‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 9 sur 125 · II. i.YcocToxi M. Fleurs jaunes très-rarement bleues · texte numérisé non relu

II. i.YcocToxi M. Fleurs jaunes très-rarement bleues

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sépale supérieur en capuchon conique obtus; feuilles en lobes cunéiformes; capsules au nombre de trois.

III. cabiarli. Fleurs bleues ou blanches; sépale supérieur en forme de capuchon obtus; feuilles découpées en lobes cunéiformes; capsules au nombre de cinq.

IV. xafellcs. Fleurs bleues ou blanches; sépale supérieur en casque convexe; feuilles en lobes linéaires; capsules au nombre de trois.

Les Aconits sont en général des Végétaux très-vénéneux, qui doivent être rangés au nombre des poisons âcres. Leurs propriétés délétères existent surtout dans la racine et les feuilles des espèces qui appartiennent à la section des Napels.et particulièrement dans l'Aconit Napcl, Aconilum i\ apc II us , L. Cependant plusieurs auteurs ont recommandé l'emploi de l'extrait du Napcl, comme un remède très-efficace dans certaines affections chroniques, telles que le rhumatisme, la goutte, les maladies de la peau, la syphilis, etc. Le professeur Fouquier, qui a soumis ce médicament à un grand nombre d'essais, ne lui a reconnu |>our effet constant que l'action qu'il exerce sur l'appareil urinaire, dont il active les fonctions. Il est donc simplement diurétique; et, sous ce rapport, son emploi a souvent été très-utile dans les liydropisies anciennes et rebelles. La dose de l’extrait d'Aconit est d'un à vingt grains donnés graduellement.

ACONTIA. bot. Ilill a donné ce nom à un G. renfermant les esp. slipitées du G. Hydnum , de Linné. Adanson avait déjà distingué ce G. sous le nom de Bi dona.

ACONTIAS. bot. Sclioü et Endlicbcr. dans leur Meletemata Botanica , ont produit un G. nouveau sous le nom il'Acontias, pour une pl. de la fam. des Aroïdées, que Ventenal avait placée dans le G. Caladium , sous le nom spécitiquede J/clItbori folium.

ACONTIAS. b cpt. G. établi par Cuvier, aux dépens du G. Orvet, et que composent de petits Serpents entièrement dépourvu^ de sternum, de vestiges d'épaules et de bassin; leurs côtes antérieures se réunirent l'une à l'autre sous le tronc, par des prolongements cartilagineux; ils n’ont qu'un poumon médiocre et un très-petit cœur. Leurs dents sont faibles et coniques; on les reconnaît aisément à leur museau, comme enfermé dans une sorte de masque. Les esp. les mieux connues sont au nombre de deux.

A. aveugle , A contins cœcus, CuV., entièrement privé, du moins en apparence, des organes de la vue.

A. peintade, Acontias Metcagris, Cuv. Anguis Meleagris, L. Encyc. Serp. pl. 30, f. 1. Esp. de la Guyane, que quelques auteurs disent aussi se trouver dansi'Inde. Il a cent soixante-cinq rangs d éfailles sous le corps, et trente-deux sous la queue; sa couleur est verdâtre en dessus, avec huit rangées longitudinales de points noirs et bruns. — Daudin en a fait mal à propos un Erix. puisque ses écailles inférieures ne sont pas plus grandes que les autres.

Le nom d'AcovriAS avait été donné par les Grecs à un Serpent fabuleux, que l’on supposait s’élancer comme un trait contre les passants. Daudin l’a aussi appliqué à une esp. du G. Vipère.

ACON1T1NE. Alcaloïde particulier reconnu et carac-

térisé par Grandes, qui l'a obtenu de l’analyse des racines de l'Aconit Napel; il est sous forme cristalline, écailleuse, jaunâtre, transparente, d’uue saveur très-amère, soluble dans l'eau froide et dans l’alcool bouillant; jouissant d'une action très-vive sur l’économie animale.

ACOPA. bot. FHAJ.N.anc. du Ménianthe, trèfle d'eau.

ACOPON. bot. S. d'Anagvre.

ACOftE. Acorust bot. Aroïdées. Jus.; Uexandrie Monogynie, L. Ce G., que plusieurs auteurs ont rapporté à la fam. des Joncées, parait devoir être définitivement rangé dans celle des Aroïdées, soit à cause de son port, soit à cause de ses caractères : son calice est globuleux, à six divisions profondes et |>ereislanles; les étamines sont au nombre de six, à peu près de la longueur du calice, opposées à ses divisions; lovaire est globuleux, à trois loges, renfermant plusieurs graines; le stigmate est sessile; le fruit est une capsule triangulaire ou globuleuse. entourée et recouverte en partie par le calice. — Ses fleure sont hermaphrodites, disposées en une sorte d’épi serré, qui naît du milieu de la tige.

Ce G. ne renferme que deux esp., VAcorUs Cala mus , L. grand dans toutes ses parties, dont la tige est plane, foliacée et très-longue au-dessus de l'épi de Heurs. Il croit en Normandie, en Bretagne, en Alsace, en Belgique, en Prusse, dans l'Inde, au Japon, etc. C’est sa racine que l'on trouve maintenant répandue dans le commerce, sous le nom de Calamus aromalicus. Elle est odorante et stimulante; on la mange confite, et l'Ondatra s'en nourrit, dans le nord de l'Amérique.

L'autre esp. est l 'Acorus gramineus, dont les feuilles sont très-étroites, la lige et l'épi plus petits. Il est originaire de la Chine. Son fruit est globuleux et légèrement charnu.

ACORE FAUX. bot. N. Vulg. de l'Iris des Marais.

ACOR1NES. bot. Nom donné par Link, à la famille des Aroïdées.

ACORMOSE. bot. Nom donné par Willdenow aux Pl. dont les feuilles et les Heurs parlent immédiatement de la racine.

ACORYNE. Acory’nus. ws. G. de l’ordre des Coléoptères. établi par Dcjean. Il avoisine les G. Calandre et Cusson de Fab. L’auteur en possède deux esp. : l'une, qu’il nomme Acorynus striât us , se trouve à Cayenne; l’autre, Acorynusrnorbillosus, est originaire du Brésil.

ACOSMION. Acosmium. bot. Schott, dans son histoire des pl. du Brésil, a institué ce G., qu'il place dans la fam. desVacciniées. Octand. Monog, et auquel il donne les caractères suivants : calice campanule, à quatre ou cinq divisons; cinq pétales très-ouverts; huit étamines insérées au bas du calice. Ovaire allongé en forme de gousse. CeG. ne se compose que d’une seule esp.; elle est arborescente, à feuilles imparipeniiécs, à fleurs jaunes. Sprengel en avait déjà fait son G. Stccetia; mais un autre G. de ce nom ayant été créé par De Candolle, il a bien fallu, malgré l'antériorité, en revenir à celui de Scott.

ACOSMUS. bot. Desvaux a donné ce nom au G. qu'avant lui, Richard avait appelé Aspicarpe.

ACOSTA, bot. Ce G. établi par Ruiz et Pavon, et figuré, t. 0 de la Fl. Péruv. et T. i du Prodrome, paraîtrait devoir être rapporté au Noulabea d’Aublel, auquel il

ressemble par le port, l'insertion des parties et la plupart des caractères. Il en diffère cependant par le tube de sa corolle fendu jusqu'à la base, par sa baie qui, au lieu de trois loge* et trois graines, en présenle’cinq. et enfin par son filet (nectaire de Ruiz et Pavon), dont le bord porte une anthère unique, à huit ondulations, tandis que celui du Moulabea, pétaloïde de même, et inséré sur le tube de la corolle, présente sur son bord cinq deDts, à l’extrémité de chacune d'elles une anthère. Ce filet est-il un connectif, et l’anthère, unique dans les deux fleurs, est-elle à huit loges dans la première, à cinq dans la seconde? Quoi qu'il en soit, la place de ces deux G., soit unis, soit séparés, reste encore incertaine.

Loureiro a nommé Acosta un Arbrisseau de la Co> chinchine qui semble congénère du Yaccinium, dont il ne diffère que par une cinquième partie ajoutée à sa fructification, et par ses feuilles opposées.

Enfin sous le nom d 'Acosta, Adarison, et après lui Scopoli, font, du Centaurea spinosa, L., un G. dont le caractère est l'absence d'aigrette.

ACOTYLE. acf.pii. Lalrcille a créé sous ce nom une fam. d'Acalèphes qui n'ont ni bouche centrale, ni cavités latérales.

