‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 76 sur 125 · CB · texte numérisé non relu

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appendiculées au sommet, avec leur bafce arrondie et nullement prolongée en queue; style bulbeux à sa base; lobes du stigmate linéaires, obtus, arqués, hispidules au sommet, presque papilleux au dos; akènes glabres, à angles émoussés, avec les bords du sommet dilatés; aigrette garnie à sa base d'une rangée de barbules sca* bres. Ce G. comprend deux arbrisseaux de la Mouvellellollande, que Labillardière avait observés et réunis aux Cacalies, sous les noms de C. salin na et linearis. l eurs feuilles sont allongées, entières, cotonneuses en dessous; les fleurs sont jaunes.

BKDILLE. bot. S. vulg. de Liseron des champs.

BÉOOL'IDE oc B 1: DOUILLE, ois. S. vulg. de Pipit.

BEDOLIN. bot. S. vulg. de Mélampyre des champs.

BÉDOl'Sl. bot. Petit arbre de l'Inde, dont les feuilles, ovales, épaisses et alternes, ont une odeur aromatique. Ses fleurs sont inodores, fort |>eliles, pol vandres, munies d'un calice à six divisions, et de six pétales croissant en bouquets axillaires; elles sont de plus tnonogynes. Son fruit est une capsule ou baie sèche, s'ouvrant en trois valves, et contenant trois graines. Le ltédousi, qui parait offrir quelques rapports avec le G. Cataria, doit être mieux observé pour qu'on puisse déterminer avec certitude à quelle famille il convient définitivement de le rapporter.

BEELZÉBCTU. masi. Esp. du G. Sapajou.

BÉEMEIlLE oc BOEII MERLE, ois. S. de Jaseur de Bohème.

BÉENA. ois. S. de Corbeau Choucas.

BÉENKL. bot. C raton racemosum (Burmann). Petit arbre de l'Inde, imparfaitement connu malgré la figure qu’en a donnée Rhéede ( Hort. Mal., T. v, t. 4), et qui n’est peut-être pas un Croton à cause des quatre coques de son fruit, mais qui doit être voisin de ce geme.

HÊESIIA. bot. G. de la fam. des Graminées, Uexandrie Monogynie, L., formé par K uni h d'un démembrement du G. Bambou, que les disciples de Linné avaient confondu parmi les noseaux. Rhéede (Hort. Malab., T. v, p. 119, l. 00) avait déjà fait connaître, sous ce même nom, l'arbre qui lui sert de type. Ses caractères, tels que Kunth les a établis, dans nne notice manuscrite qu’il nous a communiquée, et dont cet article est extrait, consistent dans des fleurs ou dans des épillels multiflores, distiques, ayant leurs bâles inférieures vides, et ne contenant de fleurs d'aucune sorte, composées de deux paillettes inégales; leurs fleurs ont six étamines et un seul style supportant trois stigmates velus, auquel succède un péricarpe grand, charnu, ovoïde, acuminé, renfermant trois semences. Ce dernier caractère, qui singularise le genre Réeslia. ne permettait guère de confondre avec les autres Bambous, un arbre graininé que Hoxburg avait appelé dans ses pl. de Coromandel, Bambma baccifera.

BÉFARIA. bot. Hfcmiu.

BEEBASE. bot. S. de Macis. F. Mcscaoier.

BEFFROI ( en WD et petit), ois. Esp. du G. Fourmillier.

BECASSE oc BRODASSE, ois. F. Bécasse.

BËGONE. Bégonia, bot. Ce G. singulier, qu’on n’a pu jusqu'à présent classer dans aucun des ordres naturels précédemment établis , nous parait devoir former

le type d’une nouvelle fam. à laquelle nous proposons de donner le nom de Bégoniacées. Le G. Bégone offre le# caractères suivants : ses fleurs sont constamment unisexuées et monoïques, disposées ordinairement en panicules terminales, qui se composent de fleurs inâle* et de fleurs femelles entremêlées. Dans les fleurs mâles le calice est double ; l'extérieur offre deux ou trois sépales un peu concaves, l’intérieur en présente de deux à six, en général plus petits; les étamines sont généralement nombreuses ; tantôt leurs filets sont libres et distincts, tantôt ils sont réunis et monadelpbes par leur moitié inférieure, et forment une petite colonne cylindrique au centre de la fleur. Les anthères sont ovoïdes, comprimées, à deux loges écartées l'une de l'aulre par la partie supérieure du filet . qui s'est beaucoup élargie; chacune d’elles s'ouvre par un sillon longitudinal. Dans les fleurs femelles l'ovaire est infère, à trois angles très saillants, et à trois loges qui renferment chacune un nombre très -considérable d’ovules d'une petitesse extrême, attachés à un trophosperme longitudinal, parallèle à l’angle rentrant de la loge, qui est d'abord simple, puis divisé en deux lames saillantes entièrement recouvertes d'ovules. Le calice offre la même forme et la même disposition, c'est-à-dire qu’il est double et que chacune de se» parties se com pose de sépales distincts, dont le nombre est sujet à varier. Sur le sommet de l’ovaire, on trouve trois stigmates très- gros; chacun d'eux est profondément biparti; leurs divisions sont allongées, épaisses et irrégulièrement contournées, ayant une grande analogie avec le même organe dans les Cucurbilacées. Le fruit est une capsule nue, triangulaire, tripière, à trois loges poly spermes . s’ouvrant par trois fentes longitudinales. qui régnent sur la partie moyenne de chacune de ces loges et détachent les trois ailes. Les graines, dans les espèces que nous avons examinées, nous ont paru d'un ténuité excessive, ce qui nous a fait soupçonner que peut-être elles n’avaient point été fécondées.

Les esp. de ce G. sont herbacées, ou tout au plus sous frutescentes ; leurs liges sont en général épaisses et charnues; leurs feuilles alternes, simples, péliolées, souvent obliques et inéquilatères, accompagnées à leur hase par deux stipules membraneuses et caduques. Les fleurs constituent des sortes de panicules terminales; elles sont généralement roses ou blanches.

Les Bégones , au nombre d’environ une quarantaine d’esp., sont toutes originaires de* Indes orientales et occidentales. On en cultive plusieurs dans nos serres; telles sont le B. discolor, figuré, dans Curlis, sous le nomd’£'ransiana; elle vient de la Chine et se fait distinguer par sa tige rameuse, articulée, d’un rouge très vif, surtout vers les articulations, par ses feuilles cordiformes, obliques, aiguës, dentées, d’un vert lisse à leur face supérieure, d’un rouge incarnai à leur face inférieure , et par ses fleurs roses et grandes. Le B. nititla , originaire des Antilles, a une lige haute de cinq à six pieds, des feuilles cordiformes, inéquilatères, vertes et luisantes sur leurs deux faces. Les fleurs sont petites, roses, et forment une panicule dont toutes les ramifications sont dichotomes. Les Bégones ont en général une saveur acide très -prononcée, et telle qu'on peut

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employer leurs feuilles pour l'usage de la labié ; on en mange plusieurs dans les colonies, et particulièrement aux Antilles où on les nomme vulg. Oseille.

BÉGONIACÉES. Begoniaceœ. bot. Le G. Begania \ offre, comme nous l'avons déjà indiqué, une structure j trop singulière et trop differente de celle des autres j familles naturelles déjà établies, pour qu'on puisse le classer dans chacune d'elles. Aussi pensons-nous que ce genre peut devenir le type d’une fani. particulière sous le nom de Bégoniacées. Quelques personnes qui se contentent d’effleurer en quelque sorte l'étude des sciences, sans les approfondir, pourront s'étonner de voir un G. érigé à lui seul en fam.; mais cette marche, loin d'avoir des inconvénients, nous parait plutôt propre à servir aux progrès de la science. En effet, si on relègue le G. Bégone parmi les incertœ salis, au milieu d’autres G. avec lesquels il n’a aucun rapport, il devient impossible de connaître les affinités que ce G. peut avoir avec les autres déjà classés; tandis que, si on le rapproche autant que possible de ceux avec lesquels il a quelque convenance d’organisation, on éveille l'attention sur ses rapports, et cela fait que fort souvent on finit par découvrir d'autres G. qui viennent se grouper à côté de lui.

