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sur les arbres des régions septentrionales ou tempérées; ceux des pays méridionaux ont les leurs dépourvus d’écailles, qui sont des organes protecteurs, destinés à abriter la jeune pousse contre les rigueurs et l'intempérie de l'hiver. Outre plusieurs rangées d'écailles, la jeune pousse est souvent protégée contre le froid par un amas plus ou moins considérable d’un tissu loinenteux ou d’une sorte de bourre, au milieu de laquelle elle repose mollement; elle est protégée contre la pluie et l'humidité, par un enduit résineux, qui recouvre la surface externe des Bourgeons. Cependant certains arbres des pays chauds ont des Bourgeons écailleux cl même enduits d’un vernis résineux : ce sont particuliérement ceux qui sont susceptibles de s'acclimater dans nos jardins. Ainsi l’Ilippocastane ou Marronnier d'Inde, qui fait aujourd'hui l’ornement de nos promenades, et qui est originaire des Grandes -Indes, est pourvu de Bourgeons écailleux, très-gros et très- résineux. Les écailles qui composent les Bougeons sont toujours des organes avortés et rudimentaires, dont la nature et l’origine varient singulièrement. Le plus souvent ce sont de jeunes feuilles qui, trop extérieures, ne reçoivent point assez de nourriture pour se dévelopjicr, et restent rudimentaires, comme dans le Bois gentil {Daphné Mezereum, L.) cl la plupart des pl. herbacées; ces Bourgeons portent, dans ce cas, le nom de Bourgeons /b/iocés. D’autres fois les stipules ensc groupant constituent les enveloppes de la jeune pousse. Le Charme, le llétre, le Tulipier nous en offrent des exemples, mais qui sont encore plus remarquables dans les Figuiers et les Magnoliers. où une seule stipule, souvent d’une grandeur considérable, recouvre tout le Bourgeon à la manière d'une spalhe ; on les nomme Bourgeons stipulâtes. Les feuilles et les stipules ne sont pas les seuls organes capables de former les Bourgeons écailleux, les pétioles nus ou garnis de stipules concourent quelquefois à leur formation. Le Noyer nous offre un exemple de celte première disposition où les Bourgeons se nomment pétiolacès, et nous en trouvons un de la seconde dans les Bourgeons des Pruniers, qu’on appelle alors fulcracès.
On distingue encore les Bourgeons suivant les organes qu’ils développent au moment de leur évolution, en Bourgeons à feuilles, Bourgeons mixtes. Cette distinction se fait particulièrement pour les arbres fruitiers. Les Bourgeons ù feuilles ou foliifères, sont ceux qui ne sont composés que de feuilles; on les reconnaît à leur forme allongée et pointue. On nomme Bourgeons à fruits ou fructifères , ceux qui renferment les fleurs; ils sont plus gros, plus arrondis. Enfin les Bourgeons mixtes renferment à la fois des feuilles et des fleurs ; leur forme lient le milieu entre celles des Bourgeons foliifères et fructifères, c'est-à-dire qu’ils sont plus renflés que les premiers et plus allongés que les seconds. Cette distinction est fort utile dans la pratique du jardinage, à l'époque de la taille des arbres, où le jardinier doit retrancher les Bourgeons A feuilles pour favoriser l'évolution des Bourgeons qui doivent porter les fruits.
Les Bourgeons ne sont pas toujours très apparents à I extérieur; il est même certains arbres dans lesquels
ils ne sont pas du tout visibles. Ainsi dans l'Acacia et plusieurs autres Légumineuses, ils sont engagés dans la substance même du bois. Dans les Sumacs, les Platanes, beaucoup de Polygonées, les Bourgeons sont cachés sous la base des pétioles qui semble creusée à cet effet. — En général les Bougeons ne contiennent dans leur intérieur qu'uue seule pousse on dit alors qu'ils sont simples. Mais il y a certains arbres dont les Bourgeons sont composés de plusieurs pousses qu'ils développent simultanément; ainsi dans les Pins, les Sapins, les Epicéas, etc., on voit le Bourgeon terminal produire, outre la continuation de la tige, un verücüle de jeunes rameaux.
