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BLÉ or BLED. bot. Ce nom qui désigne plu» particulièrement l’esp. du G. Froment qui forme, en Europe, la base de la nourriture de l'homme, a élé étendu à d'autre» Végétaux, ou désigne, quand il est accompagné de quelque épithète, des var. de ce Végétal précieux ; ainsi Fou appelle :
Ri é d'abondance, un Froment dont les épis gros, longs et composés, donnent plus de grain que les épis ordinaires.
BU .\viULLt,1e Blé semé en avril.
Blé dp. K aura ri f.. le Sarrazin.
Ri e b ubd, le Blé dont les épis sont munis d'aréles.
Bit de Boeip , le Mélampyre des champs , selon Lemery.
Ri t de Canarie, l'Alpiste de» Canaries.
Blécrarbonné, le Blé atteint d'une maladie occasionnée par une Lrédinée, vulg. nommée Charbon.
Blé cornu ou ergoté. le Seigle dont les grains sont atteint.* d'une maladie produite par un Champignon du G. Sclérotie.
Bit d’Êgyfte, le Blé d'abondance.
Blé d'Espagne, le Mal6.
Blé de GrixtE. VHolcut Sorghum, L.
Blé d'hiver. le Froment semé en automne.
Ri t d'Inde, le Maïs.
Blé Locular. le Triticum monococcum , L.
Blé de mars, Marcel ou Marcet, le Froment semé au mois de mars.
Blé iétf.ii. , un mélange de Blé et de Seigle qu'on employa longtemps en agriculture, mais qui aujourd'hui est dbui médiocre usage.
Blé de miracle, le Blé d'abondance.
Blé de Nagbovr, une var. indienne de Froment, dont la graine ne reste que peu de temps en terre.
Blé voir, le Sarrazin. Polygonum Fagopyrum.
Blé de providence, une variété de Froment, qui produit le plus de grain.
Blé rouge, le Sarrazin et le Mélampyre des champs.
Blé de i.a Saint-Jean, une variété de Seigle qui se sème en été.
Blé de Snyrne. le Blé d’abondance.
Blé de Tartarie, le Po'ygonum tartaricum, L.
Blé trémois . le Blé semé de façon à ce qu'il ne se passe que trois mois entre la semaille et la récolte.
Blé de Turquie et Blé de Rome, le Maïs.
Blé de Vacbe, les Melampyrum arcense et cristaium. L., la Saponaire, et quelquefois le Sarrazin.
BLÈCHK. Dire hum. G. de la fam. des Acanlhacées, établi par de Jussieu aux dépens de quelques Ruellies. Caractères : calice h cinq divisions égales ou inégales; corolle tubuleuse, dont le limbe se partage en cinq lobes h peu près égaux; quatre étamines didynames, non saillantes, à anthères hiloculaires ; stigmate simple ou bifide; capsule comprimée, à deux loges, s'ouvrant élasliquement en deux valves, lesquelles, à partir de la base, se séparent des cloisons qui ne leur adhèrent plus qu'au sommet. Chacune de ces cloisons offre à sa partie inférieure et libre, environ six dentelures oiï sont fixées autant de graines ; ou bien elle se partage en deux appendices filiformes, offrant à leur base seulement une ou deux dents où les graines sont
attachées. Celte dernière disposition s'observe dans le D. Anisophytlu m, J., et c’est à cause de cette différence et de celle qu'offre l'inflorescence en même temps, que Brown en forme un G. nouveau sou» le nom d'Ætheilema. Ainsi réduit, le G .Belchum conserverait trois espèces : le Ruellia angustifolia de Swartz, qui lui appartient, au jugement de Brown; les fl. Proie ne i et laxifin ru m , J ..Ruellia Blech um et Blechioides, L., pi. herbacées originaires des Antilles, à feuilles opposées, à fleurs solitaires, géminées ou ternées à l'aisselle de larges bractées, et disposées à l'extrémité des rameaux en épis colloïdes.
