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côté, foui que le Poisson a l’air de ne porter que des mâchoires latérales, comme les insectes ou les Néréides. | En ajoutant à ce trait disparate une bouche terminale, i circulaire, en forme de ventouse comme celle des Lam- j proies, un corps anguiforme. des œufs qui peuvent devenir très-gros dans le corps de la femelle, et auxquels on a trouvé de la ressemblance avec ceux des i Ophidiens, on aura le plus bizarre assemblage. Il n'y a point de nageoires paires; les lèvres sont entourées par huit barbillons tentaculaires; un petit évenl percé à la partie supérieure, en avant, communique dans la bouche; les branchies, qui sont au nombre de six, au lieu d’avoir chacune leur issue particulière au-dessous, donnent dans un canal commun pour chaque côté, et les deux canaux aboutissent à deux trous situés sous le cœur, vers le premier tiers de la longueur totale. L'intestin est simple et droit, mais large et plissé à l'intérieur; le foie a deux lobes.
Myxine GLiTiimst. Myxinc glutinosa, L., Gmel., Sytt. Mat. j xm, t. i, p. 5082; Bruguière, Encycl., Vers, pl. 70, fig. 14. C'est le Gaslérobranrhc aveugle de la plupart des ichthyologisles français, lesquels avaient adopté la nomenclature de Dtoch qui, ayant le premier rapporté celle Myxinc aux Poissons, crut devoir l'appeler Cash vitrant hits cœcus, pl. 415. Ccl animal se trouve dans les mers de la Norwège et du Groenland : il y ressemble, pour la forme, â une des |>e!iles Lamproies drs mêmes contrées; sou corps est cylindracé, il se termine postérieurement en pointe qu'environne une seule nageoire adipeuse et verticale composée d'une dorsale, de la caudale et de l'anale réunies; on n'y voit proprement pas de tète; ce corps, comme tronqué, est antérieurement terminé par l’excavation de la bouche circulaire. Cette espèce atteint rarement un pied de long; son dos est bleu azuré; ses Hancs passent au rougeâtre, le ventre est blanc.
MYXOÜE. Myxode ». pois. Ce genre d’Acanthoplérygiens, de la famille desGobioldcs,qui a élécréé par Cuvier, se rapproche beaucoup des Blennies. Les principaux caractères sont : lète allongée; museau pointu, saillant au-devant de la bouche; dents sur une seule rangée, mais privées de canines. Toutes les espèces de ce genre sont nouvelles.
NYXOMPIMLOS. bot. Le genre ainsi nommé par Wallrolh qui l'a proposé dans la famille des Champignons Gasléroinycèles, n'a point paru différer de celui que Fries avait précédemment nommé Acinula, et qui a été réuni au genre Sclerotium de Tode. F. Scit-
ROTIE.
M YXONÈME. Myxonema. bot. Genre d’Algues Confervacées. reconnu par Fries, et placé dans la tribu des Batrachospermées, où il se distingue néanmoins de tous les autres groupes cryplogainiques analogues par les filaments gélatineux, laineux et articulés qui le constituent; ils se croisent en lotit sens eL leurs interstices sont remplis par uue masse sporacée. On trouve ces Algues sur le vieux bois exposé à l'aclion de l'humidité.
MYXOPYRE. Myxopyrum. bot. Ce genre qui a ëlé inslilué par le docteur Blume, dans son bijdragen tôt de Flora ran Mederlandsch Indie, p. 083, a «Hé placé
par lui dans la famille des Jasminées; il a pour caractères : calice petit, quadrifide et persistant; corolle globuleuse, coriace, plissée intérieurement, à limbe quadrifide ; deux étamines incluses, â filaments très-courts, insérés au milieu du tube de la corolle; ovaire à deux loges renfermant (rois ovules; sligmalc épais, sessile, anguleux sur le câté et bicuspitlé ver» l'extrémité. Le fruit consiste en un drupe coriace, à une ou deux loges, renfermant de un à quatre noyaux anguleux, monospermes, enveloppés de mucilage; albumen corné; embryon dressé.
Myxopyre nervchê. Myx jpyru tu nertosum, Bl. C'esl un arbrisseau grimpant, à rameaux quadrangulaires, à feuilles opposées, elliplico-oblongues, ordinairement dentelées. irinervurées et glabres; les (leurs sont axillaires ou latérales et réunies en panicule. Cet arbuste e»l originaire de l'Ile de Java.
MYXOSPORIUM. bot. Le genre de Champignons hypliomycèlcs ainsi nommé par Link, avail précédemment reçu de Persoon la dénomination de Næmaspore. F. ce mol.
MYXOTHtëCIER. Myxolhccium. bot. Genre dcChampignons gasléromycèies, établi par Kunze, avec les caractères suivants : përidion subcorné, rigide, un peu déprimé, indéhiscent, tuais susceptible de se déchirer avec facilité; sporidies simples, globuleuses, privées de pulpe gélatineuse. Ces petits Champignons, que l'on trouve sous les tropiques, sont noirâtres et le plus souvent hypophylle», se déroulant librement; ils croissent rassemblés sur les surfaces où ils se sont développés, et leurs péridies s'élèvent sur des fibres simples, continues. qui surgissent d’un stroma subgrumeux.
MYXOTRlyUK. Myxolrichutn. bot. C’est encore à Kunze qu’appartient la création de ce genre de Champignons hyphomycèles ( Muscédinées), qui fait partie de sa tribu des Byssacées; il se rapproche particulièrement du genre Cainpsotrichum d'Ehrenberg cl Chtoridium de Link; il est ainsi caractérisé : filaments continus, très laineux, entrecroisés; sporidies nombreuses, presque globuleuses, demi • transparentes, réunies en amas, enveloppées d’une substance gélatineuse el fixées sur les filaments. Ce genre ne diffère du Campsotrichum, dont il a tout à fait l’aspect, que par la disposition des sporidies. Il renferme deux espèces : l’une croit sur les papiers moisis, l'autre sur les murs humides; elles sont toutes deux noirâtres; les rameaux sont courbés au sommet dans la première; ils sont droits dans la seconde. Fréd. Nées avait d'abord donné â ce même genre le nom d 'Oncidium, mais ce nom étant appliqué depuis longtemps à un genre d'Orchidées. il a ëlé changé par Kunze qui a donné en outre une description plus complète des plantes qu'il renferme;
MYZANTHE. Myzantha. ois. Genre de l’ordre des Anizodactyles, institué par Vigors el llorsfield, aux dépens des Philédons des autres ornithologistes. Les caractères sont : bec court, robuste, presque droit, comprimé â sa pointe : son arête est carénée, faiblement arquée; narines linéaires, ovales en devant, recouvertes d’une membrane el garnies â leur base I de petits faisceaux de plumes; mandibule supérieure
Digitiz
légèrement échancréc; ailes médiocres, presque arron «lies : première rémige courte, deuxième plus longue du double, troisième un peu plus courlc que les quatrième et cinquième qui sont les plus longues ; pieds médiocres; métatarses scutellés en avant, cl nus pos térieurement; queue allongée, presque arrondie; orbites nus.
M yzantbe g arri'LE. My zantha garrnln s; Me rops garrulus, Lath.; l'hilemon garrulus, Yicill. Parties supérieures brunâtres; front noirâtre; sommet de la tète traversé par une bande noire, qui s'étend sur les oreilles; auréole des yeux jaune; la plupart des rémiges jaunes. terminées de noirâtre; reclricrs noirâtres, bordées de blanc; parties inférieures blanchâtres, va liées de brun foncé sur la gorge et la poitrine; jambes rayées de noir et de blanc ; bec brun ; pieds jaunes. Taille, neuf pouces cl demi. De la Nouvelle-lialles du Sud.
Myzantbe a v entre jaune. Myzantha fiat i tenter; P/iiteiton chiysatis , Less., Zool. du Voy. de la Coq., pl. 31 bis. Parties supérieures d'un roux olivâtre; ailes et queue d'un brun roussâtre; menton et gorge d'un gris ardoisé ; deux touffes d’un jaune d'or se dessinent de chaque côté sous les oreilles; bas du cou et devant delà poitrine d'un jaune mélangé de roussâtre, passant au roux brun sur le ventre et les Haucs ; Ih-c noir; tarses blanchâtres. Taille, huit pouces. De la Nouvelle-Guinée.
Myzanthb a dec JACM. M) zantha (lacii ostns , Vig. et Uorsf., Trans. Lin. XV, p. 310. Parties supérieures d'un vert olivâtre : les inférieures jaunâtres; une tache jaune de chaque côté, en avant des yeux; front brun; lectrices alaires grises, rémiges fauves; bec et pieds jaunes. Taille, huit pouces et demi. Nouvelle-Hollande.
Myzantue ri. avigi le. M y zantha flarigulu, Gould. Espace oculaire, front et tour du bec jaunes; parties supérieures cendrées, rayées de brun et de blanchâtre, croupion blanc; lorum et plumes auriculaires noirs; joues et parties inférieures blanches, avec des traits en forme de dard, plus rapprochés sur la poitrine; ailes et queue brunes; premières rémiges et base des rectrices jaunes ; queue terminée de blanc; bec jaunâtre ; pieds brunâtres. Taille, neuf pouces. De l'Auslrasic.
Myzantbe jaune. My zantha lutea , Gould. Espace nu au-dessus des yeux, front et extrémité des plumes qui couvrent les côtés du cou d'un jaune citrin; lorum d'un brun noirâtre; plumes auriculaires noires à reflets brillants cl argentins; parties supérieures cendrées; nuque et dos traversés par des bandes blanches ; croupion, tectrices suhcaudales et parties inférieures, gorge et poitrine lavés de grisâtre, avec un petit trait brun sur chaque plume ; lectrices alaires brunes, bordées de citrin; reclriees brunes, terminées de blanc; bec jaune; pieds brunâtres. Taille, dix pouces. De l’Austrasie.
Quelques autres espèces placées jusqu'ici parmi les Philédons, devront probablement être reportées dans le genre Myzantbe.
MYZINE. Myzine. ns. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte- Aiguillons , famille des Fouisseurs, tribu des Scoliètes, établi par Lalreiile qui
le plaçait dans la tribu des Mutillaires. et qui l'a depuis rapproché des Senties avec ces caractères : antennes insérées au-dessous du milieu de la face antérieure de la tète, leur second article reçu dans le premier; mandibules étroites, très-arquées, bidenlées ; languette â trois divisions dont la mitoyenne plus grandi*, arrondie et en capuchon. Fahricius a placé les Myzine? femelles parmi lesTiphie», avec lesquelles elles ont assez de ressemblance, mais dont elles sont cependant distinguées par les antennes qui, dans les Tiphies. ont le second article très-distinct et non implanté dans le premier. Les Myziues mâles forment pour Fahricius un genre propre qu’il a nommé Etlis; ces mâles s'éloignent tellement des femelles par les ailes, les yeux, la forme du corps et celle des antennes, qu'il fallait toute l'habitude de Lalreiile pour rapprocher des insectes si différents. Jurine, dans sa nouvelle classification des Hyménoptères, a donné le nom de Plesia aux Myzines; les caractères qu'il a assignés à ce genre sont tirés de la disposition des nervures des ailes supérieures. Ce genre se distingue aisément des Tengyres. par les palpes qui sont longues dans ces dernières et par le premier article des antennes qui est oheonique, taudis qu'il est allongé et cylindracé dans les Myzines. Les Méries en diffèrent par leurs mandibules qui n'ont point de dentelures; enfin les Scolies n'en diffèrent que par leurs antennes dont le second article est découvert.
La tète des Myzines est presque aussi large que le corselet; elle porte deux yeux grands, ovales, entiers, et trois petits yeux lisses, placés è son sommet et peu visibles. Leurs antennes sont filiformes, épaisses, contournées et composées de douze articles, dont le premier est assez long, cylindrique, le deuxième à peine distinct et presque entièrement caché dans le premier; le troisième court et aminci à sa hase et les suivants presque égaux et cylindriques. La lèvre supérieure est courte, arrondie, cornée. Les mandibules sont arquées, étroites et bidenlées; les palpes sont filiformes et courtes ; les maxillaires sont plus longues que les labiales et ont six articles; il n’y eu a que quatre aux labiales. La languette est divisée en trois, avec le lobe du milieu plus graud et voûté ; le segment antérieur du corselet forme un carré transversal, comine dans les Tiphies et les Méries; les ailes supérieures présentent une cellule radiale et quatre cellules cubitales dont la dernière incomplète; la deuxième et la troisième reçoivent chacune une nervure récurrente. Les Myzines mâles diffèrent beaucoup des femelles, et, comme on Ta vu, elles composent le genre E/lia de Fahricius; ces mâles se distinguent des femelles par la cellule radiale, qui est jointe dans toute sa longueur au bord externe de l'aile, tandis qu'elle en est éloignée dans les femelles; dans les mâles le corps est presque linéaire, tandis que celui des femelles est épais et approche de la forme des Tiphies; les antennes des mâles sont plus allongées, plus menues, presque droites; leurs yeux sont échancrés; leur abdomen est presque en forme de fuseau, et son dernier anneau se terminant par deux dents, offre en dessous une épine forte et recourbée; enfin les pieds sont plus grêles et les jambes peu épineuses.
üUi N A B
Myzine maculée. Myzine maculata, Lalr., Oliv.; Tiphia tnnculata , Fal>r.; Coqueb.. llluslr. lus., déc. 2, tah- 13, fig. 2 (femelle). Elle a environ sept lignes de long; les antennes sonl fauves; la tête est noire, avec un peu de jaune sur le front ; le corselet est noir, marqué de plusieurs taches jaunes, dont deux de chaque côté, à la partie antérieure, une ù l'origine des ailes, deux sur l'écusson et une de chaque côté postérieurement. L'abdomen est noir, avec une tache jaune de chaque côté des anneaux, dont quelques-unes se joignent à la hase par une ligne ; les pattes sont rougeâtres, les ailes ont une teinte rou&sâtre. Elle habite l'Amérique septentrionale.
Le Myzine flavipcs d'Olivier, ou Tiphia Caroliniana de Panzer, aurait pour mâle, suivant Lalreille, le Sapyga maiorla du même. Le Tiphia quinqtiecincla, de Fabricius, est une Myzine; il dit, par erreur, que cet Insecte habite l'Angleterre. Enfin les Eltis sexincta, cylindrica , colvulus, sont des mâles de Myzines; le premier pourrait bien être le mâle de la Myzine nuancée d’Olivier; les deux autres habitent le midi de la France.
MY20MÈLE. Myzomcla . ois. Genre de l'ordre des Anizodaclyles. formé par Vigors et Uorsfield, aux dépens des Souitnangas. Les caractères sonl : bec court, grêle, très-comprimé, assez élevé et renflé vers son extrémité : son arête est recourbée, coupante à sa base; narines longitudinales, un peu anguleuses, recouvertes d’une membrane égalant en longueur le tiers du bec; queue allongée, égale; tarses médiocres, terminés par des doigts grêles et minces. Les mœurs de ces jolis Oiseaux sont absolument semblables à celles des Souiinangas. Toutes les espèces qui composent ce genre ou plutôt ce sous-genre habitent les lies de l'Australasie.
Myzoméle a collieb. Myzomcla collât is ; Ccrthia Australasium , Shaw. Parties supérieures d'un cendré verdâtre ; sommet de la tête noir; un demi-collier roux; gorge d'un blanc pur, avec une tache fauve, terminée de brun ; un cercle noir sur le thorax; ventre roux; queue fourchue ; rectrices noires cl blanches; bec et pieds noirs. Taille, cinq pouces.
Myzoxèle bouge et GRiH. Myzomcla sanguinea.
Son plumage est d’un rouge vif. avec une plaque noire sur les côtés du couples ailes et la queue sont brunâtres; l'abdomen et les flancs sonl d'un cendré brunâtre; les rectrices externes sont bordées de blanc. Bec et pieds bruns. Taille, quatre pouces. De la Terre de Diéinen.
Myzorele bocce et noir. Myzomcla rnbrater , Less. Parties supérieures, gorge et cou d'un rouge vif; ailes et queue d'un noir fuligineux; lectrices alaires bordées extérieurement de grisâtre ; bas de la poilriue varié de rouge et de gris; abdomen cendré ; bec et pieds bruns. Taille, trois pouces huit lignes. Nouvelle- Hollande.
MyzorEle décoré. Myzunicla eqttes ; Ci h ny ris equett, Less. Plumage d'un brun ferrugineux; une tache d'un rouge de feu au bas de la gorge; bec et pieds noirs. Taille, trois pouces six lignes. De l'ile de Waigiou.
MYZOXYLE. Myzoxyle. ins. Genre de l’ordre des Hémiptères, section des Uoinoplères, famille des fiyinénélylres, tribu des Aphidiens, établi par Biol, dans son Mémoire sur les propriétés des Insectes des euvirons de Caen, et auquel il donne pour caractères : antennes de cinq articles renflés, dont le deuxième est le plus long, et le troisième est le plus court; point de tubercules ni de cornes à l’anus; tarses de deux articles ayant deux crochets accolés, difficiles à distinguer.
Le nom de Myzoxyle vient de deux mots grecs, qui signifient Suce-Bois; ce genre renferme une espèce que l'auteur nomme Myzoxyle du Pommier; cet insecte est la cause, en grande partie, des maladies de cet arbre; c'est lui qui fait nailrc le plus souvent et entretient les galles et les ulcères qui arrêtent sa végétation et le font même quelquefois périr. Pour s’en débarrasser, il faut couper les branches qui sont le plus chargées d ulcêres et de galles, nettoyer l'arbre avec une brosse rude, et saupoudrer de tabac ou imbiber d'huile les endroits où il pourrait rester quelques-uns de ces insectes ou leurs larves. Les autres moyens indiqués pour détruire les pucerons, tels que les lavages, la vapeur du soufre, etc., sont insuffisants et presque I toujours de nul effet.
NABALE. Nabalus . bot. Ce genre, de la famille des Synanthérées, et de la Syngénésie égale, L., a été établi par Cassini qui lui a imposé les caractères suivants: tnvolucre ohlong, campa nulé. formé d'environ huit folioles presque sur un seul rang, se recouvrant par les bords, égales, appliquées, ohlongues, obtuses, lin peu membraneuses sur les bords; la base de cet involucre offre plusieurs petites écailles imbriquées, inégales, ovales et obtuses. Héceplacle nu , marqué de légères fossettes. Calathide (tendante, composée d'environ douze fleurs hermaphrodites, à corolles blanchâtres, en languettes. Styles très- longs, garnis de poils collecteurs noirs. Ovaires oblongs, courts, à peu près cylin-
d racés ou peulagones, lisses, comme tronqués au sommet, dépourvus de col, surmontés d’une aigrette longue. très -colorée, rousse et comme dorée, jaune à la base, composée de poils plumeux. Ce genre ne diffère du Prcnanthes , dont il est lin démembrement, qu'en ce qu'il a la calathide composée de douze fleurs, l'involucre formé de folioles moins nombreuses que celles-ci, ses aigrettes très - colorées même avant la floraison et ses corolles blanchâtres ; tandis que le Pre nantîtes a la calathide composée de trois ou quatre Heurs seulement, l’involucre formé de folioles au moins aussi nombreuses que les fleurs, les aigrettes blanches et les corolles pourpres. Le genre Nabalus se compose
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«le trois espèces nommées par Cassini Nabalus trifo liai us, Nabalus irilobatus , et A abalus integrifotius. Elles sont originaires de l’Amérique septentrionale.
NABIROB. ois. Synonyme de Merle violet de Juida, 7 ardus auratus, Loi Ii . V . Merle.
NABIS. Nabis. i*s. Genre de l'ordre des Hémiptères, section des Hétéroplères. famille des Géocorises, tribu «les Nudicolles, établi par Latreille.aux dépens du genre Reducius de Fabricius. et ayant pour caractères : antennes filiformes, presque aussi longues que le corps, quadriarliciilées; premier et dernier articles plus courts que les intermédiaires; (rompe arquée, Inarticulée, s’avançant jusqu'aux cuisses intermédiaires; premier article aussi long que le second ; suçoir formé «le quatre soies égales, de la longueur de la gaine; languette bifide. Les Nabis ont beaucoup de ressemblance avec les Réduves. tant par leur tête rétrécie postérieurement en manière de cou. que par leurs antennes sétacéès et leur bec aigu à sa pointe et recourbé; mais ils en sont bien distingués parce que leurs antennes sont insérées plus bas que celles des Réduves; l’extrémité postérieure de leur tète n’offre point d’impression transverse; le dessus du corselet forme un plan continu, qui n'est pas divisé en deux parties comme celui des Réduves. Ces Hémiptères doivent avoir les mêmes habitudes que les Réduves; il est probable qu'ils se nourrissent comme ces derniers d'insectes qu’ils saisissent au moyen de leurs pattes antérieures. Ce genre est composé de peu d’espèces propres à l’Europe.
Nabis aptère. Nabis optera, Latr.; Reduriu s ap terus, Fabr., Coqucb., Illuslr. Ins., décad. 3, p. 287, n®27, lab. 15. fig. 10; Ciuiex subapte rus, Deg., Mém. Ins., t. 3, p. 287, n» 27, tab. 15. fig. 10. Long de trois à quatre lignes, aptère, gris, ponctué de noir; abdomen obscur, avec les bords tachés de fauve. On le trouve en Europe vers la fin de l'été, sur les troncs des arbros.
NABLONION. Nablonium. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, et de la Syngénésie égale, L., institué par Cassini qui l’a ainsi caractérisé .- involucre presque hémisphérique, formé d’écailles appliquées: les extérieures larges, ovales, aigues au sommet, diaphanes sur les bords; les intérieures oblongues, presque membraneuses, divisées au sommet en trois lanières suhulées. Réceptacle garni de paillettes analogues aux folioles de l'involucre, oblongues, concaves, scarieuses. ayant le sommet lacinié et acumiué. Cala l hitie presque globuleuse, composée de fleurons égaux, nombreux, réguliers et hermaphrodites; corolle à cinq divisions articulées sur le sommet de l'ovaire; style à base épaissit*, arrondie, articulée sur un petit nectaire qui occupe l<* centre de l'aréole apicilaire de l’ovaire. Akènes très-grands, cunéiformes, lisses, luisants, prolongés au sommet et sur les côtés en deux cornes trèslongues, divergentes, spiilescenles au sommet; péricarpe épais, fongueux ou subéreux, contenant une graine attachée par sa base au fond de la cavité. Ce genre appartient au groupe des Sanlolinée» de la tribu des Anthémidées. La forme singulière de ses fruits le distingue facilement des autres genres de la même tribu; elle est telle que l’auteur aurait cru y recon-
naître celle du Calycera , si la graine, au lieu d'élre pendante du sommet de la cavité du péricarpe, n’y était pas au contraire attachée à la base.
Une seule espèce, qui croit dans l’Ue de King, sur les côtes de la Nouvelle-Hollande, constitue ce genre. Cassini lui donne le nom de Nablonium ealyceroides. C’est une petite plante herbacée, dont la racine simple et pivotante porte sur son collet une rosette de feuilles, et produit des jets rampants, qui émettent de distance en distance des touffes de feuilles et des racines. La tige est très-courte, simple, laineuse, privée de véritables feuilles, mais ayant quelques bractées très-longues. étroites, scarieuses, diaphanes. La calalliide, composée de fleurs jaunes, est solitaire au sommet de la lige.
