‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 65 sur 125 · BAH · texte numérisé non relu

BAH

diadelphes; un slyle comprimé, redresse, velu sur son côté externe et à sa partie supérieure, et surtout par son fruit qui est une gousse vésiculeuse, très-renflée, ovoïde, allongée, terminée en |>oin(e, contenant un grand nombre de graines attachées à la suture supérieure ; celte gousse, dont les parois sont minces et comme papiracées, finit par s’ouvrir en deux valves. Ce G. renferme un petit nombre d'espèces qui toutes sont des Arbrisseaux à feuilles imparipennées, ayant les stipules trèspetites et non soudées avec le pétiole ; les fleurs forment des espèces d’épis très-làcbes ou de grappes axillaires On en cultive plusieurs dans les jardins, dontles plus remarquables sont :

Le B. cummcx, C. arborescent, L., Arbrisseau qui acquiert dix à douze pieds de hauteur, dont le tronc est rameux; ses feuilles, imparipennées. sont ordinairement composées de onze folioles obovales. entières, très-obtuses, émarginées et glabres; ses fleurs disposées en de petites grappes simples à l’aisselle des feuilles supérieures; elles sont jaunes, et des gousses d'un vert rougeâtre, renflées, très-vésiculeuses, leur succèdent. Celles-ci sont remplies d'air qui se dégage avec bruit quand on les presse assez fortement entre les doigts, et qu'on les fait crever en baguenaudant; de là l’étymologie du nom donné au G. qui nous occupe. Le Bagucnaudicr commun, naturel à diverses contrées de l'Europe, et qui fleurit au mois de mai et juin, sc cultive dans les bosquets d’agrément. Cet Arbrisseau est encore connu sous le nom de faux Séné, parce que ses feuilles, administrées en décoction, sont purgatives.

Le B. d'Éthiopie. C. frutescent , L. Joli Arbuste qui se fait surtout remarquer par ses fleurs d’une belle couleur rouge, dont l’éclat se détache brillamment sur son feuillage d'un vert foncé en dessus et d'un vert blanchâtre inférieurement. Celte esp. veut être rentrée dans l’orangerie pendant l'hiver.

On cultive encore le B. d’Alcp, C. alepica, et le B. d'Orient, C. orientant, qui s’élèvent à peine à quatre ou cinq pieds. Le premier a des fleurs rougeâtres; dans le second, elles sont jaunes et toujours élégantes.

BAGUETTE oc BOIS-BAGUETTE, bot. Nom de pays de quelques esp. du G. (.'occoloba, dont les liges sont longues, grêles et droites.

BAGUETTE- D’OR. bot. Var. double et très-fournie de fleurs, du Chciranthus Cheiri cultivé. F. Girofles.

BAGUETTES, bot. Les amateurs de Tulipes donnent ce nom aux tiges de celles qu'on laisse monter en graine, ou des var. vulg. qui sont élevées sur de trop longs pédoncules.

BAGÜNTKEN. rois. S. de.Mulle Surmulet.

BAHACOCEA. bot. Var. d’Abricotier.

BAIIASE. ois. S. de .Mouette-Rieuse.

BAHEL. bot. G. formé par Adanson pour la PI. figurée dans Y Hortus malabaricus , 0, t. 87, sous le nom de BahclTsjulli. C’est le Colutnnca lonjifolia , L., que Vahl rapporte au G. Achlmènes. Sa corolle présente seulement quatre lobes inégaux; les filets de scs étamines sont arqués vers la gorge; la capsule, entourée à sa base par le calice persistant et étalé, se sépare complètement en deux valves; les graines sont nichées sur la surface spongieuse d'un réceptacle de même

forme, et les fleurs, en épi, sont accompagnées chacune d’une bractée.

RUIEL-SCHULLI. bot. S. de la Barrelière à longues feuilles.

BAIHA. Bahia. bot. G. delà fam. des Synanthérées, formé par Lagasca, pour plusieurs esp. égarées dans différents G., auxquelles Lesson est venu en ajouter quelques autres tout à fait nouvelles. Caractères : calathide muliiflore et radiée; de cinq à onze fleurons femelles à la circonférence; ceux du disque hermaphrodites. à cinq dents; involucre ovale ou campanule, formé d'écailles serrées et disposées sur un ou deux rangs; réceptacle nu ou parsemé d'alvéoles fimbrillifères; styles du disque rameux et obtus ; akènes à quatre côtes ou linéaires ou turhinées. presque toujonrs glabres; paillettes de l’aigrette au nombre de quatre à huit, ovales ou oblongties, ohtusiusculex et membraneuses. Les esp. qui composent ce G. sont des pl. herbacées et vivaces, quelquefois suffrutesreutes, et propres aux plaines des deux Amériques. Leurs feuilles •ont, en général, opposées, rarement alternes, entières ou divisées, glabres en dessus, toinenleuses en dessous ; les fleurs sont jaunes, rougeâtres dans quelques esp. De Candolle partage le G. en trois divisions suivant que les feuilles sont entières, trilobées ou pennées. Il admet comme Bahia, V Agératum angustifolium de Sprengel; les Eriophyllum stœehatli folium et trotli folium de Lagasca; les Helenium oppositi folium et la nutum de Sprengel, etc.

