la Syngénésie égale de Linné; il offre les plus grands rapports avec les Santolines, et s’en distingue par un calice ovale ou cylindrique, imbriqué, composé de petites écailles un peu roides et serrées; par le réceptacle chargé de paillettes et ses graines couvertes d’une aigrette de paillettes très-courtes. 11 a éprouvé plusieurs changements depuis sa formation; ainsi VA. maritima , L., qui était le Gnaphalion de Tournefort, en a été d'abord détaché par Lamarck pour être réuni aux Santolines. Desfontaines en a formé plus lard son G. Diotis; et VA. ann ua,L.. qu’on avait rapportéauxMillefeuilles,^c/u7/ea, a servi de type au G. Lonas d’Adanson, confirmé par CtTrtner. Tel qu'il est circonscrit aujourd'hui, le G. Alhanasie renferme vingt et quelques esp. qui sont toutes de fort petits arbustes ou des pl. ligneuses, rameuses, grêles, ayant leurs feuilles linéaires ou multifides; leurs fleurs, ordinairement terminales, jaunes, réunies en corymbes très- rapprochés ou rarement solitaires. Ces espèces sont toutes africaines. Elle diffèrent des Relhanies, par l'absence des demi -fleurons; du Diotis et des Santolines, par leur aigrette; du Lonas, parce que leurs graines n'ont point un rebord membraneux, tronqué obliquement et denté.
ATHÉCIE. Athevia. bot. Gærtner décrit sous ce nom (T. i. p. 241,) et figure, tab. 28, sous celui de Fortfera glubra , un fruit communiqué par Forster. Comme il n'a pas vu d'autres parties de la pl, à laquelle appartenait ce fruit, les caractères qu'il donne ne suffisent pas pour la rapporter à un G. connu. C’est une baie semblable pour la forme à celle du Trioateum, couronné à son sommet par un calice persistant, à cinq divisions lancéolées, linéaires. Au fond d'une loge uni- j que, s'implante une graine grande, ovoïde, marquée ; d’une dépression longitudinale, et prolongée à sa base 1 en une pointe conique et recourbée à deux cotylédons allongés, plans et foliacés, à radicule courte et infère. Gærtner insiste sur la situation de l'embryon placé hors
du centre d’un périsperme dur et cartilagineux, qui l’entoure incomplètement.
ATIIÉLIE. Athelia. bot. G. indiqué par Persoon dans son Traité des Champignons comestibles, et décrit dans sa Mycologie européenne. Il lui donne le caractère suivant : filaments fins, entrecroisés, formant une sorte de membrane unie, qui porte des sporules. Ce G. appartient à 1.1 tribu des Byssoïdet, et parait surtout voisin des Himantia ; il réunit le port des Téléphores aux caractères des Byssus, c’est-à-dire, qu’il forme, comme dans la première de ces tribus, des membranes molles et lâches, mais dépourvues tV/iymeniunt ou membrane fructifère. Les Alhélics se trouvent sur les bois secs, les feuilles, ou même sur la terre, au pied des vieilles souches d'arbre. Persoon en indique douze esp., parmi lesquelles nous remarquons : VA. ciirina, qui est d'un beau jaune de Soufre ou de Citron; VA. pallida, qui forme une membrane plus serrée et plus étendue; VA. epiphylla , qui est très -fugace et croit sur les feuilles mortes. Quelques esp. avaient été rapportées d'abord au G. Thelefora : ainsi : VA. telulina est le Thelephora relulina de De Candolle, et VA. sericea est le T/ielephora sulphurea du Synopsis fungorum de Persoon.
ATHENÆA. bot. G. formé par Adanson dans sa fam. des Composées, section des Tanaisies. pour le Siruchium de Brown, qui est VEihulia Sparganophora f L. F. Étucue.
ATHÉH1CÈKE. Athericera. iss. Grande fam. de l'ordre des Diptères, établie par Latreilie. et embrassant celles des Syrphies. des Conopsaires et des Muscides. Tous les Insectes qui la composent ont les antennes formées par deux ou trois articles; le dernier est en forme de palette ou de massue, sans divisions, mais accompagné, le plus souvent, d'une sorte de stylet. La trompe supporte assez constamment les deux palpes, et se termine ordinairement par deux grandes lèvres; elle est, ou bien cachée totalement dans la cavité de la bouche, ou bien saillante et en forme de siphon. Dans ce dernier cas, son suçoir ne parait composé que de deux pièces. Il n’en offre, d'ailleurs, jamais plus de quatre. Toutes les larves connues des Insectes de ce G. ont le corps mou, annelé, contractile, prolongé et plus étroit à la partie antérieure. La tète ne s'en distingue guère que par les parties de la bouche, consistant en un ou deux crochets séparés par une lèvre, et précédés quelquefois par deux petits mamelons. Les stigmates sont généralement au nombre de quatre, dont deux situés sur le premier anneau, et les deux autres à l'extrémité postérieure du corps. Souvent il n'existe que ce dernier ordre de stigmates, et alors on observe deux plaques cornées, percées par un grand nombre d'ouvertures qu'on pourrait considérer comme autant de stigmates distincts, avec celte différence qu’ils aboutissent immédiatement à deux troncs communs de trachées, parcourant chaque côté du corps, et jetant un grand nombre de rameaux. Le canal digestif est muni de vaisseaux biliaires; on a observé aussi, dans certains genres, des vaisseaux salivaires très-développés. La larve ne change pas de peau ; celle qu'elle avait lors de sa naissance se durcit à l'époque de sa métamorphose en nymphe; et
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constitue une enveloppe cornée plus ou moins solide, de laquelle sort l’Insecte parfait, qui, au moyen de sa tête, détache l’extrémité antérieure de la coque. Le plus grand nombre d’Alhéricêres ne sont pas carnassiers à l’état parfait; on les rencontre sur les feuilles, les Heurs, quelquefois sur les excréments d'Animaux ; à l’état de larve, au contraire, ils vivent dans les substances animales privées de vie ; quelques-uns sont parasites; on en rencontre dans l'abdomen de plusieurs Insectes.
Les G. compris dans cette famille sont très nombreux, et peuvent être classés dans deux sections : la première se compose de ceux dont la trompe est saillante, en forme de siphon écailleux, soit cylindrique, soit conique, ou même en forme de filet, et le suçoir formé de deux pièces. Ils ont été nommés Conops, Zodion, Stomoxe. Myope et Bucenle. La deuxième comprend les G. dont la trompe est membraneuse, entièrement retirée dans la cavité orale. lors de sa contraction, et terminée par deux grandes lèvres, susceptibles de gonflement, et renfermant un suçoir de deux à quatre pièces. On les désigne sous les noms de Rhingie, Cérie, Volucelle, Éristale. Élophile, Syrphe, Milésie. Achias. Cutérèbre, Céphénémyie, flfidémagène, Hypoderme, Céphalémvie, (Estre, Échinomyie, Ocyptère, Mouche. Lipsc, Phasie, Métanophore, Orhthère, Scénopine, Piponcule, Phore. Sépédon, I,oxocère, Lauxanie. Tétanocère, Colobate, Téphrlle, Oscine, Scatophage, Thyréophore, Diopsis.
Plusieurs de ces G. ont été partagés en un grand nombre d'autres ; nous indiquerons A chacun des articles respectifs les divisions secondaires qu’on a cru devoir établir.
ATHÉRINE. Atherina. rois. G. de l’ordre des Acan- Ihoptérygiens, fam.des Percoïdes. qui faisait partiedes Abdominaux de Linné, voisin des Sphyrènes et dont les caractères consistent en un rorp* oblong; les inlermaxilaires, extensibles comme dans les Picarels, sont garnis de très-petites dents; la mâchoire inférieure et la langue lisse» ; six rayons aux ouïes (cinq selon Cuvier) ; la joue et l’opercule écailleux ; point de dentelures ni d’épines; deux petiles dorsales bien séparées; l'estomac ample, et se continuant avec un intestin sans cæcum. LesAthérines sont de forts petits Poissons, décorés d'une bande argentée longitudinale sur chaque côté, et dont la forme générale rappelle celle de» Harengs; leur corps est comprimé et couvert d’écaillos transparentes; deux sillons et une sorte de crête se voient entre les deux yeux, en avant desquels se trouvent deux pores. On trouve encore deux pores pareils sur la nuque qui est aplatie; huit nageoires constituent l’appareil natatoire. Ces Poissons habitent les mers; ils fournissent partout un bon aliment.
De cinq esp. mentionnées dansGmelin, deux, les A . japonicae t Hroirnii, n’ayant qu’une dorsale, ne peuvent demeurer dans un G., duquel deux nageoires au dos forment l’un des caractères; il en est de même de VA. nu xt i ali s de While. qui doit être mieux observée qu’on ne l’a fait, pour qu'on puisse fixer définitivement la place qu’occupe ce Poisson. Risso ayant fait connaître trois Athérines nouvelles qui habitent les mers de Nice, ce G. se compose de six espèces, qui sont :
A. Joèl. a. Hepsetus, L. ; Encyc. Pois. pl.73,f. 508; j
vulg. Haspet ou Hespet, Prêstra et Prêtre t Roseré et Gras-il’Eau, sur les côtes de la Manche; Sauclet et Melet , sur celles de la Méditerranée. Long de trois à quatre pouces, avec la ligne latérale double; tort transparent, surtout dans sa partie postérieure, d. 6, 8. — 12. p. 12, 13. v. 1/0. a. 10, 10. c. 17,20.
A. Mrxidie- Menidia, L. C’est le Poisson d’argent de l’Encyclopédie, p. 179; mais c’est mal â propos qu’on y a figuré comme tel, pl. 73, flg. 303, d'après Brown, un Poisson qui est VA. Rrownii de Gmelin, et qui, n'ayant qu’une nageoire dorsale, ne saurait demeurer dans le genre dont il est ici question. Il n’existe donc réellemcnl point de figure delà Ménidie qui, d’ailleurs, diffère très-peu de l’etp. précédente, et se trouve dans les eaux douces de la Caroline, d. 5. — 10. p. 13. v. 8. a. 1/24. c. 22.
A. S î h \xf., A. Sihaina, L., qui atteint jusqu’à sept pouces de long, est entièrement transparent, à l’exception de la bande blanche longitudinale; il se pèche dam la Mer-Rouge.
A. Naine, A. mina , Risso. qui est le plus petit des Poissons connus, et que caractérise l’exiguïté de sa taille qui n’excède pas trois ou quatre centimètres.
Les Athérines rayée et marbrée sont les autres esp. que Risso a fait connaître.