La fam. des Bégoniacées est fort difficile à bien placer dans la série des ordres naturels. Si on la range dans la classe de la Méthode de Jussieu, que ses caractères systématiques lui assignent, c'est-à-dire parmi les Apétales à insertion épigynique, on n’y trouve aucun ordre avec lequel celte fam. ait quelque affinité. Mais parmi les Apétales à étamines périgynes, se trouvent les Polygonées, dont les Bégoniacées se rapprochent en plusieurs points, malgré des différences extrêmement grandes, telles que l’ovaire infère, à trois loges polyspermes, et la structure des stigmates. Mais le port, les stipules, la saveur acide des feuilles sont autant de caractères qui militent en faveur de ce rapprochement. Il est une autre fam. fort éloignée des Polygonées, mais cependant avec laquelle les Bégoniacées ont une assez grande affinité, ce sont les Cucurbitacées. L’ovaire infère, à trois loges polyspermes, la structure singulière des stigmates, paraissent établir entre ces deux ordres quelques analogies qui ne sont point à négliger, si l'on veut classer celte nouvelle fam. d'une manière convenable. Dans cette nouvelle hypothèse, on pourrait considérer les Bégoniacées comme possédant un périanlhe double, c’est-à-dire un calice et une corolle.

BÉGUAN. iulPt. Sorte de Bézoard qu’on dit se trouver dans l'estomac de l'Iguane ordinaire : on lui attribue des propriétés merveilleuses.

BÉGl'E. ots. N. anc. de la Mouette cendrée.

BÉHEiN. bot. Esp. des G. Cucubale, et Centaurée.

Deux racines que le Levant livrait autrefois au commerce de la droguerie, et où l’on ne les rencontre presque plus aujourd'hui, y portaient ce nom, de même qu'une huile extraite d'une graine dont on ignore la véritable j origine. La première de ces racines, appelée Bêhex bi.axc. est le Be hmen abiad des Arabes : son odeur est aromatique; elle passait pour aphrodisiaque. La seconde. nommée BEhex rolge, Behmen aktnar des Arabes. et dont le nom désigne la couleur tirant sur le

rouge du sang, passe pour appartenir au Statice Limoniurn , L.

BÉHMEN. bot. y. Bébex.

BEHOIIS, BIHOU oi B1IIOÜR. ois. S. vulg. de Héron Butor.

REliRÉE. ois. Esp. du G. Faucon.

BEHRINIE. Berlin nia. bot. Le naturaliste voyageur Siaber avait dédié à son compatriote Behr. un G. de la fam. des Synanthérées qu'il avait établi pour une pl. de la Carniole; mais le B. choudrilloides n'ayant point paru différer essentiellement des Crépides, leur a été réuni.

BEILLOTE. bot. y. Billots.

BEILSTEIN. nx. y. Jade.

BEI [S BH ECU ER. ois. $. de Catharte Alimocbe.

BEJAR1A. bot. G. placé à la fin de la fam. des Rbodoracées, dans la Dodécandrie Monogynie, L., nommé à tort Befaria par la plupart des auteurs, puisqu'il a été consacré à Bejar, botaniste espagnol. Son calice est légèrement ventru, à sept divisions; il a sept pétales et quatorze étamines alternativement plus petites et plus grandes ; son stigmate est assex épais, marqué de sept •tries, et l’on observe autant d’angles extérieurement , autant de loges polyspermes intérieurement, dans sou fruit qui est une baie sèche où persistent le calice autour, et le style au sommet. — Deux esp. ont été décrites dans le Supplément de Linné : ce sont des arbrisseaux originaires de la Nouvelle-Grenade; l’un, le B. resinosa , à feuilles ovales et à fleurs ramassées à l’extrémité des rameaux; l’autre, le B. œsluans, à feuilles lancéolées et à fleurs en grappes terminales. Michaux en a trouvé dans la Floride une troisième, qu'il nomme B.paniculata y joli arbuste de trois à quatre pieds, dont la tige est hispide et glulineuse. dont les feuilles sont ovaleslancéolées et glabres, excepté à leur nervure médiane, et dont l’inflorescence tient le milieu entre la grappe et la panicule. Elle a été figurée par Ventenat, sous le nom de B. racemosa. — Les deux pl. décrites sous le nom d 'Àcttnna, dans la Flore du Pérou de Ruiz et Pavon, paraissent devoir être rapportées, non-seulement à ce G., mais même, suivant Ventenat et Persoon, aux deux premières esp. indiquées ici.

BEJUCO oc BEJUQLE. bot. S. d'Hippocralée.

BELAMCANDA. bot. Rhéede. dans son Horlus malabaricusy donne à une pl. de la fam. des Iridées, ce nom de Pays, que Redouté, dans ses Liliacées, -semblait avoir proposé comme générique; mais Bellenden-ker l’a remplacé par celui de Pardanthus.

BELANGÈRE. Belangera. bot. G. delà fam. des Cunoniacées, établi par Cambessède qui le caractérise ainsi : calice à six divisions caduques; pétales nuis; étamines nombreuses, insérées au fond du calice, libres, à anthères versatiles; hase de l’ovaire entourée par son disque; deux styles divergents, terminés par un stigmate capité; ovaire libre, à deux loges renfermant chacune plusieurs rangées d'ovules ascendants; capsule à deux becs, à deux valves bifides; semences aplaties, prolongées en une sorte d'aile au sommet. Quatre esp. sont décrites ; ce sont des arbres branchus, à rameaux et feuillet opposées, stipulées entre les pétioles qui supportent de trois à cinq folioles. Les fleurs sont axillaires aux

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rameaux. Toutes ces espèces tout propres au Brésil.

DELBUS. M\! S. d’Yène.

BELC1I, BELCH1NEN et BELLÈQUE. ois. S. vulg. de Foulque.

BÊLEMENT. «41. Voix des petites esp. de Ruminants, tels que les Moulons et les Chèvres.

BÉLEMNITE. Belemnite». jioll. ross.G. de Coquilles fossiles de l'ordre des Céphalopodes décapodes, et de la fam. des Orlhocérées, composé de corps polytha- 1 aines, de figure conique, dont les analogues vivants paraissent anéantis depuis une longue suite de siècles. Ces corps, fort remarquables par leur forme et leur «abondance dans certaines couches, ont donné lieu aux contes les plus extraordinaires. Ils sont non moins célèbres par les opinions diverses émises par les auteurs, pour expliquer leur formation et déterminer leur place dans le système. Tour à tour rapportés à tous les règnes, jusque dans ces derniers temps, des naturalistes éclairés ont douté qu'ils appartinssent à la classe des Mollusques, et ont fait avec leurs concaméralions internes des êtres distincts. Les Bélemnitcs sont, comme on le voit, du petit nombre des corps naturels dont l'histoire est fort difficile à éclaircir. Peu de corps fossiles ont plus exercé l'esprit et le talent des naturalistes; mais on peut dire, qu'à l'exception de quelques renseignements sur les localités où se trouvent les Bélemnitcs, et des observations de détail plus ou moins curieuses sur certains accidents , l'on a peu de fruit à retirer de la lecture de tous les auteurs qui en ont traité. A la lin du dernier siècle, la discussion sur les Bélemnites s’est engagée entre deux savants bien connus, G.-A. Deluc et Sage. Mais cette discussion ne portait plus que sur des faits de détails; tous deux avaient raison puisqu'ils rapportaient avec Ehrhart. Bratider, Platt et Linné, les Bélemnites à des Animaux voisins des Seiches ou des Cornes d'Ammon. Ces deux savants différaient principalement dans la question de savoir si la Bélemnite contenait l'Animal ou était contenue dans celui-ci.

