‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 75 sur 125 · LODE · texte numérisé non relu

LODE

BAYAOE. bot. Var. de l’Orge.

BAYATTB. pois. y. Bayad.

BAZ ou BAZY. ois. S. vulg. de Faucon Autour.

BAZY. ois. y. Bu.

BDELLAIRES. abs. Nom donné par De Blainville, à une fam. d'Kntomo/oaircs Apodes, dont la locomotion s'exécute au moyen de ventouses placées aux deux extrémités du corps, comme ou l'observe chez les Sangsues.

BDELLE. Bdclla. arachx. G. de l’ordre des Trachéennes, de la fain. des ilolèlres, établi par Latrcille, et ayant pour caractères : huit pieds uniquement propres à la marche; bouche consistant en un suçoir avancé, en forme de bec conique ou en alêne ; palpes allongées, coudées, avec des soies ou des poils au bout ; quatre yeux; pattes postérieures plus longues. Les Bdelles se distinguent des Acares par l’absence des mandibules, et des Sinarides, qui en sont, comme eux, privés, par l'allongement de leurs palpes, le nombre de leurs yeux et la plus grande longueur des pattes postérieures. On ne les confondra pas non plus avec les Ixodes et les Argas à cause de l'existence des yeux.

Les Animaux qui composent ce G. ont le corps trèsmou, le plus souvent de couleur rouge; ils sont vagabonds, et se rencontrent dans les lieux humides, sous les pierres, les écorces des arbres, dans les mousses. L'esp. la plus commune aux environs de Paris, et qui sert de type au G., est la B. rouge ou longicorne, B. longicorni* , ou Y d car us longicornis de Linné. Elle est la même que le Scirus vutgaris de Hermann, et la Pince rouge de Geoffroy (Hist. des Ins., T. h, tab. 20). Les esp, décrites par Hermann sous le nom de Scirus longirostris , latiruslris et set i rosi ris , appartiennent au G. Bdelle.

BDELLE. Bdella. axxél. G. établi par Savigny, qui lui assigne pour caractères : bouche, moyenne relativement à la ventouse orale, mâchoires grandes, dures, ovales, légèrement carénées, dépourvues de dcnlicules; yeux peu distincts, au nombre de huit, six sur le premier segment, disposés en ligne demi-circulaire, et deux sur le troisième, ces derniers plus écartés; veulouse orale de plusieurs segments, séparée du corps par un faible étranglement, assez concave et en forme de godet ; l’ouverture sensiblement transverse, à deux lèvres, dont la supérieure peu avancée, profondément canaliculée en dessous, formée de trois à quatre demi-segments, le terminal plus grand, très- obtus; et l’inférieure rétuse; ventouse anale grande, obliquement terminale; branchies nulle*; corps cylindrico-conique, sensiblement déprimé, allongé, composé de segments quinés, c’esl-à dire ordonnés cinq par cinq, nombreux, courts, très-égaux et très-distincts; le vingt-septième ou viugt-builièine et le trente deuxième ou trente-troisième portant les orifices de la génération.

Les Bdelles appartiennent, dans la Méthode de Savigny, à la fam. de9 Sangsues. Cette fam. contient plusieurs G. assez distincts les tins des autres et partagés en trois sections; celui que nous traitons ici est rangé dans celle des Rdelliennes, et diffère des Rranchellions par l’absence de branchies; il se rapproche au contraire par ce caractère des Alhiones et des Hæinocharis, et s’en distingue cependant parce- que sa ventouse orale, peu ou point séparée du reste du corps, est de plusieurs pièces, avec l'ouverture transverse. Les Bdelles partagent ces caractères de la section avec les G. Sangsue, Hæmopis, Néphélis etClcpsine; elles en diffèrent toutefois par une ventouse orale assez concave, à lèvre supérieure demi-circulaire, creusée par-dessous d’un canal en triangle; par des mâchoires grandes, ovales, sans «lenticules; par les yeux, au nombre de huit, disposés sur une ligne courbe, les deux postérieurs un peu isolés; enfin par une ventouse orale, obliquement terminale. Ce G., dont le nom devrait être changé, puisqu'un autre le portail déjà dans une classe voisine, n’est composé jusqu'à présent que d'une esp., la B. du Nil, B. nilotica , nommée en aralie Alak, figurée par Savigny (pl. 5, fig. 4). On la trouve dans les eaux douces de l'Egypte. Hérodote dit que cet Animal, connu des anciens, habite te Nil. et vit parasite sur le Crocodile. Il est d'une couleur brun- marron en dessus, et d'un roux vif en dessous. Son corps est formé, la ventouse comprise, de quatre-vingt-dix-huit anneaux carénés sur leur contour, et très-égaux.

BDELLIUM. bot. Résine brune, ordinairement solide, amére, odorante . employée dans la médecine externe comme résolutive, et à l'intérieur comme pectorale. On a jusqu'ici ignoré l'origine de cette matière résineuse; on l'a crue tour à tour produite par un Palmier Lontarusdomestica, par un Rbus, par un Amyris, etc.; cependant une des sortes de Bdellium qu'on trouve aujourd'hui dans le commerce, vient de différentes parties de l’Afrique, et spécialement de la Guinée cl du Sénégal. Il est en morceaux arrondis ou en lames de la grosseur d'un pois à celle d'une noisette, de couleur jaune foncée, demi-transparente, fragile, à cassure cireuse et un peu terne. Le Bdellium est produit, au Sénégal, par un arbrisseau épineux , nommé A iotoult ou Hendelotia af ricana , qui appartient à la fam. des Térébinthacées.

BEARF1CH. cri; st. Nom employé dans l'Histoire Naturelle de Norwège, pour désigner un Animal parasite, vivant sur plusieurs Poissons, principalefnenl sur la Morue. On lui donne douze pattes, et un corps revêtu d’un lest blanchâlre-brillant, dur et corné. D'après ce petit nombre de caractères, il paraîtrait appartenir au G. Cymothoè.

BËATSON1E. Beatsonia. bot. Frankcniacécs ; Hexandrie Monogynic, L. Ce G. a été institué par Koxbourg, pour une esp trouvée sur les rochers de Plie S,e-Uélène, et qu’il a appelée B. à feuilles de Pourpier, B. /wr/u/acifolia. Le caractère générique est : calice à cinq sépales redressés et réunis à leur base en un tube sillonné; cinq pétales hypogynes, onguiculés; six étamines; un style bifide, dont les lobes se terminent en stigmate globuleux; capsule bivalve, oligosperme.

BEAUFORT1E. Bcaufortia. bot. G. de la fam. des

BEA

BEC

Mélaleucées , Polyadclphic IcosandrleçL., dont !a etrncture offre des particularités extrêmement remarquables; il a été établi par Brown , pour deux arbrisseaux originaires de la Nouvelle Hollande, ayant le port des Mélaleuques, dont ils se distinguent par les caractères suivants : leur calice est tubuleux; son tube est court cl adhérent par sa base avec l'ovaire qui est semi-infôre; le limbe offre cinq divisions aigues; leur corolle se compose de cinq pétales alternes avec les divisions du calice, à peu près de leur longueur, et insérées au sommet du tube; les étamines sont nombreuses, réunies par leurs filets en cinq faisceaux dressés; les androphores, beaucoup plus longs que le calice, sont grêles et divisés â leur sommet en huit, dix ou douze filets dressés, terminés chacun par une anthère Celleci offre une structure extrêmement singulière : elle se compose d'abord d'un connectif basilaire situé au sommet du filet; de deux loges rapprochées à leur base, divergentes à leur partie supérieure qui se termine en pointe; leur déhiscence a lieu par la suture qui les unit l’une à l'autre du côté interne. L'ovaire est, comme nous l’avons dit, semi-infère; il offre trois loges, et dans chacune d'elles trois ovules disposées d'une manière tout à fait insolite. Le trophosperme forme une sorte de lame attachée à l’angle rentrant de chaque loge par le centre d'une de ses faces, de sorte qu'il est comme pellé ; au centre de sa face extérieure qui est libre, il donne attache à un ovule, et à son bord supérieur on en trouve deux autres attachés, par leur base, au moyen d'un podosperme court. Le style est à peu près de la longueur des faisceaux des étamines, un peu flexueux, terminé par un stigmate excessivement petit, présentant trois lobes rapprochés. On ne coniiall encore que deux esp. de ce G., le B. decusaata et le B. sparaa. La première, que l'on commence à cultiver dans les jardins, est un joli arbrisseau à feuilles opposées en croix, lancéolées, serrées; à fleurs d’un beau rouge, ayant la même disposition que dans les Métrosidéros et les Mélaleuques. 11 doit être rentré dans l'orangerie.