BAHO. bot. Var. de Manguier des Philippines.

BAI. zool. Épithète qui exprime la couleur rougebrun du pelage de certains Animaux, et particulièrement du Cheval.

BAIAPUA. rept. Couleuvre d’Afrique qui parait être la même que la C. Roiga.

BAICAL1TE. Min. F. Baikalite.

BAIE. Bacca. bot. Les botanistes désignent sous ce nom, les fruits charnus qui contiennent une ou plusieurs graines éparses dans la pulpe, ou renfermées dans une ou plusieurs loges. Presque toujours les haies sont globuleuses, comme dans le Raisin, les Groseilles, etc.; plus rarement elles sont allongées comme dans l'Épine-Vinette, le Jasminoïde; tantôt la baie provient d’un ovaire libre et supère, comme dans la Vigne, la Pomine-de-Terre; tantôt elle succède à un ovaire adhérent ou infère comme dans les Groseilles déjà citées; dans ce dernier cas, on trouve toujours, au sommet du fruit, un petit ombilic formé par les dents du limbe calicinal; enfin, la baie peut être nue ou enveloppée à sa base par le calice, ou enfin entièrement cachée dans l’intérieur du calice devenu vésiculeux comme

dans le genre Alkekenge.

BAIERINE. mis. Variété de Tantale oxidé ou Tanlalitc, qui se trouve disséminée dans un micaschiste et accompagne la Cordiérite, à Bodeumaiss en Bavière. Elle est cristallisée en prismes rectangulaires, et d'un noir brunâtre; elle est infusible au chalumeau, et donne à l'analyse : Acide lantalique 75; Proloxide de Fer 17 ; Proloxidcde Manganèse 5; Oxide d'Ëlain 1.

BAIGNOIRE, moll. N. vulg. du Murex Lotorium. F. Lotoire.

BAR

BAL

Baioxoibb ccivbék. N. vulg. d'une A vieille nommée aussi le Pinguin.

BA1KAL. rois. F. Callioxyne.

BAIKAL1TE- mi y. On a fait circuler autrefois soûl ce nom, dans le commerce, une variété d'Amphibole aciculairc, blanc-jaunâtre, trouvée en Sibérie prés du lac Balkal; mais la véritable llalkalile des minéralogistes allemands est un Pyroxène provenant de la même localité, dont la forme est celle de la variété Scno-bisunitaire. et dont la gangue est une Chaux carbonatée laminaire, renfermant aussi des Émeraudes bleuâtres, dites Béryl s.

BAILLANT. Hians. C’est ainsi qu'en botanique, on désigne un Péricarpe qui, au moment de sa maturité, se rompt par une ouverture apicilaire ou latérale, non dentée, ressemblant h une bouche qui bâille. Eu Zoologie, une coquille est bâillante quand les deux valves ne se joignent pas exactement.

BAILLARD, BAILLARGE et BAILLORGE. bot. Yar. de l’Orge.

BAILLIÊRA. bot. V. Bailieria.

BAILLON, pois. Esp. du G. Césiomore.

BAILLOL’VIANA. bot. Adanson a établi, sous ce nom, un G. dans lequel il a placé le Fucus Bailloutiana de Gmelin.

BAIN DE VÉNUS, bot. On a quelquefois donné ce nom à la Cardère commune, Dipsac us sytrestris, parce que ses feuilles, réunies en entonnoir autour de la tige, retiennent l'eau du ciel, souvent en assez grande quantité pour que les petits Oiseaux, qui viennent se désaltérer dans ces abreuvoirs naturels, s’y puissent aussi baigner.

BAITARIA. bot. Ruiz et Pavon ont fait connaître imparfaitement, sous le nom de B. acaulis , une petite pl. sans tige, ayant les feuilles toutes radicales, linéaires, lancéolées, et qui croit dans les ravins pierreuxdu Pérou. Les caractères du genre Bailaria consistent en un calice à quatre divisions très-profondes, dont deux sont plus longues, très-étroites et écartées des autres; la corolle est inonopétale, tubuleuse, à cinq lobes; les cinq étamines sont incluses; la capsule est triangulaire, à trois loges, contenant plusieurs graines attachées à des Irophospermes pariétaux. Ce G. est encore trop imparfaitement connu pour |>ouvoir être définitivement classé dans la série des ordres naturels.

BAITRE oc BERTIIE. ois. S. vulg. de Grèbe huppé.

BAJAD. pois. V. Bayad.

BAJANG. bot. Rumph décrit sous ce nom, T. ▼, tab. 83, deux esp. d'Amaranlhes dont les pétioles sont munis de deux épines à leur base, et dont les étamines, ainsi que les sépales, sont au nombre de cinq. Les Amaranthes qui présentent ces caractères, forment le genre Bajan d'Adanson. qui place daus le G. Blitum les esp. où ces mêmes parties offrent le nombre trois.

BAJET. moll. S. d'Ostrea Cristata. F. HcItbe.