En 1810, parurent les Observations de Beudant {.4nti. du .Muséum, tom. xvi, p.7G), où ce savant, après avoir étudié tout ce qui avait été dit avant lui sur les Bélemniles, reproduit l'opinion de Klein qui réunissait plusieurs (l'entre elles aux pointes d'Oursins fossiles. 11 les distingue en deux sections; celles dont la figure est en massue, et où l'on n'a pas reconnu de cavité à leur base, et les coniques qui offrent cette cavité. Beudant, d'après l'analogie qu’il cherche à établir entre la contexture des pointes d'Oursins et des Bélemnites, parait porté à croire que les Bélemnites de la première de ces divisions, dites fusiforme» , en massue, en fer de lance, sont des pointes d'Oursins pétrifiées. Quant à celles de la seconde, quoiqu'il établisse de même l’analogie de contexture, il est arrêté, dans une semblable conclusion, parla cavité qu'elles offrent cl les alvéoles qui la remplissent. Ce Mémoire intéressant a montré des rapprochements contestés par Defrance ( Dict . des •Vc. ««/., t. iv, suppléin.). Klein avait déjà avancé, pour appuyer la réunion qu'il indiquait des Bélemnites fusiformes aux pointes d'Oursins, leur forme générale extérieure et la radiation que l'on observe dans les unes et les autres. Cette commune radiation est soutenue

également par Beudant, qui ajoute que les pointes d'Oursins offrent aussi des cercles concentriques, coupant les stries , ce qui s'aperçoit dans la coupe transversale de ces Fossiles. Defrance dit positivement :

« Qu'on ne rencontre jamais de Bélemnite qui présente » dans sa cassure autre chose qu'une cristallisation en » aiguilles, rayonnant de Taxe à la circonférence, lan- » disqu'au contraire on ne voit jamais de pointes d'Our- * sins fossiles qui soient changées en une autre matière » qu'en Spath calcaire , qui se casse en lames rbomboï- » dales ; * faits que nous avons aussi reconnus. Mais ce mode différent de pétrification n’ôle rien à l’exactitude des obse nations de Beudant, qui, de plus, dans la coupe longitudinale des pointes d’Oursins, retrouve les couches successives de l'étui des alvéoles des Béleiuniles. Ces rapprochements et la considération des deux Bélemnites dont il donne la figure, et qui offrent, au lieu d'une base percée par une cavité conique, lin mamelon arrondi, garni de côtes assez saillantes, striées transversalement, et qui divergent du centre du mamelon à la circonférence, centre perforé par un petit trou arrondi peu profond . tels sont les motifs sur lesquels Beudant appuie son opinion. A la différence dans le modede pétrification, qui distingue ces fossiles, nous ajouterons qu'on ne les trouva jamais dans les mêmes couches, et que les Bélemnites ne sont jamais accompagnées de parties d'Oursins. Les deux Bélcmnites citées sont tout à fait des exceptions dans la règle; car sur plus de trois ou quatre cents individus que nous avons eu occasion d'examiner, nous n'avons rien trouvé de semblable. Cette particularité lient peut-être à la pétrification de ces deux individus, ou bien à une troncation accidentelle , et dans tous les cas ne peut changer une opinion établie sur l'examen d'un si grand nombre de Bélemnites pourvues de leurs alvéoles.

En nous résumant sur les opinions de Beudant, qu’il est important d'approfondir , parce que les analogies sur lesquelles il s'appuie sont très-spécieuses, nous dirons qu’il ne peut y avoir de doute à l'égard des Béletnnites qui offrent une cavité, c’est-à-dire, pour celles de la deuxième division; car lui-méme est obligé de convenir que c’est un problème à résoudre : or, il nous parait tout résolu par leurs rapports avec les Orlhocératites et par l'existence de cette cavité tout à fait étrangère aux pointes d'Oursins . et remplie par les alvéoles ou concaméralions pourvues d'un siphon comme tous les Polythalames. 11 reste donc celles de la première division. Nous allons voir par le détail de l’organisation des Bélemnites que les rapports avec les pointes d'Oursins ne sont pas aussi exacts que Beudant Fa cru. Il convient, du reste, que celles de la première division sont absolument semblables à celles de la deuxième , qui seraient tronquées au-dessus de la cavité. Ceci nous conduit à examiner s'il existe réellement des Bélemnites entières dont la base n'ait pas eu de cavité, et si celles où l'on n'en trouve pas, ne l'auraient point perdue par une troncation accidentelle. On en a cité plusieurs qui, dit-on. n'avaient point de cavité; mais aucune observation faite avec soin ne le constate. Il ne suffit pas de s'en rapporter à l’examen extérieur d'un ou deux individus. Il faut étudier l'espèce que l'on examine dans ses

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différents âges; car il parait que les Bélemnites, du moins certaines espèces aplaties ou fusiformes, variaient de forme en prenant de l'accroissement. Il faut les scier dans le sens de leur longueur, et polir les deux surfaces opposées, et alors on découvre souvent que la cavité a été remplie dans l’acte de la pétrification par une matière très-dure, de couleur approchant celle de l'étui, mais qui tranche toujours un peu. On ne pourrait, sans cette opération, reconnaître la cavité dans beaucoup d’individus. Faure Biquet, qui a étudié nombre d'espèces, dans leurs localités respectives, a pu s'assurer, par l'examen d'une quantité d'individus, des variations d'âge, et il a reconnu la cavité dans les Bélemniles en fer de lance, en massue, en fuseau; c'est-à-dire dans celles de la première division de Beudant. On doit peu s'étonner de ce que cette cavité, plus large à sa base dans ces Bélemniles que vers son sommet, manque souvent; ses parois paraissent avoir été assez minces et par conséquent fragiles; cette cavité, privée de son alvéole par l'agitation du liquide où elles ont péri, n’avait plus de soutien, et des circonstances favorables ont pu seules la conserver, eu tout ou en partie, lorsqu'elle était déjà remplie de matière vaseuse plus ou moins durcie.

Les deux Bélemniles sans cavité, figurées par Beudant dans le Mémoire cité, pl. 3, f. 8 et 9, sout, sans doute, les mieux constatées, et cependant nous croyons être en droit de les regarder comme des individus incomplets ou qui n'ont pas été assez étudiés. Ainsi, selon nous, toutes les Bélemniles complètement formées et entières, ont une cavité à leur base: elles rentrent par conséquent dans le même cas que les Bélemniles de la deuxième d. vision de Beudant, et ne peuvent être assimilées aux pointes d'Oursins fossiles. 11 n’en est point ainsi des jeunes individus, dans chaque espèce de Bélemnites, comme nous allons le voir en parlant d'un travail intéressant sur ces Fossiles, dû à un naturaliste zélé, et qui est le résultat de l'observation d’un trèsgrand nombre d’individus. Nous voulons parler des Considérations sur les Bélemniles, suivies d'un essai de Bèlemnitoloyie synoptique (Lyon, 1819), par Faure Biguet que nous venons de citer. Cet auteur estimable a adopté à tort les idées de Deluc, sur les alvéoles qu’il appelle noyaux et qu'il considère comme une suite décalottes sans roncainéralions, résultant de la pétrification de l'Animal, et non de celle des cloisons lestacéfg qui formaient les chambres. En mettant à part celte opinion erronée, le travail de Faure Biguet offre plusieurs faits nouveaux et intéressants; il compare avec raison la formation de la Bélemnite dans l'Animal, à celle du rudiment lestaré de la cuirasse des Limas; il montre que, dans le principe, l'Animal de la Bélemnite avait, en naissant, un petit corps long et solide sous ses téguments, dans une cavité à ce destinée; que ce petit corps a été le centre futur de la Bélemnite. Mais, n'ayant point ainsi l'organisation et les rap|»orts des alvéoles avec l’Animal, il a cru que la cavité se formait par la transsudation successive d’un organe spécial qui restait attaché au petit corps long, dont nous venons de parler, et que cet organe remplissait toujours la cavité qui grandissait avec lui. On voit que son erreur