ACOTYLÉDONES. bot. On donne actuellement ce nom. dans la méthode naturelle, à l'une des trois grandes divisions du règne végétal qui renferme les pf. dont l'embryon est dépourvu de cotylédons. — On sait que c'est à Jussieu qu'est due celte première division des Y égélaux fondée sur l'absence, la présence et le nombre des cotylédons; mais autant la distinction des Monocotyléiloneset des Dicotylédones est en général tranchée, autant la limite, entre les Monocolylédones et les Acotylédones. est difficile à déterminer; ainsi, sans parler de la famille des Nayades que Jussieu avait d'abord rangée parmi les Acotylédones, et dont presque tous les genres ont été réunis depuis, soit par Jussieu lui-méme, soit par d'autres botanistes, à des fam. Monocolylédones ou Dicotylédones, il reste encore plusieurs fam. très naturelles sur la position desquelles les botanistes qui se sont le plus occupés des fam. naturelles, ne sont pas d'accord; telles sont les Fougères, les Lycopodiacées, les Marsiléacées, les Équiselacées et les Characéesque Jussieu et Richard laissent parmi les Acotylédones, tandis que De Candolle et Brown les placent parmi les Monocolylédones, en en faisant une classe à part sous le nom de Monocotytèdones Cryptogame*. Ces plantes réunissent en effet quelques-uns des caractères des vraies Acotylédones à plusieurs de ceux des Monocotylédones, et leur germination, difficile à observer, est trop différente de celle de tous les autres Végétaux, pour qu’on puisse les rapporter avec certitude à l'une ou à l'autre de ces divisions;ainsi, les organes qu'on a considérés comme des cotylédons, dans les Fougères, les Lycopodeset les Marsiléacées, les seules plantes de cette classe dont on ait observé la germination, paraissent différer essentiellement des vrais cotylédons, en ce qu’ils semblent ne pas préexister à la germination, mais se développer seulement pendant qu’elle a lieu : cette observation s'applique surtout à la germination des Fougères, car celle du Salvinia. décrite par Vaucher, et surtout celle de la Pilulaire, offrent une analogie beaucoup plus marquée avec

celle des pl. Monocolylédonées ; tandis que celle des Lycopodes, figurée par Salisbury, ressemblent davantage à celle des Dicotylédones. — La petitesse de ces graines ne permettant pas d'observer la structure de l'embryon avant son développement , on ne peut pas encore résoudre la question, et savoir si ce sont de vrais cotylédons; ce n'est que par des observations nombreuses sur les genres les plus différents de ces fam. qu'on pourra parvenir à éclaircir ce point embarrassant de physiologie végétale. — De Candolle et Robert Brown, fondant également les trois grandes divisions du règne végétal sur la structure interne des pl. et sur le mode de développement de l'embryon, ont placé ces fam. parmi les Monocolylédones, parce que leurs tiges sont pourvues de vaisseaux comme toutes les pl. cotylédonées, taudis qu'ils n’ont regardé comme Acotylédones que les pl. composées uniquement de tissu cellulaire sans vaisseaux. — Quelques auteurs ont même cru retrouver, dans ces dernières pl., des colylédous; ainsi, on a indiqué les filaments milieux et articulés qui se voient à la base des Mousses, au moment de leur germination, comme analogues aux cotylédons; mais on doit convenir que la structure, la position et le développement de ces filaments sont trop différents de ceux des cotylédons, pour qu'on puisse les comparer à ces organes. Enfin, quelques auteurs ont prétendu distinguer, jusque dans les Champignons, des cotylédons, une radicule et une plumule; ainsi, Ehrenberg décrit les graines de ces Végétaux comme des embryons nus, tantôt acolylédons exorrhizes, tantôt monocolylédons endorrhizes. Il est facile de voir, d'après ses propres figures, combien ces analogies sont fausses, et de s'assurer qu’il n'existe rien dans ces pl. qu’ôn puisse comparer A des cotylédons, à une radicule ou à une plumule.

La germination de ce* Végétaux, celle des Algues et de quelques-unes des pl. confondues sous le nom de Conferves, parait n’étre, en effet, qu'un simple allongement des graines ou sporules qui a lieu tantôt sur un seul point, tantôt sur deux points opposés. Les filaments ainsi développés sont quelquefois simples; le plus souvent ils se ramifient. Dans les Conferves, ils restent libres et distincts; dans les Champignons, ils s'en tre-croi sent et forment une sorte de thallus ou de membrane, sur laquelle pousse le Champignon lui-méme, et de laquelle naissent en dessous les racines.

On voit, par cet exposé, combien ce développement diffère de celui des autres Végétaux, et combien il serait difficile de rapporter ce mode de germination à celui des pl. Monocotylédonées ou Dicotyiédonées; mais quelle que soit l'opinion qu'on adopte sur ces divers modes de germination, on doit couvenir que les caractères qu’ils fournissent permettent de diviser la Cryptogamie de Linné en trois classes très-naturelles, dans lesquelles les caractères, tirés de la structure de la pl., sont parfaitement d'accord avec les caractères tirés du mode de germination.

Dans la lr* classe, les graines se développent irrégulièrement par un ou plusieurs points de leur surface, sans produire de plumule et de radicule distinctes. — La pl. est entièrement composée de tissu cellulaire ou de filameuts tubuleux entre-croisés; elle ne présente

jamais dp feuilles : tous ces Végétaux paraissent entièrement dépourvus d’organes sexuels. Cette dusse renferme sept fam. , dont plusieurs sont probablement encore susceptibles de divisions : les Conferves , les Algue», les f/ypoiylies, les Urèdinèes , les Mucèdinèes, les Lyeoperdacèca , les Champignon s et les Lichens.

Dans la n® classe, les graines se développent par un ou deux points de leur surface, et produisent toujours une plumule et une ou plusieurs radicules ; on n'y distingue pas de cotylédons. La pl. est entièrement composée de tissu cellulaire, et présente des appendices foliacés. Malgré les recherches de plusieurs observateurs célèbres , il reste encore beaucoup de doute sur l'existence et la structure des organes sexuels de ces Végétaux; c'est à cette classe qu'appartiennent les deux fam. des Mousses et des Hépatiques.

Dans la ni® classe , l'embryon offre dans son développement un appendice latéral qui présente une grande analogie avec un cotylédon; il y a une plumule et une radicule distinctes; la tige est pourvue de vaisseaux et de feuilles. — L'existence des organes mâles et femelles parait bien prouvée dans quelques unes des fam. qu'elle renferme, et particulièrement dans celle des .Marsiléaeées. Dans d’autres fam., au contraire, telles que celle des Fougères, on n’a pu rien découvrir d'analogue à ces organes, quoique les rapports intimes, qui unissent ces différents ordres, ne permettent presque pas de douter de leur existence. Les cinq fam., qui appartiennent à cette classe, sont : les Characées, les Équisétaièes, les Fougères, les Lycopodes, les Marsiléacèes.

ACCOUCHE mai. S. de Cabiai.

ACOl'PA. rois. Esp. du G. Gheilodiptèrc.

ACOUROA. bot. Aublet nomme ainsi un Arbre de la Guyane, de 15 pieds environ, à feuilles composées, dont les folioles alternes sont terminées par une impaire, à fleurs disposées en grappes terminales ; le calice est à cinq dents petites et inégales, la corolle papilionacée avec une carène hipétalc, les étamines au nombre de dix et diadelphes, le légume arrondi, convexe et concave en sens opposés, indéhiscent, contenant une seule loge monosperme. Les caractères de ce G. étudiés d’une manière insuffisante, et les rapports marqués qu'il a par son port et son fruit avec les G. Ecastaphyllum et Herocarpus , font douter qu’il doive être conservé. C’est le Drakcnstenia de N’echer.

ACOtKTIA. Acourlia. bot. G. de la fam. des Synan- Ihérées, tribu de Trixidées, établi par Don, et ayant pour type une pl. du .Mexique, A. fonnosa , qui a son involucre polyphylle, imbriqué, des fleurons en nombre indéfini et son réceptacle nu; les rayons de son aigrette sont pénicellés au sommet. La pl. est encore très-peu répandue dans les collections.

ACKANTE. Acrantus. rept. Sous-G. de la fam. des Laccrlicns, proposé et adopté par plusieurs erpetologistes.

ACRÉE. Acrea. ixs. G. de lépidoptères diurnes, faisant partie de la fam. des Papillonides ; il a été créé par Kahricius avec les caractères suivants : palpes inferieurs s'élevant au delà du chaperon, deuxième ar-

ticle plus long que le premier; ailes supérieures et abdomen allongés, le bord interne des inférieures n'embrassant presque pas le dessous de l'abdomen ; antennes peu allongées, terminées brusquement en bouton; toutes les pattes semblables dans les femelles : les antérieures très-courtes et en palatine dans le mâle. Les Pap. L'esta, L'iolæ , etc., de Fab., appartiennent à ce G., qui est étranger à l’Europe.

ACREMONIUM. bot. G. de Cryptogames établi par Linck, qui lui assigne lescaractères suivants : filaments cloisonnés, rampants, ruineux et entre-croisés; sporules solitaires à l’extrémité des rameaux.— Ce sont de petits Champignons qui poussent sur les feuilles de néire et de Chêne, presque pourries, sur lesquelles ils forment une membrane blanche et mince comme line toile d’Araignéc. Link en a décrit deux esp. figurées dans la Flore d'Allemagne de Sturm. vol. tu, pl. 1, 2. Martius {Flora cryptogamica Erlangensis) en a ajouté une esp. qui est rouge, et qui croit sur le Sphœria (trusta.

ACRID1E. ixs. S- de Criqiet.

ACRIDIENS. Acridii. Us* Fam. de l'ordre des Orthoptères. établie par Latreilledans scs Considérations générales. pag. 245. Elle comprend les genres Pnetunore, Truxale, Criquet. Tétrix. — Les Acridiens réunis aux Locustaires et aux Gryllonnes forment la grande fam. des Sauteurs.

ACRIDOCARPF.. Acridocarpus. bot. G. de la fain. desMalpighiarécs. établi par Guillemin et Perrotct, dans leur Flore de Sénégambic, et qui se distingue suffisamment du Banisteria, par ses feuilles alternes, et par différents autres caractères qu’avait précédemment indiqués R. Brou n. On en a décrit 2 esp., VA. Plagiopterus originaire du Sénégal et VA. Smeathmanni , découvert par Smeatmann à Sierra-Leona.