NABOUROUP. ois. (Levaillant, Ornith. Afr., pl. 8U ) Même chose que Nabirob.
NACCAIRE. Naccaria. bot. Genre de la famille des Algues, établi par Endlicher qui le caractérise de la manière suivante : filaments très-rameux, peu sensiblement articulés et d'un rouge assez vif; globules très-petits, sphériques, aggrégé* dans les aisselles des rameaux, ou formant par leur réunion une masse sphérique, compacte. retenue entre ces mêmes rameaux. Ces Hydrophytes se trouvent dans l'Océan.
NACELLE, ioll. Nom vulgaire et marchand du Pa~ tella for nicata, L.; il a été donné d’abord par Lamarck au Patella borbonica, dont ce savant a fait le type du genre Navicelle. V. ce mot.
NACELLE. Cymba. acal. Genre de la famille des Radiaires, établi par Escbscboltz qui lui a reconnu pour caractères distinctifs : animal libre, gélatineux , résistant et transparent ; conduit nourricier muni de plusieurs petits tubes suceurs ; pièce antérieure pourvue d'une petite cavité natatoire, saillante comme un petit tube. Les trois espèces décrites par Eschscholtz appartiennent à la Méditerranée; elles ont été observées prés de Gibraltar.
Nacelle sagittKe. Cymba sagiltata , Esch. Cet animal est composé de deux parties, dont l'une reçoit l'autre; c'est un corps triangulaire, cristallin, qui, vu de face, est assez ressemblant à un fer de floche obtus, caréné inférieurement, ayant une cavité en dessus, à moitié recouverte, ce qui donne à son corps la forme d’un petit sabot flottant. En avant la pointe est mousse, et en arrière sont deux angles séparés l'un de l'autre par une échancrure, au milieu de laquelle est un enfoncement subtriangulaire. Du détroit de Gibraltar.
NACELLE, bot. Même chose que Carène. P. ce mot.
NACHBERG. lin. Marne schisteuse et bitumineuse, qui forme le sol du Schisle cuivreux, dans le comté de Mansfiehl.
NAC1BA. ois. Lesson a proposé sous ce nom la formation «l'un sous-genre parmi les Calaos, pour l’espèce nommée jusqu’ici Calao ahhagumba ou d’Abyssinie, ou bien encore Caron culée. P. Calao.
NACIBÉE. Nacibea. bot. Marettie.
NACRE, corcb. et moll. Un assez grand nombre de Mollusques sécrètent de leur collier ou du bord du manteau itné matière calcaire, d'un aspect particulier, avec laquelle ils construisent leur coquille. Cette rna-
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lière dure, argentée, brillant des plus riches couleurs, où se reflètent avec le plus vif éclat la pourpre et l'azur, se nomme Nacre.
NACRÉ. mij». Reflet particulier, blanchâtre, bleuâtre ou verdâtre, qui part d'uu fond demi-transparent et légèrement laiteux. Diverses substances minérales présentent le reflet Nacré.
NACRÉ (grand cl petit.) ins. Le Papifio Aglaja et le Papilio Lathonia de Linné, portent vulgairement ces noms. L'un et l'autre appartiennent au genre Argynne. y. ce mot.
NACR1TE. min. Talc nacré et granuleux, Erdiyer Talc, W. Substance d'un gris perlé, en grains faiblement agglutinés qui, humectés et passés avec frottement entre les doigts, s’y attachent sous la forme d'un enduit nacré. Elle a été pendant longtemps regardée comme une variété du Talc ordinaire; mais l’analyse qu'en a publiée Vauquelin dans le Bulletin de la Soc. Philom.. an ix, p. 172, a fait voir qu’elle appartient ù l’ordre des Silicates alumineux. Voici le résultat de cette analyse: Silice 50, Alumine 18, Potasse 8, Chaux 5, Oxide de Fer 4, Eau G, perle 5. La Nacrile se trouve en petites masses dans les fissures des roches micacées et talqueuses des Alpes.
NACllNDA. ois. Espèce du genre Engoulevent, y. ce mot.
NACl'TCTU. ois. Espèce de Hibou, y. Chouette.
NADELERZ. min. C’est-à-dire Minerai en aiguillée. Nom donné par Weruer au Bismuth sulfuré plumbocuprifère. y. Bismuth.
N a BELLE, pois. L'un des synonymes vulgaires de Meletle et de Joël. y. ces mots et Clcpk.
NADELSTEIN. min. (Wern.) Synonyme de Mésotype aciculaire. Cê nom, qui veut dire Pierre en aiguilles, a aussi été donné à la variété de Titane oxidé qui présente cette configuration.
NÆMASPORE. Nœmaepora. bot. Ce genre, tel qu'il a été circonscrit par Ehrenberg et d'autres habiles cryplogamistes, appartient à la tribu des Fusidiées, et il est caractérisé par ses sporidies mêlées à une substance mucilagineuse, sc développant sous l'épiderme des végétaux morts ou malades, et sortant sous forme de spirales gélatineuses. Persoon avait réuni à ce genre des plantes munies d’un véritable péridium, qui forment le genre Cytispora d’Ehrenberg, de Fries et de Nées d'Esenbeelc; mais ce dernier genre fait partie de la famille des flypoxylées. y. Cytisfore. Les Næmaspores se trouvent sur presque tous les points de l'Europe et en Amérique tapissant l’écorce de quelques arbres ou arbrisseaux de ces contrées, comme le Hêtre, le Peuplier, le Noisetier, le Chêne, le Groseiller, etc. L’espèce la plus commune est le .\œmaspora crocea, l'ers., qui se trouve en hiver sur les branches des Hêtres récemment abattus, où on la prendrait pour une exsudation gommeuse.
NÆMATELlA. bot. Genre de Champignons, de la tribu des Tremellinées, établi sous ce nom par Fries et sous celui d 'Encephalium par l.ink. Il a pour type le Treniella Encephalium de Willdenow. C’est un Champignon de forme variable et irrégulière, charnu et compacte vers son centre, et recouvert d'une couche
gélatineuse, qui renferme des sporules éparses. Celte plante a l'aspect des vraies espèces de Tremella , et surtout du Tremella mensenteriformin dont elle diffère par sa masse centrale, solide et charnue. Néanmoins Persoon ne considère le genre dont il est ici question que comme une simple section des Tremeiles qu'il nomme Encephalium.
NÆMATOTHÊyUES. bot. Persoon a donné ce nom à la première division du premier ordre de ses Champignons.
NÆOGÉK. Mœogœus. ins. Genre de l’ordre des Hémiptères, famille des Hydrocorises, tribu des Lygéiles de Delaporte et institué par lui avec les caractères suivants : tète assez forte; yeux latéraux, ocelles un peu écartés; antennes insérées à la partie antérieure de la tète, courtes : le premier et le deuxième article courts, un peu renflés, le troisième grêle, moins long que le suiffcnl et dernier; rostre assez court, atteignant à peine l'origine des pieds postérieurs; corps assez aplati; corselet plan, élargi en arrière, transversal; écusson court, large et transversal; héinélytres assez grandes, leur partie membraneuse est arrondie; les pieds sont forts avec les tarses courts et renflés : le premier article grand et les crochets simples. Les Næogées sont des insectes de petite taille; ou les trouve dans la terre, au pied des arbres.
Næoûée a tète rouge. Nvogœu s erylhrocephalu», Delap. Sa couleur est le brun obscur; sa télé, la base des antennes et ses pieds sont rouges; son corselet est profondément ponctué; la partie membraneuse des hémélytres est blanche.
NÆSA. crlst. Synonyme de Nésée. y. ce mol.
NAGEI. A ’ageia. bot. Gflcrlner fils ( Carpolngia , l. SD) a établi sous ce nom un genre de la Diœcie Télrandrie, L., et qui appartient à la famille des Myricées. Il a été formé sur deux espèces placées par Vabl et Thunberg parmi les Myricu. Le seul caractère qui l'éloigne de ce dernier genre consiste dans son calice divisé en cinq folioles au lieu d'étre réduit à une seule comme dans les Myrica. Le Nageia Arabica a été décrit par Forskahl ( Flor . Ægypt.-Arab. , p. I5U) sous le nom de JJuxus tlioica. C'est un arbrisseau dont les rameaux sont glabres et garnis de feuilles lancéolées, dentées vers le sommet. Le fruit est un drupe tnonosperme de la grosseur d’un grain de poivre. 11 croit dans t’Arabie- Heureuse. L'autre espèce, Mageia Japonicu, était le Myrica Nagi de Thunberg, décrit et figuré par Kæmpfer ( Amant . exol., 5, p. 775, t. 874). Cel arbre, de la grandeur d’un Cerisier, a des rameaux opposés, garnis de feuilles opposées, oblongues-laucéolées. aiguès, inégales, coriaces et très-entières. Le fruit a une couleur pourpre foncée, et ressemble à une cerise. Il croit au Japon.
NAGELERZ. min. Synonyme de Fer oxidé, rouge, bacillaire, y. Fer oxidé.
NAGELFLUUE. min. On donne ce nom â une roche d'agrégation que Brongniart a désignée sous celui de Poudingue polygénique , et dont on rapporte l'époque i de formation au commencement de la période tertiaire. ! Ce Poudingue recouvre la Molasse, ou alterne avec elle . dans ses parties supérieures; il forme, au milieu de la
chaîne des Alpes, des montagnes extrêmement hautes, telle que le Rigi, par exemple, qui a environ deux mille mètres d’élévation. Les Grès et Poudingue* calcarifèresde la Suisse sont regardés, par la plupart des géologues, comme les équivalents de l'Argile plastique, qui. dans les terrains de sédiment supérieurs des environs de Paris, repose immédiatement sur la Craie.
NAGEOIRE. Pinna. iool. A proprement parler c’est l’organe de la locumotion pour les habitants de l'eau. Les (Nageoires sont des membranes ordinairement soutenues par des rayons osseux, mais qui peuvent néanmoins en être dépourvues sans cesser d'èlre propres à la natation. Files sont principalement l'attribut des Poissons, encore qu’il en existe quelques lins, particulièrement parmi les Malacoplérygiens anguiformes. et parmi les Chondroplérygiens suceurs, qui en soient totalement dépourvus, ce qui en fait presque des Serpents aquatiques. Dans les Oiseaux de mer, dans les Sauriens habitants des eaux, et dans quelques Quadrupèdes iclilbyophages, des membranes étendues entre les doigts pour les unir, font des pieds comme des sortes de Nageoires, et ces pieds le deviennent entièrement dans certains Chéloniens, dans les Ichibyosaures, et surtout dans les Cétacés qui ont plus ou moins la forme de Poissons. Chez ces derniers les mains ou pieds de devant sont représentés par des pectorales, les pieds de derrière le sont par une caudale disposée horizontalement, ce qui les fit d'abord appeler Plagiures. Les Crustacés ont des pieds-nageoires; mais quelques animaux de l'ancienne classe des Vers, ont aussi des appendices analogues aux Nageoires; tels sont les Clios, les liyales, appelés PtEropodes, les Firoles et les Carinaires; ailleurs c'est une modification du manteau qui en fait l'office comme dans les Sépilaires, etc. Les Nageoires véritables sont celles des Poissons; on en connaît de deux sortes : paires et latérales, impaires et verticales. Les premières sont encore les représentants des membres qui, dans les classes supérieures, varient de quatre à deux; aussi sont-elles au nombre d'une ou de deux paires, ce sont les pectorales et les ventrales; les secondes sont les dorsales, caudale et anale; elles n’ont d'analogie dans aucun Mammifère, mais quelques Reptiles en sont munis, et on les retrouve surtout dans les larves de Batraciens. Les Tritons et les Syrènes ont de véritables Nageoires qui environnent verticalement la queue et se prolongent même en crête sur le dos. Selon leur position, on appelle les Nageoires paires ou latérales : 1- pectorales qui répondent aux extrémités antérieures; elles manquent rarement, sont situées sur les cdlés, ordinairement en avant des flancs, et derrière l'ouverture des ouïes; elles sont quelquefois assez étendues pour que le Poisson puisse s'en servir pour voler au-dessus des flots; 3° ventrales, qui représentent les pieds, surtout chez certaines Lophies, qui même peuvent s'en servir pour marcher, ce qui leur mérita le nom de Galopes dans la Zoologie analytique de Duméril; elles sont situées en dessous. Selon qu'elles y sont en avant des précédentes, on appelle les Poissons Jugulait es, au-dessus ou sur la poitrine Thoraciques, en arrière cl sur le ventre Abdominaux; quand elles manquent on dil que les Poissons sont
Apoiles. Elles se réunissent quelquefois en une seule pour former semi circulairement un disque membraneux. Les Nageoires paires servent aux Poissons pour s'élever ou pour s'enfoncer dans le fluide qui les environne. Elles peuvent aussi faciliter la natation en arrière. comme on le voit surtout chez l’Anguille qui avance ou recule avec la même facilité. Les pièces analogues aux bras et aux jambes qui les soutiennent, sont entièrement raccourcies ou même disparaissent en entier; des rayons plus ou moins nombreux, dont quelques-uns sont parfois épineux, représentent grossièrement des doigts. Egalement, selon leur position, on appelle les Nageoires impaires ou verticales : 1» caudale; celle-ci, toujours unique, est terminale; elle manque fort rarement et seulement dans les Mourines, dans un Signnlhe et dans certaines Murènes. Elle est arrondie, èchancrée en croissant, bifide, pointue, ou même terminée par un appendice allongé; quelquefois unie aux deux suivantes, ou seulement à l'une d'elles. On la voit quelquefois s'étendre circulairement autour de l'extrémité postérieure; elle se complique quelquefois. et devient triple comme dans le Cyprin doré; mais cette anomalie, produite par la domesticité, parait résulter de l’absorption de la dorsale. I.a caudale sert principalement de gouvernail, et imprime au Poisson le mouvement en avant; 2° anale, qui, lorsqu'elle ne manque pas, est située en dessous et derrière l'anus. Il en existe quelquefois deux comme dans les Gades; mais alors les deux anales, toujours verticales, sont situées en avant l'une de l'autre, sur la même ligne; 3° dorsale, dont le nom indique la position à la partie supérieure du Poisson, unique, double ou même triple. Les Nageoires anale et dorsale servent au Poisson pour le maintenir dans la position verticale; les rayons placés aux extrémités des apophyses épineuses les soutiennent. Il y en a de mous, articulés et branchus; d'autres sont pointus et sont appelés rayons épineux : ce sont souvent des armes redoutables. Les Poissons munis de ces sortes d'aiguillons sont appelés Acanlhoplèrygiens; ceux qui n'ont que des rayons de la première sorte sont les Malacoplèrygiens ; enfin ceux où toute la charpente des Nageoires est cartilagineuse, comme le Squale, sont les Chondroplérygiens. Il existe encore quelquefois sur les côtés de la queue, entre l'anale et la caudale, entre celle-ci et la dorsale, d'autres fausses Nageoires sans aucun rayon, appelées Adipeuses; un tissu épais et glaireux les remplit; on n'en voit pas l'usage. Les écailles de la peau s’étendent quelquefois jusque sur les Nageoires pour leur donner une certaine consistance. Les Poissons qui présentent cette disposition sont appelés Squammipennes. Le nombre des rayons des Nageoires fournit des caractères spécifiques excellents; aussi doit-on les compter soigneusement lorsqu'il e9t question de décrire un Poisson ; on en exprime la valeur dans les ouvrages d'ichlhyologie, en plaçant la quantité des rayons désignée en chiffres après l'initiale de la Nageoire, en marquant par un signe fractionnaire la nature des rayons épineux ou mous, et en séparant par un trait d'union les nombres qui fixent la quantité de rayons que contient chaque dorsale et anale, quand il y en a plusieurs à la suite les uues des
autres, en cotnuicuçanl par celle qui est le plus près de la télé. On a également soin de ne pas omettre le nombre des rayons de la hranchioslège; ainsi pour désigner la Carpe, qui a trois rayons à cette membrane, une seule dorsale à vingt-quatre rayons mous, seize aux pectorales, neuf aux ventrales, neuf à l’anale unique, et dix-neuf à la caudale, on écrit : b. 3, d. 24, F. 10, v. 9, a. 9, c. 19 Pour la Morue, qui a sept rayons à la brancliiostége. trois dorsales dont la première a quinze, la deuxième a dix-neuf, la troisième a vingt et un rayons pareils, seize rayons aux pectorales, six aux ventrales; deux anales, l'une de dix-sept, l'autre de seize; et trente rayons à la caudale, on écrit : b. 7, D. 15-19-21. p. 10, v. 0. a. 17—10, c. 30. Pour l'Épinoche, qui a trois rayons à la brancliiostége, deux dorsales à dix et onze rayons, dix rayons pareils aux pectorales, un rayon épineux et deux mous aux ventrales, un rayon épineux et neuf mous à la ventrale , enfin douze pareils à la caudale, on écrit ; b. 3, o. 10 — 11, F. 10, v. 1/2, a. 1/9, c. 12.
Un zéro équivalant à l'absence de telle ou telle Nageoire, la dorsale, l'anale et la caudale étant confondues dans l’Anguille qui est apode, on écrira pour ce Poisson : b. 10, p. 19, v. 0, o. a. c. 1100.
Un point, au lieu d’une ligne entre deux nombres, exprimant les rayons d'une Nageoire, indique que ces rayons varient de l’une à l’autre quantité; ainsi pour la Truite, par exemple, on écrit : b. 10. 12, o. 12. 14, p. 12. 14, v. 10. 12, a. 9. 1 1, c. 20, ce qui signifie qu'il existe des individus qui ont dix rayons à la branchioslège, et que d'autres en ont douze; qu'il y en a à douze rayons A la dorsale et aux pectorales, avec dix aux ventrales et neuf à l'anale, tandis que d’autres en ont quatorze, douze et onze aux mêmes Nageoires.
NAGEURS. Satantia. bah. L'ordre établi sous ce nom par llliger, dans la classe des .Mammifères, contient, outre les Cétacés, les Dugongs, les Lamantins et le Stellère. y. ces mots.
NAGEURS. A 'atatores. ois. Cinquième ordre de la méthode de Vieillot; il comprend les genres Frégate, Cormoran, Pélican, Fou, Paille-cn-Uueue, Anhinga, Grèbe-Foulque, Grèbe, Plongeon, llarle, Canard, Stercoraire, Mouette, Sterne, Bec-en-Ciseaux, Pétrel, Albatros, Guillemot, Macareux, Spbénisque et Manchot.
NAG1. bot. y. Nacci.
NAGOR. Max. Espèce du genre Antilope, y. ce mot.
NAUUS1A. bot. (Schrank.) Synonyme de Fuchsia.
NA1A ou NAJA. rept. Genre de Serpents à crochets venimeux, de la famille des Vipères, institué par Laurent! et que l’on peut caractériser de la manière suivante : des crochets à venin implantés sur les os maxillaires supérieurs et cachés, au moment du repos, dans un repli de la gencive; mâchoires très dilatables ; langue très-extensible; tète élargie en arrière, couverte de grandes plaques; parliedu corps la plus voisine de la tète dilatée en disque par le redressement des eûtes qui la soutiennent; queue inuuie en dessous d’un double rang de plaques et à extrémité arrondie; narines simples. Par cet caractères. les Nalas se distinguent suffisamment des Trimérésures, des Crotales et des Boas, qui ont les plaques sous-caudales sur un seul rang ; des Disleyres,
des Couleuvres, des Platures, des Aipysures, qui u'ont point de crochet à venin ; des Trigonocéphales, qui ont des narines doubles; des Vipères, dont le cou ne se dilate point en disque.
Naïa H axe. Colttber Haje . L.. Description d'Égypte (Rept., pl. 7). Écailles petites, imbriquées, hexagonales ou losangiques; ventre garni de plus de deux cents plaques entières; dessous de la queue muni d'une centaine de paire de demi-plaques; cou élargi en arrière d'une manière marquée; teinte générale verdâtre, bordée de brunâtre; taille, environ deux pieds, la queue occupant près du tiers de la longueur totale. Ce Serpent parait être le véritable Aspic de l'antiquité, celui par la morsure duquel Cléopâtre se donna la mort, cl probablement celui que les anciens jongleurs changeaient en bâton.
Naïa a luettes. Sa ici lulescens, Laur.; roluber Soja , L.; yipera Saja, Daud., Encycl., pl. 17, fig. 31.
La partie élargie du cou est marquée d'une tache brune, qui a précisément la forme d'une paire de lunettes, d'où est venu le nom que l'on a imposé à ce Reptile qui, dans l'étal de repos, a son cou comme les autres Serpents. Ce n'est que lorsqu'il est excité qu'on le voit se distendre de manière à former une sorte de capuchon sous lequel peut se retirer la télé. On trouve le Naïa à la côte de Coromandel; mais on n'en a jamais observé au nouveau-monde, quoi qu'en ait dit Séba qui figura de ces Serpents comme venant du Brésil, du Pérou ou du Mexique. Il en existe une multitude de variétés. toutes également dangereuses.
C'est ce Serpent que les bateleurs et charlatans apprivoisent dans l'Inde, et avec lesquels (après leur avoir arraché les crochets à venin) ils s'entrelacent, dansent et amusent la multitude ignorante et superstitieuse, qui suppose A ces jongleurs des secrets surnaturels pour dompter les animaux les plus dangereux et les manier sans danger.
NAÏADE. arrAl. Pour Nais, Saisa, et Naïde, Sais, y. ces mots.
NAÏADE. Sojas, bot. Genre qui avait donné son nom à l'ancienne famille des Naïades; il peut être caractérisé de la mauière suivante fieurs très-petites, unisexuées et monoïques, placées à l'aisselle des feuilles; les mâles se composent d'une spalhe monnphylle, ovoïde, terminée à son sommet par un petit tube, in- j
également denté; celle spalhe se rompt en trois ou quatre lanières irrégulières et inégales, qui se roulent vers la partie inférieure de la Heur. En dedans de la spalhe on trouve une anthère portée sur un filet d'abord très-court, mais qui s'allonge cl se recourbe lorsque la spalhe est rompue. Cette anthère est ovoïde, allongée, terminée en pointe à son sommet, à quatre loges s'ouvrant par autant de valves qui se roulent vers la partie inférieure de l'anthère. Le pollen contenu dans chaque loge, y forme line masse solide, qui reste eu place. La spalhe a été décrite par quelques auteurs même très- modernes , comme un calice, les valves de l’anthère comme une corolle, et les quatre masses de pollen comme quatre anthères. Les Heurs femelles, qui sont distinctes des mâles dans les aisselles supérieures, sont nues , accompagnées d'une simple petite écaille
latérale. Leur ovaire est à une seule loge, contenant un , s (Mil ovule qui occupe tout le fond et une partie d'un de* côtés de la loge. Le style est très-court, terminé par ; deux ou plus souvent par trois stigmates suhulés et dressés. Le fruit est une cariopse ovoïde, contenant une seule graine adhérente avec sa paroi interne, et offrant ' un vasiducle légèrement saillant et unilatéral. L'embryon, dépourvu d'endosperine, forme à lui seul la masse de l'amande, et est parfaitement indivis et monocolylédoné. Miclieli. qui a décrit et figuré le Naja», dit que son fruit est une capsule contenant quatre geai- j lies; mais il parait certain que le botaniste de Florence a pris la fleur mâle et ses quatre masses polliniques pour une capsule à quatre graines.