ATHF.RIX. Atherix. ins. G. des Diptères de la grande famille des Tanystomes. établi par Meigen et adopté par Latreille. Ses caractère* sont d'avoir des antennes moniliformes, courtes, de trois articles : le dernier ovoïde, muni d’une soie latérale; les palpes extérieures relevées. — Les Athérix se distinguent des Lepti» par l'insertion de la soie du dernier article qui, dans ceux-ci, est terminale; ils ressemblent aussi, sous plusieurs rapports, auxRhagions, mais en diffèrent par la direction de leurs palpes. — Meigen décrit douze esp. appartenant à ce genre. L’une d'elles, très-remarquable, est l’A. Ibis, ou ; VA. maculatus de Latreille; Fib. a regardé chaque sexe comme une esp. distincte, appartenant à un G. différent; il nomme le mâle Rhagio Ibis, et la femelle Anthrax Titanus. Cette esp. a été figurée parSchæffer ( Icônes . tab. 107. fig. 5 et 6),
Nous citerons encore VA. marginata, ou le Bibio tuarginata , Fab., qui est le même que Rhagio nebulosus; VA. immaculata, Fab.; enfin VA. clacicornis de Latreille, représenté par Panzer,/’» mm. Ins. Germ. Fasc. cv, 10.
ATUÉROPOGON. bot. Mublenberg a donné ce nom à un G. de PI., adopté par Willdenow dans la fam. des Graminées. Il rentre dans le G. Dimvba.
ATHÉROSPERME. Atherosperma. bot. G. établi par Labillardière. d’après un Arbre de la terre de Diémen, qu’il flg. planche 224 de ses Plantes de la N>^-HoIlande. Il s’élève à plus de vingt-quatre pieds, et exhale de presque toutes ses parties une odeur de muscade. 8e* feuille* sont opposées, simples, ovales-oblougue*, entières ou légèrement dentées; courtement pétiolées et sans stipules; de leurs aisselles naissent des pédoncules solitaires et unifiores. Le même pied porte des Heurs mâles et des fleurs femelles ; les unes et les autres ont un calice monosépale, accompagné de deux bractées qui l’enveloppent avant la fleuraison, divisé en huit parties, dont
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quake plu* extérieures et plus grandes ; il n'y a pas de corolle. Dans les mâles, on trouve de dix à vingt étamines ou plus; celles qui sont fertiles présentent des anthères allongées, appliquées contre les filets, plus courts que le calice et partant de son centre; quelques autres avortent et prennent la forme d'écailles. Dans les femelles, le calice est garni intérieurement et A son sommet d'un grand nombre de folioles imbriquées ; il renferme de quarante à cinquante ovaires, munis chacun d'un style et d’un stigmate; ces ovaires deviennent autant de capsules coriaces et monospermes, velues et conservant leur style long et plumeux, entourées par le calice qui se renfle en capsule et reste couronné à son limhe par les folioles dont nous avons parlé, réfléchies alors et rayonnantes. Enfin. Labillardière ajoute que la graine consiste en un périsperme charnu, logeant à sa l>ase un petit embryon à lobes courts et à radicule inférieure. Il pensait qu’on devait rapporter ce G. aux Renonculacées ; et Poirel, adoptant cette opinion, le classait prés de la Clématite, peut-être à cause de son style plumeux. De Jussieu ne l'a pas partagée, et en établissant la fam.dcs Moniiniées (Annales du Muséum, t. xiv, I». 116), il y a placé l'Albérosperme à côté du Paronia ou Laurelia, avec lequel Labillardière avait lui-méme indiqué son analogie. Mais, dit-il, « dans la supposition •< d'une affinité complète, il faudrait, d'une part, sup- • poser dans les anthères la même manière de s'ouvrir, » qui établirait un rapport entre Y Alherosperma et les » Laurinées ; d'autre part, ce rapport serait détruit par » la présence d'un périsperme refusé aux Laurinées, et » par la direction opposée de la radicule de l'embryon, x qui est toujours supérieure dans ces derniers. ® Ces considérations, celles de l'insertion des graines et de la texture du périsperme, ont engagé Robert Brown (dans ses general Bemarkt) à porter ces deux G. dans une fam. nouvelle, établie par lui sous le nom d'Athérospermécs.
ATHÉROSPERMÉES. bot. C’est Robert Brown qui a établi cette fam., et il la distingue par les caractères suivants : fleurs diclinesou hermaphrodites; calice monosépale, présentant des divisions disposées souvent sur un double rang, les intérieures seulement, ou toutes, à demi pétaloïdes; il est muni A sa gorge, dans les fleurs mâles et hermaphrodites, de petites écailles; pas de corolle; des étamines nombreuses dans les mâles, et insérées au fond du calice, entremêlées de squamumles : dans les hermaphrodites, elles sont en moindre nombre, insérées à la gorge; anthères adnées aux filets, A deux loges, s’ouvrant par une valvule longitudinale de la base au sommet. Ovaires en nombre surpassant toujours un : il est le plus souvent indéfini; un seul ovule dressé; styles simples, latéraux ou basilaires; stigmates indivis. Les fruits, qui simulent des graines, accompagnés par les styles persistants et plumeux, sont renfermés dans le tube du calice dont les dimensions s'augmentent. L'embryon est court et droit, logé A la base d’un périsperme mou et charnu. Cette fam. comprend des Arbres A feuilles opposées, simples et sans stipules, à pédoncules axillaires et uniflores. Elle se compose des G. Laurelia , Juss., ou Patonia, Ruiz et Pav., Atherosperma, Lahill., et de deux autres A fleurs herina-
1 DICT. BBS srincBS r\t.
phrodites, recueillies dans la Noiivclle-llollandc, et que Brown annonce devoir y être rapportées avec certitude.
ATHÊRURES. ma*. Sous ce nom, Cuvier a distingué des Porcs épies proprement dits, les espèces dont la tête ni le museau ne sont renflés, avec la queue longue et non prenante. Quant au reste, les A thé rares, comme les Porcs-épics, ont quatre doigts aux pieds de devant et cinq à ceux de derrière, armés de gros ongles. VA. à queue en pinceau (hystrix [asciculata, L.), est le type de ce sous-genre ; il a les épines du corps creusées d'un sillon en avant et la queue terminée par un faisceau de lanières cornées, aplaties et étranglées d'espace en espace; le ventre couvert de soies blanchâtres et les jambes de poils d’un brun noir. 11 habile Malacca et les Iles de la Sonde. 11 se nourrit de petites proies, surtout de jeunes lapins.
ATIION. pois. S. vulg. de Scomhre Tbon.
ATHOl'S. A thons, ms. G. de Coléoptères pentamères, établi par Escbsebollz, daus la fam. des Serricornes, avec les caractères suivants . antennes grêles, à articles simples ou légèrement en scie; front terminé antérieurement par un chaperon arrondi, plus élevé que le labre ; corselet allongé, faiblement dilaté latéralement; corps en forme de parallélipipède, étroit et allongé; troisième article des tarses dilaté triangulairement, recevant presque en entier le suivant dans un sillon supérieur : celui-ci très-petit; tarses ne paraissant alors n'avoir que quatre articles. Ce G., formé aux dépens des K latente Fabricius, comprend ses Lonyicollis, hœmorrhoidaliêy v it talus, etc.; tous sont d'Europe.
AT1IR AX1E. Athraxia. bot. G. de la fam. des Corymbifèt es, Syngénésic Polygamie superflue, L. Caractères : calice oblong, polyphylle, dont les écailles se terminent par une soie recourbée; rayons nombreux; fleurons bilahiés; lèvre inférieure très-petite, entière; aigrette plumeuse; réceptacle alvéolé. On n'en connaît encore qu'une seule esp., VA. capensis, qui est un petit Arbrisseau très - grêle, A feuilles très - étroites, dont les tiges se terminent par une fleur unique, d'un pourpre violet.
ATURIX1E. Athrixia. bot. G. de la fam. des Synantbérées, Syngénésie de Lin., établi par Ker pour une pl. du Cap encore très-peu connue. Les caractères du G. sont : un involucre imbriqué , à écailles sétacées et recourbées; rayons subbilabiés, femelles et fertiles; aigrette plumeuse; réceptacle alvéolé. VA. capeneis est une pl. frutescente, rameuse, â feuilles linéaires, éparses, aiguès, cotonneuses eu dessous; les pédoncules sont un peu plus épais au sommet, uniflores; les rayons sont pourprés.
ATIIRODACTYLE. bot. S. de Pandanus odoratissimhs. V. Vaqcoi.
ATHKOTÜME. Attirotomus. ira. G. de Coléoptères létramères, de la fam. des Rhinchopbores, institué par klug qui lui reconnaît pour caractères : antennes de moyenne longueur, composées de dix articles, dont les trois derniers forment massue; tête avancée; corselet aplati, assez large; écusson grand et rond; corps aplati; cuisses antérieures renflées, armées, au bord inférieur et A peu près vers le milieu, d’une forte épine; tarses aplatis; pénultième article bilobé, recouvert en dessous
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il'iin épais duvet. Le G. Athrolome sc place naturellement entre les G. Calandre et Cosson; Klug n'a décrit tpi'une esp., A. depressus; elle est de Madagascar.
ATHRl IMIYLLE. bot. Esp. du G. Ardisie, dont Loureiro fait un G. particulier. C’est un grand Arbre, qui croit dans la Cochincliinc, et dont on emploie le bois dans les constructions.
ATIIHYCIE. Athrycia. ns. G. de Diptères de la fain. des Muscides, auquel Robineau a reconnu pour caractères : corps étroit; face oblique, nue; épistoine non saillant; front avancé; antennes descendant souvent jusqu'à l’épistomc; deuxième article ordinairement gla bre; troisième beaucoup plus long que le deuxième; yeux arrondis et nus; abdomen cylindrico - conique; deux soies au bord antérieur et au milieu des segments; première cellule postérieure des ailes ordinairement entrouverte avant l’extrémité, à nervure exlerno-médiaire, arquée après le coude. Ce G. compte cinq ou six esp. toutes du nord de la France.
ATHR01SME. Athroisma. bot. G. de la fam. des Synantbérées, fondé par DeCandollepour une pl.de l'Inde découverte par Wallich, et que ce savant botaniste désignait, dans ses collections, sous le nom de Sphœranthus lacinialus; mais celte pl. diffère des Sphæranlhes par lesTaraclères suivants : calalhidcs réunies en tète globuleuse ou ovale, par un axe cylindrique; bractées des ealathides ovales, aigues et concaves; fleurs nombreuses et hétérogames; réceptacle de la calalhide portant plusieurs bractées membraneuses et concaves; involucre oligophvlle, à peine distinct des paillettes du réceptacle; fleurs extérieures au nombre de quatre ou cinq, femelles, tubuleuses, à trois ou cinq dents ; les intérieures en plus petit nombre, mâles, tubuleuses également, mais avec la gorge dilatée et garnie de cinq dents; style glabriuscule, bifide au sommet; akènes comprimés, ovales, plans d'un côté, convexes de l’autre, anguleux sur les l>ords et ciliés au sommet; l’aigrette est médiocrement velue.