ACRIDOPHAGES. xam. Homme ou Animal qui se nourrit d'Acridiens.

ACRIDOTIIERE. ois. Nom donné par Ranzani au G. Martin. F. ce mot.

ACRIGONÉE. iss. S. de la Grande Sauterelle verte.

ACRIOPSIDE. Acriopsis. bot. G. de fam. des Orchidées institué par le Dr Diurne avec les caractères suivants : Périanthe composé de 4 sépales presque égaux, disposés sur un seul rang; Libelle tuhulé ainsi que la base du Gynostème auquel il adhère; son limbe est étalé, crété intérieurement; le Gynostème est libre supérieurement, en capuchon prolongé de chaque côté en une sorte de languette glanduleuse; anthère à deux loges, attachée par son sommet interne et incombante antérieurement vers un prolongement du stigmate, en forme de bec; deux masses polliniques ohlongues, comprimées, attachées par lin long pédicetle commun à la base de la glatulule. VA. Jaranira est une pl. herbacée, parasite, à feuilles linéaires, lancéolées, obtuses, à fleurs l>édicellées et paniculées.

ACRIVIOLA. noT. S. de Capucine.

ACROCARPES. bot. Bridel a donné ce nom à une classe de Mousses, qui comprend toutes celles qui ont la fructification terminale.

- ACROCÉPHALE. Acroeephalus. bot. Bentham a établi sous ce nom, dans la fam. des Labiées, un genre nouveau auquel il assigne pour caractères : calice lubu-

leux, un peu gibbeux à sa base, à 9 lèvres dont la supérieure est ovale, plate et entière, l’inférieure <|uadrifide; corolle plus courte que le calice, presque égale, à 5. lobes dont 3 supérieurs et 9 inférieurs; étamines courtes et distantes, à anthères biloculaires dont les loges sont parallèles. L'esp. qui a servi de type à ce G. est originaire du Mépauloù elle a été observée par Wallich; on l’a nommée.-/, tcariosus; il est probable que VOcintutn Capitellalum de Linné et VOcimum Acrocephalum de Blume devront lui être adjoints.

ACROCÈRE. Acrocera. iss. G. jde Diptères, établi par Meigen et placé par Latrcille dans le grand G. Cyrte qui répond à la fam. des Vésiculeux. — La trompe des Acrocères n'est point apparente, ce qui les éloigne des Cyrtes proprement dits et des Panops. Leurs antennes très-petites, de deux articles avec une soie terminale, empêchent de les confondre avec les Astomelles; et leur insertion sur le vertex est un caractère qui les distingue des Ogcodes. Ces Insectes sont petits, et se rencontrent dans les lieux aquatiques. Meigen en a décrit quatre esp. indigènes. parmi lesquelles I* Acrocera Globulus , Meig., qui est leSj'rpbus Globulus de Panier {Fa u na Germ.)y fait le type du genre.

ACROCHORDE. rlpt. G. delà division des vrais Serpents non venimeux, qui se distingue aisément dans la fam. dont il fait partie, parce qu'il manque de plaques, lesquelles sont remplacées par des écailles semblables à de petites verrues, d'où lui est venu son nom tiré du grec. Ces écailles verruqueuses sont uniformes sur toutes les parties du corps, de la tête et de la queue qu'elles recouvrent. Encore que les Acrochordes n'aient point de crochets, on les a supposés très-venimeux, et leur morsure passe pour dangereuse. Leur forme avait d'abord fait considérer l'esp. qui fut connue la première comme un Orvet enflé. Shaw eu a ajouté deux autres, qui toutes sont originaires des lies de l'Inde.

A. de Java. Acrochordux jaranensis, Encyc. Serp. pl. 39. f. 7. Il acquiert jusqu'à huit pieds de longueur; il est fort gros vers l'anus, ou sa queue qui ne compose que la huitième partie de sa longueur et qui n'a pas plus d'un demi pouce de diamètre, forme, parson insertion, un rétrécissement remarquable. Sa couleur est noirâtre en dessus, blanchâtre en dessous, avec des taches noiràtressurles côtés. La tète est plate. Les Javanais l'appellent Oular-Caron , et trouvent sa chair un manger délicieux.

A. DütTEix. A. dubius. et I’Acrociiorde a bsxdes, A. fasciaius de Shaw. sont plus petits; le premier pourrait bien n'ètre qu'une variété du précédent. Le second . à queue comprimée et tranchante, présente d'assez belles nuances. Cuvier en fait un G. distinct qu’il appelle Chersydre.

ACROC1N. Acrocinus. ixs. Illiger a établi ce G. de Coléoptères tétramères, que déjà Thunberg avait désigné sou» le nom de Macropus. Il se distingue de tous les autres de la fam. des Longicorncs par le tubercule mobile qui, de chaque côté du corselet, se termine par une pointe ou une épine. Le corps est aplati, le corselet transversal, les antennes longues et menues et les pieds antérieurs plus grands que les autres. Les élytres sont tronquées au bout et terminées par deux dents dont l'ex-

térieure est plus forte. On remarque surtout dans ce genre, l'Acrocin longimane figuré par Olivier, col. GO. pl. ni. iv, f. 19, dont les élytres sont agréablement mélangées de gris, de rouge et de noir. Il faut ajouter le Prione accentué du même auteur, pl. 4, f. 10.

ACROCOMIE. Acrocomfo. bot. Martius.dans sa description des Palmiers du Brésil, a établi ce nouveau G. pour une esp. qu’il y a découverte et qu’il a nommée Sclerocarpa. D'après les caractères assignés par Marlius il faudrait faire entrer dans le G. Acroeomie. les Cocos aculeata et fusifonnis, de même qu'un palmier que Loddiges appelle A. rninor.

ACROCORION. bot. N. a ne. du Leucoion d'été.

ACRODRYON. bot. Spreng. a formé, dans son nouveau Sjgt. regel , t. 1, p. 380, ce G. de la fam. des Rubiacées, Tétrnnd. Mon. pour ipl.de la Cochinchine, rapportées par Lowaire au G. Cephalonthus. Les caractères sont : fleurs agrégées sur un réceptacle globuleux, crochu; calice qiiadrifîdc. corolle tubuleuse, à 4 divisions; 4 étamines insérées sur le limbe de la corolle ; valves monospennes, confluentes.

ÀCROGLOCU1N. bot. G. de la fam. des Chénopodiées, Pentand. Digvn. L., qui a été institué par Schrader pour une pl. annuelle de la Sibérie, qui offre peu d'intérêt et qui jusqu'à ce jour est restée seule dans ce G. Elle diffère très peu d'ailleurs des ansérines annuelles.

ACROLEPIDE. Acro/epis. bot. G. de la fam. des Cypéracées. institué par Schrader dans son Analecta , pour une pl. observée sur la montagne de la Table au cap de Bonne-Espérance ; il lui donne pour caractères : épis suhtriflores; glumes imbriquées, uniflores. la dernière vive ; axe droit, entaillé et terminé par une écaille aiguë; trois étamines; périgyne en forme de coupc et crénelé; style tripartite, caduc; nucule stipité, crustacé.

ACROLEPIS. ross. G. de Poissons dont les analogues vivants ne se sont point encore fait reconnaître, et que l'on trouve abondamment dans le Zechstein, très-rarement dan* les psammites des houillières. Ce G. doit appartenir à la fam. des Scemones.

ACROMYA. irs. V. Hybos.

ACKOISODIE. Acronodia. bot. Le docteur Blume a institué ce G. pour un arbre de Java, qui se place naturellement dans la fam. des Amyridéeset qui offre pour caractères : des fleurs diolques dont les mâles ont un calice composé de quatre sépales, une corolle de quatre pétales linéaires, éraillés au sommet ; de huit à douze anj ibères linéaires, pubeseentes. dépourvues de soies terminales. Les Acronodies dont une seule esp. A. punclato est bien connue, sont des arbres à feuilles éparses. lancéolées, dentées; à rameaux simples, etc.; ils »e Irouvent dans les forêts montueuses de nie.

ACROMCHIK. Acronichia. bot. G. de la fam. des Rutacées, institué par Fonder. que l'on a réuni ensuite au G. henné ou alhenna, mais qu'enflu la découverte de quelques esp. nouvelles, dans l'Inde, par le docteur Blume. a fait juger convenable de rétablir sous les caractères suivants : calice petit, à quatre découpures obtusiuscules; quatre pétales obLongs, unis en roue; huit étamines hypogynes, à filaments forts large* à leur base, dont les alternes fort courts; anthères incombantes; ovaire entouré d’un disque anguleux , à quatre loges

hi-ovulées ; ovules superposés et attachés à Taxe ; style dressé, couronné par un stigmate obtuso 4-gone ; drupe sec à quatre loges inonospennes. Les deux esp. javanaises : A. arborea et Vaurifolia, décrites par Ultime, sont l’une un arbre élevé, l’autre un arbuste à feuilles opposées, entières, à fleurs rassemblées en corymbes. Dans l'une et l’autre toutes les parties exhalent une forte odeur de cumin.

ACRONIF. Acronia.mt. G. de la fam. des Orchidées, institué par Haenke ( Reliq. Haenke. faso. 1) pour une plante recueillie par lui au Pérou, et dont il résume ainsi les caractères génériques : périanthc ringent. à deux sépales égaux et très-ouverts ; lahelle plus court que les sépales, divisé en deux jusqu’à la base; les segments sont libres, linéaires et très-longuement acuminés ; le gynostème est dilaté, cordé, convexe, incliné, dressé seulement au sommet; l'anthère est sessile, décidue, operculée; les quatre masses polliniques sont céréacées. La seule esp. connue porte le nom de Apha iangifera.

