BOM
BON
entières ou sans fissures, étendues horizontalement ou en toit, et formant un triangle avec le corps; bord extérieur des supérieures droit ou point arqué à sa base; pal pes supérieures cachées, les inférieures très-courtes, en forme de tubercules dans les unes, presque cylindriques ou presque coniques et diminuant graduellement d'épaisseur vers leur extrémité, dans les autres; langue nulle ou peu distincte; antennes peclinées ou en scie, du moins dans les mâles; Chenilles du plus grand nombre à seize pattes; les deux postérieures ou les anales manquant dans les autres, et remplacées par deux appendices imitant une queue fourchue. — Cette tribu comprend les C. llépiale. Cossus, Zeuzère et Bombyce, c’est-ù-dire qu'elle se compose de Ja première division (Altacus), et d'une partie de la seconde (Bombyx) du genre Phulœno de Linné.
BOMUYCIVORA. ois. S. de Jaseur.
BOMBYLE. Bombylus. ns. G. de l'ordre des Diptères, établi par Linné et correspondant à la fam. des Bombyliers. Démembré à plusieurs reprises, le G. Dorabyle ne renferme plus que les esp., encore assez nombreuses, qui offrent pour caractères : corps ramassé . large, très-garni de poils, avec la tête petite, arrondie, presque entièrement occupée par les yeux à réseau; trois petits yeux lisses, placés en triangle sur son sommet ; antennes presque cylindriques, de la longueur de la tête, ou un peu plus courtes, de trois articles dont le dernier, un peu aminci vers le bout, et terminé par un petit stylet, est plus grand que le premier, et celui-ci beaucoup plus long que le suivant ; trompe filiforme ou sétacée, plus longue que la tête; thorax élevé; ailes grandes, écartées, horizontales; abdomen aplati, triangulaire et large; pieds longs et très-menqs. Les Bonibyles diffèrent essentiellement des l'sics et des Plilhiries par le premier article des antennes, beaucoup plus allongé que le second ; ils se distinguent aussi des Ploas et des Cyllénies par la trompe évidemment plus longue que la tête. Ils volent avec rapidité et planent sans se reposer sur les fleurs dont ils pompent les sucs mielleux au moyen de leur trompe. Ils font entendre, en volant, un bourdonnement assez fort. On ne sait rien sur leurs métamorphoses, et leur larve n'est pas encore connue.
Mcigen en décrit quarante sept esp.; parmi elles nous citerons ; le B. Bichon, B. major, Fab., ou le B. tariegatus de Degéer qui est le même que le B. sinuatu $ de .Mikan, et le Bichon de Geoffroy; il sert de type au G. et se trouve aux environs de Paris , ainsi que le B. ponctué, B. médius de Linné, ou le B. discolor de Mikan.
ltO.MBYLIF.RS. Bombyliarii. ms. Fam. de l’ordre des Diptères, instituée par Lalreille, et qui répond au grand G. Bombyle, tel que l'avait établi Linné. Caractères : antennes de trois articles, dont le dernier sans divisions; suçoir de quatre soies; trompe saillante, avancée, filiforme ou sétacée; corps court, ramassé; ailes écartées; télé plus basse que le corselet; antennes presque contiguës à leur naissance. Ainsi caractérisée, cette fam. comprend les G. Bombyle, l’sie, Pbtbirie et Cyllénie.
Les Bombyliers ont les antennes de la longueur de la tête ou guère plus longue, très-rapproebées à leur naissance, insérées sous le front, composées de trois
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articles dont le second est le plus court, et le dernier allongé, presque en fuseau comprimé, tronqué ou obtus, et souvent muni d'un petit stylet. La trompe est ordinairement fort longue et plus grêle vers le bout, où clic offre deux divisions qui résultent de la présence des deux lèvres au sommet de la gaine; vers sa base et de chaque cdté. on observe deux palpes velues, trèspetiles, formées par deux articles; les yeux à réseau ont une forme ovale, et dans les mâles ils .se rencontrent souvent postérieurement sur la ligne moyenne. Les yeux lisses occupent le vertex et y figurent un triangle. La tête est plus petite et moins élevée que le thorax ; celui-ci est convexe et comme bossu. Les ailes sont grandes et étendues horizontalement de chaque côté du corps; les pattes sont longues et très-déliées, épineuses ou ciliées; les tarses se terminent par deux crochets entre lesquels on voit deux pelotes; l'abdomen est triangulaire, et le corps en général velu. La tête, qui est plus basse que le corselet, sert à distinguer les Bombyliers des Taonieus et des Anthraciens avec lesquels ils ont plusieurs points de ressemblance. Les Bombyliers volent avec rapidité et en faisant entendre un bourdonnement aigu. Ils planent au-dessus des fleurs, et. sans prendre sur leurs pattes aucun point d'appui, ils y introduisent leur trompe. On les rencontre dans les lieux secs et rxposés au soleil. Leurs métamorphoses ne sont pas connues. Lalreille soupçonne que les larves sont parasites.
BOMBYX, ixs. y. Bombyce.
BOMBYX, bot. V Hibiscus phœniceus, dont les graines, recouvertes d'une enveloppe laineuse, simulent ainsi, en quelque sorte, les cocons du Ver-à-soie, avait été séparé du G. comme devant en former un nouveau sous le nom de Bombyx, par Médicus et Mœnch. il n’a pas été adopté.
BOME. rept. y. Bom et Boma.
BOM GORS. ois. S. vulg. de Héron Butor. bom ipas. bot. y. tpas.
BONAF1DIA. bot. y. Amorpua.
BONAMIA. bot. Du Petil-Thouars a établi ce G. d’après un arbuste élégant, de Madagascar, haut de cinq à six pieds, à feuilles alternes, ovales et ondulées, à fleurs disposées, au sommet des rameaux, en une courte panicule. Leur calice est profondément divisé en cinq portions qui se recouvrent par leurs bords; la corolle, monopétale, présente un tube et un limbe quinquelobé; cinq filets s'insèrent à ce tube qu’ils dépassent à peine, alternent avec ces lobes, et portent les anthères attachées par le dos et introrses. Le style, presque double des étamines, se partage vers le tiers de sa hauteur en deux portions terminées chacune par un stigmate capité. L'ovaire renferme deux loges, et chaque loge deux ovules; mais l'un avorte ordinairement, de sorte qu'on ne rencontre en général que deux graines dans la capsule qu'environne, à sa base, le calice persistant. Les graines sont fixées par un hile élargi au fond de la loge. Leur embryon, dépourvu de périsperme, présente une radicule inférieure et des cotylédons foliacés, plissés ensemble et repliés vers le bas. Ce G. appartient à la fam. des Convolvulacées.
BON AN A. ois. V. Baxatu.
BON
BON
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BONAPARTE.*, bot. G. formé dan* la Flore du Pérou, par Ruiz et Pavon , pour un végétal de la fam. des Broméliacées, iiexandrie Monngynie. L.. très -voisin des Tillandsies dont il ne diffère que par un calice A deux folioles au lieu de trois, par les pétales roulés sur eux-mèines, et par les cloisons qui ne s'élèvent que jusque vers le milieu des valves. Tant qu'il n'y a eu qu'une seule esp. de Bonaparlea connue, il s’est élevé des doutes sur la validité du G. que plusieurs Botanistes prétendaient devoir être réuni au Tillandsia, mais une seconde esp., B. gracilis, ayant été découverte au Mexique, en 1828, on s'est vu forcé de conserver le G. qu'il faut bien se garder de confondre avec le G. Liltæa , qui , pendant un certain temps, a porté fautivement le nom de Bonaparlea. Les deux plantes sont remarquables par la forme particulière de leurs feuilles roides , linéaires, étroites, gladiées , triangulaires, avec des épines recourbées en crochet sur les angles; elles parlent toutes de la souche et divergent en rayonnant; chacune d'elles est terminée par un bouquet d'une vingtaine de filaments desséchés et épanouis.
BONAROT.A. bot. Micheli cl Adanson nomment ainsi le G. Pie de rota de Linné.
BONASE et BONASliS. mam. S. d'Aurochs. Boeuf.
BONASIA. ois. S. de Tétras Gélinolle.
BONASLA. bot. S. de Léo nu rus Cardiaca, L..
BONASliS. «am. V . Bokasb.
BONATE ou BONATEA. bot. Dans son Species Planla ru tu, Willdenow a fait un G. nouveau de YOrchis speciosa de Thunberg , auquel il a donné le nom de Bonatea speciosa. Le G., qui se compose de cette seule esp., originaire du Cap, diffère des Orchis par son gynostèine membraneux et ailé sur les parties latérales, et par son anthère dont les deux loges sont écartées et attachées sur chacun des angles supérieurs de ce support commun.
BONAVERIA. bot. Une esp. de Coronille, Coronilla Seeuridacaf L., se distingue de ses congénères par ses gousses très-comprimées et non articulées. Aussi Scopoli en avait-il fait son G. Donarcria , que Desvaux a rétabli. V. Corotiille.
BON DA -G ARÇON- bot. N. vulg. d'une Liane.
BONDRÉE. ois. F.sp. du G. Faucon, dont Lesson fait un sous-genre qu'il caractérise ainsi : tarses courts, assez robustes, réticulés, n'ayant des écailles ou squainclles que sur les doigts ; bec recourbé dès la base, à bords droits, à arête presque vive.
BONDUC. bot. V. Goillambisa.
nONDUCELLA. bot. Esp. du G. Guillandina.