Les Naïades sont des plantes herbacées, annuelles, croissant au milieu des eaux douces et courantes. Leurs | tiges sont rameuses, charnues, fragiles ; leurs feuilles sessiles, opposées, souvent dentées. En France on en trouve deux espèces : Nains major , Roth. Fl. Germ , ou Naia» marina , L., et Auras minor, Roth. Cette dernière espèce, beaucoup plus petite que la précédente. et qui en diffère un peu par sa fleur mâle, avait été considérée comme un genre distinct, nommé Cautinia par Willdenow, /'Vur/a/ia par Persoon, et Iltnera par Gmelin.
NAÏADES oo NAIADÉF.S. Naiadece. bot. Jussieu (Généra Plant.) appelle ainsi une famille de plantes qu'il range parmi le* Acolylédones, et qui se compose d'un assez grand nombre de genres dont les espèces croissent dans l'eau nu au voisinage des eaux. Celte famille qui a reçu également les noms de Fluviale» et de Potamophile », appartient certainement aux Phanérogames Monocotylédones, ainsi que tous les botanistes le reconnaissent aujourd'hui. Mais tous ne sont pas d'accord sur les genres qui doivent la composer et sur l'organisation et les caractères de ces genres. Telle qu'elle avait été d'abord présentée par Jussieu, cette famille renfermait des genres qui, mieux étudiés, ont été reportés dans d'autres groupes naturels. Ainsi les genres flippuri» et Myriophyllum forment avec quelques autres genres une famille de plantes Dicotylédones, voisine des Onagraires et qui a reçu les noms de Cercodéennes ou llnloragces; le Ceratophyllum , qui a l'embryon à quatre cotylédons, a été rapproché des Salariées par De Candolle; le Saururu» et Y Ajtonoyeton constituent la famille des Saururées du professeur Richard; le Catlitriche, qui est certainement dicolylédone. se rapproche par plusieurs caractères des Euphorbiacées; et enfin le genre Chara, qui est acolylédone, forme le type des Characécs du professeur Richard. De cet examen il résulte que les seuls genres qui composent les Naïades sont les suivants : Nabas, Zottera, Ruppia j Zanichellia et Potamogeton. Voici quels sont les caractères de cette famille : les fleurs sont unisexuées, monoïques ou plus rarement dioïques. Les fleurs mâles consistent chacune en une étamine nue ou accompagnée d’une écaille, ou renfermée dans une spa- (he; quelquefois la même spalhe contient deux ou un plus grand nombre de fleurs mâles, et dans quelques genres elle renferme en outre une ou plusieurs fleurs femelles. Celles-ci se composent d'un pistil nu ou ren-
, fermé dans une spatlie. Elles sont tantôt solitaires, tantôt géminées ou réunies en plus grand nombre et environnées souvent des fleurs mâles dans une enveloppe commune, de manière à représenter en quelque sorte une fleur hermaphrodite. L’ovaire est toujours ' libre, uniloculaire, contenant un seul ovule pendant, latéral et presque dressé dans le seul genre A aia». Le style est généralement court, terminé par un stigmate tantôt simple, discoïde, plan et membraneux (Zanichellia), tantôt â deux ou (rois divisions longues et li- > néaires. Le fruit est sec, monospenne, indéhiscent; la graine renferme sous son tégument propre un embryon le plus souvent recourbé sur lui-même, ayant sa radicule très-grosse et opposée au hile.
La manière dont A. Richard envisage l'organisation des fleurs, dans la famille des Naïades, diffère entièrement de celle dont elle a été décrite par tous les botanistes, jusqu’à ce jour. En effet, pour lui chaque étamine et chaque pistil sont autant de fleurs unisexuées, mâle ou femelle. Cette manière de considérer l’organisation de ces plantes ne peut souffrir l'ombre d'un doute dans le genre Naia» où les pistils et les étamines sont solitaires et isolés les uns des autres. Dans le genre Zanichellia , on trouve à l'aisselle des feuilles une seule étamine entièrement nue et (rois â quatre pistils renfermés dans une spalhe commune. Ici il lui parait encore évident que l’étamine est une Heur mâle et monandre, et que les quatre pistils constituent autant de fleurs femelles. Dans le Zostera et le Ruppia , on conçoit aussi facilement que chaque pistil et chaque étamine qui sont séparés les uns des autres, forment autant de fleurs distinctes. Dans le seul genre Potamogeton, on trouve les étamines et les pistils en égal nombre, renfermés dans une enveloppe commune et semblant former une fleur hermaphrodite, lélrandre et tétragyne; mais ici l'analogie le porte à considérer chacune des quatre étamines comme une fleur mâle accompagnée extérieurement d'une bractée, et d'appliquer le même raisonnement pour les quatre pistils. L'extrême analogie qui existe entre la famille des Naïades et celle des Aroïdes, lui semble confirmer cette opinion.
La famille des Naïades appartient à la classe des Monocotylédones à étamines hypogynes. Elle se rapproche beaucoup de celle des Aroïdées qui en diffère par ses ovules dressés et son embryon renfermé dans un endosperme charnu. Elle offre aussi de grands rapports avec les Juncaginées et les Alisroacées, dont elle diffère surtout par la position et la forme de son embryon.
NAIDE. Nais. am£l. Genre de la famille des Néréidées, établi par Muller et caractérisé par un corps rampant, allongé, linéaire, comprimé, dépourvu de tentacules, avec des soies latérales. Lamarck, dans son Ilistoire des Animaux sans vertèbres, place le genre Nalde dans sa classe des Vers, ordre des Hispides; Il en détache une espèce, le A ai» proboacidea, pour former son genre Stjrloria. Déjà Oken avait établi sur le Nais digitata son genre Dero, ce qu'ignorait sans doute Dutrochet, lorsque plus lard, il publia le même genre sous le nom de Xanlho. Toutes ces Naïde* ne
peuvent être éloignées des Lombrics et des Néréides» genres entre lesquels ces petits animaux forment un passage fort naturel ; il n'est donc pas possible de les en éloigner pour les transporler dans une autre classe. Dlainville en fait des Chétopodes. Ce sont des créatures nnguiformes, la plupart fort agiles» longues de quelques lignes, colorées en ronge quoique diaphanes, voraces. se nourrissant de Daphnies et d'infusoires pour devenir ù leur tour la proie des Polypes d'eau douce, qui s'en montrent très-friands. Ce genre se divise en :
1* N aides véritables, où la bouche ne présente aucun prolongement tentaculaire, appelé trompe par les auteurs, ni digitation à la partie postérieure. 11 n'y existe nulle trace d’yeux. Ces véritables Naldes sont le termicularis , Ginel., Syst. Nat., XIII, I. I, p. 7120; Lauik., Anim. sans vert., t. ni. fig. 323 ; Roèsel, In»., 5, lab. 03, fig. 1,7; Encycl., III. Vers, pl. 52, fig 1-7, qu'on trouve fréquemment parmi les Lenticules où Il ressemble à un Vermisseau rose de six à dix lignes de longueur et un peu épais. Le serpentinu , Gincl., toc. cil. j p. 3121; Lauik., loc. cil., Koesel, tab. 02; Encycl., pl. 53, fig. 1-3, qui habile aussi les marais, dont la tête ressemble en petit à celle d'une Couleuvre, et dans la longueur de laquelle règne longitudinalement en spirale comme un ruban pourpré. Les Naïades littoralis, Mull., caca, Mull., et filiformis, Blainv., sont les autres espèces de ce genre.
2° Stylairks, où la bouche présente comme une trompe ou filet tentaculaire plus ou moins allongé, et sur la léte desquelles on remarque deux points oculaires. On ne connaît encore dans ce genre que leSlylaria paludosa, Lamk., Anirn. sans vert., t. ni, p. 224; Nais proboscidea, Gmel.,A>**/. Nat., xm,l. i,p.3121; Encyclop., pl. 53, fig. 5-8; Roesel, Jus., 3, lab. 78, fig. 10-17, et tab. 70, fig. 1 ; Nereis lacutlris, L., trèscommun dans les eaux boueuses et la vase. — Le Nais elinquis de Muller, dont la figure est reproduite dans l'Encyclopédie, pl. 53, fig. 0-11, ne peut, malgré les yeux, appartenir aux Slylaires, quoi qu'en dise Blainville, puisque la bouche est parfaitement dépourvue de prolongement.
5° Deros, où n’existent ni yeux, ni trompe, mais où la partie postérieure se digite en un appendice particulier. Ce sont les Naît digilata , Gmel., Syst. Nat., xili, t. t, p. 5121 ; Encycl., pl. 53, fig. 12-18; — barbota, etc.
NAIN et NAINE, zooi.. bot. Adjectif qui s'emploie pour désigner les individus qui, dans une espèce, sont d'une taille beaucoup plus petite que l'ordinaire. Les individus Nains le sont en général par appauvrissement; l'on dit cependant une espèce Naine pour désigner, dans un genre composé pour la plupart de grandes espèces, une espèce beaucoup moindre; ainsi le Faucon fringillaire est une espèce Naine dans un genre qui compte l'Aigle et tant d'autres grands Oiseaux. Le Salir hetbacea est une espèce Naine parmi les Saules, et le Chameropt humilis parmi les Palmiers. Les mois Nain et Naine ont été souvent employés comme spécifiques, pour désigner parmi les Mammifères un Dasyure. parmi les Oiseaux un Bouvreuil, un Guillemol , etc. Un Cucuian s'appelle également Nain .
et l’on nomme Naine une Gerboise, une Atbérine, etc. y. tous ces mots.
NAINÈRE. Naineris. antiIl. Genre de Vers formé aux dépens de celui des Nais de Linné, par de Blainville qui lui donne pour caractères : corps allongé, un peu convexe en dessus, suhcanaliculé en dessous, atténué aux extrémités, mais surtout à la postérieure, polyméré; bouche à la partie supérieure d'un anneau labial atténué; anus béant, suhlétragone, pourvu de deux paires de cirrhes courts, surtout les inférieurs; pieds nuis aux quatre premiers segments, et composés d'un mamelon charnu, divisé en deux parties : l'externe plus petite , année d’une soie, l'interne plus grosse, avec trois soies et un cirrhe mou, fléchi en arrière, assez rapproché de la ligue médiane.
NaïsXre qc ADRtctsr ide. Nainera quadricuspida , Bl. ; Nais quadricuspidata , Lin. Ce vers se trouve assez fréquemment dans les sables du littoral de l'Islande. Il a environ deux pouces et demi de longueur.
NAIS. amnCl. V. NaÏde.
NA ISA. ATiNCL. (Lamouroux.) y. NaïscI Plciatelli.
NAJA. rept. y. NaIa.
NAJAS, bot. y. Naïade.
NAMA. bot. Ce genre de la Pentandrie Digynie, L., fait partie de la famille des Hydroléacéesde II. Brown et Kunth. Il offre les caractères suivants : calice quinquéparli, persistant; corolle rotacéc-infundibuliforine, dont le limbe est à cinq divisions étalées; cinq étamines presque renfermées dans le lube de la corolle, à anthères l’éniformes, bilohées; deux styles surmontés de stigmates obtus; capsule oblongue, pseudobiloculaire, à deux valves loculicides; la cloison interrompue vers son milieu, où sont fixés deux placentas en forme de lames parallèles aux valves, se louchant par leur côté exlorne. et portant les graines sur leur face interne. Ce genre avait été fondé par P. Browne(./amafr., lab. 18, fig. 2) sur une plante de la Jamaïque qui reçut de (.inné 1e nom de Nama Jomaicensis. Kunth en a fait connailre deux autres espèces indigènes de la Nouvelle-Espagne et du Mexique, et qu’il a nommées Numa origanifo/ia et Nama undulata. Ce sont des plantes herbacées ou frutescentes, dont les tiges sont touffues, diffuses, garnies de feuilles alternes et entières. Les fleurs sont terminales el de couleur blanche ou violacée. Les Nama scricea et convolvuloides de Rcemer el Schultes, doivent être rapportés au genre Evotvuius de Linné.
NAMAQLOIS. ois. Espèce du genre Ganga. C’est aussi le notn d’un Soui-Manga el d'un Proraerops. y. ces mots.
NAMIERSTENSTEIN. nx. Nom donné à une roche de Moravie, qui a beaucoup de rapports avec le Weistein. y. ce mol.
NANANTHÉE. Nananthca. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Sénécionides, institué par De Candollequi le caractérise de la manière suivante : capitule composé de dix à quinze fleurs bélérogames : celles du rayon sont femelles, ligulées el disposées sur un seul rang; celles du disque sont hermaphrodites, à quatre divisions obeoniques; involucre composé de huit ou neuf folioles ou écailles ovales, membraneuses aux
«leux extrémités, et disposées sur un seul rang; réceptacle étroit et nu; styles rameux, un peu épais, oblong* et sans barbules; akènes ovales, un peu comprimés, glabres et chauves.
Nav avthf.f. perpi sim.e. Mananthea perpusiUa, DO. f.'est une plante herbacée, glabre, rameuse, en gazon, dont les feuilles alternes sont pétiolées. pennaii parûtes, à deux ou trois lobes de chaque côté, avec impaire, ohlongs. obtus et très-entiers; les pédoncules sont axillaires, monocéphales, un peu plus longs que les feuilles; les capitules sont très-petits et leurs écailles sont blanchâtres au sommet; les fleurs du rayon sont blanches. Des bords de la Méditerranée.
N.ANARIL'M. bot. V. Canaries.
NANDAPOA. ois. Espèce du genre Ibis. F. ce mol.
NANDHIRORF.. Nandhiroba. bot. V. FkcillEe.
NANDIIIROBÉES. Nandhirobcœ. bot. Dans son Mémoire sur les Cucurhitacées (Mém- du Mus . 5. p. 215), Auguste de Saint -Hilaire a proposé d’appeler ainsi un petit groupe de végétaux composé des genres Zanonia et Ferillea , placés à la suite des Cucurhitacées par Jussieu ( Gen . Plant.). De ces deux genres, l’un (Fevillea) a les tiges grimpantes, et des graines sans endosperme comme dans les Cucurhitacées; mais dans l’un et l’autre l’ovaire est triloculaire. les ovules axiles, les anthères distinctes et le style multiple. D’un autre côté ces caractères qui éloignent ces deux genres des Ciicurhilacées, les rapprochent des Passiflorées et surtout des Myrlées. En effet ces rapports sont encore confirmés par l'analogie qui existe entre le fruit du Ferillea et celui du Couronpita et du Couratari d’Aublet. genres qui ont tant d'affinité avec les Myrlées qu'ils ne peuvent en être éloignés, et qu’ils y forment une petite tribu avec le Lecythis, sous le nom de Lécythidées. Ces rapports entre le Ferillea et le Zanonia et le Couralari d’Aublet . sont si grands que l'auteur propose de réunir ce dernier genre aux Nandhirobécs. D'un autre côté Auguste Saint-Hilaire propose aussi d’y ajouter le genre Myrianthus de Beauvois, qui s'éloigne des Cucurbilacées par scs anthères, tandis que par ses autres caractères il se rapproche du nouveau groupe.
NAND1NE. Mandina. bot. Ce genre établi parThunberg {Nov. Gen., I.p. 14. et Flor. Japon., p. B), appartient à la famille des Berbéridées et à l'Hexandrie Monogy nie, L. Il est ainsi caractérisé : calice à six sépales, accompagnéextérieu rement d'écaillespélaloldes, obtuses, nombreuses et imbriquées, les extérieures plus petites; corolle à six pétales caducs, ohlongs, plus longs que le calice; six étamines dont les filets sont trèscourts, les anthères ohlongues,de la longueur des pétales; ovaire ovoïde, portant un style court et un stigmate trigone; baie sèche, globuleuse, uniloculaire, couronnée par le style; placenta spongieux, latéral, auquel sont fixées deux graines arrondies, convexes d'un côté, concaves de l'autre et pourvues d'un albumen cartilagineux; embryon petit, inverse, dont la radicule est épaissie, les cotylédous presque arrondis, te genre ne renferme qu’une seule espèce à laquelle Thunherg a donné le nom do . \andina doniestica. Kiempfer, dans ses Aménités exotiques, dit qu'on la nomme vulgairement au Japon, Mandsjokf, Ma II an et M andin. C'est
un arbrisseau élégant, glabre, élevé d’environ deux mètres. Ses feuilles sont alternes, deux ou trois fois décomposées, A pétioles engainants à la base et articulés près des ramifications; les folioles sont ovales, lancéolées, entières et glabres. Les flenrs sont blanches, disposées en panicules terminales, décomposées, dressées, accompagnées de bractées linéaires, acuminées, presque arislées. Les l>aies sont rouges. Cette plante croit au Japon et à la Chine où elle est généralement cultivée dans les jardins. On l'a introduite en Europe.
NANDOU it NANDü. ois. F. Rhea.
NANGUER. h ab. Espèce du genre Antilope. F. ce mot.
NANI. bot. Ce nom a été donné à des plantes fort diverses. Rhéede dit qu'à la côte de Malabar les Portugais l'appliquent i l'arbrisseau qu'il a décrit sous celui de Fetaijadou, dont Lamarck a fait son genre Adelia, dans la famille des Euphorbiacées. Les Brames désignent aussi, sous le nom de M'ani. le Aial-Aaregam du Malabar, ou Limonia tnonophylla, L., qui est devenu le type du genre Alalantia de Corréa, dans la famille des Auranliacées. Enfin le Mani de Rumph ( Herb . Amboin., vol. 5, t. 7) est un grand arbrisseau qu'il nomme Metrosideros re/a, et dont Adanson a fait un genre de Myrtacées. Quoique la figure de cette plante représente le fruit assez saillant hors du calice, on ne peut en conclure qu'il ne soit pas adhérent ; la description de la plante porte donc à croire qu’il l'est réellement, et que cette plante est réellement une Myrlacée.
Le Mani //nu de Rumph {toc. ci/., t. 9) est une autre plante dont les rapports sont indéterminés.
NAMNA. moll. Gray a proposé, sous ce nom, la formation d’un genre nouveau de Mollusques, qui se composerait de quelques Hélices de Férussac et d’une partie des Vitrines de Quoy, plus deux espèces nouvelles, que Gray a nommées Manina Juliana et Nanina striata.
NANODE. Nanoilcs. bot. Genre de la famille des Orchidées, tribu des Yandées, institué par Lindley qui lui donne pour caractères périanthe ringenl : sépale antérieur en voûte, les latéraux presque opposés au labelle, auquel ils sont adhérents par la base ; pétales latéraux libres, presque parallèles aux sépales latéraux, dont ils diffèrent de très-peu ; lahelle charnu, entier, soudé au gynoslème; celui-ci ailé de chaque côté; anthère hiloculaire, en forme de bec; quatre masses politiques comprimées, égales, sessiles sur une glandule ovale.
Nanooe a deux couleurs. N anodes discolor, Lindl. Elle est êpiphy le, basse, en gazon, caulescenle, à feuilles coriaces, distiques, vaginanles et rapprochées; ses fleurs sont solitaires, sessiles au sommet des liges. Cette Orchidée se trouve en abondance dans les bois qui avoisinent Rio-Janeiro. Parmi les Épiphyles de cette famille, il en est peu qui soient aussi remarquables et d’un aspect aussi particulier; les fleurs ressemblent tellement aux feuilles, dans l’aisselle desquelles elles sont renfermées, que l'on s'aperçoit à peine que la plante est en floraison.
NANODE. M anodes, ois. Nom que Vigors a donné à l'une des divisions du grand genre Psittacus de Linné,
<|iTil a converti en famille. sous le nom de Psitlacidées.
N ANODE. Nanode ». in. Coléoptère* tétramères; genre de Rhynchophore*. famille de* Curciilionide», institué par Dejean pour quelques espèces européennés . telles que les Hhynrhœnua Lythri, Fab.; pnllidua, Grav.. etc., que Schoooherr a réunies à son genre Nanophyea.
NANODÊE. Nanodea. bot. Joseph Banks a donné ce nom (ïn Gwrt. fila, Suppl., 351, lab. 335, flg. 8. 0) à | un genre qui parait devoir être rangé dans la famille i des Sanlalacées de Brown. La seule espèce qui le corn- | pose est une très-petite plante qui croit au détroit de Magellan croît elle a d'abord été rapportée par Corn- ! merson qui la nommait Belenerdia. Plus récemment, elle a encore été trouvée dans le même pays par les naturalistes des expéditions Freycinet et Duperrey. Gaudichaud . l'un des naturalistes de la première de ces expéditions, dans son Essai sur la Flore des Iles Malouines. a donné de ce genre un caractère très-détaillé et très complet.
Najodée mocsseuse. Nanodea muacosa. Sa lige a lin ou deux pouces d'élévation; elle est rameuse, portant de petites feuilles subulées, éparses, très-rapprochées, charnues; les fleurs sont très petites, solitaires i ou géminées, terminales ou axillaires, et pédonculées; ! leur calice est hémisphérique, adhérent avec l'ovaire, j ayant un limbe à quatre divisions dressées, égales, deltoïdes et rétrécies à leur base ; point de corolle ; quatre | étamines, à blâment très-court, attaché â la face in- | terne des divisions calicinales et à anthères à deux loges; l'ovaire est globuleux, adhérent, à une seule | loge qui contient un ovule dressé et un peu latéral, porté sur lin podosperme assez long ; le style est trèscourt, terminé par un stigmate à deux lobes arrondis. Le fruit est un petit drupe couronné par le limbe du calice, à une seule loge et une seule graine. Celle-ci, selon Gærlner fils, se compose d'un tégument mince et membraneux; d'un endosperme charnu et jaunâtre dans lequel on trouve un embryon cylindrique, axile. placé dans la partie supérieure de l'endospcrme, ayant sa radicule supérieure et ses cotylédons très-courts et minces.
NANOPHYE. Nanophyea. ms. Coléoptères tétramères; genre de l’ordre des Rhynchophore*. famille des Curculionides, institué par Schoonhcrr qui le caractérise ainsi : antennes assez longues, avec la tige formée de cinq articles dont les deux premiers oblongs et les autres fort courts: la massue est grande, allongée. composée de trois articles; rostre allongé, cylin- j drique, linéaire et peu arqué; yeux un |>eu rapprochés sur le front, arrondis, faiblement convexes; corselet presque conique, sensiblement rétréci dans sa partie antérieure, tronqué à l'extrémité, un peu convexe en dessus ; écusson très-petit ; élytres ovalaires, atténuées vers l’extrémité, arrondies, réunies et recouvrant l'anus; pieds allongés; jainlies tronquées au bout et mutiques.