vient de ce qu'il n'a pas cru aux concamérations testacées des Bélemniles dans l'état de vie. Quoi qu'il en soit . l'existence première de ce petit corps elliptique , que l’on peut avec plus de raison appeler le noyau, est très-visible sur nombre de Bélemniles sciées longitudinalement, et l'on y voit les premières couches qui l'entourent complètement. Le sommet de la cavité conique répond précisément à la pointe postérieure de ce petit noyau, et c’est lorsque cette cavité commence à se développer, que les couches s’étendent successivement jusqu'à sa base. Cette observation confirme l’opinion de Defrnnce (Dict. des Scienc. nat.) qui dit qu'on ne trouve point de Bélemnites très-petites avec la cavité conique, ce qui peut faire croire qu'une partie de l’étui, qui se Irome au-dessus a été formée avant elle. Enfin, celte organisation détruit l'analogie indiquée par Beudant entre le* Bélemnites et les pointes d'Oursins, celleci montrant, d'après ce naturaliste, des couches successives, qui s'étendent de la hase au sommet do la pointe. Faure Biguet signale|une matière blanche, qui paraitdue, dans la pétrification à la partie calcaire, et qui sedistinguc. par sa couleur, de la cristallisation noirâtre et en aiguilles du reste de la Bélemnite. Tantôt elle rend sensibles diverses couches de l'étui, tantôt elle remplit l’espace ou tuyau central qui. partant du sommet delà cavité, s'élargit vers la pointe de l’étui. Celte sorte de tuyau signalée, à ce qu’il nous semble, par de La Tourelle, dans la lettre que nous avons citée, a été passée depuis sous silence par presque tous ceux qui ont traité des Bélemnites. Il parait formé par le retrait de la matière béleinnitique. En se cristallisant, la matière blanche, séparée dans celte opération, le remplit ordinairement; mais ce tuyau, n'étant qu’accidentel, ne se montre pas dans tous les individus, de même que la matière blan cbe dont on n’a perçoit souvent pas de traces; quelquefois aussi elle tapisse l’intérieur de la cavité. Faure Biguet pense que c'est à sa dissolution que l’on doit les Bélemnites à deux pointes.

11 reste à éclaircir quelques autres faits sur lesquels on n’est point encore fixé. Le principal a rapport au siphon dont on a nié l'existence. Il est certain cependant qu'il existe; quelquefois il part du sommet du cône intérieur ou alvéole, et suit les bords des cloisons en les échancranl et s’appuyant contre les parois intérieures de l’étui. C’est ainsi que l’ont toujours vu Defraoce et Faure Biguet; et même le premier met en doute l'existence d’un siphon central daus les Bélemnites; il pense que les alvéoles citées, avec un trou dans le milieu de leur cloison, sont des Orthocéraliles. Breynius. Sage, Lamarck disent qu'il est central, et quelques petits individus paraissent offrir celte circonstance, entre autres un exemplaire d'une petite Bélemnite de la Craie marneuse des environs de Cambridge, qui paraît être la B. Liste ri de Mantell, Fossils , etc., pl. 19, fig. 17, 18. Dans cet exemplaire, le siphon testacé parait s'élre conservé en nature; il règne du sommet de l'étui ou cône extérieur jusque dans la cavité où il fait saillie, et on l'aperçoit distinctement percé, dans son milieu, pour loger l'organe qu'il renfermait dans l'étal de vie. Ce fait curieux porte à croire que les petits tubes que Faure Biguet a signalés, fig. 3 C et 7 B, dans la planche

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qui accompagne «a Békinnilologie, et qu'il prend pour l'extrémité du petit corps intérieur, sont aussi de vrais siphons. Il parait que. dans certaines espèces, le siphon suit le bord des loges, et que, dans d’autres, il les traverse complètement dans leur centre, ce qui établit une nouvelle analogie avec les Ortbocératiles. Mais le siphon s'étend-il dans les uns comme dans les autres jusqu'au sommet du cône extérieur? C'est ce que nous n'avons pu décider; car la pétri lira lion dénature tellement la Bélcmnile qu'il est difficile de s'eu assurer. Des observations suivies éclairciront cette question. 11 est possible aussi que les espèces dont l'étui commence par une sorte de noyau elliptique, n'aient pas un siphon traversant jusqu'au sommet du cône extérieur, et peut-être aussi que ce noyau ait été la première enveloppe du siphon ou de l'organe qui le contenait. Breynius, dans ses Figures, indique ce siphon allant du sommet de la cavité au sommet du cône extérieur, qui se termine par un petit trou, comme on l’observe dans la Bélemnitc de Cambridge et dans d'autres espèces du Dauphiné.

Les Bélemniles varient beaucoup par la taille. Il y a des espèces qui paraissent n'avoir que douze à quinze lignes de long sur deux ou trois lignes de diamètre à leur base, tandis que d'autres ont deux pieds de long sur deux ou trois pouces de diamètre {U. giganteus de Schlotheiin); d'autres, sur près d'un pied de long, ne sont que de la grosseur d’un fort tuyau de plume (B. acuariu s, Schloih. ). Leur forme varie beaucoup aussi; tantôt elles sont coniques, cylindriques ou légèrement fusiformes, c'est le plus habituel, et plus ou moins pointues au sommet ; d'autres fois elles sont trèsrentiées au milieu de leur longueur ou en massue avec une base élargie, lorsqu'elles sont entières ou bien aplaties et carénées sur les côtés en forme de fer de lance ou de gousse. Le sommet est plus ou moins pointu ou arrondi, strié ou plissé par des impressions longitudinales, courtes, ou terminé en mamelon par une pointe courte ou par un sphincter étoilé; d'autres fois il est recourbé en forme de bec pointu ou de pointe de sabre ou de Hèche, excentrique. La base s'élargit quelquefois en entonnoir, après un rétrécissement marqué à la naissance de l'alvéole.

Il existe aussi des bélemniles contournées ou courbées. Beudant dit en avoir vu dans les deux divisions. Elles sont fort rares. Le Paclitê'ée Xlontforl e.»t courbé vers son sommet; le J'halamule et l 'Amimonv du même auteur (B. ungulaius , Schlotheim) sont arqués sur toute leur longueur; mais cette dernière parait être une pile d'alvéoles du Thalamule.

