‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 8 sur 125 · AGI SI · texte numérisé non relu

AGI SI

deux, sur les rames des pieds ou mamelons sétifères, qui occupent les côtés du corps de plusieurs Annélides.

ACIDALIK. Atcidalia. us. G. de la fam. des Plialénites. de l’ordre des Lépidoptères nocturnes, institué par Treitschke qui le caractérise ainsi : palpes très-courts; trompe longue; antennes ciliées dans les mâles et simples dans les femelles; corselet étroit et sqiiammeux ; les quatre ailes traversées par des lignes parallèles, tantôt droites, tantôt ondulées ou sinuées. et dont le nombre varie de trois à cinq, sur un fond uni; leur bord terminal simple et entier. Chenilles effilées, sans tubercules; à anneaux bien distincts et à tète arrondie. Ce G. se compose d’une vingtaine d'esp. européennes, dont la Phalène de la fétuque, P. Oc h rca ta, Fab., peut être considérée comme le lype.

ACIDES. On trouve, soit à l'intérieur, comme à la surface du globe, soit dans les eaux qui le baignent, soit enfin dans l'atmosphère qui l’enveloppe, un assez grand nombre d'Acidesdes (rois règnes minéraux, végétaux et animaux, que nous ne pouvons passer sous silence dans ce dictionnaire; non que nous veuillons les décrire tous, ni même établir sur cette longue série de corps composés naturellement ou avec le secours de l’art, des généralités qui dis|>enseraienl le lecteur de recourir aux ouvrages propres à la science chimique, mais pour aider à l'intelligence de nos définitions particulières. Dans l'étal aeluel de nos connaissances, il serait assez difficile de préciser clairement ce qu'est un Acide, -tant de théories diverses sur la constitution des Acides se sont succédé avec tant de rapidité depuis l'établissement de la nouvelle doctrine chimique, que l’opinion n’est rien moins que prononcée sur la nature intime de ces corps et sur leurs différents étals. En mettant de côté toute théorie ou système sur la production naturelle des Acides, on peut les considérer, d'après leurs principales propriétés, comme doués généralement d’une saveur aigre particulière, plus ou moins forte et caustique; aptes à se combiner avec le calorique nu l'Eau en des proportions différentes, et d’exister conséquemment sous les formes gazeuse, liquide ou solide; et capables de s'unir à une grande quantité d’autres cor)»s pour former avec eux des composés que l’on nomme Sels. Le Vinaigre, Ip* Groseilles, le Citron, et quelques autres fruits peu mûrs, donnent l'idée de la saveur acide.

On reconnaît dans les Arides 1® le principe acidifiant qui. jusqu'à présent, est ou l'üxigène ou l'Hydrogène ; 2° le principe acidi fiable ou le radical qui peut être ou simple ou composé de deux et même de trois bases.

I n grand nombre d' Acides formés par la nature se rencontrent fréquemment à l'état de combinaison ; on n’en a encore trouvé que huit ou dix à IVtat de pureté ou de simple solution dans le calorique ou dans l'Eau. Ceux que l’on a retirés jusqu'ici des Minéraux, sont au nombre de treize, savoir : /torique, — Ftuorique,

— Hydro-chlorique ou Muriatique, — Sulfurique ,

— Phonphoriquc , — Carbonique , — Nitrique, — A rué nique, — Molybdique , — Schèelique ou Tung~ «tique, — Chromique, — Succinique , — Melli tique. lue partie d’entre eux existent à l'état de liberté; lesautres n’ont encore été observés que combinés.soit avec des Terres, soit avec des Alkalis, ou des Oxides métalliques.

Le* Acides libres ou natifs sont au nombre de cinq ; savoir /torique , — Carbonique , — Hydrothlorique , — Sulfureux, et Sulfurique. On peut y joindre l 'Hydrogène sulfuré que l’on considère comme Acide Hydro-sulfurique.

Nous allons énoncer le* divers Acide* que la nature nous présente tout formé* dans un grand nombre de scs productions, et nous exposerons d’une manière succincte les caractères les plus saillants et le* propriétés principales de ceux qui offrent une application utile aux arts ou à l'économie générale.

Acide abi£tiqi:e. Il a été découvert par Caillot dans la plupart des arbres du G. Abies. V. Journal de pharmacie, XVI. 436.

Acide absintiqge; trouvé dansl'.s46«ift/Atifm rulgare, par Braconnai.

Acide aceri^cs; trouvé dans l'Acer campestris, par Scherer.

Acide agètiqce ; c'est l'un de* plu* abondamment répandus : il peut être obtenu soit en prolongeant la fermentation et en concentrant les produits, soit en distillant à grand feu le tissu ligneux de* Végétaux, soit enfin en lui enlevant les bases avec lesquelles il pourrait être combiné. Il est sous forme de cristaux limpides, sans couleur; son odeur est vive et piquante, sa saveur trèsprononcée, et agréable lorsque l’Acide est suffisamment étendu d'Eau. Sa pesanteur spécifique, à la température de 16®, est de 1,063. H est très-soluble dans l'Eau, et se volatilise au feu sans se décomposer. Son analyse a donné pour prim-ipes. Carbone 50, 2; Hydrogène 5, 0; Oxigène 44, 2. Ses usages dans les arts, comme dan* l'économie domestique, sont très-multipliés. F oyez

VlXAICBE. v

Acide acoxitiq! e; découvert dans Y Aconitum rtayellus, par Pèse hier.

Acide allartoÏqee; découvert par Vauquelin dans les eaux de l’amnios de la vache.

Acide arbreiqie; obtenu par Pelletier de la distillation de l'ambre gris.

Acide vxêboxiqce; trouvé dans l'Anémone, parScharz. Cliim . de Berzelius. V. 440.

Acide arsexieux. 11 est généralement connu sous le nom d'arsenic blanc, et personne n'ignore ses propriétés vénéneuses; il est facile à reconnaître par les fumées blanches qu'il développe sur le* charbons ardents, en même temps qu'elles exhalent une odeur alliacée insupportable. Cet acide existe naturellement tantôt à l’état cristallin, blanc et transparent ou translucide, tantôt en poudre. Il abonde dan* plusieurs mines, combiné à diverses substances métalliques, et c’est par le grillage des minerais dans de longues cheminées, sur les parois desquelles l’acide arsénieux se sublime, que l’on obtient tout celui qui se débite dans le commerce.

Acide arsé^iqce. Il existe dans la nature combiné avec quelques Oxides métalliques ; on l'obtient en traitant par l'Acide nitrique le Deutoxide d’Arsenic. Il est solide, blanc, très-caustique, très déliquescent ; exposé au feu il se décompose, et le Deutoxide se volatilise sous forme de fumée blanche, fétide; il donne à l'analyse 53 d’Oxigène et 47 d'Arscnic. C’e*l un poison trèsviolent.

i Acide aTROPTQI’E; trouvé dans VAtropa belladotta, | par Pcschier.

Acide bexzoÏqi e. On le retire de la résine benjoin que l'on fait fondre à un feu modéré sous un cône de carton percé à l’extrémité; l’Acide se volatilise et s'attache aux paroi* du cône sous forme de laines nacrées, brillante* ; il est inodore, légèrement acerbe, très peu soluble dans l'Eau froide. Exposé au feu il se volatilise d'abord en une vapeur acre qui excite la toux, et bientôt il se décompose en 74, 5 de Carbone, 20 d’Oxigène et 5, S d'Hydrogène.