ACRONtJS. bot. Sans orbite. Necker donne ce nom aux ovaires qui ne s’élargissent pas à leur base, de manière à former une sorte de disque plus ou moins charnu.

ACROPHTON. bot. N. anr. du Tussilage.

ACROPORE. pol. S. de Polypiers fossiles.

ACROSARQl'E. bût. Nom donné à une baie provenant d’un ovaire inférieur, et à laquelle le calice est resté soudé.

ACROSPF.LTON. bot. N. anc. de l'Avoine.

AGROSPERME. Acrospermum. bot. Tode, qui aéta- Mi ce G., lui avait donné pour caractères de porter de* graines nues à sa surface supérieure et près de son sommet seulement ; mais les esp. qu’il a décrites ne paraissent pas différer essentiellement des Clavaires; aussi ce G. n'a-t-il pas été adopté par la plupart des botanistes modernes, et Persoon qui, dans ses premiers ouvrages l’avait conservé, a ensuite réuni les esp. qu’il y avait placées aux G. Clavaire, Tremelle et Helotium.

ACROSPIRE. bot. Pluinule de l'Orge, développée par la germination.

ACRO.SPORK. Acrosporium. bot. G. de Cryptogames delà fam. des Muscédinées ; caractères : filaments droits simples, divisés en articles moniliformes, dont les inférieurs sont longs et grêles, les supérieurs plus courts et renflés ; ces derniers finissent par se détacher, et paraissent former les sporules. Nées, qui a établi ce G., n'en décrit qu’une esp. qui croit sur les feuilles des Graminées renfermées dans les serres, sur lesquelles elle forme des touffes de filaments serrés et courts.

ACROSTIC. Acrostichum. bot. Ce G. appartient à la tribu des Polypodiacées ou Fougères à capsules entourées d'un anneau élastique. Ses caractères consistent à n’avoir jamais les capsules réunies en groupes réguliers , mais répandues irrégulièrement sur toute la surface inférieure de la fronde , sans être recouvertes par aucun tégument. Linné, qui n'avait donné pour caractère à ce G. que d’avoir la face inférieure des feuilles entièrement couverte par les capsules, n'avait fait attention, ni à la structure de ces capsules, ni à leur disposition avant la maturité, et il y avait réuni un grand

nombre d’esp. qui ont depuis été placées dans des G. très-différents. — Ainsi, on en a séparé les G. Schixea , Toilea et Gleichenia, qui ont les capsules sans anneau élastique. — Les esp., dont les capsules sont entourées d’un anneau élastique, réunies en groupes réguliers, et souvent recouvertes d’un tégument avant leur développement complet, ont été placées depuis dans les G. Poixpodium, Hem ion itis, G ra m m itis, Ceterach, Xothochlæna , Lomaria , Pt cris , If-'ootl ica rdia , Daral/in , Asplcniunty Daria , etc. — Cette liste des G. renfermés dans le G. Acrostichum de Linné, suffit pour montrer combien celui-ci était peu naturel ; maintenant , quoique son caractère soit beaucoup mieux établi, et n'embrasse qu’un nombre beaucoup moins considérable de pl., il est encore un des plus nombreux de ceux de la fam . des Fougères. 8a structure et son port varient beaucoup ; cependant on remarque que les nervures y sont plus souvent anastomosées irrégulièrement que dans aucun autre G. de cette fam., si on excepte le G. Hcinionitis; mais celte disposition des nervures n'est pas générale, et, dans beaucoup d'esp., elles sont simples ou régulièrement dichotoines. La fronde est très-souvent simple et plus souvent lancéolée ; c'est à ces esp. et à celles des autres qui présentent la même forme que les anciens botanistes avaient donné le nom de Lingua certifia. Quelques esp. ont leur fronde irrégulièrement lobée à son extrémité, comme V Acrostichum Atcicorne , une des pl. les plus remarquables de cette f., en ce qu'elle fait exception à la forme généralement symétrique des Fougères. Enfin, un grand nombre ont la fronde pinnalifideoiihipinnatifide. Toutes les esp. de ce G., au nombre d'environ soixante-dix, habitent les parties les plus chaudes des deux continents; mais, comme toutes les Fougères en général , elles sont beaucoup plus abondantes en Amérique que sur l'ancien hémisphère Quatre à cinq esp. seulement croissent au delà des Tropique/, dansl'Amérique septentrionale, au cap de Bonnc-Espérance et à la Nouvelle-Hollande; aucune ne se trouve en Europe, car on doit placer dans le G. Nolhochlwna , les Acrostichum Marantœ et relleum , les seuls qui en habitent les parties méridionales.

ACROSTOME. Acrostoma. zoopb- G. de Vers intestinaux établi dans la fam. des Tenioldes, par le prof. Sauvage, pour une esp. trouvée fixée par la bouche à la surface interne de la membrane amniotique d’une vache. L’auteur lui donne pour caractères : Bouche simple, terminale, plus ou moins régulièrement bilabiée; corps cylindroïde, légèrement annelé, terminé par une ou deux vessies caudales. L’A. vésiculaire avait environ quatre lignes de longueur.

ACROTAMNIL'M. bot. Ce G. a été établi par Néesdans son système des Champignons. Il appartient à la tribu des Byssoïdes ou des Mucédinées sans sporules distinctes, en quoi il diffère essentiellement du G. Sporotrichum, auquel I.ink l'avait réuni. Nées l'a caractérisé ainsi : filaments décumhents, rameux, continus, opaques, entre-croisés; extrémité des rameaux transparente et articulée.

Il parait que. par la sécheresse, ces articulations se détachent et forment les sporules comme dans les Monilies et quelques autres G. de la même tribu. La seule

sogle

ed by

esp. connue est le Sporotrichum muscorum de Link, qui croit sur les liges et les racines des Mousses ; la pl. est d'uue couleur violette, et a été décrite par Nées sous le nom d'Acrotamnium tiolaccuni.

ACROTR1C11E. Acrotriche. bot. R. Brown a désigné sous ce nom, un nouveau G. de la fatn. des Épacridées, qui offre pour caractères : iin calice accompagné de deux bractées; une corolle infundihulaire, dont les divisions du limbe présentent un bouquet de poils réfléchis ; le fruit est une drupe charnue à cinq loges celluleuses. — Les esp. de ce G., au nombre de huit , sont de petits Arbustes très-rameux, tous originaires de la Nouvelle-Hollande; les fleurs sont en épis courts, axillaires ou latéraux. Le disque, qui environne l'Ovaire en forme de coupe, a plusieurs lobes. Les fruits sont petits, globuleux, un peu déprimés.

ACKOZE. Acrosus. bot. Sprengel, et nous ignorons pour quel motif, a substitué ce nom au G. créé par le docteur Blume, sous celui de Acronodia. f. Acroxodie.

ACSIN. bot. S. de Liseron des champs.

ACTÆON. Actæon. moll. G. de la fam. des Gastéropodes (ectibrancbcs, institué par Oken qui lui assigne pour caractères : corps allongé, acumiué postérieurement; tête plus ou moins courte , membrane latérale comme dans les Aplysies ; deux tentacules cylindriques, obtus, asseï gros : yeux à leür base et derrière; point de rudiment testacé interne. Ce G. ne renferme encore que les deux esp. suivantes :

Actaob aplysi forme. A. aplysifortnis , Laplysia riridis, Bosc, vers. 1 , p. 04, pl. 2, f. 4. Aphysia riridis de Roissy, Buffon. T. v, p. 173. Le corps de cette esp. est vert, plus pâle sur les bords, et finement ponctué de rouge. La membrane latérale parait s'élever des bords du pied depuis l’extrémité postérieure, et recouvrir presque tout le corps. La tète a un cou court, sa partie antérieure s’élargit en entonnoir, par la réunion et l'élargissement des lèvres buccales. Elle a été découverte par Bosc, dans la baie de Cbarlcslou, sur les côtes de l'Amérique septentrionale.

Act.con verte. A. riridis , Ocken, Lehrb. zool. u, 307. Laplyaia riridis, Montagu, Linn. Trans. vu, p. 76. T. 7, f. 1. Cette jolie esp. ressemble beaucoup à une limace; elle est toute verte; ses flancs, vers le pied, sont jaunâtres; sa tête est courte; son corps est acuminé et élevé postérieurement en forme de carène; sa partie médiane est convexe, couverte d'une membrane élargie en forme d'ailes ou de nageoires, et s'étendant en arrière en diminuant de largeur, et bordant la carène.' Elle produit une liqueur purpurine comme les Aplysies; elle a été découverte sur les côtes du Devonsbire en Angleterre.

U ne faut pas confondre ce G. Actæon avec celui de Monfort, qui comprend les Gastéropodes pectinibranches, ù coquille elliptique , dont la spire est peu saillante, dont l'ouverture est allongée en croissant, élargie par en bas, et l'extrémité inférieure de la columelle marquée d'un ou deux gros plis ou callosités obliques. Ce dernier G. se compose des l'oluta tornatilis , hifasciata , Sulcata, Punilla et autres analogues dont Lainarck a fait depuis son G. Tornalelle.

ACTÉ. bot. S. de Sureau.