BONELLIE. Bonellia. zoom. G. de l'ordre des Échinodermes apodes, institué par Rolando qui lui assigne pour caractères : corps ovale; une trompe formée d'une lame repliée, susceptible d’un extrême allongement, et fourchue à son extrémité. L'anus est à l'extrémité du corps; l'intestin est très-long, plusieurs fois replié, et près de l’anus sont deux organes ramifiés, qui pourraient servir à la respiration. Le» œufs sont contenus dans un sac oblong, qui a son issue près de la base de la trompe. Les Bonellies, dont une esp. (B. viridis) se trouve dans la Méditerranée, vivent dans le sable, à une assez grande profondeur, mais elles se tiennent
toujours à une distance telle de l'eau, qu'elles peuvent y faire arriver leur trompe.
BONGARE. Bongarus. reft. Pseudoboa d’Oppel. G. formé par Daudin. adopté par Cuvier qui le place dans la fam. des Serpents venimeux A plusieurs crochets, encore qu'il ne soit pas clair que ce Serpent ait des crochets à venin. Ses caractères consistent : dans une rangée longitudinale de grandes écailles hexagonales ‘ sur le dos; dans l'absence de grelots A la queue et d’ergots A l'anus ; dans la forme de la tête qui est oblongue, triangulaire, à museau obtus; enfin dans le corps qui est très-grêle, allongé et comprimé sur les côtés. Les Bongares, voisins des Boas et des Couleuvres, habitent l'Amérique. Ils acquièrent une taille moyenne. Les esp. innocentes de ce G. sont : le Cexco, B. Ccncoalt, Oppel, Coluber Cencoalt , Lino., du Brésil; la Nyspbe, qui est le Kulla Tyrien du Bengale, le Comprimé, qui vient de Surinam ; et le Coluber renosus, L., esp. peu connue que Séha dit être américaine.
BONGUATRORA. rept. Serpent d'Ainboine, qui parait être la Couleuvre Boiga.
BON HENRY, bot. Esp. du G. Chénopode.
BON-HOMME, bot. S. vulg. de ycrbuscum 7'hapsus. y. Mol. ÈA K.
BON-HOMME-MISÈRE, ois. S. vulg. de Sylvie Rouge- Gorge.
BONIFACIA. bot. S. de Ruscus Hypophyllum, L. y. Fracov.
BONITE, pois. Plusieurs esp. du G. Scorobre ont reçu ce nom qui convient particulièrement au Scomber Pela mis.
BONITOL. rois.S.vuIg.de.ÇrowAer médité rrancus.
B0N1T0N et BON ITOU N. pois. S. deScombre Sarde.
BONJAMA. bot. S. vulg. de Bromelia Pinguin, f'. Bromelic-
B0NJ0UR-C0MMANDEL1R, ois. Esp. du G. Bruant.
BONNARON. bot. S. de Scneçon vulgaire.
BONNAY'A. bot. G. proposé par Linck et Otto, dans le second fascicule des Icônes du jardin de Berlin, pour une petite pl. annuelle, qui croit A Manille et dans d'autres parties de l’Inde, et qui présente une tige rameuse, carrée et dichotome, des feuilles opposées, sessiles, ovales et dentées en scie, d'un vert clair et glabre; les fleurs sont blanches, lavées de pourpre, sessiles. réunies au sommet des ramifications de la tige; leur calice est tubuleux, A cinq divisions dressées; leur corolle est bilahiée; la lèvre supérieure entière; l'inférieure A trois loties; les étamines sont au nombre de deux, plus courtes que la corolle; l'ovaire est allongé, A deux loges. Le fruit est une capsule linéaire, presque lélragone, à deux loges et A deux valves, contenant un grand nombre de graines attachées à un trophosperme axille. Le Bonnaya brachiata, que ces auteurs ont figuré pl. 2, a été décrit d'après un échantillon provenant de graines recueillies A Manille par le botaniste voyageur de Chamisso.
Ce G. nous parait devoir être placé dans la fam. des Acanlhacées près des G. Ruellia et Justicia avec lesquels il a beaucoup d'affinités, et non parmi les Scrophulariées, ainsi que l’indiquent les auteurs qui l'ont établi.
BON
BONNE-DAME. bot. Esp. du G. Arrache.
BONNF.MA1SON1K. lionne mai non ia. bot. G. de la fi»m. des Fucncées, établi par Agardh, pour quelques Fucus qui lui ont offert les caractères suivants : filaments filiformes, comprimés, pcctinés et ciliés; capsules renfermant des sporidies pyriformes. Des trois esp. décrites par Agardh, une seule appartient à la Méditerranée; les autres sont de l'Atlantique.
BONNET, sam. On appelle ainsi le second estomac des Ruminants.
BONNET, ois. On nomme ainsi, en ornithologie, la partie supérieure de la tète.
BONNET, rois. S. vulg. de Scombre Bonite.
BONNET, moll. Nom vulg. donné à plusieurs Coquilles. parles marchands ou les amateurs, en y ajoutant diverses épithètes distinctives; ainsi : Le Boxaet chinois, est le Patella si ne n sis. Le Bosxet de Dhagox, le Patella ungarica, L. Le Bon set de foc ou de Monts, ou le Coelr de Bolcf, le Chaîna Cor , L.; isoeartlia Cor , Lanik. Le Boxxet de Nefti si ou la Clocbe, la Clochette, la Soxxette. le Patella equestris, Laink. Le Boa. vet de Pologne, le liuceinum Testiculis , L.; Cassis Testiculis , Lanik.
BONNET, bot. Plusieurs Champignons, chez les paysans et dans certains auteurs dont la nomenclature devrait être exclue des ouvrages d'Ilisloire naturelle, portent ce nom avec quelques épithètes qui ne les rendent pas plus reconnaissables , üt dont il est inutile de grossir cet ouvrage.
BONNET BLANC, échix. Esp. du G. Anancliite.
BONNET CHINOIS. ma>. Esp. du G. Macaque.
HONKF.T D'ÉLECTEUR ou DE PRÊTRE. »ot. Var. de Courge Pâtisson. Le même nom se donne aussi vulg. au Fusain d'Europe.
BONNET DE NEPTUNE, foltf. S. vulg. de Fungia Pileus de Lainarck. C'est aussi le nom que Pon donne vulg. à la Calyptrée de Neptune, Calyptrœa Sept uni, très souvent confondue avec la C. equestris, quoique la première soit des mers de l'Inde et l'autre des Antilles.
BONNETIE. Itonnetia. bot. G. de la fam. des Ternstrœmiacées, institué par Cambessèdcs qui le caractérise ainsi : calice divisé jusqu’à la hase en cinq folioles imbriquées; corolle formée de cinq pétales non soudés entre eux; étamines libres; anthères vacillantes, s'ouvrant à leur hase par deux pores; style 3-fide; ovules très nombreux dans chaque loge de l'ovaire , et disposés sur plusieurs rangs; graines dressées et linéaires, terminées aux deux extrémités par un petit prolongement membraneux et dépourvues de périspenue. II faut bien se garder de confondre ce G. avec le Mahurea, dont Schreherct Vahl ont inutilement changé le nom en celui de Donnetia. Les trois esp. qui leconstitucnt, U. stricto, a ti ceps et tenvlosa, ont été décrites par Nées, Martius et Zuccarini. Ce sont des arbres très-médiocres ou des arbustes originaires du Brésil; ils oui les feuilles éparses, dépourvues de stipules, coriaces et entières; les fleurs terminales et axillaires.
BONNET NOIR. ois. S. de Sylvie mélanocéphale.
BONPLANDIE. Itonplaiidia. bot. Cavanilles a dédié à Aimé Bonpland , compagnon de l'illustre Uumboldt I dict. des sciences xat.
dans ses voyages de l’Amérique équinoxiale, ce G. qui doit être rangé dans la fam. des Polémnniacées et dans la Pentandrie Monngynic, L. Ses caractères sont : calice tubuleux. pentagone, persistant, à cinq dents disposées en deux lèvres; corolle deux fois plus longue que le calice, tubuleuse, aussi à deux lèvres : la supérieure dressée et bipartie, à divisions cunéiformes et éinarginées ; l’inférieure tripartie, à lobes obeordés, presque égaux ; étamines, au nombre de cinq, égales entre elles et déclinées; ovaire appliqué sur un disque hypogyne et annulaire; style grêle, de la longueur des étamines, terminé par un stigmate à trois segments linéaires et recourbés. Le fruit est une petite capsule renfermée dans le calice; elle est ovoïde, allongée, obtuse, creusée de trois sillons longitudinaux , à trois loges qui contiennent chacune une seule graine, à surface chagrinée; elle se compose d'un embryon dressé, renfermé dans un endosperme cartilagineux; la capsule s’ouvre, par sa moitié supérieure seulement, en trois vahes qui restent adhérentes par toute leur moitié inférieure. Ce G. ne renferme qu'une seule esp., le D. geminiflora , pi. vivace, originaire de la Nouvelle-Espagne, dont la tige herbacée, haute de deux à trois pieds, porte des feuilles éparses, sessiles, lancéolées, aiguës, dentées, puhescentes et d’une odeur désagréable, des fleurs axillaires géminées, pédicellées et violettes.