Les Bourgeons commencent à se montrer en été, c’està-dire dans le moment où la végétation a le cours le plus rapide et la force la plus grande; ils sont alors sous la forme d'un petit tubercule qui porte spécialement le nom d'œil ; après la chute des feuilles, ils s’accroissent insensiblement et on les nomme alors boulons; enfin après être restés stationnaires pendant la froide saison, au retour du printemps ils se gonflent rapidement; leurs écailles s'écartent, s’entr’ouvrent, et l’on en voit sortir la jeune branche. Celle-ci s’allonge rapidement; les jeunes feuilles qu’elle supporte et qui étaient d’abord repliées plusieurs fois sur elles-mêmes et très-rapprochëes les unes des autres, se déploient, s'élaicnl, s’éloignent , et la jeune pousse porte alors le nom de scion. Si l’on fend longitudinalement l’axe du Bourgeon ou lejeune scion au moment où il commence à se développer, on voit à son centre une ligne de tissu cellulaire, qui représente le canal médullaire et qui communique, au moins |>cndanl un certain temps, avec la moelle du jeune rameau sur lequel les Bourgeons ont pris naissance. Autour du canal médullaire, sont des fibres ou tubes qui tirent leur origine des faisceaux les plus externes de la couche ligneuse du jeune scion, cl avec lesquels elles finissent par se confondre entièrement.
Il existe, entre le Bourgeon écailleux des arbres dicotylédons et le jeuneembryon contenu dans les enveloppes séminales, une ressemblance de structure assez grande, pour que la coinjiaraison qui a été faite de ces deux parties par quelques botanistes, ne paraisse point dénuée de resseinblahcc. Eu effet , le tégument propre de la graine et l'endosperme lui-même, quand il existe, ne sont que des organes accessoires, destinés seulement à abriter et à protéger la planlule avant la germination, comme les écailles du Bourgeon avant l'élongation du scion.
Aubert Du Petit-Thouars, dans sa Théorie de l’organisation végétale, fait jouer aux Bourgeons un rùle beaucoup plus important que celui qu’on leur attribue communément. 11 les considère comme le* seuls agents de l'accroissement en diamètre du tronc, dans les arbres dicolylédons. Ce sont (mur lui autant d'embryons germants, qui, de leur partie inférieure ou du point par lequel ils adhèrent à la branche, envoient, entre la dernière couche ligneuse et le liber, des faisceaux de fibres descendantes qui, par leur réunion, constituent chaque année une nouvelle couche de jeune bois ; tandis que par leur partie supérieure qui est libre, ils s'allongent
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et poussent une jeune tige. Nous renvoyons au mot Accboissenext dans les Végétaux, où nous avons exposé, avec quelques détails, cette ingénieuse théorie.
BOURGEONNEMENT. Getnmatio. bot. C’est l’ensemble des phénomènes qui accompagnent le développement et l'évolution des Bourgeons. L’époque du Bourgeonnement dans les Végétaux est ordinairement celle du printemps, où la chaleur du soleil gonfle le Bourgeon, entr’ouvre les écailles pour mettre en liberté la jeune pousse emprisonnée pendant la froide saison. De Candolle donne le nom de Bourgeonnement à l’ensemble des Bourgeons.
BOCRGEONN1KR. ois. S. vulg. de Bouvreuil.
BOURG-ÉPINE, bot. S. de Hhamnus A la te mus.
BOURGIN. pois. S. vulg. de Spare Dorade. •
BOURGOGNE, bot. N. vulg. du Sainfoin Onobrychidc.
BOURGl K-ÉPINK. bot. S. de Phyllirea latifolia.
BOURGl’EMESTRE. ois. Esp. du G. Mouette.
BOIRICHON. ois. S. vulg. de Sylvie Troglodyte.
