‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 62 sur 125 · AXE · texte numérisé non relu

AXE

par conséquent les parties sont toutes également dispo- | sées relativement à l’axe.

La théorie des Avortements prédisposés ou habituels est une des bases fondamentales de l'élude raisonnée des rapports naturels ; et , en changeant les exemples cilés plus haut, elle s’applique aussi à l'étude de la classification naturelle du Règne Animal. C’est au moyen de cette théorie qu'on peut se rendre raison de la ressemblance réelle d'un grand nombre d'étres qui différent cependant entre eux par la présence ou l’absence de certains organes importants ; aussi voyons-nous que ceux même qui ont paru l'attaquer dans sa généralité sont perpétuellement obligés de l’adopter dès qu'ils veulent décrire avec exactitude ou classer une Plante dans sa famille naturelle. Sans doute elle a besoin, comme toutes les théories qui sont fondées , non sur une loi unique, mais sur un ensemble de faits, d'être appliquée avec prudence et circonspection; sans doute, il ne faut pas avoir la prétention de tirer des conséquences d'après des faits trop peu nombreux ou d’après des comparaisons déduites de familles trop éloignées; mais lorsqu'elle est employée par de vrais ualuralisles, c’est-à-dire par des hommes accoutumés à se ftervir des lois de l’analogie, nous ne craignons pas d'avancer qu’elle est la base de la classification naturelle, et l'un des meilleurs moyens de guider l'observateur dans la recherche de la symétrie des pl. et dans la découverte de leurs organes les plus minutieux.

AWAOU. rois. Esp. du G. Gobie.

AWATCHA. ois. Esp. du G. Sylvie.

AXANTHE. Axanthes. bot. G. de la fam. des Rubiacées, institué par le D* Blume. pour cinq ou six Arbustes découverts par lui dans l'Archipel des Indes. Il lui assigne pour caractères : Heurs hermaphrodites, mais dioiques par avortement; tube du calice urcéolé, presque entier; corolle rotacée avec sou tube court, cylindrique, dont l’orifice interne est garni de cinq faisceaux de poils, et son limbe divisé en cinq lobes étalés. Dans les fleurs mâles, l’ovaire et le style manquent; dans les femelles, ce premier organe est recouvert d’un disque sillonné; le style est court et le stigmate à ciuq lobes. Le fruit consiste en une baie globuleuse, couronnée par le calice persistant, à cinq loges polysperines. Les feuilles sont opposées, les fleurs axillaires, réunies ordinairement en tête, formant une cyme et raremeul un coryrabe.

AXE. boll. y. Coquille.

AXE. bot. Allongement du pédoncule qui supporte les fleurs. Ce nom devrait être réservé pour l'Épi. 11 est simple ou divisé, droit ou flexueux. continu ou arti- j culé, linéaire, membraneux, charnu dans l'Ananas, et | se remarque, le plus souvent, dans l’inflorescence des j Graminées et des Cypéroldes. L'Axe se nomme quelquefois Rachis, particulièrement daus les Palmiers et dans j toutes sortes de pauicules. Willdenow emploie ce mot l de Rachis pour désigner le pétiole ou slipe des Fougè- j t es. On a eucore employé le mol Axe pour désigner une ligne idéale qui est censée aller de la base au sommet du fruit, et le long de laquelle seraient les points d'attache des graines. C'est la Columelle de Mirbel, Coiumen de Tournefort.

AXE. bin. y. Cristallisation.

AXI. bot. S. de Piment.

AXIA. bot. Arbrisseau de la Cochincbine, dont la tige, rameuse et noueuse, s’élève à deux pieds, dont les feuilles sont opposées et inégales, les fleurs petites et disposées en grappes terminales. Ces fleurs présentent un involucre de trois folioles courtes, inégales et caduques; un calice monosépale, campanulé, dont le limbe se divise en dix lobes arrondis et égaux. Les étamines 6ont au nombre de trois, à filets menus aussi longs que le calice, à anthères didymes. L’ovaire, infère ou couvert par le calice, est surmonté d'un style filiforme de la longueur des étamines, que termine un stigmate légèrement renflé. Le fruit, dont la surface | est sillonnée et velue, est pseudosperme, c'est-à-dire, simule une graine nue. Tels sont les caractères qu'on peut assigner à ce G., d'après la description de Loureiro qui l'a établi. Cet auteur a indiqué son affinité d'une part avec les Valérianes, de l'autre avec le Boer • haavia. L'Axia doit se rapprocher des premières, si son calice est supère en effet ; mais s'il est infère, il doit prendre place dans les IS'yctaginées auprès du second de ces genres, analogie que confirme l'existence d'un fruit pseudosperme sillonné, d’une tige ligneuse et de feuilles inégales. — Son nom est dù à ses propriétés qui le rendent aussi précieux aux médecins cochlnchinois, que l'est à la Chine la fameuse racine Ginseng.

AXIE. Axius. crc st. G. de l’ordre des Décapodes établi par Leach, et offraut pour caractère principal : les quatre pieds antérieurs terminés en pince didactyle, et les suivants onguiculés. Latreille réunit ce G. à celui des Thalassines, lequel appartient à la fam. des Décapodes Macroures. Une espèce nommée par Leach A. Slirj nchus, sert de type à ce nouveau G. Elle a été trouvée sur les côtes d'Angleterre.

AXIFÈRES. bot. Turpin donne ce nom à des >égétaux de première formation, dont l'organisation ne se compose encore que d'une tige ou d'uu axe diversement modifié et dans l'intérieur duquel on ne trouve guère que du tissu cellulaire : tels sont les Champignons et les Algues. Selon Turpin, le nombre de ces Végétaux, lorsqu'ils seront plus connus, dépassera de beaucoup celui des plantes à organes appendiculaires.

AXILE. Axili». bot. Selon Richard, les graines doivent être considérées comme Axiles quand fclles sont attachées vers l'axe rationnel du fruit. — Mirbel nomme Axile l'embryon plus ou moins grêle, eutouré d'un périsperme, qui se porte en ligne droite, d'un point périphérique de la graine au poiul diamétralement opposé.

AXILLAIRE. Axillaris. bot. On nouune ainsi tout ce qui naît dans l'angle formé par la réunion d'une branche avec sa lige, ou plutôt encore d'un pétiole avec un rameau, c'est-à-dire dans l’aisselle des feuilles.

AX1LL1BARBU. bot. Feuilles ou pédoncules munis de poils à l'aisselle.

AX1MÈDE. Aximtdia . boll. Raffiuesque, dont les découvertes dans la vallée de l’Obio oui prodigieusement augmenté le nombre connu des Coquilles bivalves ! fluvial îles, a publié, dans les Annales générales des | Sciences physiques (T. v, p. 257), une monographie de

ces Coquilles, dans laquelle il les divise en coupes nombreuses. I.e G. Muletle, tel que Raffinesque le limite, est partagé, dans celle monographie, en plusieurs sousgenres, dont le troisième porte le nom d’Aximède, Aximet lia, et auquel il donne les caractères suivants :

• Dent lamellaire, un peu courbe; axe presque médian;

• valves presque équilatérales. »

N'ayant pu trouver dans les Muleltes, telles qu'elles o:it été considérées par Lamarck, aucun caractère suffisant pour les diviser en plusieurs G., ainsi que le fait Raffinesque, il s'ensuit que le G. Muletle de ce dernier auteur n'est pour nous, dans son entier, qu'un sousgenre des Um'o , et que par conséquent, si le sous-genre Axiinède doit faire une coupe, elle ne serait que d'un degré inférieur au sous-genre. Raffinesque indique, dans les Aximèdes, trois esp-, Unio elliptica. lœciyata et sonali*. Ces esp. sont rares et toutes trois du bassiu de l'Ohio.

AXI N. Axiaux, son. G. établi par Sowerby pour des Coquilles bivalves fossiles, dont il ne parait connaître que les Moules. Aussi ce savant propose-t-il ce nouveau G. avec doute. Voici les caractères qu’il lui assigne : • Coquille bivalve, équivalve, transverse; côté » antérieur très-court, côté postérieur allongé et tron-

• qué; lunule située près des crochets; charnière com

> posée d'un ligament allongé, implanté dans un sil-

> Ion. » Sowerby n'espère pas qu'on puisse découvrir l'organisation de la charnière, mais il croit avoir lieu de présumer qu'elle est dépourvue de dents, et que la Coquille était fort mince. Il en fait connaître deux esp., VA. angulatu » et VA. obscurus, figurées pl. 315 et 316. — On voit, par ce qui précède, combien ce G. est encore incertain.

AXINÆA. bot. G. établi par Ruiz et Pavon, qui lui assignent les caractères suivants : un calice cyalhiforme à cinq dents ou entier au sommet; cinq pétales en forme de doloire, insérés au sommet du calice; dix étamines insérées au même point, alternativement plus courtes cl plus longues, à anthères oblongues. recourbées, biloculaires, munies d’un éperon et s'ouvrant au sommet par deux pores; un ovaire libre, pentagone, tronqué, surmonté par un style long, subuléet courbé, que termine un stigmate simple et obtus; une capsule entourée par le calice persistant, couronnée par dix petits appendices rayonnants, à cinq loges polyspermes qu'indiquent cinq angles, par lesquels elle s'ouvre en autant de valves. — Ce G. comprend deux Arbres du Pérou dont l'un, VA. purpurea, a des feuilles cordées, à sept nervures, et s'élève à deux toises de hauteur; l'autre. VA. lanceolata , beaucoup plus grand, présente des feuilles ovales, lancéolées et quinquenervées. Il arrive souvent que le nombre des différente* parties de la fructification est six ou double de six au lieu de cinq et dix, et c'est pourquoi les auteurs qui oui suivi le système de Linné, l'ont placé dans la Dodécandric Monogynie; pour ne pas l'éloigner du Dlakea avec lequel il a beaucoup d’affinité, n’en différant du reste que par son ovaire libre, ses étamines inégales, non rapprochées, et les appendices de sa capsule. Il appartient à la fam. des Mélastomées.