ATUYRÉE. Athyreus. ixs. Coléoptères. Fam. des Lamellicornes. Ce G., établi par Mac - Leay, se rapproche des Coprophages par ses pattes intermédiaires, plus écartées à leur origine que les autres. La massue des antennes est grande, orbiculaire ou presque globuleuse : le premier et le dernier feuillet enveloppent entièrement dans la contraction, l’intermédiaire ou le dixième en lui formant une sorte de boite.
ATHYRION. Athyrium. bot. Ce G. appartient à la tribu des Polypodiacèes ; il a été établi par Roth et adopté par De Candolle. La forme du tégument qui recouvre ses capsules, le distingue parfaitement du G. Aspidium , avec lequel Swartz l'avait confondu. On peut le caractériser ainsi : capsules réunies en groupes arrondis ou ovales, recouvertes par un tégument presque quadrilatère ou demi-circulaire, qui naît latéralement d'une nervure secondaire et s'ouvre en dedans. Ce caractère rapproche davantage ce G. de V Asplénium que de Y Aspidium ; il ne diffère en effet du premier que par scs groupes de capsules arrondies et non pas linéaires; mais la structure du tégument est absolument la même. Le type est ia Fougère femelle, A. Filix fœmina de Roth, ou Aspidium Filix fœmina de Will-
denow, qui est commune dans toutes les forêts de l'Europe. On doit aussi y rapporter Y Asplénium Halle ri de De Candolle, Aspidium fJalleri de Willdenow, que De Candolle avait d’abord rapporté à ce G. sous le rfoni A' Athyrium [onlanum , et qui nous parait en présenter tous les caractères. Il est abondant dans les montagnes calcaires, telles que le Jura. Quelques esp. exotique.** paraissent aussi devoir se rapporter à ce G.; mais elles sont peu nombreuses.
A UK or ATICK. 019. Esp. du G. Gros-Bec.
ATIMOUTA. bot. F. Aol’Timouta.
ATINGAoi ATINGUE. pois. Esp. du G. Diodon.
AT1NGACI'. ois. S. de Coua cornu.
ATIPOl.O. bot. Grand Arbre laiteux, des Philippines, qui atteint jusqu'à quinze pieds de diamètre, qui a ses feuilles sinueuses, et ses fruits rougeâtres, assez petits. Ce doit être un Artocarpe.
ATITARA. bot. Arbrisseau du Brésil, couvert d’aspérités ou de petites épines, qui pourrait bien être le Fagant hcterophylla. F. Facarier. Adanson croit que c'est le Rotang.
ATLANTE. Atlanta, xoll. G. fort curieux, de la ) classe des Ptéropodes et de la fam. des Litmicines , dont on doit la découverte à Lesueur qui en établit ainsi les caractères : corps renfermé dans une coquille diaphane, en spirale et carénée; yeux grands, $up|»ortés chacun par un tentacule en forme de cuiller; une trompe; deux nageoires en forme d'ailes. Les deux esp. connues sont :
A. de Pébos. A. Peronii. Spire séparée par la carène jusqu'au centre; ouverture échancrée en avant; nageoire gauche pourvue d'une petite cupule sur son bord postérieur. Corps contracté, rentrant entièrement dans la coquille, au fond de laquelle est le foie, d'une couleur jaune foncée. On distingue les pulsatiousdu cœur; l’estomac communique avec le foie par un canal trèsapparent ; une membrane granuleuse et transparente enveloppe la cavité où flottent les intestins et l’estomac. On aperçoit un point blanc, ou ganglion nerveux, à la base de chaque pédoncule des yeux; ceux-ci sont oblongs, o\ i formes, très brillants, diaphanes, enveloppés d'une large bande noire, divisée en avant, dont il est assez difficile de deviner l'usage. Quand l’Animal est étendu, ses deux ailes uataloires développées et la trompe allongée, on aperçoit dans l’échancrure antérieure de la coquille deux organes . l’un cylindrique, étranglé à son extrémité et terminé par qne petite rosette; l’autre plus étroit, vermiforme et plus allongé. Le premier est peut être la terminaison du canal intestinal : et en effet, il semble se rattacher au canal qui, de l'extrémité de la trompe, va à l'eslomar; le second l>cul appartenir à l'appareil de la génération. La trompe, qui est placée* à la base des yeux et des nageoires, est longue, cylindrique, très- mobile; elle se développe à son extrémité, comme dans les Firoles.
A. de Keraidbex. A. Kcraudrenii , Lesueur. Dans celle esp. la spire est roulée sur elle-même, et non séparée par la carène; il n’y a pas de cupule à la nageoire gauche; du reste l'Animal est le même ù quelques légères différences près; le foie, par exemple, est d'une couleur plus foncée; il est en outre plus
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couil ou moins étendu dans le dernier tour de spire.
Ces Mollusques sont Fort petits, puisque leur plus grand diamètre n’excède pas une ligne et demie, presque entièrement diaphanes, si ce n'est le foie et In membrane des yeux, qui sont très-noirs, à peu près comme dans les Firoles. Ils sont d’une grande activité, et nagent la coquille en dessus. La longueur de leur Itornpe leur permet de la porter sur tous les points de leur enveloppe, et il est curieux de voir avec quelle adresse ils s'en servent pour se débarrasser des corps étrangers qui les gênent, et les mouvements d'impatience que la résistance semble leur faire éprouver.
line es|»èce plus petite encore, presque microscopique, ou peut-être un jeune individu de l’une de celles décrites par Lesueur, a été observée par les naturalistes de l'expédition de Freycinet. Elle ressemble, en général, à la figure de Lesueur; mais l’extrémité de l'un des appendices des ailes était rose; c’est peut-être une troisième esp. Ces Mollusques habitent la pleine mer.
ATLAS, looi.. Nom de la première vertèbre du cou, parce qu’elle supporte la tête, comme les poètes disent qtf Allas supporte la sphère céleste. C'est un arc osseux, presque immobile sur la tète, très-mobile au contraire sur la deuxième vertèbre cervicale, et d'où dépendent presque en entier les mouvements de rotation de la tête. L’Atlas du Crocodile conserve jusqu'à la mort la séparation et la mobilité des quatre pièces osseuses qui forment le trou de la vertèbre dans le jeune Age, ce qui semble dû au jeu continuel de ces pièces, que l’extrême voracité de l’Animal met sans cesse en mouvement.
ATLAS. .4 lias. MOLL., ou Porle-Globe. C’est à Lesueur que l’on doit la découverte de ce singulier Mollusque. Il l'a décrit et figuré avec le G. Atlante (Journ. de l’Iiys. nov. 1817, p. 391. pl. 11, f. 1,2, 3), et voici les caractères génériques qu’il lui assigne : » Corps glo- » bilieux, formé de deux parties séparées par un étran- » glemenl : l'antérieure déprimée , circulaire, pourvue » antérieurement d'un pied ou disque pour ramper, et » bordée par des cils branebiféres ; l’autre ovalaire, » sacciforme, postérieure, contenant les viscères. » Le corps de cet Animal singulier est. comme l'indiquent les caractères génériques, composé de deux parties; l'antérieure, qui comprend la télé, le pied, le manteau et les branchies; et la postérieure, formée de tous les viscères de la digestion et de la génération. La tête, qui parait peu distincte et obtuse, est pourvue, en dessus, de deux tentacules fort courts, ou mieux, de deux tubercules seulement ; les yeux ne sont pas apparents ; audessous de cette télé de la portion antérieure du corps est une petite langue musculaire, assez étroite, terminée en pointe libre en arrière, un peu bilobée en avant, et qui est tout à fait analogue à ce qu'on nomme pied dans les Mollusques gastéropodes; enfin, au dessus se trouve uue large expansion discoïde, ou un véritable manteau circulaire, dont toute la circonférence est garnie de cils qui. très-probablement, ne sont autre chose que les branchies. Vient ensuite un étranglement très-marqué, que suit immédiatement la masse viscérale qui est ordinairement ovalaire, garnie de fibres musculaires longitudinales, entièrement nue, et au côté droit de
laquelle se voit un orifice qui est la terminaison du ! canal intestinal. Celui-ci commence, comme on le pense ! bien, tout à Fait antérieurement par un petit tube filiforme qui se renfle bientôt en un estomac ovalaire, situé dans l’expansion discoïde. et qui, après s’élre de nouveau considérablement aminci, fait deux ou trois circonvolutions entourées du foie, dans la poche abdominale. et se termine comme il vient d'étre dit.
Cet Animal, qui a au plus une demi-ligne de diamètre, est presque entièrement diaphane, de couleur irisée sur les cils branchiaux, et sur les faisceaux musctiiai- , res de l'enveloppe abdominale. Il a la facilité de changer considérablement de forme, et de rentrer successivement sa tète et son pied dans l'expansion discoïde; et enfin le tout dans le sac abdominal qui semble lui servir de corps protecteur ou de Coquille.
ATLAS, txs. Esp. du G. Romhix.
ATMOSPHÈRE. F.n général, on donne ce nom aux masses de fluides élastiques, que l’on spécifie suivant leur nature intime et d'après l'influence qu'elles exercent sur les corps qu'elles touchent. En physique, ce mol s'applique plus particulièrement à l’énorme couche d’air qui enveloppe notre planète et la presse sur tous ses points; dans cette dernière acceptiou et suivant l’opinion de la plupart des physiciens, chacun des corps planétaires serait enveloppé d’une Atmosphère qui lui serait propre. En traitant particulièrement de l'air, nous avons donné la composition du fluide qui euloure le globe terrestre ; ce fluide, qui occupe un espace très-étendu, diminue de densité à mesure qu’il s’éloigne davantage de la surface du globe, et à l'aide du baromètre, instrument dont la découverte date à peine de deux siècles, on a pu mesurer d’une manière passablement exacte cette dégradation à toutes les hauteurs où l'bomine a pu parvenir, soit en gravissant les pics, soit en se traçant un sillon, dans l'Atmosphère même, au moyen d'un fluide plus léger, ingénieusement renfermé dans un aérostat. L’on s’est assuré que, à quelques modifications près, dont il était d’ailleurs facile de tenir compte, la dégradation du poids de l’Atmosphère est constante à toutes les hauteurs et sous • tous les climats. D'après cela, il a été permis de penser que la densité plus grande du fluide atmosphérique , dans ses couches inférieures, est le résultat d’une compression. d’un rapprochement de molécules, déterminé par la pesanteur progressive qu’exercent les unes sur les autres les couches accumulées, qui constituent l'Atmosphère.