Acide eobbique. Ce n'est que de l'Acide acétique impur. II e*t produit par le Bombyce à soie et vraisemblablement par beaucoup d'autres Lépidoptère*, dans leur* divers états.

Acide BOiftTlQCE ; obtenu par Braconnel du Boletus pseudo-ign iari us.

Acide boraciqçe ou boriqce. Anciennement nommé Sel sédatif de llomberg; Sassolin de Karaten. C’e*l le seul, parmi les Acides natifs, qui se trouve à l’état solide, tantôt sous la forme de paillettes blanches ou grises, ayant l’éclat nacré, et tantôt sou* celle de croûtes à tissu fibreux. Il est très-léger, peu soluble dans l’Eau, et faiblement aigrelet. Au chalumeau il se fond en un globule vitreux transparent, auquel llauy a reconnu la propriété d'acquérir l’électricité résineuse par le frottement, sans avoir besoin d'étre isolé auparavant. Il est composé d’environ deux parties de Bore et d’une d’Oxigène. C’est Hoefer et Mascagni qui ont fait connaître, en 1776. l’Acide borique des lacs du territoire de Sienne, et depuis on l'a observé parmi les produits volcaniques des îles de Lipari. On peut l'observer en place dans l'intérieur du cratère de Vulcano. Il y forme des croûtes de deux à trois centimètres d’épaisseur, blanches, fibreuse* et écailleuses, sur le sol du cratère et dans le voisinage de nombreuses fissures d'où se dégagent des vapeurs acidosulfureuses très-abondantes. La partie inférieure de ces croûtes qui occupent quelquefois une assez grande surface. est ordinairement colorée en jaune par un peu de Soufre. L’Acide borique de la Toscane est actuellement répandu en assez grande quantité dans le commerce, pour que l'on en fabrique du Borax, en l'unissant à la Soude. On trouve cet Acide naturellement combiné A la Soude, à la Magnésie, et tout à la fois, à la Chaux et à la Silice.

Acide CAPÊiQrs; découvert dans le café, par Pfatt. F. Traité de chim. de Berzelius, Vf. 311.

Acide caIbcioce; obtenu par Pelletier, de la racinedu Chiococca race mono, appelé vulgairement en Amérique, cainca.

Acide camphoriqce; obtenu du Camphre traité par l'Acide nitrique au moyen de cohobalion*. Il est en cristaux plumeux, blancs, opaques, d'une saveur légèrement amère, d'une odeur safranée ; il est peu soluble dans l'Eau, mais se dissout bien dans l'Alcool; au feu il se fond d’abord, se volatilise ensuite et enfin se décompose en Carbone, en Hydrogène et en Oxigène. F. Camphre.

Acide cabboxiq™. Spiritus lithalis des anciens. Air fixe, Acides mèphy tique , aérien, crayeux, etc., connu bien longtemps avant que l'on en eût constaté la nature ;

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abondamment répandu sous la forme gazeuse qui est son état naturel, ou dissous dans les Eaux de certaines sources, de différents lacs, ou enfin combiné avec différentes bases. Sous la forme gazeuse il est transparent, invisible, doué d’une odeur particulière assez forte, d'une saveur aigrelette ; il tue sur-lechainp les Animaux que l’on plonge dans son atmosphère; il éteint les corps enflammés sur lesquels on le verse; il se dissout assez facilement dans l'Eau, mais il s'en sépare à la moindre élévation de température; il est très-difficilement décomposable même à la plus forte chaleur; sa pesanteur spécifique est de 1,5%. Il a une très-grande affinité (tour les bases salifiables, mais en revanche il est chassé de ses combinaisons par presque tous les Acides 11 se trouve en combinaison avec d'autres corps, et particulièrement avec des Oxides. Les Pierres calcaires et les Marbres qui composent une portion si considérable de la masse du globe, les Minéraux désignés communément sous les noms de Natron, de Fer spathique, de Malachite, de bleu et de vert de Montagne, de Plomb blanc, etc., sont autant de Carbonates. — Les premières notions sur ce fluide pernicieux sont attribuées à Van llelmont; mais Lavoisier publia, en 1776, la véritable composition de cet acide, qui est 27,4 de Carbone et 72, 6 d’Oxigène. Ce gaz forme l'atmosphère de la plupart des grottes cl des cavités souterraines où les courants d'air ne sont pas assez vifs pour l'en expulser; sa pesanteur plus grande que celle de l'Air atmosphérique fait qu’il est susceptible d'y séjourner pendant des siècles; de là vient le danger de pénétrer dans les excavations. La Grotte du Chien, que l'on ne peut se dispenser de citer lorsqu'on parle d'Acide carbonique, a constamment son sol couvert d'une couche d'Acide carboniquequiasphixie presque tous les Quadrupèdes quand ils y pénètrent. Cependant, Breislak et Spallanzani ont trouvé que la mouffette qui occu|>e la partie inférieure de celte grotte, n'est pas de l'Acide carbonique pur, c'est un mélange de 10 parties d'Oxigène, 50 d'Azole, et seulement 40 de l’Acide dont il est question. On le rencontre aussi en France, au Boulidou de Perols, à une lieue de Montpellier, près d'Aubenas, à l'Eslouffi. près Clennonl-Ferrant, et sur les bords de l'ancienne abbaye du Lac, dans le monticule de Lancelot. Dissous dans l’Eau de certaines sources, il en constitue les principales propriétés salutaires; telles sont les Eaux minérales de Selti, de Spa, etc., si recherchées comme antiseptiques ; il produit aussi sur-le-champ des limonades pétillantes très-agréables. Cet Acide se dégage en très-grande abondance pendant la fermentation dont il est un des produits; si on en suspend le dégagement, que l'on ne peut plus éviter lorsque la fermentation est établie, on le voit s’échapper de tous les points du liquide et le rendre mousseux dès qu'on le met en liberté. Les Eaux minérales qui contiennent de l'Acide carbonique en dissolution, abondent en beaucoup de pays; mais il n'est pas de lieu où cet Acide soit en plus grande quantité que dans les Eaux de Paterno, en Sicile, au pied de l'Etna, et à Kecoaro, dans le VIcenlin.

— Acide chlorhydrique. V. Acide hydrocbloriqle.

— Acide choliqce; trouvé dans la bile par Graelin.

Acide chromiqce. 11 existe dans le Plomb chràmaté,

et on l’en extrait à l'aide du Nitrate de Potasse; il se forme du Chrùmate de cette dernière base qu'on lui enlève par un autre Acide ; il est en petits cristaux, d'uu rouge orangé foncé, d’une saveur acerbe, dissoluble dans l'Eau, décomposable au feu en Oxide de Chrôme et en Oxigène.

Acide ci'inamique; trouvé par Dumas dans l'écorce du Launts cinnamomutn.

Acide ciTRiqcs.il existe en dissolution dans le suc de la plupart des fruits, et surtout dans celui des Citrons dont on le retire en le combinant avec la Chaux; il est en cristaux prismatiques, rhomhoïdaux, transparents, inodores. d'une saveur agréable lorsqu’il est étendu d'Eau.

