‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 61 sur 125 · A. de SisiâE. A. Auri a Simiie. Grande et belle es · texte numérisé non relu

A. de SisiâE. A. Auri a Simiie. Grande et belle es

Ih'cc.

3. A. de Joia. A. Judœ, Pointa Auri s Judœ , L.; Hélix, Mull. ; Bulimus , Brug.; Auricula Judœ , Lam., Martini, Conch., lom. 2, t. 44. fig. 449 — 451.

Cette espèce, bien distincte des précédentes et plus petite, varie beaucoup par la forme et l'épaisseur. Peutêtre l’esp. suivante n’en est-elle qu’une forte variété ? Elle habite les Indes orientales, dans les terrains marécageux.

Les autres esp. de celle division sont : A. Ponderosa, Auricclla , Dominicensis, Üombeiana , Myosotis .

Espères fossiles.

A. Myosotis, Marcel de Serres; dans une marne bleuâtre, à Boisvieil. — A. orata, Lamarck; à Grignon. — A. cdentula , Kérussac; à Valognes. — A. Pisum , Defrance; à Valognes. — A. Crassa, Férussac; à Valognes. — A. Conoidea , Férussac; Italie. — A. Hordeola , Lainarck; à Grignon. — A. Miliola ? Lamarck ; environs de Versailles. — A. Simulatu, Férussac; d’Angleterre.

■ff Les Coxovfi.es.

9. A. ovula, Fèr. ; Melampa oculum, Sweig.; Poluta pusilla , Gmel. ; Pointa triplicata, Don. ; Auricula nilens, Lamarck. Sur nos côtes et très-commune aux Antilles.— 10. A. Monde. Fér.; Bulimus Monde . Brug. ; Pointa flara, Gmel., Lam. Elle habile les Antilles, — 11. A. coniformis , Fér.; Bulimus , Brug.; Pointa (' offea , L. ; Pointa minuta, Gmel. ; Conocnlus coniformis, Lam. Elle habite les Antilles.

t1~t Les Cassidules.

12. A. Félix, Fér.; Bulimus Auris Felis, Brug.; Pointa L'offéa, Chemn.; Auricula Felis, Lamarck. Elle habite la mer du Sud. — 13. A. Nucléus, Fér.; Hélix Nucléus, Gmel. Habite Olabiti.

Les habitudes des Auricules sont fort remarquables en ce que, bien qu’elles soient presque toutes positivement marines, elles vivent en quelque sorte plus sur la terre que dans l’eau. Ce sont des Pulmonés qui habitent les flasques, les mares d’eau peu salées, et qui peuvent même vivre hors de l’eau, mais qui y reviennent sou vent, qui ne peuvent s’en éloigner sans danger, ou du moins qui ont toujours besoin de l'humidité et de l'air marin. Elles montent sur les plantes marines et pullulent beaucoup.

AURICULES. Auriculœ. moll. Fam. qui compose à elle seule le second sous-ordre des Gastéropodes pultno nés, les Géhydmphiles. Elle comprend les G. Carychium, MUll.; Auricula , Klein; Scarabus, Monlf. ; Tomatella, Monlf.; P y ra m idclla , Lam.; Pietinus, Adanson.

AURIFÈRE. Aurifera. moll. P. Bearte.

AURIFLAMME. pois. Esp. du G. Nulle.

AURIN1E. Aurinia. bot. Desvaux avait proposé, sous ce nom, un G. distinct pour Y Aubrie.lia lepidioides d'Adanson, qui passe successivement dans les genres Pillacia , Lu noria, Farsetia , Heliophila, Tronic pohlia, etc. Au milieu de celte extrême divergence, la majorité des botanistes en sont restés à la dénomination primitive.

AUR10 or AURO. bot. N. vulg. de l’Arroche de mer.

AURIOL, AUKION oc AURIOU. ois. N. vulg. du Loriot d'Europe.

AURIOLF.. bot. S. de Lauréolc.

Al'RISCALPIUM. moll. P. Axatixe.

Al RITE. rais. Esp. du G. Labre.

AUR1VITT1S. ois. S. de Gros-Bec Chardonneret.

AUROCHS ou URUS. mah . y. Boeuf.

Al’RONE. Abrotanum . bot. Esp. du G. Armoise. On nommait autrefois A. des champs. V Artemisia campes- (ris, L.; A. des jardins. Y A rie mi sia abrotanum, L.; A. mâle, la même Plante; A. femelle, le Santolina çuprcssifortnis, L.

AOROPOUDRE. rim. Substance nouvelle, en petits grains cristallisés et très- chargés de facette», d’un jaune d’or sale, rapportée par Pohl de la capitainerie de Porper au Brésil. L'analyse a donné â Berzelius : Or. 89.98; Palladium, 09.85; Argent, 04,17.

AURORAS. bot. N. vulg. de I Ipomea glandulifera, dont les fleurs s’épanouissent précisément au lever de l’Aurore.

AURORE BORÉALE. V. Lumière.

AURUELO. bot. S. vulg. de Chaussetrappe.

AURUOU. ois. V . Aurioi..

AUSERDA. bot. S. vulg. de Luzerne.

AUSTRALASIE, ois. Ce démembrement du grand G. Perroquet est dù à Yigors, qui l'a opéré en faveur de quelques Perruches de la Malaisie et de l'Austrasie. Le G. nouveau est caractérisé parun bec fort, très-recourbé, très-convexe, très-comprimé, à bords supérieurs et inférieurs lisses;, à narines dorsales et basales rapprochées sur le front ; tarses courts, assez forts ; ailes pointues : la deuxième rémige la plus longue; la queue assez longue, étagée ; chaque rectrice terminée en pointe.

A. de LA Nouville-Hollamde. A. iïoeœ- Hollandiir . Psittacus hœmatopus, Gm. Levail. pl. 24. Parties supérieures vertes; tête, face, devant du cou et tache abdominale d’un bleu azuré; rémiges bordées de jaune et terminées de noir; lectrices alaires supérieures rouges; poitrine rouge, variéede jaune; bec jaune ou rougeâtre; pieds gris; cuisses vertes, bariolées de rouge. Taille, 31 pouc. Cette esp., sujette à de nombreuses variations, offre souvent sur la totalité du plumage, des nuances de jaune j et de rouge qui remplacent en partie le vert et le bleu.

A. de la Malaisie. A. Ma/aisiœ. Psittacus ornatus, \ Gm. Perruche-lori, Levail. pl. 52. Parties supérieures I vertes; tête, joues et gorge bleus ; poitrine rouge, avec le bord de chaque plume noir; ventre vert; plumes des | cuisses jaunes et vertes; queue verte, jaune en dessous; | un demi-collier jaune sur le cou ; bec jaune; pieds noi- j rétres. Taille, 12 pouces Cette esp. ressemble beaucoup à la précédente et ne varie pas moins qu’elle. On la trouve fréquemment à Amboine, à Bourou et à la Nouvelle-Guinée; elle ne s’est point encore montrée ailleurs.

A. verte. A . vieillis. Parties supérieures d'un vert d’émeraude lustré, les inférieures maillées de jaune; queue verte, teintée de roux; rectrices vertes, bec jaune. Taille, 10 pouces. De Timor.