AXI. NE. Axina. us. Coléoptères; G. établi par Kirby

i dans son travail sur la tribu des Clairides, et ayant, selon lui. pour caractères : labre émarginé, lèvre bifide? toutes les palpes terminées par un article en forme I de hache, les maxillaires de trois articles, les labiales de deux seulement; antennes en scie; thorax cylindrique; corps un peu déprimé. Ce G., dans la Méthode de Latreille, appartiendrait aux Tilles qui sont rangés * dans la grande fam. des Clavicornes. Kirby pense qu'il doit en être distingué à cause de son labre émarginé, i de sa lèvre inférieure bifide, et de ses quatre palpes terminées par un article en forme de bâche. Il en décrit et figure une espèce sous le nom de A. analia. Elle est originaire du Brésil.

AX1NÉE. Axinœa. moll. Dénomination générique adoptée par Poli, pour distinguer les Mollusques lamellibranches de la fam. des Arcacés dont Lamarck a fait depuis le G. Pétoncle. Le nom d'Axinée s'applique aux Animaux seulement, les Coquilles étant nommées Axinodermes dans la Méthode de nomenclature adoptée par Poli. Cette dénomination vient d'uu substantif grec qui signifie hache, et a été donnée à ces Mollusques à cause de la figure sécuriforine de leurs pieds. Le G. Axinéc est l'unique de la cinquième fam. des Mollusca subsilienlia de Poli. Il lui donne les caractères suivants : point de trachée ou siphon; un pied sécuriforine. muni d'une fente transversale; les branchies séparées et libres dans leur partie supérieure. Poli est ainsi le premier qui ait séparé les Pétoncles des Arches. Cellesci composeut le genre Daphné, de sa neuvième famille.

AXINITE. mi*. Espèce de la classe des substances terreuses, dont le nom signifie corpa aminci en forme de tranchant de hache , et fait allusion à l'aspect que | présentent ordinairement ses cristaux. Ceux-ci dérivent I d'un prisme droit dont la base est un parallélogramme obliquangle de cent un degrés et demi et soixante-dixhuit degrés et demi. Le rapport des côtés de cette base à la hauteur du prisme est à peu près celui des nombres 5, 4 à 10. La pesanteur spécifique de l'A. est d'environ 3, 2. Elle raie le verre. Sa réfraction est simple, du moins à travers une des bases et une face oblique. Brard a observé que certains cristaux de celle substance jouissent de la propriété d'étre électriques par la chaleur. Au chalumeau, elle se transforme par une fusion facile, accompagnée de boursoufflemenl, en un verre vert sombre qui noircit à la flamme extérieure. L'analyse de l'A. de l'Oisans, par Vauquclin, a donné Silice 44; Chaux 19; Alumine 18; Oxyde de fer 14; Oxyde de Manganèse 4 ; perte 1 .

Entre les formes régulières déterminées par HaUy, nous citerons les deux suivantes : l’A. éqi-ivxi.f.xtb. qui présente l'aspect d'un prisme hexaèdre à hase oblique, dont toutes les faces latérales sont secondaires; et l'A. AMMiaKixfeDBE, qui ne diffère de la précédente que par l’addition de deux petites facettes qui naissent sur deux des augles opposés de la forme primitive. Les cristaux de cette dernière var. sont comprimés trans- ! versalement, ce qui rétrécit sensiblement les hases.

Les autres var. de celte substance sont l'A. laintniforme allongée, «pie l’on trouve près de Tlium en Saxe, d’où lui est venu le nom âe’/'humerstein, et l'A. latni- I naire, de Hlanckenburg au Hartz. Les cristaux de l'A.

sont les uns verts, et les autres violets, quelques-uns sont mi-partie de vert et de violet. La couleur de l’A. violette qui est la plus commune, est due au Manganèse; celle de 1*A. verte provient d’un mélange de Chlorite. Ilatiy a remarqué que les cristaux verts avaient en général leur forme exemple de stries, et mieux prononcée que celle des violets.

L'Axinile a été trouvée d’abord dans l’Oisans. département de l’Isère, sur un Diorile abondant en Feldspath, et en partie altéré, qui sert aussi de gangue à des Cristaux de Feldspath, de Quartz, d’Épidolc, de Prehnite, et A de l’Asbeste flexible. On l’a découverte également aux Pyrénées, prés de Barrèges, dans une roche qui a de l’analogie avec celle de l’Oisans. La même substance se trouve en Saxe, près de Thum, où elle est accompagnée de Fer arsenical; à Blanckenburg, dans le liartz, où elle est engagée dans une chaux carbonatée laminaire, avec du Talc nacré; et à Konsberg.enNorwège, où elle repose également sur la Chaux carbonatée. à laquelle sont associés le Plomb sulfuré, l’Argent natif et l'Anthracite.

AX1NODKRME. moll. F. Axnts.

AXINOTOME. / Ixinotoma . irs. Coléoptères. Fam. des Carnassiers. G. établi par Dejean qui lui assigne les caractères suivants : les quatre premiers articles des tarses antérieurs assez fortement dilatés dans les mâles, triangulaires ou cordiformes; ceux des tarses intermédiaires très-légèrement dilatés. Palpes peu allongées ; le dernier article presque sécuriforme. Antennes filiformes ; lèvre supérieure en carré moins long que large ; une forte dent simple au milieu du menton; corps assez allongé; tête presque arrondie; corselet presque carré; élytres ovalaires. VA. Fallax, du Sénégal, est encore la seule esp. connue.

AXJNURE. Axinuruê. rois. G. établi par Cuvier, dans la fam. des Acanthoptérygiens , dont les caractères sont d'avoir le corps assez allongé; quatre rayons aux branchies et trois rayons mous aux ventrales ; la queue armée de chaque cùté d'une lame unique, carrée, tranchante, sans bouclier; la bouche très-petite et les dents très-gréles. Ce G. est fondé sur une esp. nouvelle, rapportée par Quoy et Gaymard, du Hàvre doré à la Nouvelle-Guinée. Cuvier l’a nommée A. 7'hynnoides.

AXIOTIMK. Axiotima . zoom. G. de la fam. des Béroldes , institué par Eschscholtz, qui lui donne pour caractères : corps horizontal, peu élevé, sans appendices alaires, mais quatre rangées de cils disposés en croix. L'A. dk Gaede, A. Gwedii , a le corps ovalaire, gélatineux, hyalin, à cils irisés. Il habite la mer du sud entre les Tropiques.

AXIS, ia v. Esp. du G. Cerf.

AX1SEC. bot. S. de Mousse.

AXONGE.zool. Partie la plus blanche et la plus solide de la graisse des Mammifères, qui s’extrait de l'épiploon et de l’abdomen, pour les usages domestiques. On nomme plus particulièrement cette graisse Saindoux, quand elle vient du Porc, et Suif, quaud elle vient du Mouton.

AXONOPE. bot. G. de Graminées formé par Beauvoix, pour quelques Paspales; il n'a pas été maintenu.

AWISOPHORE. Axynophorus. ms. G. de la fam. des

Carabiques. dans la classe des Coléoptères pentamères. institué par Dejean. Ce singulier G. s'éloigne beaucoup. par l'aspect, des autres Carabiques, et semble plutôt se rapprocher des Peltis, des Ips et des Nitidules. Il a pour caractères : dernier article des palpes maxillaires presque cylindrique; celui des labiales très-fortement sécuriforme; antennes courtes et filiformes; lèvre supérieure courte et laissant les mandibules à découvert; une forte dent simple au milieu de l'échancrure du menton; articles des tarses presque cylindriques; corps aplati, presque en carré long ; corselet transversal ou un peu rétréci antérieurement; élytres en carré allongé; pattes très-courtes. On connaît dans ce G. deux esp.. l'une, A. tecontii, de l'Amér. sept.; l'autre, A. Lacordairii , du Brésil.

AXYR1S. bot. G. de la fam. des Atriplicées. Ses fleurs sont monoïques : les mâles, disposées en chatons, présentent un calice triparti et trois étamines; les femelles, éparses, un calice persistant, à cinq divisions, ou seulement à trois, suivant Gmelin, et un ovaire monospertne, à deux styles. Ce G. contient trois esp.; elles sont originaires des contrées sept, de l'Asie, à liges frutescentes ou herbacées, à fleurs axillaires ou terminales, Une quatrième, YAxyris ceratoide» de Linné, a servi de type à un nouveau G., YEurotia d'Adanson, Ceratotpermum de Persoon.

AYA. rois. Esp. du G. Bodian.

AYACA. ois. S. de Spatule rose.