Les Bélemniles sont composées de denx cônes réunis par leur base , et c'est presque le seul caractère qui les distingue des Ortbocératiles : l'un intérieur, plus court que l'autre, est ce qu'on appelle Voir vole ; l'autre, extérieur et emboîtant le premier, est Vétui. L’alvéole est divisé en dedans par des cloisons parallèles, plus ou moins concaves du côté qui regarde la base , et dont le nombre et les dimensions varient suivant l’âge et les espèces. Selon Defrauce, l'alvéole commence par un très-petit point globuleux, qu'il a observé sur une esp. des environs de Caen , cl que nous avons trouvé sur une

autre du Dauphiné. Ensuite se succèdent les petites calottes qui augmentent de largeur et d'épaisseur à mesure qu'elles s'éloignent du petit point globuleux, et qu i forment par leur réunion le cône interne ou l'alvéole. Def rance a compté quarante deux de ces calottes dans une cavité d’un pouce sept lignes de longueur. Nous en avons trouvé plus de cinquante sur une portion d'alvéoles d'un pouce neuf lignes, et celle portion n'était guère que la moitié ou le tiers de la longueur de la cavité. Les séparations des diverses loges étaient sans doute extrêmement minces; car celles qui sc sont conservées, et qui toujours alors sont changées en diverses matières solides , différentes de celle qui remplit les alvéoles, ont une épaisseur fort petite; mais souvent ces séparations ont été fondues dans la matière qui a rempli les alvéoles , et ne se montrent plus. Le cône externe ou l'étui montre, par l'examen intérieur de sa construction, qu'il était formé de couches nombreuses et trèsminces, successivement déposées sur les plus anciennes, de manière à former comme une réunion de petits cornets emboîtés les uns dans les autres, de telle sorte que le dernier enveloppe et dépasse le précédent. Souvent ces couches sont très-distinctes à l'extérieur, lorsque la Bélemnile a été usée ou frottée. Mais pour bien les apercevoir, il faut scier longitudinalement la Bélemnile, et polir les surfaces opposées. l,e nombre de ces couches est d autant plus grand que l'étui est plus gros. Quelquefois, comme nous l'avons dit, les premières déposées avant la formation de la cavité, entourent un petit noyau qui a été l'origine de la Bélemnile, et dont la pointe répond au sommet du cône ou de la cavité conique interne; alors c'est prés delà naissance de la cavité qu’on aperçoit le plus grand nombre de couches, et les couches subséquentes s'étendent successivement, pour former l'étui de la cavité, de la base de celle-ci jusqu’au sommet de l’étui. Mais d'autres fois, dans les espèces qui ont un siphon central . les couches ont successivement enveloppé ce siphon. Les couches les plus intérieures sont donc toujours les plus courtes , et ne se prolongent ni à la base ni au sommet. Les couches extérieures qui les recouvrent vont se terminer à la base, sur les bords de la cavité, et de ce côté l'étui devient d'autant plus mince, et le nombre des couches diminue d’aulant plus que l'alvéole devient plus grande , en sorte que celte base, sur ces bords, parait n'avoir plus qu'une couche mince comme du papier sur certaines espèces. 11 suit de celle organisation qu'il est impossible que la Bélemnile en entier n'ait pas été renfermée dans le corps de l'Animal qui l'a formée. On a observé depuis longtemps que les couches de l'étui répondent chacune et successivement â une loge de l’alvéole, en sorte que, depuis le commencement de la formation de la cavité, leur nombre doit correspondre, et que l’Animal disposait une couche extérieure sur l'étui, à chaque loge d’accroissement qu'il formait.

Nous avons parlé tout à l’heure du siphon, et montré qu'il est tantôt central et tantôt latéral. 11 s'aperçoit très-rarement, et il reste à déterminer quelles sont les espèces où l'on remarque l'une ou l'autre des positions de ccl organe. Defrance et Faure Biguel disent que le siphon est toujours placé vis-à-vis la fissure longitudi-

BEI

nale qu’on remarque à l'extérieur de l’étui vers sa base, fissure qui, dans certaines espèces, semble traverser l’épaisseur de cet étui , et qui a été le moule de cette carène latérale que Breynius représente sur le cône interne de la Bélemnite des Craies ( Ta b. Belemnitar., flg. 4, 10, 14). Faure Biguet , lorsqu’il n’y a qu’une seule fissure, l'appelle gouttière, et il la regarde comme inférieure; il nomme sillons les dépressions qui sont situées latéralement au-dessus de la précédente, et rainure la fissure qui est opposée à la gouttière. Ces distinctions peuvent servir utilement pour caractériser les espèces. On n’a aucune opinion fixe sur les rapports de ces fissures avec l’Animal. Faure Biguet suppose, avec quelque vraisemblance, qu’elles sont l’empreinte des muscles destinés à soutenir et maintenir la Coquille dans le corps de l’Animal.

La cavité de l’étui est plus ou moins longue et large. Dans la Bélemnite des Craies (B. mucronatus, Schloth .), elle offre ces deux caractères. Dans d’autres, elle est fort courte et étroite, et, ce qui est assez remarquable, ainsi que l'ont observé La Tourelle et Faure Biguet , l’axe du cône interne est souvent oblique de manière à former un angle avec l’axe du cône externe. D'autres fois l’axe de la Bélemnite n’est pas au milieu du cylindre.

La structure interne si singulière des Bélemnites. a été une des premières choses observées. [Nous avons déjà dit que, dans leur section transversale, on aperçoit que toute la partie solide du cône extérieur présente une suite de petites aiguilles pyramidales, dont les sommets sont réunis et disposés en rayonnant du centre à la circonférence. Ces aiguilles sont coupées par une série de cercles concentriques qui sont les coupes transversales des couches longitudinales d’accroissement de la Bélemnile. Ces couches s’aperçoivent très-distinctement dans les sections longitudinales de ces Fossiles, et nous avons montré leurs dispositions relatives, soit par rapport au noyau, soit par rapporta la cavité. Il est trèsrare de rencontrer des Bélemnites avec leurs alvéoles. Le plus souvent la cavité est vide ou remplie de Craie ou d’Argile durcies, ou de matières pierreuses cristallisées ou métalliques, suivant la nature de la couche où elles ont été déposées. Lorsque l'alvéole est restée dans la cavité , les chambres sont ou vides ou pleines en tout ou en partie. Leurs séparations sont souvent fondues dans la matière pétrifiante, surtout lorsqu'elle a formé un seul bloc de l’alvéole. D'autres fois ces séparations sont conservées et pétrifiées. Généralement la matière pétrifiante qui remplit les loges, élaut d’une autre nature que l’étui de la Bélemnite, tranche nettement par sa couleur et sa texture avec celle de l’étui. Celui-ci , formant déjà un corps solide, n’a le plus souvent subi d’autre altération qu’une plus grande solidification; d'autre*» fois il acquiert la transparence et la couleur du Succin. Communément il est noir ou grisâtre.

Relativement à l’étude des terrains, les Bélemnites sont d’un grand intérêt. Leur étonnante multiplicité dans certaines couches meubles ou solides; leur répartition qui tantôt montre la même espèce dans des contrées éloignées; d'autres fois une seule espèce affectée à telle localité, méritent toute l’attention des géolo-