BEAtHARNOlSIE. Beauharnoisia. bot. Un arbre qui habite les andes du Pérou a paru à Huiz et Pavon présenter un G. nouveau qu'ils ont ainsi nommé, et qui vient se placer dans la fain. des Guttifères, auprès du G. Tuvomita d’Aublet, s'il ne doit pas même lui être rapporté. Le calice est formé de deux sépales caducs; la corolle de quatre pétales, dont deux extérieurs, opposés et plus larges; les anthères sont sessiles, linéaires, dilatées au sommet, réunies entre elles à la base en un petit anneau, à deux loges qui s'ouvrent par deux pores latéraux, à insertion hypogynique. L'ovaire est surmonté de quatre styles divergents, h stigmates simples et obtus. Le fruit est partagé en quatre loges à l'angle interne, et au milieu de chacune desquelles est attachée une graine anguleuse; mais il arrive ordinairement qu'une ou plusieurs avortent. La tige droite, supérieurement rameuse, s'élève de quatre toises. Les feuilles sont opposées, pétiolées, entières, lancéolées; les pédoncules sont solitaires, géminés ou ternés à l'extrémité des branches, munisde deux bractées et chargés d'une seule fleur. Le fruit fournit, lorsqu'il est coupé, un suc jaune et visqueux qu'on retrouve dans le calice et les anthè-

res. On peut, pour mieux connaître cette pl., consulter les Annales du Muséum (T. il, p. 71, tab. 0) où se trouvent la description détaillée et la figure de cet arbre.

BEAUMARIS-SUARK. pois. Var. du Squale Long-Nez.

BEAUMARQOET. ois. Esp. du G. Gros-Bec.

BEAl'MERTA. bot. S. de Cresson de fontaine.

BEAUMONTIE. Beaumontia. bot. G. de la fam. des Apocynées, Pentandrie Monogynie de Lin., institué par le Dr Wallich, pour une plante imparfaitement connue en Europe, et qu’en 1818, il put observer et étudier à loisir, dans les forêts montagneuses à l'est du Bengale. dont elle est originaire. Les caractères imposés par le célèbre directeur du Jardin Botanique de Calcutta, sont : calice à cinq divisions foliacées et colorées ; corolle campanuléc, à tube court, et privé ainsi que la gorge, d'écailles ou squainelles, divisé en cinq lobes presque égaux ; cinq étamines filiformes, à filaments lâches; les anthères sont presque exsertes, sagillées, rapprochées par leur milieu du stigmate et même lui adhérant de manière à former autour de lui line sorte de couronne; ovaire à deux loges, arrondi, déprimé, entouré à la base d’une sorte de colerette hypogyne , composée de cinq lobes foliacés et étalés, surmonté d’un style faiblement courbé , que termine un stigmate ohlong et bifide. Le fruit consiste en deux grands follicules cohérents, renfermant plusieurs semences garnies d'une touffe de soies â l'ombilic. La seule esp. connue est :

B. a on a mues flei'rs. Beaumont ia grandi (loray Bot. Nag., 3213. C’est uu bel arbrisseau qui rivalise, daus nos serres, avec le Datura arborea. Ses feuilles sont grandes et larges, opposées, arrondies, entières, acurninées, glabres et nervurées. Ses fleurs sont grandes, blanches et odorantes.

BEaL’ML’LIX. bot. y. Beaihfbia IItpêRICoÏde.

BEAUTIA. bot. Cominerson avait établi, sous ce nom, un G. de la fam. des Capparidées, mais la seule esp. qu’il renfermait a depuis été réunie au G. Thilachiutn sous le nom spécifique A'Africannm.

BÉBÉ. pois. S. vulg. de Morinyre Oxyrhinque.

BEC. Boatrum. zooi.. On a donné plus particulièrement ce nom à l'organe qui termine la télé des Oiseaux et constitue leur bouche; ses formes, extrêmement variées, fournissent souvent les caractères principaux sur lesquels sont fondées les divisions méthodiques. Il est composé de deux grandes pièces superposées, appelées mandibules. Ces pièces sont revêtues d'une substance cornée, qui, d'après les observations récente* de Geoffroy Solidaire, paraît constituer un véritable système dentaire, lequel n’est bien apparent que chez le fœtus. Ce savant a reconnu dans le fœtus de diverses espèces d'Oiseaux, et notamment dans celui de la Perruche à collier, une suite de corps blancs, arrondis, plus larges à leur extrémité, et disposés avec une grande régularité sur les bords des deux pièces du bec tenant lieu de mâchoires; il en a compté dix-neuf en haut et treize en bas. Ayant enlevé ces corps avec l’enveloppe qui revêt les deux demi-becs, il put voir au-dessous une série de noyaux pulpeux ressemblant aux germes dentaires, et retenus chacun par un cordon formé d'un nerf et d'un vaisseau sanguin. Chez l'adulte, on voit sur les bords de chaque demi-bec une suite de cercles percés chacun par

un Irou, et qui sont le produit de l'usure des cavités que renferme chaque mâchoire. Ces cavités contiennent chacune un tuyau cartilagineux enfermé par une gaine membraneuse, etc., etc. Quoi qu'il en soit, qu'un système dentaire garnisse ou non les mandibules, c'esl toujours avec celles-ci que l'Oiseau divise et broie les aliments dont il fait sa nourriture.

La forme, ou quelque particularité dans le Bec, a déterminé chez les Oiseaux l’imposition d'une foule de noms vulg. et même génériques qui doivent être, autant que possible, repoussés de la science; ainsi l’on a nommé ;

Bec-ax-crous, le Loxie commun.

Bec d'argent, le Tangara pourpré.

Bec-d'asse, la Bécasse.

Bec a cuiller, la Spatule.

Bec a fici e, la Sylvie locustelle.

Bec courbe, l’Avocettc.

Bec croche, l’Ibis rouge, jeune. •

Bec croise, le G. Loxie.

Bec de cire, Gros-Bec Sencgali rayé.

Bec de corse, divers Calaos.

Bec de corse datard, le Scylhrops.

Bec de fer, le Sparacte.

Bec de hache, l'Huitrier.

Bec dur, le Gros-Bec vulgaire.

Bec es ciseaux, le Rhyndiops.

Bec ev cuiller, le Savacou.

Bec ex fulrreau, le Chionis.

Bec es palette, les Spatules.

Bec ev poinçon, des Tangaras et des Sylvies.

Bec ex scie, le tlarle.

Bec-Figue. un Gobe-Mouchc.

Bec- Figue d'hiver, le Gros-Bec Linotte et l'Alouette Pipi.

Bec rix, le G. Sylvie.

Bec-mouches, ixs. Duméril a donné ce nom à une fum. de Diptères dont le masque se prolonge en uue sorlede bec ou de museau et qui correspond aux Tipulaires de Lalrcille.

Bec ouvert, le Cbænoramphe.

Bec plat, le Canard Souchet.

Bec roxd, le Bouvreuil.

Bec traxcraxt, le Pingouin.

Ce mot Bec a été étendu, comme nom propre, avec quelque épithète qui établit une ressemblance qu'on pensait trouver plus improprement encoreenlre les Oiseaux et d'autres Animaux ; ainsi l'on appela :

Bec allonge (pois.), le Chœlodon rostratus, L.

Bec de Faucox (rept. chEl.), la Tortue Caret.

Bec d'Oie (mai. et rept.), le Dauphin, et encore la Tortue Caret.

Bec d'Oiseau (mam.), l'Ornithorbynque.

Bec de Perroquet (pois, et moll.), un Scare et des Térébra Iules.

Bec be Poule (rett. chèl.), la Tortue franche.

Bec poixtu (pois.), la Raie Oxyrhyuque.

Chez les Insectes, on appelle Rec une modification de la bouche.

Dans les Mollusques, le mol Bec est employé pour désigner chez les Coquilles uuivalves le canal de la base.

lorsqu'il est petH, mince ou recourbé, et chez les Bivalves, les sommets des valves, lorsqu’ils forment le crochet, comme dans certaines Anomies. Il n’est plus guère en usage aujourd’hui ; mais, en y ajoutant des épithètes, il est devenu le nom vulgaire de plusieurs Coquilles de G. différents.

Bec de Bécasse. V. Recasse (moll.).