Willdenow ayant donné à l’arbre qui fournit l’écorce d'Angusture le nom de Bonplandia tri foliota , a changé le nom du genre de Cavanilles en celui de Caldasia. Mais ce changement n’a point été sanctionné par tous les botanistes, et l’arbre dont l’écorce est désignée, dans le commerce, sous le nom d'Angusture vraie, est appelé par Humbnldl Cusparia febrifuga.
BONTI. bot. S. de Squine. F. Smilax.
RONTIA. bot. G. placé par Jussieu, à la suite des Solanées; les caractères sont : un calice petit, quinquéfide, persistant; une corolle beaucoup plus longue que lui. et tubuleuse, son limbe est à deux lèvres : la supérieure dressée, échancrée, l'inférieure réfléchie, velue ettrifide; quatre étamines didynames; un style que termine un stigmate bilobé; une baie acuminée et delà forme d'une Olive, à deux loges divisées incomplètement par une cloison élevée et contenant dans chacune de ces demi-loges une ou deux graines. Les auteurs ne sont pas d'accord sur tous ces caractères, puisque Dillenius n'adinet dans cette pl. que trois étamines; que Jussieu, au contraire, met en doute s’il n’y en avait pas cinq . dont une aurait avorté; et qu'enfin. Plumier et Lamarck décrivent le fruit comme une baie monosperme. La seule esp. qu’on en connaît est un arbre des Antilles, qui atteint trente pieds d'élévation. Ses feuilles sont alternes et lancéolées; ses fleurs d’un jaune sale, pédonculécs et solitaires à l’aisselle des feuilles. On lui a donné le nom spécifique de daphnoides , et on l'appelle Daphnol en français. Elle est figurée tab. 547 des lllust. de Lamarck.
BON- V ARON. bot. S. de Seneçon vulgaire.
ROOBY oc ROt RIE. ois. S. de Fou.
BOODFI. rept. S. deCœcilie Ibiare.
BOOLLU-CORY. ois. S. vulg. de Talive.
BOOM -U P AS. bot. F. T pas.
BOOM-WAREN. dot. S. de Polypode vulgaire.
BOOPF.. pois. S. vulg. de Bogue.
BOOPHANE. bot. Herbert a proposé, sou» ce nom, l'érection de YAmaryliis dislit ha en G. particulier. Il y a bien dans cette esp. quelques différence» marquées avec ses congénères, mais elles n’ont point paru suffisantes pour faire adopter ce G. nouveau.
BOOP1ÜE. Boopis.' bot. G. de la fam. de Synanlhérées et de la Syngénésie Monogamie, qui offre pour caractères : des fleurs réunies en capitules entourés d’un involucrc monophylte, à sept ou huit divisions peu profondes; un réceptacle portant de petites écailles allongées cl des fleurs distinctes, hermaphrodites, fertiles, toutes égales et semblables entre elles. Le calice, adhérent avec l’ovaire infère, a son limbe partagé en cinq lobe» membraneux, plus courts que l'ovaire, tantôt entiers, tantôt dentés. La corolle a son limbe régulierct campa niforme, à cinq divisions; les ovaires sont tous libres et distincts; les anthères ne sont soudées que dans leur moitié inférieure. Ce G., établi par Jussieu, se compose d’une seule esp. Ji. a ni hr moi des, petite pl. ayant le port d’une Anthémis , à tiges rameuses, striées; à feuilles alternes, sessiles, profondément peclinato-pinnalifuie»; à fleurs jaunâtres, formant un capitule sphérique. Elle a été observée à Buenos-Ayres par Coinmerson, et figurée par Jussieu (Ann. du Mus.,2. p.317, t. 58, f. 2), et par Richard (Mém. du Mu»., 0, 1. 11). Jussieu en a décrit une seconde espèce sou» le nom. de B. balsamita,foliaf dont Richard a fait une esp. du G. Calyrera.
BOOPIDÉES. bot. Fam. de pl. proposée par H. Cassini, et qui répond à celle qu'a établie L.-C. Richard sous le nom de Calycérées.
BOOPS. 1AV. S. de Baleine Jubarte.
HOOPS. pois. F. Boche.
BOORA-MORANG. ois. N. d’un Aigle de la Nouvelle- Hollande, que, sous le nom de Fultur Bold, l’on a placé mal à propos dans le ti. Vautour.
BOOT1E. Bootia. bot. G. de la fam. des Hydrocharidées. Durcie Décandrie, établi par le D* Wallicb, dans ses Plantes rares de l'Asie, et qu'il a caractérisé ainsi : fleurs spathacées, diofques; périanthe à six divisions, dont trois internes et pélaloïdes; spalhe mâle, multiflore ; fleurs exsertes, longuement pédonculées ; douze étamines, trois styles avec leurs stigmates hilobés; spathe femelle uniflore; ovaire infère, à plusieurs loges potvspermcs; style» et étamines stériles. Ce G. est trèsvoisin de YHydrodtaris , du St ta fioles et du Dama sonium ; le premier en diffère par »a spalhe mâle A deux foliole* , sa *palhe femelle nulle ; les autres G. s’en distinguent par les spalbes uniflore», hermaphrodites. L’auteur, s'étant convaincu que le G. Bootia de Bigelow ne pouvait être distingué du PotentiUay a cru devoir employer le même nom pour le G. qu’il décrit. Le B. corda ta est une charmante pl. aquatique, qui croit dans les environs d’Ara. Scs parties vertes y sont mangées comme pl. potagères. — Le nom de Bootia a été donné comme générique par Adanson au florbonia de Linné, et simultanément par Necker, à la Spaouaire officinale.
DOOTSHAAC. pois. Esp. de Bogue, selon Ruisch qui
l'a fait connaître dans les Poissons d'Amhoine. et qui lui attribue quatre barbillons autour de la bouche, avec quatre aiguillons sur le dos. Sa chair se mange et se sale.
BOPYRE. Bopyrus. CIOST. G. de l’ordre de* ïsopodes, section des Ptérvgibranches, établi par Lalreille. Caractères : antennes, yeux et mandibules nuis ou point distincts. — Les Bopyres. placés à la fin de l’ordre des Isnpodes. ont une organisation si singulière qu'il existe entre eux et les genres dont on les rapproche le plu», une très-grande lacune. De même que les Cy mot bées auxquels ils ressemblent à quelques égards, les Bopyres sont parasites; on le» rencontre très -communément sou» le test du thorax du Palémon Squillc où ils donnent lieu, sur les côtés, à une tumeur très remarquable. Leur corps est membraneux, court, aplati, ovale, terminé en pointe postérieurement. Il donne attache par un rebord inférieur aux pattes qui, très petites, rétractées et au nombre de sept paires, ont, au-dessous d’elles, de petites lames membraneuses, dont les deux dernières sont allongées ; la queue est garnie en dessous de deux rangées de feuillets ciliés, et n'offre point d'appendices à son extrémité. La femelle porte sous son ventre une prodigieuse quantité d'œufs qu’elle dépose dans les lieux habités par des Palémons. L'autre sexe n'a pas été encore positivement reconnu; on a cependant regardé comme le mâle un très-petit Bopyre qui se rencontre souvent près de la queue des individus chargés d’œufs. Les pécheurs sont imbu», A l’égard de ccs animaux parasites, d'un préjugé absurde; ils croient que les Soles et quelques espèces de Pleuronectes sont engendrées par les Palémons, et ils prennent les Bopvrei pour cps poissons encore fort jeunes. Fougeroux de Bondaroy a fait voir, dans un Mémoire lu A l'Académie des sciences en 1772, que l’animal parasite, qui vil sur les Palémons, n'a aucun rapport avec les poissons, et que l’opinion émise en 1722, par Deslandcs. qui pensait que les œufs de Soles s'attachaient aux Chevrettes , est dénuée de fondement.
On n’a connu pendant longtemps qu’une espèce de Bopyre, le B. de» Chevrette», B. Sq u i lia r unt , Latr., Monontlus crangorum, Fab. Depuis, Lalreille en a découvert une autre sous la carapace d'un Crustacé du G. Alphée, envoyé de l’ile de Noirmnulier. Enfin, Risso (Hist. nat. des Crustacés des environs de Nice. p. 148) en a décrit une troisième qui sc trouve sur plusieurs esp de Palémons, et A laquelle il impose le nom de B. de* Palémon*. B. Palemonis.
BOQt’EREL. ois. S. vulg. de Gros-Bec Friquet.
BOQEETTIER. bot. N. vulg. du Pommier sauvage.
BOR or BORI. bot. S. vulg. de Jujubier.
BORACITE. il*. F. Maoxèsie boratée.
BORAGO. bot. V. Boibiuche.
BORAMETS. bot. S. de Baromclz.
BOR ASSOS ou BORASSÜS. bot. G. de la fam. de* Palmier», que Jussieu et Gærtner nomment f.ontartis d’après llumph.elqui porte aussi en français les noms de Lontar cl de Bondier. Ses fleurs sont dioïques. Dans les mâles, d'une spalhe de plusieurs folioles partent les spadices qui se terminent par des chalons serrés, simples, ou géminés, ou ternés. Six étamines sont coii-
tenues dan» un calice triparti, élevé sur un pédicule qu'environne 5 sa base un involucre de trois bractées. Dans le» femelles, une spalhc semblable émet un spadice ordinairement bifurqué, sur lequel les fleurs sont plus lâchement éparses. Un calice de huit à douze sépales inégaux et imbriqués . embrasse l’ovaire avec lequel il persiste et s’accroît, et six ou neuf anthères stériles s'insèrent à sa base en se soudant en un anneau. Cet ovaire, surmonté de trois styles dont chacun offre un stigmate simple, devient un énorme fruit, contenant, dans une enveloppe pulpeuse , entremêlée de fibres, trois nucules trilobés, environnés de long# filaments, anguleux sur l’une de leurs faces, convexes sur l’autre. La graine, renfermée dans chacun de ces nucules, est composée pour la plus grande partie d’un périspenne de même forme, creusé intérieurement, et qui loge â la base de son lobe moyen, un embryon dressé, représentant une sorte de cône porté sur un disque strié.