AYALLA. bot. Arbor r ersicolor. ( Rumph. Amb. T. lxxx). Arbre peu connu, des Moluques, dont la fleur ressemble à celle du Giroflier, dont les feuilles sont opposées et lancéolées, et dont l'écorce, diaprée de riches nuances, réfléchit, dit-on, les couleurs de l'arc-en-ciel.

AYALLY. bot. N. d'une Graminée de Saint-Domingue, qu'on ne peut reconnaître sur les vagues indications qui nous en ont été données.

AYAM. ois. F. Coq Al as.

AYAMACA ou AYAMAKA. rept. Nom que porte à Cayenne un grand Lézard qui atteint jusqu'à huit pieds de long, dont la chair est bonne à manger, et qui parait être une Iguane.

AYAMALA ou AYAMALAR. ois. S. de Coq Alas.

AYAM-IIAN. ois. Esp. du G. Perdrix.

AYA-PANA. bot. S. à'Eupatorium iriplinerve.

AYE-AYE. MAU. Sciurus madagascarientii, Gmel.; Daubtntonia, Geoff.; Cheiromys , Cuv., BufF.. Encycl. pl. 33. G. de Quadrupèdes de l'ordre des Rongeurs. Il est séparé de l’ordre des Quadrumanes, dont ou a voulu le rapprocher, par plusieurs caractères de première valeur : 1° par la forme du condyle maxillaire, dirigé d'arrière en avant, et glissant sur une surface qui n'est terminée, dans aucun de ses sens, par le moindre rebord osseux. Celle structure est particulière aux Rongeurs et aux Edentés. 3» L'existence, dans l'Animal adulte, d'un iuterpariétal séparé, qui ne se trouve chez aucun Quadrumane adulte. 3° L'articulation très-grande de l’intermaxillaire et du frontal qui ne sc rencontrent pas chez les Quadrumanes. 4° L'étendue demi-circulaire de l'alvéole de l’incisive inférieure surpassant l'amplitude de celte alvéole dans aucun autre Rongeur, et dont la concavité, comme celle de l'incisive supé-

Heure, contourne le sommet des alvéoles des molaires. 5° Par l'excessive longueur de la partie post-astragalienne du calcanéum, laquelle forme les deux tiers de la longueur de l'os. Cette disproportion de la partie postérieure du calcanéum à la partie aslragalienne est propre aux Rongeurs et aux Édentés coureurs ou sauteurs, les Lièvres, les Écureuils et les Kauguroos. Le rapport de celte proportion dans l’Aye-Aye surpasse le même rapport dans le Kanguroo où il est plus grand que dans tous les autres Mammifères. Cette disposition du calcanéum est précisément l'inverse de celle qui s’observe dans les Makis et les Tarsiers, où c'est au contraire l'apophyse antérieure ou cuboïdienne qui est la plus longue. Le rapport entre l'aire de la section du crâne et l'aire de la section de la face, n'est pas supérieure dans l’Aye-Aye, comme on l’a dit, à ce qu'il est dans la plupart des Sciurus auxquels il ressemble bien plus qu'à aucun Lémurien, par la grandeur de l'ethmoldcel de la fosse elhraoldale. Nous avons fait cette énumération des caractères anatomiques pour faire voir la diffé rence de leur certitude et de celle des caractères extérieurs, et non pas pour contredire certaines vues de classification.

A sa tête plus sphérique, à son museau plus pointu qu'aucun autre Rongeur. l'Aye-Aye se distingue encore des G. voisins par ses grands yeux dirigés en avant; ses oreilles grandes, nues et transparentes, sont larges à leur ouverture et rondes en haut; deux incisives, trèsfortes et comprimées en soc de charrue existent à chaque mâchoire, et sont séparées par une barre, en haut de quatre, et en bas de trois molaires à peu près cylindriques; figure étrangère aux dents des Quadrumanes, toujours quadrilatères, mais qui se retrouve dans les Paresseux et dans plusieurs Édentés. On ne connaît pas encore la figure de la surface de ces molaires.

Les membres de devant sont plus courts que les postérieurs; il y a cinq doigts à tous les pieds; le médius de la main, très-grèle, est surpassé en longueur par le quatrième. Cette particularité, unique dans les Mammifères, a été oubliée dans les Agures de cet Animal. Au pied de derrière, le pouce opposable a un ongle plat comme dans les Singes.

Cet Animal a été découvert par Sonnerai sur la côte occidentale de Madagascar; le nom d'Aye-Aye lui vient de l'exclamation d'étonnement des habitants de la côte de l'Est, quand ils le virent pour la première fois. Ce fait du cantonnement dans une région circonscrite de cette lie, d’un être qui lui est particulier, comme la plupart de ses autres Mammifères, est, en géographie zoologique, l'une des preuves péremptoires que la terre ne s’est point peuplée par la dispersion, à partir d’un point central, d'un petit nombre d*Animaux dont les goûts, d'abord errants, seraient depuis devenus sédentaires.

L’Aye-Aye, dit Sonnerai, le jour ne voit pas ; son mil est roussâtre, et fixe comme celui du Chat-Huant. Il est très-paresseux , par conséquent très-doux. Nous avons possédé le mâle et la femelle; ils n’ont vécu que deux mois. Nous les nourrissions avec du riz cuit , et ils se servaient, pour le manger, de leur doigt grêle, comme les Chinois se servent de baguettes. L’Aye-Aye ne porte

point sa queue droite, mais traînante; tous les poils en sont roides comme du crin; elle est aussi longue que le corps; le reste du pelage est un lainage fauve-clair, traversé sur le dos par de longues soies rudes, brunes, et quelquefois blanches au bout. La femelle a deux mamelles inguioales.

AYENIE. A y enia. bot. G. de la fam. des Buttnériacées, établie par Brown. Son calice est simple, à cinq divisions très profondes, ovales, lancéolées, persistantes; sa corolle se compose de cinq pétales irrégulièrement conformés, et terminés inférieurement |»ar un onglet très-long et très-grèle, qui porte à son sommet une lame plane, horizontale, élargie, presque triangulaire, entièrement soudée par son sommet avec le bord du tube staminal, de manière à ce que leur réunion forme une sorte d'étoile à cinq branches obtuses. La face supérieure de ces pétales est creusée d'une petite fossette longitudinale, au sommet de laquelle on trouve une glande ovoïde, noire et pédicellée; les étamines, au nombre de dix, sont monadelphes; leur tube est long, grêle, entièrement confondu avec le pédicule qui élève l'ovaire, un peu évasé supérieurement. Des dix étamines, cinq sont fertiles, situées à l'extérieur du tube, au dessous de chacun des pétales, vers le milieu desquels elles semblent insérées; leur filet est court, leur anthère est globuleuse, didyme, à deux loges, s'ouvrant par un sillon longitudinal : les cinq autres sont stériles, et se montrent sous la forme de glandes bilobées, sessiles au sommet du tube, alternant avec les pétales- L'ovaire, qui est longuement pédicellé et déprimé, offre cinq côtes obtuses, chargées d'aspérités; il est â cinq loges, qui contiennent chacune deux ovules, attachés latéralement vers leur l>ase. Le style est simple, à peu près de la longueur du tube staminal, et se termine par un stigmate à cinq loties peu profonds. Le fruit est une capsule déprimée â cinq côtes, hérissée, s'ouvrant en cinq coques bivalves et ordinairement monospermes. On connaît quatre esp. de ce G., qui toutes sont originaires du sud de l’Amérique. Très-rapproché du G. Contmertonia, l'Ayenie s'en distingue par ses pétales longuement onguiculés et portant une glande, par ses étamines stériles qui sont sessiles, par son style simple et par son stigmate à cinq loties.

AYER. bot. Rumph. T. v, t. 50. Liane d'Amboine.

AYEZ. bot. S. d'Ail.

AYGIILA. rois. Esp. du G. Labre. /

AYLANTHE. Aylanthus. bot. G. de la fam. des Térébinthacées, établi par Ltesfontaines, d'après un arbre delà Chine que l'on avait jusque-là pris à tort pour le Rhut succcdanea , ou grand Vernis de Japon. Ses fleurs sont diotques ou polygames ; elles présentent un calice à cinq dents et cinq pétales creusés en gouttières ; on trouve intérieurement dans les mâles dix étamines : dans les femelles et les hermaphrodites cinq ovaires libres, ayant chacun un style latéral et unstigmale évasé, et plus tard cinq capsules membraneuses, aplaties, allongées. rétrécies aux deux bouts, échancrées d'un côté, renfermant au milieu une graine osseuse, lenticulaire. Cet Arbre fut nommé Aylanthus glamlulosa, â cause des glandes qu'on observe sous chaque dent aux folioles de ses feuilles pinnées arec impaire. Il est au-

jour d'hui Irès-commun dan» le* pare» et le» jardins d’agrément. On en a depuis fait connaître une autre e*p. à Feuilles pinnée», san* impaire, originaire de l’Inde. C’e*t VA. excelta , Roxhurgh, Corom. tab. 33.

AYLMERIE. Aytmeria. bot. G. de la fam. des Por- (ulacées, qui offre pour caractère» : un calice coloré, biparti; cinq pétale» ; dix étamines membraneuse*, réunie* en un tube hypogyne : cinq extérieures abortive», cinq intérieures opposées aux pétale», portant des anthère* biloculaire* ; un style, un stigmate en tète comprimée; un utricule membraneux sans valve», contenant, au fond, plusieurs graines aplaties. Les deux esp. connue» sont des Herbes vivaces, à tiges cylindriques, géniculées et dichotomes vers le haut; les feuille» sont linéaires, opposées ou verticillées, à stipules scarieuses; les fleur» sont belles et forment des corymbes terminaux. L’Australasie est leur patrie.