AUSTRAL1NE. Australina. bot. G. de la fam. des Urlicées, dont les caractères, encore assez vagues, font connaître d’abord un involucre presque nul. des fleurs mâles avec un calice à quatre divisions, quatre étamines et les rudiments d'un pistil ; des fleurs femelles avec un involucre tubuleux, renflé, un calice ventru, un style filiforme, court et un stigmate en tête. L’A. pusillc est une très-petite plante, à liges filiformes, rameuses, rampantes, munies de feuilles alternes et de fleurs pédonculécs. Elle est de la Nouvelle-Hollande.

; AUSTRALITE ou AUSTRALSAND. mi*. Sable grisâtre des côtes du nouveau pays de Galles méridional, à Sidney-Cove. où l’on a cru reconnaître une substance terreuse, d’une nature particulière, que De Lamétherie appela Terre Sidniienne, mais où Klaprolh n’a trouvé que de l’Alumine, de la Silice et un peu de Fer.

AUTARC1TE. bot. T. Yaucherie.

AUTOCARPIEN. bot. Nom par lequel on désigne le fruit qui se développe sans adhérer A nul organe , et sans être recouvert par aucun.

AUTOMAL1TE. Mil». y. Autoroute.

AUTOMNAL, ois. Esp. du G. Gros-Bec.

AUTOMOLITE ou FAHLUN1T. rix. Substance découverte par Eckeberg.àFalhun en Suède, et que Berzelius regarde comme offrant les plus grands rapports avec le Spinelle.

AUTONO.MÉE. Autonomea. crust. G. de la fam. des Macroures, institué par Risso, pour quelques Crustacés de la Méditerranée, remarquables par la grandeur, la grosseur et la disproportion de leurs deux pieds antérieurs, les seuls qui se terminent en pince didaclyle; ils n'ont que deux filets à l'extrémité des antennes supérieures et mitoyennes; le bec est assez court. V Autonomea olirii de Risso est le type de ce G., et on lui j associe le Cancer glaber, Oliv., Zool. Adriat. vie, 4.

AUTOPSIE, bot. Desvaux donne ce nom à la partie de l'Organographie végétale, dans laquelle on s’occupe de la connaissance des organes étudiés à l’extérieur.

AUTOUR, ois. Esp. du G. Faucon que quelques auteurs regardent comme le type d'un sous-genre.

AUTRUCHE, ois. Stmthio, L.; G. de l’ordre des Coureurs dont les caractères sont : bec médiocre, droit, obtus, déprimé à la pointe qui est arrondie et onguiculée; mandibules égales; narines oblorigues, ouvertes, placées un peu à la surface et vers le milieu du bec; tête chauve, calleuse en dessus; pied» très-longs, trèsforts, musculeux; deux doigts gros, robustes et dirigés en avant : l'interne, qui a quatre phalanges avec un ongle large et obtus, plus court que l’externe qui a cinq phalanges, mais point d’ongle; jambes charnues jusqu'au genou; ailes impropres au vol, composées de plumes longues, molles et flexibles, ayant un double éperon.

Ce G. ne renferme qu'une seule esp. qui habite les plaines ardentes de l’Afrique, et que l'on peut appeler le géant des Oiseaux. L’Autruche Struthio Camelus, L., Lath., Bu If. pl. enlum. 457, a la partie inférieure du cou, la poitrine, le ventre et le dos noirs, mêlés de blanc et de gris; les grandes plumes des ailes et de la queue, d’un beau blanc, ont leurs barbes effilées. Un poil assez ferme tient lieu de duvet et recouvre les parties uues que néanmoins l’on aperçoit encore malgré les plumes. Le bec est gris, noir à l'extrémité; l’iris est d’un brun fauve. Sa hauteur est de sept à huit pieds; son poids ordinaire de quatre-vingts livres.

Les Autruches n'ont des organes du vol que le simulacre; des plumes flexibles, déliées et d’une excessive I' finesse, au lieu de rémiges et de rectrices capables de I soutenir dans les airs une masse aussi grande, condamnent ces Oiseaux à courir sur la terre comme les Qua- ' drupèdes; ils s'en acquittent à merveille, car aucun ! être ne peut les surpasser à la course. Leur force, dont

un caractère doux et pacifique le* dispense de faire | usage, est, dit on, très-grande : Thévenot en a vu ren- | verser d'un seul coup de pied des chiens d'une assez grande taille; c'est toujours avec les pieds et le bec qu'on voit l'Autruche repousser les agressions qui lui sont faites; jamais elle n'attaque. Son appétit, quoique j assez vif, n'est point de la voracité ; elle mange indistinctement toute espèce d’herbes et même jusqu'à des 1 pierres , du fer, du cuivre, enfin, tout ce qu’elle ramasse avec le bec : ce qui prouve que chez elle le sens du goût n’est guère développé; du reste elle en est quitte pour rendre avec les excréments les matières non susceptibles d’être digérées. Son cri a quelque ressemblance aveclerugissemeuldu Lion lorsque le mâle recherche la femelle; dans toute autre circonstance, c’est plutôt un son plaintif que l’un et l’autre font entendre.

De tous les Oiseaux l’Autruche est peut-être le seul qui s'accouple d’une manière positive et qui se rapprodie par là des Quadrupèdes; cela tient sans doute à ce que ses organes générateurs ont plus d'analogie avec ceux de ces derniers Animaux. La ponte s'opère dans un trou que la femelle se creuse au milieu des sables; elle y pond successivement une quinzaine d'œufs et en dépose un nombre à peu près pareil dans un trou voisin ; oeux-ci sont, à ce que l’on assure, destinés à la nourriture des petits qui doivent sortir des œufs du premier nid. les seuls que les parents couvent. Ces œufs, plus arrondis que ceux de Poule, ont ordinairement cinq pouces sur six et quelques lignes de diamètre; leur couleur est le blanc de crème, tiqueté de points ou petites taches d'un fauve grisâtre. — A cause de l’élévation de température des climats habités par ces Oiseaux, l’incubation n’est rigoureuse que pendant la nuit. Les petits naissent au bout de six semaines et marchent peu après leur sortie de la coquille. A force de soins on est parvenu à vaincre l'humeur sauvage des Autruches, et à les soumettre en quelque sorte à la domesticité; on les fait parquer en troupeaux, afin de s’assurer la récolte de leurs plumes qui est un objet considérable de commerce; l'épaisseur de leur peau fournit aux naturels, qui savent l'apprêter avec beaucoup d’intelligence, un cuir épais dont il* se font des boucliers et des cuirasses pour les jours de bataille.

On connaît les avantages que la coquetterie et la va- j nité ont su tirer, chez tous les peuples, des magnifiques plumes de l'Autruche; le voyageur en trouve de plus réels dans les œufs de cet Oiseau , qui lui fournissent un aliment solide et agréable lorsque l’incubation n’est pas trop avancée. Moïse avait proscrit la chair de l’Autruche comme impure. Des tribus entières ne s'en nourrissaient pas moins en Afrique, ce qui leur mérita, chez les anciens, le nom de Strutbiophages.

A. d'Amérique. C'est le Touyou de Brisson ; Nandou de Vieillot, y. Rhéa.

A. batardi. Même chose que Rhéa. y. ce mot.

A. capcceonnée ou a CAP0CDO7I. Syn. de Dronte. y. ce mot.

A. de la GriANE. Nom impropre donné au Rhéa qui, n’habilanl que les contrées les plus froides de l'Amérique méridionale, n'a pu être trouvé dans les régions équinoxiales.

