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champs. dan* se» éludes de Micromnmmalogie (Paris, Korel,183D),a fait une revue scni|)ii1euse des Musaraignes d’Europe d'où II résulte que ces petits Rongeurs ne présentent que huit espèces, réparties en deux genres cl aillant de tons-genres. Voici les caraclères succincts des genres et sous-genres el espèces de De Selys avec la synonymie qu'il indique pour chacune de ces I dernières.
Genre Musaraigne, Sorex. La pointe de toutes les dents plus ou moins colorée en hrun ou en rougeâtre; oreilles beaucoup plus courtes que le poil, cachées; queue quadrilatère ou comprimée, à poils égaux (sans longs poils épars comme dans le genre Crocidura). Pelage très-serré, analogue à celui de la Taupe; trente ou trente-deux dents.
§ Les deux dents incisives inférieures à tranchant dentelé; les deux supérieures fourchues, ayant leur talon prolongé au niveau de leur pointe. Les petites dents interniédiairesqui les suivent, au nombre de cinq, très-rarement de quatre, colorées plus ou moins à leur pointe et diminuant graduellement de la première à la dernière, en tout trente ou trente-deux dents; queue de forme égale, un peu carrée chez les vieux, arrondie et un peu étranglée à la hase clies les jeunes, couverte de poils courts, égaux. Les doigt» presque nus, sans bordure de cils roides.
1. Musaraigne Carrelet. Sorex tetragonurus , Herm.. Geotf., Ilollandre et Duvernoy; Sorex rufgaris Linné, Kalh., Blainv.; Sorex araneusf Lin., Melchior; Sorex cunicuiarius, Bechsl; Sorex fodiens, Bechst, Brehui.; Sorex E verni ta, Bechst; Sorex constrictus, GeofT., Millet (nec liermann); Sorex tnelanodon (Juv.), concinnatus, (adult.) rhinolophus (Sen.), Wagler; Sorex coronatus.x ar., Millet; Sorex Uermannii (Sen.) lioll. (nec Duveru.)
S. Musaraigne Pygmée. Sorex Pygmœus, Laxmann, Pall., Rail»., Blainv., Duvcrn.; Sorex minutus , Laxin.; Lin., Zimm.; Sorex minutissimus, Zimra.; Sorex exitis, Gmcl.; Sorex miniums, GeolF.; Sorex cœcutiens , Laxm.; Sorex Pumiclio , Wagl.
+ 5. Musaraigne des Alpes. Sorex Alpinus , Schinz., Duvcrn.
^ $$ Dents incisives inférieures à tranchant simple, sans dentelures; les incisives supérieures en hameçon; les deux premières petites dents suivantes égales; la troisième un peu plus petite; la quatrième rudimentaire; la pointe des incisives et celle des molaires colorées en rougeâtre plus ou moins foncé. Total des dents, trente, dont quatre intermédiaires supérieures; oreilles velues, beaucoup plus courtes que le poil ; queue plus ou moins comprimée dans une partie de sa longueur, couverte de poils courts, écailleux, égaux. Pieds trèslarges, hordes de cils roides, servant A la natation.
4. Musaraigne d’eau. Sorex fodiens , Pall., Bechst, Gmel., IVatb., Blainv.; Sorex Daubcnloniif Exlerb., Gcoff. ; Sorex hydrophilus , Pall.; Sorex bicolor, Shaw; Sorex fluriatilis, Bechst; Sorex stagnulis et Sorex rirulis, Brehm.; Sorex musculus et Sorex psilurus, Wagl.; Sorex l.eucurus , Shaw; Sorex Pennantii, Gray; Sorex constrictus, Juv.. Hcrm.; Sorex aquaticus, Paul».; Sorex teu codon, GeofT.; Sorex en
rinatus, GeofT.; Sorex macrourtis, l.chm.; .Sorex n tans, Brehm.; Sorex nfgripes, Melch.j Amphison Liuncana, Gray.
5. Musaraigne Porte- rame. Sorex cilfatus, So werby, Jenyns; Sorex remifer , GeofT.. Desin., Fi: cher; Sorex amphibius, Brehm., Flsch.; .Sorex colla ris, GeofT.; Sorex unicolor (Juv.), Shaw; Si fodiens , var., Natli., Blainv.; Sorex Lincatus, \ar.
GeofT., Fiscb.
Genre Crocidüre. Crocidura. Les deux incisives inférieures, à tranchant simple, non dentelé, et les deux supérieures eu hameçon, c'est à-dirc ayant un talon en pointe. Les trois ou quatre dent» qui suivent, à la mâchoire supérieure, diminuent beaucoup de volume de la première â la deuxième; toutes les dents blanches; oreilles ovales, bien développées, sensiblement plus longues que le poil, presque nues; queue plus courte que le corps, arrondie, diminuant de grosseur à partir de la hase qui est très-épaisse, parsemée de longs poils isolés, dépassant les autres qui sont très-, courts; pieds presque nus, sans cils roides.