Bec de Caxard ou Rec de Cave, c’est la Palella Unguis de Linné; Unguia analinn , Bruguière, i.amarck. Le Bec de Canard de Favard d'Herbigny est le Soten anatinus de Linné; Ànatina subrostrata, Lam. V. Lingue et Axatixs.

Bec de flite, c'est le Donax Scortum, Lin. et Lam. y. Don ace.

Bec de Perroquet, c’est VAnomia psittacea, Linné; Terebratula psittacea, Lamarck. y. Anomie et Têré-

BRATOLR.

En botanique, le nom de Dec est donné à une pointe dressée, qui surmonte divers organes; tel est, par exemple. l'appendice qui termine le sac ou le capuchon dans les Slapélies.

DÉCADE, ois. S. vulg. de Bécasse.

BECAF1G ou BECAFIGA. $. Piém. de Gobe-Moucbe Bec-Figue.

BÉCARD. ois. S. vulg. de Grand-Harle.

BÉCARD. pois. N. que l’on donne vulg. au Saumon commun màlc.

BÉCARDE. Psaris. ois. Lanius. G. de la fatn. des Insectivores. Caractères : bec gros, dur, cou ique, rond, déprimé à la base, comprimé à la pointe qui est crochue et écliancréc; arête en dôme; point de fosse nasale; narines disantes de la base, latérales, rondes, percées dans la masse cornée du liée, ouvertes; pied fort ; tarse court} de la longueur du doigt intermédiaire; trois doigts devant, uri derrière, l'externe uni jusqu'à la première articulation, l'interne soudé à la base; ailes médiocres, U première rémige un peu plus courte que les deuxième , troisième et quatrième qui sont les plus longues.

Le G. Bécarde a été établi par Cuvier pour y placer des Oiseaux que Butfon avait confondus, ainsi que tous les ornithologistes qui l'ont précédé, parmi les Pie- Grièche». dont néanmoins les Bécardes se distinguent suffisamment par la compression latérale du bec, la courbure apicale de la mandibule inférieure, et surtout par l’épaisseur du corps. Des quatre Oiseaux nommés Bécardes par Butfon, et dont il paraissait vouloir faire une division particulière dans le genre Pie-Grièche, un seul est véritablement resté Bécarde; les autres apparliennentaux genres Gobe - Mouche et Vanga; maisSwainsou et Selby ont augmenté ce G. de plusieurs esp. originaires, comme l'ancienne Bécarde, de l'Amérique méridionale.

Regarde caxelle. Tityra rufa, Vieil.; Caraclcruzados cuncUa corona tic pizzara, n° 208 , d'Azara. Tète d'uu gris ardoisé; parties supérieures, lectrices alaires et caudales couleur de Canelle ; bord interne des rémiges d'un brun noirâtre; toutes les parties inférieures d'un roux clair; iris et mandibule supérieure noires; mandibule inférieure d'un bleu violet; taille, sept pouces trois lignes.

B. crise, Lanius Cayanus, Latham; Buff. , pl. 304 et 377; tète, queue et tectrices alaires noires; le reste du corps d'un cendré clair; bec rouge à sa base et noir à sa pointe. Les jeunes ou les femelles ont un trait longitudinal noir sur le milieu de chaque plume; c'est alors le Laniu* nœcius, L. et Gmel. (Quelquefois toutes les parties inférieures sont blanches; taille, huit pouces cinq lignes.

B. h c pria. P sa ri* crislalus, Sw. Parties supérieures fauves, les inférieures d'un jaune pâle; occiput noir, garni de plumes effilées formant une huppe ; une tache blanche à la base des ailes; bec et pieds noirs; taille, sept pouces.

B. a joces roussis. Psari s erythrogenys , Selby. Parties supérieures grises; sommet de la tète noir, de même que les ailes; joues rousses; une tache blanche entre le bec cl les yeux qui sont en outre entourés d'une double auréole blanche et rouge; parties inférieures d'un gris blanchâtre; bec et pieds noirâtres; taille, six pouces.

B. noire. Psari* niger , Sw. Parties supérieures noires, les inférieures grises; rcctriccs un peu étagées, noires avec l’extrémité blanche; bec et pieds noirâtres; taille, cinq pouces.

B. roi sse a tète soi re. T)' tira atricapilla, Vieil!. ; Caracicru sados canella y cabeza negra , n° 209 , d'Azara. Parties supérieures brunes et roussâlres; sommet de la tête noir . tectrices alaires supérieures d'un brun noirâtre; partie des rémiges noirâtre, et partie roussâtre avec une tache blanche sur le côté intérieur; queue noirâtre et roussâtre; parties inférieures mélangées de brun, de roux et de blanchâtre; mandibule supérieure noire, l'inférieure bleue; taille, sept pouces trois lignes.

B. verte. Tityra riridis , Vieill. ; Caracteruzados y corona negra , n°2IO, d'Azara. Sommet de la tête noir; front blanc; côtés et derrière de la tête d'un blanc bleuâtre; dessous du cou et du corps, rcctrices alaires supérieures et lectrices d’un vert foncé; rémiges brunes ; gorge et devant du cou d'un beau jaune ; dessous du corps d’un blanc roussâtre; bec bleu, noir à la pointe; taille, six pouces une ligne.

BÉCASSE. Scolopax, L. ois. G. de la seconde fam. de l'ordre des Gralles. Caractères : bec long, droit, comprimé, grêle, mou, avec la pointe renflée; mandibules sillonnées jusqu'à la moitié de leur longueur; pointe de la mandibule supérieure plus longue que l’inférieure, la partie renflée formant un crochet; l'inférieure sillonnée dans le milieu, canaliculéc et tronquée à l’extrémité; narines latérales, situées â la base, longitudinalement fendues près du bord de la mandibule, recouvertes par une membrane; pieds médiocres, grêles; jambes presque totalement emplumées; trois doigts devant et un derrière; ailes médiocres; la première rémige â peu près de la même longueur que la seconde qui est la plus longue. — Ce G., si nombreux en esp. lorsque Linné l’institua, a été considérablement réduit par les méthodistes contemporains ou successeurs du naturaliste suédois; il devrait probablement l'être encore, car le peu d’esp. qu'il renferme offrent tant d'anomalie dans leurs mœurs et leurs habitudes, qu'à la

rigueur on ne peut se dispenser d'établir dans le O. presque autant de divisions qu’il y est resté d’esp. ; le seul caractère qui leur donne un air de famille et les tient réunis, consiste dans la conformation de la tête qui est fortement comprimée , avec les yeux placés en arrière. Tous ces Oiseaux, au reste, sont naturellement stupides, et ils n’échappent aux pièges nombreux que leur fait tendre la délicatesse de leur chair, que par l'habitude résultant de la faiblesse de leur vue, de se tenir cachés la plus grande partie de la journée dans des abris agrestes.

t Bécasses proprement dites. Tibia emplumé jusqu’aux genoux. Les Bécasses de cette division sont des Oiseaux essentiellement voyageurs; elles abandonnent les plaines lorsque les chaleurs commencent à s'y faire sentir; elles descendent ensuite des montagnes quand le froid y devient trop rigoureux; et c’est là le motif de leurs migrations à deux époques de l’aunée, également distantes ; leur vol est lourd et bruyant; rarement U dévie de la ligne droite, à moins d'un grand obstacle. A leur arrivée dans la plaine, les Bécasses se répandent d’abord dans les bois et les forêts; elles y cherchent les réduits les plus sauvages , bien ombragés, où le sol, constamment humide, puisse leur procurer en abondance les Vers et les Limaces dont elles se nourrissent exclusivement ; tant que ces lieux suffisent à leurs besoins, elles y demeurent cachées, silencieuses et solitaires. Toute la journée se passe à ficher dans la terre molle ou dans la vase, leur long hec qu'elles y enfoncent jusqu'aux narines, pour en tirer des Vers qu'elles avalent souvent avec beaucoup de difficulté, vu le rétrécissement de l’ouverture de la base de ce bec. Au déclin du jour, elles s'acheminent vers une fontaine ou un ruisseau pour s’y désaltérer, et retournent immédiatement après dans leur tranquille manoir. C’est là que, dans la saison des amours, les époux se réunissent, et préparent ensemble, au pied de quelque petit arbrisseau, un nid assez négligemment composé d'herbes et de feuilles sèches; la ponte est de quatre à cinq œufs oblongs, d’un gris roussâtre, parsemé de petites taches brunâtres; les deux sexes ne se séparent que lorsque leurs petits peuvent se passer de leurs soins.

