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minlhostachys. La plupart des observations que nous avons rapportées sur la structure du B. Lunnria , sont confirmées par celles de cet auteur.
Différentes Formes du B. lu naria avaient été recueillies dans les environs de Merlin par Rreper qui, dans la dissertation publiée par Slrempe! sur les Fougères de ce pays, s’était efforcé de prouver que le B. rulaccum devait être réuni au H. lunnria. Schlectendal a trouvé dans les prairies du village de Fiedrichsfelde des échantillons d'un M. lunnria , dont la fronde stérile portait sur le bord convexe de ses découpures, des fruits ouverts par la .maturité. In phénomène semblable avait déjà été observé il y a plusieurs années, par le méinc botaniste sur un Aspidium cul gare, dans lequel les deux découpures de la fronde n'avaient pas développé leur parenchyme et dont la nervure médiane présentait des fructifications. D’après les nouvelles observations de l’auteur, il parait constant que la feuille fructifère du Botrychium est plus développée que la stérile, ce qui peut être démontré par une division plus profonde des découpures, et par la présence des rachis secondaires; que le B. rulaccum donne également une feuille stérile développée de la même manière, et que la présence du fruit n’y est pas absolument rare, mais que le cas où l’axe secondaire ne se développe pas et où les fruits se trouvent sur les bords de la fronde la plus simple, est beaucoup plus rare.
BOTRYDIE. Bolrydium, bot. Waltroth a donné ce nom à un G. de pi. Cryptogames, de la fam. des Tremelloïdées, qui a été depuis réuni au G. Coccochloris.
BOTUY CLAIRES ou TUCINIERS RÉUNIS. MO LL. Premier ordre de la classe des Tuciniers dans la méthode de Lamarck. auquel il donne pour caractères : « Anl- * maux agglomérés, toujours réunis, constituant une « masse commune, paraissant quelquefois communiquer » entre eux. » Il y comprend les Télhyes et les Lucies composées de Savigny. Déjà Lamarck avait appliqué un nom analogue, celui de Botrylli uks, à une fam. composée du G. Botrylle, type de son ordre aetuel et du G. Polycycle qu’il institua pour un Botrylle observé et décrit pour la première fois par Renier. — L'ordre des Ilotryllaires de Lamarck, et les Thélyes et les Lucies composées de Savigny, ont été rangées par Lainouroux dans la classe des Polypiers, t'.e sont ses Polypiers polyclinés (Ellisct Soland., Nouvelle édit., p. 72). Nous observerons que dans la division des Tuniciers en deux ordres : les Tuniciers réunis ou Bolryllaircs et les Tuniciers libres ou Ascidiens, Lamarck est parti d’un principe opposé à celui de Savigny qui ne sépare pas les Ascidies simples des Ascidies composées, le caractère d'agglomération ne paraissant naturellement à ce dernier que secondaire, puisque les individus des unes et des autres ont une organisation semblable. Mais i il sépare en ordres distincts les Tuniciers qui offrent réellement des caractères organiques différents.
BOTRYLLE. Bol ry II us. folyp. G. de la classe des Tuniciers ou Uotryllaircs de Lamarck. dont les esp. se présentent comme une croûte mince, gélatineuse et transparente, fixée sur des corps marins. Des animalcules oblongs, ovoïdes, tachetés de pourpre et de bleu, cl disposés en rayons autour d’une cavité centrale, for
ment à la surface de cette croûte différents systèmes orbiculaires et stellifurmes plus ou moins contigus les uns aux autres. Dans chaque système, les Animaux varient en nombre, comme de 3 à 12, et quelquefois davantage. L'ouverture centrale de chaque système a son bord circulaire un peu élevé et contractile. En s'allongeant et en se raccourcissant, il semble favoriser l'entrée et la sortie de l’eau. C’est dans celle cavité centrale qu’aboutit Poscute anal de chaque animalcule. Les Animaux des Bolrylles. quoique légèrement enfoncés à la surface de cette croûte, présentent des étoiles un peu saillantes à celte surface.
Ce G. est divisé en deux sections dont la première se subdivise en deux tribus.
t Botrylles Etoilés, BolrylL i stellati. Animaux disposés sur un seul rang.
a. Animaux particuliers, cylindriques, à orifices rapprochés; limbe de la cavité centrale non apparent après la mort, et probablement très- court. A celte tribu appartiennent les esp. suivantes :
1. Botryllus rosaceus, Sav., Mém., p. 198, pl. 20, f. 5. Il habile le golfe de Suez. — 2. B. Leachii, Sav., p. 199, pi. 4, f. G et pl. 20, f. 4. Il habite les côtes d’Angleterre.