NAfloravE ARMfc. Nanophyea armalua , Scb. Il est noir, avec une légère pubescence cendrée; rostre, base des antennes et pieds d'un roux teslacé; corselet les-
taeé, avec le dessus marqué de deux taches noires; élytres gihbeuses, rousses, variées de noir. Du cap de Bonne-Espérance.
NANOPHYTE. Nanophytum. bot. Genre de Chénopodiées. établi par l.esson (in Linnea, ix, 197) avec les caractères suivants : flpurs hermaphrodites. hibractéolées; périgone partagé en cinq divisions dont la base est épaisse et endurcie, mais non appendiculée; cinq étamines insérées au réceptacle et opposées aux divisions du périgone; anthères terminées par un connectif qui les dépasse; cinq écailles liypogyncs, alternes avec les étamines; ovaire un peu comprimé, uniloculaire et uniovulé ; deux styles sétacés. réunis par leur hase; ulriculc comprimé, papyracé, renfermé dans le périgone membraneux et endurci ; graine verticale, suborhiciilaire; test membraneux ; embryon exalbumineux, en cuiller; radicule dorsale. Ce genre ne renferme encore qu’une seule espèce : c’est un arbuste glabre, à feuilles alternes, imbriquées, subulées. On le trouve sur les bords de la mer Caspienne.
NANTILLE. bot. Synonyme vulgaire de Lentille.
NANTOR ou NASITOR. bot. Synonymes vulgaires de Cresson Alénois, Lepidium salivum.
N A PAUL. Salyra. ois. Lésion a distrait du genre Faisan, où elle est décrite ci-dessus, vol. 4, p. 330, une espèce portant ce nom pour l’ériger en genre distinct, qu’il caractérise de la manière suivante : bec court, épais, conique, à mandibules robustes et à peu près égales : l'inférieure presque aussi épaisse que la supérieure; celle dernière renflée sur ses bords; deux cornes minces et cylindriques, surmontant les yeux chez le mâle; narines larges, ovalaires, basales et nues; joues emplumées; gorge munie d*un fanon charnu; ailes amples et concaves; queue courte et arrondie ; tarses sculellés, robustes, munis d’ergots; ongles des doigts forts et recourbés. Les Napauls ont la forme générale et le corps épais des Faisans, le port et la démarche des Coqs, et nullement la forme élancée des Pénélope*. Cuvier pense que c’est d’après cet Oiseau qu’a été imaginé le Tragopan de Pline. A l'espèce précédemment connue, qui est le Phasianus salyrua, Temm., Phasianus cornulus , Briss., Penelope salyra, Gmel.. Mcleagria salyra, Lath.,etc., Lesson ajoute celle qu’il a nommée :
Napacl hdpfé. Salyra macrolopha , Les*. Cet Oiseau se fait remarquer par une très- longue huppe d’un noir bleuâtre ou bronzé, qui est composée de plumes nombreuses et roides. partant de l'occiput et se dirigeant en arriére; sommet de la (été. devant de la gorge d'un noir bronzé foncé, sans (racedenudité;deux taches d'un blanc pur sur les joues; parties supérieures d'un brun varié de gris, les inférieures d’un marron foncé, le centre de chaque plume paraissant flammé d'une teinte plus vive; flancs bruns; plumes de la région anale et des cuisses brunes. rayées en long de blanc jaunâtre ; rémiges brunes, bordées extérieurement de blanc; bec noir; pieds couleur de plomb. La femelle a la tête et le cou noirs, le plumage d’un gris roux, trèsvif. Cet Oiseau est originaire du Bengale.
NAPÉCA. bot. Espèce du genre Zisiphus ou Jujubier, nommée ainsi â tort, par Linné qui s’est mépris
sur la plante que Prosper Alpin avait anciennement fait connaître sous son nom vulgaire, en Arabie, de Mapeca ou plutôt de Mebka. L’espèce à laquelle les Arabes donnent ce nom est le Ziziphu « Spina Ch ri a U, autre espèce que Linné plaçait, ainsi que le Zisiphua Ma fiera, dans le genre Rhatnnna.
NAPEE. Mapœa . bot. Genre de la famille des Malvacées et de la Monadelphie Polyandrie, établi par Linné, mais tellement rapproché du Sida, que Cavanifles et De Candollc l’ont réuni à celui-ci. V. Sida. Lamarck et Jussieu ( Gen . Plant., p. 373) l’ont néanmoins admis à cause de quelques différences assez légères dans la position des pétales, la largeur du calice et la structure des pédicelles des fleurs. Linné ne comprenait dans son genre Mapœa. que deux espèces, savoir : Mapœa lævia et Mapœa scabra ou dioica , qui sont devenus les Sida Mapœa et Sida dioica de Cavanilles et de De Candolle. Ce sont deux belles plantes originaires de la Virginie, et qui sont cultivées dans les jardins botaniques d'Europe où elles se cultivent en pleine terre et se multiplient avec beaucoup de facilité, pourvu qu’on ait la précaution de couvrir de litière les racines, pendant l’biver. Il serait à désirer qu'on leur donnât une plus grande attention, et surtout au Mapœa lævia qui, en outre de sa beauté comme plante d’ornement, pourrait remplacer la Guimauve par ses racines émollientes, et dont les liges fibreuses sont susceptibles de donner une fllasse très-propre aux tissus.
NAPEL. MapeUus. bot. Espèce du genre Aconit. y. ce mot.
NAPHTALINE, min. Substance de la classe des combustibles non métalliques dont la découverte a été faite en 1833. dans la houillère d'Lznach. par le directeur des mines Knnleln. qui la décrit de la manière suivante : forme primitive dérivant de l’octaèdre; clivage possible dans quelques directions : dans d’autres cassure concholde; surface horizontale offrant l’éclat du diamant, les autres n’ont qu’un aspect gras; couleur blanche, jaunâtre ou verte; transparence presque parfaite; consistance solide et cassante; pesanteur spécifique un peu supérieure à celle de l’eau ; soluble à une basse température; surnageant alors le véhicule désolation, puis cristallisant par le refroidissement ; brûlant facilement avec flamme, et donnant de la fumée. On trouve celle substance toute particulière dans le s fentes ou les éclats du bois bitumineux qu'elle traverse quelquefois et où elle parait avoir pris naissance par ht sublimation. La couche que forme ce bois bitumineux a de deux à six pieds d'épaisseur; elle appartient à une formation très-récente, et renferme des végétaux fossiles, dont les analogues existent encore aujourd'hui. Selon Laurent (Ann. de Ch., t. 49. p. 314) la Naphtaline est composée de Carbone. 93.95 et Hydrogène. 6.05. Faraday y a trouvé : Carbone 93,75 et Hydrogène 6.35.
N APHTE, min. Variété de Bitume liquide, transparente, d'un blanc jaunâtre passant au jaune orangé.
P. blTCME.
NAP1FOKME. bot. Organe qui ressemble à un Navel.
NAPiMOGE. Mapimoga. bot. Ce genre de l’icosan- j drie Trigynie, L., établi par Aublel (Plantes de la I
Guiane, 1, p. 593, l. 337) fait partie de la famille des Homalinées de R. Brown et de De Candolle. Ce dernier auteur (Prodrom. Sygt. Peget., 3, p. 54) ne le distingue même du genre Homalium, type de la famille, que par l’absence des glandes qui, dans le dernier genre, se trouvent à la base des lobes intérieurs du calice.
Napimoge de la Gciane. Mapimoga Guianenaia. C’esl un arbre de moyenne grandeur, dont l’écorce est roussâtre, le bois peu compacte et blanchâtre; les feuilles sont alternes, elliptiques, oblongues, dentées en scie, et munies de deux stipules caduques. Les fleurs sont petites et verdâtres; elles forment des grappes ou des épis terminaux ou axillaires. Celte plante croit dans les forêts.
NAPOLÊONE. Mapoleona . bot. Palisol de Beauvois, dans sa Flore d’Oware et de Bénin, a dédié ce genre à l’homme illustre qui, pendant vingt-cinq ans, présida aux destinées de l’Europe, et qui protégea les sciences de toute l’étendue de son génie et de sa puissance. Les caractères de ce genre sont un calice monosépale, adhérent par sa base avec l’ovaire infère, entouré de plusieurs petites écailles arrondies, ayant le limbe partagé en cinq divisions égales et coriaces; une corolle double et épigyne : l'extérieure mono|>étale, rotacée, piissée, membraneuse et colorée; l'intérieure également monopéiale et colorée, découpée à son bord en un grand nombre de lanières étroites, qui lui donnent une forme étoilée. Les étamines sont au nombre de dix, réunies deux à deux par leurs filets, qui forment ainsi cinq androphores élargis et pétaloldes. recourbés vers le centre de la fleur, tronqués et portant chacun A leur sommet deux anthères hiioculnires et distinctes. L’ovaire est infère et arrondi, uniloculaire, polysperme. Le style est court eL surmonté d'un stigmate aplati, pelté, à cinq angles égaux, sillonnés chacun dans leur milieu et recouvrant les anthères. Le fruit est une baie globuleuse, couronnée par les lobes du calice, uniloculaire et polysperme. Ce genre est voisin des Passiflores dont il se distingue surtout par son ovaire infère. Falisot de beauvois a, le premier d’après Jussieu, proposé d’en former une famille nouvelle sous le nom de Napoléonées et qui serait intermédiaire entre les Passiflores et les Cururbilacées. C’esl la même famille que le botaniste anglais, R. Brown, a nommée depuis Belvisées.
On ne connaît encore qu’une seule espèce de ce genre, le Mapoleona imperiatis, Beauvois, Ou are. 3, p. 39, I. 79. Cet arbrisseau est haut d’environ sept à huit pieds; ses fleurs, d’une belle couleur bleue d'azur, sont sessiles. axillaires, réunies plusieurs ensemble le long des rameaux. Ses feuilles sont alternes, ovales, oblongues, aigues, entières, portées sur des pétiole» courts. Il a été trouvé par Palisot de Beauvois dans les environs de la ville d’Oware.
NAPOLËONÉES. Mapoleoneœ. bot. Palisol de Beauvois a caractérisé celte famille de la manière suivante : calice mouosépale, persistant, adhérent avec l’ovaire infère; son limbe est divisé; corolle monopétale, caduque, offrant un grand nombre de plis rayonnants : elle est simple dans Vdateranthoa , double dans le Mapoleona, où la plus intérieure parait être formée par des
MAR
MAR
filaments sondés. Le* étamine* sont définies (ail nom* lire de dix) ou indéfinie*; tantôt libres et distinctes, tantôt polyadelpbes (A apoleotta). L'ovaire est infère, à une seule loge contenant un grand nombre d'ovules; le style est simple, terminé par un stigmate anguleux ou lobé. Le fruit est une baie charnue, couronnée par les dents du calice. Les Napoléonécs ne se composent encore que de deux arbrisseaux dont l'un est originaire de l'Afrique équinoxiale et l’autre du Brésil. Leurs feuilles sont alternes, simples, dépourvues de stipules. Leurs Heurs sont solitaires et axillaires. Celte famille est très-distincte des Passiflorées par son ovaire infère, par son style et son stigmate uniques; elle se rapproche aussi des Cucurbilacées dont elle dif- J fèie par le nombre et la forme de ses étamines et la structure de son fruit. Elle forme donc un ordre dis- ! tinct, mais intermédiaire entre ces deux familles.
NAPOUER. bot. L’un des noms vulgaires de la Barda ne. y . ce mol.
NAPl'S. bot. Synonyme de Navet. V. Caoc.
M Alt AV EUE. An ravelia. bot. Genre de la famille des Renonculacées, et de la Polyandrie Polygynie, L.. proposé par Adaiison et adopté par De Candolle ( System, tuit. yeget.f I, p. 107) qui le caractérise ainsi : involucre nul; calice à quatre ou cinq sépales dont l'estivation est valvaire; corolle composée de six à douze pétales linéaires, un peu épais, plus longs que le calice; caryopses nombreux, oblongs. terminés par une longue queue barbue, plumeuse, attachés par la base à un stipe épais cl tubuleux. Ce genre est très-voisin de l 'Ahagene ou Cletnati», dont il a été démembré. Il ne renferme qu'une seule espèce, Naravelia Zeylanica, DC.j Atragcne Zeytanica , L.; plante grimpante, qui croit dans les forêts et les lieux humides de Ceylan et d'autres contrées de l’Inde orientale. Hermann l'avait fait connaître sous le nom de Naratel qui a été imposé au genre par Adanson. Cette plante a le port des Clématites, mais ses pétioles ne portent que deux segments de feuilles opposées, à plusieurs nervures; ils sont terminés en vrilles, à la façon des feuilles de Lathyru». Les Heurs sont disposées en panicules.
NAKCINË. Narcine. rois. Parmi les Raies électriques connues, celles qui habitent la Méditerranée et les côtes de l'Europe ont presque seules occupé l'attention; les formes extérieures des espèces exotiques n’ont été décrites que d'une manière incomplète par Gronovius et par Bloch. Dans le dessein d'éclairer cette partie du Régne animal, Olfers a publié eu 1851 une dissertation contenant la révision de toutes les espèces mentionnées par les auteurs. Depuis, le docteur Henle s'est occupé de la structure intérieure aussi bien que des caractères extérieurs de ces animaux; il a constaté que le Torpédo Brasiliensix d'Olfers, et plusieurs autres espèces s'éloignent beaucoup des Torpilles marbrée et ocellée, tant par leur forme extérieure que par la composition de leur squelette, et ccs différences l'ont conduit A établir un genre nouveau sous le nom de Nmrcitte , tandis qu'il conserve aux autrrs celui de for jtedo. Il désigne en même temps la petite famille formée par ces deux genres sous le nom de Torpiüitnx. Les ; principalesdifférencesgénériquesconsiitcnleucequela I
paroi inférieure du crâne se prolonge pins en avant que la supérieure; les surfaces articulaires du crâne avec la colonne vertébrale se trouvent placées immédiatement sur les deux côtés du trou occipital. Il existe des cartilages ptérygnldes simples dans la paroi antérieure du trou destiné à la sortie de l'eau; l'apophyse ptérygoïde est réuni avec le cartilage plérygoïdien; il existe des cartilages palatins dans l'œsophage; il y a des cartilages dans les lèvres; les mâchoires sont fortes, larges et peu courbées; les dents sont placées sur une plaque qui n'occupc pas toute la largeur de la fente buccale, dont le bord antérieur est convexe et se recourbe au dehors sur le bord de la mâchoire, de manière qu'on en voit une partie lorsque la bouche est fermée; il existe line valvule interne des lèvres; le frein de la valvule nasale est formé d'un repli de la peau, qui entoure la bouche comme un cercle; la bouche est susceptible de s'avancer; les quatrièmes cartilages de chacun des trois derniers arcs branchiaux se réunissent de chaque côté en un seul cartilage qui est articulé avec l'os hyoïde profond. En outre les Narcines ont le disque elliptique ou anguleux, arrondi et prolongé antérieurement, et l’ouverture de la bouche étroite, protraclile. La nageoire dorsale est double dans quelques espèces, unique chez d'autres. Le Torpédo B rosi liensis , Olfers; le Torpédo Timleit Henle; le Raja C'a peu six, Linné; le Raja dipterygia , Bl.; et les Raja maculata et bicolorf de Shaw, font partie de ce nouveau genre.
NARCISSE, ois. Espèce du genre Perroquet, division des Perruches, f. P&broqcet.
NARCISSE. Marcixsus. but. Genre type de la famille des Narcisses de Jussieu, ou Amaryllidées de R. Brown, et qui appartient à l'ilexandrie Monogynie, L. 11 est ainsi caractérisé périanlbe tubuleux. dont le limbe est à six divisions égales et étalées, muni intérieurement d'une couronne (nectaire de Linné) monophylle, pclaloide, entière ou divisée; étamines insérées sur le tube et à l'intérieur de la corolle, plus courtes que celles-ci; ovaire infère, surmonté d’un style simple et d’un stigmate légèrement trifide; spathe monophylle, membraneuse, fendue latéralement, d’où sortent une ou plusieurs fleurs. Les Narcisses sont des plantes à bulbes luniqués; leurs feuilles s'élèvent de ces bulbes, et sont linéaires, ligulées, planes ou légèrement canaliculées, ayant une forte nervure ou côte saillante sur leur face postérieure, ordinairement de couleur glauque. quelquefois d'un vert très-foncé. La hampe porte une ou plusieurs fleurs terminales toujours plus ou moins penchées.
Linné avait considérablement réduit le nombre des espèces de Narcisses, porté par Tournefort et par les vieux botanistes à plus de quatre-vingts, d'après les moindres variations de couleurs et du nombre des fleurs. On en compte aujourd'hui environ soixante, toutes indigènes des contrées que baigne la Méditerranée; une seule a été trouvée en Amérique. Ces plantes font l'ornement des jardins au premier réveil de la nature, et quand à peine les frimais ont disparu; elles ont été distribuées en plusieurs sections, d’après la forme de leurs feuilles planes ou cylindriques, et d'après leur hampe uniflore ou muitiflore.
Narcisse du poètes. Narcisaus poeticua, L.;Bull., Herh., I. 306; Redouté, Liliacées, 3, t. 160. Vulgairement connu tous lei noms de Jeannette ou Genelte. Ses feuilles sont glauques, presque planes; sa hampe porte ordinairement une seule fleur dont les divisions du périanlhe sont d'un blanc de lait très-pur, et la couronne fort courte, ne fermant qu’un anneau intérieur crénelé sur ses bords et de couleur safranée ou rougeâtre. L'odeur de celte fleur est agréable, quoiqu'un peu trop ferle. Très-répandue dans les prés des parties méridionales de l’Europe, celle espèce est cultivée abondamment dans les jardins où elle fleurit vers la fin d’avril et le commencement de mai. t’est celle fleur que les poètes de l’antiquité ont rendue célèbre par de louchantes allégories. Un jeune homme, croyant voir les traits de sa sœur chérie dans l'onde paisible et réfléchissante d’une fontaine, ne pouvait se détacher de cette . douce illusion. Amoureux parle fait de sa propre figure, il fut digne de la pitié des dieux qui le métamorphosèrent en la fleur qui porte son nom. Peut-être aussi la blancheur des fleurs du Narcisse a-t-elle suffi pour les faire désigner comme l'emblème des céladons de tous les temps, dont la figure pâle et efféminée contraste avec le teint brun et viril des héros.
Narcisse des prés. Narcisaus pseudo- Narcisaus, L.; Bull., lierb., tab. 380. Vulgairement Narcisse sauvage, Porillon, Aiault, Clochette des bois. etc. Son bulbe est arrondi, composé deluniques très-serrées. Ses feuilles sont linéaires, aplaties, obtuses, un peu plus courtes que la hampe qui est terminée par une seule fleur, grande, jaune et légèrement inclinée; le limbe du périanthe est â six divisions ovales, aigues; la couronne, dont le bord est frangé, forme un tube très-grand, égal â la longueur des segments du périanlhe et campanifortne. Celte plante est assez commune dans les localités humides et dans les bois de l’Europe tempérée; elle fleurit dès les premiers jours de mars. Sur les sommités des Alpes ainsi que dans le Jura, c'est une des fleurs qui, avec le Crocus remua, le SoldancUa Alpina, apparaissent aussitôt après la fonte des neiges; en sorte que, dans ces localités montagneuses, on trouve le Narcisse en fleur tant que dure l’été, c'esl-à dire jusqu'à la moitié de septembre. D'après quelques essais tpntés par les docteurs Dufrcnoy et Loiseleur-Deslongchamps, le Narcisse des prés est doué de qualités actives, capables de provoquer le vomissement; des médecins ont employé ses fleurs avec succès contre certaines affections spasmodiques, la coqueluche des enranls, la diarrhée, la dyssenlerie et les fièvres intermittentes. Le Narcisaus psendo-Narcissus a été érigé en genre distinct, sous le nom A'Ajax , par Salisbury (Trans. Hort., p. 347). Cet auteur lui a réuni plusieurs autres Narcisses très- voisins, comme les Narcisaus tjrandiflorua, minor, bicolor. etc. Ilaworth (Narcisaus Eevtsio), ayant admis les genres proposés par Salisbury, a de sou côté augmenté le nombre des espèces, de sorte que le seul Ajax fcstalis (nom que Salisbury donne au Narcisaus pseudo- Narcisaus ) forme, selon Haworth, deux ou trois espèces.
Narcisse Tazette. Narcisaus Taxetla, L., vulgairement Narcisse à bouquet. Ses feuilles sont planes,
glauques, légèrement canaliculées; la hampe, presque cylindrique, porte plusieurs fleurs très-odorantes, dont la couronne est en godet, un peu crénelée sur ses bords, d'un jaune orangé et de la moitié plus courte que les divisions du périanlhe qui sont blanches. Cette plante croit dans les prairies humides des contrées méridionales de l’Europe; elle y fleurit dès le mois de février. On la cultive avec facilité sous le climat de Paris où elle donne des fleurs un peu plus tard; mais lorsqu'on expose ses bulbes à la chaleur d'un appartement, ils végètent et fleurissent au milieu de l'hiver.
Narcisse JonQriLut.iVarc/ssMs Jonquilla, L.; Hull., Herl»., t. 334. Celle espèce a des feuilles demi-cylindriques, subulées et offrant la ferme de celles de quelques espèces de Joncs. La hampe est cylindrique et ne porte, à l'état sauvage, qu'une ou deux fleurs ; mais ce nombre augmente par la culture. La couronne est en forme de coupe Irès-évasée, très-courte, du tiers au moins de la longueur des segments du périanlhe. Les fleurs sont d’un jaune vif, et elles exhalent un parfum agréable. La Jonquille croit spontanément dans le bassin de la Méditerranée. On la cultive fréquemment dans les jardins où elle donne une variété à fleurs doubles. Une espèce voisine de la précédente est aussi cultivée dans les jardins à cause de la beauté et de la bonne odeur de ses fleurs; c’est le Narcisaus odorua , L., Redouté, Liliacées, 3, t. 157. On lui donne les noms de grosse Jonquille et degrande Jonquille; sa hampe porte quatre à cinq fleurs jaunes, dont la couronne est en cloche, divisée sur les bords en lobes arrondis et de moitié plus courts que les divisions du périanlhe. Le genre Hermione , de Salisbury et d’Haworlh, est fondé sur celle plante, à laquelle sont réunies une foule d’espèces nouvelles établies sur des plantes cultivées et dont on ignore l'origine.
Narcisse Bcioocode. Narcisaus Bulbocodium, L., Redouté, Lil., 1, t. 24, vulgairement Trompette de Méduse. Les feuilles de cette espèce ressemblent assez à celles de la Jonquille; mais elles sont moins cylindriques . et marquées d'un sillon longitudinal plus profond. La hampe ne porte qu’une seule fleur;elle est d’un jaune clair, et remarquable par sa couronne en forme de pavillon de trompette, plus longue que les segments du périanlhe, qui sont lancéolés. Cette plante est indigène de l’Orient et des contrées méridionales de l’Europe; on la trouve fréquemment en Espagne et dans les Basses- Pyrénées. De toutes les espèces, c’est celle qui parait la plus délicate dans sa culture, car elle exige qu’on la plante en terreau de bruyère humide.