A. de Mac ellax et AmitrcBt d'Occidext. S. de Rbéa. y. ce mol.

A. volante. S. d'Outarde, Otia Tarday L. /'.Outarde.

AtiXlDF.. pois. Sous-G. des Scombres, fam. des Acanthqptérygiens . auquel Cuvier assigne les caractères suivants : une sorte de corselet autour du thorax, formé par des écailles plus grandes et moins lisses que celles du reste du corps dont la forme générale est allongée et fusiforme; nageoires pectorales de médiocre étendue; première dorsale se prolongeant jusque très-près de la seconde qui en est séparée par un espace vide; côtés de la queue relevés par deux petites crêtes cutanées, entre lesquelles se trouve une carène cartilagineuse. Les deux esp. qui, jusqu’à présent, composent ce G. sont : 1° VA. Bonicou , qui a le dos bleu, avec des lignes obliques et noirâtres; la chair est d’un rouge foncé; on le pêche dans la Méditerranée. 2* le Tasard de Lacép. 3° VAlbacone de Sloanc,qui se trouve aux Antilles, et enfin une quatrième esp. des mêmes parages, et qui acquiert la taille du Thon.

AV A. bot. Liqueur enivrante que les naturels de quelques iles de la mer du Sud préparent avec les feuilles macérées du Piper methysticum. Poivre.

AVAGNON ou LAVIGNON. moll. N. vulg. et collectif de plusieurs Coquillages bivalves que l’on mange comme les Moules.

AVALANCHES, LAV ANGES or LAURIGES. céol. Masses plus ou moins considérables de neige ou de glace, qui, accidentellement et à certaines époques de l’année, se détachent des parties hautes des montagnes et se précipitent avec une vitesse et un bruit effroyable dans le fond des vallées. Diverses causes donnent lieu à ce phénomène dont les effets sont à craindre pour le voyageur et l’habitant des pays de montagnes. En hiver, lorsque la neige tombe et que le vent est très-fort, celui-ci chasse des pelotons de neige qui, d’abord peu volumineux, roulent sur les pentes, grossissent en peu de temps, eulralnent des pierres et des terres, et renversent tout ce qu’ils rencontrent dans leur chule accélérée. Ces Avalanches d’hiver sont connues sous le nom d’ Avalanches froides ou venteuses. Les Avalanches de printemps sont encore plus dangereuses à cause de leur densité cl de leur volume souvent énorme; ce sont des amas de neige et d'eau gelée qui, pendant la froide saison, ont rempli des vallons élevés dont la pente est fortement inclinée; lorsque les rayons du soleil commencent à s’échauffer, la neige fond à son point de contact avec la terre; son adhérence diminue, et lorsque celle-ci ne peut plus balancer l'action de la pesanteur de la masse de neige, l'Avalanche se détache; elle glisse d’abord avec un bruit très-grand, et, accélérant sa chute, elle arrive hientôl au pied de la montagne en entraînant avec elle des portions de rochers, des forêts entières, et engloutissant souvent des hommes et des habitations. Certaines dispositions locales occasionnent des Avalanches annuelles. On a soin de garantir par des forêts ou des murs les villages ou les maisons qui y sont exposés. La densité des Avalahches de printemps est souvent telle que la neige reste plusieurs années sans fondre, quoique les vallées dans lesquelles elle se trouve, éprouvent pendant l'été des chaleurs très-fortes. Nous

avons vil â Cautères,, dans les Pyrénées, une Avalanche qui avait renversé plusieurs maisons du village, et qui, depuis Irois ans. encombrait la roule et y formait une colline sur laquelle passaient les plu* lourdes voitures.

AVALETTF.. pois. S. vulg. de Scombre Thon.

AVANCARtf. bot. Liane des Antilles qui parait appartenir au G. Haricot.

AVANGOUI.E. bot. N. vulg. de la Lentille.

AVAOU. pois. S. de Gobie ocellaire.

AVAOrSStfS oc AVAl’X. bot. S. vulg. de Chêne au Kermès.

AV ARAMO. bot. Petit Arbre du Brésil . qui parait appartenir au G. Acacia, et que l’on emploie contre divers ulcères.

AVARI ou AV ATI. bot. S. de Maïs.

AVE DE VERANO. ois. C’est-à-dire Oixeau d’ili. V. Avimso.

AVELANÊDE. bot. Nom de la capsule de diverses sortes de Glands, particulièrement de ceux que produit le Quercux Æfjilopx, L.. et qu'on emploie, en Espagne, dans le tannage des cuirs.

AVELINE, SCARABÈ oc GUEULE-DE-LOUP. moll. Noms marchands de Y Hélix Scorabœux , L.. I/elix Pythia , Millier, dont Montfort a fait le G. Scarabé.

AVELINE, bot. Fruit du Coudrier.

AVELINIER oc AVELLAMER. bot. S. de Coudrier commun.

AVELLANA. bot. V. GtVülVt.

AVEN AT. bot. S. vulg. d’Avoine.

AVENERON oc AVERON. bot. N. vulg. de plusieurs Graminées qui ont quelque rapport de faciex avec les Avoines.

AVENKA or AVENQUA. bot. Fougère mal connue, dont Burmann a fait son Adianthum lunulatum. Margraff donne le même nom à une autre Fougère du Brésil qui parait être un Acroslic.

AVENTIE. Arentia. ixs. G. de la fam. des Phalénites. dans l'ordre des Lépidoptères nocturnes; il a été établi par Duponchel, qui lui assigne pour caractères : des palpes dépassant le chaperon, avec leur dernier article large et déprimé; une trompe longue; des antennes peclinées dans les mâles et simples dans les femelles; corselet étroit et peu velu; les premières ailes fortement échancrées au-dessous de leur angle supérieur; les secondes arrondies. Chenille plalte et garnie de franges sur les côtés, avec la tète petite et arrondie. Le G. Aventie ne renferme qu’une seule esp., A. flexularia , Bombix flexula , Fab. Le fond des ailes est en dessus cendré , sablé de roux ; les premières coupées transversalement par deux lignes blanchâtres, bordées de roux, et deux points discoldaux de cette dernière couleur. Le dessous est jaune fauve sablé de roux. Celle esp. est rare en Belgique.

AVENTURINE. ni*. Un ouvrier ayant laissé tomber, par aventure, de la limaille de laiton dans un creuset contenant du verre fondu, fut agréablement surpris du résultat de ce mélange auquel il donna le nom d’Aventurine; depuis, les minéralogistes ont étendu ce nom à certaines var. de Quartz et de Feldspath. Ces variétés offrent sur un fond coloré et demi -transparent une multitude de points brillants, ordinairement de couleur

jaune ou argentés, qui sont dus â des paillettes de Mica ou d’une autre substance lamelleuse et brillante.