BOURMÈRE. ois. S. vulg. de Pie-Grièche.
BOURNOMTE. six. Triple sulfure d’Anlimoine, de Plomb et de Cuivre, découvert par le comte de Bournon. qui l’avait nommé Endellione. D'après un mémoire sur cette sultslance, par l’ingénieur Dufrénoy (Annales des mines, 1886, p. 371), elle cristallise régulièrement en prisme droit, à hase rectangle; et les cristaux du Mexique, semblables à ceux du Cornouailles, sont quelquefois d'un très-gros volume; leur couleur est en général le gris de Plomb , et leur pesanteur spécifique varie entre 5,71 et 5,84. L'analyse a donné, pour les cristaux recueillis dans le grès houiller de la mine de Cendras, près d'Alais en France : Plomb 38, U; Cuivre 12,3; Antimoine 29,4; Soufre 19,4. Pour les cristaux du Mexique : Plomb 40,2; Cuivre 13,3; Antimoine 28,3; Soufre 17,8. Toutes les Bournonites présentent au Chalumeau les mêmes réactions. Sur le charbon elles fondent et dégagent une fumée blanche, épaisse, puis elles donneut un globule noir. On peut facilement constater la présence du Plomb, par l'oxidalion, et celle du Cuivre, par le borax. Les cristaux de la mine du Cornouailles sont ceux qui ont procuré à Bournon la découverte de cette substance.
BOURRACHE. Dorrago. bot. Fam. des Borraginëes, Penlandrie Monogynie. Ce G. se compose de cinq ou six esp. qui sont des pl. herbacées à feuilles rudes; il offre pour caractères : un calice étalé, à cinq divisions étroites et aiguës ; une corolle monopétale, régulière, rotacée, à cinq lobes aigus, ayant à l'entrée de son tube cinq appendices obtus et éinarginés; les cinq étamines ont leurs filets prolongés en une sorte de corne à leur sommet, et les anthères attachées à la base interne de celte corne. Le fruit est un tétrakène, c'est-à-dire qu'il se compose de quatre petites coques indéhiscentes, qui se séparent les unes des autres à l’époque de leur maturité. Brown a retiré du G. Iiorrago de Linné et de Jussieu, un certain nombre d'esp. pour en former un G. distinct sous le nom de Trichodesma. Ce G., qui comprend les Iiorrago zcytanica, indica et a f ricana, se distingue des véritables Bourraches par sa corolle dépourvue d’appendices, par ses anthères réunies au moyen de deux rangées de poils, et dont la
corne est tordue en spirale, et par 6es akènes portés sur une sorte de columcllc à quatre ailes. Ce G. renferme les esp. dont Medicus avait fait son genre Pollichia.
l.a B. commue, //. officinal is, L., est une pl. annuelle, qui croît abondamment dans les champs cultivés et dans les jardins. Ses feuilles sont grandes et très-rudes ; sa tige est charnue et rameuse; ses fleurs, d’un beau bleu d'azur, mai6 quelquefois roses ou blanches, forment une sorte de panicule au sommet des ramifications de la tige. Les feuilles de la Bourrache sont employées en médecine comme diaphoniques et diurétiques.
BOURREAU DES ARBRES, bot. On a quelquefois donné ce nom au Lierre, au Cciastru» scandais. L., et aux Lianes qui, en serrant fortement les troncs de certains arbres, leur causent quelquefois la mort.
BOURRÉE ou FLEUR DU TAN. bot. N. vulg. d'un petit Champignon dont I.ink a fait son G. AA kalium.
BOl’RREL. ois. S. vulg. de Faucon Buse.
BOURRELET, moll. Renflement qui se remarque sur le bord ou sur la surface externe de certaines Coquille».