BAKERINE. Bakcrina . micb. Dans la classification des Animaux microscopiques, Bory a formé sous le nom de Bakerine un G. de la fam. des Thikidées, qu'il caractérise ainsi : corps contractile, comme cannelé, contenu et libre dans un fourreau ou ampoule, sans tentacules; tête bien marquée, ayant de chaque côté un

rotatoire composé de longs cirrhea vibratiles, implantés en faisceaux à l'extrémité d’un pédoncule.

BAKKA. bot. Esp. de Chanvre qu’on cultive dans l’Inde pour en fumer les feuilles, et qui est peut-être la même chose que l'Asarath ou que la Bangue.

BAKKAMUNA. ois. Esp. du G. Chouette. «

BALAAU oc B U. AO. rois. Esp. du G. Ësoce.

BALÆNOPTERA. cét. F. Baleixoptèrk et Baleixe.

BALAI oc BALAI DOUX. F. Scopaibe.

C’est aussi le nom vulg. du Clacaria coralloides, L., dans quelques cantons de la France où l’on mange ce Champignon.

BALAIS, mix. F. Rubis et Spixelle.

BALANCEUR. ois. Esp. du G. Gros-Bec.

BALANCIERS. Haltères , Libra monta, ixs. On donne ce nom à deux appendices mobiles et grêles, articulés au métalhorax des Insectes Diptères, ne se rencontrant dans aucun ordre, et étant regardés depuis longtemps comme les analogues, ou du moins comme les remplaçants de la seconde paire d'ailes, qui, lorsqu'ils existent. manque constamment. — Les Balanciers, tantôt recouverts par les ailerons des ailes, tantôt à nu, et, dans tous les cas, développés en raison inverse de cette portion des premières ailes, se composent de deux parties : le filet ou style ( Stylus ), ordinairement allongé; et le sommet ou bouton (capitulus), arrondi, ovale ou tronqué, le plus souvent très-comprimé. La forme de chacune de ces parties varie beaucoup, ainsi que leur longueur totale. Tantôt les balanciers sont très-allongés, comme dans les Tipules. tantôt de longueur moyenne comme dans les Taons, d’autres fois très-petits, ainsi qu’on l’observe dans les (JEstres et les liippohosques. Fahricius regardait ces appendices comme les analogues des ailes postérieures; c’est ce qu’il a exprimé clairement dans sa Philosophie enlomologique par ces mots . Haltères ruüimenta alarum posticarum , etc., etc.; mais cette opinion était fondée sur la place que ces parties ont par rapport aux ailes antérieures, plutôt que sur leurs connexions avec le métalhorax et les différentes pièces qui le composent. Cependant, cet examen, qui n'avait jamais été entrepris, était le seul qui pût fournir des preuves incontestables pour établir une pareille manière de voir; et, pour l'établir, il fallait reconnaître, à la base du Balancier, les mêmes pièces articulaires que dans l'aile inférieure, ou au moins les rudiments de ces pièces ; il fallait retrouver des muscles, quelque petits qu’ils fussent; il fallait enfin s'assurer que l'appendice mobile s'articule sur le métathorax, à la même place que les ailes lorsqu'elles existent. Cette recherche, très-difficile, et, pour ainsi dire, microscopique, n'avait point été faite; Audouin l’a tentée, et il parait avoir prouvé, dans son travail sur le thorax, lu à l’Académie des Sciences le 90 mai 1820, que les Balanciers ne sont autre chose que la deuxième paire d'ailes, dont la ténuité était en rapport avec celle du métathorax qui, dans les Diptères, est exactement rudimentaire. Ce résultat, qui | changeait en certitude une simple présomption, n'est cependant pas généralement admis aujourd’hui. En j effet. Latreille, dans un Mémoire très curieux sur quel- | ques appendices particuliers du thorax , dans divers

Insectes (lu A l'Académie dans la séance du 3 juillet 1830, et imprimé dans le T. vu des Mémoires du Mu- , séuui d'Hisloire naturelle), établit que les Balanciers ne j répondent pas à la seconde paire d'ailes, mais que ce sont des appendices vésiculeux, paraissant dépendre des deux trachées postérieures du thorax, et pouvant être assimilés, en quelque sorte, aux appendices qui accompag lient les organes respiratoires des Aphrodite*, ou bien à des parties analogues que l'on rencontre dans les Machiles, les Forbicinrs et quelques larves aquatique», telles que celles des Éphémères, des Gylins, etc., etc.; il base son opinion sur co que les ailes inférieures naissent toujours des sommités latérales et antérieures du troisième anneau thorachique et à une très-courte distance des ailes supérieures, toujours en avant des deux stigmates postérieurs du thorax, tandis que les Balanciers partent beaucoup plus bas, de l'extrémité interne de ces ouvertures aériennes, ou du voisinage de celle-ci. Cet illustre savant revient ailleurs sur le même sujet (Observations nouvelles sur l'organisation extérieure et générale des Animaux articulés; Mémoires du Muséum d’Hisloire naturelle, T. vin), et ajoute quelques nouveaux faits à l’appui de sa manière de voir. Cette opinion formelle d'un naturaliste qui. en appliquant, le premier, à l’élude des Insectes la méthode naturelle, a deviné en quelque sorte les rapports fournis par l'examen anatomique, et a su les retracer au dehors par des caractères non équivoques; celte opinion formelle, disons-nous, oblige de revoir avec soin tout ce qui a été avancé sur le même sujet, avant de prononcer; nous y reviendrons au mol Thorax, (juoi qu’il en soit de l'analogie des Balanciers avec telle ou (elle autre partie du corps des Insectes, il n'en est pas moins vrai que ces Balanciers sont des organes trèsmobiles, et paraissent être de quelque usage dans le vol, sans qu'on puisse cependant déterminer quelles sont leurs véritables fonctions. Plusieurs auteurs qui, au lieu de raisonner sur des faits, ont tenté de tout expliquer sans le secours de l'observation, ont pensé que, semblables aux balanciers de nos danseurs de cordes, les Balanciers des Insectes servaient de contre poids à ces Animaux dans l’action du vol, et c'est d'une pareille supposition, au moins gratuite, qu'est provenu ce nom de Balancier; c'était en particulier l’opinion de Fabricius. D'autres les ont comparés à des baguettes qui, venant à frapper sans cesse les ailerons des ailes antérieures, déterminaient celte sorte de son, nommé bourdonnement; il est certain que leurs fondions ne sont pas encore déterminées par l’expérience, cl que tout ce qu'on sait à leur égard est à peu de chose près hypothétique.