B. d'Aiériqie.^. minor, L. Parties supérieures grises, avec des bandes transversales rousses et de grandes taches longitudinales, terminées de jaunâtre sur les scapulaires; tectrices caudales rousses; rcctrices noires et rousses , terminées de blanc ; parties inférieures rousses; gorge blanche; taille, neuf pouces six lignes.

B. de Caverne. V. Bécassine des savanes.

B. comicne. S. rusticola, L.; Buff., pl. enl. 883. Parties supérieures variées de roussâtre, de jaune et de cendré, avec de grandes taches noires; parties inférieures d'un roux jaunâtre, irrégulièrement rayées de brun et de noirâtre ; rémiges rayées transversalement de roux cl de noir sur leurs barbes extérieures; queue bordée de roux, terminée de gris en dessus, et de blanc en dessous. Les couleurs sont un peu plus sombres dans la femelle qui, en outre, a des taches blanches sur les tectrices alaires. On rencontre aussi quelquefois des variétés dont le plumage pâlit jusqu’au blanc; taille,

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treize pouces. — On distingue le mâle de la femelle ; en ce que le bord externe de la première rémige est couvert alternativement de taches claires et foncées, qui ont une forme à peu près triangulaire. Chez la femelle, ces taches n’existent point, et à leur place il y a une raie claire qui s'étend tout du long de la rémige.

B. ne Java. S. Jacanica, Lest.; Scolopax saturnta, llorfs. Parties supérieures d’un fauve foncé, varié de marron , rayé alternativement et inégalement de ces modifications de nuances ; cou et thorax semblables au dos; abdomen d'une teinte plus claire; occiput brunâtre. Cet Oiseau est appelé Tekken par les Javanais; il habite les bordures des forêts montagneuses, élevées de 7 000 pieds au-dessus du niveau de la mer.

Bécassixes. Partie inférieure du tibia dénuée de plumes.

Les Bécassines diffèrent principalement des Bécasses en ce qu’elles n’habileul que les prairies marécageuses où elles aiment à se cacher parmi les joncs et les roseaux ; elles ont en outre le vol plus soutenu et en même temps plus irrégulier; il n'est pour ainsi dire qu'une suite de ricochets, ce qui procure au chasseur l'occasion de déployer son adresse. Quant au reste, les Bécassines sont également soumises à des migrations périodiques; cependant, on en observe qui. par accident ou par paresse, séjournent toute l’année dans le même pays ; elles se nourrissent de la même manière que les Bécasses, et les soins de l’incubation sont les mêmes; leurs oeufs sont ordinairement verdâtres, pointillés de blanc. On trouve souvent les Bécassines voltigeant par petites bandes de quatre ou cinq, qui ne font véritablement qu’une seule famille.

B. Aguadero. S. Paraguaiæ , Vieil!. Parties supérieures variées de traits transversaux, bruns, roussâtres, blancs et noirs; trois traits longitudinaux blanchâtres sur la lélc qui a aussi de chaque côté trois traits noirs ; devant du cou mélangé de blanc et de brun; |Miitrine et ventre blancs; les huit rectrices intermédiaires noires vers le boni, et variées de blanc plus haut; les huit autres traversées de bandes blanches et noires; taille, dix pouces deux lignes. Amérique mérid.

B. a ci’L blaxc. y. Bécasseau.

B. de Breiim. S, BreUmii. On a toujours confondu celle esp. avec la B. ordinaire, quoique celle-ci soit beaucoup plus grande; elle s'en distingue par le nombre des reclrices qui est de seize. Europe.

B.. Double ou graxde Bécassixe. S. major , L. Parties supérieures variées de noir et de roux clair ; sommet de la tête noir, divisé par une bande d'un blanc jaunâtre qui est aussi la couleur des sourcils; parties inférieures d’un roux blanchâtre, avec le ventre et les flancs rayés de bandes noires; seize reclrices, la tige delà première blanchâtre; taille, dix pouces troislignes. Europe.

B. géaxti. S. gigantea , Naît.; Temm., Ois. Color., pi. 403. Sommet de la télé couvert de deux larges bandes noires, occupées par trois bandes d'un roux trèsclair. et une noire de chaque côté entre le bec et les yeux; cou marqué de taches noires longitudinales; poitrine et flancs rayés de croissants noirs, sur un fond blanc; milieu du ventre blanc; ailes et scapulaires

noires , bordées extérieurement de roux vif avec des zigzags de même nuance , et terminées de roussâtre; rémiges variées de zigzags cendrés ; rectrices latérales très- étroites, pointues, rayées de blanc et de cendré; les deux intermédiaires noires, bordées de roux marbré de noir; bec très-long et très-fort; quinze pouces. Brésil.

B. grise. S. Icucojihœa, Yieill. Parties supérieures griscs-blanrhâlres, tachetées de noirâtre; haut de l’aile d’un roux brun ; parties inférieures d'un roux clair, parsemé de petites taches noirâtres; ventre blanc, queue blanche , tachetée de brun ; taille , neuf pouces six lignes. Amér. sept.

B. ordixaire. S. GaHinago , L.; Buff., pl. enl. 885. Parties supérieures variées de roux et de noir; cou et jioitrine rayés longitudinalement; flancs rayés transversalement de blanc et de noirâtre; milieu du ventre blanc; quatorze reclrices d’un blanc noirâtre, rayées transversalement de roux; pieds verts; l.,dix p. Europe.

B. Sarhalixe. S. Sakhalina , Yieill. Parties supérieures d’un fauve rougeâtre, varié d'un grand nombre de taches brunes; tour du bec et gorge blancs, variés de brun ; poitrine brune ; côtés du ventre blancs. De Russie.

B. des savaxxes. S. pahutona , L. ; Buff., pl. cnl. n°895. Parties supérieures variées et rayées de roux et de noir; deux bandes noires sur la tète, séparées par une bande rousse, une troisième noirâtre sur le lorum; parties inférieures d'un blanc roussâtre, rayées de noir transversalement sur la poitrine et le ventre , longitudinalement sur le cou ; tectrices brunes, tachetées de roux; rémiges et reclrices rousses, rayées de noir; taille, treize pouces. Amérique méridionale.

B. sourde ou petite Bécassixe. >V. Gallinulat L.; Buff., pl. enl. 884. Parties supérieures d'un noir chatoyant, marquées de bandes longitudinales roussâtres; une bande noire, tachetée de roux, qui, du front, se prolonge jusque sur la nuque ; de larges sourcils jaunâtres; devant du cou d'un cendré blanchâtre, marqué de taches longitudinales plus foncées; douze rectrices brunes, jaunâtres sur les bords; taille, sept pouces six lignes.

fft Bécassixes-cbevaliers. Doigt extérieur et celui du milieu réunis par une très-petite membrane.

B.-C.poxctuée. S. grinça , L., Tem.; Macroramphu » puncta! un , Less. ; Scolopax nortrboracensin , WiU.; S. PaykuUii , Wil». Parties supérieures d’un brun clair avec une teinte plus foncée qui termine chaque plume; sommet de la tète et tectrices alaires bruns, cendrés; sourcils, gorge, ventre et cuisses blancs; des ondulations brunes sur les flancs; poitrine d'un brun cendré; croupion et tectrices caudales blancs, marqués d'ondulations transversales noirâtres ; douze reclrices rayées de noir et de blanc ; taille, dix pouces deux lignes. Le plumage d'amour se distingue par des nuances d'un brun roussâtre sur le sommet de la télé, la nuque, le dos et les scapulaires, le devant du cou et la poitrine; c’est alors le S. nocœboracensis de Lath. Les jeunes ont toutes les parties supérieures noires, excepté la nuque qui est brune; chaque plume est entourée par un large bord d’un roux vif; elles ont de petites taches brunes sur les parties inférieures; leurs rectrices inter-

média ires sont terminées de roui. Cette esp. habile le nord de l'Amérique et de l'Europe.

Le nom de Bécasse a été étendu à plusieurs autres Oiseaux remarquables par la longueur de leur bec effilé. Ainsi l’on a nommé :

Béca.-se a bec d'ivoire, un Oiseau mal observé, du Kentucki, remarquable par une huppe sur la tête, et par la blancheur de son bec que Wilson croyait être d'ivoire véritable.

Bécasse d'arbre ou perchante, la Huppe.

Bécasse de mer, l'Huilrier et le Courlis.

BÉCASSE, pois. Nom donné à des Poissons de genres divers, par allusion au prolongement de leur bouche qui a quelque analogie de Forme avec le bec de l'Oiseau qui porte le même nom. Tels sont les Centriscu t Sco lopax et Sculatus ; le Xiphia» relifer, Istiophore de Lacépède, et YEsox DeUone , Scombrésoce Camperien du même auteur.

