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Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes

MABA. bot. Genre de la famille des Ébénacées et de la bioecie Triandrie, L. Ses fleurs diotqucs présentent un calice découpé Jusque vers son milieu, en trois parties, et une corolle urcéolée trifidû; dans les mâles les étamines bypogypes, en nombre égal ou plus ordinairement double des divisions de la corolle, à filets tantôt simples, tantôt réunis alternativement deux à deux, s'insèrent autour d'un rudiment central de pistil ; dans les femelles l’ovaire, à trois loges biovnlées, se change «n une baie ovoïde ou rarement globuleuse, entourée à sa base par le calice persistant cupuliforme. Les espèces de ce genre sont des arbrisseaux à feuilles alternes, dépourvues de stipules entières et coriaces, dont les pédoncules axillaires, accompagnés de petites bractées, portent une seule fleur sur les pieds femelles, plusieurs sur les mâles. Forster en- fit le premier connaître une originaire des îles de la mer du Sud, sous le nom de Maba elliptica ; R. Brown en a décrit sept de la Nouvelle-Hollande, et plus récemment Labiilardière en a ajouté deux autres recueillies dans la Nouvelle- Calédonie ( y . Strtum A ustro- Calédonien m, tab. 35 et 30). On en trouve aussi une dans les Indes : c'est celle que Koenig et Roxhurgli appelaient du nom générique de Ferreola ; enfin R. Brown pense que le Caja A rang de Rumpb ( IJerbar . Arnboin ., 3, lab. 1) appartient à ce genre.

MABËE. Mabea. bot. Genre de la famille des F.uphorbiacées et de la Dodécandrie Monogynie, L. Ses fleurs sont monoïques; on observe dans les mâles un calice à cinq dents, pas de pétales, des étamines, au nombre de neuf â douze, insérées sur un réceptacle à peu près conique, et dont les anthères, adnées aux filets extrêmement courts, regardent en dehors; dans les femelles le calice est partagé Jusque vers son milieu, en cinq divisions égales, ou en six dont trois alternativement extérieures et plus courtes; le style se termine par trois branches contournées; l’ovaire globuleux offre Irois loges renfermant chacune un ovule unique;

il devient plus tard une capsule à trois coques. Aublel (Plant. Guian.y 187, tab. 33-ï) a fait connaître deux espèces de Mabea, originaires de la Guiane; mais les herbiers de ce pays en contiennent plusieurs aulres jusqu'ici inédites; ce sont des arbustes â rameaux sarmenteux, remplis d’un suc lactescent; les feuilles, accompagnées de stipules, sont alternes, entières ou légèrement crénelées, veinées, luisantes sur leur face supérieure; les pédoncules, disposés en paniculcs ëpaisj se», terminales, portent soit à leur base, soit plus liant, une bractée glanduleuse des deux côtés, sur ses bords:

| les inférieurs plus longs et moins nombreux sont simples, et soutiennent chacun une seule fleur femelle; les supérieurs se divisent en trois brandies dont chacune se termine par une fleur mâle.

MABOU1A et M.ABOL'IER. bot. Noms proposés par quelques bolaoistcs français pour désigner le genre Murhonia. F. ce inot.

MABIIE. pois. Synonyme vulgaire de Spàrus Mormyru9, L. F. Sparb.

MABUHUC. bot. Synonyme vulgaire de Cassythe. F. ce mot.

MABURN1E. Maburnia. bot. Genre de l’Hexandrie Monogynie, L., établi par Du Petil-Thouars (Gêner. I\oc. Madagasc., n« 13) qui l'a ainsi caractérisé : calice adhérent à l’ovaire par sa base, tubuleux et muni de trois angles en forme d’ailes; corolle remplacée par six appendices, dont trois extérieurs plus grands; six étamines réunies deux à deux, et placées devant les trois plus larges appendices; ovaire surmonté d’un style de la longueur du tube, terminé par un stigmate capité, à trois lobes; capsule à trois loges polyspermes. Le nom de ce genre est un anagramme du Burmannia, genre dont il est tellement rapproché qu’il serait possible que la plante qui le constitue n'en fût qu’une espèce; elle a les liges courtes, aphylles, parsemées de petites écailles et terminées par deux ou trois fleurs. Cette planté est indigène de Madagascar.