BOURRELET, bot. On appelle aiusi un renflement plus ou moins considérable, qui se forme sur le tronc des Végétaux ligneux. Ces Bourrelets peuvent être complets ou circulaires, c’est-à-dire occuper toute la circonférence de la tige; ils peuvent être partiels ou latéraux, quand ils n’affectent qu’un des côtés du tronc. Les arbres et les arbrisseaux dicolylédons sont les seuls sur lesquels on observe ce phénomène ; les arbres monocotylédons ne le présentent jamais. Tantôt le Bourrelet se forme naturellement et sans cause connue; d'autres fois il est produit par une cause apparente et appréciable. Examinez avec soin , sur le tronc d'un Chêne, le point d’origine des branches, et sur celles-ci le point d'origine des rameaux, des feuilles et des fleurs, et vous verrez constamment au-dessous de ce point, un renflement plus ou moins considérable, un véritable Bourrelet naturel et latéral. Que l'on pratique une forte ligature circulaire au tronc d'un arbre dicolylédon, en pleine végétation, cl l'on trouvera, une ou plusieurs années après cette opération, un Bourrelet circulaire au-dessus de la ligature. Il en sera de même encore lorsqu'on aura fait une entaille profonde à l’écorce d’un arbre, ou qu'on aura enlevé en totalité une plaque plus ou moins étendue de celle écorce. Dans ces deux cas, les lèvres de la plaie, et surtout la lèvre supérieure, se gonflent et forment un Bourrelet très-sensible.
Une des conséquences les plus remarquables qui résultent de la ligature faite au tronc, et de la formation du Bourrelet circulaire, c’est que le tronc cesse de s'accroître en diamètre au-dessous de la ligature, et qu'il ne s'y forme plus de nouvelles couches ligneuses. Nous verrons bientôt les explications données par les auteurs, concernant ce singulier phénomène.
Les causes qui produisent le Bourrelet circulaire, dans lesarbres dicolylédons, ont été diversement expliquées, suivant les théories émises sur l'accroissement des Végétaux. La plupart des auteurs s’accordent à considérer le Bourrelet circulaire accidentel, comme le résultat de l’obstacle que les fluides nourriciers éprouvent lorsqu'ils redescendent de la partie supérieure du Végétal , vers l’inférieure. Ces fluides s'accumulent au-dessus de l’ob-
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stade, distendent la partie et forment ce renflement que l'on nomme Bourrelet. La sève descendante, ne pouvant franchir la ligature, cesse de se répandre audessous de ce point, et rarcroisseinent en diamètre, c'est-à-dire la formation de nouvelles couches de bois, n*y a plus lieu. Telle est l’explication la plus généralement admise sur la formation du Bourrelet circulaire, suite d'une ligature. Aubert Du Petit Thouars donne une explication tout à fait différente de ce phénomène, et qui est en rapport avec sa théorie sur l'accroissement en diamètre du tronc. Selon cet habile botaniste, les fibres, qui descendent de la base des Bourgeons , en glissant entre le liber et l’aubier dans la couche de cambium, rencontrant, au point de la ligature, un obstacle qu’elles ne peuvent vaincre, s’y arrêtent, s’y accumulent et déterminent la formation du Bourrelet circulaire; dès lors le troue doit cesser d’augmenter de diamètre, puisque ce sont les fibres émanées de la base des Bourgeons, qui forment les nouvelles couches ligneuses.
Si l’on étudie la structure d’un Bourrelet accidentel, on voit qu’il se compose de tissu cellulaire et surtout d’une multitude de vaisseaux entrelacés et courbés en différents sens, disposition qui provient évidemment de l'obstacle que les fluides nourriciers ont rencontré à leur libre circulation.
Les Bourrelets accidentels produisent fréquemment des Bourgeons, qui, suivant qu’ils sont exposés à l’air ou enfouis dans le sein de la terre, s’allongent en scions ou se développent en racines. Le cultivateur se sert même fréquemment de ce moyen pour favoriser la reprise des marcottes, en déterminant, par une ligature ou une incision , la formation d’un Bourrelet d’où les racines ne tardent point à percer.
BOl'RHERIF.. bot. y . Bei BREME.