AVERANO. Caxma rhy nehox. ois. G. formé parTeraminck. dans son ordre des Insectivores. Caractères : bec large, très-déprimé et flexible à la base, comprimé et corné â la pointe; fosse nasale très ample; pointe de la mandibule supérieure échancrée; celle de l’inférieure cornée, le reste de la mandibule, surtout les bords, minces et flexibles. Narines grandes, ovoïdes, ouvertes, placées vers la pointe du bec; membrane qui recouvre la fosse nasale garnie de petites plumes rares; tarse plus long que le doigt du milieu; doigts soudés à la baseles latéraux égaux; les deux premières rémiges étagées, la troisième et la quatrième les plus longues.

Les Averanos sont des Oiseaux de l’Amérique méridionale. Aussi longtemps que leur nombre s’est borné â une ou deux espèces , ils ont fait partie du genre Colinga. llliger les en a séparés pour former son genre Procuias; depuis, Temminck, ayant mieux étudié les espères réunies parllligor, dans ce dernier genre, les a trouvées encore susceptibles d’être partagées, et de cette division est provenue le genre dont les espèce» suivantes sont encore les seules bien connues :

A. t acheta. C. varieffala, Tem. (pl. col. 51); Ainpelix rariegata, Lath.; Cotinga Averano, Vieil. — Tête rousse; ailes noires; le reste du plumage d’un gris blanchâtre. La gorge est nue et garnie d’un grand nombre de caroncules aplaties, larges d’une ligne et longues d’un pouce; elles sont d’une teinte bleuâtre, susceptibles de prendre du rouge lorsque l’Oiseau est animé de quelque passion. Le plumage de la femelle est beaucoup plus sombre, et toutes les teintes tirent sur le brun.

A. caboxcüi.ê. C. ceirunculatux , N.; Ampelix coruneulata , Lath.; Cotinga blanc de Cayenne ou Guirapanga. Buff. pl. enlum. 703 et 704. Le plumage entièrement blanc, les pieds noirs ainsi que le bec; au-dessus de celui-ci une caroncule flasque et tombante, qui se relève, sc gonfle et s’allonge lorsque l’Oiseau s’anime ; cette caroncule est couverte de petites plumes blanches. Le jeune mâle a le manteau gris, qui jaunit insensiblement et finit par blanchir. La femelle a le dessus de la tète, celui du cou et du corps, le dos et une partie de la queue olivâtres; elle est privée de caroncule.

A. a gorge iïcë. C. nudicolliSj N.; Ampelix nudicollix, du prince Maximilien de Neuwied dans son Voyage au Brésil. Entièrement blanc avec la gorge nue, le bec et les pieds noirs. Femelle : gorge emplumée; parties supérieures d’une teinte verte, les inférieures (achetées de jaunâtre.

A. TfcTE-xoïRi. C. melanocephalux. Espèce nouvelle rapportée, comme la précédente , par le prince Maximilien et décrite par lui dans son Voyage.

Les mœurs et les habitudes des Averanos sont encore peu connues; on présume qu’elles diffèrent peu de celles des Cotingas. Leur nom, dérivé de Are de verano, Oiseau d’été, vient, dit-on, de ce qu’ils ne chantent que pendant les plus fortes chaleurs des climats intertropicaux.

A VERNE, géol. y. Gbotti.

AVERNO. bot. S. vulg. d’Aune.

AVERON. bot. T. AvtVEftO*.

AVERRHOA. bot. y. Cabaiboliee.

AVET oo AVETTE. bot, S. vulg. de Mélèze et même de Sapin.

AVETTE. im. S. vulg. d’Abeillc mellifique.

AV1CEKNIA. bot. Jussieu, qui avait classé ce G. parmi les Verl>éiiacées,a cru ensuite devoir l'en séparer, et l'on n’est pas encore déridé sur la place qu'il pourra occuper; Brown l'a rangé d'abord, mais avec doute, dans la fam. desMyoporinées, et Ta restitué ensuite aux Verbénacées. Il présente un calice à cinq divisions égales, munies extérieurement de trois bractées écailleuses; une corolle monopétale dont le tube est court et campanulé, le limbe à quatre divisions étalées et légèrement inégales. Il y a quatre étamines inégales, et quelquefois cinq, suivant Adanson qui nomme ce genre Upata. L'ovaire a deux loges contenant chacune deux ovules pendants; il est surmonté d'un style court que terminent deux stigmates aigus. II se change en une capsule bivalve, renfermant une seule graine. Celle-ci se redresse après la fécondation, et commence à germer dans son intérieur; elle est destituée de périsperrae; ses cotylédons ont deux lobes repliés sur eux-mêmes. ce que Jacquin et les auteurs qui l’ont suivi exprimaient par un embryon composé de quatre lamelles charnues; sa radicule est infère et barbue.

L'Avicennia comprend trois espèces d’Arbres, et Jussieu croit devoir y rapporter de plus le Guapira d’Au- Idel et Y Haloilendron d'Aubert Du Petit-Thouars. La plus anciennement et plus généralement connue est VA. tomentoaa, L.; A. A f ricana, Beauv., Fl. d’Ow., t. 47; A. resinifera , Forst., Willd.; Racua torrida, Gmel.; Rack, de Bruce qui Ta figuré dans son Voyage en Abyssinie, pl. 44; Sceura marina, Forskahl, etc..,. Cette synonymie compliquée provient sans doute de la diversité des pays où l'on retrouve ces arbres qui croissent sur les rivages cl à demi baignés, comme les Mangliers, de sorte que leurs graines, tombant dans la mer. sont portées au loin et disséminées par elle. Leurs racines s’étendent alentour, à la distance de six pieds environ, avant de s’enfoncer dans le limon, d'où sortent ensuite de jeunes pousses nombreuses, dressées, nues, ù la manière des Asperges. Les feuilles sont opposées, très-entières et persistantes ; les fleurs petites, ramassées sur des pédoncule* lemés à l'extrémité des rameaux ou à Taiselle des feuilles supérieures.

AYICKPT0L0G1E. ois. On réunit sous cette dénomination tous les ouvrages qui ont pour but d’enseigner l’art de tendre des pièges aux Oiseaux auxquels on veut faire la chasse, soit qu'on les prenne vivants, soit qu'ils succombent aux divers moyens employés contre eux. Le recueil le plus étendu en ce genre est. sans contredit, le Dictionnaire économique de Chomel en S vol. in fol., auquel Roger a ajouté un supplément non moins volumineux. Comme il n'entre pas dans le plan de ce Dictionnaire d’y comprendre des détails qui cessent d’appartenir à l'histoire naturelle, il n’a dû qu’indiquer aux naturalistes qui veulent se procurer des Oiseaux en les chassant eux-mêmes, le Dictionnaire de Chomel comme la source la plus abondante de toutes celles où ils pourraient puiser.

A VI CUL E. Avicula. moll. G. de Lamellibranches, de

l’ordre des Ostracés, institué par Klein, qui en a établi ainsi les caractères : « Celte Conque, étant fermée, dit- » il, est semblable aux ailes étendues d’un Oiseau : une » omoplate saillante sort du corps qui est oblong et » rostré. Une autre partie s'étend droit comme une » queue large et arrondie. 11 sort du sommet un byssus • avec lequel l'animal s'attache, etc. • Ainsi Ton peut trouver aux Avicules une ressemblance avec un Oiseau, sous plus d’un aspect.

