‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 4)Chapitre 98 sur 125 · BOU · texte numérisé non relu

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recouvrir les cabanes; on prépare aussi avec die des sortes de sandales ou de brodequins. Lorsque l'écorce intérieure du Bouleau est encore abreuvée des sucs fournis par la végétation , elle est tendre et sucrée, et les Kamlschadales s'en nourrissent. On prépare aussi avec la sève que l’on relire en pratiquant à la tige des trous profonds, une liqueur fermentée, très-employée en Russie, en Suède et dans les autres parties du nord de l'Europe. Le B. noir de l’Amérique sept, a une écorce légère, mince et très-résistante; les Sauvages s'en servent pour fabriquer des pirogues très- légères, qu’ils enlèvent facilement sur leurs épaules , lors de leurs iucursions dans l'intérieur des terres; de là le nom de Bouleau à canot , donné à cet arbre.

BOULEC1I. bot. S. d’Armoise vulgaire.

BOULEREAU. pois. S. vulg. de Gobie.

BOl'LEROT. pois. Esp. du G. Gobie.

BOULESIE. bot. A'. Bowlesie.

BOl’LET DE CANON, bot. A". Cocrocpite.

BOULETTE, bot. N. vulg. du Globularia vulga ris, du Cephalanthua et des Eehinopa, dont les fleurs sont disposées en boules.

BOU LEVA RT oc BOULEVERT. bot. N. vulg. d’une var. du Boletua borinus, L.

BOULl. ois. S. vulg. de grand Pluvier à collier.

BOULIER, pois. N. vulg. indifféremment appliqué au Thon et à l'Ombre, y. Scoxbre et Sciène. *

BOUL1GAULE et BOULIGOULOÜ. bot. V. Baligocle.

BOULTON. pois. Esp. du G. Holocentre.

BOUQUET, bot. Disposition particulière des fleurs dans certaines pl., à laquelle Richard a donné le nom plus convenable de Sertule.

BOUQUET PARFAIT, bot. S. vulg du Dianthua Armeria, L. F. Œillet.

BOUQUETIN ktBOCK-STEIN. HAX.Esp.duG. Chèvre.

Brown appelle Bouquetin batard la Chèvre transportée à la Jamaïque, où elle parait s’étre modifiée par l’effet du climat.

Ce qu’on a nommé Bouquetin dü Caucase est le Capra caucasita de Geoffroy.

Le Bouquetin a crinière d'Afrique est encore une Chèvre.

BOUQOETINE. bot. S. vulg. de Boucage.

BOUQUIN, mai. Le mâle dans l’esp. du Lièvre. C'est aussi un Bouc en vieux français.

BOUQUIN BARBE, bot. S. vulg. de C/acaria coralloidea, L.

BOURANDES. bot. A'. Bucrane. •

BOURASAHA. bot. A'. Bcbasaia.

BOURBONNAISE, bot. N. vulg. de la var. double du Ipchnit vise aria.

BOURDAINE ou BOURGÈNE. bot. S. vu!|;. de fihamnua Frangula , L. y. Nerprun.

BOCRDELAS. bot. y. Bordelais.

BOURDIN, moll. Nom donné par Belon, selon d’Argenville, aux Oreilles de mer, Haliotia de Linné. Mais nous ne savons sur quelle autorité Bosc et Blainville ( Nouv. Dicl. d’Uist. nat. et Dict. des Sc. nat. ) désignent celle dénomination comme se rapportant à Y Haliotia atriato de Linné, que Delon n’a pas connu. Bruguière, qui renvoie pour ce nom à l’Haliotide strié, n’a pas dé-

crit ce genre, et Pou ne peut savoir l’csp. qu'il voulait désigner ainsi.

BOURDIQUE. pois. S. de Cobilia fosailia. y. Cobite.