BOURRIQUE- i\i. Femelle de l’Ane. V . Cheval. BOURSE, /lu rsa. bot. Enveloppe membraneuse plus ou moins épaisse, qui recouvre quelques Champignons, et particulièrement ceux du G. Clatlire. Quand elle sc flétrit et disparaît peu de temps après le développement du Champignon, on la dit caduque; elle est persistante si elle l’accompagne pendant tout le temps de la durée. Tantôt elle est complète et enveloppe la totalité du chapeau , tantôt elle est incomplète , et enveloppe seulement la base ou le stipe du Champignon.
BOURSE. Bursarius. îoore. G. de la fam. des Bérotdes, institué par Lesson qui lui donne pour caractères : corps sacciforme, arrondi au sommet, dilaté à la base qui est largement ouverte, bordée d’une membrane diaphane, plissée et dont la circonférence est munie de quatre piliers d'une seule pièce chacun, subcomprimés, les deux du milieu terminés par deux très-longs tentacules cylindracés. L’ouverture de la partie arrondie du sommet est submédiane, petite et creusée en ombilic. La B. de Vànüs (voyage de la Coquille, pl. XIV, fig. 1) a le corps mollasse, charnu, incolore, transparent, granuleux à la surface, présentant quatre lignes rubanées, avec les deux tentacules rosés. Ce zoopliyle se trouve dans les iners de la Nouvelle-Guinée.
BOURSE oi GIBECIÈRE, «oll. N. vulg. de VOstrea Badula , L., Pectcn /indu la, Lamk.
BOURSE A BERGER oc BOURSETTE. roLYP. S. de Dy-
namena bursaria , Cellaria bursaria de Solander et d’KIlis, qui était une Scrtulairc de Linné.
BOURSE A PASTEUR, bot. C’est l’esp. la plus commune du G. Thlaspi.
BOURSE DE MER. Bursa marina, bot. S. de Spongodium Bursa, ou Alcyonium Bursa de Pallas.
BOURSES, pois. On donne ce nom dans les pays chauds , aux Tétrodons et même aux espèces de Balisles qui ont la faculté de se remplir d’air, au point de se rendre trop légères pour nager, et de tourner sur le dos.
BOURSES, bot. Branches qui, dans les arbres fruitiers, doivent produire le tribut qu’en attend le cultivateur. Leur nom vient sans doute de ce qu’elles portent les ricflessesdc la flouraison.
BOURSETTE. poi.yp. et bot. Même chose que Bocrse a Berger et a Pasteur.
BOL RSOUFLUS. pois. N. vulg. des Tétrodons et des Batistes.
B0URT0CLA1GA. bot. S. vulg. de Portulaca oleracea et d 'J triple* porlulacoides.
BOUSCARLE. ois. Esp. du G. Sylvie.
BOUSIER. Copris. ms. Coléoptères pentamères; fam. des Lamellicornes. G. extrait du grand G. Scarabée de Linné, par Geoffroy qui lui assigne pour caractères : antennes en massue feuilletée; point d’écusson distinct. — La division des Bousiers, telle qu’elle avait d'abord été instituée, et telle que l’a adoptée Olivier, renfer mait un très-grand nombre d’esp. Plusieurs en ont été distraites pour constituer de nouveaux G. dont quelquesuns sont parfaitement caractérisés. Le G. Bousier s’est trouvé ainsi de beaucoup restreint. Lalreille ne réunit aujourd'hui, sous ce nom, que les esp. qui ont les caractères suivants : labre, mandibules et lobe terminal des mâchoires membraneux; labre caché sous le chaperon; pieds de la seconde paire beaucoup plus écartés entre eux à leur naissance que les autres; les quatre jambes postérieures en forme de cône allongé, très-dilalées, ou beaucoup plus épaisses à leur extrémité ; premier article des palpes labiales notablement plus grand que les deux suivants ou les derniers; antennes de neuf articles ; point d'écusson.