Les diverses espèces de Narcisses , et particulièrement les Narcisaus poeticua , major , itu omparabilis, etc., sont très-robustes et ne demandent que peu de soins. Elles supportent facilement le froid de nos hivers, surtout lorsque la terre est couverte de neige. Comme les espèces raulliflores, celles qu’on nomme Narcisses à bouquets, sont originaires de climats plus chauds ; elles craignent les gelées fortes . et il est nécessaire de les en garantir en les couvrant avec de la ' litière. Les Narcisses viennent bien dans toutes sortes de terrain ; cependant ces plantes paraissent beaucoup mieux réussir dans une terre sablonneuse et légère. Elles
se multiplient aisément par le moyen des cayeux que l'on a soin de séparer des bulties autour desquels ils se produisent. Les semis seraient un bon moyen de multiplication, s'il n'était pas aussi lent; on l’emploie néanmoins lorsqu'on vent se procurer de nouvelles variétés dans les couleurs. Les Narcisses étant des piaules de pur agrément, les jardiniers fleuris' tes ont cherché à obtenir par la culture un grand nombr e de variétés dans la couleur et dans les formes; mais les fleurs douilles qu'ils ont fait développer sont loin de valoir les Narcisses à Heurs simples, dont la couronne centrale, diversement colorée, est bien plus agréable à l’œil que ces fleurs dégénérées où l'on n’aperçoit qu'une touffe d'organes pétalokdes, entièrement déformés et sans grâce.
Oii a nommé vulgairement Narcisse d'actomne, le Cotchicum autumnute.
Narcisse nui tu, les Liliacées du genre Hœmanlhua.
Narcisse de mer. le Pancratium maritimum, etc.
NARCISSÉES. Nurciasecc. bot. La famille de plantes moiiocolylédones, admise sous ce nom et primitivement sous celui de ùarcissi, a été caractérisée par Jussieu de la manière suivante : calice coloré, lubulé à sa base, divisé, à son limbe, en six lobes égaux ou plus rarement inégaux ; six étamines insérées au sommet du tube, opposées aux lobes, avec leurs filets distincts ou plus raremcul réunis par le bas; ovaire simple, tantôt libre, tantôt adhérent au tube du calice ; Style simple ; stigmate simple ou trilobé ; capsule libre ou adhérente au calice, à trois loges ordinairement polyspennes, et s'ouvrant en trois valves qui portent dans leur milieu une cloison au bord de laquelle sont attachées les graines; embryon monocolylédoiié, très-petit, placé près du hile dans une fossette creusée au sommet d’un périsperme solide, occupant tout l'intérieur de la graine germante, restant attachée et sessile contre la gaine de la première feuille poussante.
Jussieu range dans celle famille des plantes à tige herbacée, ordinairement bulbeuse à sa hase, simple, en forme de hampe ou rameuse; les fleurs sont rassemblées aux extrémités de la tige, garnies chacune de leur spalhe propre, solitaires ou plusieurs ensemble réunies en ombelle, accompagnées d'une ou plusieurs spalbes communes.
NARCISSO-LEUCOIUM. bot. Ce vieux nom, employé par Swarlz dans sa Florilégie, avait été adopté par Tournefort pour désigner un genre de Liliacées, qui a été depuis divisé en Gatanthua et Leucoiutn. y. ces mots.
NARCISSO-LIL1UM et NARCISSO-LIRION. bot. Noms que C. Baubin. Lobel et les anciens botanistes donnaient au J’ulipa aylceatria, L.
NARC1SSDS. bot. y. Narcisse.
N’ARCOBATE. Narcobatua. rois. Le genre formé sous ce nom par Blainville, répond aux Raies du sous-genre Torpille.
N ARCOTINE.CHiM.Subslanceconlcnue dans l'Opium; elle est blanche, insipide, inodore, en prismes droits; elle brûle avec flamme quand ou la projettesur les charbons ardents; elle est fusible à une légère chaleur, puis se décompose et donne tous les produits des substan-
ces animales; inioluhledanst’eau froide. elle’se dissout dans cent parties d' Alcool. Son action sur l'économie animale est très-vive, mais la présence d’un Acide la neutralise.
NARD. Nardua. bot. Genre de la famille des Graminées, et de la Triandrie Monogynie. L., ainsi caractérisé : lépicène à deux valves, l'extérieure longue, trèsaigué, l'intérieure membraneuse; point de glumes intérieures; trois étamines plus courtes que les valves de la lépicène; style filiforme, puhescenl, terminé par un stigmate simple; caryopse linéaire, envelop|iée dans les’ valves persistantes de la léeipène. Linné, qui est le fondateur de ce genre, n’y a compris que trois espèces; savoir : Nardua alricta, atislala et ciliaria. La première est la seule qui appartienne légitimement au genre Nardua; la deuxième a été convenablement pla- , cée dans le genre Rottboella par Cavanille»; et la dernière, qui croit daus l’Inde orientale, pourrait bien ne pas se rapporter au genre où Linné l'a placée. Tous les autres Nards décrits par les auteurs modernes foui partie du genre Rottboella. Le Nardua atricta a une racine vivace et filirilleuse, de laquelle s'élève une touffe de chaumes grêles, roides, dont les feuilles sont se lacées ; les épis, de couleur ordinairement violacée, onl les fleurs terminées d'un seul côté. On trouve cette plante dans les lieux arides et monlueux de l'Europe. Elle est assez commune sur les rochers, à Fontainebleau.
Plusieurs plantes, qui n'ont aucun rapport avec celles du genre Nard, ont reçu ce nom des anciens. Ainsi leur Nard celtique est le Puteriana celtica; le A a rdu t agrettis de Tragus est le l'altnana Phu. Pline a donné le même nom de Nardua agréât ia au Cabaret. dsarutn Europœum , L.Oii rapporte encore aux Valérianes les A ardus tu ou loua de Camerarius, et Nardua cretica de Prosper Alpin. Le Nardua Ilatica de Malhioleel de Lohel, le Nardua Germunica de Lonicer, se rapportent au Lacandula lati folia. Enfin on a donné les noms de A drd indien ou indique et de Spi canard, dan* les pharmacies, à une plante de l'Inde que Linné a décrite sous le nom d 'Andropogon Nardua. y. AnoaoroooN.
NARDIN'A. rot. (Gmelin.) Pour Nandinm. y. ce mot.
NARÜOPHYLLF.. Nardophyttum. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Mulisiacées, établi par De Candolie qui l'a caractérisé ainsi qu'il suit : capitule homogaine, pauciflore; involucre à foliole* scarieuses. acuminées; réceptacle privé de paillettes; corolles tubuleuses, régulières; filaments staminaux lisses et glabres; anthères privées de queue; akènes sericeovelus ; aigrette formée de plusieurs raugs d'écailies plumeuses.
Nardophylle rooié. Nardophyttum retolutum , Hook.; Gochnatia reroluta , Don. C'est un arbuste dont les rameaux sont, dans leur jeunesse, recouverts d'un duvet blanchâtre; les feuilles sont linéaires, rigides, roulées en leurs bords. Les capitules sont solitaires à l'extrémité des rameaux. Du Chili.
NAKDOSNIE. Nardosmia. bot. Genre de la famille des Synanlhérées et de la Syngénésie superflue, L., proposé par Cassini, et caractérisé de la manière suivante : hampe portant plusieurs calathides. involucre
cylindracé, turbiné, composé de folioles à peu près égales, presque sur un seul rang, appliquées, ohlongues, un peu aiguès, membraneuses sur les bords ; réceptacle planiuscule, absolument nu ; calalhide dont le disque est formé de fleurons nombreux, réguliers et mâles, la circonférence d'un seul rang de demi-fleurons en languettes, à peu près au nombre de douze et femelles. Dans les fleurs du disque, on voit un faux ovaire stérile, surmonté d'une aigrette de poils peu nombreux; les corolles sont glabres, tubuleuses, à limbe régulier et campaniforme, divisé en cinq segments réfléchis; les.étamines ont des appendices seulement au xominel. Les fleurs de la circonférence présentent un ovaire oblong, strié, glabre, muni de bourrelets apicilairc et basilaire, surmonté d'une aigrette composée de poils nombreux et légèrement plumeux. Les corolles ont un tube et une languette très-longs. Le style est terminé par deux branches très-divergentes. Ce genre est formé aux dépens du Tussilago de Linné, maintenant divisé en plusieurs. Il est intermédiaire entre les vrais Tussilages et les Pelasites, car il offre la calalhide radiée des premiers et la hampe multiflore des seconds. Son auteur lui trouve en outre de l'analogie avec le genre. Leibnitzia , en ce que l'involucre égale les Heurs de la circonférence, qui s'élèvent à peine plus haut que celles du disque et restent dressées. Les espèces qui composent le genre en question sont : 1° A tirdosrnia denticutata, Cassini, ou Tussilago frugrans, Villars. Cette plante est indigène de l'Italie et de quelques localités de la France méridionale. On la cultive dans les jardins à cause de sa bonne odeur qui lui a valu le nom d'tléliolrope d'hiver; elle Heuril durant celte saison. 2° ISantosinia a ngulosa, Cass.; Tussilago frigida, L. Cette espèce croit dans la Sibérie et dans les contrées les plus septentrionales de l'hurope. G“ Aaidostnia si mou ma, Cass., Tussilago tœcigata, Willd.; elle croit, comme la précédente, en Sibérie. Le Tussilago Japonica , Willd., est peut-être une quatrième espèce de Nardosmie.
NAUDOSTACH YDE. Nardostachys. bot. Genre de la famille des Valériauées, institué par le professeur De Caodolle avec les caractères suivants : calice persistant, à cinq lobes ovalei-oblongs, aigus, foliacés, subdenliculés; corolle régulière, sans éperon, barbue à l'orifice, à cinq lobes obtus; quatre étamines adnées à la base de ia corolle; stigmate capilé. Le fruit consiste en une capsule à trois loges, couronnée par les lobes persistants du calice, et un peu plus courte qu'eux. Ce genre se rapproche du Patrinia par ses fleurs à quatre étamines et son fruit à trois loges dont deux stériles; mais il en diffère parce que le limbe du calice est divisé jusqu'à l'ovaire en cinq parties foliacées et dentées. A ce caractère essentiel on peut ajouter : 1° que les corolles y sont pourpres au lieu d'étre jaunes; 2® que le fruit n’est jamais collé aux bractées ; o" que le stigmate est en tète; 4° que le port des espèces, très-semblable à luimême dans les deux genres, est très-différent d'un genre à l’autre.
fS AROOSTACII YDE A GRANDES FLEURS. .Y ardostüchys grandiflora , DC. Tige très-glabre, garnie de feuilles glabres, oblongues, ovales ou cordées. Les fleurs sont
réunies en un capitule unique et terminal. Du Népauf.
Nardostacüyde de Jatamans. A ardostachys Jatamansi, DC. Tige velue, feuilles pubescenles : les radicales lineari-oblougues, les caulinaires suhlaucéolées; les fleurs, réunies en bouquet, sont pédonculées et terminales. Du Népaul.
.NARDLS. bot. F. Nard.
NAKLGA.M. bot. Ce nom, précédé de quelques mois également d'origine indienne, est employé par Rhéede ( /tort . Malab.p vol. x. p. 27-51, tab. 12-14, et vol. lif, p. 45, tab. 22) pour désigner plusieurs plantes qui n'appartiennent point au même genre ni à la même famille. Le Mal Ma regain, figuré sous le nom de Calu-Tsjeru- Ma regain (toc. cit., tab. 12), a été adopté comme genre par Adanson qui l’a placé près du Citrus; mais le fruit uniloculaire, à un seul noyau, ne confirme pas ce rapprochement. Le Catu-Maregam ( loc . cil., tab. 13) a le fruit couronné par le calice persistant, et conséquemment ne peut être une Auranliacée. Le T^jeru Catu- Maregam (toc. cit., tab. 14) est certainement le Limonia crenulata de Hoxhurgh et de De Candolle; c’est aussi le synonyme qu'Adanson donne à son genre Ao ringi. Enfin le Mela-Maregam (toc. cit., vol. JD, tab. 22) est une petite plante à feuilles trifoliées et à pétioles décurrenls. mais dont les détails floraux sont si incum plels qu’il est impossible de prononcer quelque chose de vraisemblable sur les affinités de la plante.
NAREL. holl. Adanson nomme ainsi (Yoy. au Sénég., p. SU, pl. 4) une Coqihlle que Linné plaçait parmi les Volutes, et que Lamarck a remise dans le genre Marginale sous le nom de Marginelta Faba.
N Alt ICA. ram. F. Coati.
NARINA. ois. Espèce du genre Couroucou, f'.cc mot.
NARINES, zool. On désigne sous ce nom les orifices, soit antérieurs, soit postérieurs, du conduit cràniorespiratoire, c'est-à-dire du premier segment de ce canal par lequel le fluide respiratoire est transmis au poumon; les postérieurs sont appelés Narines postérieures ou arrière-Narines; les antérieurs. Narines antérieures ou tout simplement Narines. Les Narines antérieures, toujours situées extérieurement, fournissent an zoologiste, par leurs variations de forme, de grandeur et de position , des caractères qu'on doit bien se garder de négliger; car en même temps qu'elles donnent passage au fluide respiratoire, elles transmettent aussi les odeurs de l'appareil attractif, et, remplissant ainsi une double fonction, elles ont une double importance physiologique. La plus remarquable de leurs modifications est sans contredit celle qu’elles subissent chez les Cétacés. F. ce mot et Évents.
NARINGI. bot. Le genre adopté sous ce nom par Adanson. est formé sur une plante figurée par Rhéede (Hort. Matab., 4, tab. 14) et que Hoxhurgh a décrite sous le nom de Limonia crenulata.
NARON. bot. Ce nom était anciennement employé par Daléchamp pour désigner le Rosier, et, selon Adanson, Nicander nommait ainsi P Iris. Medieus et Mœncb l'ont appliqué de nouveau à un genre formé sur le Morœa iridioides , qui diffère peu du Fieusseuria de De Candolle.
NARRE, bot. Synonyme vulgaire de Pteris escu-
ténia. Dans plusieurs Iles de l'océan Pacifique on se nourrit de ses racines.
NARTIIÈCE. Narthecium. bot. Ce nom a été donné par les auleurs à des genres «assez différemment caractérisés et circonscrit» , mais qui app«arliennent à la classe des Monocotylédones.et aux familles des Joncées et Colchicacées. Celui proposé par Mœliring, dans les | Épliémérides des Curieux de la Nature, vol. vi, p.58!), la b. 5, a été formé sur VAnlheiicum ossifiugum, L. , qui est le type du genre A huma de la Flore française. y. ce mot. Le N'arlherium de Jussieu et Lamarck a reçu le nom de J’o/ictdia, imposé par Smith , et qui a été généralement adopté, y. Tofilldie.
NARTUICOIDES. bot. Le Scseli annuum, L., et quelques espèces voisines qui n'en sont probablement que des variétés, étaient ainsi nommés par Thalius.
NARU-KILA. Bot. Khéede (//or/. Malab., 1J,lab. 34) a donné ce nom au Ponlederia ovula , L., ou Phrynium capitatum, Willd. A dan son l'a adopté comme générique.
NARL.M. bot. Adanson a substitué ce nom comme générique à celui é'Ucaria, sur ce que Rhéede ( A/o/aô., t. n.tab.9) décrit V //caria zeylanica sous le nom de pays Narum-Panel. y. Uvabia.
NAKVaL. Monodon. axa. (On écrit aussi Narwhal, N’arwal et Narbwat.) Genre de l’ordre des Cétacés, appartenant, suivant la méthode de Cuvier, à la première section de la seconde famille, c'est-à-dire au groupe des Cétacés ordinaires, ou Souffleurs à tête proportionnée avec le corps. Il se distingue très-facilement, soit des genres Dclphinus , Z/yperoodon et Anarnacus, à côté desquels il se trouve ainsi placé, soit de tous les autres genres du même ordre, par les modifications extrêmement remarquables de son système dentaire. On a déjà vu (y. MahiifLrls) que parmi les trois sorles de dents, les molaires sont celles dont l'existence est la plus constante, ce qui s'explique bien par leurs fonctions plus constamment liées à celles des autres organes de la nutrition : le genre Monodon fait exception sous ce rapport; car les seules dents qu'on retrouve chez lui, ne peuvent être considérées comme des molaires. Si maintenant on vient à examiner leur forme, leur direction, leurs usages, et surtout leur position et leur nombre, on reconnaîtra que le Narval est encore par toutes ces considérations dans un étal d'anomalie non moins remarquable : on ne voit en effet le plus souvent qu'une seule dent, implantée dans l'os iiilcrinaxillaire, droite, amis sillonnée en spirale, longue de plusieurs mètres, mais dirigée en avant dans l'axe du corps, et placée, non pas sur la ligne médiane, comme le sont chez tous les autres Mammifères , tous ceux des organes impairs qui s’aperçoivent à l’extérieur, mais bien sur les parties latérales : il est inutile d’ajouter qu'elle ne peut en aucune manière être considérée comme un organe de mastication , ni même comme un organe qui se rapporte par scs fonctions à l'appareil digestif. Tels sont les principaux caractères que présente le système de dentition du Narval , du moins chez l'adulte, car le jeune présente des différences très-dignes d'attention, et qui expliquent la plus remarquable des anomalies que l’on viem de signa-
ler, le défaut de symétrie. En effet, et ce fait trèa-curieux est déjà assez anciennement connu, il existe dans le premier âge deux germes dentaires semblables, placés l'un à droite, l’autre à gauche, en sorte que l’animal est alors parfaitement symétrique, comme le sont généralement tous les Mammifères, soit à l'état adulte, soit dans le jeune âge. Celte disposition persiste même le plus souvent pendant toute la durée de la vie chez les femelles : mais chez les mâles, l’une des deux défenses (c’est ordinairement celle du côté gauche) ne tarde pas à sortir de l’alvéole, et elle acquiert alors des dimensions considérables; l'autre au contraire avorte par une raison que l’on conçoit facilement : - La dent qui reste dans l'alvéole, dit Cuvier (Ossements fossiles, t. v, pcemière partie ), se remplit, et c'est même pour cela qu'elle avorte : l'autre grandit par la raison qu'elle conserve la cavité de son axe, et qu'elle y loge, sans l’étrangler, le noyau pulpeux qui lui foumit des accroissements. » On peut donc dire du Narval , qu'il a véritablement deux dents placées symétriquement sur l'un et l'autre côté de la mâchoire ; mais que la droite avorte, tandis que la gauche acquiert des dimensions qui surpassent celles que l’on observe chez tous les autres animaux, comme si tous les éléments qui composent les dents de ces derniers, se fussent, chez le Narval, réunis dans un seul, et que la diminution numérique des corps dentaires fût ici compensée par l'immense augmentation en volume de celui qui est demeuré seul.
Ou voit donc que le défaut de symétrie ne constitue pas à l’égard du genre Monodon , une anomalie d'une aussi haute importance qu'aurait pu le faire supposer un examen superficiel : il faut remarquer même que beaucoup de Mammifères présentent accidentellement, dans certains cas, quelque chose d’analogue à ce qui a lieu ordinairement et d'une manière permanente chez le Narval, et que, réciproquement, ce Célacé retombe quelquefois lui-mème dans les conditions organiques de l’étal normal des autres Mammifères. Ainsi on voit quelquefois des Narvals chez lesquels les deux défenses sont sorties de l'alvéole, et ont acquis l’une et l’autre des dimensions considérables, ainsi qu'Anderson (Histoire du Groenland), Reisel (Épliémérides des Curieux de la Nature), Albers (/cônes ad itluslrandam awa- Ionien comparatam, pl. 2 et 5), Donna terre (Encycl. Mélbod.), Lacépède (Cétacés, pl. 1 1), et quelques autres naturalistes en ont fait connaître divers exemples. Au reste l'existence de Narvals à deux dents également développées, est un fait qui ne doit nullement étonner, et que l’on conçoit même très-bien, puisque les éléments dentaires existant primitivement semblables à droite et â gauche, on ne voit pas pourquoi ce qui arrive ordinairement d'un côté, ne pourrait pas quelquefois avoir lieu de l’autre. Ces considérations ont même frappé plusieurs auteurs, au point de les porter à changer le nom de Monodon , que Linné avait donné à ce genre : c’est ainsi que ceux de Diodon, de Ceralodon et de Nancalus ont successivement été proposés par Storr, par Brisson, par llliger et par Lacépède : celui de Nancalus a même été adopté par quelques naturalistes français et allemand s. H parait convenable néanmoins
de conserver, avec Cuvier et Desmarcsl, l'ancienne dénomination, qui, sans être beaucoup plus exacte que celles récemment [imposées, a du moins l’avantage de se rapporter à l'anomalie si remarquable qui carac- : lérise le Narval.
C’est en effet seulement par son système dentaire que ce genre se distingue d'une manière bien tranchée des autres Cétacés, et particulièrement des genres Delphinua et HypcroOilon : il se rapproche de ces derniers par son organisation intérieure, ainsi que le prouve le petit nombre de détails qu'ont donnés sur sou squelette Sachs, Scoresby, té ver a rd Home, Cuvier et quelques autres auteurs. Les vertèbres sont, suivant Scoresby, au nombre de cinquante-quatre, dont sept cervicales, douze dorsales et trente cinq lombaires et caudales : les os en V ou furcéaux commencent entre la trentième et la trente et unième, et finissent entre la quarante deuxième cl la quarante troisième. Les os de la main ressemblent beaucoup â ceux du iMarsouin; mais les doigts sont plus égaux, ainsi que l’indique une tigure donnée par Sachs dans sa Monocérologie, pl. 5. Lutin le crâne a élé figuré ou décrit avec plus ou moins d'exactitude par plusieurs auteurs, au nombre desquels sont Camper, Bonnaterre et quelquesuns des auteurs nommés plus haut : Cuvier l'a aussi représenté dans son ouvrage sur les Ossements Fossiles (tome v, première partie, pl. 22), et a montré qu'il présente dans sa structure les caractères des Dauphins. « C'est à la tète du Béluga (Delphinua Leucas)* dit l'illustre professeur ( loc . vit., p. 323), que celle du Narval ressemble le plus par ('uniformité de sa convexité, par la direction presque rectiligne des bords de son museau, par deux sillons profonds, qui dessinent une demi-ellipse et une longue pointe sur les intermaxillaires au-dessous des narines, et par les pointes que forment ses ptérygoldiens au bord postérieur de ses arrière-narines. La partie du museau, et surtout des iolermaxillaires, est plus élargie que dans les Dauphins. Les intermaxillaires remontent jusque tout près des os du nez. Les trous dont les maxillaires sont percés dans leur partie élargie, et qui tiennent lieu de sousorbitaires, sont grands et nombreux. L'échancrure qui sépare cette partie élargie du museau, est petite, et le dessus de l'orbite peu saillant. Les os du uez sont fort petits, et la narine gauche est plus petite que l'aulre. •
Lacépède avait cru pouvoir distinguer trois espèces de Narvals, le Narval vulgaire, A arwalua vulguria, le Narval microcéphale, Aanoalua microcephalua, et le Narval d'Anderson, Aarwalua Andersonianua ; et cetle manière de voir a été adoptée par la plupart des zoologistes qui ont écrit depuis l’illustre auteur de mutoire naturelle des Cétacés. L’existence de trois espèces de Monodot * est cependant un fait qu’on ne peut plus admettre dans l’étal présent de la science, car, comme l’a démontré Cuvier, les différences qui existent entre les deux premières espèces tiennent seulement k ce que la peau de l'individu, type de la figure donnée par Klein, et reproduite par tous les naturalistes comme eelle du Narval vulgaire, avait élé trèsmal préparée el beaucoup trop bourrée, ce qui avait Nil donner k l'animal des formes toutes differentes de
celles du Microcéphale, c’est-à-dire du véritable Narval. Quant au Aancalua Andersonianua, auquel Lacépède assignait pour caraclères des défenses lisses, et non pas striées ou cannelées. Cuvier ne le regarde aussi que comme une espèce nominale à laquelle aurait donné lieu l'examen de dents renfermées dans l'alvéole : on sait en effet que celles qui avortent, ont toujours leur surface unie. Enfin le Cétacé qii’Otbo Fahririns a décrit dans sa Faune du Groenland, et dont on avait fait, sous le nom de Monodon spuriua , un véritable Narval, doit être écarté de ce genre, suivant l’opinion unanime de tous les auteurs modernes qui le regardent, les uns comme un Dauphin, les autres comme le type d’un genre nouveau \ V . Anaiivak ) Quant aux défenses fossiles de Narval dont parlent plusieurs auteurs, nonseulement elles paraissent appartenir â l’espèce commune; mais il est même possible, comme l’a remarqué Cuvier, qu'elles aient simplement élé altérées pour avoir élé exposées dans des circonstances particulières à l’action des éléments, et que ce soit ainsi à tort qu'on les ait regardées comme fossiles.