L’esp. la plus connue et la plus complètement décrite est le B. flabeUiformis, arbre des Indes Orientales, dont la tige, haute en général de quarante à cinquante, quelquefois de cent pieds, est couronnée à son sommet par de grandes feuilles en éventail, pliées longitudinalement dans leur première moitié, découpées dans l’autre, et soutenues par des supports armés de pointes. On se sert de ses tiges pour la construction des maisons et de ses feuilles pour écrire avec un stylet; se» spadiccs, incisés avant la maturité, fournissent une liqueur en usage dans les Indes sous le nom de vin de Palmier. Hoxhurg. dans son bel ouvrage sur les pl. de Coromandel, a décrit avec détail et figuré (tab. 71 et 72) les fleurs mâles et femelles du B. flabclliformis ; et Gartner sous le nom de Lontarus domestica, a aussi donné l'analyse de son fruit (T. t, p. 31, tab. 8). Loureiro en a indiqué une autre esp. également originaire de l'Inde, le B. I ameuta , dans lequel les supports des feuilles sont inermes. Celle qu’il nomme B. Gomutu» forme le G. Arenga. Et enfin du B. pinnatifrons de Jacquin, Willdenow a fait le G. Chamœdorea.
BOHAX. un. P. Tinkal et Soüde Boratêe.
BORBOCHA ou BORBOTHA. rois. S. de Gade Lotte.
BOKBONIA. bot. G. de la fam. des Légumineuses. II présente tin calice turbiné, à cinq divisions à peu près égales, roides et acuminées; une corolle papilionacée dont la carène est composée de deux pétales connivents au sommet; un stigmate échancré; une gousse oblongue, comprimée, terminée en pointe, s'ouvrant en deux valves, et renfermant dans une seule loge, des graine» on petit nombre. Les esp. de ce G. sont des arbrisseaux rameux. à feuilles roides. simples, sessiles, linéaires, ou lancéolées, ou cordiformes, marquées souvent de plusieurs nervures, pourvues de stipules â peine visibles. et dont les pédoncules terminaux portent une seule ou plusieurs Heurs.
Bohboxia est aussi le nom spécifique d’un Laurier dont Adanson avait fait un G. sous ce même nom, en y rapportant VAndira de Marrgravc.
BORBOTHA. pois. V. Borbociia.
HORCKHAl'SEME. Borckhausenia. bot. On trouve décrites sous ce nom, dans la Flore wetléravienne, les
espèces de Fumeterrc dont Persoon a fait le G. Cory-
dalide.
BORDA, bot. S. de Chénopode maritime.
BORDE, pois. S. d’Able.
BORDELAIS ou BOURDELAS. bot. Var. de Vigne dont j les fruits demeurent acerbes en mûrissant, et sont ordinairement appelés Verjus.
BORDELIÈRE. pois. Nom vulg. donné ù diverses esp. de Cyprins , tels que le Blicca ou le lotus , mais qui convient particulièrement au Cyprinus Balle rus de b division des Brèmes.
BORD-EN-SCIE. rept. Esp. du G. Éinyde.
BORE. Base de l’Acide borique ou boracique, que l’on trouve combinée naturellement avec la Soude, dans l’eau de certains lacs. y. Solde uoratée.
BORÉE. Bonus, ins. G. de l’ordre des Névroptères, fam. des Planipcnnes, établi par Lalreiltc qui lui assigne pour caractères : cinq articles à tous les tarses ; tête prolongée antérieurement en forme de bec; premier segment du tronc grand , en forme de corselet ; les deux suivants couverts par les ailes dans les mâles; ailes suhulées , recourbées au bout , plus courtes que l’abdomen ; femelle* aptères, avec une tarière en forme de sabre au bout du ventre. Les métamorphoses des Borées ne sont pas connues. L’esp. unique, et qui sert de type â ce G., a été nommée Panorpa hyemalis par Linné, cl figurée par Panzcr (Patina. Insect. Germon. xxu, tab. 18) sous le nom de Gryllus proboscideus. La B. hyémale se trouve, en hiver, sous la mousse au nord de l’Europe, et dans les Alpes à la hauteur des neiges. Elle n’a guère qu’une ligne de longueur; sa couleur est le noir cuivreux.
BOREL1E. Borelis. moll. G. de Coquille multiloculaire, établi par Mont fort pour le iïaulilus Melo , et dont Lamarck a fait son G. Mélonite (Encycl. mélli., pl. 469. fig. G, II).
BORELLIE. Borellia. bot. Necker a nommé ainsi un G. qu’il a établi d’après le Cordia fetrandra d’Aublet, esp. distincte par sa corolle quadrifide, ses quatre étamines et son fruit qui est une baie â quatre noyaux.
BORF. TTA. bot. Sous ce nom, Necker fait un G. nouveau de YErica Daboecia qui doit être en effet séparée des Bruyères, mais pour rentrer dans un autre G. connu, le Menziezia de Smith. Cette pl. a été le sujet d’une Dissertation de Jussieu, insérée dans le premier volume des Annales du Muséum, et c’est là qu’est démontrée celte affinité fondée non -seulement sur les valves rentrantes de la capsule de YErica Daboecia, mais aussi sur l’inspection de ses autres caractères. On
! observe néanmoins quelque différence dans le port et ! dans le calice qui est de quatre sépales, au lieu d’être d’une seule pièce et à quatre lobes, souvent presque \ nuis, comme dans le Menziezia.
BORGNE, ois. S. vulg. de Mésange charbonnière.
BORGNE, rept. S. vulg. d’Orvet commun.
BORGN1AT. ois. S. vulg. de Bécassine sourde.
BORIDIA et BURID1A. fois. S. d’Ahle Aphye.
BORIN. ois. S. vulg. de Sylvie Passerinette.
BORION. bot. S. de Serapias.
1 BOR1SSA. bot. S. de Lysimacbe ntimmulaire.
RORKHAUSEN1E. bot. I'. Borckh ausenie.
îî 18
BORKDAOSIE. Borkliausia. bot. Même chose que Barckausie.
RORLASIE. Borlania. zoom. On doit, au professeur Oken, la formation de ce G. de vers Apodes, qu’il caractérise ainsi : corps mou, extrêmement long, suhcylindrique ou aplati, obtus aux extrémités, plus prèle postérieurement ; partie antérieure renflée en mufle ou en rostre ayant de chaque côté uue fossette longitudinale; bouche inférieure non terminale, en fente longitudinale, formant quelquefois une sorte de ventouse; orifice de l’appareil générateur dans un tubercule situé au bord de l'ouverture buccale. Les naturalistes de l’expédition de l’Astrolabe ont rapporté sept esp. nouvelles de Borlasiesqu’ils ont découvertes à la Nouvelle-Guinée, à la Nouvelle-Hollande et daus d’autres lieux de l’Australie.
BORXINE. mit. Même chose que Bismuth tellure. V. ce mot.
BOROCÈRE. Rorocera. ms. G. de la faut, des Bombycines, fondé par Boisduval qui en trace ainsi les caractères : tète petite; trompe nulle; yeux petits, peu saillants ; antennes assez minces, peu pectinées, courbées extérieurement dans leur milieu, et un peu tordues; corselet velu, arrondi; abdomen plus long que les ailes inférieures; ailes reverses; pattes très-velues; femelle trois fois plus grande que le mâle. Ce nouveau G., dont une esp. seulement est connue, doit être placé à côté du G. Megasoma du même auteur.
B. de Madagascar. B. Madagascariennis, B. II ressemble pour la teinte au Bombyx francontna, Fab.; ses ailes sont un peu dolahriformes. comme celles du mâle du Megasoma repandum ; elles sont d’un roux canelle foncé, sans aucun dessin; le corselet, la tête et l’abdomen sont de la même couleur. Les ailes de la femelle sont plus claires, traversées, près de la base, par une raie sinuée plus obscure et par une autre au delà du milieu.
BOROME. Boronfa. bot. G. de la fam. des Rutacées et de l'Octandric Monogynie. établi par Smitb. pour des arbustes tous originaires de la Nouvelle-Hollande, et qui ont pour caractères communs : un calice à quatre divisions ; une corolle formée de quatre pétales simples, insérés, ainsi que les étamines, à la base d'un gros disque hypogyne; les étamines, au nombre de huit, rapprochées les unes contre les autres, ayant les anthères introrses et les filets glanduleux à leur sommet qui est rraiflé. Les pistils sont au nombre de quatre, portés sur uii disque hypogyne, très-saillant, plus large qu’eux; ils sont très- rapprochés les uns des autres, soudés seulement par une portion de leurs styles, et simulant un pistil unique à quatre sillons très -profonds. Chaque ovaire est uniloculaire : il renferme deux ovules alternes, attachés vers l’angle interne; le style est surmonte d'un stigmate renflé. Le fruit est formé de quatre petites capsules rapprochées. — Ce G. forme une exception très-remarquable dans la fam. des Bulacées. par ses quatre pistils distincts, seulement soudés par uue partie des styles. Ce caractère indiquerait une sorte d’affiuitè avec la fam. des Simaroubés, et servirait à établir le passage entre elle et celle des Rutacées.