BOURDON. Bombus. iss. ti. de l’ordre des Hyménoptères, famille des Nellifèrcs. Ces Insectes qu’il ne faut pas confondre, à raison de l'homonymie, avec les mâles de notre Abeille domestique, vivent comme elle en société composée de trois sortes d’individus, de mâles , de femelles , de neutres ou d'ouvriers , mais beaucoup moins nombreuse et temporaire, du moins dans nos climats, ou sc renouvelant chaque année. La nature a pourvu les deux dernières sortes d'individus de ces instruments propres â récolter le pollen des fleurs, désignés sous les noms de corbeilles, de palettes et de brosses , dont il a été fait mention à l’article Abeille. Le premier article des tarses postérieurs ( et celui aussi des intermédiaires, quoique moins dilaté) forme de même une palette en carré long, garnie à sa face interne d’une brosse . mais continue, ou sans les stries transverses que l'on observe à celle de notre Abeille domestique. Les Bourdous, en outre, se distinguent des Abeilles et des autres G. d’Apiaires vivant en société , par la réunion des caractères suivants : labre transversal; mandibules des femelles et des neutres presque en forme de cuiller, sillonnées sur le dos, avec deux petites échancrures à leur extrémité supérieure interne; celles des mâles plus étroites, barbues à leur base, fortement bidentées au bout; trompe plus courte que le corps; palpes maxillaires composées d'uu seul article, très-petit, subelliplique; la troisième et la quatrième ou dernière des labiales rejetées en dehors, ou obliques relativement aux précédentes; paraglosses courtes, eu forme d'écaillc pointue; antennes filiformes, coudées; petits yeux lisses, disposés sur une ligne transverse; corps épais, bombé, garni de poils nombreux, formant souvent des bandes de diverses couleurs ; écusson point prolongé; trois cellules cubitales dont la première est coupée perpendiculairement dans son milieu, par nue petite nervure; jambes postérieures terminées par deux épines. Quelques Abeilles Perce-bois ou Xylocopes étant assez velues, colorées aussi par zones, Fabricius. trompé par ces faibles rapports extérieurs, a réuni ces Insectes avec les Bourdons. N’ayant point fait une étude particulière des différences sexuelles, il a distingué comme espèces propres, quelques mâles de ce dernier genre, autrement colorés que les deux autres individus, lluhcr fils, dans un excellent Mémoire sur les Bourdons, qui fait partie du sixième volume des Transactions de la Société Linnéçnne, et Kirby, dans son beau travail sur les Abeilles de la Grande-Bretagne, nous ont fait connaître ces particularités sexuelles. Mais le premier a de plus enrichi de nouveaux faits l'histoire de ces Insectes , déjà bien éclaircie par Réaumur. A l'égard des mêmes différences sexuelles, un bon observateur qui nous a été enlevé à la fleur de son âge. Lâchât, de concert avec Audouin, ont porté leurs recherches plus loin et par des descriptions plus détaillées et plus exactes des parties masculines, fixé, d’une manière invariable, les limites de certaines esp. Les organes sexuels des mâles des Rourdons ont. en général, plus de ressemblance avec ceux des Apiaircs solitaires, qu’avec ceux

dos faux Bourdons ou des mâles de l'Abeille domesti- ' b couleur, à des truffés. I.es œufs et les larves qui en que. Nous ne pouvons d'autant moins présenter ces sortent occupent l'intérieur des vides celluleux cora-

détails , qu'ils ne pourraient être bien compris sans le , secours de figures nombreuses que la nature de cet ou- j vrage nous interdit; il suffira de dire que l'appareil de i ces organes est composé : 1° de deux pièces extérieures, ! courbées et terminées par un petit appendice à leur extrémité, formant, réunies, une sorte de lyre; 21* de j deux pièces intérieures, imitant un fer de lance; et 3° d'un pénis membraneux, grand, presque cylindrique, et d'où Héaumur a vu sortir une liqueur gluante. La- ! chat et Audouiu ont donné des noms particuliers à ces diverses parties, mais que nous ne reproduirons point ici, attendu que le dernier, s'occupant actuellement d'un travail général et comparatif sur ces parties considérées dans tous les Insectes, exposera probablement en temps et lieu le fruit de ses intéressantes recherches, lin sujet plus agréable pour le commun de nos lecteurs, l'histoire succincte des Bourdons, va fixer notre attention. Réaumur, Latreille cl Huher fils seront nos guides.