AYLOPON. pois. Raftinesque, dans son Ichthyologie sicilienne, a fermé le G. Aylopon de l'Anthias barbier ( La bru s Anthias, L.) de Bloch. kr. Lctjaîi.

AYMIR1 ou AYMIRI-MITI. bot. f'. Ahiri.

AYMOUTABOU. bot. y. Moctabée de la Guiane.

AYRA. ma». Glouton. V . TaÏra.

AYRIMIX1ZA. rois. S. de Bodian.

AYTONIA. bot. Forster a donné ce nom à un G. qu’il a rapporté aux Algues de Linné, mais qui nous parait appartenir à la fam. des Hypoxylons, et être très-voisin des Spturria. Sa description est trop incomplète pour qu'on puisse décider de l’identité des deux G. L’Aylonia ferme des tubercules de la grosseur d’une Lentille sur les rochers. Ces tubercules sont couvert» de poils roides plus ou moins longs, et sont remplis de graines pulvérulentes. Quel est le mode de déhiscence de ce* tubercules ? Forster n’en dit rien. On ne saurait donc décider si ce sont des Sphæria, ou peut-êlrequelque Scie rot tu tu . L’Aytonia de Forster est désignée sous le nom de Rupinîe dans le Dictionnaire de Déterville.

AYl’LAN. bot. S. de Sandoric indien.

AZABACHE. mx. S. de Jayet.

AZaDARACHK.M. bot S. d’Azédarac.

AZADARACHT. bot. V . Azédarac.

AZADIRACHTA. bot. Esp. du G. Azédarac, dont A. de Jussieu, dans son travail monographique sur le groupe des Méliacées. a fait le type d’un G. nouveau auquel il assigne pour caractères : calice à cinq divisions; cinq pétales ouverts; dix étamines ou plutôt leurs filaments réunis par leur base en un tube très-court, qui porte à l’orifice dix anthères oblongues, égales et opposées, à dix lobes réfléchis qui terminent le tubcslaminal; style en forme de colonne; stigmate à trois lobes conotdés; l’ovaire établi sur un disque très-court, à trois loges bi-ovulées; fruit drupiferme réduit par l'avortement à uue seule loge monosperme. L’Azadirachla (Cuv. Disser. tab. 108 ; Gærln. t. 103) est un Arbre de l'Inde, qui conserve constamment ses feuilles une fois pinnée*; ses fleur* sont petites et d'un blanc pourpré.

AZALA. bot. S. Turc de Garance.

AZALÉE. Asalea. bot. Ce G., de la fam. des Rbodoracées de Jussieu, contenait plusieurs esp. exotiques et une seule indigène, dont le port est très-disparate et le caractère un peu différent. C’est ce qui a engagé Des-

vaux à en séparer cette dernière et à en faire un G. nouveau sous le nom de Loiseleuria. Si l’on adopte cette division, on aura donc deux G. au lieu d’un seul, et caractérisés de la manière suivante :

Loiselevbia : calice à cinq divisions égales; corolle à.peu près en ferme de cloche et régulièrement quinquéfide; cinq étamines insérées par leurs filets au bas de la corolle, dressées et incluses, dont les anthères s'ouvrent longitudinalement; style droit; capsule à deux loges, quelquefois à trois, suivant Gærtncr, et déhiscente au sommet. Il ne comprend qu'une esp., VAsalea procumbens, sous-Arbrisseau des Alpes, dont les tiges sont couchées, les feuilles opposées et contractée* en leur bord, les fleurs en cymcs terminales.

Azalea : calice à cinq divisions inégales; corolle infundibuliforme, irrégulièrement quinquéfide; cinq étamines insérées sous le pistil, saillantes, dont les filets sont arqués, et dont les anthères s'ouvrent par deux pores au sommet ; style recourbé; capsule à cinq loges. Dans ce G. seront conservées les esp. d'Azalea exotiques. Ce sont des Arbrisseaux ou des sous-Arbrisseaux à fleurs le plus souvent solitaires aux aisselles de feuilles alternes. On en connaît une delà Laponie, une du Japon, une de l'iudc, plusieurs de l’Amérique sept. Ce sont celles-ci qu’on a pris soin particulièrement de multiplier dans les jardins, à cause de la beauté de leurs fleurs et de leur odeur agréable. Telles sont les A. riscosa, glauca , nutliflora, etc. Nous citerons encore VA. pontica, qui croit dans l’Asie-mineure, et dont la corolle, d'un beau jaune, exhale une odeur que l'on compare à celle du Chèvrefeuille, mais qui est plus pénétrante. Depuis peu les botanistes anglais ont réuni le G. AsaleaauG. Rhododendron, dont les esp. se lient réciproquement par une dégradation insensible.

AZARA. bot. G. établi par Ruiz et Pavon, et dédié à un savant Espagnol, Don Joseph de Azara. Caractères : calice monosépale présentant de quatre à six divisions ovales et aiguës, qui, réfléchies dans la fleur, se redressent et persistent autour du fruit. On ne trouve pas de corolle; elle parait remplacée par un grand nombre de filets fins et courts, que tes auteurs nomment nectaires. Ceux des étamines s'insèrent au même réceptacle sur un cercle concentrique, au nombre de vingt-deuxà trente-six ; ils sont plus longs du double A peu près, et portent des anthères arrondies, didymes, à deux loges, s'ouvrant par une fente longitudinale. L’ovaire estlibre, à cinq angles peâ marqués; le style subulé, les stigmates sont obtus, lise change en une capsule uniloculaire, surmontée parle style, pulpeuse et contenant au dedans une seule loge dont la surface interne est parcourue dans sa longueur par trois placentas où s’attachent des graines nombreuses. On en a décrit, d'après Ruiz et Pavon, trois esp. originaires du Pérou et du Chili, à liges ligneuses, à feuilles géminées, inégales, entières ou dentées, d’une saveur amère ; à fleurs odorantes, disposées en corymbe dans une espèce, en épi dans une autre, en ombelle dans la troisième.

Ce G., d’après la description et les figures qu’en donnent ceux qui l’ont établi, est très-voisin de VAbatia dont il diffère par la couleur verte du calice, la ferme arrondie des anthères didymes, la substance charnue du

fruit et l'absence de stries sur les graines. Ces deux G. n'ont pas ét** classés jusqu'ici avec certitude dans une famille naturelle. Venlenat penche à les ranger dans celle des Samydées qu'il a établie, et ne parait arrêté que par l'opinion de Ruiz et Pavon même, concernant leur analogie avec le Prorkia. « La connaissance de » l’organisation des graine* de ces G. et des Chœtocra- » te n, ajoute-t-il, pourra seule déterminer s'ils ont une » plus grande affinité avec les Rosacées qu’avec les Sait mydées. • Mais il y place sans aucun doute YAnav inga ou Casearia, et L.-C. Richard regardait celui ci comme étant peut-être congénère de l'Azara. Voisin de VAbatia et des Prockia, il devrait sans doute prendre place avec ces G. dans la nouvelle fam. des Bixinées de Kunth.

AZE. mai. S. d’Ane.

AZÈBRE. m am. S. de Zèbre, y. Cbival.

AZEBUCHE. bot. S. d'Olivier sauvage, dans les parties méridionales de l'Espagne oit cet Arbre croit naturellement. Il y forme des buissons épais : ses feuilles, plus vertes que dans l’arbre cultivé, sont fort petites; le fruit est aussi très-peu considérable. L'huile qu’on a essayé d’en extraire est. dit on, amère.

AZÉDARAC. Melia. bot. G. de la fam. des Méliacées, qui lui doit son nom. Il renferme des arbres à feuHles pinnées avec impaire ou bipinnées , à fleurs disposées en panicules axillaires : leur calice est très-petitel quinquéfide ; leur corolle composée de cinq pétales oblongs; leurs fllets sont réunis dans un tube cylindrique terminé par dix petites dents, à la base intérieure desquelles sont attachées autant d'anthères, petites, disposées sur deux cercles, l'un plus haut, l’autre plus bas; il y a un seul style terminé par un stigmate capité. Le fruit est une drupe sphérique renfermant une noix sillonnée, à cinq loges monospermes.

Le Melia Azedarach, L.; Cavan. Dis*.; Lam. III. tab. 352, croit dans le midi de l’Europe. 11 acquiert de vingt à trente pieds d'élévation. Ses feuilles sont bipinnées; ses fleurs, de couleur lilas, exhalent une odeur agréable; ses fruits sont ronds, charnus et jaunes. — Le Melia sempertirena de Swartz. regardé par plusieurs comme une variété du précédent, en diffère par sa lige moins élevée, ses rameaux plus grêles, ses fleurs et ses fruits plus petits, ses folioles au nombre de sept et ridées. On le trouve aux Indes et aux Antilles. — Le Melia composiia, qui croit dans l’Inde, se fait remarquer par la couleur de ses rameaux, qui tire sur le noir, et par le duvet de ses fleurs.