BÉCASSE, moll. Les marchands et les amateurs de Coquilles ont donné ce nom, avec diverses épithètes caractéristiques, à quelques esp. dont la base, prolongée en un caual plus ou moins saillant, a quelque rapport de forme avec le bec de l'Oiseau qui porte le même nom; ainsi :

La Becasse proprement dite de d'Argenville, ou Télé de Bécasse de Davila, le Bec de Bécasse de Gersaint ou le Courlis, est le Murex Hauttellum de Linné.

La Bécasse a ramages de Knorr, ou grande Massue d'IUrcule de Davila, la Massue épineuse, est le Murex cornulusy Linné.

La Bécasse épineuse ou Bécasse simple, petite, ou la Bécassine, la Chausse-Trappc, le Peigne de Pluche, est le Murex Tribuluê de Linné, dont une var. est la Bécasse des Indes.

La grande Bécasse épineuse de D'Argenville, ou Double épineuse, ou l'Araignée, ou la Tête d'Araignée de Davila, est le Murex Tribuluê maximu» de Cbeinnilz. Murex Scotopax, de Dillwyn.

La Bécasse a queue et a épines courtes, ou la Massue d'Hercule de Gersaint et de Davila, le Courlis épineux, etc., est le Murex Bramlari » de Linné. V. Rocher.

BÉCASSEAU. Trinya. ois. G. de la seconde fam. de l'ordre des Gralles. Caractères : bec médiocre ou long, très faiblement arqué, droit ou fléchi â la pointe, flexible dans toute sa longueur, comprimé à sa base, dilaté et obtus à la pointe; les deux mandibules presque entièrement sillonnées; narines latérales, coniques, percées dans la membrane qui recouvre le sillon nasal dans toute sa longueur; pieds grêles, nus au-dessus du genou; trois doigts antérieurs, entièrement divisés, quelquefois celui du milieu et l'extérieur réunis par une petite membrane; un pouce articulé sur le tarse; ailes médiocres : la première rémige la plus longue. — Les esp. que renferme ce G. sont essentiellement voyageuses; presque toujours réunies en petites troupes, on les voit, voltigeant de la côte au marais, borner à une très- courte apparition leur séjour dans les endroits qu'elles visitent; la saison des amours, les soins qu'exige impérieusement le besoin de la reproduction, paraissent même les arrêter à regret , et l’on ne peut suppo-

ser que la seule crainte de manquer de nourriture soit la raison déterminante d'une vie aussi vagabonde; car les Larves, les Vers, les Mollusques, que leur offrent en abondance la vase et le limon , sont pour elles une source presque intarissable. Quoi qu'il en soit, les Bécasseaux veulent une température uniforme, et les saisons déterminent leurs migrations du nord au midi et du midi au nord , vers les deux époques équinoxiales de l'année. Dans ces migrations, les espèces riveraines suivent régulièrement les bonis de la mer. et celles qui séjournent habituellement dans les marais se dirigent d'après le cours des fleuves et des rivières. Ou a remarqué que, lorsque les unes ou les autres s’arrêtaient pour nicher, elles choisissaient de préférence les terrains marécageux A’oisins des rivières, et où les herbes fussent très-élevées; c'est parmi ces herbes qu'elles arrangent, à la bâte et assez négligemment, un nid où elles déposent de trois à cinq œufs que les deux sexes couvent alternativement. Nous répartirons ces nombreuses espèces de Bécasseaux dans les deux sous-genres suivants :

t Bécasseaux proprement dits. Doigts antérieurs entièrement divisés.

B. amuse. T. albescen », Temm., pl. color. 41 f. 2. Parties supérieures brunes avec les tiges des plumes noires bordées de roussàlrc; reclrices latérales blanches; parties inférieures et sourcils blanchâtres; bec et pieds noirâtres; taille, cinq pouces, quatre lignes. Océanie.

B. d'Astracan. T.fasciata, Lath., G. Parties supérieures cendrées; sommet de la tète, occiput , lignes oculaires et reclrices intermédiaires noirs; front et reclrices latérales blancs; taille, huit pouces.

B. AUSTRAL. Less. y. B. A LB A NE.

B. Béco. T. pusilla, Lath., Amer. Orn., pl. 37, fig. 4. Parties supérieures noirâtres, avec le bord des plumes fauve; parties inférieures blanches, quelquefois lavées de roux; trait oculaire blanc; croupion et reclrices intermédiaires bruns ; lectrices nlaires brunes, bordées de fauve; taille, cinq pouce3 six lignes. Amérique sept.

B. Bru nette. T. variabilté, Meyer, Cinclu », Baill., pl. 19, fig. 1; Alouette de mer ordinaire, Gérard. Plumage d'hiver : parties supérieures hnines, avec les baguettes plus foncées; parties inférieures blanches ainsi que le trait oculaire et les trois tectrices caudales supérieures; une raie entre le bec et l'œil, le croupion, les tectrices caudales intermédiaire*, qui sont les plus longues, d'un brun noirâtre ; reclrices latérales bordées de blanc; t., sept pouces deux lignes. Plumage d'amour : parties supérieures noires : les plumes doublement bordées de roux et de gris blanchâtre; gorge blanche; face, côtés et devant du cou, côtés de la télé et poitrine d'un blanc légèrement teint de roux, avec les tiges des plumes noires; abdomen noir; reclrices noirâtres, liserées dé blanc; les trois tectrices caudales supérieures blanches extérieurement. C’est alors le T. alpina, Ginel., Lath., et le iVu/rienius cariabilis, Bechst. — Plumage le plus commun au temps des deux mues périodiques : parties supérieures noires, bordées de roussâlre et quelquefois de gris; gorge, trait oculaire, abdomen et tec-

iriees caudales inférieures d'un blanc pur; une raie brune entre l'œil et le bec; cou et poitrine roussAtres, tachetés longitudinalement de brun; quelques taches brunes sur le ventre. C’est alors le C inclut torqualus, Uriss.; le Gallinago anglica , id.; la Brunette. Duffon ; leCincle, id., pl. enl. 852; l'Alouette de mer à collier, Gérard; le T . ruficoUit, Gmel. ; le T. Cinclus , V., B., Gmel., Lath.; le Scolopax pu si lia, Gtnel.; le Cincle à collier roux, le Cincle, Sonn. En Europe.

B. Canut. T . cinerea, L.; Calidris Canulus, Cuv.; T. grisea, Gmel., Lath. ; T. Canulus , Gmel.. Lath., le Canut, BufFon; la Maubécfae grise, id., pl. enl. 260.— Plumage d’hiver : parties supérieure* d’un cendré clair avec les baguettes brunes; gorge et abdomen blancs; front, sourcils, côté» et devant du cou, poitrine et flancs blancs, variés de petits traits longitudinaux bruns, et des bande* transversales en zigzags d’un brun cendré; tectrices caudales supérieures blanches, variées d'ondulations noires ; lectrices alaires cendrées, rayées de brun et bordées de blanc ; reclrices égales, cendrées, liserées de blanc; bec droit, un peu plus long que la tête, renflé et dilaté vers le bout ; taille, neuf pouce* six lignes. — Plumage d’amour : parties supérieure* noires, bordée* de roux, avec de grandes taches ovales de la même couleur; gorge, sourcils, côtés et devant du cou, poitrine, ventre et flancs roux ; abdomen blanc, taché de roux et de noir; tectrices caudales supérieures blanches avec des croissants noirs; reclrices noirâtres, liserées de blanchâtre. C’est alors le T. islandica, Gmel., Lath., le T. ferruginca, Meyer; le T. ru fa, Wils. — Les jeunes, avant la première mue, ont le cendré du dos très-foncé, et toutes les plumes de ces parties terminées par deux croissants, l’un noir et l'autre blanc ; une multitude de grandes taches bruues sur le sommet de la tête et sur la nuque ; une légère teinte de roussâtre sur la poitrine, une raie brune entre l’œil et le bec. C’est alors le Tringa cinerea, Gmel. A la première mue de printemps, tout ce qui est roux dans les vieux est d’une teinte très-claire, la nuque et le sommet de la tête sont même d’un jaune cendré, avec des traits bruus; le roux et le noirâtre sont mélangés sur les parties supérieures, où les taches ovales sont d'un roux très-clair; le milieu du ventre et quelquefois la poitrine sont blanchâtres, taché* de brun. C’est alors le T. Calidris , Bris*.; la Maubêche, BufF.; la Maubêche tachetée, id., pl. enl. 305. En Europe et dans l’Amérique sept.