MACA. eot. Synonyme présumé du Palmier que Ifumbüldl mentionne sous le nom de Macanilla de

C'a ripe, et qui parait appartenir au gj|re Marlinèzc, dont les fruits, comme ceux du Maca, sont comparés à de petites pommes.

MAC AC A. mai. Synonyme de Macaque.

MACACO. hax. Synonyme de Maki Vari, et non pas de Maki Mococo, comme la ressemblance des noms pourrait le faire croire. F. Maki.

MACACt S. x ah. r. Macaque.

ÜUC VGUA. ois. Espèce du genre Faucon, division i de^Buses. Vieillot en fait le type du Relire qui a été adopté par Lesson. Ses caractères consistent en un bec i court, très-épais; les deux mandibules presque traies : | la supérieure subitement crochue, l'inférieure arron- | die.échancrée à sa pointe qui reçoit la partie crochue j de la précédente; narines larges, ouvertes, arrondies, placées près de l'arête; tarses courts, robustes, épais, | nus, réliculés; queue médiocre, rectiligne ou un peu arrondie ; première rémige courte, la deuxième la plus i longue. Vieillot n'admet dans ce genre qu'une seule | espèce : F a tco* Bise Macagca, Falco cachinnati9,

!.. Mais Lessou y ajoute le Faucon Autour à dos noir, Falco Meianopt. Temm. F. Faucon.

MACAIIALAF. bot. F. Caiaf.

MACAIIANK oc MACAISE. Macahauca. bot. Aublct (PI. de la Guiane, 4 suppl. , p. G) a décrit et figuré le fruit d'un arbrisseau qu'il noinine Macahauca Giiyaueitsia, et qu’il figure planche 571. Ce genre imparfaitement connu . et que Jussieu appelle A/acanea , fait partie de la famille des Gultifères. Son fruit est une baie pyrifortne, inégale, coriace, contenant, dans une seule loge, de quatre à six graines ovoïdes, coriaces, placées 1 au milieu d'une pulpe charnue et attachées à des tro- | phospermes pariétaux. Le Macahauca Guyaueniiê, j Aublct, loc. cil., est un arbrisseau de quatre à cinq pieds de hauteur; il pousse des branches sa r menteuses, qui entourent le tronc des arbres voisins; ces s

sont garnies de feuilles opposées, lisses, vertes, emp tiques, aigues, finement dentées et portées sur un pétiole court; les fruits sont réunis plusieurs ensemble. Cet arbrisseau, nommé Macacahana par les Garipons, croit sur les bords de la Crique des Galibis.

MACAIRA or MAKAlRA. pois. Espèce du genre Xipbias. F. ce mot.

MACAIRÉE. Macairca. bot. Genre de la famille des j Mélaslomacées, institué par De Candollc qui l'a dédié nu professeur Macaire. lequel s'est distingué par ses travaux sur la chimie végétale et particulièrement par ses recherches sur le phénomène qui caractérisera Sensitive cl d'autre» plantes douées d'une irritabilité analogue. Les caractères du genre Macairea, sont : tube du calice ovale, avec quatre lobes persistants; quatre pétales ohovates; huit étamines inégales, dont quatre plus longues, à filaments plus larges supérieurement, por- 1 tant sur la face interne plusieurs rangées de poils glanduleux, et quatre plus courtes cl glabriusculcs; anthères linéaires, allongées, à un pore, à connectif allongé et slipitifoitne dans les plus longues, et dans toutes inégalement dilaté à sa base; ovaire libre, ovale, hérissé de soies glanduleuses; style filiforme; capsule à quatre loges, enveloppée par le calice; semences ovales, ordinairement un peu trouquées vers le hile, i

Les Macairées sont des arbustes propres à l'Amérique du Sud; leurs rameaux sont presque cylindriques; leurs feuilles et leurs pétioles sont, principalement dans la jeunesse, couverts d'une pubescence roussâtre; en général, les premières son! ovales, mucronée». coriaces, très-entières, glabres en dessus et un peu soyeuses en dessous; leurs lleurs, d’un blanc jaunâtre, forment par leur réunion des lliyrses très-velus.