Les fruits du Melia Asedarach paraissent avoir une qualité vénéneuse, et doivent faire périr le Poisson comme fait la coque du Levant, du moins c'est ce que nous autorise à croire l'anecdote suivante dont nous garantissons l'authenticité. Il existe dans la ville de Santa-Maria-dcl Puerto, vis-à-vis Cadix, une fontaine dont l'eau contenue dans d'assez grandes auges de pierre, qu'on avait soin de laisser toujours remplies, devint sensiblement malsaine durant le séjour que flt l'armée française en Andalousie pendant la guerre de 1808 à 1813. Ces troupes conquérantes, qui embellissaient les lieux mêmes où elles ne comptaient pas s'établir. avaient planté aux environs de la fontaine de Santa-

Maria, des Azédarachs assez grands, destinés à lui donner de l'ombrage et à parfumer ses abords. Un apolhicairedu pays, très instruit et fort habile botaniste. Don F. Gultierez, attribua la mauvaise qualité de l'eau aux fruits du Melia, qui tombaient en abondance dans les auges, et conseilla d'arracher les arbres qui les produisaient. ce qui arriva précisément à l'époque de l'évacuation de l'Andalousie par les Français. La suppresi sion des Azédarachs rendit à l'eau toute sa pureté; et le clergé, profitant de la circonstance, venant exorciser la fontaine en grande pompe, comme on la nettoyait, proclama cet événement comme un miracle qui signalait la délivrance de l’Espagne.

AZÉDARACHS. bot. Même chose que Méliacées. F. ce mot.

AZERBES. bot. Nom d’une esp. de Muscade sauvage, oblongue et sans saveur.

AZEROLIF.R. bot. V. Alisikb.

AZIER-MACAQUE. bot. S. de Melaatoma racemosa.

AZIMA. bot. Lamarck a figuré sous ce nom (III. tab. î 807). et l'Héritier sous celui de Monetia i knicrioides ,

J un Arbrisseau qui croit aux Indes et au Cap. Il est trfs- I rameux; ses feuilles sont toujours vertes, opposées,

! aigues et piquantes à leur extrémité, et à leur aisselle se trouvent une ou plus souvent deux épines, qui sont ainsi opposées ou verticillées par quatre. Les fleurs sont : axillaires, scssiles, solitaires et petites; elles présentent un calice monosépale, dont le tube est ventru, et dont le limbe se réfléchit en trois ou quatre divisions aiguës et inégales, avec lesquelles alternent quatre pétales plus longs qu'elles, également étalés et linéaires-lancéolés; quatre étamines, dont les filets dressés, recourbés au sommet, épaissis à la base, insérés au réceptacle, égalent la longueur des pétales, et dont les anthères sont sagittées et incumbantes; un ovaire libre, de forme à peu près conique, terminé par un style court, un stigmate simple et ajgu. Le fruit est, selon Lamarck, une capsule globuleuse, à une seule loge, contenant deux graines orbiculaires et comprimées, dont une avorte souvent; et, selon Gærtner fils (pag. 247, tab. 223), une baie à deux loges, dont chacune renferme une graine unique, à périsperme blanc et charnu, logeant à son centre un embryon de même couleur, dont les lobes sont orbiculaires, la radicule infère et courte. Cette pl., classée daqs la Tétrandrie Monogynie de Linné, ne peut l’être encore avec certitude dans aucune des familles établies. De Jussieu indique son affinité avec les G. StrychnOê et Car in sa, dont elle s'éloigne d’une autre part en ce qu’elle est polypétale. Willdenow cite comme congénères, sous le nom de Monetia diacantha, les Arbrisseaux décrits et figurés dans les planches 36 et 37 de Y Hortus tnalabaricus sous les noms de Kanden-Kara et Tsjcru-Kara , rapportés par Jussieu au G. Canthium de la fam. des Rubiacées.

AZIMÈNE. bot. S. de Volkamicr.

AZIO. rois. S. de Squale Aiguillât.

AZOLLK. Azolla. bot. G. établi par Lamarck, qui en a décrit une seule espèce sans fructification, sous le nom d 'A. filiculoides. Willdenow, qui parait n’avoir vu que des fructifications en mauvais état, lui a donné un caractère vague qui s’appliquerait également au

BAR

G. Salvinie; c’est à Brown que nous devons la connaissance exacte de la structure de cette pl. ; il en a donné une description et une figure excellente dans ses Remarques sur la botanique des terres australes (tab. 10), mais qui laisse encore quelques doutes sur les fonctions des divers organes de cette pl. On trouve aux aisselles des feuilles supérieures, et le long de la tige principale, des involucres de deux sortes, mais également composés d'une membrane mince, translucide. Les uns renferment deux capsgles biloculaires , qui s’ouvrent chacune transversalement, au moyen d’une sorte de coiffe analogue à celle des Mousses. La loge supérieure contient de six à neuf corps anguleux, solides. dont l'usage est tout à fait inconnu. Ces corps sont fixés à un axe central, creux, frangé à son extrémité supérieure, qui sert peut-être d'orifice à la loge inférieure. Celte loge inférieure parait fermée de toute part ; elle est remplie d'un liquide laiteux qui se change ensuite en une matière pulvérulente. Brown regarde ces sortes de capsules comme remplissant des fonctions analogues à celles des étamines. Les autres involucres sont composés d’une membrane double, et renferment un nombre considérable de capsules sphériques, pédicellées et attachées au fond de l’involucre interne. — Les dapsules contiennent six à neuf graines anguleuses, qui ne semblent adhérer à elles par aucun point, et dont les radicules font saillie au dehors.

Les pl. de ce G. flottent sur les eaux stagnantes, et ont l'aspect des Jungermannes; elles forment de petites rosettes, à rameaux rayonnants ou pinnés, à feuilles arrondies ou obovales, souvent membraneuses sur les bords, imbriquées plus ou moins exactement autour de la tige. De l'aisselle de ces feuilles partent de longues radicules, qui, comme ccllesdes Salvinies et des Leinnas, sont libres dans l’eau. On en connaît quatre esp. : deux habitent la Nouvelle-Hollande, ce sont les A. pinnata et A. rubra de Brown; il n'y a que ces esp. dont la fructification soit connue exactement, Une troisième se trouve aux États-Unis; c’est VA. caroliniana de W.; une autre croit dans différents points de l’Améri-

que mér.; mais il est probable que, sous le uom A' A. magellanica, qu’on a donné à cette dernière espèce, on en a confondu plusieurs. Ainsi, les échantillons, rapportés de Santa-Ké-de-Bogota par Bonpland, paraissent assez différents de ceux qui ont été trouvés par Cominerson à Monte-Video.

AZORELLE. Asorella. bot. G. de la fam. des Ombellifères, Pentandric Digynie, L., formé parLamarck (III. t. 180) Les détails de la fructification ont été soigneusement représentés par A. Richard (Ann. génér. des Sciences phys. T. iv, pl. 2), comparativement avec ceux des G. Bolax, Fragosa, Bowlesia et Spananthe,

| qui n'en sont pas moins rapprochés qu’Hydrocotyle. Ses j caractères sont : fleurs polygames, ayant les styles beaucoup plus longs que les pétales ; le fruit rugueux, presqu'à trois côtes, couronné par les dents du calice, ovale et comprimé; l'ombelle simple, imparfaite et coin- I posée d’un très-petit nombre de fleurs. L’esp. fort hum- , ble, qui sert de type au G., a été rapportée par Commerson des rives du détroit de Magellan. Gærtner en 1 avait formé avec les Botax le G. Chamisis ; mais A. Richard a bien démontré que le G., dont il est question, devait être conservé.

AZOTE. V. Air etGxx.

AZIT.HE BOT. y. AltBCCBE.

AZULAM or AZt LAN. ois. Esp. du G. Gros-Bec.

AZÜL-LEXOS. ois. S. de Gros-Bec bleu.

AZUR. ois. Esp. du G. Gobe-Mouche.

AZl’R DE CUIVRE, mir. N. vulg. du Cuivre carbonaté bleu.

AZUR (Pierre »’). *ib. y. Lazuliti.

AZURI. ois. $. vulg. d'Étourneau.

AZUR1N. ois. Esp. du G. Brève.

AZURITE. ai*. Ce nom a été donné à deux substances minérales, qui ne se ressemblent que par la couleur semblable à celle du bleu d'azur; ce sont : la Klaprothile et la Lazulite de Werner.

AZUROR. rois. Esp. du G. Cæsio.

AZOBOUGE. ois. Esp. du G. Gros-Bec.

AZUVERT. ois. Esp. du G. Gros Bec.

BABA. ois. S. vulg. de Pélican blanc.

BABAN. ns. N. vulg. des Thrips.

BABATA.MB1 oc BABATEMBI. bot. S. vulg. de Trioptéride.

BABATU. bot. S. vulg. de Ciguë.

BABEURRE, zool. On donne ce nom à la partie liquide, qui résulte du lait dont on a séparé, le beurre, par l’agitation ou le battage ; aussi celle partie que l'on emploie à la nourriture des Hommes et des Animaux, est-elle vulgairement nommée Lait-Battu. C’est un mélange de sérum et de fromage ou matière caséeuse; si parla filtration on enlève celle matière, le liquide, devenu clair, prend le nom de Petit-Lait et devient une boisson rafraîchissante et légèrement purgative.

Le Petit-Lait évaporé avec soin, puis abandonné au repos, laisse précipiter une multitude de cristaux blancs, que l’on nomme Sel ou Slxbe de lait.