B. ce. miré du Canada. T. canudcnsis, Lath. Parties supérieures cendrées, entourées d’une teinte plus claire; parties inférieures blanchâtres, tachées de noir; une tache blanche, entre le bec et l’œil ; devant du cou cendré; jambes emplumées jusqu’au talon; pieds jaunes; taille. 8 pouces 0 lignes.

B. cnsiirfeTBE. T. campcstris, Vleill. ; Chorlilo campezino , d'Azara. Parties supérieure* d’un brun-noirâtre, bordées de blanchâtre; sourcils, gorge, côtés et devant du cou blancs, tachés de noirâtre; poitrine et abdomen mélangés de brun et de blanchâtre; tectrices alaires inférieures d’un roux varié de brun foncé; rcctrices traversées de bandes brunes et blanchâtres; taille, Il pouces 9 lignes. Amérique mér.

B. Cocorij. T. subarquata, Tcm.; Scolopax afri-

cana, Gm.; Aumenius africana, Lath.; Alouette de mer, BufF-, pl. enl. 851. Plumage d’hiver : parties supérieures d’un brun -cendré avec un petit trait plus foncé le long des baguettes; parties inférieures blanches de même que la face et les sourcils ; une raie brune entre le bec et l’œil ; nuque brune, les (dûmes bordées de blanchâtre ; devant du cou et poitrine cendrés, rayés de noirâtre et bordés de blanc, ainsi que la queue dont les reclrices extérieures sont blanches en dedans et les deux intermédiaires plus longues; hcc arqué, beaucoup plus long que la tête; taille, 7 p. 8 I. — Plumage d’amour : parties supérieures noires, bordées de taches rousses et de condré-clair; parties inférieures d'un roux marron souvent marqué de petites taches brunes; face, sourcils et gorge blancs, pointillés de brun; sommet de la tète noir à bordures rousses ; de petits traits noirs longitudinaux sur la nuque, qui est d'un roux-clair; reclrices d’un cendré noirâtre, liseré de blanc; lectrices caudales blanches, rayées transversalement de noir et de roux. C’est alors le Scolojxix sulmrquata, Gmel.; le Nutnenius subarqua lus , Bechsl. — Les jeunes, avant leur première mue, ont le milieu des plumes des parties supérieures liserées de blanc jaunâtre; les rémiges terminées intérieurement par un petit bord blanc; la poitrine légèrement nuancée de jaunâtre, de blanc et de brun-clair. Tel est le Nu me ni us pygmœus , Beclist. Habite le littoral des mers qui baignent l’Europe, l’Afrique et l'Amérique.

B. a collier ou Alouette de mer à collier, T . alpina, Gmel. B. Brunette.

B. a cou bri n. 7’. fuscicollis, Vleill. Parties supérieures brunes, terminées de blanchâtre; les inférieures blanchâtres; sourcils de cette couleur, avec une petite tache noirâtre en avant de l’œil; dessus et côtés de la tête, partie postérieure du cou bruns ; plumes du devant du cou noirâtres, bordées de blanc; tectrice* brunes, terminées de blanchâtre; taille, 6 pouces 9 lignes. Amérique mér.

Ii. a coi- roux. T. ruficollis, Gmel. y. B. Brunette.

B. a dos noir. T. melanolos , Vieil!.; Chorlilo lomo negro , d’Azara. Parties supérieures noirâtres, bordées de roux ; parties inférieures blanches; sourcils de cette couleur; dessus de la tête noirâtre, avec quelques taches rousses; plumes du cou noirâtres, bordées de blanc ; reclrices d’un brun-clair, bordées de blanchâtre; bec légèrement courbé à la pointe qui s’élargit en cuiller; taille, 8 pouces 6 lignes. De l'Amérique méridionale.

B. Échasse. T. minuta, Leisl. Plumage d’hiver ; parties supérieures cendrées, avec les baguette* brunes, les inférieures blanches; une raie brune entre l’œil et le bec; côtés de la poitrine d'un roux cendré; reclrices latérales brunâtres, liserées de blanc, les deux intermédiaires brunes, celles-ci et les latérales plus longues que les autres; bec droit, plus court que la tête; taille. 5 pouces G lignes. — Plumage d’amour : parties supérieures noires, largement bordées et terminées de roux; parties inférieures blanches; sommet de la tète noir, tacheté de roux; joues, côtés du cou et de la poitrine roussâtres, tachetés de brun; sourcils blancs; reclrices latérales d’un brun-cendré, liseré de blanc. — Les jeu-

Il K C

nie.

nés onl les parties supérieures d'un brun noirâtre, bordées de roux et de blanc -jaunâtre; les parties inférieures blanches ; les plumes du sommet de la léte noirâtres, bordées de roux; le front et les sourcils blancs; une raie brune entre l'œil et le bec; les côtés de la poitrine roussâtres, variés de brun-cendré; la nuque et les côtés du cou cendrés, variés de brun; les deux reclrlccs intermédiaires noirâtres, bordées de roussâtre ; les autres liserées de blanc. En Europe et aux Indes.

B. Élorïode, V.; Numeniu* pygmœus, Lalh. y. B. Platyrdyxqie.

B. a gorge roissatre. T. subruficollis, Vieil!. Parties supérieures noirâtres, bordées de blanc-roussâtre ; les inférieures blanches; fronl, menton, côtés de la télé et devant du cou d’un blanc-roussâtre; occiput roux, rayé longitudinalement de noir; tectrices alaires brunes, liserées de blanc pointillé de brun ; bec droit, dilaté nu bout ; taille, sept pouces huit lignes. Amérique méridionale.

B. Keftcscbca. T. Keptuachca, I.ath. Parties supérieures cendrées, les inférieures roussâtres avec l’abdomen noirâtre; sommet de la tête noir. De la Sibérie.

B. Marikcovix. T . tninutiUa , Vieil). Parties supérieures brunes, tachetées de gris; les inférieures blanches, finement tachetées de brun sur la gorge cl la poitrine; secondes tectrices alaires noirâtres, bordées de roux : les autres noires, entourées de gris-roussâtre; rcclrices latérales d’un gris clair; taille, quatre pouces dix lignes. Amérique sept.

B. Mai bêche. T. ferruginea, Meyer; T. islandica , I.ath y. CaxüT.

B. Mixille. T. minuta, y. B. échasse.

B. 5AIH, Less. y. B. Pl.ATYRBYHQtE.

B. hoir. 7’. lincolniensis , Lath. Parties supérieures variées de gris cl de brun, les inférieures blanches, tachetées de brun; sommet de la (été blanchâtre, varié de gris; rectrices blanches, à l’exception des deux intermédiaires qui sont noires; taille, huit pouces six lignes. Trouvé en Angleterre.

B. VOIR ATR E, LeSS. y. B. VIOLET.

B. 05DÉ. T. undata . Lath. Entièrement brun, ondulé de jaune et de blanc; tectrices bordées de blanc; rectrice8 cendrées, bordées de noir. Du nord de l’Europe.

B. a oreilles BRi vEs. 7’. aurita, Lath. Parties supérieures ferrugineuses , variées de lignes blanchâtres, les inférieures plus pâles avec des raies moins marquées; une large tache brune de chaque côté de la tête; trait oculaire blanc. De la Nouvelle-Galles du sud.

B. PLATYRDYXQrE, Temm. . Numeniux pygmœun, Lath.; Aumettiu» pu*iilutf Bcclist. Le plus petit des Courlis, Sonn. Plumage d’amour : parties supérieures noires, finement liserées de roux, et quelques plumes bordées de blanchâtre; parties inférieures blanches; deux bandes rousses sur la tête ; sourcils blancs, marqués de points bruns; un Irait noirâtre entre le bec et l’œil; côtés de la léte blanchâtres, rayés de brun; nuque cendrée et rayée; devant et côtés du cou roussâtres. variés de petites raies longitudinales brunes; quelques grandes taches sur les flancs; rectrices intermédiaires plus longues, noires, bordées de roux; les latérales liserées de cendré clair, ainsi que les rémiges; Je plu- I

mage d’hiver est encore inconnu; bec noir, faiblement courbé â la pointe, plus long que la télé, rougeâtre à sa base; pieds verdâtres ; taille, six pouces quatre lignes. - Les jeunes onl les parties supérieures noires, bordées de roux; les parties inférieures blanches; deux bandes longitudinales, d’uu blanc roussâtre, nu dessus desyeux; une raie brune entre le bec el l’œil ; la face, la nuque, les côtés du cou, la poitrine, les flancs et les tectrices caudales inférieures roussâtres, rayés longitudinalement de noir. Habite les marais de l'intérieur, dans le nord de l’Europe et de l'Amérique.