L’instrument qui sert à mesurer la pesanteur de l’Atmosphère, a été très expressivement nommé baromètre. Avant l’époque où il fut inventé par Toricelli, qui hérita des connaissances profondes de Galilée son maître, on éludait par des mots vagues ou absurdes les explications qui eussent provoqué le développement des facultés humaines, ce qui n'entrait pas dans les vues de la politique ombrageuse de ces temps d’intolérance : on attribuait à une horreur que la nature avait pour le vide, l’ascension de l’eau dans les corps de pompe au moyen du piston; mais cette horreur du vide devait trouver un ternie chaque fois que le cylindre ou le corps de pompe dans lequel l'eau devait s'élever, avait une
liant en r qui surpassait trente-deux pied» (dit mètre» quatre centimètres). Ce système de l'horreur du vide, comme plus lard ceux du phlogisliquc, des quatre éléments, etc., devait disparaître à mesure que la science des faits remplacerait celle des mots; Toricelli. par une expérience aussi simple qu'ingénieuse, prouva que cette prétendue horreur du vide n'est qu'une suite nécessaire du mécanisme admirable qui maintient tous les corps de la nature dans un équilibre parfait; il développa sa belle théorie de la pesanteur des Huides que l’on s’efforçait à regarder comme affranchis des lois de la gravité, et déclara que si l'on ne peut, dans les cylindres de pompe, élever l'eau au-dessus de trentedeux pieds, c’est qu’à cette hauteur le poids de la colonne d'eau fait équilibre avec l'Atmosphère, et que l’on ne peut rompre cet équilibre qu’avec des moyens surnaturels. Il appuya sa théorie d'expériences les plus convaincantes, au nombre desquelles se trouva celle qui détermina d'abord l'invention du baromètre, puis son application à la mesure des hauteurs, ce qui a rendu ce mode d’opérations beaucoup plus expéditif et plus facile. Il prit pour cette expérience un tube de verre de trois pieds (un mètre environ) de longueur, il eu scella une des extrémités, puis le remplit de Mer cure ; il boucha l'autre extrémité avec le doigt, cl dans cet état il éleva perpendiculairement sou appareil sur une cuvette pleine de Mercure, en ayant soin de tenir plongée dans le Mercure l'ouverture que bouchait son doigt. Dès qu'il eut retiré le doigt, le Mercure contenu dans le tube descendit jusqu'à la hauteur de vingt-huit pouces (soixante-seize cent.), où il établit fixement son niveau, en laissant vide le reste de la hauteur du tube, ou plutôt en n’y laissant que quelques molécules d’air atmosphérique, dans leur plus grand degré d’écarteinenl. Celle expérience est absolument la même que celle du corps depoinpcoù l'on ne peut élever l'eau à plus de trente-deux pieds; car si l'on établit la différence de pesanteur spécifique entre l'eau et le Mercure, on trouvera que dans le premier de ces liquides elle est au second : : 1 : 13,0 environ : conséquemment la colonne d'eau de trente-deux pieds fait équilibre à une colonne de Mercure de vingt-huit pouces.
Ce fut Pascal qui, bientôt après, réfléchissant à la pression graduée des couches atmosphériques, cnit pouvoir faire l'application de l'instrument de Toricelli à l'estimation des hauteurs, d’après les degrés de celte pression ; aidé d'un autre physicien, et munis tous deux de baromètres semblables, ils firent des observations comparât i ve* du niveau du Mercure dans le tube, à des points connus de la surface ou du sol ou de la mer, en même temps qu'au sommet de diverses montagnes dont l’élévation était géométriquement déterminée; ils reconnurent que dans des circonstances semblables, le Mercure prend constamment le même niveau à des bailleurs égales, et que lorsqu'il éprouve des variations, elles se trouvent parfaitement en rapport avec les différences d'élévation. Depuis cette brillante découverte, le baromètre est l'instrument que l’on préfère pour mesurer les hauteurs auxquelles l’on peut atteindre.
En disant que les indications barométriques sont con-
stamment les mêmes à des hauteurs égales, il est Inutile de remarquer que c’est déduction faite des variations accidentelles auxquelles le baromètre est irrégulièrement assujetti et dont on n’a pu encore assigner les véritables causes. Ces variations parcourent dan» nos climats environ huit centièmes de la colonne barométrique, c'est-à-dire que le niveau du Mercure dont on a établi le terme moyen à soixante-seize centimètres, l>eul en un laps de temps assez court s'élever à soixantedix-huit c. et descendre jusqu’à soixante-douze c. et même au delà. Ces variations journalièresdu baromètre sont devenues, après de longues séries d'observations, des pronostics assez vrais de pluie et de beau temps. On a cru d'abord pouvoir donner l'explication de ce phénomène en disant que lorsque le temps est à la pluie, l'Atmosphère se chargeant de vapeurs, exerce sur le niveau du Mercure une plus grande pression, que l’effet contraire arrive lorsque l'Atmosphère, se dépouillant d'une partie de son humidité, se dispose au be,au temps; mais plus tard l'expérience a fait reconnaître que relie explication manque de justesse, elle a prouvé que l’air de l’Atmosphère ne contient jamais plus de vapeur d’eau, que lorsqu’il est le plus chaud : or, cette vapeur d’eau étant, à farce égale d'élasticité, de plus d’un tiers moins |>esante que Pair de l’Atmosphère, il en résulterait que plus le temps serait disposé à la pluie, moins la colonne atmosphérique devrait peser sur le Mercure. Il a donc fallu renoncer a une hypothèse dont les hases sont fausses ; et comme l’on n'a encore rien trouvé d’exact pour les remplacer, on est encore à rechercher les véritables causes de probabilités de beau et de mauvais temps, dans les indications barométriques.
L'élasticité des molécules atmosphériques et conséquemment leur compressibilité restreignent à des mains habiles l'usage du baromètre , pour l’estimation des hauteurs; sans ces propriétés, qui rendent Pair atmosphérique susceptible d'acquérir des gradations extrêmement variables de pesanteur sous un volume constant, l’on se fût servi du baromètre comme l’on se sert de toutes les mesures de longueur. La seule difficulté eût consisté dans l’application du rapport de pesanteur spécifique entre PAiret le Mercure; on eût, d’après cela, établi une échelle invariable sur le tube du baromètre : ainsi à la pression ordinaire de la couche dans laquelle nous vivons, qui est de soixante-treize c. et à la température d'un millimètre d'abaissement de niveau dans le tube, répondant à dix mètres cinq décimètres d’élévation dans Pair.il en est résulté que les soixante-seize c. de longueur, que présente la colonne de Mercure, eussent été réduits à trente c. environ au sommet du Mont-Blanc dont l’élévation connue est de quatre mille sept cent soixante-quinze mètres, et cependant à ce même sommet le niveau du Mercure offrit à Saussure tin abaissement moindre.
La différence de pression dans les couches atmosphériques doit nécessairement produire des variations dans la tem|>ératurc de res couches. On pourrait en trouver la raison dans l'état de compression des molécules élastiques de Pair; car l’expérience prouve que lorsque l’on rapproche fortement les molécules d’un corps, une
Gc
partie du calorique qui les tenait écartées, passe à l'étal de chaleur et dev ient sensible pour les corps organiques. Ainsi, l'on pourrait ne plus s'étonner autant que la température fût constamment au-dessous du point de congélation dans les régions supérieures de l'Atmosphère où les molécules du fluide sont toujours trèséloignées les unes des autres , alors même que des chaleurs insupportables se feraient ressentir dans les régions inférieures où ces mêmes molécules sont constamment sollicitées à se rapprocher, à se comprimer mutuellement. L’on pourrait même attribuer à cette différence de pression la présence presque exclusive de certains animaux, dans une certaine zone d'élévation : le Papillon Apollon et d'autres espèces du genre Parnassien , ne se trouvent qu'à une hauteur déterminée des Alpes et de quelques autres chaînes semblables; à cent mètres au-dessus et au-dessous, on n’en rencontre plus, quoique ces beaux Lépidoptères abondent à leur point d'habitation. Il en est de même d'un grand nombre de Plantes telles que des Gentianes, des Saxifrages, des Primevères, des Androsacées ou de certaines Mousses qui ne prospèrent que près des glaciers.
La colonue atmosphérique, qui pèse sur la surface de la terre et sur tous les êtres qui la peuplent, étant égale à la pression d'une colonne d'eau de trente-deux pieds, celte pression, qui équivaut à celle déplus de seize mille kilogrammes, serait certainement insupportable pour nous si elle ne s'exerçait que sur un seul point; mais comme son influence agit dans toutes les directions à l'intérieur comme à l’extérieur de nos organes, celle unité de pression nous fait paraître celle-ci insensible aucun de nos mouvements n'en est gêné, aucune fonction de nos organes internes n'en est contrariée. S'il était possible que cet accord de pression vint à se rompre, si tout à coup une partie de uotre corps cessait d'étre soumise à l'équilibre de pression , on verrait aussitôt celte partie paralysée, écrasée sous le poids de la colonne qui chercherait en vain la résistance qui lui aurait été enlevée. On peut produire en partie cet effet surnaturel à l'aide des instruments de physique. Par exemple, si sur le plateau d'une machine pneumatique l'on établissait une cloche ouverte dans sa partie supérieure, et si tenant fermée avec la paume de la main l'ouverture supérieure de la cloche on y supprimait intérieurement la colonne d'air, dès le premier coup de piston on sentirait l'effet de la pression atmosphérique sur le dessus de la main; et cet effet, s'il était continué, deviendrait assez violent pour écraser la main et la mettre en pièces, ainsi que cela arrive quand à la main on substitue sur l'ouverture de la cloche un diaphragme membraneux, un plan de verre, et que l'on continue à supprimer l’air contenu dans la cloche, et à laisser pour unique point d'appui à la colonne atmosphérique le faible obstacle dont on aura recouvert l’ouverture de la cloche.