Ainsi que dans la plupart des Insectes, les femelles sont d'une taille plus grande que les mâles. Celle des ouvrières lient le milieu. Réaumur avait aperçu parmi ces derniers individus deux variétés de grandeurs, et dont les plus petits lui avaient paru plus alertes et plus actifs. Le fait a été vérifié par Huber fils. D'après ses observations, plusieurs de ces ouvrières nées au printemps , s'accouplent , au mois de juin, avec des mâles provenus, comme elles, de la inéine mère, pondent peu de temps après, mais exclusivement des œufs de mâles. Ces ouvrières sont donc de véritables femelles, mais plus petites, et avec des fonctions génératrices bornées. Les mâles auquel» ils donnent le jour, sont destinés â féconder les femelles qui n'éclosent que dans l'arrièresaison , et du nombre desquelles celles qui échappent aux rigueurs de l'hiver, jetteront, au printemps prochain, les fondements d'une nouvelle colonie; les autres individus, sans en excepter les petites femelles, périssent aux approches de l'hiver.

Les femelles ordinaires survivantes s'occupent, dès les premiers l>caux jours du printemps, de la construction de leur nid , le plus souvent placé dans la terre, à un ou deux pieds de profondeur; les prairies en pente, les collines, les plaines sèches et les lisières des bois ou des bosquets, sont les lieux qu'elles choisissent. Quelques-unes s'établissent au bas des murs ou dans leurs fentes, sous des pierres même ( Apis lapitlaria ) et à la surface du sol. Les cavités qu'elles y pratiquent sont assez considérables, plus basses que hautes et en forme de dôme. De la terre, de la mousse cardée brin à brin, cl qu’elles y transportent en entrant à reculons, dans ces demeures souterraines , en coui|>08enl la voûte; les parois intérieures sont revêtues d'une calotte de cire brute et grossière. Là, une galerie tortueuse, couverte de mousse, longue d'un à deux pieds, conduit à l’habitation; ici, une simple ouverture , pratiquée au bas du nid, sert uniquement de passage; une couche de feuilles, sur laquelle reposera la couvée, tapisse le fond de la cavité. La mère y place ensuite la pâtée consistant en des masses de cire brune, irrégulières, mamelonnées et comparées par Réaumur, à raison de celle forme et de

pris entre les masses. Trois à quatre petit» corps, de la même matière, en forme de petits pots, presque cylindriques, toujours ouverts et plus ou moins remplis de bon miel, se voient aussi au fond de l'habitation, mais non constamment à la même place. Les ouvrières, dit-on, emploient quelquefois à la même fin des coques d'où les nymphes sont sorties; mais comme ces coques sont de consistance soyeuse et percées extérieurement d’un trou, ce fait parait réclamer de nouvelles observations.

Les larves éclosent quatre â cinq jours après la ponte, et vivent en société jusqu'au moment où elles doivent passer à l’état de nymphe; alors elles se séparent et filent des coques de soie fixées verticalement les unes contre les autres et de forme ovoïde. La nymphe , de même que celle de la femelle de l’Abeille ordinaire, s'y tient dans une situation renversée, et lorsqu'elle devient Insecte parfait, en sort par une ouverture inférieure. Suivant Réaumur, les larves se nourrissent de la cire ou de la pâtée sur laquelle elles reposent; mais, au témoignage de Huber, cette matière les garantit simplement du froid et de l'humidité, et leur nourriture, ainsi que celle des larves des autres Apiaires, consiste dans une certaine quantité de pollen, humecté d'un peu de miel, que les femelles et les ouvrières ont soin de leur fdùrnir. Lorsque les larves ont épuisé leurs provisions, leurs nourrices, après avoir percé le couvercle de leurs cellules, leur en donnent de nouvelles, et ajoutent même une nouvelle pièce à l'habitation , ou l'agrandissent, si les larves, par l’effet de la croissance, sc trouvent logées trop à l'étroit. Au moment où ces larves doivent quitter l’état de nymphe, ce qui a lieu en mai et juin, les mêmes nourrices dégagent les coques en enlevant la cire du massif qui les embarrasse, et facilitent ainsi la sortie de l’Animal. Les ouvrières qui viennent de naître s'empressent d'aider leur mère dans scs travaux, et bientôt après, le nombre des cellules et des coques servant d'habitation soit aux larves, soit aux nymphes , s’accroît tellement , qu’avec les réservoirs à miel , elles forment des gâteaux irréguliers, s'élevant par étages , mais sur les bords desquels on remarque toujours la matière brune que Réaumur considère comme de la pâtée. Au rapport de Huber, les ouvrières sont très friandes des œufs , et profitent quelquefois de l'éloignement de la femelle pour entr’ouvrir les cellules qui les contiennent, afin de sucer une matière laiteuse de leur intérieur. ( n fait si extraordinaire paraîtrait démentir l'attachement connu de ces Insectes pour les germes de leur postérité , et nous avons tout lieu de soupçonner qu'il tient à quelque circonstance particulière qui n'a pas encore été approfondie. D'après le même observateur, les Bourdons ont, comme l’Abeille, des organes sécrétant la cire, et celte substance, provenant aussi d'un miel élaboré, transsude encore de la même manière que dans l'Abeille. Cependant, ainsi que nous l’avons dit dans notre Mémoire sur l’orgine de la cire(Mém. du Mus. d’Hisl. nalur., toin. 8. pag. 147), la portion des segments abdominaux, transsudant cette matière, est beaucoup plus étroite, surtout au milieu, que dans l'Abeille domestique , et l'on n’y distingue

