‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 84 sur 125 · B L A • BL A · texte numérisé non relu

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dos divisions oblongues, égales, velues et ciliées, au nombre de seize, de vingt ou de (rente. Intérieurement et à la base de chacune, sont fixées alternativement une petite glande et une étamine à anthère biloculaire : le nombre des étamines se trouve conséquemment la moitié de celui des divisions calicinales. L’ovaire, velu, se termine par quatre ou six styles, et autant de stigmates, et devient une capsule à demi adhérente au calice persistant, à une seule loge, à quatre ou six valves, et contenant plusieurs graines attachées à des tropliospermes pariétaux. A ce G. ont été rapportés trois arbres ou arbrisseaux des lies de Mascareigne et de Madagascar, à feuilles alternes, à fleurs axillaires en grappes ou en épis. 11 a été ainsi nommé en l'honneur d'Élisabeth Blakwell. auteur d’une suite de pl. gravées sous le nom de Curions berbar , etc.

BLA MARÉE, bot. S. vulg. de Mais.

BLANC. bot. Maladie des Végétaux, qui se manifeste par l’apparition, sur leurs feuilles, d’une sorte de poussière blanche : elle passe pour contagieuse, mais sans raison. Il y en a de deux sortes . le blanc sec, dont ne meurent pas les pl. qui en sont atteintes, qui est général ou partiel, et que Bosc croit être l’effet d’un Champignon parasite, voisin des Érèsy'phies et des Urcdo. On l’attribue à l’altération du tissu cellulaire, qui vient de trop d’humidité suivie d’une évaporation trop considérable , et l’on a remarqué qu’elle se développe en été quand des ondées de pluie sont suivies de coups de soleil violents. On remarque que le Cylisus Laburnwn, le Ralota nigra, les Rosiers et l'Absinthe sont les Végétaux les plus sujets au Blanc sec. Le Blanc mielleux, souvent nommé lèpre ou meunier, se manifeste, depuis juillet jusqu’en septembre , par une substance blanchâtre et un peu visqueuse, qui, transsudant à travers les pores des feuilles, parait, au microscope, composée de petits filaments enlacés ; elle détermine l’avorleineut des boutons qui , dans les arbres fruitiers , forment l’espoir de l’année suivante.

BLANC-AUNE. bot. S. vulg. d’Alisicr.

BLANC-BOLS. bot. C. Peiplier blaxc.

BLANC D’ARGENT, bot. S. vulg. d 'Agaricus argyraceus.

BLANC DE BALEINE, zool- Matière grasse, solide, d’un blanc nacré, douce au toucher, friable, fusible à 45 degrés environ, insoluble dans l'eau, soluble dans l’Alcool et l’Éther, miscible aux huiles fixes, formant des savons avec les alcalis, etc., etc. On la trouve abondamment dans la graisse de certains Cétacés, et plus particulièrement dans les cavités qui entourent le cerveau. Chevreul , qui s'est occupé de l’analyse de cette substance, l’a trouvée composée de beaucoup de Céline et d’huile fluide. Leblanc de Baleine est employé en pharmacie dans la préparation de quelques topiques gras; on en fait usage dans les arts pour la confection de bougies translucides.

BLANC DE CHAMPIGNON, bot. Substance blanche, fugace et filamenteuse, formée d’une multitude de fibriles, et qui n’est que l’état rudimentaire des Champignons. Les jardiniers placent sur des couches préparées à cet effet celui qui produit les espèces comestibles, qui se prêtent à cette sorte de domesticité.

BLANC D’F.AT’. bot. S. vulg. de Nénuphar blanc.

BLANC DE HOLLANDE, bot. N. vulg. du Peuplier blanc.

BLANC DE LAIT. bot. S. vulg. d 'Agaricus ombelliferus, col lin un cl cæsius.

BLANC D’ESPAGNE, hipi. On donne ce nom à la craie réduite en parties ou molécules extrêmement fines.

BLANC D’IVOIRE, bot. S. d' Agaricus eburueus, L.

BLANCHAILLE, pois. Nom collectif donné aux trèspetits Poissons, ordinairement du G. Able, que les pêcheurs emploient pour amorcer leurs lignes.

BLANCHARD, ois. Esp. du G. Faucon.

BLANCHE-COIFFE, ois. Esp. du G. Corbeau.

BLANCHE-QUEUE. ois. S. vulg. d’Aigle Jean-le-Blanc. P. Fai cox.

BLANCHE-RAIE. ois. Esp. du G. Étourneau.

BLAN'CHET. bot. S. A' Agaric us cirgineus.