On leur donne pour caractères plus positifs : une coquille inéquivalvc, inéquilatérale, bâillant souvent sur ses bords, généralement mince et fragile, souvent écailleuse au dehors; le bord cardinal rectiligne, souvent allongé en ailes par ses extrémités; une échancrure ou un sinus à la valve gauche ou à la base des crochets pour le passage du byssus; des crochets obliques, petits, non saillants; une charnière linéaire, munie le plus souvent d'une dent peu saillante sur chaque valve, sous les crochets; un ligament étroit, allongé, inséré dans une facette marginale, souvent étroite, et formant un canal.

1« Sous-genre. Kyicvii, Avicula, Klein. Lara., Biainv.; Hironde, Avicula, Brug.; A ronde, Avicula , Cuv., Duvernov; Anonica, Ock.; Glaucvt, Glocoderma . Poli; MftttUê, L.

Les esp. de ce sous-genre ont une dent à la charnière, quelquefois deux sur la valve gauche; une forme irrégulière par le grand prolongement du bord cardinal, au côté postérieur, et l’obliquité des crochets; l'échancrure, pour le passage du byssus, a lieu aux dépens de la valve gauche. Les principales sont : — 1. A. macroptcra, Lam. — 2. A. lotorium , Lam. — 3. A. crocea , Lam. — 4. A. costellata , Lam.

Esp. fossiles ■ A. fragilis , Defrance; à Grignon. — A. antigua , Defrance; dans le Cottenlin. — A. media , Sowerby; à llighgate, en Angleterre.

II® Sous-genre. Piütabixe, Mcleagrina , Lam.; Margaritiphora, Még.; Margarita , Leach, Biainv.; Avicula, Cuv., Duvemoy; MytHus, L.

Les Pintadines se distinguent par une forme plus régulière, sans prolongement ailé. Elles sont très-écail- Icuses à l’extérieur. La valve gauche a plutôt un sinus qu'une échancrure pour le passage du byssus. Nous n’en connaissons encore complètement que deux esp., et la plus célèhre est VA. margaritifera , Lam., Mylilus margarüiferu», L. Cette importante Coquille, connue vulgairement sous le nom de Mère-Perle, Mater unt'onum des anciens, ou Concha indica margaritifera, était appelée par les pécheurs indiens Berberi, au rapport d’Alhénée. Une var. de cette Coquille a été nommée Pintade par les amateurs. Selon Aldrovande, on en mange l'Animal cuit ou même cru , dans les Indes. Les Chinois, comme Ton sait, gravent sur les valves de celle Coquille, des fleurs ou d'autres figures , et elles sont employées par les tahleliers et les bijoutiers qui les appellent Nacre de Perle. Elle habite Ceylan. le golfe Persique. le cap Comorin, les mers de la Nouvelle-Hollande, et, à ce que Ton dit, le golfe du Mexique. Ainsi, par sa Nacre et les Perles qu’elle produit, celle Coquille peut être mise au rang des productions précieuses de la nature.

AVICULÉS. moll. Cinquième fam. de l'ordre des Ostracés, comprenant les G. Crenatule, Avicule et Jambonneau.

AVIGNON, bot. y. Graines.

AVIGNON, moll. y. Avagxon.

AVIOSA. bept. S. de Boa Devin.

AVIRONS, ins. Nom sous lequel on a désigné les pat-, tes aplaties de certains Coléoptères nageurs, y. Pattes.

AVOCAT, bot. Fruit du Laurier Avocatier.

AVOCATIER, bot. Esp. du G. Laurier.

AVOCETTK. ois. fiecurvirostra, L. — G. de l’ordre des Gralles qui ont un doigt en arrière. Caractères : bec très-long, grêle, faible, déprimé dans toute sa longueur, la pointe flexible sc recourbant en haut ; mandibule supérieure sillonnée à sa surface; mandibule inférieure i sillonnée latéralement; narines linéaires, longues, placées à la base du bec; pieds grêles, longs; trois doigts devant, réunis jusqu'à la seconde articulation par une membrane découpée; un presque derrière s'articulant Irès-baut sur le tarse; cuisses à demi nues; ailes acuminées; la première rémige la plus longue.

La conformation du bec, toute particulière dans les Avocettes, suffit pour empêcher que l'on ne confonde ces Oiseaux avec ceux d'aucun autre genre; car bien que quelques Barges aient aussi cet organe recourbé dans le même sens que l'Avocetle, la courbure est à peine sensible, tandis que, dans celle-ci, elle décrit, de la pointe à la base, une sorte de croissant, dont les deux extrémités sont tournées vers le ciel. Ce bec a si - peu de consistance vers la pointe qu’il ressemble à une fine languette membraneuse; et, néanmoins, l'Oiseau j l'enfonce assez profondément dans la vase pour y aller chercher les Vers et les Larves, dont, ainsi que du frai de Poisson, il forme sa nourriture. Son humeur est assez sauvage; il ne se laisse approcher que par surprise; et alors il s'échappe en frappant l'air d'un petit cri de terreur. On a vu des Avocettes, quoique blessées par le chasseur, se dérober à ses poursuites, en nageant avec beaucoup de vitesse et de légèreté. Elle fait sa ponte dans le sable ou la vase durcie du rivage; elle choisit un trou peu profond, et y dépose deux ou trois œufs verdâtres et tachetés, sur quelques brins d'herbes dont elle a préalablement garni ce trou. Ces œufs sont recherchésparles riverains comme un mets agréable; on les préfère même aux œufs du Vanneau. On ne counalt encore que quatre esp. d'Avoceltes.

A. a nique nuire, Buff. pl. enlum. 553; fi. Avoceita , Gmel., Lath., a tout le plumage d'un blanc parfait, à l'exception du haut de la tête, de la partie postérieure du cou. des scapulaires, des moyennes tectrices alaires et des rémiges qui sont noires ; le bec est noir; l'iris brun et les pieds couleur de plomb; sa longueur est de dix-sept pouces et demi. Les jeunes ont le noir nuancé de brun. Elle habile de préférence les parties septentrionales de l'Europe; on en a pris en Égypte et au cap de Bonne-Espérance.

A. Isabelle. fi. amc ricana, Latb. — Tête, cou, dos et poitrine d'un fauve-isabelle; face blanchâtre; milieu du dos et scapulaires noirs; rectrices et quelques rémiges cendrées; meme taille que la précédente. Elle habile l'Amérique septentrionale.

A. a coc marron. /?. rubricoltis , Temm.; Avocette de la Nouvelle-Hollande, Vieill. — Face, tête et partie supérieure du cou de couleur marron; parties inférieures, dos et queue d’un blanc pur; une large bande noire sur les scapulaires; dernières rémiges de celte couleur et un peu moins grandes que les précédentes. De l'Australasie.

A. orientale, fi. orientait», Cuv. D'un blanc pur, avec les ailes et les scapulaires noires; queue cendrée; pieds jaunes; bec noir; taille des précédentes. Des Indes.

L’Avocetle hlauche de la baie d'Hudson, fiecurcitvstra alita , L., Latb., est une Barge.