1 ACTÉE. Actara. bot. Fam. de Renonculacées ; Polyandrie Monogynie. De Candolle, dans son Sysletna r egetabitium, réunit au G. Actœa de Linné le G. Cimicifuga du même auteur; mais ces deux G. paraissent avoir des caractères suffisants pour rester séparés. Voici ceux reconnus au G. Actœa, en y réunissant le Chris tophoriana de Tournefort, et en en retirant V Actœa racemosa, L., que l'on doit reporter, à l'exemple de Pursh, au G. Cimicifuga : calice formé de quatre sépales caducs et réguliers, corolle télrapétale régulière, étamines nombreuses, ayant les anthères introrscs, pistil simple, ovaire unique, offrant une seule loge, qui contient plusieurs graines insérées sur une ligne longitudinale ; baie charnue et indéhiscente.

Ce G. ne renferme que deux esp., V Actœa spicata , L., et Y Actœa Americana de Pursh. Ce sont deux pl. herbacées, vivaces, ayant des feuilles décomposées, des Heurs blanches, disposées en épis, de petites baies ovoïdes, rougeâtres ou presque noires. La première croit len Europe, au Caucase, en Sibérie. La seconde a été trouvée dans l'Amérique septentrionale; elle diffère peu de la précédente. Ces plantes passent pour suspectes.

ACTEGETON. bot. G. institué par Blume, dans la fam. des Rhamnées; il a pour caractères : calice infère, urcéolé, quadridenlé; quatre pétales; quatre étamines dont les filaments, soudés à leur base, alternent avec les pétales; anthères un peu penchées; ovaire à une seule loge renfermant quatre ovules; deux stigmates sessiles; une baie globuleuse à deux ou trois graines exalhumincuses, à hile proéminent à la base; embryon dressé. Ce G., qui a beaucoup d'affinité avec les Schœffères, ne se compose que d’une esp. : A. Sarmcntosum , originaire de Java; c'est un arbuste grimpant, â aiguillons axillaires géminés et divergents ; à feuilles opposées, ovales, cuspidées et glabres; à fleurs petites, disposées en grappes axillaires et terminales.

I ACTEPHILE. Actephita. bot. G. de la fam. des Euphorbiacées, établi par le Dr Blume, dans son Bydragen, fasc. 12, avec les caractères suivants : fleurs monoïques; calice profondément divisé en six parties disposées sur deux rangs; six pétales alternes, plus courts que le calice, établis autour d'un disque ; dans les fl. mâles, ce disque est échancré de manière à recevoir les étamiues dont les filaments sont subulés, portant des anthères à deux loges arrondies et extrorses; il y a au centre les rudiments de trois pistils. Les fleurs femelles ont un ovaire à Trois loges renfermant chacune deux ovules, trois styles courts, divariqués et semibifides. Le fruit consiste en une capsule à trois coques mono ou bispermes. L'espèce qui a servi de type : A. Coriacea, et qui est encore l'unique du G., croit dans l'Ile indienne de Kambanga ; c'est un arbuste de 12 à 15 pieds de hauteur; ses feuilles sont alternes, bi-slipulées , elliptiques-oblongues, très-entières, coriaces, glabres et veinées. Les fleurs sont agglomérées, axillaires, pourvues de bractées; les mâles presque sessiles, les femelles longuement pédonculées.

ACTIDIE. Actidium . bot. G. établi par Fries, qui lui a donné le caractère suivant : réceptacle nul; péridiuui dur et ligneux, s'ouvrant par plusieurs fentes rayon- I nantes, et renfermant des graiues nues, sans mélange

de matière gélatineuse. 11 contient deux esp., qui crois sent sur le bois mort où elles forment de très-petits tubercules noirs, différant à peine, au premier aspect, des Sphæria. Aussi Tune des esp. avait été placée auparavant parmi les Sphéries, et l’autre parmi les Hystéries. 9

ACT1GEA. bot. G. intermédiaire des Lycoperdons et des Geastnim, décrit par Raflinesque dans sa Somiologie. Son péridium est simple, sessile, déprimé, divisé en étoile au sommet; les graines sont pulvérulentes, situées dans son centre et à sa partie supérieure. 11 renferme deux esp. L'une habite les États-Unis, l'autre la Sicile.

ACTINANTIIE. Actinantkus. bot. G. de la fam. des Ombellifèrc8, dont on doit la formation à Ehrenberg, et qui a été adopté par l>e Candolle. Ses caractères présentent des Heurs monoïques, dont les femelles sont réunies en capitules et les mâles en ombelle, croissant autour des premières, fort susceptibles d'avorter et de se transformer en une sorte d’épines; un réceptacle dépourvu de paillettes; un calice à dents persistantes; des pétales oblungs, pour ainsi dire prolongés en cirrbes à l’extrémité; un fruit comprimé sur les côtés, dont les inéricarpes réunis présentent cinq sutures alternativement plus saillantes; les vallécules n’ont qu'une raie, mai6 la commissure en a deux. Les deux esp. décrites sont des plantes rigides, squarreuses , dont les feuilles radicales sont trois fois bipinnées; les fleurs sont petites et blanchâtres, privées d'involucre qui est remplacé par des involucclles polyphylles. Ces plantes appartiennent aux régions désertes et rocailleuses du Nord.

ACTIVE. Actina. ixs. G. de l’ordre des Diptères, établi par Meigen dans son premier ouvrage, mais qu’il parait avoir réuni (Système des Diptères d'Europe ) au genre Béris, formé antérieurement par Latreille.

ACTINÉ. bot. Syn. de Bunium Bulbocasfanum , L.

ACTINÉE. Actinca ; ou actinellk , Actinella. bot. Ce G-, désigné par Jussieu sous le nom tl'Actinea, appartient à la fam. naturelle des Synanlbérées corymbifères, à la Syngénésie Polygamie superflue. U. Cassini le rapporte à sa tribu des Hélianthées, et le place k côté du genre Hcleniutn , tandis que Jussieu le rapproche des genres Agératum t 1 Hymenopappus , parmi les Eupatoriées. Voici scs caractères : capitules radiés; fleurons du centre réguliers , hermaphrodites et fertiles; demifleurons de la circonférence femelles et à trois dents; involucrc simple, composé d'une seule rangée de folioles; phoranthe nu ; fruit couronné d'une aigrette composée de plusieurs arêtes élargies à la base. L'esp. qui forme le type de ce G., est V Actinella heterophylla , Pers., petite plante originaire des bords de la Plata ; sa tige est uniflore, nue supérieurement ; ses feuilles sont dissemblables : les unes entières, lancéolées, les autres dentées profondément ou sinueuses, kunth en a publié deux autres, dont une a un port particulier.

ACTINELLE. Actinella. bot. Ce G. de la fam. des Synanlbérées. créé par Pressh, pour une pl.dcs côtes occidentales du nord de l'Amérique, A. lunata, a été réuni au G. Hèlénie.

ACTINIAIRES. fol. Vingtième ordre de la troisième division des Polypiers appelés Sarcoïdes. Les Polypiers

Actiniaires ont beaucoup de rapports avec les Actinies par leur forme, et semblent lier les Polypiers Sarcoïdes aux Acalèphes Axes de Cuvier. Ils sont composés de deux parties : l’inférieure membraneuse, ridée transversalement. susceptible de contraction et de dilatation; la supérieure présentant one surface souvent poreuse, quelquefois avec un oscule ou un trou polymorphe au centre. Dans d'autres G. cette partie est cellulifére, ou lamelleuse, ou tenlaculifèrc, mais toujours distincte de l'inférieure d’une manière bien tranchée ; celte dernière ne parait pas pouvoir s'étendre de manière à enfermer entièrement la supérieure, comme dans les Actinies. — Presque tous les Polypiers Actiniaires sont fossiles ; le genre Uaure est le seul que l'on connaisse vivant. Savigny. auquel nous en devons la connaissance, l’a trouvé sur les côtes de l'Égypte, dans la iner Rouge. Cet ordre renferme encore les genres Chenendopore, llippalium, Lymnorée, Pélagie. Montlivallie et lérée.

ACTINIE. Actinia. ACAl. G. de Zoophytesdela classe des Acalèphes de Cuv., et qui' appartient aux Radiaires Ecbinoderines de la section des Fistulides de LamarcJt. Les Animaux qui le composent se distinguent des autres Zoophytes par la forme de leur corps qui est simple, cylindracé, d'une substance molle et charnue, susceptible de contraction et de dilatation. La bouche leur sert également d'anus ; elle est terminale et bordée d'un ou de plusieurs rangs de tentacules que l’Actinie peut cacher sous son enveloppe extérieure , en les repliant sur sa bouche. Lorsqu’elle les étend, l'Actinie ressemble à une fleur nuancée des plus vives couleurs, ce qui lui a fait donner le nom d’Anémone de mer. Spix est encore le seul qui ait observé l’organisation intérieure de ces Animaux ; il a trouvé dans les Actinies un sac alimentaire, terminé par une seule ouverture, très ample dans la partie inferieure , tellement contractile qu'il peut sortir en entier de l’intérieur du corps en se renversant au dehors. Ce sac est entouré de muscles aplatis, longitudinaux et parallèles. Des nodules ou ganglions nerveux sont placés dans la partie inferieure et élargie du corps; ils communiquent ensemble, et se distribuent dans les principaux organes par des blets plus ou moins apparents. Des ovaires remplis de petits œufs, et composés de trois ou quatre tuyaux cylindriques et cohérents, forment. par leur réunion, une sorte d'oviductc , qui s'ouvre dans l’estomac; ils ont leur base dans les tentacules; ainsi les œufs peuvent sortir par la bouche et par l’extrémité des filaments tentaculaires. Cette description présente des faits intéressants; cependant ils ont besoin d'étre vérifiés avant d’élre adoptés définitivement par les naturalistes. Dicquemarc a étudié les Actinies avec une sagacité digne des plus grands éloges; il les a observées dans tous les états ; il a multiplié ses expériences, et n’a rien laissé de nouveau à découvrir ; ainsi l’on ne doit pas être étonné que la plupart des auteurs aient parlé d’nprès lui. La forme des Actinies varie suivant leur contraction ou leur épanouissement, et présente des différences sans nombre. Cet épanouissement est un indicateur du beau temps, plus certain souvent que le baromètre ; malheureusement les marins ne peuvent en faire usage que pendant l'été et sur les côtes. L’hiver chasse les Ac-