Macairee locsSATRt. Macairca rufescens , DC. Ses liges sont cylindriques, avec les jeunes rameaux presque lélragones; elles ont en outre, ainsi que les jeunes feuilles, les pétioles et le calice, leur surface garnie de poils roux et assez longs; les feuilles sont ovales, coriaces, glabres en dessus, marquées en dessous de trois nervures garnies de poils décidus; les nervures latérales sont moins larges que l'intermédiaire ou la médiane; le Ihyrse ou la panicule de Heurs est terminale, et les lofies des calices sont velus, rétrécis et acuminés. De Conduite décrit encore trois autres espèces qu’il a nommées Macairca radula, M. adcnoslemon et M. ihyrgiftora.

MACALEB. bot. F. Maiiaieb.

MACANDOU ou MACANDOUE. bot. Synonyme de Morinda cil ri folia.

MACAMLLA DE CARIPK. bot. F. Maca.

MACAO, ois. F. Ara roi ce.

MACAQUE. Macucus. mvm. Genre de Quadrumanes appartenant à la première division des Singes (ceux de l'ancien monde ou les Catarrhinins de Geoffroy Saint Hilaire), et intermédiaire soit par ses formes, soit par ses habitudes, A celui des Guenons et à celui des Cynocéphales. Les dents sont, comme chez tous les Singes de l'ancien monde, au nombre de trente-, deux, c’csl-â dire en même nombre que chez l'Homme; elles sont d'ailleurs semblables h celles des Cynocéphales, et ne diffèrent de celles Guenons que par un petit talon qui termine les dernières molaires à l'une et à l'autre mâchoire, et par la forme des canines supérieures arrondies et non point aplaties à leur face interne, présentant à leur face externe une dépression assez forte. L’angle facial est de 40" environ, terme moyen; mais il se trouve plus ouvert dans certaines espèces, moins dans quelques autres. Celles-ci se rapprochent ainsi davantage des Cynocéphales, dont l’angle facial n'est guère que de 50° environ, les premières sc trouvant au contraire plutôt en rapport avec les Guenons cl les Scmnopithèqucs. où cct angle, assez variable, est toujours moins aigu. D'ailleurs c'est dans la forme de la tète et du museau que l'on peut trouver les seuls caractères véritablement importants des Macaques, et presque les seuls aussi qui puissent servir â leur distinct ion . Le museau, beaucoup plus gros et plus prolongé que chez les Guenons, du moins polir la plupart des espèces, est beaucoup plus court quechez les Cynocéphales; ceux-ci se distinguent d'ailleurs parfaitement par la disposition de leurs narines terminales et tout à fait antérieures. Le corps est en général trapu et épais, le col court, la tête grosse, les membres robustes, et l'aspect de l'animal véritablement désagréable >1 hideux. Les callosités des fesses sont trèsprononcées, et la queue, quelquefois nulle, est ordtnai-

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rement assez courte; elle ne devient d'ailleurs jamais, même chez les espèces où ellç^i le plus de force et de longueur, un organe de préhension , comme elle l'est chez beaucoupde Singes américains; caractère qui, au reste, appartient généralement ù tous les genres de l'ancien monde. Enfin leurs membres, à peu près égaux, sont essentiellement conformés comme ceux des Guenons; et leurs mains sont de même pentadactyles. Us ont les lèvres minces, et les abajoues ont un assez grand développement.