BABlANE. bot- G. établi par Bellenden Ker aux dépens de quelques espèces des G. Glayeul et Ixie. Son caractère essentiel consiste dans une spathe à deux valves, dont l’intérieure bifide; la corolle est tubuleuse, avec six découpures au limbe; le tube est turbiné vers l’orifice', les étamines sont dressées; les stigmates cunéatoligulés, condupliqués et entiers; le fruit consiste en une capsule coriace, suhovale et polysperme, dans laquelle les graines sont disposées sur deux rangs. D'après le faciès général, les Babianes sont des pl. herbacées qui ne s’élèvent guère au delà d’un pied ; la plupart sont

BAC

BAC

velue* ; leur souche est un tubercule ovale-allongé, revêtu de plusieurs tuniques brunes. Les feuilles sont plus ou moins roides, longues, ensiformes, nervurées et plissées, ordinairement terminées par une pointe acérée et dure, engainantes à leur base. La tige est simple ou rameuse, grêle ou ferme, rarement plus longue que les feuilles; elle est terminée par un épi lâche et penché ou plus dense, et alors imbriqué dans une double direction ; les fleurs sont assez grandes et toujours d'un bel aspect ; les anthères sont mobiles, inlrorses en dessous des stigmates. Les graines sont peu nombreuses, d’un pourpre noirâtre, d’une forme qui se modifie sur celle que prend la pulpe en se desséchant. Le nom que Bellenden Ker a imposé à ce G. dérive de l’expression hollandaise Babianer , admise vulgairement par les colons du Cap, qui ont observé que les Baboins, grandes esp. de Singes cynocéphales, font leur nourriture favorite des bulbes de ces pl„ qu'ils déterrent avec une extrême adresse. Parmi Ica quinze à vingt esp. de Babianes, on remarque surtout pour l'élégance de leurs corolles, les B. stricto, plicata, cilla ao, disticha, sutfurea , tubiflora, etc.

BABILLARDE. ois. Esp. du G. Sylvie.

BAB1XGTOMTE. mix. Levy a donné ce nom à une substance d'un vert noirâtre, éclatante, cristallisant en prisme rhomhoïdal-oblique, rayant la Chaux phosphatée, rayée par le Quartz, fusible au chalumeau en verre noirâtre. Elle a donné à l'analyse : de la Silice, des Oxides de fer et de manganèse, de la Chaux et des indices d'Acide litanique. On l’a trouvée en petits cristaux disséminés sur des cristaux d'Albite avec Amphibole et Feldspath rouge, formant une sorte de porphyre, à Arendalen Norwège.

BABIROUSSA. mai. Esp. du G. Cochon.

BABOON. mai. S. de Babouin.

BABORA. bot. S. de Cucurbitacées.

BABOSA-QU1NADO. bot. S. de Cissus quadrangulaire.

BABOl'CARD. OIS. y. MARTIX-PtClUtllB.

R ABOLI N. ma*, y. CyxocRpbalb.

BABYRL’SSA. mai. Babiboussa.

BACA. bot. y. B*a.

BACAt) or BACAUVAN. bot. Manglier des Philippines dont l'Héritier avait formé un G. sous le nom de Bruguicra.

BACAZIE. Bacazia. bot. Ce G., proposé par Ruiz et Pavon, appartient au groupe des Labiatiflores établi par De Candoile dans la fam. des Synanthérécs; il fait partie de la Syngénésie Polygamie égale, L. Voici les caractères qu’on lui assigne : involucre ovoïde, formé d’écailles imbriquées et scarieuses; phorante garni de soies ; un seul fleuron central tubuleux, très-grand et stérile; environ huit demi-fleurons situés extérieurement, hermaphrodites et fertiles, plus longs que l’invoiucre, à quatre dents. Leurs fruits sont anguleux et couronnés par une aigrette plumeuse. Ce G., encore fort mal connu, renferme deux esp. qui sont de petits arbustes originaires des Andes du Pérou.

BACBAKIR1. ois. Esp. du G. Pie Griècbe.

BACCANTE. bot. y. Bacchabide.

BACCARFO. mam. Animal de l’indoustan, que l’on dit

avoir de la ressemblance avec le Daim, dont la chair a du rapport avec celle du Porc, et qui, conséquemment, pourrait bien être le Cerf Axis.

BACCAULAIRE. bot. Quelques botanistes ont désigné par cette épithète, le fruit charnu composé de plusieurs ovaires distincts, en forme de baie, et provenant d’une seule fleur; ces ovaires sont ordinairement portés sur un polyphore non charnu, peu apparent.

BACCAL’RÉE. Baccaurea. bot. Loureiro a décrit sous ce nom, un G. de pl. qui contient trois arbrisseaux originaires de la Cochinchine, et qui se distinguent par les caractères suivants : leurs fleurs sont apétales, dioïques et en épis allongés; les mâles ont un calice profondément quinquéparti, six à huit étamines, et un pistil rudimentaire; dans les fleurs femelles, le calice se compose de cinq sépales distincts; l’ovaire est arrondi et à trois loges; le stigmate est sessile et lenticulaire. Le fruit est une baie allongée ou arrondie, d'une belle couleur jaune dorée (de là le nom de Baccaurea qui a été imposé à ce genre ). Les trois esp. décrites par Loureiro ont les feuilles éparses, ovales, lancéolées. On les cultive dans les jardins. Leurs fruits ont une saveur aigrelette, assez agréable.

BACCHA. ixs. G. de l’ordre des Diptères, établi par Fabricius, et qui fait partie de la fam. des Syrÿhes. Caractères : tète fort convexe antérieurement; cavité bucale étroite; bords très-peu saillants; trompe à lobes terminaux allongés; palpes courtes, un peu renflées et pubescenles à l'extrémité; front assez large; troisième article des antennes assez grand et élargi ; yeux nus ; corps grêle, abdomen pubescent, rétréci à la base, avec le premier anneau très-court, épais et rétréci postérieurement; le deuxième très long, menu et cylindrique ; pieds grêles, avec le premier article des tarses postérieurs légèrement renflé à sa base; cuillerons petits; balanciers découverts ; cellule marginale des ailes droite, élargie â l’extrémité; la sous-marginale est droite, et les quatre postérieures distinctes. Le B. clongata de Fab. est le type de ce G. fort peu nombreux. C’est un Insecte assez commun dans nos contrées, et qui se fait aisément reconnaître à la ténuité de son corps qui est d'uu vert métallique; deux bandes fauves ornent l'abdomen; l’écusson est d’un bleu fort vif. Il a sur les ailes un point obscur; les pieds sont fauves de même que les antennes. Taille, 4 à 5 lignes.

BACCHANTE, ms. Esp. du G. Satyre.

BACCHANTE, bot. y. Baccha ride.

BACCHABIDE. Baccharis. bot. G. de la fam. des Synanthérées. placé par H. Cassini dans sa tribu des Aslérées. Il présente des fleurs ordinairement diolques, surtout dans les espèces frutescentes; un involucre ovoïde, allongé, formé d'écailles imbriquées; le pboranthe est nu ou garni de quelques squammules; les fleurs mâles sont infundibulaires, â cinq loges régulières; le tube anlhérifère est saillant; les fleurs femelles sont tubuleuses, non évasées au sommet qui présente quatre ou cinq petites dents rapprochées; le fruit est couronné par une aigrette simple, sessile, dont les poils sont légèrement barbus. — Le G. Baccharis est trèsvoisiu du G. Conyux avec lequel plusieurs auteurs, et, entre autres, Desfontaines, l'ont réuni. Mais il s'en dis-

BAC

l influe surtout par ses Heurs cliniques, tandis qu'elle* sont hermaphrodites et femelles, dan* un même involocre. chez le* Conyze* qui ont de plus l'aigrette formée de poil* entièrement simple*. On doit réunir aux Rnccharide* le* esp. du G. Molina de Ruiz et Pavon, qui n'en diffèrent aucunement. On compte aujourd'hui plus de quatre-vingt* esp. du G. qui nou* occupe; elle* sont dispersées dan* presque toute* les régions du globe, à l’exception de l'Europe; le plus grand nombre est originaire de l’Amérique australe.

On cultive dan* le* jardins la B. de Virginie ou Séneçon en arbre, B. halintifolia, Arbrisseau diolque, de dix ù douze pied* d'élévation, dont le* feuilles sont persistantes. ovales, dentées, blanchâtres, et dont le* fleurs, d’un blanc rosé, forment un corymbe terminal. , Elle est originaire de l’Amérique sept., et passe l'hiver en pleine terre, à Pari*. — On cultive également la B. à feuilles de laurier rose, B. neriifotia, originaire des mêmes contrée», moins élevée que la précédente, et en différant surtout par *es feuilles étroites, lancéolées, aiguës, légèrement ferrugineuses ; ses fleurs sont blanches et forment des grappes terminales. Elle doit être abritée dans l'orangerie, pendant les grands froids.

BACCHAROIDES. bot. La pl. désignée d’abord sou* ce nom par Linné, dans sa Flora zerlanica , qu'il a ensuite nommée Conrxa anthelmintica, et que Willdenow a placée dans le G. Femonia , forme le G. Ascaricide deCassini.

BACCHOS. ins. Esp. du G. Attelabe.