B. eoi RpRE. T. maritima, Lalh. B. violet.

B. roissatre. T. rufeteens , Vieill. Parties supérieures brunes, tachetées de noir sur le milieu de chaque plume; parties inférieures rôtisses, avec des taches noires sur les côtés du cou el de la poitrine ; abdomen d’un blanc roussâtre ; rémiges blanches . pointillées de noir el frangées; les deux rectrices intermédiaires brunes, les deux suivantes bordées de blanc, et terminées de noir; les autres d’une nuance plus claire, terminées de même; toutes sont étagées; pieds rouges; taille, sept pouces trois lignes. Amérique septentrionale.

B. rolx. Maubéche rousse. Less. Tringa islandica. y. B. Caxct.

B. de Sakhalx. T. Sakbalmi , Vieill. Parties supérieures noires, variées de jaune, les inférieures blanches; (rois taches de celle couleur au-dessous des yeux; rectrices noirâtres, fasciées de jaune. Des Indes.

B. Selvixger. T . maritima, Lath. y. B. violet.

B. deTemiixck. 7’. Temminckii, Leisl. ; Tem., pl. col. 41, f. I. Plumage d’hiver : parties supérieures d'un brun-foncé avec les baguettes noirâtres; parties inférieures blanches, â l’exception de la poitrine el du devant du cou qui sont roussâtres; lectrices caudales intermédiaires noirâtres, les latérales blanches; les quatre rectrices intermédiaires d’un brun-cendré, les suivantes étagées, blanchâtres; les extérieures blanches; taille, cinq pouces six lignes. — Plumage d'amour: parties supérieures noires, entourées d'une bande rousse ; parties inférieures blanches; front . devant du cou et poitrine d'un roux-cendré, inarqués de petits traits longitudinaux noirs; les deux rectrices intermédiaires d’un brunnoirâtre, bordé de roux-foncé. — Les jeunes ont toutes les parties supérieures d’un cendré-noirâtre, plus clair sur la nuque, avec les plumes du dos bordées de jaunâtre; la poitrine el les côlésdu cou d’un cendré-roussâtre; les rectrices. à l'exception de l’extérieure, terminées de roux. Habite les lacs el les fleuves de l’Europe.

B. de Terre Neuve. y. Saxderlirg.

B. a tête et c.ou xoiratres. T ■ atricopilla, Vieill Parties supérieures noirâtres, tachées de brun el de blanc, avec une bande de la dernière couleur, qui traverse les scapulaires; parties inférieures blanches; sommet de la léte partagé par un Irait blanc: tectrices alaires supérieures noirâtres , les petites bordées de blanc, les grandes rayées de blanc-roussâlre; rémiges cl rectrices brunes, parsemées de taches blanches et rondes; bec courbé vers l’extrémité, brun-rougeâtre en dessous; pieds verts; taille, huit pouces. Amérique méridionale.

B. rairoRVS. T. unifonniê, Lath. Tout le plumaga

SüO B É C

est d’un cendréclair . presque blanchâtre en dessous; bec court et noir. D'Islande.

B. varié. T. raricgata, Lath. Parties supérieures variée* de brun, de noir et de roux; parties inférieures blanchâtres , rayées longitudinalement de noir ; front et gorge roussàlres rayés, de nuance obscure; taille, sept pouces. Amérique sept.

B. violet. 7’. via rit i nia , L.; T. nigricans, Montagu. Plumage d’hiver : parties supérieures violettes, à reflets pourprés, les plumes terminées de cendré; parties inférieures blanches; sommet de la tête, joues, côtés et devant du cou noirâtres; gorge et tour des yeux d'un gris-blanchâtre; plumes de la poitrine grises, terminées de croissants blancs ; tectrices alaires noirâtres, liserées de cendré clair; des grandes taches cendrées sur les flancs; rectrices intermédiaires noires, les autres cendrées, liserées de blanc; bec plus long que la tête, peu incliné à la pointe; sa base ainsi que les pieds jaunes; espace nu au-dessus du genou presque nul; taille, sept pouces, huit lignes. — Plumage d'amour : parties supérieures d’un noir-violet, chaque plume bordée de blanc et de roux; parties inférieures blanches; devant du cou, poitrine et ventre cendrés, marqués de taches noirâtres, de forme lancéolée ovale sur les côtés du cou et les flânes, et en bandes longitudinales sur les tectrices caudales. — Les jeunes ont les plumes des parties supérieures d uo noir mat, bordées de roux-clair; les tectrices alaires bordées de blanc; le devant et les côtés du cou rayés longitudinalement et bordés de cendré, de grandes taches longitudinales sur les flancs et l'abdomen : c’est alors le T. striata , Retz. Habile toutes les côtes européennes.

•j-f Combattants. Doigt extérieur et l'intermédiaire unis jusqu'à la première articulation.

C'est Cuvier qui a fait de ces Oiseaux le type d'un sous-genre, au quel nous conservons le nom français de Combattants. Rien n'est plus extraordinaire que le caractère guerrier que prennent ces timides Oiseaux dans la saison des amours; pendaul toute la journée, et surtout le malin et le soir, ils se livrent des combats, non seulement corps à corps, mais troupes contre troupes. et l’acharnement de la lutte est tel, que souvent l'oiseleur attentif parvient à envelopper tous les champions d'un seul coup de filet, et à les rendre victimes d'uu courage que tous réuniraient en vain contre un ennemi aussi puissant. Au reste, c'est là le seul danger auquel les expose cette guerre, car jamais ou n’a vu aucun des nombreux champs de bataille souillé de la moindre trace de sang. 11 est probable que l’énorme armure qne forme la fraise, et qui, dans la colère de l'Oiseau, se hérisse fortement et prend une grande consistance par le serrement des plumes, lui procure un bouclier impénétrable aux coups du bec de l'adversaire. On a attribué l'humeur guerrière des Combattants au petit nombre de femelles, qui ne permet pas à tous les mâles d'avoir une compagne, et l'on a cru que, tranquilles spectatrices des combats, les femelles devenaient le prix de la victoire; mais chez ces Oiseaux élevés eu captivité et commençant leurs combats avec la saison des amours, on voit les mâles et les femelles indistinctement y prendre part, et même tourner leurs coups vers d'autres

Oiseaux de la basse-cour. Les accouplements terminés, toute haine cesse, et chacun s’adonne tranquillement aux devoirs nouveaux que la nature impose à tous les êtres, pour la conservation des races.

B. combattant. T. pugnax, L. ; Buff., pl. enl. 506. Plumage d'hiver : parties supérieures ordinairement d’un brun semé de taches noires cl bordé de roussàlrc; tète, cou et parties inférieures d’un blanc souvent trèspur, quelquefois avec la poitrine roussàlrc ou tachée de brun; grandes tectrices alaires et rectrices intermédiaires rayées de brun, de noir et de roux; queue arrondie ; les trois rectrices latérales toujours nnicolores; bec faiblement incliné et renflé vers la pointe, brunâtre; pieds longs, d'un jaune-verdâtre; taille, onze pouces six lignes. La femelle est d'un tiers plus petite, et son plumage est plus cendré, avec le devant du cou rarement d’un blanc pur; elle a le bec noir et les pieds plus foncés.— Plumage d'amour : entièrement varié de noir, de brun, de cendré, de jaunâtre et de blanc; face nue, couverte de verrues; occiput orné de longues plumes brunes; gorge garnie d'une fraise composée de longues plumes noires, à reflets (ces couleurs sont très-sujettes à varier, au point qu’il est rare de trouver deux individus absolument semblables ) ; bec et verrues d’un jaune orangé; pieds verdâtres. C'est alors le Combattant de Huffon. pl. enl. 503. La femelle est plus petite ; elle n’a jamais de longues plumes ni de fraise. — Les jeunes de l'année ressemblent beaucoup aux femelles en plumage d'hiver; mais les parties supérieures sont d'un brunnoirâtre avec de larges bordures rousses et jaunâtres; 1-8 petites tectrices alaires sont bordées de blanc-roussâtre; la gorge et le ventre sont d'un blanc pur; les teintes du devant du cou et de la poitrine sont d'un cendré-roussâtre. C’est alors le 7’. lit força, Gmel., Lalfi. ; le T. grenocicensis, Lath.; le Tôt anus cinereus , Briss.; le Chevalier varié, Buff.. pl. enl. 500. — Après la mue d'automne, les jeunes ressemblent aux femelles dans leur plumage d'hiver, lorsqu'elles ont le sommet de la tête , la nuque et le cou cendrés, rayé* de brun, le devant du cou et lu poitrine grisâtres, maillés de cendré. Dans les marais d'Europe.