On peut faire à l'égard des habitudes des Macaques les mêmes remarques que l'on vient de faire à l’égard de leur organisation. Généralement plus doux, plus susceptibles d'éducation que les Cynocéphales, ils sont, en revanche, plus méchants, plus indociles, et surtout plus lascifs que les Guenons quelques espèces ayant plutôt les habitudes et le naturel de ces dernières, et d'autres se rapprochant au contraire davantage des Cynocéphales, tandis que plusieurs enfin se trouvent véritablement intermédiaires entre ces deux genres. C'est ce qu'on reconnaît assez facilement lorsqu'on étudie des individus adultes et bien portants; car les jeunes, même dans les espèces qui par les développements de l'âge deviennent le plus complètement intraitables, ont d'abord assez de douceur. Les femelles sont aussi ordinairement moins empressées à nuire cl moins indociles que les mâles. Du reste les Macaques ont à tout âge beaucoup d'adresse et d'intelligence; et quelques-uns d’entre eux sont même très-susceptibles d'éducation. Tel est particulièrement le Magot, que les bateleurs habituent, sans lropdedifficullé,à obéir avec promptitude, sur un geste ou sur un mot, à danser sur la corde, et à exécuter différents tours d’adresse qui amusent et souvent même étonnent vivement les spectateurs. D’autres Macaques ne sont guère susceptibles que d’être adoucis par la domesticité; encore quand ils passent ù l'état adulte, ou qu'ils commencent â vieillir, arrive-t-il souvenlque leur caractère change entièrement, «t qu’ils deviennent tout à fait indociles et intraitables. Aussi, tandis que beaucoup de personnes élèvent volontiers de jeunes Macaques, et les prennent même en affectiun dans cet âge où ils ne manquent véritablement ni de grâce ni de douceur, il en est bien peu qui veuillent les conserver longtemps, et qui ne s’empressent de s'?li défaire dès qu'ils sont parvenus â l'âge où ils prennent, avec leurs forces, les penchants et les habitudes qui caractérisent leur espèce. Ces Singes se sont reproduits assez souvent en Europe, au conlraiic des Guenons, et même des Cynocéphales, malgré leur extrême lascivité. Celte différence tient uniquement, suivant Frédéric Cuvier, ù la facilité plus grande «pie l’on a de réunir à la fois les deux sexes, et aussi à la rapidité de leur développement. On peut remarquer cependant que la ménagerie du Muséum de Paris a plusieurs fois possédé en même temps les deux sexes de quelques espèces de Cynocéphales, et même le mâle et la femelle du Drill et du Papion, sans qu'on ait jamais réussi à les faire produire. Au contraire trois espèces de Macaques : le Maimou , le Itbésus et le Macaque proprement dit, ont plusieurs fois produit. L'accouplement se fait de la même manière que chez les autres quadrupèdes, et la

gestation dure environ sept mois. Le jeune individu a dès sa naissance les couleurs de t'adulle, seulement avec une nuance un peu plus pâle; mais ses membres sont plus grêles, et sa tète sensiblement plus grosse. II a dès lors les yeux ouverts; il parait voir les objets qui l’entourent, et suivre du regard les mouvements quisc font près de lui. S’attachant avec les quatre mains aux poils de la poitrine et du ventre de sa mère, tenant le mamelon dans sa bouche, et ainsi toujours disposé à teter, lorsqu'il en sent le besoin, il reste pendant longtemps à peu près immobile. Du reste, la mère parait peu gênée de ce fardeau, et marche comme à l'orjjÉUüire, soit à quatre, soit â deux pieds; embrassant altu^p maintenant son petit au moyen d'une de se3 mains antérieures. Elle lui prodigue les soins les plus empressés, les plus tendres, pendant tout le temps qu'ils fiii sont nécessaires, surveille avec beaucoup d altenlion et aide scs premiers mouvements. Cependant dès que le petit, devenu un peu plus âgé, commence à vouloir prendre une autre nourriture que le lait de sa mère, celle-ci, sans jamais cesser d'ailleurs de le soigner avec le même zèle, ne souffre pas qu’il satisfasse sou désir; elle lui arrache le peu d'aliments qu’il vient à saisir, remplit ses abajoues, et s'empare de tout pour elle-même. Le petit, dès lors plein d'intelligence et d’adresse, sait cependant bien prendre de temps en temps un peu delà nourriture «|ue sa mère lui refuse. On l'a vu plusieurs fois saisir adroitement des amandes dans la main de celle-ci, au moment même où elle les portail à sa bouche, puis s'enfuir rapidement à l'autre extrémité de la cage, et les manger alors, en ayant la précaution de tourner le dos à sa mère. 11 avait ainsi toujours le soin de s'écarter pour prendre de la nourriture. lors même que celle-ci venait à lui en présenter elle-même.