§ Trente dents, dont quatre intermédiaires supérieu- JF res. Ce groupe, dont les espèces ont une petite dent de I) plus que les Crocidura de Wagler, ne comprend que des espèces d'Afrique cl de l'Inde et une autre du midi de l’Europe.
I. Crocidüre étrusque. Crocidura etrusca, Ch. Bonnp.; Sorex et ruse us. Savi.
$$ Vingt huit dents dont trois petites, intermédiaires,
supérieures.
3. Crocidüre aranivore. Crocidura aranea, De Selys; Crocidura major, Crocidura rufa, Crocidura potygasha , Crocidura fimbriata, Crocidura mos chata, etc., Wagler; Sorex pachyrus, Kustcr; Sorex inodoms, Savi; Sorex araneus, Schr., Becbst , Dur.,
Nath., Blainv.; Sorex russulus, Ziinmirm.; Sorex J
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Sorex
ütnelini, Pall.; Sorex Culdenstœdii, Pall.: suarculens, Pall.
3. Crocidüre leucodon. Crocidura leucodon, Wagl.; Sorex leucodon, lierai. ,Schreb.. Duvern., Nath., Wagl.
MUSC. mar. Espèce du genre Chevrotain. P", ce mot.
MllSCA. ins. Synonyme de Mouche. P. ce mol.
MUSCADE. Mou.. Nom vulgaire de la Bulle Ampoule.
MUSCADE, rot. Nom de la graine du Muscadier, f '. ce root. On a appelé Muscade de Para le fruit du Pichurim, espèce du genre Laurier.
MUSCADIER. Myrttlica . bot. Genre d’abord placé dans les Laurinécs, mais formant aujourd'hui le lyi»c d'une nouvelle famille que R. Brown a désignée sous le nom de Myristicées. Les caractères du genre Mus- i cadier sont les suivants : fleurs unisexuées, diolques. composées d’un calice globuleux inonosépale, denté à son sommet; étamines, dont le nombre varie de trois à douze, réunies à la fois par leurs Blets qui sont très-courts, et par leurs anthères, formant une sorte de colonne au centre de la fleur; les anlhèr> s sont extrorses et s'ouvrent par un sillon longitudinal. Dans les fleurs femelles, le calice est caduc, urcéolé; l'ovaire libre, à une seule loge contenant un ovule dressé; le style est très-court, surmonté d’un stigmate à deux lobes peu marqués. Le fruit est tantôt charnu et
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tantôt icc. il l’ouvre naturellement en deux valves à i l’époque de a maturité. La graine est recouverlr par 1 un aride charnu et découpé en un très grand nombre de tanières étroites et irrégulières. Les Muscadiers sont des arbres quelquefois assez élevés, ayant des feuilles alternes, simples, entières et pourvues de stipules, persistantes et luisantes; des Heurs petites, dioïques. tau* tôtaxillairesetenpetH nombre, tantôt réumesen grand nombre ri formant une panicule axillaire ou terminale. On doit réunir à ce genre le Fi rota d’Aublet, qui ne diffère des véritables Muscadiers que par ses ileurs disposées en panicule. et ses étamines au nombre de trois seulement. Il faut également y joindre le genre Horsfichlia de Willdenow, qui n'en diffère par aucun caractère. |
Mi scamlh AimxAîiQt E. Myristica aromatira , Lamk., III., t. 832; Myristica offUiruilis, L. C’est un arbre d’environ trente pieds de hauteur, très-touffu, et ayant par son port beaucoup de ressemblance avec un Oranger. Scs feuilles sont alternes, ovales, acuminées, entières, longues de deux à trois pouces, larges d’environ un pouce et demi, courtement pétiolées, coriaces. glabres, d’un vert brillant en dessus, blanchâtres et glauques à leur face inférieure. Les fleurs sont diolques. disposées en faisceaux pédouculés & l’aisselle des feuilles; chaque faisceau se compose d’environ quatre ou six fleurs portées stir des pédicclles grêles. Les fleurs mâles ont un calice urcéolé, à trois dentf ovales, aigues, piihesccnles; neuf ou (dus souvent douze étamines soudées ensemble par les filets et par les anthères. Le frnil est un drupe ou noix charnue, pyriforrtiél de la grosseur d'une moyenne pèche, pouvant sc rompre en deux valves incomplètes, et renfermant une seule graine, recouverte par un arille nommé Macis, découpé en lanières, charnues, de couleur pourpre vif, tirant sur le carmin le plus éclatant. Le tégument de la graine est brunâtre, épais et crustacé; l’amande est d'une couleur b mu-rougeâtre clair, mur hréeéntcrieurement de veines plus foncées. Le Muscadier est originaire des Moluques, cl particulièrement îles lies de banda où les Hollandais le cultivent en abon dance. Il a été transporté en 1770 et 1773, par Poivre, aux Iles de France cl de