Il est très-soluble dans l’Eau, moins dans l’Alcool ; au feu il se décom|Kisc en Carbone 55, 8, Hydrogène 6, 3, Oxigène 59, U. II fait, dans l'économie domestique, la base des limonades et de certains assaisonnements; dans la teinture il sert à aviver les couleurs.

Acide cocog indique; découvert par Godel dans la graine du />a/;/me<fmV/iu»i.Berzelius,Traité, VI. 519.

Acide colombique. Il a été retiré du Tanlalithe par Hatchett; il est blanc, pulvérulent, inodore, presque infusible cl insoluble dans l'Eau.

Acide coxiqce; trouvé dans le Conium maculalutn, par Peschier.

Acide crotoxique; retiré des graines du Crotot* tiglium , par Pelletier et Cavenlou.

Acide cyarhydrique. Liquide, transparent, odorant, «•> très-volatil, susceptible de cristalliser par un grand abaissement de température, il est combustible par l’approche d'un corps en ignition, décomposable par une forte chaleur, peu soluble dans l'Eau où il surnage, plus facilement dissous par l'Alcool. Il est composé de 44,59 de Carbone. 51, 71 d’Azole et 5, 90 d’Ilydrogène. 11 existe en très-petite quantité dans les feuilles de Pêcher, de Laurier-cerise, dans les amandes amères et dans le Prunier mahaleh ; mais il se forme abondamment, dans la calcination des matières azotées avec la Potasse, et c'est de la distillation de ce produit, avec un Acide, qu'on l'obtient. Cet Acide est le poison le plus violent que l’on connaisse : une seule goutte introduite dans la jugulaire d'uu Cheval a suffi pour le faire tomber roule mort.

Acide datl riqi e; trouvé par Peschier, dans le Dalura stramonium.

Acide oelpbixique. V. Acide piiocRxiqi e.

Acide ellagique; découvert par Chevreut dans la noix de galle, où il existe concurremment avec l’Acidc gallique.

Acide EguisETiQUE;ohtenuder£,qui«e/Nm/fMc/a///e, par Thénard.

Acide esclliqce; trouvé dans les graines del '/Ksculus hippocastanum (marrons d'Inde), par Frcmy.

Acide fliorbydriqie. Découvert par Schèeleen 1771, qui l’a obtenu en traitant le Spath fluor par l’Acide sulfurique, il est ordinairement liquide, limpide, d'une odeur très-vive et très-forte, d’une saveur des plus Acres; son action désorganisalrice sur les substances animales, est très-prompte et très douloureuse. Il est tellement avide de Silice qu’il l'enlève au Verre avec lequel on le met en contact, aussi doit-on se servir de vases de Plomb, d’Argent ou de Platine pour le préparer et le

conserver. On a mit à profil l’action de l'Acide fluorique iur le Verre, pour graver sur celle substance dont on a garanti, avec de la cire, les endroits qui ne doivent pas être entamas; on expose la pièce au contact de la vapeur acide.

Acide forxiqie. En saturant le suc exprimé des Fourmis avec le Carbonate de Potasse, puis en distillant, avec de l'Acide sulfurique, on obtient un Acide liquide, sans couleur, d’une odeur forte, d'une saveur aigre, trèspiquante, qui ne se décompose qu'à une température assez élevée.

Acide n xsRiQrc; existe, selon Demarçay, tout formé dans le Fumaria ofjicinalis.

Acide fviigique. U existe dans les Bolets, libre ou combiné avec la Potasse ; dans son étal de pureté il est sans couleur, très sapide et déliquescent.

Acide gai liqle. Il est uni au Tannin, dans un grand nombre de Végétaux ; pour l’obtenir on clarifie l’infusion de noix de galle, par de la solution de blanc d'umfc; on évapore et on fait cristalliser. Ses cristaux sont aciculaircs, blancs, légers ; ils ont une saveur acide très-aslrigente et sont solubles dans l'Eau. Exposés au feu, ils se volatilisent en partie et se décomposent en Carbone, Hydrogène et Oxigène.

» Acide bippiriqie. Reconnu parLiéhig comme Acide distinct, existant dans l'urine des chevaux et des jeunes enfants.

«•- Acide rtdro-ciloriqi'B. Acide du Sel murin ou Muriatique. On le trouve, comme l'Acide carbonique, sous la forme de Gaz, et en dissolution dans les Eaux ; il précipite l'Argent de ses dissolutions; son odeur est forte, piquante et acide, sa saveur très-aigre. Les vapeurs qui s’exhalent du cratère du Vésuve, ou des fentes par lesquelles s'écoule la lave, le contiennent en abondance. C’est à lui qu’est due l’action énergique qu’elles exercent sur les yeux et sur la poitrine de ceux qui les respirent de trop près. Dissous dans l'Eau, il lui communique assez ordinairement une couleur légèrement jaune verdâtre, et une odeur qui a du rapport avec celle de la Pomme de reinette. — Les sources chaudes qui se trouvent depuis le lac de Cusco jusqu'à Valladolid, dans la Nouvelle-Espagne, sur une étendue de quarante lieues carrées environ, ne contiennent généralement que de l’Acide hydro-chlorique, sans vestiges de Sels terreux ou de Sels métalliques, selon Htimboldl. On l’a observé également en Pologne, dans les fameuses mines de Sel de AVieliczka.

Acide hydro-silfcrioue. Découvert par Schèele, et nommé d'abord par lui Gaz hydrogène sulfuré ; gazeux, incolore, d’une odeur fétide insupportable; d’une saveur semblable à celle des œufs pourris; pesanteur spécifique 1,1912; il est des moins favorables à la combustion et à la respiration, même lorsqu'il n’entre que pour 1/1500 dans le volume de l’atmosphère ; dans ce mélange un Moineau périt sur-le-champ ; dissoluble dans l'Eau; composé de 93,855 de Soufre et de 0,145 d’Uydrogène; on le trouve en abondance dans quelques Eaux minérales, telles que celles d'Aix-la-Chapelle, * Plombières, etc., où il est souvent combiné avec une très-petite quantité de soude; il se dégage de la vase des marais, des fosses d’aisance, etc.

Acîdb lüxirRiQi'R; trouvé par Pelletier et Carentou dans la noix vomique et la fève de S*-lgnace.

Acide kiriqfe. V. Acide qvixiqvr.

Acide KRsvERiqcE; il existe dans la racine de Ralanbia, K rame ria tria mira , et en a été obtenu par Berzelius.

Acide lactiqi e. Découvert par Schèele dans le petitlait aigri, sons forme syrupeuse; il est incristallisable, peu sapide, très-soluble dans l'Eau et l'Alcool ; exposé au feu. il se hnursouffle et se décompose en Carbone, Hydrogène et Oxigène.

Acide lscti ciqi e; trouvé par Pfaff, dans le Lactuca tirosa. Rerzelius , Traité, V. 97.

Acide mcbexiqie; découvert par Pfaff dans le Lichen islandicua. Berzoli us, Traité. V. 107.

Acide litbiqi e. F. Acide vriqce.

Acide vsi.iqi t. Il existe combiné dans presque toutes les parties des Végétaux, et à l'état de liberté dans le* sucs des fruits, et surtout dans les Pommes, où Schèele l'a reconnu le premier, en 1785. sous forme extractive, brunâtre, incrislallisable. médiocrement sapide; soluble dans l'Eau en toutes proportions ; décoinposable au feu en Carbone, Hydrogène et Oxigène; convcrsible en Acide oxalique par l’Acide nitrique. Les fruits contiennent d'autant plus d’Acidc malique qu’ils sont plus éloignés du terme de leur maturation.