Pendant longtemps, on n'a connu qu’une seule esp.
de Boronic. décrite par Smith sous le nom de B. pinnala , et figurée par Andrews ( Bot . rep.y t. 5H). C’est un petit arbuste grêle et peu élevé, à rameaux opjiosés, ainsi que les feuilles qui sont en outre pinnées. et dont les folioles, au nombre de cinq à neuf, sont linéaires, lancéolées, aigues. Les fleurs sont d'un rose pâle, et forment une sorte de grappe à la partie supérieure des rameaux. On cultive cet arbuste dans nos orangeries.
BOROS. Boros. us. Coléoptères héléromères. Genre fondé par Ilerhsl, rangé par Fabricius dans les Hypopillées et réuni par Lalreüle au G. Ténébrion.
BORO^ITIS. ois. S. vulg. de Corbeau Corbine.
BORRAGINÊES. Borrngincœ. bot. Cette fam., qui fait partie du groupe des Dicotylédones monopétales, dont la corolle est hypogyne, présente dans son ensemble les caractères suivants : les fleurs forment ordinairement des épis simples ou ruineux, roulés en crosses à leur partie supérieure, ayant les fleurs toutes tournées d'un même côté; le calice est monosépale. ordinairement à cinq divisions plus ou moins profondes, quelquefois seulement à cinq dents; la corolle est toujours monopétale, le plus souvent régulière; son tube est plus ou moins allongé, et donne attache aux étamines; son limbe offre cinq loties; l’entrée du tube est taillât nue, tantôt garnie de cinq appendices saillants, de forme variée, qui sont creux et s'ouvrcnl extérieurement par autant de petites ouvertures au-dessous du limbe de la corolle; le nombre des étamines est constamment de cinq, qui sont tantôt saillantes hors du tube, tantôt incluses; l'ovaire est appliqué sur un disque hypogyne jaune, qui forme un bourrelet circulaire un peu saillant ; il est toujours simple, tantôt ovofde, arrondi, tantôt bilohé, plus souvent à qua’re loties profondément séparés, au centre desquels est attaché le style. Ces lobes ont été considérés par plusieurs auteurs, même parmi les modernes, comme quatre ovaires distincts qui auraient un seul style commun pour eux tous; mais celle opinion nous parait erronée, et chacun des lobes de l’ovaire, dans la Bourrache, les Pulmonaires, etc., doit être considéré comme une des loges d’un ovaire quadriloculairc. Chaque loge contient constamment un seul ovule qui est attaché vers son angle rentrant ; le style est presque toujours simple, rarement il est bifide ou dicholoine à son sommet (Cordia)\ le stigmate est simple, bilohé ou même biparti.
Le fruit, dans la fam. des Borrnginées. parait au premier abord présenter les différences les plus frappantes; et pour ceux qui n'étudieraient la structure du fruit qu'à l'époque de sa maturité, les genres de cette famille pourraient être facilement partagés en deux ordres distincts, ainsi que l'a fait Ventenat, et en trois comme Schrader l'a plus récemment proposé. Mais si l’on remonte à l’organisation primitive de l’ovaire pour connaître l'organisation du fruit, ces différences Ira nchées disparaîtront, et la structure du fruit offrira une régularité et presque une parfaite conformité dans tous les genres de Borraginées. En effet, l’ovaire doit toujours être considéré comme à quatre loges uniovulées. Quand il est simple et indivis, tantôt le péricarpe est sec, tantôt il est charnu; dans le premier cas, les quatre logos peuvent être fertiles comme on l’observe dans
le G. Héliotrope ; ou bien (roi» peuvent avorter et rester rudimentaires, et le péricarpe ou fruit mûr être uniloculaire et uionospenuc, ainsi que dans le G. HydrophyUum. Lorsque le péricarpe est charnu, la paroi iuterne de chaque loge ou l'endocarpe devient osseux; dans ce cas, tantôt chaque loge, qui forme une sorte de petit noyau ou de nucule, reste distincte, et le fruit offre quatre nucules uniloculaires et monosperraes; d'autres fois ces nucules se soudent deux à deux, et le fruit offre deux noyaux biloculaires comme dans les G. K ft relia, Tournefortia, etc., ou bien enfin les quatre loges ou nucules se soudent ensemble, et le péricarpe semble former une drupe dont le noyau présente quatre, deux ou une seule loge uuiovulée, suivant que tous les ovules ont été fécondés ou que deux ou trois ont avorté. Les G. Cardia, Tarronia , etc., uous offrent des exemples de celte dernière disposition.
Dans les G. très-nombreux où l’ovaire est quadrilobé, le fruit offre quatre akènes réunis et soudés par leur côté interne et inférieur, mais pouvant facilement se séparer les uns des autres. L’ovaire, dans le G. Cerinthe, est simplement hilobé, et chaque lobe, dont un avorte quelquefois dans le fruit mûr, est biloculaire.
Les graines se composent d'un épisperme dans lequel est une amande formée par un embryon renversé, dont les deux cotylédons sont plans et quelquefois plissés. Dans quelques G., un endosperrae miuce et membraneux recouvre l'embryon.
Les Borraginées sc composent de Végétaux herbacés ou ligneux. Leurs feuilles sont alternes, presque toujours recouvertes de poils, souvent très-rudes, ce qui leur a fait donner, par Linné, le nom de Planlœ asperifoliœ, nom qui convient également à beaucoup d'autres pl. de fam. différentes. Les fleurs sont disposéesen épis unilatéraux.
De Jussieu a, dans son Généra Plantarum, partagé en cinq sections les G. de la fam. des Borraginées, et réuni, dans chacune d'elles, les G. suivants : 1° fruit charnu : Patagonula , Cardia, Ch relia , Menait, Carronia et Tournefortia ; 2® fruit capsulaire simple : HydrophyUum , Phacelia, Ellisia, Uichondra , qui doit être placé parmi les Convolvulacées, Messerschmidia et Cerinlhe; 5° fruit formé de quatre graines nues ( Gymnotetraspermus ), tube de la corolle sans appendices : Coldenia, Heliotropium , Echium, Lithosperm uni, Pulmonaria , Ü nos ma ; 4° tube de la corolle garni de cinq appeudices : Symphytum, Lycopsis , Myosotis, A ncliuta, Borrago , Açpcnnjo, Cynoglotsum; 5" enfin, dans la dernière section se trouvent les G. A olana, qui est une Solanée, Sipho nanthus , qui appartient aux Verveines, et Eulkia, qui est un Liseron.
Ventenal (Tableau du Règne Végétal) a fait deux fam. des Borraginées de Jussieu, savoir les Sebestéxiers, où il place tous les G. où l'ovaire est indivis, et le fruit une capsule ou une baie, tels sont HydrophyUum, Ellisia, Cardia , Ehretia, t an onia, Tournefortia et M esse rtc hmidia ; et les vraies BuaRvonEEs, qui comprennent les G. dont l'ovaire est quadrilobé.
Dans un Mémoire fort remarquable intitulé : De Plantis asperifoliis Lin uni, Sc brader propose de
ttli)
diviser les Borraginées en trois fam. distinguées les unes des autres par la structure de leur fruit. La première, que ce professeur célèbre appelle Borraginées , comprend tous les G. des Borraginées de Ventenat, à l’exception du G. Héliotrope; elle est caractérisée par son fruit formé de quatre akènes. La seconde, ou les Hèliolropièes, se compose du seul G. Héliotrope dont le fruit est, pour Schrader, une drupe sèche, renfermant quatre petits noyaux. Enfin il place dans la troisième qu'il nomme Hydrophy liées, les G. Hydrophylluni, Ellisia , Phacelia.
En faisant connaître la structure organique du fruit, nous avons démontré combien , malgré les altérations apparentes qu’il éprouve, cet organe présente de conformité dans tous les genres. 11 nous semble donc impossible d'établir, d’après ces différences qui ne détruisent eu rien l’organisation primitive, des ordres naturels distincts, et nous pensons que les G. de la fam. des Borraginées doivent demeurer réunis eu un seul ordre naturel, ainsi que de Jussieu l’avait déjà établi précédemment. Cette fam. naturelle, voisine des Labiées, surtout par ses G. à ovaire quadrilobé, s’en distingue par sa corolle régulière, ses étamines au nombre de cinq, ses feuilles alternes et sa tige non carrée; elle s'éloigne des Scrophulariées et des Solauées , par son fruit à quatre loges qui contiennent chacune une seule graine. Nous classerons de la manière suivante les G. de la fam. des Borraginées.
lrB Section. Ocaire indivis.
t Fruit charnu.
Cordia, L.; — Cerdana, Ruiz et Pavon; Varronia r L.; ces deux genres doivent être réunis au Cordia , sui vaut Rob. Broun et kunth; — Ehretia , L.; — Peur reria , Jacquin; — Tournefortia, L.; — Metterschmidia, L., qui en est peu distinct; — Hochefortia , Svvarlz; — Carmona, Cavan.; — Cortesia , Cavan.; — /loua - «i/o, Du Pelit-Thouars ; — Patagonula, L.; — Menais, L.
■f-f Fruit capsulaire.