BLANCHETIE. Blanchetia. bot. G. de la fam. des Synanthéréet , établi par le professeur De Candolle et dédié au botaniste suisse Blanchet , résidant à Bahia où il s'occupe d’une Histoire naturelle du Brésil. Caractères : calathide composée de huit â dix Heurs homogames; involucre ovale, revêtu d’écailles imbriquées, aiguës et mucronées; réceptacle étroit, sans paillettes, corolles â cinq divisions profondes et presque égales ; anthères exsertes, obtuses à leur base , appendiculées au sommet qui est aigu; styles rameux, exsertes, hispides et acuminés ; akène très -glabre, ovale -oblong, striatule , presque pentagone ; écailles de l’aigrette presque égales, linéaires, rigidules, striées et disposées sur deux rangs. On ne connaît encore qu'une seule esp. de Blanchetie; elle est suffruticuleuse, divisée en rameaux alternes, garnis de feuilles alternes, pétiolées, ovales oblongues. faiblement dentelées; les calalhides forment une cymc ombellée, foliacée, dont les fleurons sont colorés en pourpre. Elle croit au Brésil, aux environs de Caxocire, à quinze lieues de Babia.

BLANCIIETTE ou BLANQUETTE, bot. S. de Ealeriana locusta, L., et de Chcnopodium marilimum.

BLANCHETTB, BLAN’CHOTTE et JAUNOTTE. bot. S. A' Agaric us risigallinus, dont les feuilles varient du blanc au jaune.

BLANCHOT. ois. Esp. du G. Pie Grièche.

BLANC JAUNE, pois. S. de Saumon du Nil.

BLANCKIA. bot. S. de Conobea.

BLANC-NEZ. mam. S. de Guenon Ascagne.

BLANCOR. pois. y. Pristipome.

BLANC-PENDARD. ois. S. vulg. de Pie-Grièche grise.

BLANCULET. ois. S. vulg. de Traquel Motleux.

BLINDE, rept. S. de Salamandre ordinaire.

BLANDFORTIA. bot. Ce nom a été donné par Andrews à une pl. de la Caroline, qui est un Solenatutria pour Beauvois, un Erylhrorhiza pour Michaux. Il a été appliqué par Smith à une Asphodélée, qui présente un calice en forme d'entonnoir, partagé supérieurement en six lobes courts; six étamines insérées à ce tube; un style court; conique; tut stigmate simple; une capsule trigone, fusiforme, triloculaire et s’ouvrant en trois valves; des graines hérissées et imbriquées, attachées à un trophosperme central. Les feuilles sont radicales, linéaires; les fleurs disposées, en belles grappes, ik

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l'extrémité d'une hampe haute de deux à trois pieds.

BLANDOYIA. bot. Nom donné par Willdenow, à un G. de la fam. des Hépatiques, dont les principaux caractères consistent en une capsule ovale , hiloculaire, bivalve; en des semences dépourvues de filets élastiques, membraneux et tordus qui les dispersent à leur maturité. mais fixées directement à la cloison qui cstohlongue. La seule esp. bien constatée jusqu’ici, B. striata, AV., se trouve dans les régions tempérées des deux continents.

BLANKARA. bot. Nom de G. donné par Adanson à quelques Mousses qui font partie des G. Polytrichum et Urthotrichum, et particulièrement à Y Orthotrichum crispum.

BLANOV. rois. S. de Mugit cephalus.

BLANQUETTE, bot. y. Blaxciiette.

BLAPS. Blaps. iss. Coléoptères héléromères; G. établi par Fah. et que Latreille place dans la fam. des Mélasomes, en leur assignant pour caractères : antennes filiformes, plus courtes que la moitié du corps, avec le troisième article long et les derniers presque globuleux : chaperon terminé par une ligne droite, avec le labre en avant et transversal; mandibules à peine dentelées; mâchoires bifides, découvertes jusqu'à leur base; quatre palpes terminées |>ar un article triangulaire. Ces Insectes ont de grands rapports avec les Pimélies, les Ténébrions, les Hélops, et surtout avec les Asides, les M isola tnpes et les Pédines. Cependant les caractères tirés des parties de la bouche, des antennes et de la forme du corps, suffisent pour les distinguer de chacun de ces genres. Les Blaps ont le corps oblong , plus étroit en devant, avec le prolhorax presque carré; en générai ils sont privés d’ailes, et leur abdomen est recouvert par les éiytres prolongées ordinairement en pointes et soudées entre elles; leur démarche est très-lente; on les rencontre dans les lieux humides, sous les pierres, les solives, dans les caves, sous les tonneaux; ils ne sortent guère de leur retraite obscure que la nuit Lorsqu’on les saisit, ils répandent par l’anus une liqueur noirâtre qui paraît être la cause de l'odeur désagréable qu’ils exhalent dans cet instant. Ce G., assez nombreux, a été divisé par Fabricius lui même qui en a extrait le G. Plalynole composé d'insectes la plupart étrangers. Parmi les Blaps de notre pays nous distinguerons :

Le B. mccroxè. Porte-malheur ou Annonce mort, B. mortisaga, 01.; il est très-commun aux environs de Paris et peut être considéré comme le type du genre.