AVOINE. Acena. bot. G. de la fam. des Graminées, de la Triandrie Digynie, L. Les différents agrostographes modernes ont successivement modifié les caractères du G. Acena de Linné, auquel ils ont tour à tour ajouté des esp., d’abord placées dans d'autres G., ou dont ils ont distrait quelques autres esp. qui sont devenues les types de plusieurs G. nouveaux. Ainsi, Pcrsoon a fait un G. Trisetum de toutes les esp. dont la lépicène n’est pas plus longue que les fleurs, dont la valve inférieure est terminée à son sommet par deux petites soies, et qui offre sur son dos, un peu au-dessus du milieu, une arête herbacée et flexueuse. Beauvois, dans son Agrostographie. a adopté le G. établi par Persoon, et en a créé deux nouveaux, savoir : Arrhenatherum qui contient les espèces à Heurs polygames et à épillels biflores, et Gattdinia pour les esp. dont l'axe est simple, et dont les épillets sont distiques; enfin Trinius adopte le G. Arrhenathcrutn de Beauvois, et réunit, sous le uom d‘./r ena. les G. Gautlinia , Trisetum et toutes les esp. d'Aïra de Linné, conservées sous ce nom par les auteurs modernes, restituant le nom d’^ïro aux esp. dont Persoon a fait son G. Kœleria. Nous ne partageons point entièrement l’opinion du savant agrostographe de Vienne, et au nom de chacun des G. que nous venons de citer, nous ferons connaître les motifs qui nous ont engagés à les adopter ou à les rejeter.

Nous réunirons dans le G .Acena, toutes les esp. ayant la lépicène bivalve, renfermant deux ou un plus grand nombre de fleurs, dont la glume porte, sur le dos de sa valve externe, une aréle tordue et roulée en spirale. Ainsi caractérisé, le G. Avoine comprendra comme sections les G. : 1° Arrhénathère de Beauvois où nous placerons, comme lui, l 'Acena elaiior ou fromentale, et la var. de celte pl. dont Thuillier a fait son Acena prœcaloria ; 2° Trisetum de Persoon, composé d’un grand nombre d’esp.; entre autres de VA. flacescens, A. Lœfjlingii, A. nilida , etc., etc.; Gaudinia reo fermant VA. fragilis et VA. planiculmis.

Parmi les véritables esp. d'Avoines nous mentionnerons :

A. cultivée, A. soi ica , L., qui présente un grand nombre de variétés intéressantes pour le cultivateur et l'agronome. Ainsi, on distingue les Avoines en celles d’hiver et celles de printemps, suivant l'époque où on les sème. La première est généralement plus productive, mais ne réussît bien que dans les provinces où l'hiver n’est pas très-rigoureux.

A. Nt’E, A. nutla , L., qui se distingue princi(>alemcri(

de la première par ses fruits nus et non enveloppés dans les valves de la glume.

A. u'Ohient. A .orientant, W. Différente des deux précédentes par ses fleurs disposées en panicule unilatérale.

Ces trois esp. servent indistinctement à la nourriture des chevaux dans presque toute l’Europe tempérée ; dans les pays méridionaux on lui substitue l'orbe. I.e peuple des campagne* se nourrit également avec cette céréale. Le gruau d’ Avoine, dont on fait un si fréquent usage en médecine, et avec lequel on prépare de trèsbons potages, se fait en écrasant entre deux meules un peu écartées les graines de l’Avoine, et surtout de l’Avoine nue. Par ce procédé, on les dépouille de leur enveloppe extérieure.

La folle Avoine ou Averon, A. fatua.L., se distingue par sa panicule écartée et par ses fruits très-velus à leur base. Elle nuit beaucoup aux moissons en étouffant toutes les Plantes qui croissent dans son voisinage. On la détruit, soit en labourant de nouveau avant qu'elle ait fleuri, soit en transformant le champ en une prairie artificielle. Comme elle est annuelle et qu'il lui faut une terre meuble pour se développer, elle ne se reproduit plus.

On appelle : Avoine des chiens, à la Guiane, le Pharus lapputacevs.

AVOIRA. BOT. y. Él.AÏs.

AVONG-AVONG. bot. Bel Arbre de Madagascar, à tronc simple comme celui d'un Palmier, et qui parait appartenir au G. Gastouia.

AVORTEMENT, iool. Ce terme n’est exactement applicable qu'aux Mammifères dont les petits, restant plus ou moins longtemps dans la matrice, y passent A l'état de fœtus. Il signifie que le produit de la génération sort du sein de la mère avant l'époque fixée par la nature pour son développement complet. On l'a, par extension, donné au développement incomplet de quelques parties d'un être vivant. C’est ainsi que l'on dit qu'une fleur, un fruit, nue graine avortent. On appelle encore quelquefois avortés ou bardés les œufs qui sont pondus sans être revêtus de matière calcaire, et qui n'ont pour enveloppes que leurs seules membranes. Nous ne parlerons ici que du part prématuré. Les causes de ce genre d' Avortement sont nombreuses. On compte parmi les plus fréquentes, un développement trop rapide ou trop lent du fœtus, un plus grand nombre de produits que d’ordinaire, ou l'existence avec le fœtus d'une mole, d'un paquet d'Ilydatites; le développement irrégulier du fœtus, ce qui donne la classe nombreuse des Acéphales; de fréquentes hémorragies, des coups, des chutes, des exercices forcés, de violentes commotions, de grands changements atmosphériques, le repos prolongé ou une position fatigante gardée pendant longtemps, les chagrins, les passions vives. C’est fur la femme surtout qu'agissent ces causes, ce qu’elle doit à son extrême sensibilité : aussi offre -t-el le à elle seule plus d'Avortemcnts que toutes les femelles des autres espèces de Mammifères ensemble. Après la femme, ce sont les Animaux domestiques qui sont le plus sujets à l'Avortement. On l’observe assez souvent chez la Vache, rarement chez la Truie et la Brebis, plus rarement encore chez les Chiennes.

La mère se délivre bien quelquefois sans éprouver d'accident ni de suites fâcheuses, mais souvent aussi ce n'est pas sans danger pour sa vie, ou au moins sans altération dans sa santé, qu'elle met prématurément au jour le produit de la génération. ün abattement général, la chute du ventre, l'affaissement des mamelles -et la sécrétion d'une matière séreuse analogue au colostrum, annoncent l'Avortement. Les femmes qui peu vent rendre compte de leur état, indiquent de plus un malaise général, elles ressentent des pesanteurs dans les lombes, éprouvent des faiblesses, la face devient pâle. les yeux sont caves et cernés, elles ne sentent plus leur enfant remuer, et elles ont de fréquentes envies d’uriner, ce qui est dû à la pression qu’exerce la matrice affaissée sur le rectum et la vessie. Les douleurs de l'accouchement ne tardent pas à se faire sentir, et le produit est expulsé avec d’autant plus de facilité qu'il est plus près du moment de la conception. L’Avortement est aussi d'autant plus fréquent et d'autant moins dangereux que la mère est moins éloignée des premiers jours de la gestation.