Les caractères spécifiques des Macaques consistent essentiellement dans les proportions, et dès lors on peut se faire une idée du vague de ces caractères cl de la difficulté que l'on doit éprouver à en assigner exactement les limites. En outre, plusieurs espèces, qui sont regardées comme de véritables Macaques par la plupart des auteurs modernes, pourraient presque tout aussi bien être considérées, au premier aspect, comme appartenant soit au genre Cynocéphale, soit au genre Guenon. Tels sont le bonnet-Chinois, la Toque cl même le Macaque proprement dit, classés dans quelques systèmes parmi les Guenons, et l'Ouanderou, rapporté tour â tour à ce dernier genre et à celui des Cynocéphales. Quoi qu'il en soit, il faut admettre, comme l'ont déjà fait Desmarcsl et F. Cuvier, tous ces Singes parmi les Macaques. Ce genre se trouvera ainsi composé d’un assez grand nombre d'espèces répandues dans l'Afrique et dans l'Inde; l'une d'elles se trouve même, comine on le verra, jusque dans la partie la plus méridionale de l'Europe. Un peut diviser les Macaques, comme on l'a fait pour les Guenons, en plusieurs petits groupes, savoir : les Ccrcocèbes, les Maimons et les Magots, correspondant aux genres Cercocèbe, Macaque et Magot de divers naturalistes.

* Les Cercocêbes.

Les espèces comprises sous ce nom, paraissant vérita-

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blcmcnt , à plusieurs égards, intermédiaires aux Macaques et aux Guenons; et Geoffroy Saint-llilairc avait même cru pouvoir en former un genre particulier sous le nom deCercocèbe; nom qui n’est conservé ici que comme celui d’une simple division parmi les Macaques. Celle division ou section se reconnaît facilement par les proportions de la queue plus longue que le corps. Les deux premières espèces se distinguent en outre par leur face étroite et allongée, leur front nu, et la disposition fort remarquable des poils de leur tète qui sont divergents et dont l’ensemble forme une sorte de calotte.

Macaque Toqüe. Geoff. S*-Hil., Ann. Mus.,t. i\; Macncus radial us, Desm.; Cercocebus radiatus, Geoff.

Il a le pelage d’un gris verdâtre eu dessus, avec le dessous du corps et de la queue ainsi que la partie interne des membres de couleur blanche ; le dessus de la queue i est gris-verdâtre comme le dessus du corps. Les poils divergents sont assez courts. Sa taille est de dix-huit pouces environ. Celle espèce, qui habite l'Inde, et particulièrement le Malahar, a été établie par Geoffroy Saint-Hilaire d'après un individu que possède la galerie du Muséum de Paris. Quelques naturalistes avaient, il est vrai, supposé que la Toque pourrait bien n’étre qu’une simple variété du Macaque bonnet Chinois, avec lequel elle a en effet beaucoup de ressemblance; mais il est bien certain aujourd’hui qu'elle forme une espèce réellement distincte, comme l’a montré l’examen attentif de plusieurs individus amenés vivants en Europe. Du reste, ses habitudes sont, suivant Desmarest, tout à fait analogues â celles des Guenons.