/9. Animaux particuliers, ovoïdes, à orifices éloignés; limbe de la cavité centrale toujours apparent et dentelé.
3. B. Schlosseri, Sav.. Mém., p. 200, pl. 20, f. 3. Alcyonium carnosum , Schlosser, Borlase. Alcyon. Schlosseri . , Pallas, Linné, EUis et Solander. Habite les côtes de France et d’Angleterre. — 4. B. Polycy+ut, Sav., Mém., p. 202, pl. 4, f. 5 et pl. 21. Id. Goldfuss. B. steltalus , Renier, Leaueur, Desmarest. Polycyclus Ilcnierii, Latnx., Schweigger. Habile la Manche, la mer Adriatique. — 5. B. gemmeus, Sav., Mém., p. 203. — 0. B. minutu h, Sav., Mém., p. 204. Ces deux derniers se trouvent dans la Manche.
•ft Bdtryllrs conglomérés, Botrylli conglomérat », Animaux disposés sur plusieurs rangs.
7. B. conglomérats , Gærtner, Brug., Lamx., Sav., Mém., p. 204. Alcyonium conglomeratum, Gmelin. Habite les côtes d’Angleterre.
BOTRYLLI DES. moll. K. Botryllaires.
BOTRYOCÉPHALE. Bolryocephalus. irtest. G. de l'ordre des Cestoïdes, ayant pour caractères un corps allongé, aplati, articulé; la tête oblongue, sublétragone ou arrondie, et munie de deux ou de quatre fossettes opposées. Ce genre établi par lludolphi. adopté par Cuvier, Lamarck et Schweigger, a été longtemps confondu avec le genre Ténia. Zeder lui avait donné le uoin de Rhylis. V. ce mot. — Les Botryocéphalcs et les Ténias ont entre eux une si grande analogie, que la plupart des auteurs les ont confondus. Zeder le premier les sépara, et forma aux dépens des Ténias un nouveau G. qu'il nomma d’abord Rhylelminthus,ti ensuite Rhylis; mais les caractères qu'il lui assigna étaient vagues et mal déterminés. Rudolphi rectifia ces caractères, les basa sur la forme et la position des suçoirs qui sont très-différents de ceux des Ténias, et donna à ce genre un nom qui exprime cette différence. La tète des Bolryorépbales consiste en un renflement terminal . dont (a forme varie suivant les espèces. Au lieu de suçoirs ar-
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rondis et peu mobiles, comme dans les Ténias, on y remarque des Possédés susceptibles de se dilater et de se contracter considérablement; elles leur servent à ab sorber les sucs dont ils se nourrissent. De leur centre naissent deux ou quatre vaisseaux qui parcourent toute la longueur du corps, et qu'on peut quelquefois apercevoir au travers de la peau. La ténuité de la tête des Uo- Iryocépliaics ne permet pas de distinguer son organisation; sa très-grande mobilité fait supposer qu'elle est entièrement musculeuse. Nous avons plusieurs fois soumis à diverses lentilles du microscope composé, des fragments coupés ou déchirés de la tête, nous n'avons pu apercevoir qu'un tissu homogène sans aucune trace de fibres musculaires. Le corps est aplati et formé d’une série plus ou moins nombreuse d’articulations offrant la plus grande ressemblance avec celle des Ténias. Les ovaires et leurs dépendances sont placés de la même manière, leur organisation ne parait nullement différer. Aussi pour éviter les répétitions, nous renvoyons au mol Té.yia pour les détails anatomiques et physiologiques.
Les Botryocéphales peuvent être partagés en quatre groupes bien distincts, et dans chaque groupe la forme de la tête , le nombre et la figure des fossettes, présentent des différences assez grandes pour devoir être décrites séparément.
f Dibotrydes. Tête plus ou moins aplatie, en général longue, quelquefois sagittéc ou cunéiforme, dépourvue de crochets; deux fossettes placées sur les côtés de la tète , correspondant aux deux faces du Ver. On dit alors qu'elles sont latérales; on les appelle marginales, lorsqu'elles sont placées sur les côtés de la tête, qui Correspondent aux bords de l'Animal. Elles sont en général oblongues, plus ou moins profondes, quelquefois partagées par une élévation transversale. Pendant la vie, la tête et les fossettes jouissent d'une grande mobilité; elles s'allongent, se raccourcissent, s'étendent ou se contractent partiellement ou en totalité , et prennent une infinité d'aspects. Aussi n'cst-ce qu'après la mort que l'on peut bien juger quelle est leur véritable forme.