gues. pour appuyer les distinctions des couches entre elles. Mais malheureusement , comme nous n’avons point encore, nous ne dirons pas une monographie des Bélemnites, mais même la connaissance complète de deux ou trois espèces, la synonymie de toutes celles de ce genre est à établir et offre les plus grandes difficultés. Les seuls travaux qu’on puisse citer à ce sujet , sont la Bélemnitologie de Faure Biguet , qui renferme seize espèces prises la plupart aux environs de Die ou de Lyon seulement , et l'indication de onze espèces dans Schlotheiin ( Pelrefact. ). Nous disons l’indication, car elle n'est pas accompagnée d'une description. On voit que les géologues manquent, comme pour les Ammonites, de tous les secours nécessaires pour reconnaître et déterminer les espèces des diverses formations, et précisément dans les deux genres les plus importants par leur multiplicité dans la nature et leur présence dans des couches anciennes. On commence , dit Beudant [Ann. tlu Mus., T. xvi), à trouver les Bélemnites dans les couches de Fer argileux, qui alternent avec celles de Schiste bitumineux , dans lesquelles on les trouve aussi quelquefois. Elles deviennent plus abondantes dans les bancs de Schiste marneux, mais c’est principalement dans les premières couches du Calcaire coquillier. celles qui reposent sur les Schistes marneux, qu’il faut les chercher. On les trouve aussi dans les Calcaires argileux qui sont d’une formation à peu près contemporaine; on ne les trouve plus dans les Calcaires suivants. Elles reparaissent dans les Craies , et on ne les voit plus dans les terrains subséquents. Srhlotheim cite cependant le Belemn. penicillatus dans le Calcaire de transition de Namur ; il le cite aussi dans le Calcaire du Jura avec les B. giyanteus, paxillosus, irregularis, tripartitus et biforatus. Il n’indique que le U. paxillosus dans le Calcaire alpin et dans le Calcaire coquillier des Allemands ; il le cite aussi dans la Craie . ce qui rend celte Bélemnite commune à des terrains d'âge bien différent, si réellement elle n'offre pas de différences de l'un à l'autre. Daus la Craie, il indique encore : — B. rcticulatus , dans la Craie Tuffau de la montagne Sainte- Catherine , près de Ilouen ; — B. cnnaliculatus , Craie Tuffau, plateau de Saint-Pierre de Maestricht B. mucronatus, qu’il cite aussi du plateau de Saint-Pierre, mais qui caractérise vraiment la Craie blanche ou supérieure; — B. lanceolutus, ce qui mérite confirmation. car on ne la trouve ordinairement qu’aux environs de Gap, dans le Calcaire ancien. Manlcll ne cite qu’une seule espèce dans la Craie . qu’il appelle B. Liste ri , et qui se trouve dans la Craie marneuse des environs de Cambridge et du comté de Stisscx. Sowerby n’a encore indiqué aucune Bélemnite en Angleterre. Lister n’en a donné que deux esp. : B. Lhteri et une autre, vraisemblablement le Paxillosus. 11 est fâcheux que Faure Biguet n'ait pas indiqué les gisements précis de toutes ses espèces; mais il est probable qu'elles appartiennent au Calcaire alpin ou à celui du Jura. On peut dire qu'on trouve des Bélemnites dans toute l'Europe. Pallas en cite sur les bords du Wolgn.

BELENION. bot. S. de Donoric.

BEL-KRICI . bot. Apocynée de la côte de Malabar, voisine de V Asclépios gigantca , L.

BEL

BELETTE, zool. Esp. du G. Marte.

Belette dt Brésil. /'. GLOOTOn.

Belette d’eac. F. Marte Mine.

Un Sarigue est encore appelé Belette par les Espagnols de l’Amérique méridionale, et un Poisson du G. Blennie, Blcnnius mustetaris L., l’est également par les pécheurs des côtes de l’Europe.

BKLHARNOSIA. bot. F. Sanguinaire.

BÊLl et BEL1GHAS. dot. F. EglE.

BÉLIER, mar. Mâle delà Brebis.

BÉLIER DE MONTAGNE, «ah. F. Mouton.

BELIÈVRE. «1%. Nom de l'argile plastique qu'on emploie dans quelques parties de la Normandie , pour fabriquer la poterie.

BELIGANA. bot. S. vulg. de Vigne sauvage.

BELILLA. dot. Bel Arbre de la côte de Malabar dont Adanson a formé un G. parmi les Kubiacées, correspondant au Mussende. F. ce mot.

BÉL1NGÊLE ot BÉKINUÈNE. S. de Morelie Aubergine.

BELIONOTE. Brlionola. ins. G. de Coléoptères pentamères, de la fam. des Slcrnoxes, institué par EschscholLz qui lui assigne pour caractères : palpes maxillaires de trois articles : le premier long, comprimé et large, le deuxième à peine plus court que le premier, légèrement obeonique. le troisième plus court; palpes labiales de deux articles; languette grande, trilobée; menton transversal ; mandibules longues et fortes, dépassant le labre; antennes de onze articles : le premier allongé en massue, le deuxième très-court, le troisième fort long et les autres égaux : yeux grands et étroits ; corselet court, transversal, subtrapézoïdal, à côtés arrondis, trilobé postérieurement; écusson très-grand, en triangle allongé et pointu ; corps déprimé; étytres ayant chacune à leur base une saillie aigue, entrant dans le corselet ; jambes grêles et longues. Ce G. rejmse sur une esp. nouvelle apportée du Sénégal.

BELIOPHORE. Beliophorua. ins. G. de Coléoptères pentamères, établi aux dépens du G. Taupin, dans la fam. des Serricornes. par Eschscholtz qui lui assigne pour caractères : antennes en scie; front s'inclinant insensiblement, de niveau avec le labre; ouverture de la cavité mésoslernale presque carrée inférieurement, rebordée latéralement et transversalement; ces rebords se prolongeant et faisant saillie sur les côtés de la poitrine médiane; cloison extérieure de la cavité des deux hanches postérieures dilatée triangulairemrnl à son extrémité intérieure, très-rélrécie ensuite et linéaire; bord postérieur du corselet presque droit ; corps ovale et peu convexe ; abdomen allongé, obtus ; tous les articles des tarses entiers et sans palettes en dessous. L 'Elater mucronalits, Oliv^ qui se trouve à Java, et une autre esp. inédite du Cap, sont toutes celles qui composent le G. Beliophore.

BKLlPATilAEGAS. bot. $. d 'Hibiscus populneuë. F. Ketmie. %

BELIS. bot. G. de la fam. des Conifères, Moncecie Monadt-lphie, L., établi par Salisbury. pour un bel arbre de la Chine, que Lambert avait placé dans le G. Pi- «n#, sous le nom spécifique de Lanccolnta , nom que Salisbury a remplacé assez mal à propos par celui

de Jaculi folia. Caractères : fleurs unisexuées, monoïques; les mâles ont le chaton petit, en forme de gemme dont les écailles sont fort minces; deux anthères portées surun court pédicelle, et à deux loges s’ouvrant par une fente longitudinale. Les fleurs femelles forment des chatons ovoïdes, composés d’écailles imbriquées et crêtées; elles ont à la surface externe et vers la base une autre petite écaille que l’on peut en quelque sorte considérer comme une bractée; chaque écaille recouvre et protège trois ovules qui naissent à sa base. L’inflorescence est , pour le reste, analogue à celle des Pins. Le B. lanceofata ou jaculi folia , est un arbre trèsélevé. à feuilles distiques, lancéolées, aigué$, très-glabres; les chatons ou les cônes se trouvent disposés latéralement.