BALANE. Palatins. mou . G. delà classe des Cirrho- j podea, établi par Bruguière, aux dépens des Lepas de Linné. Caractères : corps sessile, enfermé dans une Coquille operculée; bras nombreux, sur deux rangs, inégaux, articulés et ciliés, composés chacun de deux cirrhes soutenues par un pédicule, et exertiles hors de l'opercule; bouche sans saillie, ayant quatre mâchoires transverses, dentées, et en outre quatre appendices velus, ressemblant à des palpes; Coquille sessile, fixée, composée de six valves généralement articulées eutre

elles et formant par leur réunion un cône tronqué à sou sommet , ou uu cylindre communément fermé au fond par une plaque testacée. adhérente; ouverture auhtrigone ou elliptique; opercule intérieur à quatre valves mobiles , formant par leur réunion une pyramide oblique. Il serait difficile d'énumérer les esp. vivantes de ce G., la confusion la plus complète règne encore entre elles, par le défaut de critique et de bonne synonymie qu'on rencontre dans tous les ouvrages descriptifs sur ces Mollusques. Les espèces les plus communes même sont incertaines, telles que le 7'inlinnabuluni, car les uns ont fait desesp. nouvelles pour de simples var. de celte Coquille, et les autres ont donné son nom à des csp. fort distinctes.

On peut répartir les Balanes en deux sections : dans l’une les espèces qui n'out point de base testacée ; dans l'autre celles qui en sont pourvues.

Irfl Section. — Pas de base testacée.

t. B. depressus, Lepas de pressa. Poli, tab. 5, f. 13, 13. Des mers de Naples. — 3. B. Stella tus, Poli, tab. 6, f. 18, 19, 20. De* mers de Naples. — 3. B. c rénal us , Brug.. Lepas cor nubiens» s, Penn., Zool. îv, p. 73. t. 37, f. 6. Ijgpas Balanus, Wood, Conclut, tab. 7, f. 3; Chemnitz, Conch. tab. 97, f. 82fi. De l'Océan. — 4. B. punctatus , Maton el Racket!, Montagu, Test. t. 1, f. 5. De nos côtes. — 5. IJ. fistulosus, Brug. ; U. vlaratus, Ellis et Solander, Zooph. t. 15, f. 78 ; Lepas clongata, Chemnitz, l. 08, f. 838. Celte curieuse csp. est trèsremarquable par sa forme allongée et Bsluleuse. Les \ valves tiennent si peu entre elles, que, pour peu qu'on ; louche la coquille, elles se séparent. Elle parait dé- I pourvue de ba*e testacée. Elle se trouve sur nos côtes. Il ne faut pas la confondre avec le Lepas fistulosus de Poli, qui en est bien distinct.

11° Section. — Une base testacée.

fl. B.perforatus, Brug.; Chemnitz, Conch. tab. 98, fig. 835. B. fistulosus, Poli, Test, ulriusq. Sic. tab. 0, f. 1, 2. De la Méditerranée. — 7. B. spinosus, brug-, Lam.; Lepas spinosa , Gmelin, Chemnitz, tab. 98, f. 840 et t. 99, f. 84 1 . Celle esp. est rare et recherchée. — 8. B. Tintinnabulum, L., Lam.; Wood, Conch) 7. tab. G, f. 1 et 2; Chemnitz, t. 97, f. 828 à 830, vulg. la Tulipe épanouie, le Turban, le Gland-de-Mer , Tulipe, etc. Rumphius rapporte que les Chinois font de son Animal un mets délicat, apprêté avec du sel et du vinaigre ; il blanchit par la coction ; son goût est semblable à celui de nos Écrevisses. Cette esp. s'attache quelquefois eu si grand nombre aux navires qu'elle ralentit leur marche. V. pour les autres espèces , Lainarck, Bruguière, Wood, Dillwyn, Poli, Chemnitz, etc. Quaul aux esp. fossiles du genre Balane, auxquelles doit s'appliquer la dénomination de Balanites. Balanites, nous ferons observer, avec Defrance, que les anciens oryotographes les regardaient comme extrêmement rares , et que Dargenville croyait même qu'il n’en existait pas. Bajems est le premier qui en ait parlé dans son Orycloy raphia norica. Aujourd'hui on en connaît dans un très-grand nombre de localités. On en trouve assez fréquemment dans le calcaire grossier des environs de Paris, et surtout en Italie, dans le val d'Andonne, le Plaisantin, à Konca, etc.; la Suisse, le