Ainsi, suivant Cuvier, on ne connaîtrait encore qu’une seule espèce de Narval, décrite et figurée par Lacépède | sous le nom de microcephalua, el à laquelle on doit rapporter aussi le r ulgaria et VA nderaoniun ua. Ce nom de Aancalua microcephalua, c'est à-dirc Narval à petite tète, ne peut d'ailleurs être adopté, si Ion n'admet qu'une seule espèce; car il ne peut d'aucune manière convenir à un animal, que par comparaison avec un autre dont la tète aurait plus de volume ou de grandeur; et ce terme de comparaison manquerait ici i on ne peut donc mieux faire que de s'en tenir â la nomenclature de Linné el des auteurs systématiques qui appelaient le Narval Monodon Monoceroa, c'està-dire Narval Licorne. Le Narval a en effet reçu le nom de Licorne de mer, parce que sa dent, ou, comine on le disait, sa corne unique le mettait en rapport avec la Licorne ou le fameux Monoceroa des anciens; et on peut même dire, sous un point de vue, qu'il y a quelque chose de réel dans ce rapprochement, si du moins la Licorne n'est, comme on le pense, qu'une de ces Antilopes unicornes par anomalie, dont parle Pallas ( y . Licorxe) dans ses Spicilcgia zoologica : car dans ce cas, comme dans celui de Narval, il y aurait défaut de8ymélrie produit parun avortement, en sorte qu'on peut voir dans l'un et dans l’autre, quelque chose d’analogue, toutefois avec de grandes différences dans les causes comme dans les effets, puisqu’il s'agit ici d’organes aussi dissemblables par leur structure et par leur position, que le sont les dents et les prolongements frontaux des Ruminants.
Le Narval se rapproche par ses formes générales des Dauphins à télé ronde, cl particulièrement du Béluga auquel il ressemble aussi, comme on l’a déjà vu, par la composition de son crâne. Il n'a point de véritable nageoire dorsale; toutefois on remarque sur le dos une arête irrégulière, très-étendue en longueur, mais si peu saillante qu’elle n'a guère que deux pouces de haut. Les pectorales sont courtes, étroites, et coupées obliquement, el les deux lobes de la caudale sont arrondis el recourbés vers le corps. Les évents resseui-
bleui à ceux (leu Dauphins, et U en est de même, suivant Cuvier, du larynx, Quant aux couleurs de l'animal, elles présentent quelques variations : le dos est, dans le jeune âge. grisâtre avec de petites taches d'une nuance plus foncée, et, chez l’adulte, blanchâtre avec de petites taches grises ou brunes dont l'intensité n'est pas la même chez tous les individus. Ces taches diminuent sur les flancs, et disparaissent à la partie inférieure du corps. Les bords des nageoi rcs sont noirâtres. Le plus souvent, les deux défenses avortent chez la femelle, et au contraire l’une d'elles, et quelquefois toutes deux, se développent chez le mâle : on doit ajouter qu'il existe aussi des femelles chez lesquelles une des dents vienl à prendre les dimensions qui sont ordinairement propres â celles des mâles.
Tels sont les caractères du Narval, suivant l'auteur de l’ouvrage sur les Ossements Fossiles, quoique sa description s'éloigne, à beaucoup d'égards, de celles données plus anciennement par plusieurs auteurs, et par Lacépéde lui •même. Ces deux zoologistes ne sont nullement d'accord sur les véritables dimensions du Narval adulte : ainsi, ce Cétacé n'aurait, suivant Cuvier, que quinze ou seize pieds de long sur huit ou ueuf de circonférence, la télé formant à peu près la septième partie de la longueur lulale, et les défenses ayant environ dix pieds : or ces dimensions, qui diffèrent peu de celles que Lacépéde assigne au .\arwalus tnicroce phalun, ne se rapportent en aucune façon à celles qu’il attribue au iXancalua vulgaris. En effet ce naturaliste dit que la longueur du Narval vulgaire varie de quatorze â vingt mètres, et que son corps a plus de quatre mètres d'épaisseur dans la partie où il est le pins gros. Comment expliquer une aussi énorme différence, surtout lorsqu’elle porte sur un fait que tous ceux qui ont eu l'occasion de voir des Narvals, ont pu si facilement, sans avoir la moindre instruction, constater par eux mêmes ?
Le Narval est principalement répandu entre le Groenland et l'Islande; mais il existe aussi plus au sud, et l'individu dont Lacépéde avait fait le type de son Microcéphale, avait même échoué sur les côtes d'Angleterre. Jl nage avec une grande vitesse, et il est très-redoutable par sa défense qu'il enfonce quelquefois dans les carènes des vaisseaux, ou dans le corps des Baleines. Il se nourrit de mollusques et de Poissons de petite taille; et quelques auteurs affirment qu’il recherche aussi comme aliments, les cadavres des habitants des mers : c’est même dans celte opinion qu'on trouve l’origine du nom de Narval, qui signifie en effet dans les langues du Nord Baleine ou Cétacé de» cadavres. Au cqnlraire, suivant quelques auteurs, celle dénomination se rapporterait à une croyauce des Islandais qui regardent sa chair comme mortelle, croyance qui n'a d'ailleurs aucun fondement réel. On sait même au contraire que cette chair forme un mets très-recherché des Groenlandais, qui la font sécher en l'exposant à la fumée. Le Narval peut donc servir d'aliment, de même que la plupart des Cétacés; il est aussi utile, comme ceux-ci, par l'huile qu'il fournit, et qui est. dit on, préférable à celle de la Baleine. Enfin la longueur et la rectitude de sa défense formée d'un ivoire très-dur.
très-compacte et peu sujet â Jaunir, offre à l'industrie humaine une matière qui peut, dans un grand nombre de cas, remplacer avec avantage l'ivoire même de l’Éléphant.
NAKVALINA. bût. Le genre .Xeedhamia de Cassini a reçu ce nouveau nom de son auteur liii-inéiue(Opusc. pliytogr., t. il, p. 204) tpii s'est aperçu, mais un peu trop lard, qu'un autre genre avait été dédié à la mémoire du jésuite Needliam par K. Brown. Il appartient à la famille des Synanlliérées, section des Uélianthécs Coréopsidées, et à la Syngénésie superflue, L. Voici ses principaux caractères : involucre double; l'extérieur court, formé d’environ trois folioles égales, étalées, oblongues, étroites, aigués au sommet; l'intérieur plus long, cylindracé, formé d’environ cinq folioles à peu près sur un seul rang, appliquées, oblongues, larges, obtuses, coriaces surtout au sommet, membraneuses sur les bords. Réceptacle plan, garni de paillettes semblables aux folioles de l'involucre. Caialhide composée au centre de plusieurs fleurons réguliers, hermaphrodites, et à la circonférence d'une seule fleur en languette et femelle. Ovaires grands, comprimés, oblongs, obovales ou elliptiques, bordés de chaque côté d'une large membrane ciliée sur les bords, surmontés d'une aigrette caduque, composée de deux paillettes latérales, articulées sur l'ovaire, très-longues, plus ou moins divergentes, droites, colorées, triquèlres,subu]ées,hérisstes sur les angles, de poils uoinbreux rebroussés et hérissés. Ce genre est extrêmement voisin du Uidens; car il n'en diffère que par des modifications dans la structure de l'aigrette. En comparant celle description de l’aigrette du A arralina , avec celle du Bide ns tri partita , on ne peut même trouver aucune ditfereuce sensible. Le genre Aa/ru/ina a été établi sur une plante de Saint-Domingue ( Marcalina Domingensis), qui est ligneuse, glabre, à feuilles opposées, obovales, dentées en scie, coriaces, luisantes, et à Heurs jaunes, disposées en corymbes terminaux.
NAKWAL, NAKWHAL. u\n. f'. NARVAL.
NARYCE. Nurycius. ms. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Cétouides, établi par Dupont pour deux espèces indiennes,
; qui lui ont offert pour caractères : tête entièrement ; creusée à sa partit supérieure, assez forte, année de J deux cornes creusées au côté interne, pointues et rele- ; vées à l'extrémité; antennes de dix articles dont les ' trois derniers en lame allongée, triphyllc ; corselet plus large que long, convexe, à bords latéraux arrondis, se rétrécissant obliquement près du col, peu proéminents en dessous; écusson grand et triangulaire; éiylres planes, presque parallèles, coupées carrément à leur base, arrondies à leur extrémité, ayant plusieurs rangées longitudinales de petits points peu enfoncés, très rapprochés, surtout près de la suture, avec uue échancrure : latérale près de l'angle de leur base; slcroum en pointe [ aplatie, ayant au milieu une impression longitudinale,
1 qui se prolonge sur les quatre premiers anneaux de l'abdomen; pattes médiocres; cuisses très-comprimées; jambes antérieures armées en dehors de deux fortes épines, de deux plus petites et plus rapprochées à l’es. ! (rémilé interne; pattes intermédiaires et postérieures
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ayant et*» épine* moins prononcées; larses longs. assez grêles, avec deux petits poils roides entre le» crochet*. Ce genre doit prendre place immédiatement après le Goliath» a.
Naryce or aie. Aaryci«a opalus, Dup. Sa couleur est métalloïde, à reflets d'or et d’opale, beaucoup plus brillants en dessus qu'en dessous et surtout au corselet et à l'écusson; cornes finement chagrinées, bordées de noirâtre; parties de la bouche et tige des antennes brunes; corselet lisse, finement pointillé; les élytres ont plusieurs rangées de points enfoncés, brunâtres, plus visibles vers la suture. Taille, un pouce environ. De Madras.
Nakyck olivâtre. Naryciua olivaceus, Dup. Il est d’uu bronzé obscur, très-brillant et plus clair en dessus; son corselet est vaguement pointillé; les élytres ont plusieurs rangées de stries ponctuées; ses cornes sont moins longues que dans l'espèce précédente; il en est de même pour les cuisses; mais son corps est un peu plus long. Sa patrie est la même.
NASAKNAK. rai. Synonyme de Delphinua Tursio. y. Dauphin.
NASCiON. Aaacio. ms. Coléoptères pentamères j genre de la famille des Serrtcornes, tribu des Bupreslides, institué par Delaporte, aux dépens du genre Bupreste, avec les caractères suivants : palpes maxillaire* de trois articles visibles: le premier long et assez grêle, le deuxième conique, le troisième court et tronqué; palpes labiales de trois articles : les deux premiers très -petits et grenus, le dernier large, sécurifornie et tronqué à l'extrémite; labre en carré transversal; menton transversal, arrondi sur les côtés, un peu anguleux en avant; languette (toinlue en avant; lobe externe des mâchoires oblong et ovalaire, l’interne arqué et pointu â l'extrémité; mandibules fortes, arquées, aigues, crénelées au côté interne; antennes coiD|K>sées de onze articles : le premier gros, ledeuxième très court, le troisième conique, les autres triangulaires et le dernier ovalaire ; les quatre premiers articles des tarses munis en dessous d'une membrane; crochets grêles et arqués. La seule espèce connue de ce genre appartient â la Nouvelle-Hollande.
Nascion antique. Aaacio cetuatu, Deiap.; Bupreaiia retualu, Bois-Duv. Sa tète est grande, avec une strie longitudinale en travers, d’un bronzé cuivreux; yeux globuleux; corselet convexe, coupé droit en arrière, à angles postérieurs aigus, bronzé, couvert d'impressions grandes et profondes, excavé au centre; écusson petit, punctiforme; élytres convexes, atténuées en arrière. prolongées et arrondies à l'extrémité, striées, ponctuées, avec une côte élevée sur chacune; d’un jaune fauve, avec la base et la suture obscures et une très-grande tache arrondie, d'un brun foncé, vers le milieu du bord externe; dessous du corps et pattes d'un bronzé obscur. Taille, sept lignes.
NASE. A’asus. rois. Espèce du genre Able. y. ce mot.
NASELLA. sot. Ce genre, érigé par Trinius dans la famille de# Graminées, pour quelques espèces du genre Mipa de Linné, n’a point paru assez distinct pour être adopté.
NASEUS. rois, y. Nason.
NASICAM. Aiaafca. ois. Genre de l'ordre des Anisodactyles, créé par Lesson aux dépens du genre Picucule de Temminck. avec les caractères suivants : bec trèslong. presque droit, très-étroit, fort, assez épais, à bords droits et lisses; mandibule supérieure recourbée, dentée; fosses nasales ovalaires, couvertes d'une membrane; narines percées en fente; ailes allongées : troisième rémige la plus longue; queue moyenne et cunéiforme; rectrices terminées par des tiges pointues et roides; tarses épais, courts et scutellés.
Nasican nasal. Nasica naaalia, Les.; Demlrocopua (ongiroatria , Vieill., Levaill., Hisl. des Prom.. pl. 24. Parties supérieures rousses; sourcils blancs, se prolongeant en descendant sur les côtés du cou; une bande blanche sous les yeux ; parties inférieures variées de roussâtre et de blanc; liée très-long, arqué, brun, blanchâtre en dessous; pieds bruns. Taille, neuf pouces. De l’Amérique méridionale.
NAS1CORNE. ins. Espèce du genre Oiyctea. y. ce mot.
NASICORNES. Aaaicornia. nah. La famille établie sous ce nom par Jlliger, ne renferme que le genre Rhinocéros, y. ce mot.
NASILLE, zool. Ce nom a été donné spécifiquement â un Singe du genre Guenon, subdivision des Semnopithèques (*'. le Kahau), à un Calao, à un Eurylaiue, à un Kakatoès, à une Couleuvre, ainsi qu'à un Poisson du genre Chicre. y. tous ces mois.
NASITORT. bot. y. Lefidier cultivé, Cresson et Thlaspi.
NASMVTHIA. bot. Sous ce nom générique, Hudson avait distingué VEriocauton septangulare de Wilhering. Ce genre n'a pas été adopté.
NASON. Xaseus. pois. Genre de la quatrième tribu de la famille des Scombéroïdes, dans l’ordre des Acanllioptérygiens, formé par Commerson aux dépens des Chœlodons, tels que les concevait Linné, et adopté de- 1 puis par tous les ichthyologisles. Les Nasons présentent j tous les caractères des Acantbures, c'est-à-dire qu'ils I n’ont qu’une dorsale, la peau dure et comme chagri- | née, deux boucliers épineux sur chaque côté de la queue, et les dents serrées sur un seul rang; mais ces dents sont coniques et non tranchantes ni dentées. Ces Poissons sont distingués par la protubérance plus ou moins saillante, formée par l'ethmoïde, et qu'ils porienlcoiume une petite corne ou comme une loupe en avant des yeux. Du reste, leur forme rappelle celle des Cboelodons, le corps étant comprimé sur les côtés. On n’eu connaît encore que deux espèces qui deviennent assez grandes, et fournissent, dans les mers des Indes et de l'Arabie, où elles sont assez communes, une chair médiocre, mais dont on ne laisse pas que de se nourrir.
Nason Licornet. Ause us fronlicornii, Lac., Pois^, t. ni, p. 106. pl. 7, flg. I; Chœlodon utucomis, L., Ginel. Protubérance du devanL des yeux cylindrique, horizontale et en forme de corne, renflée à son extrémité et attachée à la (été par une base assez large; museau un peu pointu ; ouverture de la bouche étroite; lèvre supérieure faiblement extensible; corps et queue très-comprimés, carénés eu haut et en bas ; teinte générale d’un gris brun; des raies courbes, jaunes ou dorées sur les nageoires dorsale et anale, qui soûl fort
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longues et étendues jusqu'auprès de celte de la queue, | laquelle est échancrée en un croissant, dont les bords se rapprochent de manière à représenter un cercle presque parfait; il y a de chaque côté de sa hase deux plaques osseuses, unguiformes, carénées et échancrée» en devant; ligne latérale très- visible. Taille, treize pouces, b. 4, o. 6/30, p. 17, v. 1/5, a. 3/50, c. 30.
N a son i.ocpe. Xaaon iuberoaua, Lac., Pois., t. m, p. 111, pl. 7. flg. 5. Celte espèce, très-commune à l'Ilede-France. porte sur le nez une grosse loupe au lieu de corne, b. 4, n. 5/30, P. 17, a. v. a. 3/38, b. 20.
N.ASSARIUS. MOLL. V. Nassier.
NASSAUVJK. Naaaauvia. bot. Ce genre, fondé par . Commerson qui l'a dédié à un prince de Nassau son compagnon de voyage, et adopté par Jussieu, appartient à la famille des Synanlhérées, et à la Syngénésic égale, L. Cassini en a fait te type de sa tribu des Nas* sauviées, cl en a ainsi tracé les caractères : involucrc oblong, cylindracé, composé de quatre ou cinq folioles presque sur un seul rang, appliquées, égales, oblongues, acuminécs, légèrement coriaces et spinescentes au sommet; cel involucrc est accompagné de trois écailles surnuméraires, plus courtes, linéaires, subulées. Réceptacle nu et très-petit. Calathide sans rayons, à quatre ou cinq fleurs hermaphrodites. Corolles membraneuses, jaunes, profondément labiées; la lèvre extérieure un peu plus longue, tridenlée au sommet; la lèvre intérieure divisée jusqu'à sa base en deux languettes linéaires, lancéolées. Étamines à loges très courtes, pourvues d'appendices apicitaires, longs, linguiformes, soudés par la base, et d'appendices basilaires, longs, linéaires et membraneux. Ovaires comprimés, ovales, oblongs, glabres, surmontés d'une aigrette longue, composée de quatre ou cinq petites paillettes laminées, linéaires, blanches et légèrement denliculées. Les calathidcs sont rassemblées en une sorte de capitule oblong et terminal.
Le genre Aansauria, dont Persoon a changé inutilement l’orthographe en le nommant A associa, a été constitué sur une plante du détroit de Magellan, décrite par Lamarck et Willdenow sous le nom de A’assauvia suaceolena. Elle a une odeur agréable; sa tige, haute de deux à trois décimètres, est ascendante, un peu rameuse, garnie de feuilles nombreuses, imbriquées, sessiles, ovales, oblongues, très-serrées contre la lige, recourbées au sommet.
NASSAUVIÉES. Naaaauvieœ. bot. C'est le nom de la quinzième tribu des Synanlhérées, établie par H. Cassini dans l'article CRtitAflTHorHoiiEs du Dictionnaire des Sciences naturelles, et dont il a exposé plus lard les caractères de la manière suivante : la calathide est hermaphrodite, dépourvue de rayons; elle prend, comme celle des Chicoracées ou Laclucées, une apparence rayonnée, parce qu’à l’époque de la fleuraisoti le limbe des fleurs extérieures s’allonge davantage que celui des Heurs du centre. L’involucrc est formé de folioles disposées seulement sur un. deux ou trois rangs. Le réceptacle est tantôt nu, tantôt pourvu de paillettes écailleuses ou frangées. La corolle est labiée, avec le tube et le limbe, peu distincts l'un de l’autre; la lèvre extérieure est plus longue, plus large et à trois divisions ova- I
les. plus courtes, d’une substance pins épaisse que dans la lèvre intérieure qui n'a que deux dlvisious longues et d’une forme demi-lancéolée. Les étamines ont l'article anthérifère épaissi; elles sont surmontées d'appendices longs, linéaires, soudés entre eux inférieurement, et elles offrent aussi à la hase des appendices longs et laminés. Le slyle a ses deux branches arquées en dehors, demi-cylindriques, tronquées au sommet, où elles sont garnies de poils collecteurs; leur face interne porte deux bourrelets stiginaliques. marginaux, si petits qu’ils sont souvent à peine perceptibles. L’ovaire offre, dans les divers genres, des forme* trèsdiversifiées. Les feuilles sont alternes, quelquefois imbriquées, le plus souvent sessiles sur la tige, coriaces. plus ou moins dentées ou découpées. Les corolles sont ordinairement jaunes, mais on en voit quelquefois de rouges, de bleues ou de blanches.
Celle tribu, ainsi caractérisée, correspond presque entièrement à la première section des Chénanlopbores de Lagasca. Il est assez remarquable que ce botaniste, qui n’avait fait attention qu’à lin caractère très-secondaire, celui de la calathide radiée, ait pressenti, comme par une sorte d’instinct, les affinités des genres qui composent ce groupe naturel dont les caractères vraiment essentiels consistent, selon Cassini, dans la structure des stigmainphores.
Les Nassauviées sont intermédiaires entre les tribus des Sénécionées et des Mutisiées. Elles ont aussi des affinités très -remarquables dans les Carlinées et les Lactucées. Les genres dont cette tribu est constituée ont été classés eu trois section» par Cassini.
$ 1. Nassauviêu trixibKes. Aasaaucieœ trixit/cœ. Calathide composée de plus de cinq fleurs, disposées sur plusieurs rangs; involucrc formé de plus de cinq folioles, quelquefois accompagné de bractées; aigrette soyeuse, rarement nulle; calathidcs ordinairement éparses ou solitaires.
a. Aigrette simplement poilue.
Genre* : Dumerilia, Lagasca; Jungia , Linné fils; Ma rira sia, H. Cass., non Lagasca; Laaiorrhiza , Lagasca, ou Chahræa, UC.
b. Aigrette légèrement plumeuse.
Genres: Leuclieria, Lagasc.; Tritia, P. Browne; Platychcilus , II. Cass. ; Perezia, Lagasca; Clahonea, Lagasca et DC.; Homoianthu», DC.; Drozia , Cass,
c. Aigrette nulle.