AVORTEMENT, bot. On désigne en général sous le nom d’ Avortement. Pacte par lequel un être ou une portion d’être organisé, qui a déjà commencé à prendre quelque accroissement, vient à mourir avant le temps, ou cesse de prendre les développements que sa nature ordinaire aurait comportés. Dès que ce phénomène est purement accidentel ou déterminé par des causes exler nos et qui n’ont aucune liaison avec l'organisation générale de l’être sur lequel il s'exerce. l'Avortement ofFrc peu d'intérêt pour l’élude raisonnée des formes organi ques : mais il en est tout autrement lorsque le phénomène est déterminé par des causes internes et conslan tes, et qu'il esl par conséquent lié jusqu’à un certain point à un système donné d'organisation ; alors il devient partie essentielle de l'étude raisonnée des organes ; il détermine et sert à expliquer une partie des anomalies ou des monstruosités; il offre un moyen de démêler les analogies réelles nu milieu des disparates quelquefois les plus prononcées. Avant d'établir les conséquences qu’on peut déduire de l'étude théorique des Avortements, il convient d'abord d'établir les faits par des exemples faciles à vérifier ; dans tout cet exposé, nous suivrons les principes indiqués dans la Théorie élémentaire de la Botanique (F.dit. 2, pag. 90 et suiv.), ouvrage dans lequel toute cette partie de la science des végétaux a été traitée avec un développement que ne comportent pas les bornes fixées à ce Dictionnaire. Nous n'aurons nullement besoin d'établir que tous les organes des Végétaux ne prennent pas l'accroissement qui leur était destiné dans le plan primitif; ainsi toutes les feuilles, toutes les branches, toutes les graines d’un arbre ne se développent pa3 complètement ; tant que cet Avortement est accidentel, il n’entre pas dans la série des recherches qui nous occupent ici. Mais il esl des cas fréquents oû il est évident que l’accident esl soumis à des lois fixes : ainsi, par exemple, tout le monde connaît le Marronnier d’Inde; qu'on prenne sa fleur, qu'on coupe son ovaire en travers, on y trouvera i trois loges et deux ovules, ou jeunes graines, dans cha- | que loge ; qu’on prenne maintenant le fruit de ce même

Marronnier, on y trouvera au plut Iroit graine*, quel- i qtiefois deux, quelquefois une seule; donc, sur les six graines qui existaient dans son ovaire, au moins trois d’entre elles n’ont pas pris de développement. Il est facile de suivre les périodes de cet Avortement de manière h n'avoir aucun doute sur la vérité et la constance du fait. On peut faire la même observation sur le Chêne ; tous les ovaires renferment six jeunes graines, et chacun sait assez que le gland n’en contient jamais qu’une seule.

11 en est de même dans tous les autres organes des p!.; ainsi, par exemple, dans presque tous les Arbres il nait un bourgeon à l’aisselle de chaque feuille et un à l’extrémité de chaque branche. Parmi les Arbres à feuiHes opposées, tantôt les deux bourgeons axillaires supérieurs grossissent assez pour étouffer le bourgeon latéral, et il en résulte des rameaux bifurqués, comme dans le Lilas, tantôt le bourgeon terminal se développe, et les latéraux avortent, comme dans I* Olivier; parmi les Arbres à feuilles alternes, tantôt le bourgeon axillaire supérieur étouffe le terminal, comme dans le Coudrier. tantôt le terminal se développe seul, comme dans le Chêne. Si nous observons de la même manière les parties de la fleur, nous voyous l’un des sexes avorter dans le Lychnis dioica et un grand nombre d’autres pl . , une partie des anthères avorter dans les Albuca, les Pélargonium, etc.

Il résulte de ces faits, qui se présentent très-fréquemment aux observateurs attentifs, que, si l'on s’en tenait j strictement à l’examen des organes parvenus à leur ; maturité absolue, on n’aurait qu’une idée très-inexacte 1 du nombre réel de leurs parties; ainsi, pour revenir aux exemples cités plus haut, on comparerait le Chêne aux Arbres qui n’ont qti’une graine, et le Marronnier d’Inde à ceux qui en ont deux, tandis qu’il est évident que ces nombres sont accidentels, que l’état primitif de ces fruits est d'avoir trois loges et six graines, et que, par conséquent, c'est avec les Végétaux dont les fruits sont triloculaires et hexaspermes, que le Chêne ou le Marronnier doivent être comparés; on tomberait dans la même erreur si l’on voulait assimiler Y Albuca aux pl. qui n’ont que trois étamines, ou le Pélargonium à celles qui en ont sept, tandis que leurs vraies analogies sont avec celles à six et dix étamines.

L’observation des Avortements est facile lorsque les . organes ont déjà pris, avant cette époque, assez de développement pour qu’on pût les reconnaître d une manière positive; mais il n’eu est pas toujours ainsi, et, dans plusieurs cas, l’Avortement a lieu de si bonne heure que l’organe est encore peu reconnaissable , quelquefois même il s'opère avant que cet organe soit visible pour nos sens. Comment, dans ces derniers cas, pouvoir distinguer si l'organe qu’on examine manque par suite d'un Avortement très-précoce ou par la nature propre de l’élre dont il s’agit: ' Nous avons deux caractères pour décider celle question, savoir : l’analogie des formes et l’observation des monstruosités.

L’analogie est la méthode la moins sûre, mais la plus générale ; elle consiste à comparer l’état dans lequel on soupçonne un Avortement avec ceux qui appartiennent à la même famille ou au même système d’organi- I

salion; lorsque ces rapprochements sont faits avec exactitude, on ne larde pas à démêler la vraie nature des organes restés en rudiment, ou même à deviner l’existence primitive de ceux qui ne sont pas développés; ainsi, par exemple, si l’on compare l’Albuca avec les Ornilhogales et les autres Asphodélées, on ne tarde pas à reconnaître par la force de l’analogie que les trois filets qui ne portent point d'anthères, sont de uature analogue à ceux qui en portent. Si nous comparons une | fleur d 'Antirrhinum ou de Celtia avec une fleur de yerbatcum, nous sommes de même conduits à penser que le filet stérile qui se trouve dans leur fleur est une étamine avortée. Ces raisonnements d’anarogie sont toujours guidés par la considération de l’insertion des organes qu’on étudie : c’est la place d’un organe qui, dans le Règne Végétal, nous fait presque toujours reconnaître sa véritable nature ; ainsi, pour ne pas quitter les exemples que nous avons choisis, nous reconnaissons la nature des étamines stériles des Albuca ou de Y Antirrhinum, non-seulement parce que ces organes sont analogues à ceux des plantes analogues où ils n’ont pas avorté, mais encore parce qu’ils sont placés dans la fleur même que nous étudions, comme le sont les étamines entièrement développées. Ainsi, dans l'Albuca. les filets stériles sont situés devant les pièces de la fleur et adhérents à leur base comme les étamines fertiles.

L’analogie nous guide encore sous un troisième rapport assez essentiel, c’est qu’elle nous apprend que presque toutes, peut-être toutes les plantes ont une sorte de symétrie ou de régularité, de sorte que lorsque cette symétrie est dérangée par le non développement d'on organe, sa place, en restant vacante, nous indique qu’il avait existé dans le plan primitif; ainsr les Géraniéc* ont en général deux fois plus d'étamines que de pétales, et par conséquent, quand nous n'en comptons que sept dans le Pélargonium, nous pouvons supposer qu’il y en a trois avortées. Les Légumineuses ont autant de pétales que de pièces au calice; et quand nous n'en trouvons que trois ou quatre dans YErylhryna, nous devons supposer qu’un ou deux pétales ont avorté.