BAL

BAL

Dauphiné, les environs de Marseille, de Bordeaux et ceux de Valognet en fournissent aussi diverses espèces; enfin Defrance en cite encore à Malte, en Silésie et en Pologne; Sowerby en décrit deux esp. d'Angleterre. Schlollhcim cite des Balanites qu’il appelle Lepadites , dans des terrains anciens, inférieurs à la Craie; mais plus communément ces Fossiles se trouvent dans les couches superposées à la Craie.

BALANGHAS. bot. Esp. du G. Sterculier.

BALANCEE, Balanga. bot. Fruit de Madagascar, décrit par Gærtner, et qui appartient à un Végétal encore inconnu. C'est une haie globuleuse, charnue, à une ou deux loges, contenant deux semences en cœur renversé , attachées au fond de la baie , environnées entièrement d'un arille sec; l'embryon est muni d'un périsperme charnu; les cotylédons sont foliacés; la radicule est courte, droite et cylindrique.

BALAMDES. Balanidœ. moll. Dans son travail sur les Cirripèdes, le docteur Gray divise ces Mollusques en cinq familles dont l’une, la quatrième, comprend, sous le uom de Balauides , tous ceux qui , ayant six valves inégales, la paire latérale se trouve plus petite que les autres; ou ayant quatre ou huit valves inégales, souvent poreuses, la base est nulle. Dans la première de ces sous-divisions il place leü.Balanu», List, et Chlhat/talus, Ranz; dans l’autre les G. Octomeris, Sovv. l'elraelita, Schum. et Verruca , Schum.

BALAMN. Balaninus. ms. Coléoptères télramères; G. établi par Germar, et adopté par Dejean qui en cite dix esp., la plupart originaires d'Europe. On en trouve aux environs de Paris qui ont été décrites par Fabricius. Ce G. appartient à la fam. des Rhincbophores, et constitue une des subdivisions nombreuses du grand G. Curcutio de Linné; il a pour caractères distinctifs, deux crochets au dernier article des tarses ; toutes les jambes droites, l'anus en partie caché et la trompe très-longue.

BALANITE, moll. ru». Nom français donné par Bruguière au Gland de-Mer, quand il institua le G. Balane; mais, d’après la terminaison adoptée pour les espèces fossiles de chaque genre, l'on doit entendre par Balanites, les espèces fossiles du G. Balane.

BALANITE. Balanites, bot- Dans le troisième vol. des Mém. de l'Institut d’Égypte, Delille a décrit, sous le nom de Balanites agyptiaca, YAgihalid de Prosper Alpin, ou Ximcnia œgypiiaca de L. et de Willd. Ce genre des Balanites, distinct des véritables Ximenia , doit être placé dans la fam. des Térébinthacées , près des G. Spondias et Connarus. Voici ses caractères : calice A cinq divisions profondes et étalées; corolle de cinq pétales étalés, velus intérieurement; étamines au nombre de dix, insérées chacune dans une petite fossette que l’on remarque à la base d’un disque charnu , formant une sorte de tube conique, qui recouvre l’ovaire dans ses deux tiers inférieurs : celui-ci est ovoïde, allongé, presque pentagone, A cinq loges, contenant chacune un seul ovule suspendu ; le style est court , gros, terminé par un stigmate à peine distinct, légèrement quinquelobé. Le fruit est une drupe ovoïde, A cinq angles arrondis , renfermant un seul noyau , uniloculaire et monosperme. .

B. d'ÉCYPTK. B. ægyptiaca , Del. (Égypte, t. 28). C'est un Arbre épineux, haut de dix-huit à vingt pieds, ayant A peu près le port du Zisiphus , Spina Christi ; il croît en Égypte où il est maintenant fort rare, et dans l'intérieur de l’Afrique. Les Nègres en ont transporté les graines jusque dans les Antilles, où l’on en trouve maintenant quelques individus , particulièrement A St.-Domingue. Ses feuilles sont courtement péliolées, unijuguées, c’est-A-dire, composées d'une seule paire de folioles sessiles au sommet du pétiole commun, et irrégulièrement ovales. Les épines, qui sont très-acérées, naissent à l’aisselle des feuilles, et sont plus courtes qu’elles. Les fleurs sont assez petites, verdâtres et forment des esp. de bouquets A l'aisselle des feuilles supérieures. Les fruits, qui leur succèdent, sont presque ovoïdes, de la grosseur d’une Noix, et jaunâtres. Leur chair est un peu visqueuse, molle; leur noyau est de la grosseur d’une moyenne Olive. On a cru pendant longtemps que cet Arbre fournissait les Mirobolans Cbebules ; mais on sait positivement aujourd'hui que celle drogue est produite par le Terminalia Chebula.

Le nom de Balanites désigne dans Pline le Châtaignier.