BELLADONE. Atropa. bot. Solanées ; Pentandrie Monogynie, L. Ce G., qui se compose cil général d'esp. vénéneuses, se reconnaît à son calice monosépale offrant cinq divisions profondes; à sa corolle monopétale régulière, en forme de cloche allongée, à cinq lobes; les cinq étamines sont libres et distinctes; elles oui leurs filets quelquefois dilatés à leur base; les anthères sont ovoïdes ou globuleuses, s'ouvrant par toute la longueur de leur sillon : l’ovaire est libre, appliqué sur un disque hypogyne , un peu plus saillant d’un côté; le style est long, grêle, terminé par un stigmate globuleux, un peu déprimé, légèrement hilobé. Le fruit est une baie globuleuse, ordinairement environnée à sa hase par le calice qui est persistant; elle offre deux loges contenant chacune un assez grand nombre de graines. — A l'exemple de Linné, nous réunissons au G. Belladone le G. Mandragore de Tournefort, qui n’en diffère que par son calice étalé, sa corolle très-courte et les filets de ses étamines dilatés à leur base. Ce G. renferme environ douze à quinze esp. qui croissent en Europe et dans les différentes parties de l'Amérique. Nous ferons remarquer parmi elles :

La B. officinale. A. Belladona , L.; PI. vivace, malheureusement trop commune dans quelques lieux habités, le long des murs des habitations et dans certains bois. Sa tige est rameuse et liante de trois à quatre pieds; elle est légèrement pubescenle, ainsi que les autres parties de la Plante; les feuilles sont grandes, souvent géminées à la partie supérieure des tiges ; elles sont ovales, aigues, entières, et répandent une odeur désagréable et vireuse, lorsqu'on les froisse entre les doigts. Les fleurs, d’un rouge terne, environnées d’un calice lâche, sont portées sur des pédoncules axillaires; il leur succède des fruits charnus, ayant à peu près la forme et la grosseur d’une Cerise; ils sont d’abord verts, puis rougeâtres, et finissent par devenir entièrement noirs, de manière à avoir la plus grande ressemblance avec cette variété de Cerise qu’on désigne à Paris sous le nom de (luiynes. La Belladone est une pl. extrêmement vénéneuse. Ses baies sont particulièrement trèsredoutables, à cause de leur ressemblance extérieure avec les Cerises. Leur saveur est d'almrd assez fade et n’a rien qui annonce l’action délétère qu’elles exercent sur l’économie animale. Elles sont en effet un poison très-subtil, et un petit nombre suffit pour occasionner les accidents les plus graves et uiéinc la mort. Les re-

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mt iles à employer pour combattre ces accidents sont d’abord les émétiques, afin de chasser le poison hors de l'estomac, puis les laissons acidulés et adoucissantes. I.es feuilles et la racine de belladone sont employées en médecine, mais ù des doses très-faibles, car elles agissent avec une grande énergie sur l'économie animale. C’est surtout contre la coqueluche ou toux convulsive des enfants qu'on s’en sert avec le plus de succès. Ce sont principalement les médecins allemands qui en ont répandu l’usage dans celte circonstance, t a dose est d’un demi grain à un grain de la racine ou des feuilles, soit sous Tonne de pilules, soit étendu dans une certaine quantité de sucre réduit en poudre. On prépare également un extrait et un sirop de Belladone. Un des effets les plus constants, produits par cette substance, c’est la dilatation considérable de la pupille, dont l'ouverture reste fixe et immobile. Celte singulière propriété n’a pas manqué d’attirer l'attention des médecins qui ont su la mettre à profit pour faciliter l’exécution de certaines opérations qui se pratiquent sur le globe de l’œil, et en particulier la cataracte. Un cataplasme arrosé avec la solution d'extrait de Belladone, ou des compresses imbibées de celte solution, placées sur l’œil, peu de temps avant l'opération, déterminent la dilatation de la pupille et facilitent ainsi l'introduction des Instruments destinés à abaisser ou à extraire le cristallin calaracté.

Le nom de Belladone, Délia doua, que porte cette pl., lui vient de l'usage où l'on était autrefois, en Italie, de préparer avec ses fruits une sorte de fard dont les dames se servaient pour rehausser l'éclat de leur teint.

La B. Mandragore, A. Mandragora, L., Bull., Herb., t. 145 et 146, érigée en G. par plusieurs auteurs, tels que Tournefort, Gærtner, etc., est également vivace et croit en Italie, en Espagne, en Suisse, en Grèce, etc. C'est une pl. sans tige, dont les feuilles, toutes radicales, sont ovales, aigues, très- entières, sinueuses sur leurs bords, rétrécies à leur partie inférieure en une sorte de pétiole. Leurs fleurs sont blanches ou rougeâtres, portées sur des pédoncules radicaux, cylindriques, longs de cinq à six pouces; les fruits sont blancs ou rougeâtres, à peu près de la grosseur d'un œuf. La Mandragore n'est pas moins vénéneuse, ni moins redoutable, dans ses effets, que la Belladone; aussi n'est-il pas probable que la Mandragore de laque Ile il est parlé dans l'Êcriture-Sainte, fût la pt. aujourd'hui désignée sous le même nom.

Belladone est encore le nom spécifique d'une Narcissée du G. Amaryllis, et, selon Pluknet. une esp. épineuse de Solanum qui croit aux îles Canaries, où les femmes emploient le suc de ses fruits pour se donner des couleurs; elles l'appellent aussi Permenton.

BELLAV BOT.S.de/'o/erium spinosum, L., employé par quelques auteurs.

BELLARDE. Bellardia. bot. S. de Tontanea. y.

COCCOCYPSILK.

BLLLE-DAME. bot. Nom vulg.. indifféremment donné à Y Amaryllis Délia doua , à la Belladone dont il vient d’étre question, et à l' A triplex hortensia.

BELLE D'UN JOUR. bot. S. vulg. d'Hémérocalle et d'Asphodêlc.

BELLE-DE-JOCR. bot. S. vulg. de Contolrulua tricolor. tr. Liseron.

BELLE-DE-NUIT. ors. S. vulg. de Sylvie Rousserolle.

BELLE-DE-NUIT. bot. N. vulg. de l'esp. la plus répandue du G. Nyctage.

BELLENDENA. bot. Brown, dans son Mémoire sur les Proléacécs. a établi ce G. qu’il a dédié à Rellcnden- Ker; il l’a caractérisé de la manière suivante: le calice est de quatre sépales réguliers, étalés ; les quatre anthères, saillantes, s'insèrent au réceptacle, au dessous de l’ovaire qui n'offre pas à sa base de corps glanduleux ; le fruit, non ailé, contient une ou deux graines. Brown en a décrit une esp., la seule jusqu’ici connue, le B . montants, arbrisseau qui croît dans Pile de Van Diemen.Sa surface est très glabre; ses feuilles sont éparses, planes, tri fuies au sommet; ses épis sont disposés en grappes terminales dans lesquelles les fleurs sont éparses ou rarement géminées; ses sépales blancs imitent des pétales et tombent bientôt ; l’ovaire s'articule avec son pédicelle, et le fruit coloré présente un sillon sur l'un de ses bords.

BELLÊQUE. ois. y. Bklch.

BELLEREGl oc RELLKRIS. bot. fr. Myrobolat.

BELLËROPIIE. Bellerophon. moi l. G. institué par Monlfort. pour une Coquille fossile, qui parait se rapprocher des Argonautes et des Bulles, mais dont les vrais caractères , suivant Defrance . sont : coquille libre, univalvc, non cloisonnée, roulée sur elle-même et en spirale, déprimée, formant la navetlë; le dernier tour de spire renfermant tous les autres ; bouche trèsovale, recevant dans son milieu le dos de la coquille. Cette esp., que Montfort appelle D. rasutites, se trouve dans l'Eiffel aux environs de Juliers, ainsi que dans le Hainaut près deChimay. et en Irlande; les exemplaires sont souvent empâtés dans le calcaire.

BELLEVAL1A. bot. Ce nom, donné comme générique par Scopoli à une pl. qui parait devoir être rapportée au yolkatneria , et par Picot la Peyrouse hYJJyacinthus romanus, L., n’a jusqu'ici été adopté ni pour l'une ni pour l'autre.

BELLICANT. rois. S. de Trigle Gurnau.