Ces Insectes diffèrent des Ateuchus, des Sisyphes et des Gymnoplcures par la forme des quatre jambes postérieures qui sont courtes ou peu allongées, côniques, très -dilatées ou beaucoup plus épaisses à leur extrémité. Ils se distinguent des Aphodies par leurs palpes labiales très-velues; par les pattes intermédiaires, séparées à leur naissance par un intervalle |>ectoral, beaucoup plus large que celui qui est entre les autres; ce caractère est le plus apparent, parce que l’écusson du mésotborax n'est pas distinct. On ne confondra pas non plus les Bousiers avec les Onlhophages à cause du dernier article des palpes labiales très-distinct, et du prothorax plus court que les élytres. lisse rapprochent davantage des Onilis, mais s’en éloignent par leur abdomen élevé, convexe, et par leurs pattes antérieures, différant peu en longueur des autres, et terminées par un tarse dans le mâle. Les Bousiers habitent les bouses de Vache et les fumiers. Les mâles principalement dans plusieurs esp. exotiques, sont remarquables par des
éminences très-considérables sur le prothorax et sur la tête.
B. lunaire, C. lunariê ( mâle) de Fabrieius qui a dé crit la femelle sous le nom de C. e marginal un. Il a été figuré par Olivier (Col., T. i, n° 3, pl. îî, fig. 30 et pl. 8, fig. 04). Son prothorax a une corne de chaque côté. Il sc trouve en France.
B. espagnol. C. hisjHtnHs de Fabrieius, représenté par Olivier ( loc . cit., pl. G, fig. 47). Son prothorax est dépourvu de cornes, mais il en existe une sur la tête.
BOl’SOUN. ois. S. vulg. de Grèbe huppé.
BOUSSEROLE oc BÜSSEROLLE. bot. Fruit de l’Arbousier Raisin d'ours.
BOUSSINGAULTIE. Boussingaultia. bot. G. de la fani/ des Chénopodées, Penlandric Monogynic, L., établi par Humholdt et Kunth, qui le caractérisent ainsi : calice membraneux, persistant, dont le limbe est double, l’extérieur partagé en deux lobes et l'intérieur en cinq; étamines insérées à la base du calice; anthères à deux loges s'ouvrant par le dos ; style terminé par un stigmate 3-lobé, s'élevant du sommet de l'ulriculc monosperme. Le B. Baselloïde est un arbuste voluhile, à feuilles alternes, ovales, épaisses et très-entières; les fleurs sont blanches et rassemblées en grappes axillaires. Cette plante a été observée aux environs de Quito.
BOUT. rois. S. de Tétrodon Lune.
BOUTAI LLOU et BOUTEILLAOU. bot. S. vulg. d'Olivier.
BOUTARGTE. pois. S. de Muge céphalc.
BOUT DE CHANDELLE, CIERGE JAUNE oc BLANC, CIERGF. ÉTEINT, etc. moll. C’est le Conus Tirgo, L. et Lamarck.
BOUT-DE-PF.TUN et BOUT-DE TABAC, ois. S. vulg. d'Ani.
BOUTE-EN-TRAIN, ois. N. vulg. du Gros-Bec Sizerin.
BOUTEILLE A L'ENCRE, bot. N. vulg. donné à divers Champignons déliquescents, tel que P Agaricus Alramenlarius, L.
BOUTE LON et BOUTE -OUELON. ois. S. vulg. de Merle Mauvis.
BOUTELOUA. bot. Lagasca a formé sous ce nom, et dédié à Boutelou, savant botaniste de Madrid, un G. de Graminées , qui rentre dans celui qu'on appelle Dinebra.
BOUTET, bot. S. vulg. de Nigella artensis, L.
BOUTON, holl. Dénomination vulg. appliquée à plusieurs Coquilles dont la forme rappelle celied'un boulon.
Le Bouton de Cahisole ou Turban de Pharaon, est le Trochus Pharaonis, L., que Denys - Montfort a fait le type d’un G. ( Clanculu*) auquel il assigne pour caractères : coquille libre, univalve, à spire régulière, conique; ombilic crénelé ; bourbe munie de plusieurs dents et ondulations; columelle dentée; lèvres tranchantes et désunies.