BALANOIDE. échu. Quelques auteurs ont donné ce nom aux pointes d'Oursins fossiles.

BALANOPUORE. Balanophora. bot. CeG.,qui a été institué par Forsler pour une pl. observée par lui, dans les forêts de Tanna , l'une des Nouvelles-Hébrides, est devenu le type d'une fam. nouvelle, établie par Richard père, sous le nom de Balanophories. Le B. fungosa , la seule esp. connue, est une pl. parasite, ayant l'apparence d'un Champignon , d’une couleur blanchâtre , attachée sur la racine des Plantes voisines. Elle forme A sa base une sorte de gros tubercule charnu, qui, quelquefois, acquiert le volume du poing, et que l’on peut considérer comme sa racine ; ses liges , quelquefois solitaires, naissent du tubercule charnu dont nous venons de parler; elles sont cylindriques, de la longueur du doigt, recouvertes d'écailles imbriquées, et se terminent supérieurement par un capitule de fleurs, à moitié recouvert par les écailles de la tige, et composé de fleurs mâles et femelles. Les fleurs mâles, moins nombreuses et plus grandes, pédicellées, occupent la partie inférieure du capitule; leur calice est à trois ou quatre divisions lancéolées, ouvertes ; leurs étamines, au nombre de trois , sont soudées en un tube cylindrique par leurs filets cl leurs anthères. Les fleurs femelles , incomparablement plus nombreuses et plus petites, occupent les trois quarts supérieurs du capitule; elles se composent d’un ovaire infère , allongé et presque fili forme, couronné par le limbe du calice, qui est inégal; cet ovaire, à une seule graine, est surmonté par un stylo capillaire que termine un stigmate peu apparent. Le fruit est inconnu.

BALANOPHORÉES. Balanophoreœ. bot. Cette fam. nouvelle se compose des G. Balanophora et Cynomoriumj auxquels il faut ajouter deux G. nouveaux . le iMngsdorffla de Martius et VHelosis de Richard père. De Jussieu, dans son Généra Plantarum , avait placé les deux G. Balanophora et Cynomorium parmi les

Il A L

Incertœ sedis, comme étant trop imparfaitement connut dans leur organisation pour pouvoir être rapportés à aucune fam. naturelle. L.-C. Richard, après avoir soigneusement analysé ces différents G., les a réunis dans un même ordre naturel, auquel il a donné le nom de Balanophorées ; en voici les caractères : PI. ordinairement parasites, d'un aspect particulier, ayant quelque ressemblance avec des Champignons, ou plutôt avec les Clandestines et les Orohanches, s'élevant peu au-dessus de la surface du sol. heurs racines forment une sorte de tubercule charnu , ou sont rameuses cl s'étendent horizontalement, en s'enlaçant à celles des plantes voisines, ou s'y implantant entièrement. Leurs tiges sont épaisses, charnues, simples, cylindriques, nues, ou recouvertes d'écailles de forme variée, que l’on peut en quelque sorte considérer comme leurs feuilles. Les fleurs sont constamment unisexuées, monoïques, très-petites, serrées les unes contre les autres et disposées en capitules ovoïdes, plus ou moins allongés. Ordinairement les fleurs mâles et les fleurs femelles sont réunies sur lin même capitule, comme dans les genres tynomorium et Helosit; d'autres fois les capitules sont uniquement composés de fleurs mâles ou de fleurs femelles, ainsi qu’on le remarque dans le Landadorffia. Ces fleurs sont rassemblées sur un axe ou réceptacle commun, garni de soies ou de petites écailles entremêlées avec les fleurs:

Les fleurs mâles sont ordinairement pédicellées; leur calice est à trois divisions profondes. Le nombre des étamines est généralement trois; elles sont soudées ensemble par leurs fllels et leurs anthères, de manière à former au centre de la fleur une sorte de tube cylindrique; tantôt les anthères s'ouvrent par leur face interne, tantôt par leur face externe. Le G. Cynomorium ne présente manifestement qu'une seule étamine.

Les fleurs femelles sont tantôt sessiles, tantôt |>édicellées, etc. Leur ovaire est constamment infère, allongé ou presque globuleux , à une seule loge qui renferme un seul ovule attaché au sommet de la loge et renversé. Le limbe du calice forme un rebord inégal et sinueux, ou se compose de trois à quatre lanières minces; comme dans le Cynomorium. Cet ovaire est communément surmonté d'un seul style filiforme ; on en trouve deux dans le G. ffelosis.

Le fruit est une petite cariopse couronnée par le limbe du calice, et dont le péricarpe est sec et assez épais. La graine remplit exactement toute la cavité intérieure du péricarpe , avec lequel elle est intimement soudée. Elle se compose d'un endosperme épais et charnu, quelquefois celluleux, uni à un embryon très petit, presque imperceptible, entièrement simple, indivis, et par conséquent monocotylédon. Il est situé dans une petite fossette, sur l'un des côtés de la surface externe de l'endosperme.

La fam. des Balanqphorées doit donc êlre rangée parmi les plantes monocotylédonées ; celle dont elle se rapproche le plus est la fam. des Hydrocha ridées, mais elle s'en distingue surtout par son port et son fruit uniloculaire et monosperme. Par leur port et leurs caractères, les Aroïdées se rapprochent beaucoup plus de notre fam., bien que leur ovaire soit libre et supère.