BELLIDIASTRUM. bot. Vaillant nommait ainsi une pl. que Linné, en lui conservant ce nom pour spécifique, a rapportée au G. Os suit es. — Mirheli, sous ce même nom, avait fait un G. du Doronicum Bellidianlrum , L., porté par plusieurs auteurs dans le G. Arnica. Cassini a pensé devoir rétablir celui de Micheli , qu'il a caractérisé par un involucre d'un seul rang de folioles linéaires, un réceptacle conique et nu . des fleurs radiées. dans lesquelles des fleurons hermaphrodites occupent le centre, et des demi fleurons femelles forment le rayon ; les akènes des uns et des autres sont aigreltés, striés et velus. 11 indique sa place près du Bclliset dans la tribu des Aslérées, à cause de la structure du style et du stigmate.

RELLIDIOIDES. bot. Ce nom, donné comme spécifique à une Bellie par Linné, l'était par Vaillant à des Chrysanthèmes ainsi qu’à des Malricaires à feuilles indivises.

BELLIE. Bcllium. bot. G. de la fam. des Synanlhérées. L'involucre est composé d’un seul rang de folioles

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égales et étalées ; le réceptacle est conique et nu ; les fleurs sont radiées, les fleurons hermaphrodites et quadrifides, les demi-fleurons femelles, au nombre de dix ou douze, les uns et les autres fertiles; l'aigrette est double . l’extérieure de huit folioles paléacées , l’intérieure d’autant d’arétes. Ce G. comprenait deux pl. originaires de l'Europe méridionale, le B. beUiilioides , esp. à feuilles radicales, à hampes uni flore* qui présentent le port de la Pâquerette, et le H. minntum , dont la lige, également uniflore, est feuillée. Cassini en ajoute une troisième : c’est une pl. de l’Atlas, le Dorotiicum rotundifoUum, Desfont., qu’il nomme B. giganteum à cause de sa taille tout à fait disproportionnée à celle de scs deux congénères. Il est à noter que sa double aigrette présente cinq squammules au lieu de huit.

BELLINCI.ME. Bellincinia . bot. Kaddi avait établi I sous ce nom un G. de la fam. des Hépatiques, dont l’unique esp. est le B. montana. Elle a été reconnue ensuite pour n’étre que le Jitnjermunnia Lœcigata , dans un état particulier de fructification . V. Ji'.tGEftMAXNE.

BEI. UNIE. Bellinia. bot. Itœmer et Schulter ont formé, sous ce nom, un G. particulier avec Vdlropa procumbens, qu’antérieurcment Ruiz etPavon avaient isolé, pour en faire le type de leur G. Saracha qui est généralement adopté.

BELLIS. bot. y . Paqierettc.

BELLOME. Bellonia. bot. Le calice de ce G. est à cinq divisions lancéolées; la corolle, en roue, présente un tube court et un limbe plan, partagé en cinq lobes obtus; cinq étamines, à anthères oblongues et connivenles, s’insèrent au luise par des filets courts ; un seul stigmate termine un style unique; le fruit est une capsule oblongue et turbiuée , terminée supérieurement par une sorte de bec que forment les divisions rapprochées du calice : celui-ci persiste autour d’elle, soit qu’il lui adhère, soit qu'il ne fasse que la recouvrir; elle renferme une seule loge à deux valves, selon Swarlz. et contenant des graines nombreuses attachées à deux placentas pariétaux. — On connaît de ce G. deux arbrisseaux d’Amérique à feuilles opposées ; l’un est le B. aspera qui. suivant la description de Plumier, présente une tige énorme, des feuilles âpres, des fleurs en corymbes axillaires ou terminaux; l’autre, le B. spinosa-dn Swarlz, esl épineux aux aisselles des feuilles qui sont petites et lisses, et dont les pédoncules axillaires portent d’une à trois fleurs. — Dans ces deux esp., les feuilles ne sont pas entières, mais dentées, et en outre dépourvues de stipules, caractère qui semblerait devoir exclure le G. Bellonia de lu fam. des Ruhiacées, à la suite de laquelle il ne se trouve ainsi placé qu’avec doulc.

BELLOTE. bot. Fruit du Chêne à gland doux, trèscommun en Espagne et en Barbarie , où le peuple s’en nourrit. Recherché par diverses espères d’Aniinaux, et servi comme des noisettes sur les meilleures tables des pays où il croit, ce gland a le goût le plus fin d’excellentes amandes. L’arbre est voisin, pour i’asjiect, du Chêne vert, Quercus Ilex; il esl connu botaniquement depuis peu, par les soins de Desfontaines qui, dans sa Flore atlantique, en a dénaturé le nom; ce nom doit I

être rétabli dans sa véritable orthographe. La saveur connue de notre gland a fait douter pendant longtemps en Europe de l’assertion des plus anciens auteurs, qui disaient le gland la nourriture des premiers hommes. On ne se fût pas demandé, encore de nos jours, comment le palais de nos pères pouvait supporter la saveur acerbe du gland , si tant de voyageurs qui visitaient l’Espagne se fussent donné la peine de ramasser une ftellole.On attribue la supériorité de la viande des Porcs de l’Estramadure à ce que ces Animaux trouvent à s’y nourrir presque exclusivement de glands doux.

BELLOLGA et BELLUGK. zooi.. Ces noms ont été indifféremment donnés par les Russes â un Cétacé du genre Dauphin, ainsi qu’à I \4cipenaer Huno, mais non au Trigla Lucerna, appelé Bélugo sur certaines côtes.

BELLUCIA. bot. Nccker nomme ainsi le G. Blakea d’Aublet. y. ce mot.

BELMUSCtJS oi BELMUSE. S. d’Abelmosch. V. Ketmie.

BKLO. bot. y. Cui Bèlo.

BELOÈRE. bot. S. d 'Hibiscus populifolia. y. Ketmie.

BÊLONS, rois. Esp. du G. Ésoce.

On a appelé Beloxe tacdetee, l’Auloslome de Lacépède. Poisson qui vient de la Chine.

BÉLOPÈRONE. Beloperone. bot. G. de la fam. des Acanlhacées, Diandrie monogynie. Lin., établi par Nees-Ksenbeck , pour un arbrisseau du Brésil que l’on avait d'abord placé dans le G. Jualicia. Les caractères de la Bélopérone sont : calice profondément divisé en cinq segments égaux, un peu élargis : son tube est rétréci ; corolle ringente avec son tube et sa lèvre su-^, périeure concaves, dressés et coniques; la lèvre inférieure esl partagée en trois lobes égaux ; anthères à deux loges mutiques. éperonnées inégalement à leur base, de manière à représenter un dard de flèche. Le fruit consiste en une capsule comprimée vers le milieu, formant en quelque sorte deux espaces, dont l’un est vide et l’autre renferme quatre graines. Le B. oWongnta esl un arbrisseau rameux. à feuilles assez grandes. péliolces, lancéolées, acuminées et glabres; les fleurs, d'un beau rouge de rose et grandes de deux pouces environ, sont réunies trois ou quatre ensemble en épis axillaires, munis de bractées.

BÉLOSTOME. Beloaloma. ns. G. de l’ordre des Hémiptères. section des lléléroptères, extrait par Latrcille du G. Nèpe de Fab. — Caractères : antennes en demipeigne, leur second article, ainsi que les suivants, prolongés, sur un côté, en une dent longue et linéaire; labre étroit et allongé, reçu dans la gaine du suçoir; tarses des deux pattes antérieures formant un grand crochet; ceux des quatre pattes postérieures composés de deux articles distincts. La forme des antennes et le nombre des articles des tarses postérieurs établissent les principales différences entre les Bélostomes et les Nèpes; les premières ont en outre le corps moins allongé et plus large que celui des secondes : leurs habitudes sont néanmoins assez analogues. Elles sont aquatiques , et vivent aux dépens d’autres Insectes qu’elles saisissent avec les pinces de leurs pattes antérieures, et sucent ensuite au moyen de leur bec. Ce bec est aigu, et pique

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