Acide ■argakiqcb. Il existe tout formé dans le gras « des cadavres; on l'obtient en traitant, par l’Acide hydrocblorique. le résidu des Eaux de lavage d’un savon préparé avec la graisse de Porc. Il est solide, blancnacré. presque insipide, peu odorant, d’une consistance céreuse, moins pesant qne l'Eau dans laquelle il ne se dissout pas; très-soluble dans l'Alcool; se volatilisant au feu, et s'y décom|»osaiit en Hydrogène, Azole, Carbone et Oxigène ; sa découverte est due à Cbevreul.

Acide xEcoxiqik. Découvert par Sertuerner, dans l'Opium dont on le sépare au moyen de la Magnésie ; dans son état de purelé, il est blanc, cristallin, soluble dans l’Eau et l'Alcool ; fusible au feu , se sublimant ensuite et se décomposant enfin en Carbone, Hydrogène et Oxigène.

« Acide mrllitiqce. Trouvé par Klaproth, combiné avec l'Alumine, dans le Mellite ou Pierre de miel, dont il forme les 0. 40 ; en cristaux prismatiques; sapide, peu soluble, facilement décoinposable au feu en Carbone, Hydrogène et Oxigène.

Acide moi.ybdiqii. Blanchâtre, cristallin, inodore, peu sapide, peu soluble, se volatilisant au feu sans s'y altérer sensiblement ; composé de 0g. 0 de Molvbdèue et de 5-5, 4 d'Oxigène. Obtenu par Schèele eu analysant le Molybdène sulfuré.

Acide roriqie. Découvert par Klaproth à la surface de l'écorce du Mûrier blanc où il se trouve combiné avec la Chaux ; en cristaux aciculaires, très-fins, blanchâtres; très-sapide; très-soluble dans l’Eau et l’Alcool; décomposable au feu, en produisant du Carbone, de l'Hydrogène et de l'Oxigène.

Acide sitjqie. C'esl encore ù Schèele que l’on doit la connaissance de cet Acide, qui, l’avanl obtenu d'abord du lait, lui donna le noin d'Acide saccholactiquc ; depuis on l’a retiré également de la Manne, de la Gomme

et en général de tous les corps uiuqueux-végélaux que l’on traite par l'Acide nitrique; blanc, pulvérulent. peu sapide, peu soluble dans l’Eau et point dans l’Alcool ; noircissant au feu, s’y boursoufflant et se décomposant en 33. 5 de Carbone, 62, 5'd’Oxigène et 4 d’Hydrogène.

Acide bitrecx. Liquide , transparent ou coloré en jaune et orangé, suivant son degré île concentration ; saveur Acre très-caustique, odeur très-pénétrante; il se réduit très-facilement en vapeurs rutilantes qui colorent tous les Gaz ; en contact avec l’Oxigène humide, il se résout en Acide nitrique; uni avec une petite quantité d’Eau il prend une couleur verte foncée. On le produit en décomposant le nitrate de Plomb par la chaleur; il est formé de 30, 5d*Azote et de 60, 5d’0xigène.

Acide tiitriqie. 11 se forme constamment dans la nature, et se combine immédiatement à de la Chaux, de U Magnésie ou de la Potasse, dont on le dégage à l'aide de l’Acide sulfureux; liquide, transparent, blanc, odorant, d’une saveur très-forte ; exposé à l’action de la chaleur comme à celle d’une vive lumière, U se dilate et se décompose en Acide nitreux et en O&igène ; il attaque vivement les matières animales et les désorganise entièrement; il est formé de 26 d’ Azote et de 74 d'Oxigène; on l’emploie dans quelques arts.

- Acide olêiqie. 11 accompagne presque toujours l’Acide margarique ; en aiguilles blanches, fusibles à 12*>; odeur et saveur rances; peu dissoluble dans l’Eau, fortement dans l’Alcool.

" Acide oxaliqce. On le rencontre assez fréquemment dans beaucoup de substances végétales, uni à la Potasse et à la Chaux ; on se le procure ordinairement par la décomposition du sel d’Oseille ou par l’acidification du sucre au moyen de l'Acide nitrique ; en cristaux prismatiques; sans couleur; très-sapide; très-soluble; exposé au feu, il se fond, se boursouffie et se décompose en 26, 37 de Carbone, 70, 89 d’Oxigène et 2, 74 d’Hydrogène. Découvert par Bergman, en 1776.

Acide mocêxiqce. Il existe dans l'huiledu Delphinu* globiceps de Cuvier, et probablement dans les autres Cétacés et dans tous les Poissons; on l’obtient en traitant leur huile par la Potasse, en lavant la masse savoneuse , et versant de l’Acide lartarique dans l’Eau des lavages; on sépare du Tartrate de Potasse, par la distillation. L’Acide delphinique est volatil, odorant et assez semblable à une huile essentielle; il est peu soluble dans l’Eau, et l’est beaucoup plus dans l’Alcool , etc. Chevrcul , à qui est due la connaissance de cet Acide, n'en donne point la composition.

» Acide pbospboriqle. Découvert par Margraff, et déterminé par Lavoisier; il existe à l’état de combinaison avec quelques substances minérales, dans les trois règnes; on se le procure d’une manière facile en traitant le Phosphore par l’Acide nitrique qui lui cède une partie de son Oxigène et se transforme en Acide nitreux; il est solide, sans couleur, inodore, très-sapide. fort pesant, miscible à l’Eau en toutes proportions ; exposé au feu, il se fond et se vitrifie sans éprouver d'altération ; il est décomposable par la pile voltaïque ; il contient 44, 40 de Phosphore et 53, 54 d’Oxigène.

Acide puytolacciqie. Obtenu par Braconnai, du Phy t ointe a decandra.

Acide poltgaliqi e ; trouvé dans les racines du Polygala aenega, par Peschier.

Acide peissiqce. F. Acide cyanbydriqie.

Acide QcmçrE. Découvert par Vauquelin dans le Quinquina où il se trouve combiné à la Chaux ; il cristallise difficilement en lames blanchâtres, d’une saveur assez forte, très-soluble dans l’Eau, fusible au feu et décomposable, partie en Carbone, Hydrogène et Oxi*gène, partie en Acide pyro-kinique.

Acide roccelliqi'e; trouvé par Heereo dans le Poe ceila tinctoria.

Acide bosacique. Découvert, en 1802, par Pront, dans le sédiment rougeâtre que laissent les urines que l’on nomme vulgairement ardentes ; solide , d’un rouge de cinabre très-vif; inodore, peu sapide; il se décompose au feu et parait ne contenir que peu d’Azote.

Acide sEbaciqce. Produit parla distillation des graisses et du suif; en petits cristaux aciculaires, blancs; inodore; peu sapide ; soluble dans l’Eau et dans l'Alcool; l’action de la chaleur le fait fondre et le volatilise; il est soupçonné ne contenir que du Carbone, de l’Hydrogène et de l’Oxigène, sans Azote.

Acide solaxiqce; trouvé par Peschier, dans les baies du Solanum nigrum.