Heliotropium, L.; — HydrophyUum, L.; — Aid va, Ruiz et Pavon, qui, selon Jussieu, doit être réuni au précédent; — Phacelia, J.; — Ellisia , L.
Il* Section. Ovaire bilobô.
Cerinthe, L.
lll*1 Section. Ovaire quadrilobé.
f Corolle sans appendices.
Coldenia , L.; — Echium, L.; — Echiochilum , De* fontaines; — Echioidcs, Dcsf.;— ■ Lithospermum, L., auquel Jussieu réunit les G. Oskampia et Buglossoidcs de Mœnch, lialschia de Gmelin, et Tiquilia de Persoon ; — Pulmonaria , L.; — Trichodeema, Broun, qui comprend le Pottichia de Medicus; — O nos ma, L.; — Onotmadium, Richard.
Ï+ Corolle garnie de cinq appendices.
Symphytum, L.; — Lycopsis, L. ; Myosotis, L.; — Exarrhena, Brown; — Anchusa, L. ; — Borrago , L.; — Atperugo, L.; — Cynoglotsum.
Les Borraginées sont peu remarquables par leurs propriétés médicales; leur odeur est nulle, et leur saveur est fade et inucilagiueuse ; aussi les emploie -l-on surtout comme adoucissantes. Plusieurs d'eutre elles con
nos
tiennent une assci grande quantité de Nitrate de potasse, ce qui leur communique une action diurétique asseï marquée. Les racines, dans plusieurs csp., fournissent un principe colorant fort en usage dans l'art de la teinture ; telles sont celles de YEchium ruhrutn, de YAnchusa tincloria ou Lithonpermvm tinctorium , connues dans le commerce sous le nom d’Orro nc//e.
BORRAGI.NOIDES. bot. Le G. Bourrache a éprouvé depuis l'orgine des méthodes, diverses modifications; c’est ainsi que Boerhnave avait formé de l’un de scs démembrements, le G. Borraginoïde qui a successivement été adopté et rejeté, et enfin mieux caractérisé plus récemment par R. Brown qui a jugé convenable de substituer le nom de Trichodestna à celui que lui avait assigné Boerhaave. y. ce mot.
BORRERA. bot. Ce G., établi par Achar, répond à la première section des Pbyscia de De Candolle. Il a pour caractères : fronde membraneuse, cartilagineuse, étalée, ou rarement redressée, irrégulièrement lobée, à divisions étroites, profondes , presque toujours canaliculées en dessous, et ciliées sur les bords; apolbécies épaisses, en forme de sculelles, pédicellées. recouvertes par une membrane colorée, et entourées par un rebord saillant de la fronde. Peut-être devrait-on réunir à ce genre les Cetraria du même auteur, qui en diffèrent â peine. La position des scutelles sur le bord de la fronde et leur insertion oblique sont en effet les seuls caractères qui distinguent ce dernier G. des borrera. On connaît environ vingt esp. de Borrera» qui , presque toutes, croissent sur le tronc des arbres ou quelquefois sur les rochers. Plusieurs sc trouvent en même temps en Europe et jusque dans les Iles les plus chaudes de l'Amérique et de l’Afrique. Les esp. les plus remarquables sont . le b. fiat ica ns, dont la fronde est d’un beau jaune d'or et les sculelles rougeâtres, sans cils sur leur bord; il croit en Europe et a été observé à File de Mascarcignc. Le b . chrysophi ha i ma , également d’un beau jaune et dont les sculelles sont d’une belle couleur orangée et entourées de cils; il se rencontre en France sur les arbres fruitiers et l'Aubépine; on le retrouve au Cap. Le B. leucomelas , dont les frondes sont d’un blanc très-pur et les scutelles d’un violet noirâtre, également bordées de cils; on le trouve en France, en Espagne, et jusque dans File de Ténériffe.
BORRERIA. bot. V. Spebv vcucc.
BORRICHIA et BOKK1KIA. bot. G. créé par Adanson dans sa fain. des Composées ou Synanthérées, réuni par la plupart des botanistes, partie au G. Diomcdca , partie au G. buphtalmum , et enfin rétabli par De Candolle dans le cinquième vol. de son Prodromus, avec les caractères suivants : calatbide mulliflorc, hétérogame, à fleurons radiaires, ligulés et femelles; ceux du disque sont hermaphrodites, tubuleux et quinquéfides; involucre hémisphérique, revêtu d’écailles imbriquées : les externes foliacée» et aigues, les internes très obtuses et membraneuses sur les bords; réceptacle plan, chargé de paillettes lancéolées; corolle ayant son orifice un peu dilaté; styles rameux, hispides. aigus; anthères noirâtres; akènes cunéiformes, comprimés, anguleux; aigrette courte, dentée, coroniforme. Ce G. se compose maintenant de cinq esp. toutes américaines ;
l ce sont des arbustes ou des arbrisseaux des rivages maritimes, â feuilles opposées, oblon gués, très-entières et coriaces , â calalhides terminales et pédicellées dont les fleurons sont jaunes.
BORSTELEF1N. pois. S. vulg. de Clupée Cailleu tassa rt.
BORSTLING. pois. y. Bars.
BORDS, ixs. /'. Bobos.
BORYA. bot. G. de la fam. des Jasrainées, consacré par Willdenow à Bory-St. -Vincent. Ce G. avait été désigné par Michaux, sous le nom d'Adelia; mais il se présentait un double emploi, il existait un G. de Linné, portant ce nom, et fort différent puisqu'il appartient â la fam. des Euphorhiacées; Willdenow a donc eu raison de lui substituer celui de Borya; l’oiret proposait le nom de Forcsticra.
Ses fleurs sont dioïques; les mâles présentent un caliee très -petit, â quatre divisions égales, et deux plus rarement, trois étamines saillantes, à anthères ovo)d«-s. Le calice des fleurs femelles a également quatre divisions, dont deux opposées, quelquefois milles, toujours très-petites; les deux autres plus grandes et pélaloidcs. Le style est simple; le stigmate capilé et sillonné; l'ovaire libre, à deux loges contenant chacune deux ovules. Il arrive le plus souvent que des quatre ovules trois avortent; de sorte que, dans le fruit, on ne trouve qu'une seule graine fixée au sommet d'une seule loge. Ce fruit est une drupe semblable à celle de l'Épine- Vinetlc. L'embryon à cotylédons plans, â radicule supère . est renfermé dans un périsperme charnu. On a décrit quatre espèces de ce genre : ce sont des arbustes ou des arbrisseaux de l'Amérique septentrionale, à rameaux op|K>sés ainsi que les feuilles qui sont simples, et logent à leur aisselle des fascicules de fleurs munies de bractées.
Labillardière a aussi nommé boiya, un autre G. de la fam. des Joncées, auquel on a depuis substitué le nom de Baumgnrtenia. y . ce mot.
BORYNE. boryna. bot. G. formé par Grateloup, aux dépens des Céramies, mais qui n'a point été publié et par conséquent compris dans les méthodes de botanique.
BOSCIA. bot. G. de la fam. des Térébinlbacées, voisin du Toddalia, établi d'après un arbre du Cap. Ses feuilles sont alternes, pétiolées. et le plus souvent ternée», â folioles marquées de nervures parallèles, rarement géminées, plus rarement encore simples inférieurement; ses fleurs, très- petites, sont disposées en panicules terminales; elles onL un calice monosépale, court, â quatre ou cinq dents; quatre ou cinq (létales linéaires; autant d'étamines plus courtes, portant des anthères introrses, cl présentant, suivant Thunberg, une insertion hypogynique; un ovaire libre; trois styles; trois stigmates, une capsule pisiforme, marquée supérieurement d'un ombilic, et sur les côtés, de quatre sillons, s'ouvrant en quatre valves et contenant quatre loges monospermes. Thunberg, auteur de ce G., l'avait I consacré à Bosc; mais, après l'avoir établi dans son ‘ Prodromus, il l'a supprimé dans ses Dissertations.
D'un autre côté, Lamarck avait donné â une pl. de la { famille des Capparidécs le nom de Boscia , que Persoon
nos
a changé en celui de Podoria ; et depuis De Candolle, dan» son Prodromus , l'a reproduit sous le nom û'Amphes qu’il a substitué, nous ignorons pourquoi, à celui de Boscia.
BOSCOTE oc BOSOTB. ois. S. vulg. de Sylvie Rouge- Gorge. On donne quelquefois aussi le nom de Rosote à la Sylvie Rouge-Queue.
DOSEE. Üosen. bot. G. de la fam. des Alriplirées, Pentandrie Monogynic, L>, et caractérisé par un calice quinquéparti , cinq étamines, deux stigmates sessiles et une baie globuleuse, monosperme. On en a décrit deux esp., l'une, la H. Ycrtamora , originaire des Canaries. observée pour la première fois à Leipsick.dan* le jardin du professeur Gaspard Bose, par Linné qui établit le genre et lui donna renom; l'autre, le H. cannabina , a été vu dans la Cochinchine par Loureiro. Ce sont des arbustes à feuilles alternes, à Heurs disposées en grappes axillaires, rougeâtres dans la première esp., blanches dans la seconde.
BOSELAPHES. mai. /'. Antilope.
BOSIA. bot. S. de Bosea.
BOSON’ . moll. Turbo muricatus. Espèce du G. Paludine.
BOSOTE. ois. T. Boscoti.