Quoique le fluide atmosphérique paraisse jouir d'une transparence parfaite , tout porte à croire que cette propriété n'est qu'apparente : on la voit s'affaiblir insensiblement et se perdre tout à fait par les accumulations successives des couches de l’Atmosphère. Il parai! que ce fluide, soit par sa nature même, soit par
l’effet des molécules de vapeur, Interposées entre ses molécules propres, se trouve soumis aux mêmes lois que tous les autres corps, et que comme eux il réfléchitla lumière. Il en réfléchit surtout les rayons bleus; car tous les corps entre lequel» l’air atmosphérique s'interpose et qui viennent s'offrir au rayon visuel, prennent une teinte bleuâtre plus ou moins intense, en raison de la distance plus ou moins grande de ce corps à l'œil. Cette masse atmosphérique ressemble à un voile immense d’azur qui s’étend au-dessus de la terre et la ceint de toute part. La teinte céleste est assez souvent altérée par la présence de vapeurs très-condensécs , prêtes à se résoudre en pluie; alors elle semble, pour ainsi dire, cachée derrière un rideau d'une teinte grise plus ou moins sombre, cl celte dernière est aussi celle qu'offre constamment l’Atmosphère, dans les régions les plus élevées où, jusqu'ici, il ait été permis de l'observer. Dans ces régions, où règne éternellement un froid excessif, les vapeurs se trouvant dans un état tellement voisin de la condensation que ceux qui y pénètrent sc sentent vivement incommodés de l’humidité, il n'est pas étonnant que l’Atmosphère ne puisse pas y réfléchir cette belle couleur bleue qui est naturellement devenue l’emblème de la sérénité. On doit encore attribuer à la réflexion des rayons de lumière, par les couches atmosphériques, les changements gradués, lumineux, qui forment le passage du jour à la nuit et de la nuit au jour; s'il n’existait pas d’Atmosphère, les transitions seraient brusques, on ne pourrait distinguer d'objets que lorsque les rayons solaires pourraient arriver directement à l’œil , et par le même motif l'obscurité des nuits serait complète. Déjà même sur les hautes montagnes, où l'Atmosphère, beaucoup moins dense, réfracte moins fortement la lumière, ce phénomène commence à paraître plausible, la clarté répandue sur ces points est bien loin d'équivaloir à celle qui brille au niveau des mers ; on peut même y distinguer eu tous temps, à l'œil nu, les astres qui, dans les plaines , 11e sont visibles qu'après le coucher du soleil. Un autre motif encore tend à rendre les effets de la réfraction moins sensibles sur les points les plus élevés, c'est que là les couches atmosphériques sont moins chargées de vapeur d’eau , et l’on sait que cette vapeur réfléchit bien plus de lumière que l’air sec. Les vapeurs, dans certaines circonstances de condensation , ont une tendance plus marquée à réfléchir les rayons rouges : lorsque leurs masses sont frappées des premiers rayons du soleil, elles se colorent en rougu tendre et communiquent même cette teinte aux sommets qu’elles enveloppent; le soir, quand elles rencontrent les derniers reflets de l’astre lumineux , elles prennent un éclat quelquefois si vif que l’incarnat le plus brillant ne saurait en rendre l'effet.
Les phénomènes de Ja dessiccation des corps humides sont dus à la grande attraction que les moléculej atmosphériques exercent sur les molécules aqueuses , et à leur tendance presque continuelle à les enlever à tous les corps qui en sont pourvus : c'est une autre propriété de l'Atmosphère, susceptible d'autant de modifications que sa température et sa pression, dont elle n'est probablement que le résultat. Cette attraction est quelquefois si prompte et si considérable .
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que non ■ seulement on voit, dans certaine» saisons, la surface du sol te dessécher en très-peu de temps, mais encore le «sources les plus fécondes en apparence tarir momentanément , le niveau des fleuves baisser d'une hauteur incroyable , des lacs, des rivières, des ruisseaux disparaître complètement. L'Atmosphère en. lève ces masses prodigieuses , elle les lient suspendues jusqu'à ce qu’une cause étrangère quelconque, venant ! à comprimer les molécules propres de l'Atmosphère, ne leur permette plu» de conserver davantage , entre elles, le* torrents qui. sous forme gazeuse, ont été enlevés insensiblement à la terre; alors ces torrents sont restitués, non pas à l'état de vapeur, mais avec toutes les conditions d’une parfaite condensation, tantôt sous la forme habituelle d'eau , tantôt sous sa forme naturelle, c'est-à dire à l’état solide et constituant la grêle, la neige, etc. Dans ces moments de débâcles atmosphériques, les masses terrestres n’absorbent pas toujours l’eau avec assez de promptitude pour éviter qu'elle ne glisse à leurs surfaces; l'on serait même tenté alors de penser que les masses d’eau vomies par l’Atmosphère sont bien plus considérables que celles précédemment humées par le fluide : le niveau des fleuves s'élève d’une manière effrayante, bien des fois il dépasse les limites entre lesquelles il se maintient ordinairement; les eaux débordant de tous côtés , se rassemblent dans les plaines basses, après y avoir charrié tout ce qui, dans leur passage, ne leur avait otfert que des obstacles impuissants, et il en résulte, outre des ravages occasionnés par d’immenses inondations, de» déplacements de lits de rivières qui, avec d’autres causes encore, dépendantes des météores atmosphériques, n’oul pas peu contribué sans doute à augmenter les difficultés que l’on rencontre dans la recherche de points géographiques anciennement constatés. Dans l’étal actuel des connaissances , il ne pouvait échapper aux physiciens ( que l’explication des phénomènes de déliquescence avait déjà mis sur les voies) de s'occuper des moyens d’apprécier comparativement la quantité d'eau tenue en suspension dans l'Atmosphère; on savait depuis longtemps que si la plupart des corps cédaient plus ou moins facilement à l'air une partie de leur eau surabondante, lorsque ce fluide semblait ouvrir pour la pomper une énorme quantité de bouches, en revanche, grand nombre de ces corps mont raient une tendance naturelle à reprendre l'humidité dont ils s'étaient momentanément dessaisis, à mesure que l'Atmosphère , trop surchargée de vapeurs, montrait des dispositions à les laisser se condenser tous forme de pluie. Les petits instruments que les gens de la campagne nomment improprement Baromètres, et qu’ils construisent euxmêmes avec une barbe de graminée , ceux que l'on fabriquait autrefois avec un morceau de corde à boyau, adapté à un mécanisme qui faisait sortir de sa loge une petite figure ou qui l’y faisait rentrer, selon que ce morceau de corde, cédant ou reprenant à l’Atmosphère quelques molécules aqueuse», acquérait ou perdait successivement de sa longueur, ont fait naître l'idée d’appliquer ces cordes ou toute autre maUC‘re analogue à l’évaluation de l'humidité contenue dans l’ Atmosphère. Saussure entreprit à ces fins un grand nombre d’expé-
• rience» , et l’hygromètre qu’il inventa , est encore le meilleur instrument que l’on puisse employer dans ces I sortes d'observations. L’hygromèlre consiste dans un cheveu bien dégraissé, d’une longueur déterminée, et fixé par une de ses extrémité» à la poulie supérieure d’un petit appareil en cuivre; dans le milieu de sa longueur le cheveu s’enroule autour d'une poulie et porte à sou autre extrémité un petit poids qui dépasse la poulie, et sert à tenir le cheveu dans un état de tension convenable. A la poulie <$t adaptée une aiguille qui parcourt les divisions graduées d'une portion de cercle. Lorsque le cheveu, par l’effet de l'humidité ou des molécules aqueuses interposées entre le» siennes propres, augmente ou diminue de longueur, cet effet détermine aussitôt l’aiguille adaptée à la poulie sur laquelle est enroulé le cheveu, à un mouvement que font aussitôt apprécier les divisions du cercle.
L’extrême mobilité des molécules de l’Atmosphère, et par suite le facile déplacement des couches qui la composent, paraissent être l'origine de tous les phénomènes i météoriques. Des causes qui peuvent n'être, pour ainsi j dire, rien au point où elles naissent, produisent, parle contact de proche en proche, des effets trop souvent terribles, surtout lorsque l’électricité, ce puissant auxiliaire qui parait étendre son pouvoir magique d’un |K)int de l’Atmosphère à l’autre, s'avise de s'emparerdu rôle principal ; et si l’on prend pour exemple la simple houle de neige qui, roulant du haut de la montagne, amène à la base une avalanche épouvantable, de même dans les hautes régions de l'Atmosphère, le moindre choc entre quelques molécules peut décider les ouragans, les tempêtes qui, après avoir tout renversé, tout entraîné sur leur passage, viennent épuiser leur violence contre la masse inamovible du globe.
L’Atmosphère est encore l'immense réservoir où tous les êtres puisent la vie c'est dans son sein que se rassemblent les divers fluides qui. après avoir contribué à l’accroissement des corps organisés, sont élaborés par eux ; c'est de là que ces mêmes fluides, ayant subi de* modifications nécessaires, retournent au siège de la vie pour y exercer, par une succession admirablement ordonnée, une reproduction perpétuelle.
ATOCHADOS. bot. S. de Stœchas.
ATOK. ■**. F . Gloutox.
A TOM Al HE. Atomaria. ixs. G. de Coléoptères pentamères, institué par Kirhy, dans la fam. des Engides de Mac-Leay. Caractères : antennes à massue comprimée et composée de trois articles; le premier article de la lige épais, le deuxième grêle, le troisième allongé, les autres presque égaux ; corselet lisse sans impression de ligne élevée, mais rebordé; écusson petit; élytres convexes, entières ; corps ovalaire; tous les articles des tarses entiers. Ce G. se compose d'une vingtaine d’esp. parmi lesquelles on remarque les De miettes metomcla*> flerbst; nigripennit , Payk.; le Cryptophagus fuscipet, Gyl., etc.
ATOMAIBE. Alomaria. bot. G. proposé par Stackhouse, et formé aux dépens des Fucus de Linné. Ses caractères consistent en des frondes membraneuses, grêles et rameuses, à rameaux alternes, à découpures courtes, dentées vers leur extrémité ; ayant leur fniclifi-
ATR
cation en grappes el de forme diverse. Ce genre parait au moins douteux.
ATOME, arachn. Astorb.
ATO.MOGYME. bot. Richard remplace par ce nom celui d’Angiospcrmie employé par Linné pour l'une des divisions de sa quatorzième classe, la Didynamie.
ATOPE. a topa. ms. y. Bascilie.
ATOTO. bot. Esp. du G. Euphorbe.
ATOULLY. rois. S. vulg. de Muge Plumier.
ATOl’MA. ois. S. de Cormoran.
ATRACTK. Atmclu». i?rs. G. de la fam. des Géocorises de Lalreille, institué par Delaporte qui lui assigne pour caractères : antennes courtes, de cinq articles, insérées en avant des yeux ; le premier article épais et court, le troisième très-long, les deux derniers formant une massue; bec de longueur médiocre; tête presque carrée; yeux saillants, latéraux; corselet élargi en arrière; écusson triangulaire; hémélytres couvrant l’abdomen ; pattes moyennes recouvertes en partie par une membrane. La seule esp. connue a été trouvée dans la France centrale et a été appelée A. Cinereua; elle a le premier article de la massue des antennes noir et l'autre d’un blanc d'argent, une partie des hémélytres est hyaline, le reste de l'Insecte est brun. 11 a quatre lignes de long et une demi-ligne de large.
ATKACTILM. bot. G. fondé par Link qui l’a caractérisé ainsi : capsules fusiformes sans cloisons, translucides, réunies sur le sommet d’un support filamenteux, arrondi en tête et porté sur un cou plus étroit. Link en indique trois esp., A. alilbaater, pulrinatum et ciliatum. La dernière avait été décrite et figurée par Albertini et Schweinilzsous le nomde Tubercularia ciliata. Ce genre ne différant des Calycium que par ses capsules fusiformes, doit-on donner autant d'importance à un caractère si minutieux, el ne ferait-on pas mieux de les réunir?