BLEt'lIXE. Bfechnum. iiot. G. delà tribu des Polypodiacées. établi par Linné et mieux défini depuis par Swartz, Willdenow et Smith, qui en ont séparé lelf’oodtcardia. Brown a distingué depuis, sou* le nom de SUgnnia, plusieurs esp. dont les unes appartenaient au G. Blcihnum , et les autres au G. Lomaria de Willdenow; ces trois G. ont entre eux la plu* grande affinité, et ne devraient peut-être pas être séparés; les Stegania surtout ne paraissent différer aucunement des Lomaria auxquels ou devrait les réunir. Le caractère le plus important, qui pourra alors servir à distinguer les Blrrhnum des Lomaria, sera la diversité des frondes fertiles et des frondes stériles dans les Lomaria , les premières étant toujours beaucoup plus étroites, et, pour ainsi dire, contractées, de sorte que les capsules couv renl toute cette fronde, et que le tégument se trouve marginal, tandis que, dans les Relchnum , les frondes fertiles conservant la même largeur que les frondes stériles. la ligne de capsules se trouve éloignée du bord de la feuille et placée le long de la nervure moyenne. Nous pensons donc qu’on peut ainsi caractériser le G. Blechnum : capsules disposées en uneligne continue de chaque côté de la nervure moyenne, recouvertes par un tégument également continu et qui s'ouvre en dedans; fronde fertile, semblable aux frondes stériles.
Si l'on adopte cette distinction entre les Blechnum et les Lomaria, le Blechnum boreale, la seule esp. de ce G. qui habite en Europe, devra être reporté parmi les Lomaria ainsi que quelques autres esp., telles quo le B. procerum de Labillardière, dont Brown avait fait une esp. de Stegania , et qui ne nous parait pas différer des autres esp. de Lomaria. Nous citerons, parmi les esp. qui appartiennent avec certitude au G. Blechnum .les B . occidentale, L. ,aust raie, L., orientale, L., denticuldtum, Swartz, lœrigatum , Swartz, cartitagincum, Swartz, striatum , Brown. Tous sont exotiques, ainsi que les sept ou huit autres espèces de ce genre.
IlLECHON ou GLECUON. bot. S. de Mcntha Pulegium.
BLECHl’M. bot. F. Bléche.
Ri ijJ^ oc BLÈDE. bot. S. vulg. de Bette Poirée. ou BLÈtJLIE. rois. S. de Saumon Marénule.
BLÈGNE. bot./'. Blechne.
BLEKNON, BLEKON et BLEKRON. bot. S. Ar. de Menthe Pouliot. •
BLÊME. Blemus. ins. Coléoptères pentamères. G. établi parZicgler, aux dépens des Tréchus de Bnnclli, dans la fam- des Carabiques. Caractères : menton échancré
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antérieurement ; dent médiane simple; dernier article des palpes aigu : corps déprimé, recouvert par deux ailes membraneuses, outre les élytres; crochets des tarses simples. On peut considérer comme type de ce G. le Carabus rubens de Fab.— Le Blemus fulcescens deV. Andnuin. a été trouvé, par cet entomologiste, à 200 toises des côtes, sous des galets «pie la mer, en se retirant, laisse momentanément a découvert. Il parait que ce très -petit Insecte, dont néanmoins la respiration est aérienne, peut vivre sous la mer pendant des heures, pendant des journées; et Dulrochet, en expliquant comment la Chenille du l’olamogeton peut respirer sous l’eau, a rendu explicable le phénomène de l'existence de ce Carabique au fond de la mer. F. le mémoire de de V. Audouin. Ann. du Muséum, t.3. 1834.
BLENDE. «îx. F. Zinc silfiré.
BLENDE CHARBONNEUSE. V. Anthracite.
BLENDE LÉGÈRE, mix. F. Ff.r oxydé.
BLENNE oc BLENNIE. Blennius. pois. G. delà fam. des Gobioïdes. Ses caractères consistent dans les nageoires ventrales, qui, placées en avant des pectorales, sont composées de deux à quatre rayons, mais deux seulement dans le plus grand nombre des esp. Le corps des Blennies est allongé, comprimé, surmonté d’une nageoire dorsale,quelquefois divisée en deux, et composée presque en entier de rayons simples, mais flexibles. L'estoinac est sans cul-de-sac; les intestins sont amples et sans cæcum; la vessie natatoire manque. Le nom que porte ce G. vient du grec, et dérive de la mucosité particulière et abondante dont sont enduits les Poissons qui le composent. Tous, d’assez petite taille, vivent sur les rivages et parmi les rochers où ils sautillent et voltigent même presque à la manière des Poissons volants. Pénétrant dans les fentes des pierres, les anciens avaient cru qu'ils les fendaient. Vivant un assez long temps hors de l’eau, on les voit quelquefois s'éloigner des vagues et ne s'y précipiter que lorsque leurs nageoires, dont ils s'aident pour s'élancer, commencent à ressentir l'influence du dessèchement. Leur nourriture habituelle se compose de Crabes et de Coquillages.