Les esp. de la division des Dibotrydes sont les B. crassipus latus, plicatus , clariceps , proboscideus, infumlibulifor uns, ruyosus, tnicrocephalus, fragiles, granularis, rcclangulum , punctatus , anguslus, solidus cl nodosus.
tf TEtrarotrydes. Tête siibtélragone ou arrondie, dépourvue de crochets et munie de quatre fossettes. La forme et la position de ces fossettes varient selon les espèces suivantes qui sont les B. macrocephalus, cy~ lindraceus, auriculatus , sphcrocephalus et / u ni idulu9.
Ttt Ojscbobotrybe». Tète lélragone, munie antérieurement de crochets cornés, dont la pointe est dirigée en arrière; deux des fossettes ovalaires correspondant aux faces et aux bords de l'Animal. Les esp. de celte division sonl les D. coronatus, un ci nains et ceriiciUatvs.
t Royxchobothydes. La forme de leur tète s'éloigne beaucoup de celle des Animaux de même genre; elle est munie antérieurement de quatre trompes lélractiles, tétragones. garnies sur leurs angles d'un grand nombre de petits crochets dirigés eu arrière ; les fos-
settes sont au nombre de quatre. Les esp. de cette division sont les U. corollalus et paleaceus.
Le plus grand nombre des Botryocéphales habitent les voies digestives des poissons. Un petit nombre d'esp. se rencontrent dans les intestins de quelques Oiseaux aquatiques. Jusqu'à présent, on n'a point rencontré de Botryocéphales dans tes Reptiles non plus que dans les Mammifères, excepté chez l'Homme où se trouve le Botryocéphale large que l’on avait regardé pendant longtemps comme un Ténia. Sous décrirons ici quelques uns des Botryocéphales les plus remarquables.
B. large. B. latus, Encycl. , Ver. pl. 41 , fig. 5-9, d'après Pallas. Cette esp. a été nommée Tœnia rulgaris par Linné. Werner, Jordens; Tœnia lata encore par Linné, Bloch, Batscli, Carliste; Taenia grisea par Pallas et Sclirank ; Taenia tnembranacca par Pallas et Batsch; Tœnia tenellu encore par Pallas; Tivnia dentata par Batsch et Gmelin; Ualysis Uila par Zeder; Ualysis membranacea par le même; Tœnia larya I par Cuvier, et Botryocéphale de l'Homme par Lamarck.
: D'après cette longue synonymie, il est inutile de démontrer que le B. large a depuis longtemps occupé les naturalistes. Ils ont donné plusieurs noms au même Animal, à cause de quelques différences individuelles qu'ils avaient regardées comme spécifiques. La longueur la plus ordinaire de ce Ver intéressant, puisqu'il est l'un de nos parasyles , est de trois à sept mètres ; il y en a : de plus longs, mais ils sont rares : sa largeur varie de trois millimètres à trois centimètres ; sa couleur est | blanche lorsqu'il est vivant; elle devient grise ou jaunâtre par son séjour dans l'Alcool ; la (été est plus longue que large, â fossettes marginales oblongues, quelquefois réunies en avant ; le corps est aplati ; les premières articulations sont irès-courtes, ressemblant â des rides;
; elles augmentent peu à peu de longueur et de largeur.
; Ce dernier caractère varie souvent dans le même individu; les bords des articulations sont crénelés ou ondulés; les angles postérieurs petits et un peu saillants; les ovaires, d'une couleur rougeâtre ou brunâtre, pla cés au centre des articulations. Au milieu existent deux oscules placés sur la même ligne l'un au-devant de l'autre, le premier ou l'antérieur plus grand; les œufs sonl grands et elliptiques. — Le B. large se trouve dans les intestins de l'Homme, rarement en France, encore plus rarement en Allemagne et en Angleterre , assez communément en Suisse et en Russie.
B. NRCTVt. B. punctatus, Rudolphi. Ce Ver a été nommé Tœnia Scorpii par Millier, Fabricius, Batsch et Schranck, et Halysis Scorpii ou Àlyselminthus bipunctatus \ku Zeder; sa longueur varie de trois à six décimètres, sa largeur de deux ù cinq millimètres; couleur blanche. Pendant la vie, sa tête prend line infinité de formes; après la mort, elle est en général subtitra gone. tronquée et plus étroite en avant qu'en arrière, â fossettes marginales oblongues , assez profondes; le corps est aplati, â bords finement crénelés; ses articulations sonl d'abord très-longues , étroites , presque cunéiformes, se contractant parla morl; les suivantes plus courtes et plus larges, les dernières égales et presque carrées, à bords légèrement incisés; les ovaires, sous forme de points en ligne longitudinale, sont situés
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