Macaque Bonnet-Coi vois. Afacacus Sinicus, Desm.; Cercocebus Sinicus, Geoff. S*-Hil. (mais non pas, suivant F. Cuvier, Simia Sinica, L.). Il se distingue par son pelage d’un fauve brillant en dessus, avec la queue un peu plus brune, les favoris, la face interne des membres et le dessous du corps blanchâtres; les mains, les pieds et les oreilles noirâtres. La face est couleur de chair; seulement la lèvre inférieure est bordée de noir. Les poils sont, dans cette espèce, gris à leur hase avec leur partie terminale annelée de noir et de jaune; disposition qui se retrouve chez le plus grand nombre des Macaques, et particulièrement chez b Toque; mais chez le Bonnet-Chinois c’est le jaune qui domine : de là la teinte généralement fauve, cl non pas verdâtre de son pelage. Celte espèce a la même patrie que b Toque, cl vraisemblablement aussi les mêmes habitudes.

Macaque d’Asscm. Macacuê Assumiensis, McClelland. Sou pelage est d’un fauve cendré, un peu plus brun en dessus, et presque blanchâtre à b région abdominale ainsi qu’à b face interne des articulations des membres ; les poils qui couvrent b tète sont peu nombreux et noirs; 1a face et les fesses sont de couleur de chair; la queue, qui a un peu plus du tiers de la longueur totale de l’animal, est entièrement couverte de poils. Taille, deux pieds et demi environ du bout du museau à l’extrémité de b queue. De la vallée d’Assuni dans les montagnes du Cossiali, en Chine.

Macaque onuix vire. Macacus irus, Fr. Cuv., Mém. Mus., I. iv ; Afacacu s cynomolgus, Desm.; Simia cynomolgus et Simia lynocephalus? L. Il a environ un

pied huit pouces jusqu’à l’origine de la queue, qui est aussi à peu près de celte longueur. Son pelage est verdâtre en dessus, avec le dessous du corps et b face interne des membres d'un gris blanchâtre. La queue cl les pieds sont noirâtres, et la face, à peu près nue, est de couleur de chair livide, avec une partie plus blanche entre les yeux. Les favoris sont assez courts et de couleur verdâtre. La femelle est un peu plus petite que le mâle, et présente quelques caractères particuliers. Cette espèce est le véritable Macaque de Buffon, et il parail qu’on doit aussi lui rapporter l’Aigrette du même au- | leur. Scs mœurs sont généralement celles des autres 1 Macaques; elle parait cependant un peu moins indocile et moins lubrique; et c’est ainsi que l'on voit toujours â quelques différences de caractères correspondre aussi des différences dans les habitudes.

Macaque a face noire. Afacacus carbonarius , Fr. Cuvier (Manitn. Lilh., livraison de décembre 1825). Il est généralement d'un vert grisâtre sur le dessus du corps cl sur 1a face externe des membres, avec leur face interne, les parties inférieures du corps, les favoris, les joues et la queue, gris- blanchâtre. l'ne légère bande noire est placée au dessus de l’œil, et la face est aussi de celle couleur. Cette espèce, très-voisine de b précédente, se distingue d’ailleurs très-bien par la couleur de la face.

Macaqce gelade. Afacacu s gclada, Itupp., Fautt. Abyssin., p. 5, pl. â. Le mâle adulte a b face entièrement noire, avec le chanfrein concave, le front court et très proéminent; celle face est encadrée d’une longue crinière fauve qui s’avance de chaque côté jusqu’à l’angle do b bouche en moustache flot tante; le dos et les épaules sont recouverts de longues soies brunes, qui retombent élégamment sur les bras et les flancs; les poils des cuisses et des jambes sont moins longs, mais aussi touffus et d’un cendré brunâtre; les jambes antérieures et lesqualreinains sont noires; b queue, moins longue que le corps, est terminée par un long et épais flocon; les fesses sont calleuses et noires. Taille de l’extrémité du museau à l’origine de b queue, deux pieds deux pouces; 1a queue a en outre seize pouces. Celte espèce habite les forêts montagneuses du royaume de Seunaar, à six ou sept mille pieds au-dessus du niveau de la mer.