Mascarètgiie,d'où fi a élûjransporté à la Guianc et dans quelques-unes des Antilles. Il paraît que le Muscadier se plaît de préférence dans les terrains frais et h l'ombre d’autre* arbres. Il est en toutes saisons chargé à la fois de fleurs et de frpits dans tous les états; ces fruits demandent neuf mois pour parvenir à leur maturité complètefCommc il ne faut qu’un individu mâle pour féconder cent femelles, et qu’on ne peut les distinguer que quand ils sont en fleurs, ce qui n’arrive qu’au bout desept ou huit ans, la culture du Muscadier offrait sous ce rapport un trèsgrand inconvénient. On doit donc savoir beaucoup de gré à Joseph Hubert, riche habitant de Mascareigne, pour le procédé sûr et expéditif qu’il a inventé. Il consiste â greffer, au bout de deux ou trois ans, tous les Jeunes plants de Muscadier avec du Muscadier femelle. Parce moyen, il existe un rameau mâle qui féconde tous les autres immanquablement, cl l’on épargne beaucoup de temps outre qu’on ne perd pas de terrain oc-
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cupépar des individus qui ne donneraient aucun produit; on hâte d’ailleurs la récolte d’un ou deux ans, et la floraison des mâles coïncide avec celle des femelles, ce quin’arrivepastoujoursdans les pieds de sexes séparés.
La Roix-Muscade est un objet de commerce asscx important. On l’emploie comme aromate. Elle a une odeur et une saveur fortes, piquantes et agréables. La Muscade contient deux sortes d’huiles : l'une grasse et fixe, l'autre volatile. La substance connue sous le nom ' d’huile de Muscade est un mélange de ces deux huiles, qu’on relire par expression.
Mcscvdiir roRTE-siiir. Myristîca scbffèra, Lamk.; f'irota sebifera , Aublet, Guian., 2, p. üo-1, t. 315. C’est un arbre qui acquiert quelquefois une grande hauteur, et qui croit dans la Guiane. Ses fi-uilles alternes, oblon* gués, aigues, entières, sont vertes à leur face supé- " rieure, et couvertes inférieurement d’un duvet court et ferrugineux. Les fleurs sont extrêmement petites, diolques, ferrugineuses, disposées en grappes rameuses «O et axillaires. Les fruits sont globuleux, de la grosseur d'une petite prune, presque secs, et s’ouvrant en deux ’ valves. Les graines de cette espèce contiennent une huile grasse et solide^^ue l’on en retire par le moyen de Peau bouillante. On en compose des chandelles dont ^ j>n fait communément usage dans les pays où cet arbre # croit naturellement. ^
Ml'SCADW ou MÜSCARDIN. «A «. Espece du Relire
Loir. y. ce mot.
MUSÇAD1VOHE5. ois. Nom donné par Lesson à une division du genre Pigeon.
MDSCARI. bot. Genre de la fatnillèdes Asphodélée* M* Q etdel’Hexandric Monogynie, L.f établi par Tournefort. puis réuni au genre Hyacinthus par Linné. Rétabli par Miller, Desfontaines et De Candolle, 11 est ainsi caracwîsé : périgone ovoïde, renflé dans son milieu, resserré èn grelot, à six dents; six étamines inséréerFl sur le milieu du tube du périgone; capsule à trois angles tres saillants. Ce genre est assez distingué, par son port, d ahlyaci néb us dont il diffère d’ailleurs par la structure de son périanlhc et de sa capsulé.
Les espèces de Mtficari, en petit nombre, sont pour la plupart indigènes du bassin de la Méditerranée. sont d’assez jolies petites plantes bulbeuses, ù fleurs bleues ou violettes, agréablement odoriférantes. Deux seulement croissent dans l'Europe tempérée; ce sont les Mmcari comosum, et Muscarl ta ce mot uni de j| Miller. On trouve très - a ho ndh mine ni dans les lieux cultivés, la première de ces plantât, Jusque sur les ver- * • sanls océaniques. Elle a une tige ribe, cylindrique, lisse et haute de-lrois à quatre décimètres; 'ses feuilles sont radicales, longues, un peu épaisses et planes supérieurement; les fleurs, d’un bleu rOug$ilre, sont disposées en un épi fort long et lâche dans sa partie inférieure; les pédoncules inférieurs qiiijouticnncnî Ira fleurs fertiles sontitrès-ouverts et de même couleur que la tige, les supérieur sont redressés, colorés, fort longs, et v supportent des fleurs stériles. La seconde, moins bril- a lante par sa couleur, ayant les corolles d’un brun violâtreJle Muscari par excellence, croît principalement * en France, en Efpagne, en Sicile et en Grèce, dans les lieux scw. ci parfume l’air.
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