Enfin, les Aristolochiées, et particulièrement le genre Cytinus, ont une grande analogie avec les Balanophorées. en sorte que leur place nous paraît indiquée entre les Hydrocharidées qui terminent le groupe des Monocolylédones.et les Aristolochiées qui sont placées en tète des Dicotylédones.

On peut disposer de la manière suivante les quatre G. qui forment la fam. des Balanophorées :

f Trois étamines sympliysandres.

a. Anthères infrorses. flelosis, Richard.

/S. Anthères extrorscs. Lanysdor/fla , Martius; B a lanophora, Forster.

++ Une seule élamine, Cynomorium, Micheli.

BALANOPTERIS. bot. On trouve décrit et figuré, sous ce nom, dans Gærtner (T. n, p. 94, t. 99). le Molavi des Philippines, précédemment nommé Heritien i iiitomlis par Aiton. f'. Héritière.

BALANOS. bot. F. Bvlaxe.

BALANTIA. S. de Phatanger.

BALANTIN’E. bot. S. d ' Hcrnandia nonora.

BALANTION. Balantium. bot. Kaulfuss a proposé la formation de ce G., dans la fam. des Fougères, pour y placer le Dicksonia culcita , de l’Héritier, dont les caractères lui ont paru s'éloigner trop de ceux de ses anciens Congénères, pour n’en être pas séparé; jusqu'à ce jour quelques cryptologues seulement ont admis la séparation proposée.

RALANTS. MOLL. F. Bai.VXE.

RA LAN LS oc BALANOS. bot. Vieux nom du Guilandina Moringa , L., qui constitue aujourd'hui le genre Moringa. On l’a quelquefois appliqué au Quercus œsculus.

BALAON ou BALAOU. pois. F. Bai.aav.

BALARD1E bot. Iialardia. G. de la fam. des Paronychées. établi par Cambessède, sur un Végétal du Brésil offrant les caractères suivants : calice quinqueparli, à folioles planiuscules; point de pétales; deux, trois ou quatre étamines hypogynes; trois styles; ovaire uniloculaire à plusieurs ovules ; capsule à trois valves.

BALAKINA. ois. S. de Bergeronnette jaune et de B. printanière.

BALASBAS. bot. S. d'Antolang.

BALATE. Écbix. L’on donne ce nom à une esp. de Zoophytes, que l’on croit appartenir au G. Holothurie. Elle se pèche dans la merdes Philippines, et se porte en immense quantité à la Chine. Les habitants de ce vaste empire en font une grande consommation pour leur table, et la recherchent comme un mets des plus délicats. Cuite, elle ressemble à un pied de cochon désossé. Ce Zoophyle , objet d'un commerce considérable , n'est pas connu ici d'une manière exacte. Il en est de même de beaucoup d'Animaux et de Plantes dont on fait un usage habituel, et que les naturalistes n'ont encore pu étudier.

BALAUSTE. bot. Nom sous lequel on désigne dans les pharmacies les fleurs desséchées du Grenadier; mais Devaux l'a étendu aux fruits hétérocarpiens qui, de même que ceux du Grenadier, adhèrent au calice, sont couronnés par ses lobes persistants, ont pour enveloppe une membrane coriace, dure, quelquefois ligneuse, et renferment, dans des compartiments plus ou moius

BAL

réguliers , des graines^iu d*** nuculet entourées d'un épisperme drupacé.

BALATSTIER. bot. F. Grexadier.

BALAYEtR. bot. Nom très impropre par lequel Paulet désigne deux Champignons du G. Agaric.

BALBISIE. Balbisia. bot. Fam. des Synanthérées ; Syngénésie superflue. L.; G. dont l’involucre est simple, cylindrique, composé de huit folioles; le réceptacle, paléacé, porte des fleurs radiées, à fleurons hermaphrodites, à demi-fleurons femelles et trifides. Leurs akènes sont couronnés par une aigrette plumeuse et sessile. — C’est d’après une esp. d’Amellus. VA. pedunc ulatus d’Orlega, que ce genre a été établi; la PI. est herbacée, à lige couchée et presque simple , A feuilles opposées, à pédoncules terminaux, solitaires et uniflores. Elle est originaire du Mexique. Richard en a observé, dans l’Amérique sept., une seconde esp., le B. canescens, Pers., à tige droite, rameuse, velue et blanchâtre, et à pédoncules latéraux.

BALBOl'L ou BALBL’L. ois. F. Caxard sarcelle.

BALBUZARD. ois. Esp. du G. Faucon, division des Aigles. — On a désigné sous le nom de Balbuzard de la Caroline l’Aigle pécheur. Cet Oiseau a beaucoup de ressemblance avec le Balbuzard d’Europe.

BALD1NGERA. bot. Le Phalaris arundinacea de Linné a servi de type à un nouveau G. établi sous ce nom, dans la Flore Wetleravienne.

BALD1NGER1A. bot. Necker, sous ce nom générique, distingue les esp. de Cotula, qui ont un calice à plusieurs folioles imbriquées, et les fleurons du centre hermaphrodites, avec des akènes nus, tandis qu’ils sont marginés. c'est-à-dire, surmontés d’un rebord annulaire, membraneux, dans les autres fleurons femelles.