Macaque roux-doré. Afacacus aurais, Isid. Geoff., Zool. dit voy. de Belangé, pl. 2. Le pelage du dessus du corps est d’un brun roux, tiqueté de noir; b face externe des membres est d’un gris clair; le dessous du corps et de la queue, 1a face interne des membres et les longs poils des jones sont gris; b face supérieure de la queue est noirâtre vers la base, grise dans sa portion terminale. Taille, un pied six pouces. Du Bengale et du Pégu.

** Les M aimons.

On les distingue facilement parleur queue toujours beaucoup plus courte que le corps cl quelquefois mémo d’une extrême brièveté.

Macaque arctoïde. Afacacus arcloides, Geoff. Celle espèce parvient à une assez grande taille; l’individu ou plutôt sa dépouille d’après laquelle Geoffroy SMIilaire a publié sa description, avait deux pieds huit pouces de l’extrémité du museau à l’origine de b queue , et

cclte-ci n’ayant qu'un pouce, ne forme par conséquent qu'environ la trentième partie de la longueur totale. Un autre caractère non moins remarquable et qui suffirait seul pour la distinction spécifique, consiste dans le pelage qui est presque entièrement composé de longs poils assez rudes, présentant un grand nombre d'anneaux alternativement roux et noirs, d'où résulte pour couleur générale le brun -roussâtre tiqueté de noir. Dans Pétât de vie, la face est à peu près couleur de chair, mais le nez est noirâl^. Ce Macaque a été envoyé de l'Inde, par Duvaucel, au Musée de Taris.

Macaque Ouandebou. IlufF., t. xiv; Macacus sitenus , Dcsin.; Sitnia si tenus , Schreb., L., et Simia termina, L. Il se distingue facilement par son pelage généralement noir, avec l'abdomen et la poitrine blancs. Il a aussi reçu de Cuvier le nom de Macaque à crinière, parcirque sa tête est entourée d'une longue barbe blanchâtre et d’uue crinière cendrée, et de Pennanl celui de Singe à queue de Lion, à cause d'une mèche de longs poils, qui termine la queue. Son visage et ses mains sont noirs, tandis que ses callosités sont rougeâtres. Sa longueur est de dix-buil pouces, sans compter la queue qui en a dix seulement. Celte espèce habile les Indes- Orientales où elle porte les noms de Nil-Bandnr, de Lowando ou d'Elwanda, et non pas celui d’Ouanderou, que Buffon lui a composé. Elle est tout â fait indocile et intraitable, suivant plusieurs naturalistes. Cependant une femelle observée et décrite par Fr. Cuvier lui a paru douce et tuéme caressante.

Macaque Rhésus. Audeberl; Ma car us erythrœus ; Matants Iihvsus , Desin. ; Simia crythrœa, Schreb.; le Macaque ù queue courte, IlufF.; le Maimon ou Rhésus de Fr. Cuvier. Il est en dessus d'un vert gris-roussâtre, avec les membres antérieurs et les jambes plus grises et les cuisses plus jaunes à leur partie externe. Le dessous du corps cl la face interne des membres sont blancs; la queue, d’ailleurs courte, est grise en dessous et d'un vert roussâtre en dessus. La face est couleur de chair livide; et, suivant Fr. Cuvier, on voit au milieu du front, entre les yeux, un petit tubercule dont l'apparence est celle d'une loupe qui grossit â l'approche du rut. Le Rhésus habile les Indes; il a les mœurs généralement attribuées aux véritables Macaques, c'est-à-dire qu’assez doux dans le jeune âge, il devient ensuite très-lubrique et presque tout à fait intraitable. Fr. Cuvier a décrit sous le nom de Rhésus a face entas un Singe qui ne ditTère guère du Rhésus ordinaire que par la couleur brune de la face et de toutes les parties nues.