Le Bouton de la Chine de Favart-d'Herbigny et de Favannc, est le Trochus ni lotie us, L. et Laink.
Le grand Bouton de la Chine de Favart-d'Herbigny, est le Trochus maculatus.
Le Bouton de Rose est le BuUa Amplustra, L.
Le Bouton terrestre est une petite Coquille des environs de Paris : Hélix rotundata, Muller.
BOUTON, bot. Mirbol et plusieurs autres botanistes désignent sous le nom de Boutons, les Bourgeons à leur état stationnaire, c'est-à-dire avant qu'ils commencent à se développer, époque où on les nomme , à proprement parler, des Bourgeons. Mais Link et De Candolle appellent Bouton (Alabaslrum ) la fleur avant son épanouissement. C'est dans ce sens que ce mol est généralement employé dans le langage commun. T. Bourgeon.
BOUTON D’ARGENT, bot. Nom donné par les jardiniers à YAchillea Ptarmica , aux Ilanunculus aconitifolius ou platanifolius , et aux Matricaires. lorsque la culture, en ayant doublé les fleurs, donne à celles-ci la forme d’une petite sphère blanche.
BOUTON D’OR. bot. S. de Ranunculus acris, soit qu'elle croisse dans les prés, soit qu'elle ait doublé dans les jardins. C'est aussi le Gnaphalium Stæchas.
BOUTON ROUGE, bot. S. de Cercis canadensis. f'. Gainiir.
BOUTROUET. ois. S. vulg. de Mésange à longue queue.
BOUTURE. Talea. bot. Partie d'une tige ou d’une branche qui, mise en terre par le gros bout, doit pousser des racines, et reproduire l’arbre dont on l'a détachée. Le propagation par boutures conserve exactement les esp. et var., tandis que celle qui résulte de la graine produit presque autant de variétés qu'il naît d'individus.
BOUVARDIE. Bouvardia. bot. Fam. des Rubiacées, Tétrandrie Monogynic. L. — G. établi par Salisbury, et qui renferme des arbrisseaux et des arbustes exotiques, à feuilles opposées , quelquefois même verticillées par trois ou par quatre, ayant à leur base des stipules qui se soudent avec les pétioles. Les Heurs , ou rouges ou blanches, sont terminales, solitaires ou disposées en corymbes. Le calice, adhérant avec l'ovaire et infère, se termine par un limbe court et à quatre dents; il est accompagné à sa base par deux bractées; la corolle est monopélale. régulière et tubuleuse; son limbe, qui est étalé, offre quatre divisions. Les quatre étamines sont renfermées dans l'intérieur du tube de la corolle qu'elles ne dépassent pas ; l’ovaire est à deux loges, contenant chacune un grand nombre d'ovules ; il se termine par un style simple , au sommet duquel est un stigmate composé de deux lamelles. Le fruit est une capsule bilobée, couronnée par les dents du calice, à deux loges, s'ouvrant par la partie supérieure en deux valves, et renfermant des graines très-petites, planes, imbriquées et membraneuses sur les bords. Ce G., voisin du G. Rondelet ia , s'en distingue surtout parles étamines au nombre de quatre seulement, et par les bractées qui entourent son calice. Kunth y a réuni le G. £gynetia de Cavanilles, l'/Zous/onta coccinea , joli arbuste décrit et figuré par Andrews ( Repository, 1. 100) que l’on cultive dans nos jardins, et enfin les esp. de Rondeletia qui n’ont que quatre étamines.
BOUYERON. ois. Esp. du G. Bouvreuil.
BOUVIÈRE, pois. Esp. du G. Able.
BOUVREUIL, ois. Pyrrhula. G. de l’ordre des Granivores. Caractères : bec court, conico-convexe, bombé sur les côtés , comprimé à la pointe et vers l’aréte qui