Unie* du rivage; elles vont chercher un abri dans des eaux profondes, où règne une température plus douce et plus égale. Pour changer d'habitation, les unes se laissent emporter au gré des flots, les autres rampent sur leur base, ou bien elles se renversent et se servent de leurs tentacules en guise de pieds. Lorsqu'elles trouvent une plaee convenable, elles s’y fixent, s’y attachent avec tant de force, qu’on les déchire souvent en voulant les en arracher. Dicquemare et plusieurs naturalistes pensent que cette adhérence, persistant après la mort de l’Animal, ne peut s’opérer qu’au moyen d’une humeur visqueuse qu’il sécrète à volonté ; d’autres croient, avec Bosc, nue c’est par succion et en faisant le vide, que cette adhérence a lieu; celte dernière opinion est plus conforme que la première aux observations que l’on a faites, t’ne lumière trop forte incommode les Actinies, le bruit les effarouche, les odeurs les affectent, l'eau douce les fait mourir; ces sensations dépendent de leur extrême irritabilité, qui semble augmenter lorsqu'elles souffrent. Elles peuvent sup|>orter une température de 12" au-dessous . jusqu'à 40« au-dessus de 0; au delà de ces deux termes cIIps périssent. Elles restent souvent exposées à l'air, à l'époque des grandes marées, |>endant les syzygies ; mais alors elles se contractent entièrement , et demeurent remplies d’eau qu'elles lancent avec force lorsqu’on les irrite.

Ces êtres singuliers ont une puissance de reproduction égale à celle des Polypes ; on peut les couper transversalement ou verticalement, et chaque tronçon donne naissance à un nouvel Animal. Quelquefois <je petites Actinies sortent toutes formées par la bouche; d’autres fois leur base est déchirée ; un fragment reste sur le rocher, il continue de vivre, son volume augmente, sa forme s’arrondit, sa bouche, son estomac, ses tentacules se développent, et une Actinie complète s'offre aux regards surpris de l'observateur. Enfin, des parties latérales de cette base sortent des globules; ils se détachent, se fixent sur les roches voisines, croissent et produisent une nouvelle colonie d'Anéraones de mer; ainsi les Actinies sont tout à la fois des Animaux gemmipares, ovipares et vivipares. Elles se nourrissent de Méduses, de Crustacés, de Mollusques et de petits Poissons qu'elles saisissent avec leurs tentacules; elles rejettent ce qu'elles ne peuvent digérer. Elles se trouvent dans toutes les mers; les unes se suspendent aux voûtes sous-marines des récifs, les autres couvrent les rochers; plusieurs en tapisssent les côtés; en général , chaque esp. choisit un habitat particulier. Elles ne partagent point avec les Méduses la faculté de causer une piqûre brûlante, quand on les touche; il faut cependant excepter l'Actinie verte de Forskahl. On en mange plusieurs esp., principalement dans les pays chauds, où ces Animaux sont beaucoup plus nombreux que dans les pays froids. Une monographie de ce G. serait fort nécessaire, vu la confusion qui règne dans la nomenclature des esp.; il n'y en a qu'une trentaine de connues, et encore le sont-elles la plupart d'une manière imparfaite.

A. roi sse. Actinia ru fa, Lamk.. Aci. Equina, L. C’est l’espèce la plus commune de nos mers : sa peau est douce, finement striée; ses tentacules, au nombre

de plus de cent, sont minces et grêles ; leur couleur varie à l'infini. Lorsque la marée se retire, et qu’il ne reste que quelques |Kiuces d’eau sur les rochers, ceux-ci paraissent souvent émaillés d'Anémones doubles, colorées de rose, de bleu, de pourpre, de jaune, de violet, comme une riche prairie le serait des plus brillantes fleurs.

A. oeillet de mer. Actinia judaica , L. Elle est cylindrique, évasée au sommet, même dans l’état de contraction; son corps est parfaitement lisse, et lorsque ses nombreux tentacules, d’un rouge foncé, sont épanouis, ils lui donnent l'apparence d'un Œillet double de la plus vive nuance. Les habitants des côtes de la Méditerranée la recherchent comme un mets des plus délicats. principalement les Italiens.

Les A. crassicornis , plu m osa , riduata, rubra , effeeta, coccinca, senilis , undata, su h ata, pcdunculata, et pentupetala, se trouvent dans les mers d'Europe. Combien doit être considérable le nombre des esp. qui nous sont inconnues , puisque nos mers renferment plus de la moitié de cplles qui sont décrites, et que les Actinies sont plus nombreuses dans les pays chauds que dans les zônes froides ou tempérées.

ACT1NOCARPES. bot. 1*1. qui ont les trophospermes ou les ailes du trophosperme disposées comme tes rayons du fruit.

ACTINOCARPrS. bot. Daivsoxikb.

ACTINOCHLOÉ. bot. E. Cho.xdroscb.

ACT1NOCLADHIM. bot. Ce G. de Muscédinées a été établi par Ehrenberg, dans les Ann. de Botanique de Berlin, 1H19; il lui donne pour caractères : filaments adhérents, droits, roides, cylindriques, transparents, cloisonnés, épanouis en ombelle au sommet; sporules transparentes, éparses. C’est un petit Champignon qui forme, sur les écorces de Charme, de grandes taches roses. Ses filaments sont noirs, transparents, cloisonnés, divisés au sommet en trois rameaux ; les sporules sont assez grosses, sphériques, roses ; Ehrenberg ne les a jamais vues adhérentes aux filaments, mais seulement répandues entre eux, et en grande quantité.

ACTINOCK1NITES. abticli.Es ross. Fain. desÉchinodermes. Ils ont pour caractères : corps central formé de plusieurs rangées de plaques anguleuses , jointes ensemble par leurs bords la première rangée composée de trois, la seconde de cinq et les autres plus nombreuses; les deux premières ont les arêtes en rayons. On trouve ordinairement ces Fossiles dans le calcaire tertiaire et crétacé.

ACTINODERMIl'M. bot. Ce G. de Lycoperdacées a été d'abord établi par Link, sous le nom de Sterbeckia ; mais comme il existe déjà en botanique un G. sous ce nom. Nées a cru devoir le changer pour éviter la confusion ; il est très- voisin des Geastrutn ; sa forme est globuleuse , son péridium double : l’extérieur, d'abord charnu , devient dur et se rompt en plusieurs valves ; l'intérieur est ligneux et se divise profondément en plusieurs lobes; les sporules sont entremêlées de filaments. La seule esp. connue est jaune extérieurement; sa poussière est brune ; elle croit dans les lieux sablonneux de l'Europe méridionale.

ACTINOLEPIS. bot. G. delà fam. des Synanthérées,

établi par De Candolle qui lui assigne les caractères suivants . catathidcs pluriflores : les fleurs du rayon ligulées et femelles, celles du disque tubuleuses, à cinq dents et bisexuelles, peut être mâles par avortement du style; involucre ovalo-oblong, entouré d’un petit nombre de bractées foliacées, de quelques écailles obtuses ; couvert extérieurement d’un léger duvet; réceptacle étroit et nu ; languettes larges, courtes et dentées; style bifide etexserlc; tube cylindrique, dilaté à la gorge; anthères blanches; style simple, capité;achène ohlong, un peu anguleux : ceux du rayon entourés de cinq squamelles squarretises et acuuiinées, surpassant constamment ceux du disque qui sont glabres. La seule esp. connue de ce G- est unepl. annuelle, à feuilles petites et opposées, à fleurs jaunes. Douglas l’a observée en Californie et lui a donné le nom de Mullicaulis.

ACTINOLITHE. *ir. K. Actmotb et Émdote.

ACTLN'OMERIS. Actinomeri ». bot. Fam. des Coryrabifères, Syngénésie Polygamie Frustrante, L. ; G. formé aux dépens de celui des Coréopsides par Nuttal, et confirmé par De Candolle qui en a préféré le nom à celui de Steropl\yton, donné par U. Cassini à un autre G. réuni par De Candolle à celui de Nuttal. Caractères : calathide radiée; disque multiflore, régulariflore, androgyniflore; couronne unisériée, liguliflore, neutriflore; péricline plan, orbiculaire, inférieur aux fleurs du disque; formé de squames bisériées, mollement appliquées, foliacées: les extérieures ohlongucs, les intérieures plus courtes, lancéolées ; clynaulhe petit, subhémisphérique, garni de squamelles très inférieures aux fleurs embrassantes, lancéolées, tnembranoso-foliacées; ovaires du disque comprimés bilatéralement, obovales, hispidules, munis d’une petite bordureet d’un bourrelet apicilaire ; aigrette composée de deux squammulles opposées (l’une extérieure, l’autre intérieure) très- adhérentes à l’ovaire, égales, épaisses, roides, cylindriques, aigues, spiniformes et lisses; fleurs de la couronne pourvues d’un fauxovaire et dépourvues de style ; à corolle ayant le tube nul et la languette oblongue. large et tridentée au sommet. Ces caractères ont été établis d’après un exemplaire vivant de l’y#, belia ut hoirie* ; celle pl. est de la Louisiane. Les autres esp., A. a la ta , ovula, altcrnifotia et procera, faisaient le G. Pterophjrton de Cassini; les deux premières croissent au Mexique, les deuj autres dans l’Amérique septentrionale. Aces cinq esp.. De Candolle en a ajouté trois autres aussi du Mexique, ce sont : A. lelraptera telragona et pedunculata.