Genre : Panphalea, Lagasca et DC.
§ 2. Nassacvikks Protottpes ( Aassaucieœ arche iypw). Calathide composée de deux à cinq fleurs sur un seul rang, et souvent entourée de bractées; aigrette formée de paillettes laminées et caduques.
Genres : Triptilion , Ruiz et Pavon; Triackne , H. Cass.; Naaaauvia, Commors. et Juss.; Masligophorua , Cass.; Calopti/ium, Lagasca; Panargyrua. Lagasca ; Polyachyrua , Lagasca.
$ 5. Nassai viees douteuses (Naasaurieœ dubiœ). Fleurs intérieures de la calathide à corolle régulière et non labiée.
Genres : Plazia , Ruiz et Pavon; Microspermum , Lagasca.
Comme la tribu des Nassauviées a des rapports très-
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intimes avec celle des Mutisiées. puisqu'elles avaient élé confondues en un même groupe nommé Chénanlophores par Lagasca et i.abialiflnres par De Candolle, il convient d’exposer ici sommairement les différences principales qui servent à les distinguer. Les Nassauviées ont en général uii nectaire très-petit, situé sur le centre du sommet de l'ovaire, et portant la hase du style, qui est ordinairement renflée, arrondie, et sur laquelle s'applique la partie inférieure de la corolle. Celte structure ne s'observe pas dans les Mulisiées. Les étamines des Nassauviées sont remarquables par la courbure du tube des anthères qui, comme dans les Cenlauriées, sont pourvues d'appendices basilaires, dont les intérieurs sont moins longs que les extérieurs; ce qui résulte de l'inégalité des lèvres de la corolle, la symétrie altérée de celle-ci entraînant l’irrégularité de toutes les autres parties du système floral. Les Mulisiées, au contraire, étant pour la plupart munies de corolles à lèvres égales ou presque égales, offrent rarement un tube anthéral arqué en dedans. Les anthères des Nassauviées offrent encore cette particularité, d'avoir des loges courtes et conséquemment moins abondamment fournies de pollen que les autres Synanlhérées, mais elles sont munies d'appendices assez longs, qui contiennent de la poussière fécondante dans leur portion située près des vraies loges, laquelle portion, sous le rapport physiologique, doit être censée appartenir à celles-ci.
Les plantes de la tribu des Nassauviées habitent toutes le continent de l'Amérique méridionale, et quelques Iles adjacentes.
NASSE. Nassa. moll. Klein avait donné le nom générique de Nasse à quelques Coquilles d’après leur forme, les côtes dont elles sont chargées, comparant celte forme à la nasse d'osier des pécheurs. Si, depuis cet auteur, on a vu, il y a peu d'années, un nouveau genre Nasse proposé pour un démembrement des Buccins, on n’a pu, tout au plus, qu’emprunter le nom à Klein, car le genre Nasse, tel qu’il est caractérisé, ne contient pas une seule Coquille du genre Nasse de Klein; ce qui prouve que ce n’est pas cet auteur qui est le véritable créateur de cette coupe générique; elle ne se trouve pas dans Linné; Lamarck en est le premier créateur. Ce savant sentit combien ce nouveau genre avait de rapports avec les Buccins; il les plaça conséquemment près d’eux, cependant il les sépara encore par les Pourpres. Plus tbrd, dans la Philosophie zoologique, il les éloigna encore davantage, quoique dans la même famille, les Purpuracées; car entre les Buccins et lui, on trouve- les trois genres Concholepas, Monoceros et Pourpre. Ce genre fut adopté d’abord par De Roissy dans le Buffon de Sonnini, et ensuite par Montfort, qui poussa ici beaucoup trop loin la manie des démembrements, puisqu’il a trouvé dans le genre Nasse de Lamarck matière A trois genres qu’il nomme Pnos, Ai.ectriox et Ctclopb, et qui n'ont élé adoptés par personne. Les Nasses ne se distinguent des Buccins que par une callosité qui se voit A l'angle inférieur de l'ouverture, de manière que cet angle semble former un canal séparé, ayant son ouverture séparée aussi, taut le bourrelet est bien pro-
noncé; oeci existe dans un grand nombre d'espèces, d’une manière bien évidente; mois par l’examen de la majeure partie de ces espères, on arrive par un passage insensible aux véritables Buccins. On trouve un assez grand nombre de Buccins de la section des Nasses, à l'état fossile, dans toutes les localités. Les environs de Paris, si riches en d'autres genres, n'en offrent qu'une seule espèce; mais les environs d'Angers, ceux de Bordeaux et de Dax, les faluns de la Touraine, surtout le Plaisantin, eu contiennent beaucoup.
Nasse Casqcii lox. Mn usa arcularia, Lamk., Aniro. sans vert., t. vu. p. 276, n°50; B accru uni arculare, L., p. 3480. n° 43; Chemn., Conclu, t. n, p|. 41, fig. 409 à 413; Encyclop., pl. 394, fig. 1. a, b, fig. 3. Coquille assez commune, qui vient de l'Océan des Grandes- Indes, d'Amboine, elle est ordinairement d'un blanc grisâtre, et d’autres fois d'un gris assez obscur.
NasseThkhsite. Nassa 7 'hersites, Buccinum Thcrsites, Lamk., toc. rit., n° 53; Lister, Conchyl., t. 971, fig. 36; Martini,Conebyl.,t.n,t. 41, fig. 413; Encycl., pl. 394. fig. 8, a, b. Espèce remarquable par l'étendue de sa callosité, par la bosse qu'elle porte sur le dos, par ses cdtes longitudinales, qui cessent sur le dernier tour, A l’endroit de ta gibbosité. De l’Océan asiatique.
NASTE. bot. f/. Nastxjs.
NASTURTIOIDES. rot. Sous ce nom qui pèche contre les règles établies par Linné, Medicus et Mœnch ont proposé un genre formé sur I eLipidium rutlerale, L., mais qui n'a pas élé admis par le professeur De Candolle.
NASTURTIOLUM. bot. Medicus et Mœnch ont donné ce nom A un genre de Crucifères, formé sur le Lepidium didymum, L., lequel est devenu le type du genre Senebiera de De Candolle. Ce dernier auteur s’est servi du mol Nusturtiotum pour désigner la première section de ce genre, SerebiAbb.
NASTURTIER. Nasturtium. bot. Dès les premiers Ages de la botanique, le nom de Nasturtium a élé donné à la plante de la famille des Crucifères que l’on connaît vulgairement sous le nom de Cresson de fontaine. Cette dénomination, malgré son ancienneté, a élé négligée comme nom générique par Linné qui, réunissant celle plante au genre Stsymbrium, ne se servit du terme de Nasturtium que pour désigner particuliérement l'espèce. Il est vrai que les anciens ont aussi nommé Nasturtium le Cresson Alénois ( Lepi diuut sativum, L.), et que cette plante a formé le type d'un genre distinct sous le même nom de Nasturtium, autrefois proposé par Boerhaave, et reproduit par Medicus et Mœnch. Mais si on recherche A laquelle des deux Crucifères qui viennent d’étre citées, les auteurs de l'antiquité appliquaient primitivement le nom de Nasturtium , on verra que, dans Dioscoride, c'était au Cresson de fontaine, tandis que le Lepidium sativum se nommait Cardamon. Ainsi, en désignant sous ce dernier nom, une des sections du genre Lepidium, le professeur De Candolle (Syst. Veget. nat., 3, p. 188) a réservé, d’après R. Brown, le nom de Nasturtium au genre qui renferme le Cresson de fontaine, et qui ne peut demeurer confondu avec les vrais Sisymbrium. Voici les caractères essentiels du nouveau genre de
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Brown et de De Candolle : calice doul les sépales sont égaux et étalés; pétales de la corolle entiers, manquant quelquefois; étamines létradynatnes, libres, dépourvues de dents; silique cylindroïde ou raccourcie en forme de silicule, à valves concaves, sans nervures et non carénées; graines petites, non bordées, disposées irrégulièrement sur deux raugs, à cotylédons accombanls. C’est par ce dernier caractère que le genre A 'asfurtium diffère surtout du Sisymbrium qui a les cotylédons incombants. Il fait par conséquent partie d'une autre tribu, et De Candolle l’a placé dans celle des Arabidées. Son calice ouvert le distingue du Cheiranthus; ses siliques légèrement cylindriques, jamais linéaires, comprimées, ne permettent pas de le confondre avec VArabia et les autres genres voisins.
Les espèces de A uatnrtium sont au nombre de vingtqualre, distribuées en trois sections. Ce sont des plantes herbacées, le plus souvent aquatiques, glabres, rameuses, dont les liges émettent facilement des radicules. Les feuilles sont de forme variable, ordinairement découpées eu piunules. Les fleurs blanches ou jaunes forment des grappes dépourvues de bractées. Les siliques sont souvent pendanlcs. Quoique les Crucifères soient j généralement limitées à certaines régions particulières, les espèces de Naaturtium semblent faire exception à celte règle et sont dispersées sur presque toute la surface du globe, car on a trouvé les mêmes espèces, ou du moins des espèces très- voisines, sur des plages excessivement éloignées. Celle distribution géographique particulière semble résulter de ce que les A asturtium sont des plantes aquatiques qui, placées dans un sol moins influencé par les vicissitudes atmosphériques et plus uniforme en température, naissent sous toutes les latitudes.
La première section, nommée Cardaminum par De Candolle, et que Moench érigeait en genre sous le même nom, a des pétales blancs, du double plus grands que les sépales du calice; quatre petites glandes à la hase des étamines ; des siliques légèrement cylindriques et déclinées. Celte section ne se compose que d'une seule espèce.
Nastirtiek officinal. Naaturtium officinale, Br. et DC.; Sisytnbriu m Naaturtium, L.« Bulliard, Herh., lab. 30 J; vulgairement Cresson de fontaine. S es tiges soot rameuses, rampantes, étalées, redressées vers leurs extrémités, cylindriques et glabres. Les feuilles sont alternes, glabres, imparipinnées, à folioles ovales, arrondies, la terminale plus grande, presque cordifonne; les feuilles supérieures sont simples et péliolées. Les fleurs, de couleur blanche, sont disposées en épis lâcites à la partie supérieure des rameaux. De toutes les Crucifères, le Cresson de fontaine est la plante la plus fréquemment employée comme aliment ou assaisonnement, et comme plante médicinale. Scs feuilles ont une saveur légèremeut amère, très-piquante, et par conséquent sont douées de propriétés toniques, stimulantes et aotiscorhuliques. On les mange crues en salade, ou accompagnant les viandes cuites et divers autres mets. Les pharmaciens en expriment le suc qu'ils fout entrer dans plusieurs de leurs préparations, et particulièrement dans le sirop mit (scorbutique. Le Cresson croit sur le bord des eaux, dans les fontaines, les étangs et les
pelits ruisseaux de presque tous les pays du monde. Eu Europe, on le trouve depuis l’Angleterre et la Norwège jusqu’en Sicile, et depuis le Portugal jusqu’au nord de la Russie. Il croit aussi dans l’Afrique boréale, aux Canaries, au cap de Bonne-Espérance; dans l'Amérique septentrionale et méridionale, aux Antilles; dans l’Orient, le Japon, l’lle-de- France et à Mascareigne. Il ne varie guère, dans ces diverses régions, si ce n'est pour la grandeur qui est plu» considérable dans les climats chauds.
La deuxième section du Naaturtium a reçu le nom de Hrachioloboa que Desvaux lui a donné comme générique. Allioni. Scopoli, Haller, Dillen et Masncli ont également considéré celle section comme un genre distinct, sous les noms de Biachio/oboa , Ho ripa et Hadicula ■ C’est aussi le genre Caroti-Gmelina de la Flore de Welleravie. Dans ce groupe, les pétales sont jaunes, un peu plus grands que le calice; les glandes du réceptacle petites; les siliques légèrement cylindriques ou obovées. On y compte environ douze espèces dont les plus remarquables sont : 1° Naaturtium sylvestre , Br. et De (.and.; Sisymbrium sylvestre , L. Cette petite plante rampante, à feuilles très-découpées et à fleurs nombreuses, d’un beau jaune doré, croit sur les bords des rivières de presque toute l’Europe et du nord de l'ancien continent, dans les endroits où l'eau a séjourné pendant l'hiver. Elle est très commune sur les rives de la Seine, dans l’intérieur même de Paris. 2" N asturtium palustre, De Cand.; Sisymbrium /talus! rc , Willd.; Sisymbrium terrestre , Suiith. Celle espèce, qui offre plusieurs variétés assez differentes entre elles, se trouve répandue en une foule de contrées du globe. Elle a pour stations les bords des fossés ! et les marais à moitié desséchés. Les lobes de ses feuilles ! sont ovales ou ohlongs, inégalement dentés, l'impair I n’étant pas plus grand que les autres. Les pétales n’ex- | cèdent pas en longueur le calice, et, sous ce rapport, on distingue facilement cette espèce du Nusturtium • sylvestre et de l’espèce suivante. 3° Nusturtium ompltibium, Br. et DC.; Sisymbrium amphibium , L. Espèce dont la racine est fibreuse, les feuilles oblongues. lancéolées, piiiiialifidcs ou dentées en scie, les pétales plus grands que le calice, lestilicules ellipsoïdes. La brièveté de ces dernières est un caractère assez tranché et fournil une exception à la division linnéeone des Crucifères en Siliqueuses cl Siliculeuses, exception capable d’induire en erreur les commençants qui veulent étudier les plantes de celte famille uniquement d’après le système du grand naturaliste suédois. Aussi plusieurs auteurs ont -ils placé cette espèce dans des genres très -éloignés du Sisymbrium, tels que Alyatjtum et Camelina. Le Naaturtium amphibium croit dans les localités aquatiques de presque toute l'Europe, depuis le Portugal jusqu'à Pétersbourg, et depuis Naples jusqu’en Suède. Ou l’a aussi rapporté de l’Amérique septentrionale et du Japon. Une espèce nouvelle, indigène de la Sibérie, et très-voisine de la précédente, a été décrite par De Candolle sous le nom de N'asturiium notons (Delesserl, Icônes Selectw , 2, lab. 15). Les autres plantes de cette section croissent sous de* climats Irèt-diffërcnls, car on en trouve en Siliérie.
dan* l'Afrique boréale, le Mexique, à Buenos Ayre*. Madagascar, elc.
ta troisième section, nommée Clandest inaria par De Candoile, se distingue par l'absence de ses pétales, ou. lorsqu'ils existent, par leur petitesse et leur couleur blanche, par ses siliques un peu cylindriques. Cette section est douteuse, et se compose d'espèces dont les unes, de l'aveu de l’auteur lui-même, seront probablement rapportées aux Sisymbrium, les autres aux A rubis. Quelques-unes croissent dans l’Inde orientale; telles sont les Aasturlium Indicum. DC., ou Sisymbriurn Indicum, L. ; Aasturtium Bengalense, Aasturiium microspermum et Aasturtium ape/alum, DC. Deux autres espèces (Aasturtium clandestinum et arabifortne. DC ) sont indigènes de l'Amérique du sud.
NASTUS. bot. Dans son Généra Plantarum , Jussieu constitua sous ce nom un genre qui avait pour type une Graminée arborescente de l'ile de Mascareigne. La plupart des auteurs avaient confondu celle plante avec le liambusa de Schreber. et Palisol-Bcauvois reproduisit le genre Aastus sous la nouvelle dénomination de Stemmatosper mum qui n’a pas été adoptée. Cet auteur réunissait mal à propos, au genre dont il est question, une espèce apporter, par Du Petit Tliouars, de Madagascar, et qui fait partie du Bambusu de Scbreber. Enfin on doit à Kunlh d'avoir débrouillé la confusion qui régnait parmi les plantes rapportées au liambusa et au Aastus par les divers auteurs. Voici, selon ce Itotaniste. les caractères du genre Aasius : épiUels oblongs. comprimés, uniflores; glumcs nombreuses, distiques et imbriquées : la supérieure contenant une fleur hermaphrodite, les autres vides; une petite Heur stérile, pédicellée, placée à la base et dans le sillon dorsal de la glume supérieure; paillettes nulles; écailles hypogynes au nombre de trois; six étamines; style profondément biparti, à stigmates plumeux. Lue seule espèce constitue ce genre; c'est le Calumet des hauts de Plie de Mascareigne.
NASH A. mai. Synonyme de Coati, y. ce mot.
NÀTANTJA. ma». (Illiger.) V. Naciuis et Mabba- LOOIK.
NATATORES. ois. ( Illiger.) V. Nagiuis.
NATICA. moll. y. Natici.
NAT1CE. A atica. boll. Genre de Gastéropodes Pectinibranches de la famille des Trocboldes, institué par Lister, et que depuis l’on a définitivement caractérisé de la manière suivante : animal ovale, en spire; pied profondément et transversalement bilohéen avant, et portant en arrière, sur un lobe appendiculaire, un opercule corné ou calcaire; tète pourvue de longs tentacules sétacés, aplatis et auriculés à la base; yeux pédonculés ; bouche armée d'une dent labiale, sans langue spirale; coquille subglobuleuse, ombiliquée; ouverture entière, demi-ronde; bord gauche oblique, non denté, calleux : la callosité modifiant l’oinbilic et quelquefois le découvrant; bord droit tranchant, toujours lisse A l'intérieur; un opercule subspiré. Les Nalice* sont nombreuses, assez variées dans leurs couleurs; mais peu variables dans la forme qui est généralement globuleuse, plus ou moins déprimée; le plan de l’ou-
N Al! tm
veriure n’est jamais dans le plan de l'axe de la coquille. ce qui. au premier coup d’œil, fait distinguer les Natices des Ampullairesel des autres genres voisins. Toutes sont marines; elles vivent dans les mers tempérées et les mers chaudes. L’Océan et la Méditerranée en offrent plusieurs que l’on retrouve fossiles dans le midi de la France et en Italie.
Natici plabbulee. A atica canrena, Lamk.; Aerila canrena, L., Gmel. Espèce grande, assez variable, subglobuleuse, lisse, marquée de zones IransVerses, alternativement blanches et fauves; ces bandes sont traversées par des lignes rousses, onduleuses et longitudinales. On trouve cette espèce aussi bien dansia Méditerranée que dans l’océan Indien, et fossile en Italie.
Natici glaccini. Natica glaucina , Lamk. Tête faiblement colorée en jaunâtre orangé, portant un petit appendice lenticulaire à gauche, près de sa jonction avec le lobe recouvrant; elle est susceptible d’un trèsgrand développement, aplatie, toujours convexe, et plus ou moins saillante quand l'animal lui donne de l'exlension; corps blanc el transparent. La coquille, qui a dix lignes environ de diamètre, est marquée de zones longitudinales, alternativement violettes et purpurines.
Natici glauque. A atica glaucaf llumh.; A atica patula, Sow., Zool. Joitrn., pl. 5. fig. 4. Espèce nouvelle très-remarquable, trouvée par llumboldt sur les côtes du Pérou. Elle est aplatie, orbiculaire. largement ombiliquée en entonnoir; une callosité simple, grande, d'un brun foncé, se contourne en spirale, en descendant dans l’ombilic; l’ouverture est grande, très-oblique; elle est au dehors d’une couleur fauve, cendrée ou brunâtre; en dedans, elle est d'un brun foncé.
Natick Manille. Aatica Ma mi! la, Lamk.; Aerila Mamillay L. Elle est assez grosse, pesante, blancbe, brillante, ovale, à spire allongée, pointue; la lèvre est droite, mince el tranchante; un calus fort gros couvre entièrement l'ombilic; quelquefois cependant, mais cela est très-rare, il reste à moitié découvert.
NATROCHALclTE. Hta. Synonyme de Dalolithe, ou Chaux iKiralée siliceuse.
NATROLITHE. min. Nom donné à la variété de Mésolype en masses globuliformes el fibreuses, d’un jaune brunâtre, que l'on trouve à Holienlwiel en Souabe, engagée dans un Pbonolilhe pnrphyrique. y. NIsottfi.
NATRON. bin. Synonyme vulgaire de Soude carbonatée. y. Soudi.
NATTE, boll. On donne vulgairement ce nom à plusieurs coquilles, et on appelle
Natti d'Italie, les Conus tessellatus et litteratus.
Natte di jonc, une Telline.
Natti sans tache, une autre espèce du même genre, le Tellina Gari, L., etc.
NATTERER. ois. Espèce du genre Engoulevent, è'.ce mot.
NATTIER. bot. Ou bois de Natte, y. Ihbhicaim.
NAUCHEA. bot. Nom proposé par Théod. Descourtilz (Ann. de la Société Linnéenne de Paris, 1855), en remplacement de celui de Clitoria, universellement admis.
NALCI.ÉR. Sauclea. dot. Genre de la famille de* Rubiacées el de la Pentandrie Monogynie. L.. ainsi caractérisé : Heurs rassemblées en un capitule globuleux, dense, et placées sur un réceptacle sphérique, velu; calice anguleux, à cinq découpures peu profondes; corolle tubuleuse, grêle, à cinq segments; cinq étamines i courtes, à peine saillantes; style long, surmonté d'un stigmate capité; capsule à deux coques polysperines fixées par leur sommet, comme dons les Ombellifères, à un axe central, filiforme, se séparant par la base et s'ouvrant par une suture intérieure; graines nombreuses, petites, bordées, insérées par un funicule sélacé aux bords de la suture. Ce genre est très-voisin du Cephalanthus dont il se distingue seulement par le nombre des parties de la fleur qui est quaternaire dans ce dernier genre, et par l'organisation du fruit. On lui a réuni l 'Outouparia d'Auhlet ou Uncaria deSchreber et Agylophora de Nccker. La plante décrite et figurée par Ruinph ( Uerb . Amb., liv. 5, t. 54) sous le nom de Funi» uncatus, en fait aussi partie; c'est le A ’aucla Gambir de Hunier, dont on va donner plus bas une courte description. Le genre Adina de Salisbury (Farad. Lond ., t. 115) lie diffère du A auclea que par les loges de sa capsule qui ne contiennent qu'un petit nombre de graines. On compte environ douze espèces de A 'auclea; mais plusieurs pourraient bien appartenir au genre Cephalanthu» , sous lequel nom générique elles ont été décrites par quelques auteurs, et, il faut l'avouer, la comparaison des caractères de ces deux genres ne permet presque pas de les distinguer, ou plutôt, ces genres sont fondés sur des caractères qui ne sont pas constants dans chacun d’eux.