Acide soibiqi'e; le même que l’Acide malique.

Acide steichxiqie; le même que l’Acide igazurique.

Acide scccixiql-e. Obtenu par la distillation du Succin, sous forme de cristaux prismatiques; blanc, transparent ; saveur acre ; inodore; assez soluble dans l’Eau et dans l’Alcool; fusible, se volatilisant et se décomposant ensuite en 47, 6 de Carbone, 4, 5 d’Uydrogène et 47, 0 d’Oxigène.

Acide scltureox. Gazeux, invisible; d'une odeur vive, piquante et irritante; d’une saveur forte et désagréable; on l’obtient par la combustion du Soufre sous une cloche fermée par une couche d’Eau, ou par la décomposition de l’Acide sulfurique par un corps combustible; soluble daus l’Eau, passant très- promptement à l’état d' Acide sulfurique; composé de 50, 7 de Soufre et 49, 3 d’Oxigène, pesanteur spécifique 2, 234; employé pour blanchir la soie, enlever les taches de fruits, muter les vins et les sirops, guérir les maladies de la peau, etc. 11 existe en grande abondance dans la plupart des volcans en activité, notamment à l’Etna et au pic de Ténérif. à l’ Hcc la, au Chimboraço, dans le cratère de VuL cano, etc. Les solfatares de Pouzzoles, auprès de Naples, ceux de la Guadeloupe , les fissures du cratère Dolomieu, à Mascareigne, le présentent également. Il agit puissamment sur les laves soumises à son action, les décolore, les fait passer à l’état terreux ou les convertit en Sulfate d’Alumine; enfin, on le trouve encore dans certaines grottes, comme à Santa-Fiora, en Toscane, dans l’ile de Milo, etc.

Acide si lfiiuque. Acide vitriolique natif, ou JUuiie de Fifrio/nn/ure/fodesanciensminéralogistes. Liquide, blanc, épais, inodore, très-sapide, susceptible de se concréter et de cristalliser par le refroidissement à 10 ou 12°; miscible â l’Eau dont il élève sur-le-champ la température jusqu'au degré de l'ébullition et même au delà, suivant les proportions ; se vaporisant par une chaleur ordinaire, éprouvant une décomposition prompte

jogle

lorsqu’on l'expose à toute l’action du calorique. On le prépare en grand par la combustion du Soufre dans de vastes appariements revêtus de parois de Plomb, et dont le sol est couvert d’Eau dans laquelle les vapeurs acides viennent se condenser. On accélère cette combustion par le mélange d’un huitième de Nitrate de Potasse : l’Acide de ce sel se décompose très-facilement et cède une portion de son Oxigènc au Soufre. On concentre ensuite les liqueurs du sol en les faisant évaporer dans des bassines de Platine. Il est composé de 41 de Soufre et de 50 d’Oxigène. De tous les Acides c'est le plus employé dans les arts et dans les laboratoires. Il existe abondamment dans la nature, à l’état de combinaison avec un grand nombre de bases salifiables, mais il est rare à l’état de pureté; le plus souvent il est combiné avec des Terres ou des Oxides métalliques; les principales de ses combinaisons sont le Gypse, ou Pierre à plâtre, l'Alun, le Spath pesant, les différents Vitriols de Fer, de Cuivre, de Zinc, etc. — Baldassari, professeur de physique à Sienne, est le premier qui l’ait observé, sous forme concrète, en 1776, dans une grotte, au-dessus des bains de Saint-Philippe, sur le mont Amiata ; il s'y trouvait en aiguilles déliées sur des concrétions de Chaux sulfatée. Le plus communément. l’Acide sulfurique est en dissolution dans les Eaux thermales des terrains volcaniques, comme dans le Popayan, dans plusieurs des lies de la Sonde, et notamment au mont Idienne. dans l’ile de Java, d'après l'observation de Leschcnault de la Tour. — H distille en abondance de la voûte de certaines cavités creusées dans les flancs du cratère de Vulcano. qui sont tapissées de concrétions de Chaux sulfatée etd’Alumine sulfatée, et qui renferment en même temps du Soufre en combustion. On l'a observé au volcan de Mascareigne. — L’Acide sulfurique obtenu par la combustion du Soufre, dans les chambres de Plomb, est employé dans une foule d'arts.

Acide taxacétiqie. 11 a été trouvé par Peschier, dans la Tanacetum tulgare.

Acide TAXttiqtiE. C'est le tannin dans son état de pureté.

Acide taetabbux, Acide tabtabique. 11 existe dans beaucoup de parties des Végétaux, et particulièrement dans le suc des fruits où il est combiné avec la Potasse et la Chaux dont on l’extrait, en le saturant complètement avec la Chaux, et en le dégageant de celle combinaison par l'Acide sulfurique ; en cristaux limpides, inodores, sapides ; très-dissoluble dans l’Eau, moins dans l’Alcool; se comi«(ti$sanl en Acide oxalique par l'Acide nitrique. La chafc^r le décompose en partie et donue lieu à la production d’Acidc pyrotarlarique. Ses principes constituants sont Carbone 24,0.1, Hydrogénée, 63; Oxigènc 60,32. Il est employé en médecine comme antiseptique et rafraîchissant^ A

Acide tcxgstiqie. Solide, jaune. inom^Sjnsipide, insoluble dans l’Eau et dans l’Alcool , inaltérable au feu; composé de 79 de Tungstène et 21 d’Oxigène; nommé aussi Acide Schéelique du nom de Scliècle qui l’a découvert dans le Wolfram.

Acide ci.iiqi'e; découvert par Vauquclin dans les fluides de l'Uimus campcstris.

Acide dbiqie. (Test encore à Scbèele qu’est duc la

découverte de cet Acide qu’il nomma d'abord Acide lilliique. parce qu’il l’avait obtenu en analysant des calculs humains triturés avec la Potasse et décomposés ensuite par l'Acide bydro-chlorique ; l’Acide urique se précipite en paillettes brillantes, d'un blanc jaunâtre, inodores, insipides; très-peu soluble dans l’Eau, insoluble dans l’Alcool ; il est décomposable par l’Acide nitrique et par le Chlore gazeux; par l'action de la chaleur il se décompose en partie , et produit de l'Acide pyrourique. Ses principes constituants sont : Azote 39,16; Carbone 35, 61 ; Hydrogène 8, 34; Oxigène 18, 89. On ne l’a encore trouvé que dans les calculs et dans l’urine de l’Homme et des Oiseaux.

Acide vebdiqie; trouvé par Runge dans la plupart des plantes appartenant à la fam. des Synanlhérées. etc.

Acide violacique; reconnu par Peretti dans le Viola odorata.

ACIDIFÊRES (Substances), lia. Composés dans lesquels il entre un Acide. Hatlv s’est servi de celte épithète pour qualifier la grande division dans laquelle il a placé toutes les substances minérales qui admettent, dans leur composition, une Terre ou un Alcali, et quelquefois tous les deux unis à un Acide.

AC I D I F I ARLES ( Ha set) .in. C’est a insi que l’on nomme les substances qui. par leur combinaison avec tel ou tel principe, acquièrent les propriétés qui caractérisent cette grande série de composés appelés Acides. Le principe qui s'unit alors à ces bases se nomme par la même raison Acidifiant.