ACTINOMORPHES. axrél. cl ioll. Nom donné par Blainville à son deuxième sous-règne qui contient les Animaux rayonnés, qu’il divise en deux sous-types.

Les sebarticui Es (douteux) qui constituent laxviu» classe du système de l’auteur, intitulée Annulaires. (Les Sipuucules, etc. )

Les articulés (vrais) qui contiennent les xix, xx, xx«, xxii et xxiii» classes, c'est-à-dire, les Échlnodcrmaires, les Arachnodermaires, les Actinaires, les Polypiaires et les Zoopbylaires.

ACTINOMYCE. bot. Meyen, après l’examen le plus soigné d’une pi. cryptogame de consistance gélatineuse, trouvée sur une substance animale en décomposition dans l’eau, a proposé pour elle la formation d’un

G. particulier qui serait le type d’un groupe que l’on pourrait appeler Hydrotremellinées, et qui ne renfermerait que les cryptogames produites sur des substances animales très-altérées.

ACT1NONK.MA. bot. Ce G. de la Cryptogamie, fondé par Persoon, a été réuni au G. Dothiden de Fries. L’unique esp., A. Cratdgi. est le D. Geographica , qui est un Sphærica pour De Candolle.

ACT1NOPHORE. ms. V. Ateucics.

ACTIN'OPHRYS. litres* G. de la fam. des Enchélies, selon la méthode de classification publiée par Ehrenberg, dont le principal caractère consiste dans une bouche terminale, droite, obtuse, garnie de cils; corps nu, subglobuleux.

ACTINOPHYLLE. Aclinophyllum. bot. Fam. des Araliacées. Ruiz et Pavon (Flor. Péruv. t. 3), ont fait mieux connaître, sous ce nom, le G. Sciodaphyllum de Brown, encore qu’ils n’eussent point acquis par là le droit de changer un nom plus ancien. Divers botanistes ont choisi, de préférence, le nom nouvellement imposé, cl nous l’adopterons pour éviter de nouveaux changements. Toutes les esp. appartenant à ce G., sont originaires de l’Amérique équinoxiale. Ce sont des Arbres ou Arbustes guinmifères, à feuilles digitées. Leurs fleurs réunies en télé, et disposées eu grappes terminales, ont un ovaire infère, couronné par un calice peu sensible et entier, une corolle de cinq à sept pétales, réunis en calotte et tombant aussitôt que les étamines commencent à se développer; cinq à sept étamines épigynes et autant de styles. Le fruit est une réunion de plusieurs fruits, dont chacun présente cinq à sept loges inonosperines.

ACT1NOSPORE. Actinospora. bot. G. de la Fam. des renonculacées, établi par Fischer pour une plante de la Daouvie, qui avait été primitivement placée parmi les Actæas. Caractères : estivation imbriquée ; calice à quatre ou cinq sépales pétalohles et réguliers ; corolle nulle; étamines nombreuses, placées sur plusieurs rangs : les extérieures adhérentes par paires, avec leurs filaments dilatés, terminés par des anthères géminées, sessilcs; de trois à huit akènes secs, déhiscents et polyspermcs.

ACTINOSTOME. MOL. Épithète par laquelle on désigne les animaux qui ont la bouche rayonnée. Latreille a donné ce nom à un ordre de la classe des Héliantholdes, comprenant ceux qui ont la bouche entourée de rayons portant des tentacules.

ACTINOTE. Actinotus. bot. C’est le nom d’un nouveau G. de la fam. des Ombellifères. proposé par La Billardière, pour une pl. tout à fait singulière qu’il a trouvée à la Nouvelle-Hollande, et qu’il a nommée Actinotus Helianthi. Elle est herbacée et tomenteuse; ses feuilles sont pinnalifides; ses fleurs, réunies et rapprochées les unes contre les autres, sont disposées comme celles d’une pl. radiée, c’est-à-dire qu’elles sont polygames, réunies sur un réceptacle commun, et environnées d’un involucre formé de bractées blanchâtres, très-longues; les fleurs hermaphrodites ont un ovaire infère, couronné par les cinq dents du calice, à cinq étamines avec un seul style bifide, dont chaque branche est terminée par un stigmate daviforme, velu, accompagné d’une longue soie ; le fruit est uniloculaire, monosperme. Les fleurs mâles manquent de pistil et ont le

A C IJ

calice supère. — Ce G. est le même que VEriocalia de Smith.

ACTINOTE. mis. F. Ampiuboi.e.

ACTINOTHYRIl'M. bot Ce G. de pi. Cryptogames (hypoxylées) a été fondé par Kunze et comprend trois esp. qui se distinguent par une endoplèvre ou tegmen sculiforme radié - fibreux , recouvrant des sporidies fusiformes.

ACTINOTUS. pol. Gravenhorst a formé ce G. nouveau de Polypes à polypiers, pour une esp. qu'il a trouvée sur les bords de la mer, aux environs de Trieste, et qu'il a nommée A. coccineus. Les caractères qu'il assigne au G. sont : partie pierreuse cylindrique, fixe, bifourchue à l'extrémité; orifice terminal des branches infundibulaire, strié en rayons.

ACTINOZOAIRES. S. de Radiaires.

ACTINOZOÊS. Aceph. Nom que donne (.atrville au second embranchement de ses animaux Acéphales, qui compose le second ordre de la classe des radiaires de Lamarck.

ACTJNLRE. Aclinurus. mm. G. établi par Ehrenberg, dans sa fam. des Philodinées. Caractères : des yeux frontaux; une queue trifide et garnie de cornicules (ayautpar conséquent cinq pointes); un prolongement frontal.

ACT1T1S. ois. S. de Bécasseau.

ACTüRE. Adora, ixs. Diptères. Fam. des Athéricées. Meigena établi ce sous-genre pour les esp. chez lesquelles le nombre des segments abdominaux est de six. Ces diptères sont de tous ceux qui font partie du grand G. Mouche, les plus remarquables par la manière dont la tête est comprimée.

ACl'CÉPUALE. Acucephalus. mi. G. d'ilémiptères de la fam. des Cicadaires, formé par Germar aux dépens du Cercopis de Fabricius; il comprend les esp. de ce dernier G. qui ont le vertex trigone, le col très-large et lefrontentier. Telles sont les Cercopl» striata, Fab.,cicada subrustica, l'ail., etc.

ACLLEATA. mam. et ns. C'est-à-dire, Épineux ou Porte- Aiguillon. Nom imposé par llligcr à sa treizième fam. des Mammifères, qui contient les Animaux de cette classe hérissés de piquants, et appelés Hystriciens par Desmarcst. — Latreille applique ce nom à la seconde section des Hyménoptères.

ACULÉIFORME. Eu forme d'aiguillon.

ACIJM1NÉ. Nom donné à toulorgane dont l'extrémité supérieure se rétrécit subitement pour former une pointe qui change la courbure des bords ou des côtés.

aCL'PaLFE. Acupalpu». ns. Latreille a établi ce G. aux dépens des Stenolphes de Dejean, Coléoptères, fam. des Carnassiers ou carabiques. Ses caractères sont d'avoir les quatre tarses antérieurs peu différents des postérieurs, avec les articles intermédiaires arrondis, presque grenus et velus; les palpes extérieurs terminés par un article pointu ; la lèvre supérieure en carré moins long que large; les mandibules peu avancées, arquées et aigues; une dent simple au milieu de l'échancrure du menton ; le corps oblong ; le corselet cordiforme et les élytres allongées, presque parallèles. Les ins. de ce G., dont le Carabus tesperlinus de Panz. peut être considéré comme le type, sont en général forts petits ,

d'une couleur brune ou noirâtre. On les trouve dans toute l'Europe, sous les pierres.

ACURNIER. bot. S. vulg. de Cornouiller.

ACt’ROA. bot. y. Acocroa.

ACUTANGL’LÉ. Angles aigus et tranchants.

ACUTICAUDE. zool. A queue aigue.

ACUT1PENNE. ois. Ayant les rectrices ou plumes de la queue fort aigues.

ACYNOS. bot. Mœnch a fait des Thymus acynosf et a/pi tins, L. etc., un G. qu'il a distingué des Tbyms; mais les caractères qu’il lui a donnés paraissent trop peu importants pour adopter cette séparation.

ACYP1IYLLA. bot. Sous ce nom, Forslcr avait fait un G. d'une pl. ombellifère de la Nouvelle-Zélande, que Linné fils a réuni aux Lasers. Cependant quelques différences semblent résulter des cinq dents de son calice persistant, du nombre des côtes de son fruit, porté à dix par une ligne saillante sur le dos de chacun des deux akènes acollés, de ses ombellules, dont quelques unes sont plus courtes et quelques unes mâles; de ses involucres et involucelles à trois ou cinq folioles rejetées sur le côté, et enfin de ses feuilles mucronées.