Enfin, nous pouvons encore être conduits à la découverte des Avortements par des analogies d’un ordre plus relevé; ainsi nous voyons en général que toutes les parties des fleurs sont disposées en rangées symétriques autour d'un axe, soit réel, soit idéal : lorsqu'il manque quelques parties d’une rangée, la disposition des parties restantes est altérée de manière à faire apercevoir l’aberration; ainsi, par exemple, la position un peu excentrique et latérale de certains fruits prouve qu'il y a eu Avortement, et que ce que nous prenions à la première vue pour un fruit complet est en réalité un carpelle restant seul après l'Avortement des autres; ainsi le fruit du Delphinium Consolida est réduit à l’uuilù par l’Avortement des autres qu'on voit encore dans la plupart des espèces du genre : ainsi les gousses de presque toutes les Légumineuses indiquent par leur position l'Avortement habituel d'un et peut-être de plusieurs autres carpelles.

Mais les diverses classes d’analogie que je viens d’indiquer. ne peuvent elles-mêmes conduire à des démon-

strations rigoureuses que par des idée* théoriques peutêtre encore un peu contestables; la vérification de chacune des lois fondées sffr l'analogie s’établit graduellement par l'élude des monstruosités; sous ce nom nous confondons en général tout ce qui sort de l'état habituel des êtres ; sur le nombre des cas, il en est plusieurs qui ne sont que des retours de la nature vers l'ordre symétrique; ainsi, poursuivre les mêmes exemples dont nous nous sommes servis, si les six ovules du Marronnier ou du Chêne venaient à se développer à la fois, nous dirions que le marron ou le gland à six graines est une monstruosité, tandis que ce sont réellement les marrons ou les glands mouospermes qui mériteraient ce nom. Dans ce que nous appelons donc l’état monstrueux ou anomal, il arrive que certains organes ordinairement avortés, se développent au point de revêtir leur forme réelle; ainsi, par exemple, le cinquième filet stérile de VAntirrhinum se développe en une véritable étamine fertile, dans l'accident connu sous le nom de Peloria ; ainsi les cornets pétalotdes des Ancolie* et de quelques autres Renonculacées ont été reconnus pour des développements des anthères, parce qu'on a trouvé des anthères à moitié changées en cornets ; ainsi la manière dont se composent les Heurs qui doublent dans les jardins prouve que les pétales sont des filets d'étamines dilatés ; ainsi l'exemple de quelques Composées où l'aigrette se transforme en folioles, confirme l’opinion que cet organe est réellement le limbe du calice; ainsi l'exemple de quelques Gieditsia et d'autres Légumineuses à deux gousses, confirme l’opinion déjà soupçonnée, d'après leur structure, que ces fleurs ne sont réduites à un seul carpelle que par l'Avortement des autres. L'élude des monstruosités, bien dirigée, confirme donc les lois déduites de l’analogie, et il est difficile de ne pas donner chaque jour plus d'importance à ces dernières, lorsqu'on les voit chaque jour aussi vérifiées par des faits inattendus, qui semblaient sortir des lois communes, et qui en deviennent, au contraire, les confirmations les plus précieuses.

Les Avortements produisent des effets très -divers en apparence, selou qu’on examine ou l'organe sur lequel ils s'exerceut, ou les organes voisins. L’organe avorté ou rudimentaire peut ou être complètement absent, au moins à l’époque du développement complet, et alors il semble qu'il manque dans lq symétrie générale ; ou bien il en existe encore un rudiment plus ou moins développé, qui en occupe la place et en indique l'existence. Ce rudiment peut encore se présenter sous des formes diverses . tantôt, en effet, il diffère peu de la forme naturelle à l'organe ; mais il est seulement réduit à de très-petites dimensions, c'est ce qui a lieu, par exemple , pour la cinquième étamine avortée des Antirrhinum. D’autres fois l’organe, en avortant, prend une forme si différente de sa forme ordinaire, qu'on a peine à le reconnaître, quand on n'est pas guidé par une longue série d'observations analogues. .Nous traiterons à part ce phénomène ail mot dégénérescences des organes; nous nous bornons ici à ce qui est plus particulier aux Avortements proprement dits.

Si nous considérons leur influence sur les organes voisins, nous verrons qu'elle est aussi de quelque im-

portance; ces organes voisins prennent dans presque tous les cas un accroissement d'autant plus grand que l’Avortement des autres a été plus complet. Ainsi, dans les cas purement accidentels, l’Avortement ou l’enlèvement des fruits ou des branches fait grossir les fruits ou les rameaux restants. De même, dans les Avortements organiques, nous voyons les pétales grandir quand les étamines avortent , les étamines fertiles se développer beaucoup quand quelques-unes d'entre elles ont avorté, les pétioles des Acacies hétérophylles grandir et s'élargir quand les folioles manquent, etc. On conçoit assez bien que dans ces divers cas les organes restants profitent des sucs qui auraient dû se distribuer aux organes avortés, et prennent un accroissement proportionné à cette augmentation de nourriture; il est vrai qu’on pourrait dire avec la même apparence de raison que l'accroissement exagéré d’un organe, enlevant les sucs aux organes voisins, les fait avorter en tout ou partie. Quelle que soit celle de ces deux opinions qui, dans chaque cas particulier, est véritable, il n’est pas moins digne de remarque que les deux faits sont habituellement concomitants.

Les causes des Avortements accidentels sont simples à concevoir, et tellement variés qu'elles ne valent guère la peine d'être énumérées. Celles des Avortements permanents sont plus obscures sans doute, mais qudquesuues sont déjà assez évidentes pour faire comprendre qu’il sera possible de les analyser un jour plus complètement. Aiusi, par exemple, dans l’Avortemenldes graines et des loges des fruits, il est probable que l'une des causes qui le détermine est la diversité de l'époque de la fécondation ; les divers stigmates ne reçoivent pas en même temps l'action de la poussière fécondante. Les graines qui sont douées les premières du mouvement vital, grossissent et étouffent leurs voisines; les Avortements doivent être fréquents dans les pl.où l’accroissement de la graine commence immédiatement après la fécondation. Us doivent être d’autant plus rares que l'accroissement de la graine fécondée s'opère plus lentement, ou que la fécondation a lieu à la fois sur tous les orifices béants du stigmate.

Certaines parties des fleurs sont naturellement placées de manière que les vaisseaux qui doivent les nourrir sont obstrués par la pression que les parties voisines exercent sur eux : ainsi, nous voyous que dans les fleurs situées latéralement par rapport à la lige ou branche qui les porte, c'est toujours du côté le plus voisin de l'axe que l'Avortement a lieu, et du côté extérieur que le plus grand développement s'opère; ainsi, dans les Labiées et les Personnécs, l'étamine qui avorte est celle qui est du côté delà tige, c’est-à-dire qui, dans la position naturelle de la fleur, est à son côté supérieur. Dans les Légumineuses, l'ovaire qui subsiste est celui qui, dans la position naturelle, est au côté inferieur ou extérieur de la fleur. Celte observation peut, dans quelques cas, aider à reconnaître quelle est la véritable situation naturelle des fleurs, et s’il y a eu torsion du pédicelle ou de la fleur elle-même. Nous voyons, par opposition à la loi que je viens d'indiquer, qu'il n'y a presque jamais d’Avortement ni d'irrégularité de grandeur dans les fleurs qui sont droites, terminales et solitaires, et où

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