‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 2 sur 148 · SI A C · texte numérisé non relu

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régions de l'Afrique, et se trouve même jusque sur le rocher de Gibraltar, en Espagne. On a vu dans ce fait de l'existence simultanée du Magot sur la côte septentrionale de l'Afrique et dans l'Espagne, un indice de la réunion primitive de l’Europe et de l'Afrique; mais suivant d'autres, les Magots de Gibraltar sont tout simplement les descendants de quelques individus qui, s'étant échappés de domesticité, se seront acclimatés et reproduits en ce lieu.

Il se pourrait que d'autres quadrumanes, tels que le Sim fa Plafypitjos de Sc h reber, le Sim ta fnsea de Shaw, le babouin à longues jambes de buffon, le Brown Baboon de Fermant, et quelques autres, soient aussi des Macaques comme le croient plusieurs zoolo- ; gislcs; mais il n'y a point encore de données assez positives sur ces pour en fixer irrévocablement

la place dans laTm lhode.

MacaRANGA. bot. Du Pctil-Thouars, dans les Nouveaux Genres de Madagascar, en nomme aussi un qui parait appartenir à la famille des Euphorbiacécs. Les Heurs sont dioïques; les mâles offrent un calice quadriparti , pas de corolle , huit ou douze étamines à filets saillants, libres, terminés par une anthère large et supérieurement aplatie, partagée comme en quatre lobes par deux sillons qui se croisent à angle droit; dans les Heurs femelles le calice est très petit et urcéolé; l'ovaire est surmonté par un style en forme de languette portant sur un de scs côtés un stigmate velu; le fruit est un follicule souvent hérissé de tubercules plus ou moins allongés ; il renferme une seule graine suspendue au commet de la loge, cl dans laquelle on observe un petit embryon à radicule supère, entouré d’un périsperme charnu, l/unité de stigmate et de loge semblerait écarter ce genre des Eupborbiacérs, où du reste il sc place par l'ensemble de ses caractères, et d'ailleurs Du Petit- Tliouars a rencontré une fois le fruit composé de deux coques accolées. U n’a pas encore fait connaître les caractères des quatre espèces qu’il rapporte à ce genre, on sait seulement que trois d'entre elles croissent à Madagascar où les habitants leur donnent ce nom de Macaraiiga, et qu'une quatrième a été trouvée à l’Ilede-France où elle porte vulgairement celui de Bois riolon. Ce sont des arbres ou des arbrisseaux résineux; fburs feuillefallcrnes, cordiformes ou pcllées et munies A leur base de deux glaudules. sont accompagnées de stipules caduques; leurs fleurs sont axillaires: les mâles disposées sur des épis raineux en petits pelotons dont chacun est sous-tendu par une courte bractée ; les femelles, ordinairement solitaires, en offrent aussi une, mais plus grande et glanduleuse.

MACAKEl X. Mormon, ois. Genre de l’ordre des Palmipèdes , institué par Illiger. Caractères : bec assez court, plus haut que long, très-comprimé; les deux mandibules arquées, sillonnées transversalement, échangées vers la pointe ; arête tranchante, s'élevant plus que le crâne; narines marginales, linéaires, presque entièrement fermées par une membrane nue; pieds courts, retirés dans l'abdomen; trois doigts devant, entièrement palmés ; point de pouce; ongles très-crochus; ailes courtes; les première et deuxième rémiges les plus longues; queue composée de seize rcctrices.

I Les Macareux seplaisent. plus que partout ailleurs, sur j les mers glacées du cercle arctique; confondus Ævec les I Guillemots et les Pingouins et formant des bandes très- , nombreuses , ils peuplent ces tristes régions vers les- I quelles la nature semble ne porter qu'avec regret quelques regards inféconds. Les Macareux parviennent rarement dans les parages tempérés; il est vrai que le peu d’étendue de leurs ailes, quoique leur permettant d’effleurer avec assez de rapidité la surface des eaux, s’oppose à ce qu’ils effectuent de longs voyages; toutefois ces ailes, toutes petites qu'elles sont, suffisent encore pour ne pas assimiler les Macareux à ces êtres équivoques qu'on ne sait trop dans quelle classe ranger. En effet si l'on voulait que les organes du vol fussent un attribut indispensable pour caractériser l’Oiseau, on ne pourrait regarder comme tel, ni !• Pingouin l’âile n'est qu’une sorte de rame qui aMe sa « course sur les flots, ni le Manchot chez lequel on ne trouve qu'une véritable nageoire plutôt couverte d’écailles que garnie de plumes; et dans cette hypothèse le Macareux serait le dernier chaînon qui unirait les légers habitants des airs aux animaux purement aquatiques. On voit souvent sur les côtes de la Belgique des Macareux qu'y jette une longue tempête : ces Oiseaux misérables, meurtris parle choc des vagues, se trouvent hors d'état de fuir à l'approche de l'homme, et sc laissent prendre sans opposer la moindre résistance. L^hourrftbre des Macareux se compose de petits Poissons, de Mollusques, de Crustacés, et à leur ; défaut de plantes aquatiques. Ils nichent, à ce que l’on assure, vers les pôles, dans des crevasses de rochers ou dans des trous pratiqués dans les terres riveraines par les Quadrupèdes qui y séjournent d’ordinaire. La ponte consiste en un ou deux œufs blanchâtres, tachetés de cendré, et d'un volume disproportionné en gros- ! seur avec la taille médiocre de l’Oiseau. Cet œuf ou ! ces œufs reposent sur un matelas assez épais de duvet, i qu’entourent des Lichens et de faibles plantes marines.

Macareux a aigrettes. Fratercula cirrata, Vieil!.;

Alca cirrata , Lalh.; Mormon cirrata, Teram., Ruff., pl. « ni. 701. Parties supérieures d'un noir bleuâtre; les inférieures d'un brun obscur; front, côtés de la télé, menton et tiges des rémiges d'un blanc assez pur; des paquets de plumes effilées partant de dessus les yeux et retombant le long du cou, des deux côlés : ces plumes, blanches à leur origine, jaunissent insensiblement; bec portant trois sillons, plus une proéminence plus épaisse; une cirre cartilagineuse, en forme de rosette, aux angles des mandibules; pieds d'un jaune j orangé foncé, avec les palmures rouges el les ongles ! noirs. Taille, dix-neuf pouces. La femelle est un peu plus petite; elle a i'aigrclte moins fournie, et seulement j doux sillons au bec. Dans les mers qui baignent d'un , côlé le Kamlschalla el de l’autre l'Amérique. Ils ne s'éloignent pas à plus de cinq ou six lieues des rochers el des îles où ils se retirent toutes les nuits dans des crevasses ou dans des trous qu'ils se sont creusés euxinéines à une profondeur d’un inèlre environ, et dont | on ne parvient à les tirer qu'après avoir essuyé des i blcssuresassez graves, résultantes de leur bec fort acéré.

Macareux arctique. V . Macareux Moue.

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Macareux glacial. Mormon glaciali ï, Leacli. Parties supérieures noires, avec un collier presque aussi large que celui ilu Macareux Moine; joues et eûtes de la télé d’un blanc grisâtre; rémiges brunes; parties inférieures blanches; mandibule supérieure très -élevée, avec trois cannelures profondes; l'inférieure fortement arquée; pieds d’nn jaune orangé, avec la palmure rouge et les ongles noirs. Taille, douze à treize pouces. Des mers habitables les plus voisines du pôle.

Macareux nippé, Pallas. C'est Je Macareux a aigrettes.

Macareux huppé, thoris. C'est le Starique crista-

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