B. demi -palmé. T. semipalmata , Wil s. (Amer. Orn.f pl. G5, f. 4). Parties supérieures brunes, bordées de ferrugineux et de blanc; sourcils blancs; tectrices noirâtres, bordées de blanc; rémiges obscures avec les tiges et les bords extérieurs blancs; taille, six pouces. De l'Amérique sept.

B. mâché. T. maculata , Vieil!. Parties supérieures brunes, bordées de gris-clair; parties inférieures blanches; devant du cou et poitrine marqués de raies longitudinales brunes; lectrices caudales supérieures brunes, uniformes, de même que les deux rectrices intermédiaires, qui sont les plus longues; les latérales d*un gris-clair, taille, huit pouces, deux lignes. De l'Amérique sept, et des Antilles.

BÉCASSINE, ois. V. Bécasse.

BECASSINE -CUBIANE. ois. S. de Chevalier Cul-Blanc.

BÉCASSINE DE MER. pois. Nom donné par allusion à la longueur de leur bouche en bec, à Y T sot Bellone ainsi qu'a plusieurs Poissons du même G., et particulièrement de la division des Orphies.

BEC

BÉCASSON. ois. S. vulg. de Chevalier aux pieds rouges, el de double Bécassine.

BECCABPNGA. bot. Esp. du G. Véronique.

BECFI-D'HIYER. Ois. Syn. vulgaire de Pipit des buissons.

BFCHARU et BÉCHÉRU. ois. S. vulg. de Flammant rouge.

BÉCIIF.-LISETTE. ins. N. vulg. de PAttelabe Bacchus.

BECHET. rois. S. vulg. d’Ésoce Brochet.

BECHIIM. bot. G. de la fam. des Synnnlhérées. établi par De Candolle dan* son Prodromus , avec les caractères suivants : calathides multiflores , homogames, à fleurons tubuleux et quinquéfldes : les extérieurs subpalmés; réceptacle alvéolaire; involucre composé d'écailles presque imbriquées et disposées sur deux ou trois rangs, les intérieures plus étroites, glabres et colorées au sommet ; styles rameux , allongés et hispi* des; akène cylindracé et velu; aigrette scabride et poilue. Les deux esp. décrites par le professeur De Candolle : B. rubricaule el acapiforme sont des pl. herbacées de Madagascar, à feuilles ovales-oblongues, presque sessiles, entières, piloso-scabres en dessus, à calathides terminales et en corymbe, à fleurons rouges, à écailles de l'involucre purpurines.

BÉCÜOT. ois. S. vulgaire de Bécassine sourde.

BECKÉE. bot. y. B vexEA.

BECKMANMA. bot. Host a fait un G. ainsi nommé d’une Graminée, Phalaria erucœformia, L., qui habile le midi de l’Europe; et Willdenow, qui l’avait rapportée, dans son Speciôi , au Cynoaurua, l'a adoptée postérieurement dans son Ilortua Berolinenais, ainsi quePalisot-de-Beauvoisqui a figuré l'analyse de sa fleur ( tab. 19 , flg. 6 de son Agrostographie ). Scs épillels sont distiques et sessiles sur des axes partiels, formant ainsi de petits épis attachés de distance en distance el trois par trois, sur un axe commun, indivis. Il renferme de trois à cinq fleurs, dont la centrale est un peu pédonculée. Leurs glumes ( valves de la lépicène, Rich. ) sont égales, insérées au même point, rétrécies à la hase, élargies et obtuses au sommet. Les paillettes de chacune des fleurs sont égales et aiguës; les étamines sont au nombre de trois; l'ovaire porte deux stigmates.

BECLAKDIE. Beclardia. bot. Ach. Richard, dans la Monographie des Orchidées qu'il a présentée â la Société d'histoire naturelle de Paris, a proposé, sous le nom de Beclardia, l'érection d'un G. qu’il composait de V Angraecum clatum , de Du Petil-Thouars et des Kpidendrum macroalachyum et Brachyêtachyum du même auteur. ISous ne pensons point que ce G. ait encore été adopté.

BECMAKE. Bhinomacer. ms. G. de Coléoptères tétramères, fondé par Geoffroy aux dépens du G. Cliaranson de Linné, et ayant pour caractères : antennes en massue, droites, posées sur une longue trompe. Ce nom générique a été donné, supprimé, puis remplacé par celui | d'Atlelahe qui lui correspond il peu près.

BEC MOUCHES oc HYDROMYES. ms. Duméril a appliqué ce nom, dans sa Zoologie analytique, à une fam. d'insectes diptères, dont les caractères essentiels sont de n’avoir pas de trompe; mais une bouche prolongée en un museau plat el saillant . avec des palpes très-

distinctes : de ce nombre sont les Hirtées, les Scatopses et les Tipulcs.

BÉC.O. ois. S. vulg. de Chevalier Guignelte.

BECOT, ois. $. vulg. de Bécasse.

BECQUABO, BECQUEBO oc BECQl’E-BOlS. ois. Syn. vulg. de Pic-vert.

BECQUEPLEUR. ois. S. vulg. de Colibri.

BECQUBRELIE. Bccquerelia. bot. G. de la fam. des Gypéracées, établi sur l'inspection de deux pl. nouvelles, rapportées l'une par l'expédition de circumnavigation. commandée par le cap. Durville, l'autre de la Guiane par M. Poileau. Caractères : fleurs monoïques, fasciculées, et souvent les deux sexes se trouvant réunis dans le même faisceau; plusieurs épillels mâles h la base des épillels femelles, accompagnés d'écailles membraneuses; une étamine dans l’aisselle de chaque écaille. Épillels femelles terminaux, uniflores, avec cinq ou sept écailles disposées en quinconce, dont les intérieures plus grandes; un disque charnu et angulaire, entourant la base de l’ovaire; celui-ci conique, surmonté d'un style simple, couronné par deux ou trois stigmates filiformes. Le fruit est un achène dur, crustacé, trigone-déprimé ou lenticulaire, ceint à sa base d'un disque circulaire. Le G. Becquerelia appartient à la tribu des Sclérinées, mais il dilfère par plusieurs caractères des vrais Scleria et des Diplacrum entre lesquels il doit se placer. Il parait se rapprocher davantage de ce dernier par ses épillels mâles, placés â la base de l’épillet femelle, el formés de petites écailles membraneuses, ne recouvrant qu'une seule étamine; mais il en diffère par son épillet femelle, dont les écailles sont nombreuses, insérées en quinconce autour de l’axe, de sorte que les trois supérieures, plus grandes, enveloppent le pistil , tandis que dans les Diplacrum , il n’y en a que deux opposées, et dans les Scleria, de trois à six, parfaitement distiques.

BECQUEROLLE oc BOUQUERIOLLE. 018. S. vulg. de Bécassine sourde.

BECQUET. rois. N. vulg. du Saumon.

BECQUETEUR. ois. S. vulg. de petite Hirondelle de mer.

BÉCINE. rois. Esp. du G. Sphyrène.

BÉDAl'DE ou BÉDEAUDE. ois. $. vulg. de Corneille manlelée. Corbeau.

BÉDÉGUAR ou BËDÉGARD. ns. et bot. Galle chevelue. très odorante, produite sur les jeunes rameaux de la plupart des Rosiers, par la piqûre de divers Insecte* du G. Cvnips. On lui attribua longtemps des propriétés merveilleuses en médecine ; elle n’est que légèrement astringente.

UEDFORDIE. Bedford ia ■ bot. G. de la fam. des Synanthérée8, dédié par De Candolle â l'illustre propriétaire de Wohurn, qui a rendu de si grands services â l'agriculture et à la botanique, el à qui cette science est I redevable d'un bel ouvrage monographique sur les Saules. Caractères : calathide inultiflore, homogamr; réceptacle en forme de crible, avec le bord des alvéole* denté; involucre ovale, composé de deux ou trois rangée* d'écailles distinctes, imbriquées, accompagnées de bractées subulées; tube de la corolle grêle, son limbe brusquement dilaté el divisé en cinq parties; anthères

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