BLE
mu
dent remarquable, b. 60. r. 10, v. 2, a. 3, 0, c. 16.
L’esp. nouvelle, récemment décrite par Risso, sous le nom de B. Paco, rentre dans celte section, ainsi que le B. cristal us, Gmel.
y. Espèces dépourvues de tentacules superciliaires ainsi que de crêtes.
B. baveux. D. PholiSf L., Bloch, pl. 71, f. 2; Encycl., ' pl. 33, f. 110. Celte esp., la plus commune et appelée plus particulièrement baveuse à cause de la mucosité , dont elle est abondamment enveloppée , vit dans 1103 mers, entre les Fucus. Elle est fort agile, olivâtre, marbrée de taches blanches et noires; ses narines sont prolongées en appendices dentelés; elle n'a guère que quatre à cinq pouces de longueur, d. 30, p- 13, 14, v. 3, a. 19, c. 10.
B. Bosciei*. B. Boscianus , Lac., pl. 13, f. 1. Cette petite esp., des mers de la Caroline, que Bosc observa et appela morsitans, a reçu le nom du savant qui la découvrit, d. 30, r. 13, v. 13, a. 18, c. 13.
B. ovovivipare, B. ocotitiparus, L viciparus, L., Bloch , Encyc., Pois., pl. 33, f. 120. •» De tous les Poissons dont les petits éclosent dans le ventre de la femelle, viennent tout formés à la lumière, et ont fait donner à leur mère le nom de vivipare , dit le savant continuateur de Buffon. le Blenne, dont il est ici question, est l'espèce dans laquelle ce phénomène a pu être observé avec plus de soin et connu avec plus d'exactitude. Voilà pourquoi ou lui a donné le nom de ricipare que nous n'avons pas cru devoir conserver. * En effet, le Blenne, célèbre par une particularité qui l'eût singularisé dans l’ordre d'Animaux auxquels il appartient, n'est pas plus exactement vivipare que les autres Poissons et que ceux des Reptiles qui mettent â la lumière des petits tout formés. Voici à quoi se réduit une singularité qui a fort occupé les naturalistes (nous emprunterons encore les propres expressions du comte de Lacépède) : • Vers l'équinoxe de printemps, les œufs commencent à se développer dans les ovaires de la femelle; on peut les voir alors ramassés en pelotons extrêmement petits et d'une couleur blanchâtre. A la fin de floréal, ou au commencement de prairial, ils ont acquis un accroissement sensible et présentent une couleur rouge. Lorsqu'ils sont parvenus à la grosseur d'un grain de Moutarde, ils s'amollissent, s'étendent et s'allongent. » Dans cêt étal, on commence à reconnaître au travers les rudiments des yeux; la queue y apparaît bientôt avec les intestins. L'ovaire alors s'étend pour se prêter à ce développement intérieur du fœtus. On a dit que ce fœtus communique, par une sorte de cordon ombilical, avec la mère. Dans ce cas, celle-ci eût été réellement vivipare, mais le fait est loin d’être prouvé ; il parait que la fécondation ayant eu lieu , comme dans les Tritons , par l'absorption que font de la liqueur prolifique des mâles les organes génitoircs de la femelle, ou par une sorte d'accouplement analogue à celui qui s'observe chez les Sélaciens et les Syngnathes, ce qui se fût passé extérieurement dans le développement des œufs du reste des Poissons, se passe ici en dedans. On a vu dans la même femelle jusqu'à trois cents embryons. Au lieu de se rapprocher du rivage au temps de la ponte, le Blenne ovovivipare s'en
éloigne, et confie sa progéniture animée aux parages pélagiens, loin des lieux où la voracité des espèces qui fréquentent les côtes, détruirait ses petits inexpérimentés. Le Blenne ovovivipare a les narines cylindriques, les nageoires anale, caudale et dorsale réunies, ce qui forme un ensemble circonscrivant la partie postérieure du Poisson, où se comptent de 145 â 149 rayons, r. 19, 30. v. 3.
Le B. carcrnosus de Schneider et le Poisson que Forskalh avait mentionné comme lin Gade, sous le nom de Gadus Salarias, rentrent dans celte section. Ce dernier est aussi nommé Garamil.
ff Salari as. Les esp. de ce sous-genre se distinguent de celles du précédent par la compression latérale de leurs dents, qui, très-serrées sur une seule rangée et crochues à leur extrémité, sont en nombre énorme, et, pour nous servir de l’expression de Cuvier, d'une minceur inexprimable. Elles se meuvent comme les touches d'un clavecin ; les lèvres sont charnue* et renflées. Les intestins, roulés en spirale, sont plus minces et plus longs.
Le Salarias quadripennis de Cuvier, qui est la Gattoruginc de Forskalh, le Blennius simus, Gmel. ; le Blenne sauteur, B. saliens de Lac-, sont, avec quelques esp. encore non décrites et conservées dans les galeries du Muséum, les Poissons dont se compose ce sous genre. La dernière avait été nommée Alticus sal tatorius par Commcrson. et mérite quelque attention. Extrêmement petite et dépassant rarement deux ou trois pouces, elle se plaît sur le* rochers le* plus battus des vagues, dans l'hémisphère austral. Découverte sur les côtes de la Nouvelle-Bretagne dans la mer du Sitd, c'est celle que nous croyons avoir retrouvée à Mascareigne dans les rescifs, où toujours sautant, voltigeant, pour ainsi dire, sur les pointes des rocs de Scories souvent mis à sec, elle est appelée par les Créoles Boujaron de mer.
fÜ* Clixts. Les Blennes de ce sous-genre ont les dents courtes et pointues, éparses sur plusieurs rangées dont la première est la plus grande; leur museau est aussi plus pointu ; leurs intestins sont plus courts.
a. Esp. dont les premiers rayons de la dorsale forment, au moyen d’une échancrure de la membrane qu’ils soutiennent , comme une première dorsale, et dont les sourcils, comme dans la première division des Blennes proprement dits, sont sur montès de petits tentacules en panaches.
B. Belette, l’une des variétés du B. mustclaris, L., et le Solrcilier. B. superciliosus , L., Encyc., pl.33, f. 113. Dans ce dernier Poisson, comme dans le B. rici parus, les œufs éclosent dans le ventre de la mère, et les petits en sortent vivants.
/3. Esp. dont les premiers rayons de la dorsale sont tellement en avant , qu’ils forment comme une crête pointue et rayonnee sur le rertex. Une seule espèce exotique, nouvelle, forme jusqu'ici celte section.
y. Esp. dont la nageoire dorsale est continue et unique.
Les B. mustclaris, L., spadiceus et acuminatus de Schneider, punctatus d’Olho-Fabricius, et Audi-