ACIDOTON. bot. G. établi par Brown, puis réuni au G. Adélie de Linné.

ACIDl'LE. Nom donné à quelques Sels qui existent naturellement à l'étal de combinaison avec un excès d’Acide.

ACIER, lia. Proto - carbure de Fer. Modification particulière du Fer, ou plutôt sa combinaison avec le Carbone, dans des proportions variables entre un et vingt millièmes.

La nature a montré quelques mines d’un Acier qui surpasse même en propriétés celui que les hommes façonnent. Dans le nombre de ces Aciers natifs on distingue celui récemment découvert à Bombay, et quia reçu le nom de Woorti ; rien n'égale la dureté de ce Minéral, dans lequel Faraday a trouvé sur 460 grains 0,00065 de Silice et 0.0013 d’ Alumine. Il est à présumer que dans l'alliage ces deux substances sont â l'état métallique. L’Acier natif de la Bouiche en Auvergne. quoique trouvé en assez grandes masses (il y en avait du poids de plus de seize livres) par Cocq et Mossier, n’a point été employé comme celui de Bombay à la fabrication d'instnimeuU divers.

Oi> distingue deux espèces d’Acicrs factices : l’Acier de fonte et l’Acier de cémentation. Le premier s'obtient par la fusion à une température extrêmement élevée, d'un mélange de copeaux de Fer doux avec le Carbonate de Chaux et l’Argile cuite. La conversion du Fer en Acier par la cémentation consiste à placer des barreaux de Fer doux, de quelques lignes de carré, dans des creusets remplis de poussière de charbon, de manière que les barreaux en soient enveloppés. On porte les

creusets au fourneau où l'on entretient la chaleur rouge pendant douze à quinze heures. Par ces opérations, des molécules de Carbone pénètrent les molécules de Fer, et il en résulte une sorte de Prolo -carbure de Fer ou Acier, dont les propriétés diffèrent de celles du Métal. Il a plus de dureté, de ductilité et de fusibilité ; son grain est plus fin, plus serré, et sa densité comme sa dureté peuvent être encore augmentéesau moyen de la trempe, qui n’est que la brusque immersion de l'Acier rougi dans l'Eau froide, et le resserrement des molécules par le passage subit d'une température à une autre très-opposée.

L'art de fabriquer l'Acier remonte à l’époque la plus reculée, car c’est à l'Acier que I on fut redevable du ciseau par lequel furent enfantés les chefs-d'œuvre merveilleux qui ont résisté aux atteintes du temps, qui ont échappé aux ravages de la barbarie et des révolutions. C'est avec l’Acier que l’on prépare les instruments destinés à entamer les corps les plus durs, à recevoir le tranchant le plus acéré, à obéir à la plus grande force d'élasticité, etc. L'Acier est susceptible d’un poli qui le fait employer dans les objets de luxe les plus délicats.

AC1LÈP1DE. Aciiepis. bot. G. de lafam. des Synanthérées, établi par Don, pour deux pl. du Népaul et du Pérou dont U fait consister les caractères distinctifs dans un involucrc renflé, à écailles imbriquées, squareuscs et puugenles; des fleurons égaux, tuhulés et fer tiles ; une aigrette sétaeée, persistante ; un réceptacle criblé de semences anguleuses. Les deux csp. qui composent ce G. ont leurs feuilles oblongues, pétiolécs, les fleurs terminales, sessiles et solitaires.

AC1LIE. Aciliu». us. G. de Coléoptères pentamères de la fam. des Dyticides de Leach, institué par cet en tomologue qui lui assigne pour caractères : un écusson distinct; tous les crochets des tarse» doubles; pieds propres à nager; les deuxième et troisième articles des palpes maxillaires illégaux , le quatrième arrondi. Le Dityscus sutcatus de Lin. forme le type de ce G., qui en admet encore quelques autres que l'on trouve dans nos mares.

AC1LLACAS. bot. Syn. de Chêne.

AC1NAC1FORME. bot. C’est-à-dire en forme de sabre.

ACINAIRE. A c inaria. bot. G. établi par Raflinesque, dont les caractères consistent, selon ce naturaliste, en un thallus creux et articulé, polymorphe, divisé en lanières étroites, planes, et dont les nervures sont longitudinales. La fructification est disposée au-dessous des lanières, sur deux ou trois rangs longitudinaux, et formée de grains mous, arrondis, rouges, semblables à de petites galles. Il en existe quatre esp. dans les eaux de diverses rivières de l'Amérique septentrionale :

A. flem ei sl. A. fle.ruosa. A lanières linéaires, aigues, flexueuses, ondulées, éparses.

A. coccitère. A. coccifera. A lanières linéaires, lancéolées, éparses, obtuses, planes.

A. A larges fei illes. A. latifolio. A souche dichotome; lanières terminales, étroites; grains cooglobés, hrun-rougeàtre.

A. afelille de saule. A . salici folia . A lanières linéaires, aigues, planes; grains terminaux spiciformes.

Raflinesque regarde ce G. comme appartenant à la famille desFucoïdes ou Fucarées.t’n nouvel examen de ses esp. semble nécessaire, car les caractères de la dernière et même de la troisième paraissent en contradiction avec les caractères génériques par rapport à la disposition de la fructification.

Les uorns d'AcnAiRE , Acuaria et Acuarhs ont aussi été donnés à de véritables Fucacées du G. Sargasse, démembrement des Fucus de Linné.

AC1NE. bot Gærtner donne ce nom aux baies trèsmolles, pleines de sucs, transparentes, uniloculaires, et à graines dures et osseuses.

ACIMER. bot. S. d’Alisier aubépine.

AC1NODENDRE. bot. Oualification donnée à une plante quand ses fruits sont disposés en grappes.

ACJNODENDRUM. bot. S. de Mélastome.

AC IN OPE. Acinopus. us. G. de Coléoptères pcnlamères, établi par Ziégler, aux dépens des llarpales de Bonelli. Caractères : dernier article des palmes assez allongé, faiblement ovalaire, cylindrique et tronqué à l'extrémité ; lèvre supérieure carrée ou trapézotde , échancrée antérieurement ; mandibules fortes , assez avancées, arquées et aigues ; uue dent simple et obtuse au milieu de l'échancrure du menton ; antennes filiformes et assez courtes; tête grosse, presque carrée et renflée postérieurement; corps convexe et épais; corselet carré ; élytres parallèles, allongées ; les quatre premiers articles des tarses antérieurs dilatés dans les mâles , triangulaires ou cordiformes. Parmi les esp. que ce G. comprend, nous citerons, V Anteyacepbalus , d‘llligcr,qui est le même que le Tenebrioidcsy de Dufstschmid, ou le Pasticus , deGermar; il se trouve dans le midi de la France.

AC1NOPHORE. At inophora. bot. Lycoperdacéea. G. auquel Raflinesque donne le caractère suivant : peridiutn stipité, d'abord globuleux, ensuite mullifide; s’ouvrant en plusieurs valves eL contenant des gongyles mous, aciniforines. Il n'est pas probable que ce que Raflinesque indique comme des gougyles soit récllemeut les graines de ce Champignon, les graines de ces Plantes étant toujours d'une extrême ténuité. 11 se peut que ce soient des péridics secondaires, analogues à ceux du G. Poiysaccum avec lequel le G. Acinophora parait avoir beaucoup de rapport, mais dout il diffère cependant par son mode de déhiscence. La seule espèce, décrite par Raflinesque, Acin. aurantiaca , habite les bois de la Pensylvanie; elle est de couleur orangée ; son stipe est cylindrique. Le péridien s’ouvre en six valves; les gongyles sont arrondis et rouges.