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point de poche, attendu que chaque membrane de ce* segments est homogène et continue, et que celle portion de segments ciriers n'est elle-même qu'une poche occupant toute son étendue. Nous n'avons pas encore aperçu entre eux de lames de cire. Chaque habitation offre plusieurs femelles vivant en paix et en bonne intelligence. L'accouplement a lieu au dehors ou dans l'air, et l'on rencontre quelquefois les deux sexes réunis sur les plantes. Leur fécondité est très-inférieure à celle de l'Abeille.

Ces Uyménoptères ont plusieurs ennemis, tels que les Renards, les Blaireaux, les Belettes, les Fouines, les Mulots, les Rats, les Fourmis et les Teignes. Malheur surtout à eux, si des cultivateurs avides de leur miel viennent à découvrir leur habitation, ou s'ils vont recueillir ce miel dans des lieux trop fréquentés par des enfants qui, tels que ceux des cités populeuses, connaissent la partie du corps de ces Insectes ou le réservoir de celle liqueur est situé. Des Volucelles {Syrphus, Fab.) vont déposer leurs œufs dans les nids des Bourbons, où les larves auxquelles ces œufs donnent le jour dévorent les œufs des possesseurs. Celle d’une csp. de Conop6, décrite par Lâchât et Audouin (Journ. de Phys., mars 1810) vit, à la manière des Vers intestinaux et des larves de Rbipiptères, dans l'intérieur de l'abdomen des Bourdons en étal parfait, et ayant acquis des ailes, en sort par les intervalles des anneaux.

Les Bourdons composent un G. nombreux et dont les csp. sont répandues dans toutes les parties du monde. Celle que Jurine a représentée comme type, Bremus scutellatus (Hyménopt., pl. 12, genr. 37), le B.* écusson-jaune, est toute noire, avec la partie aulérieure du thorax et la région scutellairc jaunes. Elle se trouve dans la ci-devant Provence et en Piémont. Une autre des mêmes contrées, mais qui remonte plus au nord, et qu'Allioni, dans un catalogue des Insectes du Piémont, avait le premier bien caractérisée, est le B. à quatre bandes, B. rutleralus , Fab. Il est noir avec le dessus du thorax jaune, et coupé dans son milieu, par une bande noire ; l'abdomen est jaune en devant, et blanc à l'extrémité opposée. Dans le B. terrestre, B. terrestris, Réaum., Mém. des Insectes, tom. G, pl. 3, fig. 1, le corps, pareillement noir et terminé aussi postérieurement par des poils blancs, a le-devant du thorax et le second anneau de l’abdomen garnis de poils jaunes. Dans les femelles et les neutres du B. des pierres, B. lapiJarius, Fab., esp. la plus commune de toutes, le corps est tout noir, avec les derniers anneaux de l'abdomen fauves. Mais dans le mâle, B. arbustorum , le devant de la tète et les deux extrémités du corselet ont des poils jaunes. Le B. des rochers, B. rupestris, Fab., ressemble, au premier coup d'œil, à la femelle du précédent, mais ses ailes sont noirâtres; il est rare dans nos environs. Le B. des Mousses, B. Muscorum, Fab., Ibid., pl. 1. fig. 1 — 3, est jaunâtre, avec le thorax fauve. Le B. de Laponie. B. laponicus, s'étend au nord de l'Amérique jusqu'à la Nouvelle-Écosse. On rangera avec les Xylocopes un Insecte que Réaumur représente comme une espèce égyptienne de Bourdon, Ibid., pl. 5, fig. 2 — 3. Relativement aux Brèmes exotiques citées par Jurine, et dont la corbeille des jambes posté-