ATRACTOBOLE. Atractobolua. bot. G. décrit par Tode, et qui, depuis, n'a été indiqué par aucun des auteurs modernes qui ont écrit sur les Champignons. Il parait pourtant, si la description de Tode est exacte, former un G. bien caractérisé à côté des Sphœrobolua, dans la tribu des Sclérotiées. Tode donne à ce G. les caractères suivants : Champignon en forme de cupule sessile, recouverte d'un opercule, el renfermant une vésicule fusiforme, remplie de sporules qu'il lance au dehors. Ces Champignons sont si petits, dit Tode, qu'ils paraissent à l'œil nu comme de la poussière de farine répandue sur les bois ou les pierres humides. Examiné à la loupe on aperçoit cependant de petites cupules blanches à bord évasé, recouvertes par un opercule bombé dans le milieu. Sous cet opercule, se trouve une vésicule fusiforme ou ovale, translucide, rougeâtre, remplie d'un liquide de même couleur, mêlé de sporules. Celte vésicule, en se développant, soulève l’opercule, le fait bomber dans son milieu, finit par le détacher, et la vésicule elle-même s’échappe avec force au dehors. Ces Cryptogames remarquables se développent, après les pluies d'orage, sur les pierres, les os et les morceaux de bois tombés sur la terre, el surtout dans les fentes oô l’eau de pluie a séjourné. On ne conçoit pas, après avoir vu avec quel détail Tode a décrit ce G., comment les
| auteurs plus modernes, tels que Persoon, Link, Nées, ont pu le passer sous silence, ou révoquer son existence en doute.
ATRACTOCÊRE. Atractocera. iss. V. Snm.it.
ATRACTOCÈRE. Alractocerua. iss. Coléoptères ; G . fondé par Beauvois sur une esp. originaire d'Afrique, qui parait avoir été décrite par Linné, sous le nom de A ecydalia brcricomiaf et par Fabricius sous celui de Lymcrylon abbreciatum. La treille adopte ce G. et le rapporte à la fam. des Matacodermes. Caractères : antennes simples. presque en fuseau; palpes maxillaires très grandes; élytres fort courtes. Les Atractocères avoisinent les Lymexylons, mais en diffèrent par la forme des antennes et l'état rudimentaire des élytres. Ils se distinguent aussi des Nécydales doul ils ont le faciea, par le nombre des articles des tarses, les antennes et les parties de la bouche. La forme de ces parties empêche encore de les réunir aux Stapbylins. — Il résulte de l'examen détaillé qu'a fait Beauvois de tous les organes extérieurs, 1° que la tête est ovale ; 2° que les antennes sont en fuseau, un peu arquées, insérées devant les yeux, formées de onze articles; le premier et le second perfoliés, distants, inégaux ; les autres très-serrés, rapprochés, diminuant insensiblement de volume jusqu'au dernier qui est aigu à son sommet ; 3° que la bouche se compose d'un labre très-court, à peine visible, de mandibules fieu allongées, cornées, bifides à leur sommet, un peu arquées en dedans ; de mâchoires coriaces, trèscourtes, terminées par un lobe arrondi, velu, et donnant attache aux palpes maxillaire» qui sont longues; de quatre articles inégaux, pectinés et barbus à leur côté interne; d’une lèvre entièrement découverte à laquelle s'insèrent les palpes labiales, plus courtes que les maxillaires, et formées seulement de trois articles inégaux, dont les deux premiers simples, presque d'égale longueur, et le dernier très-grand, ovale, arqué, velu à son bord interne. Le même observateur nous a appris que les yeux sont ovales et occupent presque toute la tête ; que le prothorax est oblong, un peu convexe ; que les élytres sont plus courtes que lui, échancrées à leur bord postérieur et séparées à leur hase par un écusson divisé en deux parties; que les ailes du métathorax sont déployées et pliasées en éventail comme dans les Nécy- , dales; que les tarses ont cinq articles simples, ttlifor- \ mes, sans houppes ni pelotes, avec deux petits crochet» r simples, terminant le dernier; que l'abdomen enfin est I allongé, linéaire et formé de neuf anneaux visibles.
L’esp. servant de type au G. est l’A. Nécydalolde, A. ' ISecytlaloidea ; elle est roussâtre avec une ligne enfoni cée, jaunâtre, sur le prothorax. Cet Insecte, figuré avec soin par l'auteur, a été rencontré par lui, dans le royaume d'Owarc en Afrique. Il vit dans le bois el le ronge. Dejean en mentionne une autre esp. qu'il désigne sous le nom de braailienais. Üesmarest en signale une troisième qu'il a observée dans le Succin ou Ambre jaune.
ATRACTOSO.MES. pois. C’est-à-dire ayant le corps en fuseau. Quatorzième fam. de l'ordre des ilolobranchcs. dans la méthode de Duinéril, et qui correspond aux Scombéroïdes de Cuvier; elle est formée d'un démembrement des Thoraciques de Linné, et elle com- ! prend les Poissons osseux, à branchies complètes, à
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nageoires paires dont les Inférieures sont situées sous les | thoraciques, avec de fausses nageoires entre la dernière [ dorsale, l'anale et la caudale. Tous ces Poissons ont le corps épais vers le milieu, et aminci aux deux extrémités. Les G. dont se compose la fam. des Atractosomes sont les suivants : Scombéroïde, Scoinbéromore, Trarfiinote, Scombre, Gastéroslée, Centronote, Cirai more, 1 Lépisacanlhe, Céphalacaullie, Cœsion, r.aranxoïuorc, Pomatorae, Centropode, Caranx et lsliphore.
ATRACTYLIDE. Atractytis. bot. G. de la fam. des ' Cinarocéphales. L'involucre est composé de folioles imbriquées, conniventes, entières et acuminées, entouré extérieurement par un rang de feuilles à découpuresépineuses. qui simule un second involucre. Il ne renferme que de* fleurs hermaphrodites, portées sur un réceptacle paléacé. L’Aigrette qui couronne leurs akènes est plumeuse. Les esp., qui sont au nombre de sept ou huit, présentent la plupart 1111c tige garnie de feuilles alternes; quelques-unes ont des feuilles radicales d’où part une hampe; ces feuilles sont souvent épineuses sur leur bord. Deux sont originaires du Japon; les autres du ; nord de l'Afrique cl du midi de l’Europe ; celles-ci sont , décrites dans la Flore atlantique de Desfontaines qui en a fait connaitre et figuré deux, t. 235 et 220. On en. rencontre une en France, c'est VA. cancellaia, figurée sous le uom de Cirgellium dans Gærtner, t. 163, et Lara., lllustr. I. 602. Ce G. Cirgellium renferme des esp. à fleurs radiées, et c'est là tout ce qui le distingue des Alractylig. L'esp. à laquelle Gærtner a donné ce dernier nom, et qu'il a décrite et figurée comme type sous le nom d 'A. Fucus-agrestis ( t. 161 , fig. 2), le Carthamug lanatug, présente conséquemment des caractères différents du G. Atraclylide de ce dictionnaire, et ne doit pas être confondue avec lui.
ATRAGÈ.\E. Atragene. bot. Linné a nommé ainsi un groupe de PI. du G. Clématite, qu'il a érigé en G. distinct . Il y a réuni toutes les esp. dont les étamines extérieures avortent et se changent en filaments plans et stériles, qu'il considérait comme les éléments d'une corolle polypétalc. Les esp. rapportées à ce G. ont été de nouveau réunies aux Clématites par quelques auteurs modernes, et en particulier par De Candolle qui en a formé une simple section de son G. Clématite.
ATHAPHACK. Atraphaxig. bot. G. de la fam. des Polygonées. Le calice est composé de quatre folioles, dont deux extérieures petites, deux intérieures (que plusieurs auteurs ont nommées pétales) plus grandes, croissant et cachant le fruit à sa maturité. 11 y a six étamines, et un ovaire libre, surmonté de deux stigmates sessiles et globuleux. Cet ovaire simule plus tard une graine nue. On en décrit deux esp. : ce sont des Arbrisseaux à Meurs axillaires ou terminales, l'un originaire du Cap, inerine et à feuilles ondulées, c'est VA. untlulalti ; l'autre, qui croit dans le nord de l'Asie, et dont les rameaux se terminent en épine, c'est VA. gpinoxay Lara., lllustr. t. 205. Adanson fait un G. de la première esp. sous le nom de Tephit , et un autre G. de la seconde sous celui de Fetlalium. Il attribue à ce dernier trois stigmates, huit étamines et un calice à huit divisions; on trouve en effet ce nombre dans quelques Heurs.
ATREMA.bot.G. de la f. des Araliacées, institué par De Candolle pour une pi. annuelle de l'Amérique sept., et qui offre pour caractères : cinq petites dents aigués et persistantes au calice; pétales presque ovales, écha itérés, égaux, découpés au sommet , avec la découpure infléchie; fruit presque didyinc; méricarpes ventrus, presque globuleux, inarqués de cinq petites côtes élevées; commissure très-étroite, peu visible; semence involutée du sommet à la base. La lige est sillonnée; garnie de fouilles mullifides, à segments linéaires. Les ombelles et les ombellulcs ont de cinq à huit rayons et un involucre polyphylle.
ATRICH1UM. bot. Beauvois a donné ce nom au G. déjà créé, sous le nom de Caiharinea.
ATRICHON. bot. Palisol-Beauvois, dans sa Muséologie, a érigé en genre distinct, sous ce nom, le Polylridtum umlulalum de Uedwicb. Ce genre n’a point été généralement adopté.
ATRIPLETTE oü ATK1PLOTK. ois. S. vulg. de Sylvie petite Fauvette rousse.
ATRIPLF.X. bot. y. Arrocbi.
ATHIPLICÉKS. bot. y. CbKxopouébs.
ATRI VOLO. bot. S. de Tribulus lerregtrig. F. Herse.
ATKOISME. Alroisma. bot. G. de la fam. desSynanl Itérées, établi par De Candolle qui lui assigne pour caractères : plusieurs capitule^ réunis en un glomérulc ovalaire, dont l'axe est ovale; des bractées ovales, aigues et concaves, placées sous les capitules dont les fleurs sont bétérogames; réceptacle portant aussi plusieurs bractées concaves, et membraneuses ; involucre oligophylle, à peine distinct des paillettes du réceptacle. Fleurs extérieures au nombre de quatre ou cinq, femelles, tubuleuses et dentées; les intérieures en moindre nombre, mâles, tubuleuses, avec la gorge dilatée et garnie de cinq dents; style glabriuscute et bifide; akène comprimé, ovalaire. Ce G. est fondé sur une plante de l'Inde, découverte par Wallicb, que ce botaniste avait rapportée d'abord au G. Sphoranihug . sous la dénomination spécifique de Laciniatus , mais il en diffère assez clairement, pour ne point exiger une plus longue comparaison.