Macaque domestique ou Maimon. BufF.,t. xiv.pl. 10; Audeb.; Macacus nemesirinus, Desm.;<S>'mfa nemestrina , L.;lc Singe à queue de Cochon de plusieurs auteurs. II est endessusd'un fauve verdâtre, avec le milieu du sommet de la tête noir, cette tache descendant sur le col, le dos et la queue en acquérant une leinle plus verdâtre. Les joues et toutes les parties inférieures du corps sont d’un blanc roussâtre; la queue, que l'animal tient souvent recourbée, est grêle cl courte. L’espèce habite Sumatra, où elle porte le nom de Barrou.

Macaque voluptueux. Macacus libitl inos us. Fr. Cuvier regarde ce Macaque comme une espèce nouvelle

et bien distincte; la description suivante est faite d'après un dessin, de moitié environ de grandeur, qui se trouve dans la riche collection des Vélins du Muséum. L'individu représenté, qui est une femelle, est fort semblable au Maimon. dont il ditTère cependant par ses joues d'un fauve légèrement olivâtre, comme les épaules et les membres antérieurs , et non pas blanches ou blanchâtres comme chez le Maimon. Il a de même une sorte de calotte noire sur la tète; et celte tache se prolonge sur le dos et la queue, qui se trouvent, ainsi que toutes les parties postérieures du corps et la face externe des membres de derrière, d’un brun légèrement nuancé de fauve-olivâtre. La face interne des membres, soit antérieurs, soit postérieurs, semble grisâtre sur le dessin; et le dessous du corps d'un blanchâtre qui se nuance insensiblement avec le brun du corps. La face et les doigts sont à peu près couleur' de chair. Enfin le corps parait plus grêle que chez le Maimon, et la queue est à peu près de même longueur. Mais ee^qui rend cette espèce extrêmement remarquable, c’est l’énorme turgescence de toutes les parties sexuelles pendant le rut. Tout ce qui environne la vulve, l’anus et les callosités (et même le dessous de la queue dans presque toute son étendue), acquiert un développement véritablement prodigieux , et dont il est tout à fait impossible de se faire idée, par la fluxion, quelquefois cependant assez abondante, qu'on observe périodiquement chez les autres Macaques.

Macaque, a face rouge. Macacus spcciosus , Fr. Cu* vicr, Mamra., litb. 11 sc distingue facilement par sa queue excessivement courte, sa face d’un beau rouge, et qui se trouve entourée de poils noirs; ses ongles noirs, et son pelage d’un gris vineux, avec les parties inférieures du corps cl la région interne des membres, blanches : il habite les Indes-Orientales.

Macaqi f. de l’Inde. Macacus Mourus , Fr. Cuvier, Matnm., litb. C’est encore une espèce qu’on reconnaît facilement par sa queue excessivement courte comme dans l’espèce précédente, et son pelage généralement brun-foncé; sa face, ses mains et ses oreilles sont noires. Celle espèce habite, comme Iq précédente, les Indes-Orientales où elle a été découverte par Diard et Duvaucel.

”* Les Magots.

Cette division est très-remarquable par l'absence de la queue qui sc trouve remplacée par un petit tubercule.

Macaque Magot. Macacus inuus , Desin.; Simia inuus, Simia sytvan us et Simia Pilhccus de Linné et des auteurs systématiques. 11 a quelquefois jusqu'à deux pieds et demi ; son pelage est généralement d'un gris jaunâtre, avec les parties inférieures du corps et la région interne des membres de couleur blanchâtre; sa face est couleur de chair livide. Le Magot est le fameux Pithèque des anciens, le Singe dont Galien a donné l'anatomie. Il est aujourd'hui amené très fréquemment en Europe, où les bateleurs le dressent à divers exercices; il a du reste à peu près les habitudes des Maea- \ que a, et c'est tout â fait â tort qu'on l'avait rapproché | des Orangs, parce qu'il manque de queue comme les ■ espèces de ce genre. Il est répandu dans diverses

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