rieures est différente de celle des Bourdons, lr . l'article Eiclosse.

BOURDON DE SAINT-JACQUES, bot. S. d 'Alcea rosea, L. y. Gunaive.

BOURDONNEl'RS. ois. Nom vulgaire des Colibris cl Oiseaux-Mouches, que leur a valu, chez les Créoles, le bruit de leur vol, semblable à celui que produit un rouet.

BOURET, ois. N. vulg. des jeunes Canards.

BOUftGÈNE. bot. tr. Boirdaixe.

BOURGEON. Gemma, bot. La plupart des botanistes désignent sous ce nom de petits corps ordinairement de forme conique, composés d'écailles imbriquées, que l'on observe à l'aisselle des feuilles ou au sommet des rameaux dans les Végétaux ligneux, ou au collet de la racine dans les pl. herbacées, vivaces. Les Bourgeons doivent être considérés comme les rudiments des tiges des feuilles et des organes de la fructification. Formés d'écailles appliquées intimement les unes sur les autres, ils offrent, à leur intérieur, un petit rameau chargé de feuilles rudimentaires, diversement plissées sur ellesmêmes, parmi lesquelles on observe souvent aussi les fleurs qui doivent plus tard se développer. Mais le mol de Bourgeon a un sens encore plus étendu, car les bulbes, les bulhilles, certaines espèces de tubercules charnus, sont pour nous de véritables Bourgeons. En effet, si l'on examine la structure intérieure d'un Oignon ou Bulbe, on verra qu’elle est absolument la même que celle des autres Bourgeons, c'est-à-dire qu'il renferme, au milieu d'écailles diversement disposées, les rudiments d'une jeune tige, des feuilles cl des fleurs qu'elle doit porter. Quant aux bulbilles, leur analogie, ou, pour mieux dire, leur similitude avec les Bourgeons, est encore plus facile à saisir : comme ces derniers, elles naissent à l'aisselle des feuilles; comme eux, elles se composent d'écailles imbriquées ail centre desquelles repose la jeune pousse. La seule différence bien notable , c'est que les bulbilles, détachées du Végétal sur lequel elles se sont formées et placées dans des circonstances favorables, peuvent se développer et se changer, comme les véritables graines, en une autre pl. entièrement semblable à celle dont elles ont tiré leur origine. Nous avons dit également que certaines sortes de lu hercules charnus, qu’on observe à la base des tiges ou sur des racines, devaient également être regardés comme de véritables Bourgeons. C'est ainsi, par exemple, que les deux tubercules que l’on trouve à la base de la tige des Orchis, remplissent absolument les mêmes fonctions que les Bourgeons écailleux des autres Végétaux. En effet, que l'on fende lougiludinalemenl un de ces tubercules au printemps, et l'on trouvera dans son intérieur les rudiments de la tige et des feuilles, qui, plus tard, sc développeront pour reproduire la plante. Au reste , nous traiterons plus en détail de cette analogie aux mots Bilbe, Bclbilles et Tiberches. Revenons aux Bourgeons proprement dits.

Les botanistes oui donné le nom de Turion au Bourgeon souterrain, qui s’élève chaque année de la racine des pl. vivaces. Ainsi, dans l'Asperge, dans les Pivoines, etc., la jeune pousse, nu moment où elle commence à se montrer, porte le nom spécial de Turion.

Les Bourgeons écailleux n’existent généralement que

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