BACCIENS. bot. Fruits charnus, formés de la réunion de plusieurs ovaires, mais conservant toujours de l’analogie avec la baie ; tels sont les fruits de la Ronce et du Genévrier. Le professeur Mirhel étend cette dénomination à tous les fruits simples, succulents, contenant plusieurs graines, et qui forment le septième ordre de la première classe de sa Méthode artificielle pour la classification des fruits.

BACCIFER. bot. Végétal dont le fruit est une haie.

BACC1LLAIRE. min. On entend sous cette qualification spécifique, des prismes arrondis, chargés de cannelures longitudinales, ressemblant par leur agglomération à des faisceaux de petites baguettes.

BACC1VORF.S. ois. Vieillot a donné ce nom à sa seizième fam. des Oiseaux Sylvains, Anisodactyles, qu’il suppose se nourrir de baies.

BACHA, ois. Esp. du G. Faucon.

BACHA DE MER. pois. S. vulg. de Triure Bougainville.

BACHALA. bot. S. d ' Amaronthus oleraceun, L. — Esp. fort commune dans presque toutes les parties du glohe.

BACHALADO. pois. F. Bacalado.

BACHAO, BACHAS oc Bl'CHO. V . Bacaü.

BACHE, bot. Aublet dit (Obs. sur les Palm. deGuian., p. 103) : • La Bâche est le seul Palmier que j’aie rencontré de son esp. : son tronc est fort dur, ses fibres longitudinales sont noires et solides; il s’élève à trente pied* et plus, sur deux et plus de diamètre. 11 est comme triangulaire. Ses feuilles, en éventail, ont cinq pieds de largeur. Les fruits, portés sur un régime Lrès-branchu et fort grand, sont de la grosseur d'une pomme moyenne;

1 niCT. MS SCIENCES NAT.

BAC 401

leur coque est lisse, vernissée et comme couverte d’é* cailles. * Une pareille description, toute incomplète qu’elle est, autoriserait à regarder la Bâche comme appartenant au même genre que le Raphia de Madagascar; mais Kunlb (in Humb. et Ronp.) la rapproche du Macaricia. Le fruit fournit à la nation des Maïes un aliment qu'Aublet compare au pain. Son tronc sert à la construction des carbets; le pédicule ou stipe des feuilles, à border les bateaux. Le fil qu’on tire des folioles est très-fort; on en fait des hamacs et des pagnes. Les Perroquets sont friands de son fruit, et c’est sur cct arbre qu’on leur tend ordinairement des pièges.

BACHEBO. ois. N. vulg. du Pic vert.

BACILF. Crühmum. bot. Fam. des Ombellifères; Pentandrie Digynie, L. Ce G. présente les caractères suivants : son involucre et ses involucelles sont composés de plusieurs folioles; les pétales sont d’un blanc jaunâtre, un peu roulés; le fruit est ovoïde, couronné par les dents du calice; il est spongieux et strié. Ses fleurs forment des ombelles hémisphériques, composées d’un grand nombre de rayons.

B. habitue, C. maritimutn, L. , vulg. appelée Perce-pierre ou Passe-pierre ; elle croit sur les rochers aux bords de la mer. Ses feuilles sont épaisses, charnues et profondément découpées; on les confit au vinaigre avec l’Estragon.

BACILLAIRE. Bacillaria. inf. G. très-ambigu, formé d’abord par Muller, et que cet observateur a réuni par la suite aux Vibrions, sans qu'on en puisse trop expliquer la cause, puisqu'il n’existe aucun rapport naturel entre ces êtres. Les Bacillaires sont des Animalcules mycroscopiques, dont le corps, linéaire, simple, cylindrique et égal dans toute sa longueur, s’adapte, dans les esp. sociales, à celui de l’individu voisin, soit dans toute sa longueur, soit par l’une de ses extrémités seulement, de manière à présenter dans leur réunion une figure carrée, une longue ligne articulée ou diversement brisée, enfin toute autre disposition intermédiaire. Ce G. est assez nombreux ; une seule esp. était jusqu’ici connue; Muller l’observa le premier en grande abondance sorYUlca latissima des rives du Danemarck.

B. paradoxale. B.paradoxa , Mull. ; Kleine, Skriffen. Nov . act. Stock. T. 1, tab. 1, f. 1-8. Gmel., Sxst. nat. XIII. T. 1, part. 4. 3903; Fibrio ( paxillifer ) flar esccnSj paleis gregariis mullifariam ordinalis , Mull., Inf. p. 54, t. 7, fig. 3-7; Vibrion Porte-pieu. Encyc. Vers, iltustr. p. 11, pl. 5, f. 10-90. C’est avec la lentille, d’une ligne de foyer, (fbel’on commence à bien reconnaître toute la singularité de celle production, dont nous n'avons pas vu plus que Muller des individus séparés de leur série, et exerçant séparément le» mouvements à l'aide desquels ils raccourcissent, allongent et brisent les figures qu'ils se donnent en commun. Le B. commuais est l’espèce la plus commune dans les eaux douces des environs de Paris. Le G. Bacillaire se distingue des Echenilles qui sont coniques ou amincies par un bout, ainsi que des Lunulaires et des Navicules qui sont amincies par les deux extrémités. 11 n'offre aucun rapport avec l’Arthrodie de Raffinesque.

BACILLAR1ÉES. inf. Famille obscure dont Bory de St. Vincent propose l'établissement dans les dernières

BAC

BAC

limites du Règne Animal, parmi les êtres macroscopiques, improprement et provisoirement nommés Infusoires; elle se com posera d'Animalcules, dont les uns sont doués de mouvements individuels très-décidés , et les autres de mouvements qui ne s'exercent que dans une sorte de réunion sociale d'individus diversement groupés. La plupart des Racillariécs ont de tels rapports d’apparence avec la première division des Arllirodiées de Bory, les Fragillaires, qu'il est, au premier coup d’oeil, difficile de les en distinguer : mais un plus grand développement de vie animale parait légitimer la séparation. Leurs caractères consistent dans leur corps transparent, roidc, nageant et agissant par balancement et par glissement. Ce corps est cylindrique ou comprimé sur un seul côté ou sur les deux, égal ou aminci aux extrémités, linéaire, cunéiforme, aigu, tronqué ou obtus, en général marqué de points globuleux ou de teintes jaunâtres. Les G. qui composent la fam. des Bacillariées, et â l'article desquels on trouvera de plus amples détails, serout répartis dans les deux ordres suivants :

ï Corps de chaque individu parfaitement simple.

a. Esp. vivant souvent en société.

J. Bacillaire. Bacillaria , Mull. Corps linéaire, cylindrique, égal dans toute sa longueur, adapté à celui de l’individu voisin, soit dans cette longueur, soit par l'une des extrémités seulement. Le Fibrio paxillifer de Muller, Inf. p. 54, t. 7, f. 3-7, est le type de ce G., dont les esp. sont indifféremment marines ou d’eau douce.

II. ÉcHiKELLE. Echinella . Lyngbye a donné ce nom au deruier G. qu'il a établi dans son excellent ouvrage sur les Algues aquatiques du Danemarck, comme une sorte de Chaos où cet auteur semblait confondre des êtres dont la véritable organisation lui échappait. Bory l'a restreint à l'un des G. de la fam. des Bacillariées, dont les caractères consistent : en un corps cunéiforme, transparent, nageant isolément, ou se collant à d'autres individus de manière à paraître doubles, triples ou en forme d'éventail ; les Échinelles se fixent par l'une de leur» extrémités sur quelque corps étranger, quand l'animal, ne nageant plus, devient immobile; fixées sur des Conferves elles ont causé l’erreur des auteurs de la Flore danoise, qui ont figuré comme des esp. nouvelles du G. Couferve. des individus figurés ailleurs et sous d'autres noms. V Echinella cuneata de Lyngbye est le type de ce genre.

fi. Esp. vivant toujours isolées.

III. Navicoli. Navintta, B. Ce nom est emprunté de la forme des Animalcules auxquels Bory l’applique, et dont le corps ressemble à une navette de tisserand; ce corps linéaire, comprimé, au moins >ur un côté, est aminci aux deux extrémités. Le Fibrio tripunctatus de Muller est le type de ce G., dans lequel rentre VEchinelln acuta de Lyngbye, et l'Animalcule que Gaillon a reconnu être la cause de ce qu’il appelle Firidité des Huit res. F. Matière végétative.

IV. Lirulixe. Lunulina, B. La figure qu'affectent les Animalcules de ce G. leur a mérité le nom par lequel nous les désignerons désormais. Moins agiles que ceux du G. précédent, ils doivent peut-être l'immobilité qui leur est le plus ordinaire à celle courbure par la-

quelle leurs mouvements sont gênés; ils sont simples, amincis aux extrémités, comprimés et contournés en forme de croissant. Quelques esp. sont vertes, et ce sont les seules de celle couleur parmi les Bacillaires. Le Fibrio Lunula de Muller est le type de ce G. dans lequel rentrent les individus représentés par Lyngbye, dans le bas de sa fig. C, pl. 70, sous le nom d’ Echinella oliracea.

■f-j- Corps de chaque Animalcule conique, et porté sur un stipe simple ou rameur dont il se détache parfois. Un seul G. rentre jusqu'ici dans celle section.