BOSSE. bot. On donne ce nom, en quelques endroits, au Charbon, maladie du Blé, qu’on fait provenir d'un Champignon de l'ordre des Urédinées.
BOSSIEE. Bossiœa. Ce G., que Persoon nomme Bosêieua, fut établi par Venlenat et consacré à la mémoire d'un naturaliste, Boissieu- Lama rtinière, compagnon de Lapeyrouse dans son voyage autour du inonde. Le G. Bossiœa appartient à la fam. des Légumineuses, où il se place près des Crotalaires. Sou calice tubuleux présente deux lèvres : l'inférieure trifide, la supérieure en i forme de cœur renversé ; l'étendard de la corolle porte j à sa base deux glandes, et les ailes ont deux appendi- | ces, ainsi que la carène bipartie, qui offre.de plus, une | gibbosité ; au-dessus, les étamines sont raonadelplics ; I la gousse, portée sur un court pédicelle, est obtongue, comprimée et polysperme. Le Bossiœa HeterophjrUat figuré t. 7 du Jardin de Cela , par Venlenat, est un arbrisseau de la Nouvelle-llollande.à rameaux alternes, comprimés et pliants; à feuilles alternes sur deux rangées, pétiolées, munies de courtes stipules, les inférieures elliptiques et parsemées de quelques taches blanchâtres; les supérieures oblongues, aigues et d'un vert sombre, â pédoncules axillaires et uniHores.
BOSSON. moll. y. Bosox.
BOSSUE, moll. N. vulg., parmi les marchands et les amateurs, de plusieurs Coquilles de G. divers, mais qui a été plus spécialement appliqué aux deux Ovules suivantes.
La Bossu proprement dite, Bulla t errucosa, L. j Ovula terrucosa, Lara.
La Bossue sans beats oii la Bi lle a ceinture, Bulla gibbosa , L. ; Ovula gibbosa, Lam. Ovule.
La Bossue est encore le Murex anus de L., appelé plus communément la Grimace.
BOSTKICHE. Bostrichus. ins. Coléoptères; G. formé par Geoffroy qui lui adonné pour caractères : antennes en massue composée de (rois articles, posées sur la tête;
point de trompe; corselet cubique dans lequel est cachée la tète ; tarses nus et épineux. Kabricius, en adoptant ce G., a introduit une très-grande confusion dans la science. En effet, ayant donné le nom d'Apnte aux Rostriclies. il a substitué ce dernier à celui de Scolylc de Geoffroy, et a transmis celui-ci à quelques esp. de Carabes aquatiques. Plus lard, ne s'en tenant pas nu désordre qu'il avait établi si gratuitement, il a introduit le G. Hylesine pour le Scntyle destructeur. Les entomologistes, ses contemporains ou ses successeurs, ont signalé ces abus, et ils y ont remédié en rétablissant les choses dans leur premier état, et en introduisant des changements vraiment utiles. Latreille place le G. Bostriclie dans la fam. des Xylophages, et lui assigne pour caractères distinctifs : palpes filiformes; mâchoires à deux lobes; massue des antennes perfoliée ou en scie, quelquefois peclinée; corps allongé, convexe; corselet élevé, globuleux ou cubique. Ce genre diffère des Scolytes par les antennes et les tarses. On ne le confondra pas non plus avec les Psoas à cause de la forme du corps et le nombre des lobes des mâchoires.
*Les Bostriches sont reconnaissables à leur prolhorax épineux ou denté supérieurement et antérieurement ; à leurs élytres souvent tronquées et dentées vers leur sommet et recouvrant les ailes du métathorax ; à leurs tarses de quatre articles, simples et filiformes; à leurs antennes courtes, de dix articles dont les trois derniers en massue perfoliée; à leur bouche offrant un labre, deux mandibules cornées, deux mâchoires membraneuses, une lèvre petite et quatre palpes filiformes.
Leurs larves ont le corps composé de douze anneaux, une tète écailleuse et des pattes de même nature ; de» mâchoires de consistance cornée, fortes et tranchantes. Elles creusent, dans les vieux bois et â la manière des Vrilletles, des chemins tortueux que l’on trouve souvent remplis d'une sorte de sciure qui n’est antre chose que leurs excréments et le résidu de leur travail. Ce n’est qu'après avoir vécu deux ans dans cet état et â l'époque de l’hiver, qu'elles se construisent une coque avec de la poussière de bois et une sorte de matière soyeuse. Elles subissent dans son intérieur leur métamorphose eu nymphes, et deviennent insectes parfaits au printemps suivant. Les Bostriches ne se rencontrent jamais sur les fleurs, mais on les trouve communément dans les vieux bois, sous les écorces des arbres.
Ce G. est nombreux. Dejenn en mentionne vingt quatre esp. Plusieurs se rencontrent aux environs de Paris ; parmi elles nous citerons le B. Capucin, B. Capucinus d'Olivier, ou le Derviestes Capucinus de Linné. U a été figuré par Geoffroy (Ins. T. I, tah. 5, j fig. I), et par Schœffer (Icon. Ins., t. T89, fig. 1). Oii peut le regarder comme le type du G.; il est assez commun.
B0STRICH1NS. Bostrkhini. ixs. Fam. de l’ordre des Coléoptères et de la section des Télrainères, instituée par Latreille. Les caractères suivants lui sont assignés ; i articles des tarses presque toujours sans divisions; corps i cylindrique; tète globuleuse; antennes de huit à dix I articles distincts, dont le premier allongé, et les deux I ou trois derniers formant une grande massue le plus j souvent solide; palpes très-courtes, coniques dans la plu-
BOT
part; jambes ordinairement comprimées : les antérieures dentelées. — Celte fam. comprend plusieurs G. qui se classent de cette manière :
f Palpe» très-petites, coniques ; antennes en massue solide , plus courtes ou guère plus longues que la tête.
1 . Massue des antennes comwienfaw/ plus bas que le neuvième article.
G. Hylurge, Tomique, Platype.
2. Massue des antennes commençant au neuvième article; pénultième article des tarses bifUle.
G. Scolyte, Hylésine.
ft Palpes très-petites, coniques ; massue des antennes formée de trois feuillets très-allonges; pénultième article des tarses bilobè.
G. Phloïotribe.
-j-f-f Palpes fdi formes; massue des antennes perfôlièe ou en scie , quelquefois pectinèe; corps allongé; articles des tarses entiers.
G. Bos triche, Psoa.
BOSTR1CHITE. mi*. S. de Préhnite, selon Walker.
BOSTRYCHF-. Bostrychus. rois. G. formé par Lacépède (Pois., T. iti, p. 143) d'après des dessins venus de la Chine.
BOSTItYCHIA. bot. G. séparé par Fries du G. Sphœria, delà fam. des Hypoxylécs, et qu'il caractérise ainsi : cellules polymorphes, difformes, plongées dans un tubercule grumeux et soudées autour de la colonne centrale. Thèques placés dans une matière gélatineuse, subeirrheux, s'échappant par les ouvertures ou oslioles qui communiquent avec les réceptacles des séminules. Sept ou huit esp. de ces Cryptogames ont été décrites par Fries. Ou les trouve sur diverses écorces, telles que celles du Pommier, du Sorbier, du Robinier, etc.
BOSTRYCHOIDE. Bostrychoides. rois. G. non moins douteux que le G. Boslryche, puisé aux mêmes sources par le même auteur. Ses caractères consisteraient en un corps anguiforme, avec une grande dorsale séparée de la nageoire de la queue, et dans deux barbillons à la mâchoire supérieure. Une seule esp. y est renfermée, et tire le nom dlEillée, qui la caractérise, de deux taches ocelliformes vertes, entourées d'un cercle jaune, et situées de chaque côté de la queue.
BOSYALLËK. rot. Esp. du G. Verbesine.
UOSWELL1E. Bostcellia. bot. G. de la fam. des Téré* hinthacées et de la Bécandrie Monogynie , L. . établi par Roxburg, et qui se compose d'une seule esp. trèsintéressante, puisque c'est d’elle que l'on tire la gommerésine, connue sous les noms ü'Excexsou d’Oi.iBA*. Ses caractères sont les suivants : calice libre, à cinq dents; corolle formée de cinq pétales; disque crénelé, charnu, en forme de coupe , embrassant la hase de l’ovaire, inséré, ainsi que les étamines, à son pourtour; étamines au nombre de dix; capsule à trois côtes, à trois loges, à trois valves; graines solitaires dans chaque loge.
Le Bostcellia serrata est un grand arbre originaire des contrées monlueuses de l'Inde. Ses feuilles sont imparipiunées, situées aux extrémités des rameaux; les folioles sont alternes , oblongues, obliques, pubescentes, dentées en scie : on en compte ordinairement dix
paires. Les fleurs sont petites, verdâtres, disposées en épis axillaires, dressés, longs de deux h trois pouces, plus courts que les feuilles; les étamines, au nombre de dix, ont les filets alternativement plus courts ; le style est cylindrique; le stigmate partagé en trois lobes.
Le nombre des divisions du calice, des pétales, des étamines et des luges du fruit, est très-sujet â varier.
C’est par des incisions profondes pratiquées au tronc de cet arbre que s'écoule l'Olihnn , d'abord sous la forme d’une résine fluide, qui ne larde point â se solidifier. Jusqu'à ces derniers temps, on n’était pas d’ar cord sur l'arbre qui produit celle substance résineuse. Linné croyait qu’elle s'écoulait du Junipcrus lycia, qui croit communément dans les contrées méridionales de la France; Broussonct. et avec lui plusieurs auteurs, la croyaient produite par le Juniperus thurifera; enfin Roxburg l'attribue à son Bostcellia de la famille des Térébinlhacées. On peut conclure de celte diversité d'opinions, que les trois arbre* fournissent chacun une substance résineuse, qui offre les mêmes caractères et jouit des mêmes propriétés.