BALD1SSERITE. nia. V. Mag.iésie carboxatêe.

BALDOGEE ou TERRE VERTE DE MONTE BALDO. «ta. Yar. de Talc-cblorite, ainsi nommée par Saussure, et trouvée par lui, dans des roches porphyriques, aux environs de Minelle, sur la route de Nice à Fréjus.

BALDUINA. bot. G. de la fam. des Synanthérées, voisin des G. Galardia , Actinella, Helenium, avec lesquels il forme un petit groupe très-naturel. Ce G., décrit par Nultal, se distingue par son involucre composé d’écailles imbriquées , scarrieuses sur les bords ; les fleurons de la circonférence sont neutres et trifides; le phoranlhe est hémisphérique, creusé d'alvéoles dans lesquelles la base des fruits est plongée; l’aigrette est formée d’environ dix paillettes dressées. — Ce G. renferme deux esp., le B. uniflora et le B. multiftora. Ces deux PI. sont herbacées , ont leurs feuilles alternes, très-entières, et croissent dans l’Amérique sept.

BALE. Tctjmen. Gluma , L. bot. Quelques botanistes appellent ainsi l'enveloppe la plus extérieure des épillels, dans la fam. des Graminées. C’est cette enveloppe, ordinairement formée de deux valves, que nous désignons dans le couraut de cet ouvrage, sous le nom de Lépicène.

BALÉARIQUE. Baleœrica. ois. Nom donné par Lcsson à une division du G. Grue, contenant les esp. qui ont le bec plus court que la léte; telle est par exemple la grue couronnée, Ardea paconina, Gmel. Vieillot a nommé le même sous-G. Anthropoïde.

BALElNAS. mai. Nom donné au pénis des Cétacés.

BALEINE. Balœna. bam. G. de Cétacés caractérisé par des fanons ou hunes de corne qui bordent, en place de dents, la mâchoire supérieure; par des évents à double ouverture, placés sur le milieu de la longueur du front.

Nous parlerons de l'organisation intérieure des Baleines à l'article Cétacés , où nous montrerons par quels avortements et quels développements réciproques de parties, un Mammifère a été, mécaniquement parlant, transformé en Poisson.

Seules, parmi les Cétacés ordinaires, les Baleines sont douées du sens de l'odorat, comme Hunier et Albers ont eu raison de le dire. En voici la disposition osseuse dans le Nord-Caper austral, l’une des conquêtes scientifiques de l’infatigable Delalande . le canal de l'évent, dans ses deux tiers postérieurs, est divisé en deux étages par une plaque osseuse, prolongée en arriére jusque sous le bord du trou occipital, et qui représente les cornets nasal et de berlin réunis; cette plaque en dehors double le maxillaire, et, en arrière, le sphénoïde et le basilaire; son bord libre se trouve contigu à la ligne médiane; le pourtour des deux canaux qu'elle sépare est complété par des membranes; le canal supérieur, voûté par le frontal, débouche dans les sinus elhmoïdaux formés par trois cornets, dont le postérieur n'a pas moins de trois pouces de haut. C’est dans le sinus postérieur que s’ouvre le canal ethmnldal creusé dans le corps de l’ethmoïde épais de cinq â six pouces; le canal etbmoïdal a lin pouce de diamètre à son extrémité cérébrale, quatre lignes à son milieu, et sc divise vers la cavité ethmoïdale en deux branches, dont l’une a cinq ou six lignes de diamètre. La cavité commune des sinus s’ouvre inférieurement dans la partie gutturale de l'évent par un conduit long de deux pouces et demi. La Baleine respire donc par le canal supérieur; l’évent proprement dit ne sert qu'au passage de l'eau. Par le calibre du canal etbmoïdal on peut d'ailleurs juger du volume du nerf olfactif. Il n'est donc plus nécessaire de transporter le sens olfactif des Baleines dans les cavités plérigo-palatincs, où on suppose qu'il existe chez les Dauphins, cavités qui d’ailleurs n’existent pas dans les Baleines; encore moins doit on, comme on le prétendait contrairement à l'observation, refuser l'odorat à ces Animaux. Lacépède avait donc grandement raison d’insister sur les preuves de son existence; nous citerons après lui l’expérience réitérée faite par le viceamiral Pléville-Ie-Peley. Cet officier étant dans un bateau de péchc rempli de Morues, des Baleines parurent; pour porter la voile nécessaire, il fit jeter à la mer l’eau infecte répandue par le poisson ; bientôt les Baleines s'éloignèrent. Il ordonna de conserver celte eau désormais pour s’en servir en pareille occasion. Plusieurs essais réussirent successivement.

La direction de l’évent, relativement à l’axe du corps, est bien plus inclinée dans les Baleines que dans les autres Cétacés ordinaires; l'obliquité n’en est que de sept à huit degrés. Dans les Dauphins, la direction de l’évent est, au contraire, presque perpendiculaire à l’axe, et même un peu inclinée en arrière. 11 résulte de celte obliquité en avant de l'éveut, dans les Baleines,

Page 1