ATKODACTYLE. Atrodactyla. irs. G. de Coléoptères héléromères, institué par Klug dans sa fam. des Mélaso mes. Il est voisin du G. Calcar de Dejean, mais il en diffère surtout par les articles des tarses, qui sont trèscourts, larges et aplatis, profondément incisés, serrés les uns contre les autres , se couvrant presque l’un l'autre, et garnis en dessous d'uu épais duvet. Corps allongé, presque filiforme et aplati; tète rétrécie postérieurement, visiblement distincte du corselet ; chaperon distinctement échancré; lèvre librement proéminente. presque carrée, ayant le bord antérieur droit ; articles des antennes égaux entre eux en longueur, arrondis, cylindriques cl un peu resserrés à la base : les deux premiers plus courts que les autres , les quatre derniers un peu plus larges et plus longs, ternes, ponctués et pubesceuls, le dernier se lenuiuaiil en pointe. Les A. elonyaia et atlcnuata, sont les seules espèces connues; elles ont été rapportées de Madagascar par Goudol.
ATKOPA. y. Belladuxe, Mendrsgore cl ISicasdre.
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A TROPE, Atropua. pois. G. formé porCuvler, dans la fam. dus Scombéroldes. Caractères : corps comprimé; museau très-court, dépassé par la mâchoire inférieure; une seule dorsale ù trois épines, dont une partie des rayons mous sont prolongés en fils ; la ligue latérale crénelée vers l'extrémité, et deux épines libres avant la dorsale, comme dans les Caranx. Le Brama Atropua de Schneider (p. 03, pl. 33), seule esp. de ce G., est un Poisson long de neuf à dix pouces, large de quatre, aplati, argenté, ayant les pectorales en forme de faux; on le pèche à Tranquebar.
ATROPINE. Substance alcolde, découverte par le Dr Brandes, dans YAtropa belladona. Elle est blanche, brillante, cristallisable en longues aiguilles, insipide, insoluble dans Peau, peu soluble dans l'alcool froid, très-soluble dans l'alcool bouillant, susceptible de s'unir aux acides eide produire des sels dont les propriétés n'ont pas été encore suffisamment constatées, non plus que celles de l’alcoïde.
ATItOPOS. a*rT. Esp. du G. Vipère, dont Wagler a fait un sous-genre dans la fam. des Serpents aquatiques.
ATROPOS. iris. Esp. du G. Sphinx, vulg. nommée Tête-ile-mort, parce qu'elle porte sur le corselet l’empreinte assez ressemblante de la face d'un squelette humain. „
ATT. ham. y. Asp.
ATTAGAS oo ATTAGEN. ois. V . Tétras Lagopède.
ATTAGÉNE. Atiagenua. ms. Coléoptères; fam. dès Clavicornes. G. établi par Latreille aux dépens du G. Dermeste des auteurs, et s'en distinguant, selon lui, par les caractères suivants : antennes en massue allongée, avec le dernier article fort long daus les mâles; palpes maxillaires grêles et allongées; point de dent cornée au côté interne des mâchoires. Les Dermesles décrits par Fabricius sous les noms de viginti-punctutus, um/afus, pellio, trifasciatua , macellariua, appartiennent à ce nouveau G.; l’Attagène ondé, A. uni talus , peut en être considéré comme le type; il a été ; figuré par Olivier, n® 11, t. 1, fig. 2. Ou le trouve j communément sur les arbres, aux environsde Paris.
ATTAG1S. ois. Isid. Geoffroy S(-llilaire et Lesson oui ajouté ce G. nouveau à l'ordre des Gallinacées, en lui assignant |>our caractères : un bec court, robuste, comprimé sur les côtés, voûté et convexe en dessus, légèrement recourbé â la pointe qui est arrondie ; mandibule inférieure convexe en dessous, droite, relevée sur les bords, et comme canaliculée, à pointe arrondie et mousse ; bords du bec lisses, légèrement recourbés ; fosses nasales amples, demi-circulaires, en partie recouvertes par une lame membraneuse, arrondie et convexe à son bord, en |»arlie couverte elle -même par les plumes du front ; narines percées de part en part, sous la lame convexe; ailes courtes, pointues; première et deuxième rémiges les plus longues ; queue courte, large, arrondie, â quatorze rectriccs ; jambes emplumées; tarses courts ; doigts médiocres, et sculellés en dessus; ongles allongés, recourbés . le moyen dilaté en dessus. Ce G. représente en Amérique les Gangas de l'ancien continent, il ne se compose que d’une espèce :
A. us Gay. A. Gayii. Parties supérieures d'un gris
fauve, linéolées de roux et de noir; rémiges brunâtres, terminées de blanchâtre; rectriccs entièrement cachées par les lectrices en dessus et en dessous, d'un roux corné, assez clair, striées transversalement de brun; gorge d'un blanc roux , finement mouchetée de brun; ventre, flancs , couvertures inférieures d'un blond fauve; ondulées de blauchâlre; bec noir; tarses plombés. T. Il pouces 1/2. Du Chili.
ATTAGÜ, ATTAGOS ou ATTAGUI. Ois. N. vulg. du Tétras Lagopède.
ATTALIA. bot. Petit Palmier de l'Amérique mér. où il est aussi connu sous le nom de Palma Almendron. 11 a des feuilles pennées; des spadices ratneux; une spalhe monopbylle ; des fleurs mâles et femelles sur le même régime; un calice â six divisions dont les trois extérieures très-petites; des étamines nombreuses à filets libres; un ovaire triloculaire; un style trifide. Son fruit est une drupe fibreuse, à trois loges monospermes. Par ces caractères, le G. Atlalia diffère de l'Élais et du Céroxylon avec lesquels il a. du reste, beaucoup d'affinité. Le nom spécifique d'Almendrou (Amandier) fait allusion à l'usage que font les indigèues de ses fruits eu forme d'amande.
ATTALÉRIE. bot. y. Atalerrie.
ATTAV1LLE. rois. Esp. du G. Raie.
ATTE. Alla. ms. Hyménoptères; genre séparé par Fabricius du G. Fourmi de Linné, et rangé par Latreille dans la fam. des Forraicaires. Caractères : pédicule de l'abdomeu formé de deux nœuds; antennes entièrement découvertes à leur base ; toutes les palpes très-courtes, les maxillaires ayant moins de six articles distincts; tête très-grosse dans les neutres; ceux-ci, de même que les femelles, pourvus d’un aiguillon. — Les Ailes se distinguent des Fourmis, des Polyergues et des Ponéres par les deux nœuds de leur abdomen; ce caractère leur est commun avec les Myrmices et les Cryptocères, mais ils diffèrent des premiers par la brièveté et le nombre de leurs palpes maxillaires, et des seconds par leurs antennes insérées à nu. Jurine adopte également le genre Atte, mais il lui assigne des caractères qui ne sont plus en rapport avec ceux de Fabricius; il serait donc très possible que le G. de l’un lie correspondit pas à celui de l'autre. Ces caractères consistent en une cellule radiale, deux cellules cubitales , des mandibules et des antennes à peu près semblables à celles des Fourmis. La figure des cellules est seulement différente, la radiale et la première cubitale étant fort étroites et extrêmement allongées; tandis que, dans les Fourmis, cette dernière est à peu près ovale, cl la radiale seule allongée. Ajoutez à ces différences que le point de l'aile manque ici, tandis qu'il existe dans toutes les Fourmis. L’esp. servant de type au G. dans les trois Méthodes de Fabricius, de Jurine et de Latreille, est l'AUe de visite, Atla cephalotea, ou la Fourmi de visite. Elle est exotique et probablement la même que celle figurée par Mérian dans ses Insectes de Surinam (édit, de 1720. p. 18, tab. 18). Ces Fourmis pratiquent, dans la terre, des excavations de plus de huit pieds de hauteur, elles abandonnent une fois l'année pour parcourir les maisons qu'elles purgent de tous les Animaux incommodes qui s'y rencontrent Lorsque, dans leurs excursions, ces Insec-
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tes trouvent un intervalle à franchir, l’un d'eux se Axe à un corps quelconque, une branche d'arbre, par exemple ; un second s'attache ail premier Atte, un troisième au second, ainsi de suite jusqu'à ce qu'ils aient formé une chaîne plus ou moins longue, qui, étant poussée par le vent, permet au dernier chainon de prendre un autre point Axe, opposé au précédent. Alors existe un véritable pont sur lequel passent des milliers d’individus qui roiitinueni leur marche jusqu'à ce qu'étant arrêtés par un obstacle du même genre, ils emploient une manœuvre semblable pour le surmonter.
ATTE. Attus. aracux. Dénomination appliquée par Walckenaer, à un G. d’Arachnides pulmonaires, correspondant ù celui des Sadiques de Latreiile, et counu généralement sous le nom d'Araignées sauteuses.
ATTE. bot. Fruit exquis de l'Anone écailleuse; il se nomme aussi Pointue Canette.
ATTELABE. Attelabus . ins. Coléoptères; G. établi par Linné, mais qui, depuis, a été considérablement restreint. Geoffroy en élagua plusieurs esp. qu'il a réunies sous le nom générique de Becmare. Fabricius adopta ce groupe, mais il substitua à la dénomination employée par Geoffroy celle dont Linné s'était le premier servi. Ucrbst, Clairville et Olivier subdivisèrent encore le G. Altelabe de telle sorte qu'il ne contient plus aujourd'hui que le petit nombre d'esp. offrant les caractères suivants : point de labre apparent; palpes trèspetites, coniques; antcunes droites, de onze articles, dont les trois derniers forment une massue perfoliée; trompe courte, large, dilatée au bout ; point de cou apparent; mandibules fendues à leur extrémité; jambes terminées par deux forts crochets. Latreiile place les Atlelabes dans la fam. des Charansoniles. Ils ont le corps plus ou moins ovale, très-corné; le prothorax est sans rebords, plus large que la tète cl moins que les élytres ; celles-ci sont convexes et recouvrent les ailes membraneuses du métalhorax; les pattes ont une longueur moyenne, l’abdomen est court et a plus de largeur que de longueur.