Le B. géant, B. gigas , qui se trouve dans le midi de la France.

BLAPST1NE. Blapstinus. ix*. Coléoptères hétéromères; G. créé par Dejean, aux dépens des Blaps de Fabricius, dont il ne diffère que parce que le bord antérieur de la tête est entier, sans aucune apparence d’échancrure. Le Blaps libidens de Schoonhcr est le type du G. nouveau, et Dejean lui assimile deux autres esp. originaires comme lui du midi de l’Europe.

BLAQL’ET. mis. Fretin qui s'engage dans les filets, et dont les pêcheurs se servent pour amorcer leurs lignes. Diverses esp. de Chipées le fournissent ordinairement.

BLARY, BLEME oc BLERY. S. vulg. de Foulque.

BLASIA. bot. G. établi par Micheli. et adopté par la

plupart des auteurs, mais que Ilooker a prouvé n’être qu’une Jungermannia dont la fructification n'est pas encore développée ; la capsule est alors encore enfouie dans une cavité de la fronde et couronnée par un tube qui n’est autre chose que la gaine qui entoure la base des capsules des Jungermannia; Hooker l'ayant observé dans cet état et dans l’état parfait, l’a très-bien figuré dans sa Monographie des Jungermannes d’Angleterre.

BLASPOL. rois. S. de Cyprin Aspe.

BLASTE. Blaslus. bot. Lourciro a décrit sous ce nom un G. dont la structure est bien singulière et fort insolite, si en effet elle est conforme à la description que cet auteur en donne. La seule esp. qui le compose, B. cochinchincnsis, est un arbrisseau de six à huit pieds de hauteur, très-rameux. avant des feuilles opposées, lancéolées, innervées, glabrés. Les fleurs sont blanches, réunies en faisceaux; leur calice est tubuleux, à quatre dents; leur corolle se compose de quatre pétales insérés au fond du calice; les étamines sont au nombre de quatre et les pistils, de vingt environ; ceux-ci sont placés, d'après la description de Loureiro. sur le dos des anthères qui sont grandes et courbées. Chaque ovaire est surmonté par un style et un stigmate. Ces caractères sont tellement extraordinaires, et l’on attache généralement si peu d'importance aux descriptions de Lourciro. qu’il est probable que cette description est tout à fait inexacte; aussi n'a-t-on pu jusqu'à présent rapprocher le G. Blaslus d’aucun autre connu.

BLASTE. Blaslus. bot. Le professeur Richard a proposé ce mot qu’il fait dériver du grec, je germe , pour désigner la partie d'un embryon macropode ou à grosse radicule, qui est susceptible de se développer par la germination; on l’observe très-aisément dans l’embryon du maïs, du blé cl de la plupart des autres graminées.

BLASTÈME. Blastema. bot. Mirbel distingue dans l’embryon deux parties : l’une qu’il nomme Blastème, comprend la radicule, la gemmule et la ligelle; la seconde est formée parle corps colylédoné.

BLASTOPIIORE. Blaslophorus. bot. C’est, selon le professeur Richard, la partie de l'embryon macrorhize, qui soutient le blaste; c’est ce que Gærtner a proposé de nommer VHellus.

BLATIN. iou. Nom donné, par Adanson, à un Buccin du Sénégal.

BLATTAIRES. Blattariœ. ixs. Fam. de l’ordre des Orthoptères, instituée par Latreille qui la caractérise ainsi : tète cachée sous le corselet; palpes maxillaires longues, terminées par un article en forme de hache allongée; corselet en bouclier, presque demi-circulaire ou suborbiculaire; corps toujours déprimé, ovale ou orbiculaire; ailes simplement doublées ou plissées dans leur longueur, et recouvertes par deux éiytres le plus souvent coriaces ou minces, réticulées ou se croisant; pieds semblables et épineux : tarses composés de cinq articles. Celte fam. se partage en deux sections, selon que les crochets des tarses sont privés ou munis de pelote intermédiaire : dans la première sont les G. Bla- EfcRE et Paxestbte; dans la seconde les G. Kakerlac, Blatte et Psecdomofs se distinguent par leur corps

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