A DA. ois. G. de la classe des Insectivores voisin des Gobe-mouches et formé à leurs dépens pour les esp. dont le bec est allongé, triangulaire, assez robuste, un peu déprimé, comprimé vers la pointe, qui est effilée; tarses allongés, grêles; queue moyenne delloïdale. Ces esp. sont les Musc, nigerrima , rufogularis , commersotiii ; toutes delà mer du Sud.

ADAMANTA. bot. S- de Jusquiame.

ADAMANTIN. (Spath.) un. y. Axiui.olsitk.

ADAMAS. Min N. anc.du Diamant.

ADAMBE or ADAMROÉ. Adambea. bot. (Rhéede, Hort. malab. T. iv, p. 45, 47, pl. 20. 22. ) Lamark, dans l'Encyclopédie, a formé de ces arbrisseaux un G. qui n'a point été adopté et qui rentre dans le G. Lagerstroemia.

ADAMENON. BOT. f'. Adamaxta.

ADA.MIë. A da m ia. bot. G. de la fam. des Aral iacées, Didynamie Ang., institué par le docteur Wallicb, dans sa Flore des Indes, pour uu arbuste qu'il a trouvé sur les limites du Tibet. Caractères : calice adné à l'ovaire, avec son limbe divisé en cinq segments, cinq pétales épygines, entourant l’ovaire et alternant avec les divisions du calice; dix étamines; cinq styles avec leurs stigmates en massue ou bilohés. Le fruit consiste en une haie infère, couronnée, à cinq loges polyspermes. VA. Cyana est jusqu'ici laseule esp. du G. Wallich l'a figurée pl. 36 de sa Floredu Népaul; c'est un arbrisseau rameux et glabre; à feuilles opposées, péliolées, oblongues, lancéolées et dentelées; à fleurs bleues ou purpurines, nombreuses et rassemblées en corymbe terminal.

ADAMSIE. Adamsia. bot. Fam des Liliacées, Hexandrie Monogynie, L.;ce G. a été établi par Willdenow; ses caractères consistent dans une corolle campanulée à six divisions ; un nectaire campanule, plus court que la corolle, portant six dents slamiuifères; l'ovaire est infère, surmonté d'un stigmate trifide; le fruit est une capsule à trois loges, line seule pl., d'un aspect fort agréable, compose ce genre.

ADANSON1A. bot. y. Baobab.

ADF.

A DA PIS. sa»- l'oss. Cuvier a donné ce nom, que Gesner avait autrefois appliqué au Daman, pour désigner un quadrupède fossile de la fam. des Pachydermes, dont quelques débris ont été trouvés dans le calcaire des environs de Paris. Autant qu'a pu en juger l'illustre auteur de l'histoire des Animaux fossiles, la forme générale de celui ci parait avoir été à peu près celle du hérisson, mais elle était d’un tiers plus grande; on ne découvrait ui en haut, ni en bas plus de quatre incisives (deux de chaque côté dans les deux mâchoires) à la supérieure et à l'inférieure; elles étaient tranchantes et un peu obliques comme celles de Y Anaplotherium; après elles venaient tant en haut qu'en bas, une canine conique plus grosse et un peu plus saillante que les autres dents. Les molaires doivent avoir été au nombre de sept; on en voyait six à la mâchoire supérieure et il parait qu'ily en avait une septième plus en arrière. C'est dans l’opinion de Cuvier encore un G. particulier dont la race est entièrement éteinte.

ADAR. ors. S. de Canard cider.

ADARCES. roL. S. d’Eschares.

ADDA. rept. S. de Scinque officinal.

ADDAX. ns*. S. de Slrepslceros.

ADDER. rept. S. de Vipère commune.

ADÈLE. Attela, ixs. G. de Lépidoptères diurnes, établi par Latreille qui l'a rangé dans la septième tribu, celle des Tinéites. Caractères : antennes excessivement longues, fort rapprochées â leur base; yeux grands, presque contigus dans les mâles; ailes couchées presqu'en toit, longues et élargies postérieurement; tête petite, â peu près pyramidale; trompe allongée et munie de deux palpes cylindriques et velues. Ce G. est un de ceux dont il faut indiquer en peu de mots l’histoire, afin d'éclaicir sa synonymie, que quelques auteurs ont fort embrouillée. — Le G. Alucile, créé par Fabricius. formait un groupe assez incohérent; Latreille, tout en le conservant, voulut le restreindre; et, pour y réussir, il en retira plusieurs espèces, dont il composa le G. Adèle, que Hoffmansegg avait aussi distinguées sous le nom de Némopltore ; mais Fabricius (Suppl. Entomol.) ne tint compte ni des travaux des autres, ni de ceux qu'il avait faits lui-méme; il transporta la dénomination d'Alucite aux Adèles de Latreille, et imagina celle d’Ypsolopbr, pour l’appliquer aux individus auxquels ce savant avait religieusement conservé le nom d'Alucite. Ces Lépidoptères, tous très-petits et ornés de couleurs fort brillantes, souvent métalliques, se rencontrent au printemps dans les bois. Leurs chenilles se forment une sorte d'enveloppe avec des fragments de feuilles, el la transportent avec elles, comme font les Teignes. Plusieurs esp. ont été décrites par Fab. et figurées par Huhner (Lépidoptères d’Europe. ) Nous citerons 1« la Coquille d’Or de Geoffroy, qui est YAlucita Detjeerella de Fab., l'Adèle Degeerelle de Latreille; 2° l'Adèle Réaumurelle, Attela Heaumurella de Latreille. qui est la Teigne noire bronzée de Geoffroy, Alucita ftcaumurella de Fab., laquelle sert de type au G. Adèle.

ADELHIORT. ma». S. de Cerf élan.

ADELIE. Adetiaf rot. Linné a ainsi nommé un G. de la fam. des Euphorbiacées, Diœcic Monadelphie, désigné par Uouston et Drown sous le nom de Bernardia.

Il renferme des Arbrisseaux diolque* dont les fleurs sont extrêmement petites. Le calice est à trois ou cinq divisions dans les fleurs mâles, et il porte une trentaine d’étamines dont les filets sont soudés en tube cylindrique; dans les fleurs femelles, on trouve un ovaire surmonté de trois stigmates, quelquefois portés sur des styles courts. Le fruit est globuleux tricoque; chaque coque est monosperme. Ce G. renferme quatre esp., dont trois sont originaires de l’Amérique méridionale, et une de l'Amérique septentrionale. C’est à ce G. que I'od doit rapporter l'Acidolon de Swartz.

ADÉLIE. Adelium. ixs. Coléoptères pentamères; G. de la fam. des Sténélvtres. Caractères : forme générale ovalaire; corselet plus large que long, presque orbiculaire, échancré en devant, tronqué à l'autre bout; dilaté el arqué latéralement; antennes presque filiformes dont la plupart des articles sont pour ainsi dire en cône renversé. Les esp. de ce G. qui touche de très-près aux llclops. se trouvent plus spécialement à la Nouvelle-Hollande, et l’on remarque parmi eux VA. calosomoides de Kirby.

ADELLO. pois. N. vulg de l'Esturgeon.

ADELOBOTRYS. Adelobotrjs. Bol. G. de la fam. des Mélaslomacées , créé par De Candolle pour un arbuste grimpant, trouvé dans la Guyane française, et encore trop imparfaitement observé pour en présenter une analyse rigoureuse. Le calice est libre, presque campanulé, avec son limbe partagé en cinq dents courtes et obtuses ; les pétales, au nombre de cinq, sont ovales; il y a dix étamines supporta ni un pareil nombre d'anthères fourchues à la base et bivalves au sommet. L’ovaire est arrondi, surmonté d’un style filiforme que couronne un stigmate obtus. Le fruit qu'entoure le calice persistant, est une capsule â cinq loges, qui s'ouvre en cinq valves et renferme une grande quantité de petites semences attachées à une columelle à cinq angles qui forment les cloisons.

ADÉLORRANCHES. Adelobranchia. noll. C’est -à-dire dont les branchies ne sont point apparentes. Déno- - initiation créée par Duméril ( Zool. anal. ) pour caractériser les Mollusques Gastéropodes, dont effectivement les branchies ne sont point visibles; dans la classification de cet auteur, c'est la 3e fam. de l’ordre des Gastéropodes, et comprenant, outre les Tectibranches et les Pulmonés, avec ou sans opercule, les Pectinibranches Pomaslomcs. le G. Sigarel et les Haliolides de l’ordre des Scutibranrhes. Blainville parait avoir adopté cette dénomination en la restreignant aux seuls Pulmonés sans opercule. Depuis l’ouvrage de Duméril. la fam. des Adélohranche* a dû, par suite des nouvelles observations. se subdiviser beaucoup ; elle a fourni plusieurs ordres dans lesquels le système respiratoire est notablement différent , quoique dans tous , les branchies ne soient pas visibles, ce qui a empêché de conserver cette dénomination.

ADELOCÈRE. Adclocera. ixs. Décoléoplères pentamères. G. de la fam. des Serricornes, qui se distingue de tous les autres élatérides par des antennes filiformes, les articles des tarses entiers et sans palette» en dessous, les deux pattes antérieures se logeant dans les enfoncements latéraux du corselet. Latreille en établissant ce G. y a admis Y Elater otalit de Gerinar, Y Etaler fus-

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