Les larves ressemblent beaucoup à celles des Charansons, elles sont apodes, blanchâtres, formées par douze anneaux, ayant â leur face inférieure certaines éminences lubréHées par une substance visqueuse, qui parait favoriser leur marche; la partie antérieure du corpsoffre une tète écailleuse, munie de deux mandibules cornées, au moyeu desquelles elles semblent opérer la progression en se cramponnant aux parties qui les environnent. Ces parties sont assez souvent des pulpes de fruits qu'elles rongent à l'intérieur sans qu’on puisse y soupçonner leur présence. Liles vivent encore dans l'intérieur des tiges et 3« nourrissent aussi de Heurs, et surtout de feuilles qu'elles enroulent pour s'y abriter et eu ronger le parenchyme. Lorsqu'elles sont réunies en grand nombre, leurs ravages sont très-sensibles. Par- i venues à un entier développement, ce qui a lieu après i plusieurs mues, ces larves se transforment en nymphe j et se construisent à cet effet une coque de soie ou bien 1 se font une enveloppe avec une sorte de matière rési- j neuse. Elles ne tardent pas ensuite à devenir Insectes | parfaits. Les Atlelabes habitent, sous cet étal, les feuilles ! et les Heurs des végétaux, mais ils sont peu voraces et ■
I très-timides; au moindre danger, ils retirent leurs I pattes contre leur corps et se laissent tomber. Ces Inj sectes sont généralement petits. L’esp. servant de type au G., et qui est très-commune sur le Chêne, a reçu de Linné le nom d'A. cureutionoides ; c'est le Becinare Laque de Geoffroy. L’A. fémoral, A. fcmoralis, Oliv., n'est pas rare sur le Bouleau.
ATTERRISSEMENT, gêol. Dépôt de limon, de sable et de pierres roulées, formé par les Heuves à leur embouchure et dans toutes les parties de leur cours où le mouvement des eaux sc ralentit, et même par la mer sur ses rivages. Les Atterrissements composent les Ter raine d'Allurion modernes, et s’entendent plus spécialement des accumulations successives de débris d'autres terrains, au moyen des cours d'eau qui existent encore sur la surface de la terre ou qui ne différaient tout au plus, dans les temps reculés, que par leur plus grand volume. — Le sol de la Basse-Égypte, celui de la Hollande, celui de Pétersbourg, de la vallée du Pô, etc., sont des Atterrissements de fleuves. — Les Atterrissements tendent à niveler continuellement la surface de la terre puisqu'ils sont le résultat du transport, dans les parties basses, des parties brisées qui formaient les sommités ou montagnes.
ATTHLS. ois. Nom ancien d'un Oiseau que l'on a successivement rapporté à diverses esp. de différents G., (intenta Althis , Ginel., Latli.; Corrus Atthis, Hasselq; üturnus Atthis , Daudin; et qui, en déflnitive, parait être notre Martin-Pécheur, Alcedo Ispida , L.
ATTICUS. pois. S. d'Esturgeon.
ATTILA, ois. Ce G. a été établi par Lesson, dans l'ordre des Insectivores, pour un Oiseau dont la place était restée indéterminée dans le Muséum de Paris et que l'on avait relégué parmi les Tyrans, véritable fouillis de l’ornithologie. Les caractères assignés sont : un bec triangulaire, allongé, dilaté à la base, à fosses nasales profondes, triangulaires, couvertes d'une membrane, séparées par l’aréte, qui est saillante, arrondie, terminée en crochet aigu ; mandibule supérieure comprimée vers l'extrémité, dentée; l’inférieure moins longue, à pointe vive, renflée en dessous; bouche ciliée; ailes allongées : troisième rémige la plus longue ; queue ample, élargie, presque rectiligne; tarses allongés, seule liés. Une seule espèce, qui a toutes les habitudes des Moucheroltes, compose le G., c'est :
A. BRésiLiB*. A. brasitiensis. Parties supérieures d’un vert olive; les inférieures d'un vert jaunâtre; tige des tectrices brunes, les bords blanchâtres ; abdomen d'un jaune clair; reclrices d'un roux cauelle. Bec et tarses rougeâtres.
ATTOLE. bot. T. Axatk.
ATTRAPE-MOLCUE. ois. V. Gobe Mouche.
ATTRAPE-MOUCHE, bot. Nom vulgaire donné à diverses Plantes funestes aux petits Insectes ailés qui s’y reposent. Quelques-unes, telles que l* Apocynum an drosœ mi folium , et deux ou trois Lychnides, ont leur tige enduite d'une sorte de viscosité à laquelle les Mouches sc prennent par les pattes; elles ont peut-être donné à l’Homme l'idée des gluaux. — Le Dionea Musciputa est un Attrape-Mouche d'un autre G. et purement mécanique. Les espèces de palettes ciliées qui
toogle
terminent scs feuilles, se ferment comme à ressort sur la Mouche qui s’y abat. Les étamines du Xerium Üleani/er sont aussi des Attrape - Mouches par la disposition desquels les petits Insectes qui s’insinuent dans les corolles. n’en peuvent plus sortir.
ATI CO. n ai. y. Tatou.
ATUÏ1. bot. (Rumph. Amb. T. m, t. 63.) Arbre A très -grandes feuilles, des lies Mol uques, encore peu connu, dont les fleurs sont disposées en bouquets. Ses fruits ovales, et assez gros, sont employés comme épice. Il pourrait peut-être appartenir au G. Heriteria.
ATY. rot. N. vulg. du Piment.
ATYA. cri st. y. Atte.
ATYCIIIE. Aiychia. iss. Lépidoptères; G. établi par lloffmanseeg, aux dépens du G. Sphinx. Il appartient, suivant Latreille, à la fam. des Zygénides, et a pour caractères : antennes bipectinées dans les mâles, et simples dans les femelles; palpes extérieures ou labiales j très-velues, s'élevant notablement au delà du chaperon ; ailes courtes; des épines fortes à l'extrémité des jambes postérieures. L'espèce sur laquelle il est fondé, est le Sphinx Chimera d'Hubner ou le Sphinx apperulicuiata d’Esper.
ATYE. Aiya. crcst. G. de l'ordre des Décapodes, établi par Leach, et ayant pour caractères : les deux paires antérieures de pattes égales, avec le dernier article fendu; la troisième paire plus grande, inégale, sans doigt, terminée par un crochet, ainsi que celles qui suivent $ antennes extérieures insérées au-dessous des intérieures; celles-ci munies de deux soies; queue large, avec le feuillet extérieur, à deux divisions, le moyen terminé un peu en (milite et arrondi. Latreille place ce G. dans la fam. des Macroures. L'esp. qui lui sert de type estl'A. raboteuse, A. scabra, Leach.
ATY LE. Aiytue. crcst. G. de l’ordre des Amphipodes. fondé par Leach. Caractères : antennes de quatre articles, les supérieures un peu plus courtes que les inférieures; yeux insérés de chaque côté, près d’un avancement antérieur du test en forme de bec. Leach décrit, sous le nom d’.-t. carinatus , une esp. qui parait servir de type à ce nouveau G.; il la figure dans les Mélanges zoologiques, faisant suite à ceux de Shaw (lab. GP). On ne sait rien sur les mœurs de cette esp., non plus que sur le pays qu'elle habite. Latreille présume que le Gammarus fugax , Fab figuré par l’hips (Voyage au Pôle boréal, pl. 12, fig. 2), appartient au G. Atyle.
ATY PE. Atypua. arachx. G. fondé par Latreille, appartenant à l'ordre des Pulmonaires et à la grande fam. des Fileuses. Caractères : lèvre très-petite, recouverte par la base des mâchoires ; palpes insérées sur une dilatation inférieure du bord extérieur de ces dernières. Ces Arachnides avoisinent les Mygales, dont elles diffèrent cependant par l'origine des palpes, et par l'insertion, ainsi que par la forme des organes sexuels, dans les mâles ; elles s’éloignent encore des Kriodons par l'état rudimentaire et par la forme de la lèvre. Walckenaer a remplacé le nom d’Àlype par celui d’OIétère. Les Atypes de Latreille sont des Animaux trèscurieux , tant à cause de leur organisation extérieure , assez différente de celles des autres G., qu’à cause de leurs mœurs très-singulières. Pour ce qui regarde la
| première, nous en ferons ici, d'après nature, une description assez complète. Les mandibules sont allongées, droites dans la direction de l'axe du corps, un peu arquées supérieurement, plus étendues que le thorax, et munies d'un long crochet replié obliquement sur elles, le long d’une rangée de petites épines; le* mâchoires font un angle presque droit entre elles, et finissent en pointe mousse; la base de chacune d’elles est très-dilatée extérieurement, et forme une expansion sur laquelle s’insèrent les palpes; cette insertion est située à peu près dans le milieu de la longueur de la mâchoire ; les palpes, composées de cinq articles, s’avancent un peu au delà des mandibules; elles sont terminées par un crochet pectiné dans les femelles ; mais dans le mâle, le dernier article présente au-dessous, près de la base, deux autres pièces cornées qui constituent l’organe copulaleur de ce sexe; la lèvre est très-petite, arrondie à son bord libre. Le thorax est d’une forme assez singulière; il est très-plat en arrière , mais en devant il offre une éminence au sommet de laquelle on aperçoit 1rs yeux ; ceux-ci, presque égaux entre eux, sont au nombre de huit, quatre placés à peu près sur une même ligue transversale et antérieure, et deux de chaque côté plus petits, plus allongés, groupés ensemble, et touchant l'œil extérieur de la première rangée; en arrière de la protubérance du thorax, on remarque un enfoncement central, auquel arrivent en convergeant des lignes qui se dirigent entre les hanches, et marquent les limites des pièces du flanc qui, ainsi que nous l’établirons au mol Thorax, remplacent chez les Arachnides le iergum des Insectes ou la carapace des Crustacés ; le sternum est presque carré. Les pattes, proportionnellement au corps, ne sont pas très-allongées; la quatrième paire est la plus longue; la première vient ensuite, puis la deuxième et la troisième; l'alHlomen est petit, ovale dans les mâles; il a, à sa partie antérieure et supérieure, un disque coriace, derrière lequel se font distinguer, par autant de lignes transverses. les anneaux de cette partie; son extrémité postérieure présente les filières au nombre de quatre, inégales; les supérieures, beaucoup plus longues, se dirigent en l'air; les inférieures sont très petites et ressemblent à des mamelons. Les habitudes de ces Animaux sont fort curieuses. On les rencontre sur les pelouse* de gazons entremêlés de mousse; ils sc construisent dans ces lieux un fourreau soyeux , dans la composition duquel entre un assez grand nombre de brins de mousse qui servent à le fortifier. Ce tuyau , de la longueur de huit à dix pouces, et d'abord dirigé horizontalement sur la surface du sol, s'enfonce ensuite dans la terre. L'Atype y établit sa demeure, et dépose dans le fond ses œufs qu’il enveloppe encore d’une toile blanche.
Le G. ne se compose jusqu’à présent que d’une esp., l’A. de Sulzer, A. Sulzeri, ou l'Olétère difforme de Walckenaer ; elle est la même que les Araignées subterranea de Roemer (pl. 30, fig. 2), et picea de Sulzer qui, le premier, l'a découverte en Suisse. Depuis. Rose, Latreille et Auguste Odier l’ont rencontrée aux environs de Paris. Ce dernier l’a souvent observée sur le revers nord-nord-est du coteau de Hellevuc à Sèvres. L'A. de Sulzer a la démarche lente; il est commun vers le mois
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