Ce G. nombreux, divisé en quatre sections avant Cuvier, forme, dans le Règne Animal de ce savant, six sous-genres dans lesquels se répartissent les esp. suivantes :
•J*. Blexxes proprement dits. Ces Poissons ont les dents longues, égales et serrées, ne formant qu'un seul rang régulier à chaque mâchoire, terminé en arrière, dans quelques espèces, par uue dent plus longue et en crochet. Leur télé est obtuse; leur museau court; leur front vertical présente une sorte de tentacule, souvent frangée en panache sur chaque sourcil. D'autres portent, sur le vertex, une proéminence membraneuse, qui s'enfle dans la saison de l'ainour; un petit nombre n'ont aucun de ces appendices.
a. Espèces munies d'un tentacule sur chaque sourcil.
B. a mouches, B. ocellaris, L., Bloch; Lièvre de mer. Encycl., T. xxxi, f. 113. Il habile la Méditerranée, acquiert jusqu'à six pouces de long; a la nageoire dorsale presque divisée en deux et marquée d’une tache ronde, ocellée, environnée d’un cercle blanc ; cette ta-
che est située vers le haut, entre le cinquième et le septième rayon. Les tentacules superciliaires sont simples, vermiformes et un peu frangés à leur extrémité, d. 20, P. 12. v. 2. a. 10, 17, c. 11.
B. Gattorigixe. B. üatlorufjine , L., Encycl., pl. 32, f. 117. Ce Poisson a été confondu avec plusieurs autres, et Cuvier pense que les Galtorugines de ilrunnich , de Bloch et de Pennanl en sont trois espèces différentes. Celui dont il est ici question habite l’Océan, la Méditerranée et le mer Rouge. Les tentacules superciliaires, profondément divisés en quatre, sont comme palmés. Il atteint huit pouces de longueur, d. 30, r. 13, 14, c. 2, A. 20, 23, c. 12, 13.
B. géminé. B. tjeminalus. Télé ayant (rois tentacules rayés au-dessus de chaque œil ; corps marqué de diverses taches symétriques, brunes sur les flancs, se rapprochant sur le dos, et s’étendant à peu près jusqu'à la nageoire dorsale; celle-ci présente en avant une tachebrunc, irrégulière. Des mers de l’Amérique du nord. d. 27, p, 13, v. 2, a. 17, c. 14 1|2. Long., deux pouces trois lignes.
B. ponctcé. B. punctaius. Tentacule bifurqué sur chaque œil; nageoire dorsale présentant une tache noire, irrégulière, entre le premier et le troisième rayon; corps parsemé de petites taches brunes, qui se réunissent sur les flancs; nageoire caudale «avant cinq bandes brunâtres, obscures. Habile avec la précédente, d. 27, p. 14, v. 3, a. 18, c. 11 1/2. Long., trois pouces.
B HKRxiNi f.r. B. herminieri. Nageoire dorsale à tache noire, allongée sur la partie antérieure; des filaments sur la nuque au dessus des yeux, et des narines; ligne latérale très • recourbée sous les pectorales; cinq rayons à la membrane branchiale; pectorales marquées de sept ou huit taches brunes; couleur générale, le brun rougeâtre, avec des taches plus foncées; télé d'un brun roux, marquée de petites lignes noires, sinueuses. d. 16-22, a. 20, p. 10, J. 3, c. 14. Long., cinq pouces. Se trouve dans les cavités des Madrépores, à Sl.Barthélémie de l'Amér. du nord.
B. hextz. B. hentsii. Un court appendice charnu au dessus de chaque œil, et un plus petit sur chaque narine; dents longues, fines et égales, enchâssées d’une manière serrée sur les mâchoires; nageoire dorsale longue; yeux grands, placés sur le sommet de la tête; nageoire dorsale noire et rougeâtre avec cinq bandes brunes à sa partie postérieure, d. 11-14, a. 16, P. 16, j. 3, c. 18. Longueur trois pouces et 1 /2. De l'Amérique du nord.
B. cornt. B. cornutus, L.; — la Percepierre, Encyc.; pl. 31, f. 114; — B. fasciatus de Bloch;— la Molle, B. Phj-cis ; — Le B. tcntacularis de Urunnich, qui n’est peut-être qu'une variété du cornutus, et le B. palmicornis de Cuvier, sont encore d'autres esp. qui appartiennent à cette section.
fi. Espèces munies d'une sorte de crête.
B. Coqcillade. B. Galerita , L., Encyc., pl. 32, f. 1 17. Petite esp. des mers d'Europe, qui n'atteint guère que quatre à cinq pouces de longueur. Sa crête, qu'elle remue à volonté , et la multitude de petits points noirs qui couvrent son corps enduit d'une viscosité encore plus grande que dans les autres Blennes, la ren-