AC1NOS. bot. N. donné au Clinopode vulgaire.

ACLMJLE. Acinula. bot. Fries avait établi sous ce nom un G. de pl. Cryptogames, composé d'une seule esp. que Todc a comprise dans son G. Sclérotie. P. ce mot.

ALIGNA. mull. N. donné par Leach au G. Scalaire de Lamarck.

ACIOTIS. Aciotis. bot. Fam. de» Mélastomées, Décandrie Mouogynie, L. David Don a établi ce G. et en a tracé les caractères de la manière suivante, dans les mémoires de la Société Wernériennc. Tube du calice globuleux, charnu, avec le limbe resserré, persistant et quadridcnlé ; quatre pétales; huit étamines dont les

filaments sont réunis jusque vers le milieu de leur Ion- I gueur, supportant des anthères droites et nues à leur base; une capsule en forme de baie â quatre loges. Le j G. Aciolis se compose du Mélastome discolor, W. et du Iihexia aquatica du même auteur. Ces deux plantes sont originaires de l'Amérique méridionale et des Antilles.

AC1PENSER. pois. S. d'Eslurgeon.

AC1P1IOUËES. ns. Nom donné par Robineau Devoidy à une fam. de Diptères, de l'ordre des Myodaires, dout le caractère principal consiste dans Pbabitude qu'ont les femelles de tous les iuscctes qui composent cette famille, de déposer leurs œufs sous l'épiderme des feuilles au moyen des derniers anneaux de l'abdomen qui sont solides et forincut en quelque sorte Carrière.

AC1P11YLLA. bot. Nom spécifique d'une Luzerne de la Nouvelle Hollande, que Forster avait proposée comme type d’un genre nouveau, mais qui n'a pas été adopté.

ACIPUYLLE. bot. C'est-à-dire feuille pointue ou feuille qui a des lacinures pointues ou piquantes.

AGIS. ois. G. de la classe des Insectivores deTcmra. de l’ordre des Passereaux de Lesson, institué |>ar ce dernier pour quelques esp. que le premier avait placées parmi les Gobe-mouches ; tels sont M. Miniata et Flamtnea. Ce G. nouveau a pour caractères : bec assez allongé, fort, comprimé et crochu; ailes pointues; tarses assez longs, robustes ; queue longue, ample, large, comme étagée. L’Afrique et les Indes seules, ont jusqu'ici fourni des esp. à ce genre.

AC1SANTHÈRE. Acisanthera. bot. Sous ce nom, Brown a décrit dans son Histoire de la Jamaïque, et figuré t. ±1, une pl. de ce pays que Linné rapporta au G. Iihexia. Depuis elle en a été séparée et même reportée dans une autre fam., celle des Salicaires, où elle constitue un G. caractérisé par un calice ventru, cinq pétales, dix étamines sagillées et vacillantes, une capsule recouverte et couronnée par le calice, arrondie, à deux loges polyspermes.

La seule esp. de ce G. , A citant hera quadrata (Iihexia acisanthera) , est une berbe élevée au plus de quatorze à seize pouces; de sa tige ferme et carrée parlent , vers le sommet , des rameaux nombreux à feuilles ovales , crénelées , trinervées , opposées par paires, de l'aisselle desquelles sort une fleur solitaire.

ACLADIUM. bot. (Mucédinces.) Ce G. a été établi par Link; il lui donne le caractère suivant . le* filaments cloisonnés, droits, simples ou à rameaux fastigiés, réunis en touffes serrées ; sporules ovales, rassemblées au sommet des rameaux. Ce sont de très-petites esp. de Champignons qui croissent sur les bois mprts où ils forment des taches d'un aspect pulvérulent. Link en a décrit quatre esp. ; il y rapporte le Dematium herbarum , Fers. Ce G. ne diffère des Virgaria de Nées , qu'en ce que ces derniers sont plus rameux , et ont leurs sporules éparses sur les sommets des rameaux, et non réunies en groupes serrés et distincts comme dans les Acladium.

ACLADODE. Acladodea. Ruiz cl Pavon ont décrit et figuré sous ce nom ( Prodr. Flor. Péruv. t. 29) une pl. de la fam. des Sapindées qui parait congénère du Taiisia d’Aublet.

ACLÉIDIF.NS. h. vu. Nom proposé pour la seconde fam. des Rongeurs, composée d'Animaux qui n’ont que des rudiments declaviculcs ou qui en manquent entièrement .

ACL1S1E. Actinia, bot. G. de la fam. des Commélinées, que Meyer a caractérisé par un calice à trois sépales persistants; trois pétales uu peu plus petits que lessépales; six étamines nues, dont trois antérieures stériles et gandulifères. Baie succulente, polysperme. Ce G., encore peu connu, ne renferme qu’une seule esp. trouvée dans l'Amérique méridionale.

ACLYS1E. ixs. F. Acblysib.

ACMÆDÈRE. Acmœdcra. ns. G. de Coléoptères pentamères, de la fam. des Sternoxes, formé par Eschscholtz aux dépens des Buprestes de Fabricius. Caractères : palpes maxillaires de trois articles; le deuxième court, en cène renversé, le dernier ovalaire, allongé, presque sulmlé; palpes labiaux de deux articles , formant deux cônes opposés par la base; menton assez grand ; labre échancré au sommet ; yeux ovales , déprimés et écartés; frout arrondi; antennes de onze articles; le premier un peu allongé et épais, les autres courts , s'élargissant insensiblement à partir du cinquième ; corselet gibbeux, non tronqué postérieurement; écusson non apparent; corps convexe en dessous; élytres parallèles d’abord, se rétrécissant ensuite vers leur extrémité; tarses étroits, à articles nullement dilatés. Le Bup. Tæniata de Fab. peut être considéré comme le type du G. Acmædère.

ACNELLE. Acmella. bot. Fam. des Synanthérées de Richard, Corymbifères de Jussieu, Syngénésie Polygamie superflue, L. Ce G., établi par Richard père, renferme quelques esp. de Spilaulhes qui diffèrent de ce genre par des caractères fort tranchés : leur involucre commun est simple, évasé, formé d'une seule rangée de folioles allongées; lephoranthe est conique, très-allongé, garni d'écailles. dont line accompagne la base de chaque fleur : celles-ci sont radiées; les demi-fleurous de la circonférence sont femelles et fertiles ; le disque ; qui est très-saillant, est garni des petits fleurons hermaphrodites et fertiles. Le fruit est ovoïde tronqué et nu à son sommet. — Ce G. se compose d'environ six esp., la plupart originaires d'Amérique. Ce sont de petites pl. herbacées, ordinairement annuelles, |»ortaut des feuilles opposées et des calathides jaunes, solitaires, soutenues par des pédoncules axillaires, très-longs.