V. Styll aire. Styllaria , B. Les caractères consistent en un stipe translucide, inarticulé, simple, ou divisé en deux ou trois branches , à l'extrémité desquelles se développent des corps cylindriques, cunéiformes ou semblables aux urnes d'un Splachnum; corps qui, se détachant à une certaine époque, nagent avec plus ou moins de vélocité. On pourrait considérer les Styllaires comme des Échinelles slipilées. Les Echinella geminala , paradoxa et cuneata de Lyngbye rentrent dans ce G. que l'on aurait placé dans la division des Zoocarpées de la fam. des Arthrodiées, à côté d'Anthophysis. si les Styllaires n’étaient entièrement dépourvues d'articulations dans toutes leurs parties.

BACILLARIENS. BaciUariœ. irfcs. Ehrenberg a aussi établi une fam. d'infusoires, sous ce nom, dans sa distribution méthodique de ces Animalcules; elle se compose de tous ceux qui étant cuirassés, ont le corps pourvu de prolongements pseudopédiformes, variables, et se divise ainsi qu'il suit :

A. Animaux libres, jamais fixés.

a. Solitaires ou bien agglomérés.

Enveloppe plus longue que large. G. Nacicula.

ff Enveloppe plus large que longue. G. Euastrnm.

b. Réunis en forme de rubans polymorphes. G. Bacillaria.

c. Réunis en faisceaux et non polymorphes. G. Fragilaria.

d. Réunis en éventail; sans pieds. G. Exilaria.

B. Animaux fixés dans le jeune âge, ensuite libres.

a. Sesaile*. G. Synedra.

b. Pédiculés, souvent dichotoroes. G. Gomphonema.

c. Pédiculés; corps rétréci à ses deux extrémités. G. Cocconema.

d. Pédiculés; réunis en éventail. G. Echinella.

BACILLE, ms. Bacillus. Orthoptères; fam. des Sauteurs. G. formé aux dépens des Spectres, par Lepelletier et Serville, pour ceux de ces Insectes qui, dépourvus d'ailes, ont les élytres. lorsqu'elles existent, toujours très-courtes dans les deux sexes ; les antennes sont trèscourtes, grenues, en forme d’alène; prothorax plus court que le mésolhorax; corps et pattes longs et linéaires.

BACINEToc BASSINET, bot. S. vulg. de Renoncule bulbeuse.

BACIUCCO et BATICULA. S. de Bacile maritime.

li A CK LL YS ou BACKELEYS. max. Nom que donnent les Hottentots à des Boeufs d'une race particulière, que Kolbe dit être employés à la garde des troupeaux, comme les Chiens le sont dans la plupart des autres contrées du globe.

BAC

BACONE. liaconia. bot. G. établi par De Candolle dans la fam. des Rubiacées, Télrandrie Monogynie, I.., pour un Arbrisseau originaire de Sierra-Leone. dont les feuilles sont opposées , les stipules réunies en gaine à leur base, et dont les fleurs Forment une sorte de corymbe terminal , composé de pédoncules trichotomes. Ses caractères distinctifs sont : un calice urcéoléàqiiatre lobes, soudé avec l'ovaire qui est infère; une corolle régulière infundibuliforme. à limbe ouvert et quadriparli, ayant l'entrée du tube garnie de poils assez longs. Les quatre étamines sont presque sessiles : leurs anthères sont longues et saillantes; l'ovaire est surmontéd'un style et d’un stigmate simples ; le fruit est une baie presque sèche, renfermant deux graines convexes du côté externe, planes du côté interne. Ce G. a du rapport avec les Faramœa d’Aublet, Ixora , L. et Paretta, L.

BACOPE. Bacopa. bot. Aublel a décrit et figuré (Union. 1, p. lit), t. 4U) sous le nom de llacopa aquatiia, une petite PI. originaire de la Guiane, où elle croît sur le bord des ruisseaux, et dont les tiges sont herbacées, les feuilles opposées en croix et atnplcxicaules, les fleurs pédonculées, solitaires aux aisselles des feuilles. Celte PI. constitue, dans la fam. des Portulacées. un G. offrant pour caractères : un calice à cinq divisions inégales, dont la supérieure est plus grande; une corolle monopélale, régulière, à cinq lobes, portant cinq étamines, dont les anthères sont sagittées; un ovaire à une seule loge , surmonté d'un style et d'un stigmate simples. Le fruit est une capsule globuleuse, uniloculaire , renfermant un assez grand nombre de graines.

BACOVB. bot. Var. de Banane.

BACTÈRE. Pacterium. îxrcs. G. institué par Ehrenberg, dans sa méthode de classification des Infusoires, pour ceux de ces animalcules de sa fam. des Vibrioniens, qui jouissent des caractères suivants : corps oblong, monomorphe , fusiforme ou filiforme , point roulé en cercle ou en spirale, point ondulé, mais susceptible de se diviser spontanément en beaucoup de parties ; bouche terminale.

BACTÉRIE, iks. Pacte ria. Orthoptères; fam. des Sauteurs. Ce G., dont on est encore redevable à Lepelletier et Serrille, ne diffère du G. Bacille que parce que les antennes des esp. qui le composent, sont notablement plus longues que la tète et en forme de soie. Quant au reste, les ailes, et souvent les élylres sont nulles; le corps et les pattes sont plus allongés que dans les autres Spectres, et d'une forme rigoureusement linéaire.

BACTRIbll'M. bot. G. établi par Kunzequi lui donne le caractère suiv. : sporidies nues, agrégées, oblongues, transparentes aux deux extrémités, remplies de sporules réunies eu masse, grumeleuses vers le centre, insérées sur des filaments rameux, articulés, rampants, tronqués au sommet, devenant ensuite libres et épars à leur surface. Kunze n'en décrit qu'une espèce à laquelle il donne le nom de P. flnrum. Elle forme sur les vieux troncs d'arbres des taches jaunes, irrégulières, souvent presque globuleuses, compactes; les sporidies sont oblongues, ovales, obtuses; les filaments sont peu rameux, à articulations assez éloignées.

BACTR1S. bot. G. établi par Jacquin dans la fam.

des Palmiers : fleurs monoïques, réunies dans un même spadice, les fleurs mâles ayant un calice double, chacun à trois divisions profondes, et six étamines attachées au plus intérieur des deux calices. Dans les fleurs femelles, le calice intérieur est à trois dents; l’extérieur. beaucoup plus petit, est également tridenté; l’ovaire est à trois loges, et se termine supérieurement par un style très-court , trifide à son sommet. Le fruit est une drupe à une seule loge, par l'avortement des deux autres; l’endocarpe osseux est percé de trois trous à sa partie supérieure.

Toutes les esp. de ce G. ont les frondes pennées et le régime ramifié, enveloppé dans une spathe monopliylle. Ces esp. sont le D. major et le P. minor décrits par Jacquin; le P. tninima de Gærtner, dont Mayer a fait son G. Astrocarynm , et le P. gasipaes, décrit récemment par llumboldt et Bonpland. Ces quatre esp. sont originaires de l'Amérique méridionale.

BACTYRILOBIUM. bot. G. formé par Willdenow aux dépens des Casses, pour les esp. dont le fruit est rempli d'une substance pulpeuse, ou divisé par des articulations que séparent lies cloisons transversales. La Casse des boutiques, Cassia fistuta, en fait partie.

BACLL1TE. Baculiies. boll. foss. G. de Céphalopodes, de la fam. des Ammonées. V. ce mot, institué par Lamarck (Méra. de la Soc. d'ilist. natur. de Paris et An. s. vert., 1T« éd., p. 103), pour des moules intérieurs de Coquilles multiloculaires, à cloisons feuilletées, observées depuis très-longtemps par les naturalistes, et qui ont les plus grands rapports avec les Ammonites. Ces Fossiles, singuliers par leur forme cylindrico conique et par leur longueur, furent longtemps un sujet d'énigme, et ont reçu différents noms d'après les idées d'analogie qu'ils ont fait naître aux premiers observateurs. On ne connaît que leurs moules, jusqu'ici on n’en a point rencontré qui eussent conservé leur lest, pas même en partie, comme cela arrive chez les Ammonites. Les articulations de ces moules, plus ou moins sinueuses sur leurs bords , sont le plus souvent profondément lobées, comme dans les Cornes d’Ammon, et leurs lobes sont découpés en feuilles de persil; l’engrenage qui en résulte maintient ordinairement seul la réunion de ces articulations qui, n'étant point soudées les unes aux autres, sont mobiles et se séparent avec facilité. Cette construction pouvait, en effet, les faire prendre pour des Vertèbres fossiles, dans un temps où l'observation était moins éclairée qu'aujourd’hui. On trouve des morceaux de Baculiies qui présentent trente ou quarante articulations mobiles, et qui ont jusqu à trois et quatre pouces de longueur. On juge alors par la progression nécessaire du cône, toujours plus ou moins tronqué, ce qui lui manque, et Ton est frappé de trouver que quelques Baculitcs vertébrales pouvaient avoir jusqu'à 2 pieds de longueur sur un diamètre de 18 lignes à la base du cône. D’autres esp. plus grosses font présumer une longueur de près d’un mètre. Si Ton fait attention alors qu’en admettant la seule supposition que l'analogie avec la spirule puisse faire admettre, savoir, que le test des Baculiies était en partie ou peut-être entièrement contenu dans la portion postérieure du corps du Mollusque, celui-ci devait avoir, y

Page 1