BOT. rois. Nom hollandais qui parait être appliqué à divers Pleuronectes. et qu'on a donné à ceux des poissons de ce G. qu'oit a trouvés, soit à Surinam, soit aux Moluques.
BOTANIQUE. Science des Plantes, qui embrasse nonseulement la connaissance de celles-ci, mais les moyens de parvenir à cette connaissance, soit par la voie d’un système qui les soumet â une classification artificielle, soit par celte d'une méthode qui les coordonne dans leurs rapports naturels. Cette science se divise maintenant en deux parties bien distinctes : la Physiologie végétale, qui traite de l'organisation intime des Végétaux. et la Phytographie, qui donne les moyens de les reconnaître et de les caractériser. C’est donc aux mots Système , Méthode. Physiologie végétai, k et Piiytqgraphie. que nous renverrons |>oiir plus de détails.
BOTAURUS. ois. S. de lléron Butor.
BOI CHE, rois. Esp. du G. Scolopsis.
BOTELUA. bot. Boiteloca.
BOTHE. pois. S. de Pleuronecte Flétan.
BOTHIIÜPS. rept. S. de Trigonocéphale.
BOTHIS. pois. G. formé par Raflinesque. aux dépens des Pleuronectes. Le type de ce G. est un joli petit poisson, long d’un pouce environ, de la forme d’une Sole, si mince et si transparent, qu’on peut lire â travers son corps dont la dorsale commence sur la bouche. Il a une tache rouge sur l’opercule, deux â la hase de la queue, et douze autour du corps.
BOTHYA. bot. Syn. de Mclastoma Malabathrum. P. Melastoie.
BOTUYNODÈRE. Bolhinotleres. 1RS. G. de Coléoptères télramères, établi par Schonerr, dans la fam. des Rhynchophores de Lalreille. Caractères : antennes coudées, composées de douze articles, dont le deuxième beaucoup plus court que le troisième, avec la massue qui les termine un peu conique, presque fusiforme ; yeux ovales, un peu déprimés; trompe assez longue, presque linéaire et carénée; corselet rétréci antérieurement, arrondi à la hase qui est marquée de deux enfoncements sinueux; élytres oblongues, obtuses cl tubereu-
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lées à l'extrémité; patte* de moyenne longueur, avec le* tarses allongés. Le Curcutio albidus de Fabricius forme le ty|»e de ce G. ; on le trouve dans toute l’Europe.
BOTONARIA. bot. S. de Globulaire commune.
BOTOR. Uotor. bot. >om de pays donné parles Malais à la pl. que Riimpli {Amb., t. v, tab. 165) appelle ! Lobug quadranyutaris , et dont Linné forma *on Do- ; lichog tetrayonolobus. Adanson. adoptant ce uoin pour 1 le genre qu'il forma de la pl. de Kumpli, crut devoir y i réunir le Pseudoacacia de Plumier, qui est le Piscidia Erythrina , L. Ce rapprochement parait peu naturel. Du Petil-Tliouars ayant mieux examiné le Botord’ Adanson, l’a conservé, et en a donné les caractères suivants • calice urcéolé, à deux lèvres inégales; pavillon aussi large que long et recourbé en dehors; ailes de la. longueur de la carène, à ongle fort allongé et muni d’tin appendice filiforme, qui s'emboîte dans les bords du pavillon ; carène oblongue, remontante; étamines diadelphes ; ovaire à quatre angles, surmonté d'un style recourbé et terminé par un stigmate logé dans une touffe de poils; gousse à quatre ailes membraneuses, contenant sept ou huit semences attachées latéralement. Deux espèces forment jusqu'à présent ce G. : celle de Rumph et le Pois carré qu'on cultive comme légume à l'Ile-de- France.
BOTROPHÏDE. Botrophis. bot. G. de la fam. des Renonculacées, institué par Raflinesque, sous les caractères suivants estivation imbriquée ; calice à quatre ou cinq sépales pétaloïdes et réguliers ; corolle nulle, étamines nombreuses : les stériles dilatées; anthères appendiculées; fruit solitaire, sec, déhiscent et polysperme; semences nombreuses anguleuses, comprimées, lisses et placées horizontalement. Les Bot roph ides, qui toutes ont l'Amérique du Sud pour patrie , sont des plantes vivaces, à feuilles deux fois triternées. découpées et dentelées; les fleurs sont blanches, réunies en grappes.
BOTRYA. bot. Loureiro a établi ce G. dans la Flore de la Cochinchine, et il le caractérise ainsi : calice campanulé, terminé par cinq courtes crénelures; cinq pétales charnus, recourbés en dedans à leur sommet; cinq étamines courtes, aplaties, insérées à la base des étamines; point de style; un stigmate concave; une baie arrondie dont la chair est aqueuse, et dans laquelle on trouve une graine comprimée. C’est un arbrisseau ratneux et grimpant, dont les feuilles sont éparses, échangées à la base, découpées en trois ou cinq lobes; les fleurs en grappes terminales, à pédoncules allongés et terminés par des vrilles hifurquées ; la baie, de couleur noire, est douce, bonne à manger, et rappelle la forme du Raisin, de même que la pl. présente le port de la Vigne. Le Botrya appartient en effet à la même fam., celle des Vinifères, où il se place auprès du G. Cissus dont il est peut-être même congénère. Les Portugais lui donnent, mais à tort, le nom de Pareira lira eu , qui appartient véritablement à une espèce de Cisgampelog.
BOTRYADÉN1E. Bohyodenia. bot. Ce G. de la fam. des Synanlbérées avait été établi par Fischer, mais la seule esp. qu'il contenait, B. Gmelini, a été ensuite réunie au G. Myriactis. P. ce mot.
BOTRYCÈRE. Bolryceras. bot. Fam. des Protéacées; Télrandrie Monogynic, I..— G. formé de deux arbrisseaux du Cap, et donl le caractère essentiel consiste dans un calice divisé en quatre parties, dans quatre pétales et dans la capsule qui est uniloculaire et monnsperme.
BOTRYCHIER. Bolrychitttn. bot. Ce genre, qui fut aussi désigné sous le nom de Botrypus par Richard, a été séparé par Swarlz des Ostnondes de Linné; les caractères qui l’en distinguent, quoique paraissant d'abord très-peu importants, sont unis à un port si parti culier et si semblable dans toutes les esp.. que ce G. est un des plus naturels de la fam. des Fougères. Les capsules sont disposées en une grappe rameuse, provenant évidemment d’une feuille avortée; elles sont globuleuses . «ensiles , lisses, épaisses, tapissées en dedans par une membrane blanche, et ne s'ouvrent qu'à moitié par une fente transversale; les graines sont très-nombreuses, blanchâtres. On voit que ce G. diffère surtout des Osmunda par scs capsules parfaitement sessiles et même plongées en partie dans la fronde, et qui ne s'ouvrent pas aussi profondément en deux valves; ou doit aussi remarquer le caractère fort important, et qui n'avait pas encore été indiqué, de la membrane double qui les forme et qui se retrouve aussi dans les Ophioglosses. Il diffère encore plus des Anémies donl il a lin peu le port, ces dernières ayant les capsules régulièrement striées au sommet ; enfin, le mode d'enroulement de la fronde, qui parait un assez bon caractère dans les Fougères, est très-différent, la fronde étant roulée en crosse dans les Ostnondes et les Anémies comme dans la plupart des Fougères, tandis que dans les llotrichiers elle est droite et seulement repliée latéralement pour embrasser l’épi de fructification. La disposition des jeunes llotrichiers avant leur développement, est assez curieuse : la petite Fougère qui doit (tousser l'année suivante , et dont toutes les parties sont déjà parfaitement distinctes, est renfermée dans une cavité que représente la tige déjà développée presque dans son centre, cavité qui est fermée de toutes parts, de sorte que la plante de l'année suivante est réellement renfermée dans celle de l'année, et n'eu sort que lorsque celte plante elle-même est desséchée, après avoir fructifié. Telle est du moins la slruc ture que nous avons eu l'occasion d'observer sur l'Osmutida Lunaria, la seule esp. qui croisse aux environs de Paris. Mais les autres pl. de ce G. ont toutes un port si semblable, qu’il est probable que le même mode de développement existe chez elles. Ces esp. sont au nombre de dix à douze; trois à quatre habitent en Europe; la plus commune, le B. Lunaria, est connue sous le nom vulg. de Luuaire, à cause de ses feuilles dont la forme imite un peu celle d'un croissant. Ou en trouve aussi à peu près quatre à cinq dans l’Amérique septentrionale une autre a été indiquée par Brown dans la partie méridionale delà N|u-HolIande ; enfin le B. scylanicum , qui habile Leylan , Amboiue et le reste des Moluques, pourrait, ainsi que Brown l'indique, former un G. à part, à cause de la disposition de ses capsules en un épi cylindrique, composé d'épis partiels, verticillés. Kaulfuss, dans une dissertation sur les G. Botrychium et Ophicglossum (Journal de Botanique de Ratisbonne. 1823, p. 103), a proposé de lui donner le nom de Hel -
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