ACMÈNE. Acmcna. bot. Fam. des Myrtacées; lcosandrie .Monogynie, L. Ce G., établi par De Candolle, a pour caractères : tube du calice turbiné ; limbe tronqué; cinq pétales distants et très-petits; étamines nombreuses et libres ; style cylindrique et court ; baie globuleuse ou ovale monosperme. Il ne renferme encore que deux esp., l'une des Moluques, l'autre de la Nouvelle-Hollande, qui, primitivement, avait été placée par Smith dans le G. Métrosideros, sous le nom spécifique de Fioribunda , qu'elle a conservé.

ACMDE. Acnida. bot. G. de la fam. des Alriplicées, Dioécie Pentandrie, L., dont les deux esp. connues, toutes deux herbacées et à fleurs disposées en grappes axillaires, habitent ensemble les marais salés de la Virginie. Voisines de l’Épinard, les Acnides sont comme lui dioiques. Leurs fleurs mâles ont un calice â cinq

division» profonde*, du fond duquel s'élèvent les cinq étamines : celui des fleurs femelles est divisé en deux parties seulement, et de plus entouré d'un invoiucre à plusieurs folioles; l'ovaire, surmonté de trois, quelquefois de quatre ou cinq stigmates sessiles, devient un akène anguleux que recouvre le calice charnu et persistant.

ACOCHLIDES. mou.. Lalreille a ainsi appelé une fam. de Céphalopodes où il place ceux de ces Animaux qui ont huit pieds et qui sont dépourvus de coquille.

ACCEN1TE. Acœnitcs. ia». G. d'Hyménoplères établi par Latreille dans la fam. des Pupèvores. Caractères : antennes filiformes; le premier article gros, turbiné; écbancré extérieurement, le quatrième le plus long, mandibules bidentées et croisées , mâchoires et lèvres courtes, ue s'avançant point en bec; palpes maxillaires plus longs que les labiaux qui n'ont que quatre articles ; tète triangulaire, déprimée antérieurement; trois petits yeux lisses en avant ; corselet assez long ; mélathorax arrondi postérieurement ; cellule radiale aux ailes supérieures; la première cellule cubitale confondue avec la première cellule discoidale supérieure , la seconde recevant toujours la deuxième nervure récurrente ; abdomen se rétrécissant à sa base, composé de sept segments , outre l'anus. Pattes assez longues ; premier article des tarses fort long; une pelotte en dessous des crochets. Le petit nombre d'esp. connues appartient à l'Europe; on y remarque le Cryptu» dubitutor de Fabricius.

ACOETE. Acoéles. avvél. G. de la farn. des Aphrodisiens, institué par Audouin et Milne Edwards aux dépens du grand G. Aphrodite de Linné. Caractères : corps très-allongé, formé d'un grand nombre de segments; télé petite, pourvue d'yeux presque pédonculés , et de cinq antennes; trompe très grande, couronnée d'un cercle de tentacules et armée de quatre mâchoires fortes et cornées; élytres grandes, membraneuses et en forme de disque lamelleux ; leur nombre est considérable, et elles se succèdent régulièrement de deux en deux anneaux sur toute la longueur du dos. La première paire est fixée sur les seconds pieds ; la deuxième et la troisième paire sur les quatrième et cinquième pieds, et les suivantes sur tous les segments correspondant aux nombres impairs; un cirrhe supérieur aux pieds dépourvus d’élytres ; tous les pieds présentant en dessus de la base de la rame supérieure, un certain nombre de tubercules branchiaux, divisés en deux rames peu distinctes , garnies chacune d'un acicule et d'un faisceau de soies dont les supérieures sont flexibles et les inférieures très roides. Jusqu’ici on n'a pas trouvé d’acoéte sur les côtes européennes; les Antilles et particulièrement la Martinique en possèdent une très-grande à laquelle on a donné le nom de Plée, de celui qui en a fait la découverte.

ACOETES. ahh.G. de la fam. des Dorsibranches, institué par Milne Edwards. Les caractères distinctifs principaux consistent dans uu dos nu, ou point garni d’étoupes; des cirrhes qui alternent avec deux rangées longitudinales de larges écailles qui recouvrent ce dos; des mâchoires dentées. Les Antilles en possèdent une grande esp- qui habile dans un tuyau de cuir. La

Pbylladose innxillcuse deRanzani, parait devoir faire partie de ce genre.

ACOLES. ACf.pn. Latreille a donné ce nom à une fam. de la classe des Elminthogames, dont lous les Animaux paraissent privés d’appendice externe. et dont les ovaires sont peu ou point saillants. Elle se comimsc des G. Perce œil, Nemerle et planaire.

ACÜI.l. ois. S. de Faucon Busard.

ACOLIN. ois. Esp. peu connue, du G. Râle, propre au grand lac de Mexico.

ACOL1UM. bot. Nom donné par Achar à une section du G. Calicium , que Fée, dans sa Cryptogamie des écorces, a élevé au rang de G. avec les caractères suivants : thnllus crustacé, uniforme, adhérent, amorphe; apothécio» slipilé , sous sessile , scypulifonne , à bords déliés, à masse pulvérulente, formant un disque plein. Ce G., ainsi que le Calicium , figure parmi les Champignons dans le Synopis de Pereoon : et en effet, si la présence de la croûte n'indiquait point un lichen, on le rangerait volontiers parmi les Mucédinés dont YAcolium tiijillare a le port cl presque l’organisation.

ACOMAT. bot. y. HoXAi.li m.

ACOMAT a CLOCHES, y. IlEISTERIE ECARLATE.

Acoxat blahc. P'. Symploqce de la Martinique.

AGORA ou BOIS CAMBOYE. bot. S. vulg. de Myrthus G régi i.

ACONIT. Aconilum. bot. Rcnoncu lacées, Juss.; Polyandrie Trigynie, L. Le G. Aconit offre un calice pélaloïde formé de cinq sépales irréguliers ; le sépale supérieur est plus grand, convexe, creux, ayant tantôt la forme d’un casque , tantôt celle d’un capuchon ; les deux inférieurs sont les plus petits; ils sont planes, ainsi que les deux moyens. La corolle se compose de deux (létales irréguliers, dressés et renfermés sous le sépale supérieur ; ils sont longuement onguiculés et canaliculés à leur base, formant supérieurement une sorte de petit capuchon à sommet obtus, recourbé, contenant une grosse glande dans son intérieur; l’ouverture de ce capuchon se prolonge antérieurement en une languette allongée, obtuse, légèrement émarginée. Les étamines , dont le nombre varie de trente à quarante, ont les filaments planes et élargis à la partie inférieure. On trouve au centre de la fleur trois ou cinq pistils fusiformes, terminés en pointe à leur sommet ; ils se changent en autant de capsules allongées, libres, cylindriques, un peu divergentes, terminées en pointe oblique, à une seule loge qui renferme un assez grand nombre de graines disposées sur deux rangs longitudinaux, du côté interne : ces capsules s'ouvrent par toute la longueur d'une suture longitudinale qui règne sur leur côté interne. — Les Aconits sont des pl. herbacées, à racines vivaces, ordinairement tubéreuses et fasciculées ; leurs feuilles sont alternes, découpées en lobes digités; leurs fleurs sont bleues ou jaunes, disposées en panicule.

De Candollc a réparti les esp. du G. Aconit en quatre sections :

I. axtborv. Fleurs jaunes, sépale supérieur en casque convexe, feuilles divisées en lobes linéaires, capsules au nombre de cinq.

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