Nacclêe oxiextale. A ’auclea orientait' », Willd.;
A ancien citri folia , Poirel; Katou- Tsjaka, Khéede, Hort. Malab., 3, l. 55. Grand arbre qui croit dans les forêts de l'Inde orientale et de la Cocbinchine. Son tronc est droit; scs branches se divisent en rameaux opposés, étalés, presque nus, couverts d'une écorce grisâtre. Les feuilles sont Irès -rapprochées au sonunel des rameaux, grandes, coriaces, luisantes, ovales, presque elliptiques, très-entières, marquées sur leur surface inférieure de nervures alternes et saillantes. Les Heurs forment par leur réunion un capitule bien arrondi. Elles sont jaunes et inodores; selon Rliéede, il leur succède des fruits d'abord verts, puis rouges, et qui deviennent noirs à la maturité. Celte espèce n'esl pas le A auclea otienialis de l'Encyclopédie, ou du moins celle-ci en est une variété distincte. Roxbuégh l'a décrite et figurée (Plante of Coromand., I, p. 41, t. 54) comme espèce, sous le nom de A auclea purpuren. C’est aussi le Cephalanthu t Chinensi» de Lamarck et le Bancalus anyusti folia de Rumph (Un à. Amb 3, t. 55).
N au ci. te Cabdib. N auclea Gambir, Hunier, Tram. Linn. Soc., vol. 9, pag. 318, tali. 33, optim.; Funi» uncatus , Rumph, Uerb. Amb., vol. 5, l. 54. Flanle sarmenleuse, qui s'élève à une grande hauteur, el qui est couverte d'une écorce d'un rouge brun. Ses rameaux lisses el arrondis se divisent en ramuscules opposés et très-étalés. Les feuilles sont opposées, ovales, pointues, glabres, très -réfléchies, marquées eu dessous
de veines parallèles et perpendiculaires à la veine médiane; accompagnées de deux stipules inlerpétiolaires. ovales et caduques. Les fleurs, très-nombreuses, sessiles el agrégées en léte sur un petit réceptacle, sont portées sur un pédoncule axillaire, solitaire, plus court que les feuilles. Sur le milieu de ce pédoncule est un involucre composé de quaire bradées ovales, aigues, soudées par la base. Celle piaule croit dans les parties les plus chaudes de l’Inde orientale.
Rumph (loc. cit.) a figuré trois rameaux de son Funi» uncatus, en signalant dans le texte leurs différences qui ont paru suffisantes à Poiret pour en constituer dans le supplément de l’Encydopédie trois espèces distinctes, l'une sous le nom de A ’auclea Gambir, qui est celle de Hunier, les deux autres sous les nouveaux noms de A auclea longiflora el lanosa. C’est avec les feuilles el les jeunes tiges de cet arbrisseau que sc prépare la substance extractive nommée Gatta ou mieux Gitia- Gambir, qui est connue en France sous le nom de Gomine-Kino.
Naiclee de la Gviaxr. A 'auclea GuiaueHsi», Poiret, Encyclop. Métli.; Ourouparia Guianensis , Aublcl. Plantes de la Guianc, p. 178, l. 68; Uncaria aculcata, Willd. Arbrisseau qui, de ses racines, émet plusieurs tiges, lesquelles, à la hauteur d'un mètre, portent des branches opposées, qui s’accrochent aux branches des arbres voisins, el parviennent à la cime des plus élevés qu’elles couvrent de la multitude de leurs rameaux. Ces rameaux sont quadrangniaires, couverts d'une écorce rougeâtre, el naissent toujours opposés dans les aisselles des feuilles. CeHes ci sont glabres, opposées, ovales, terminées en pointe, accompagnées à leur base de stipules larges et triangulaires. Un peu au-dessus des aisselles des feuilles sortent deux épines d'abord droites, puis recourbées en crochets larges et aplatis. C'est la présence de ces crochets qui n'existent pas sur toutes les branches et dont quelquefois il n'y a qu'un seul aux aisselles des feuilles, qui a déterminé Schreber à donner au genre d’Aublel le nouveau nom d 'Uncaria, d’autant plus inutile qu'il suffisait de jeter un coup d'œil sur la figure donnée par Aublet pour se convaincre que la plante appartenait aux N auctea. Les détails botaniques qu'exprime celte figure peuvent, il est vrai, induire en erreur sur l'inférité de l’ovaire; mais Aublet, dans le texte, dit positivement que l'ovaire fait corps avec le calice. C’est donc injustement que des compilateurs ont attaqué la description donnée parce botaniste, en disant qu'elle semblait être le produit d’un songe.
NALCLKK. A aucleru». ois. Vigors a établi ce sousgenre parmi les Accipèlres, pour le Milan de la Caroline, Falco furgatus, Gin., et le Milau Uiocour, Gm. F. Falco*.
NAlCORE. Naucori». iss. Genre de l'ordre des Hémiptères, section des Uéléroplères, famille des Hydrocorises, tribu des Népides, établi par Geoffroy et adopté par tous les entomologistes avec ces caractères : pieds I antérieurs terminés en crochet; labre grand, triangulaire, recouvrant la base du bec. Le corps des Naucores est ovale, déprimé ; leur tête est assez large, arrondie à sa partie antérieure, munie en dessous d'une trompe
nu
courte, de forme conique. Inarticulée, formée de cinq pièce* dont une a la hase supérieure, large, courte, arrondie, contient trois soies d'inégale longueur, reçue* dans la gaine qui se trouve au-dessous. Les antennes des [Saucores sont plus courtes que la tète, cachées sous les yeux et composées de quatre articles dont le premier est très-court , le second un peu plus gros et une fois plus long , le troisième aussi long que le second, mais plus mince, et le dernier le plus mince de tous. Les yeux sont allongés, presque triangulaires, déprimés, et placés à la partie latérale de la tête, s'appuyant sur le corselet qui est court, tranchant sur les côtés, échancré en avant pour recevoir la télé et coupé droit en arrière. L'écusson est assez grand et triangulaire ; les élylres sont flexibles, assez minces, un peu croisées, aussi grandes que l'abdomen; elles cachent deux ailes membraneuses, croisées comme les élylres. L'abdomen est denté en scie dans son pourtour, chaque anneau se terminant en pointe sur les côtés; les pattes de devant sont très-courtes, et formées seulement de deux pièces dont l'une est fort grosse, et dont l'autre ressemble à un ongle fort, long et un peu crochu; ces pattes ressemblent au premier coup d'œil, aux serres des Araignées; ces Hémiptères s’en servent comme de pinces pour saisir et retenir les insectes dont ils se nourrissent en les suçant. Les autres pattes sont comine dans les Nèpes, mais elles sont propres à la natation et garnies de longs cils comme celles des Dytiques; leurs tarses sont composés de deux articles. Les Naucores &e distinguent des Bélostoines, des Nèpes et des Ranatres, par leur labre qui est très-petit, étroit, allongé et reçu dans la gaine du suçoir; les Nèpes, avec lesquels Linné avait confondu le genre Naucore, en diffèrent encore par leurs tarses qui u'ont qu’un article. Le genre Galgulc en est distingué par les tarses antérieurs terminés par deux crochets, tandis qu'il n'y a qu'une pointe aux pattes antérieures des Naucores. Ces insectes sont très-agiles et nagent avec beaucoup de facilité et de vitesse en se servant de leurs pattes postérieures comme d'avirons; ils sortent quelquefois de l'eau pour aller dans d'autres mares, et alors ils font usage de leurs ailes et volent vers les lieux qui leur paraissent le plus convenables. Ce sont des insectes très-voraces, qui détruisent beaucoup d'autres espèces; leurs larves et leurs nymphes vivent dans les mêmes lieux et n'en diffèrent que parce qu'elles sont encore privées d'ailes. Les nymphes ont des fourreaux d'où les ailes ne sortent qu'aprês la dernière mue.
Naicore ci aient de. Nouions cimicoides , Geoff., Fabr.; JNepa cimicoides , «Lin.; Nepa, etc., Degeer, Scbœff., Icon. 1ns., tab. 53, tig. 5, 4 ; Schellemh., Cim. lieiv., tab. 12; Sulz, Sloll. Long de six lignes, d'un gris cendré; bords de l'abdomen dentelés; tète et corselet mélangés de jaune et d'obscur. Commun en Europe , dans les eaux douces.
NAUCOH1A. bot. y. Agaric.
MAUCOK1S. ms. y. Naicore.
NAUCRAT-E. Naucrates. pois. Espèce du genre Rémore. V. ce mot.
NAUL1. mas. L'un des noms vulgaires du Renard Isatis.
NAUMRURGIA. bot. Genre proposé par Mcencii pour le Lysimachia thyrsiflora. y. Lysimaqce.
N AL PACTE. Aaupactus. ms. Coléoptères tétramères. Genre de la famille des Rhynchophores, institué par Megerle, aux dépens du grand genre Cbaranson des anciens entomologistes. Caractères : antennes grêles. ordinairement très- longues , coudées, composées de douze articles . le second du double plus long que le premier, les autres courts et tous obeomques; massue allongée, étroite ou ovale-oblonguc; trompe courte, plane en dessus , canaliculée au milieu ; fossette du dessous des yeux, courbée; yeux arrondis et saillants; corselet ordinairement court et presque conique, quelquefois arrondi ; élylres ovales ou oblongues, avec les épaules tantôt anguleuses, tantôt arrondies; pieds antérieurs allongés et robustes; cuisses grandes et renflées ; jambes antérieures crénelées intérieurement et un peu courbées au bout. Ce genre est fort nombreux; il offre au delà de soixante es|»èces. toutes de l'Amérique méridionale. Le type est le Curculio longimanus, Fabr.; Oliv., Enl., v, 83. pl. 10, fig. 114.
NALPLIE. Nauplius. crust. Genre établi par Muller et Degeer et que Jurine a reconnu être formé de jeunes individus de Cyclopes. y. ce mot.
NAUPLIUS. bot. Cassini (Bulletin de la Société Philomatique, novembre 1818) a formé, sous ce nom, un genre de la famille des Syuanlbérées et de la tribu des Inulées. Voici les principaux caractères qu'il lui a imposés : involocre irrégulier, plus long que les fleurs, formé de folioles inégales , disposées sur un, deux ou trois rangs : les extérieures très-longues, foliacées, bractéiformes, étalées; les intérieures plus courtes, oblongues, obtuses, coriaces et appliquées par leur base, foliacées, étalées par leur partie supérieure. Réceptacle plan ou légèrement conique, garni de paillettes plus courtes que les fleurs, embrassantes et oblongues. Calalhidc dont le centre est composé de fleurs nombreuses, régulières et hermaphrodites, et la circonférence de demi-fleurons femelles, à corolles tridentées au sommet. Ovaires ohovoldes, bispides, portant une aigrette formée de paillettes inégales, et irrégulièrement dentées. Ce genre a été constitué aux dépens du Buphlalmum de Linné dont il n'est probablement qu'une simple section naturelle. Nœnch l'avait indiqué sous le uom d ' Asleriscus , que Tournefort et Vaillant appliquaient autrefois aux buphlalmum à involucre étoilé et à fruits aplatis. Les espèces qui le constituent étaient nommées par Linné, Buphlalmum aquaticttm, maritimum et sericeum. Les deux premières croissent dans la région méditerranéenne, et particulièrement dans les anciennes provinces du Languedoc et de la Provence. La troisième espèce est native de Elle de Ténériffe.
NAL'TELLIPSITES. moll. Parkinson a proposé d'établir ce genre pour y renfermer quelques espèces prises dans le genre Ellipsolite de Sowerby.
NALTILACÉES. SautUacea. moll. Le genre Nanti lus de Linné, auquel étaieul rapportés tous les Polythalaraes connus alors, représente l'ordre des Mollusques que l'on désigne ordinairement par le nom de Céphalopodes polylbalauie*. Depuis Linné, des chau-
gements notables ont été apporté* au genre Nautile, qui. comme la plupart des coupes linéennes , a été dépecé en un grand nombre de genres. Bruguière en sépara les Camérines, les Orlhocérates. aussi bien que les Ammonites. Lamarck adopta ces genres de Bruguière, et y en ajouta plusieurs autres, de sorte que sa section des Multiloculaires, en 1801, contenait déjà onze genres, dont les nouveaux sont : Orhulite. Planulile, Spirule. Turrilile. Baculile. Hippurite et Bélemnile. Il a changé le nom de Camérine pour relui de Nummulite, et celui d’Orlhocérate pour celui d’Orlhocére. Quelques années plus tard Lamarck perfectionna beaucoup celte première ébauche; il augmenta considérablement le nombre des genres de Multiloculaires, et institua la famille des Naulilacées dans sa Philosophie Zoologiquc; il la composa des six genres Baculile, Turrilile, Ammonocératite, Ammonite, Orhulite, Nautile. Cette famille, beaucoup plus naturelle que le premier arrangement, offre cependant encore le défaut notable de réunir des Coquilles à cloisons simples et à cloisons découpées, des genres non spires et d'autres complètement involvés. Ces défauts sont corrigés dans son Cours, où l'on trouve la famille des A mmonées séparée de celle des Naulilacées. Celle-ci. réduite à cinq genres, offre encore le grave inconvénient de réunir des Coquilles perforées, d’autres siplionifères , d'autres enfin à cloisons, sans aucune ouverture, ce qui est loin, comme on le voit, de faire une famille naturelle. Dans son dernier ouvrage, il ap|»orla peu de changements dans sa famille des Naulilacées; il y ajouta seulement le genre Polystomelle. Blainvillc a adopté la famille de Lamarck en y ajoutant le genre Orhulite, qui se distingue à peine des Ammonites . cl en la réduisant en tout à quatre genres, Orhulite. Nautile, Polystomelle et Leniiculine ; chacun de ces genres est sous-divisé. De Haan a rassemblé tous le nom de A nulilea toutes les vraies Coquilles à cloisons simples, les Microscopiques exceptées. Cette famille des Nautiles renferme huit genres partagés en quatre groupes, dont le premier contient les Nautiles proprements dits. Outre le genre Nautile, on en trouve encore deux autres qui sont nouveaux, et qu’on peut regarder comme peu utiles : le premier.
pour les Nautiles fossiles des schistes qui ont très-peu d'épaisseur; le second, Omphalia, pour les Nautiles ombiliqués. Le second groupe renferme le genre Scaph ite* seul; mais, comme on le sait, il doit appartenir à la famille des Ammonées. Le troisième groupe contient deux genres, les Spirilles et les Lituiles; enfin le quatrième, les Hippuriles, les Orthocératites et les Combles. Dans celle dernière division il n'y a que le genre Hippurite qui soit hors des rapports. y. ce mot.
NAUTILE. Maulilus. mou.. Genre de Céphalopodes très-anciennement connu, et qui a donné son nom à la famille. • L'animal qui habite le Nautile, dit Kumph, peut être considéré comme une espèce de Poulpe, mais d'un aspect particulier, conformé d'après le creux de sa coquille qu'il ne remplit pas entièrement lorsqu'il s’y tient renfermé. La partie postérieure de son corps se moule contre le lias de la poupe, tandis que scs parties supérieures sont plus aplaties, quoiqu’encorc ar-
| rondies, ptissées et un peu cartilagineuses, teintées de I brun, ou lavées en roux, làchetées de marques noirâtres, qui se fondent et coulent les unes dans les autres, comme dans les Poulpes; la partie postérieure du corps.
! celle qui presse le dessous de la poupe, et qui, dans sa marche, devient par conséquent la partie supérieure, est aussi un peu cartilagtneuse , mais pas autant que celtes antérieures qui sont couvertes d'une quantité de cupules ou ventouses. Au milieu de ces parties, et au milieu de la léle, on voit un amas très considérable de pet ils pieds qui terminent des lambeaux charnus superposés les uns aux autres, et qui, de chaque côté, recouvrent la bouche. Chacun de ces lambeaux est façonné comme la main d'un enfant; les plus grands d’entre eux, ceux qui sont extérieurs, sont terminés par vingt de ces doigts ou petits pieds, tous de la longueur d'un demi-travers de doigt, de l'épaisseur d'une paille, arrondis, lisses et dépourvus de ces ventouses qu'on voit aux pieds des Poulpes, mais un peu aplatis en rame vers le bout; res grands lambeaux charnus sont surmontés par d'autres plus courts; le nombre des doigta de ceux-ci diminue; ils n'en ont plus que seize; ils sont suivis successivement par d'autres plus courts, qui vont en recouvrant jusque sur la bouche. Cet animal peut retirer ou allonger tous ces doigts à volonté, car ils lui servent nou-seuiement de jambes pour ramper, mais aussi de bras ou de mains |»our saisir sa proie et la porter à la bouche; cette bouche est armée d'un f bec trés-crochu, fait en forme de ceux des Perroquet* et des Sèches; le demi-hec supérieur est grand, crochu. dentelé sur les bords, l'inférieur est petit, caché et comme emboîté dans le premier; tous deux aigus et courbés de façon à percer facilement les chairs. Ce bec est dur et sa couleur lire sur le bleu noirâtre, entouré de lèvres circulaires, blanches, charnues e( coriaces, et quelquefois prolongées au point de couvrir en tolalilé le bec, qui d'ailleurs est presque toujours carhé sous un enduit gélatineux, ainsi que par la multitude de pieds qui l'entourent, de façon qu'on ne peut l'apercevoir qu'en employant la violence; les yeux sont placés un peu bas, disposés sur le» côtés, et très-grands, mais on n'y retrouve pas le globe de l’œil, quoiqu'on puisse en reconnaître l'orldte, percé d’un trou à I extérieur, et rempli d'un Suide sanguinolent , de couleur brun foncé. De la partie postérieure du corps, c'est-àdire de celle qui repose sur la dernière cloison, part un nerf très-allongé, qui passe au travers des trous de toutes les cloisons et traverse toutes les concaméraikvns en se prolongeant jusqu'à l'extrémité de la spire, point . central qui est le seul par lequel ce Mollusque adhère ' à sa coquille; quant au reste, les chambres sont euliè- \ renient vides. Ce nerf se casse avec la plus grande facilité, quand on veut arracher l'animal de son habitation. Sous la bouche , ce Mollusque a encore un tuyau ou conduit charnu et presque rond. Sa cou- ■ leur est blanchâtre, comme dans les Sèches et les Poulpes, ce canal offre une excroissance en forme , de langue; chez ces animaux, il est indubitablement le même que celui qui sert à la Sèche pour expul- I ser sa liqueur noire. Le ventre n'a point d'ouverture £ horizontale. « Une telle description laisse sans doute
à désirer sur bien des points de l'organisation , mais elle éclaire assez pour mettre convenablement les Nautiles en rapport avec les genres voisins, ou pour au moins les séparer en un groupe bien naturel, essentiellement distinct de tous les autres Céphalopodes.
Les auteurs modernes ont, sur la foi des anciens, mentionné plusieurs Nautiles vivants, mais aucun d'eux n'a été à même de les voir; ce n’est que depuis quelques années que l’on a découvert un Nautile avec son animal. La première nouvelle en fut donnée par la London Médical Gazette , et répétée par le London ami Paris Observer, du 0 octobre 1851. Voici en quels termes celle nouvelle fut annoncée : « L'habitant du Nautile, objet de désirs si prolongés dans les sciences naturelles, a été découvert par C. Bennett, le 24 août 1829, dans une baie de l'ile d'Erromanga , l'une des nouvelles iivbrides. L'esquisse faite de cet animal par C. Bennett, à l'instant où il fut tiré de sa coquille, confirme pleinement l'exactitude générale de la figure tracée par Rumph.* Richard Owen fut chargé de l'examen détaillé de cet animal, et l'excellente description anatomique qu'il en a publiée , est venue lever tous les doutes qui pouvaient rester encore sur les rapports naturels du Nautile, et rendre à la description de Rumph un intérêt plus grand, peut-être, pareeque celle-ci contient des détails sur les habitudes de ce mollusque dans lesquels R. Owen n’a pu entrer, puisqu'il n'a point observé le Nautile à l'état de vie, détails auxquels ou peut se fier, puisque l'exactitude des autres parties de la description de Rumph sc trouve confirmée par le mémoire du savant anglais.
Le Nautile présente des combinaisons nouvelles. sans doute, mais le plan général de l'organisation est le même que dans les Acétabulifères. Les différences qu'on y observe tiennent au plus ou moins de développement de certains systèmes ou à la conformation différente de quelques organes dont la destination n'est pas rigoureusement la même. Ces combinaisons nouvelles ont surtout pour but d’adapter quelques parties de l’organisation du Nautile à son habitation dans une coquille polythatame, qu’il porleelqu'iltraine à peu près comme le fait le Limaçon de la sienne, et, par conséquent, aussi à ses habitudes et à des conditions d’existence différentes de celle des Céphalopodes acétabulifères.
La principale des modifications qu'on observe chez le Nautile, c’est incontestablement les quatre branchies distinctes dont son animal est pourvu. On sait que Deliechiaje croit avoir reconnu chez la plupart des Céphalopodes acétabulifères deux branchies rudimentaires, tenant aux deux peignes branchiaux connus, l.e caractère remarquable des quatre branchies a engagé Owen à en faire la base d'une division méthodique des Céphalopodes. Il propose de diviser cette classe en deux ordres: 1° Dibranchiata , correspondant aux Acétabulifères; 2° Tetrabranchiata , qui seraient les Sypbonifères.
Voici, en résumé, les caractères génériques des Nautiles : animal ayant le corps arrondi et terminé en arrière par un filet tendineux ou musculaire, qui s'attache dans le siphon dont les cloisons de la coquille sont percées; le manteau ouvert obliquement et se proton-
géant en une sorte de capuchon au-dessus de la tète, pourvu d'un grand nombre d'appendices tentaculaires ou bras sessiles comme digités, et entourant l'ouverture de la bouche; mâchoires cornées en forme de bec de Perroquet; coquille discokde, en spirale régulière, multiloculaire, à parois simples, embrassante ou non; tours contigus; siphon central ou ventral, jamais dorsal, quelquefois continu; cloisons transverses, simples, uon persillées.
En attendant des documents plus détaillés sur la découverte de C. Bennell, et qui permettront des coupes génériques basées sur la structure des organes de l'animal. voici la division du genre Nautile, d'après les formes de la coquille, et ses espèces groupées d'après les caractères du siphon et la forme des cloisons, ainsi que l’a fait Deshayes.
t Coquille ombiliquée ou nou; siphon central ; cloisons simples sans dépression.
a. Coquille sans ombilic.
Nautile flambé. Aautilus Pompilius, L.; Encycl., pl. 471, fig. 3. a, b. Grande et belle Coquille régulièrement enroulée et d'une forme naviculaire, élégante, ornée surtout postérieurement de flammes rousses sur un fond blanc; l'axe est toujours recouvert d’un dépôt calcaire; à l’intérieur elle est nacrée; les loges, en nombre variable, vont quelquefois à quarante dans les grands individus; les autres sont lisses, sans stries ni rides rayonnantes. Celte Coquille se trouve vivante aux Grandes-Indes et aux Moluques. A cette première sous-division de celte première section, on peut joindre les espèces suivantes : Aaulitus imperialis, Sow., Min. Conch., pl. 1, fig. 1; Aautilus centrait s, Sow., ibid., fig. 2 et 3; Aautilus undulatus , Sow., pl. 40; Aautilus lineatus, Sow., pl. 41; Aautilus elegans , Sow., pl. 116; Aautilus simplex, Sow., pl. 122; Aautilus truncatus, Sow., pl. 123; Aau//7u* regalis, Sow., pl. 355.
/S. Coquille ombiliquée.
Nautile ombiliqué. Aautilus umbilicatus, Larak.. Anitn. sans vert. Espèce fort rare et fort remarquable dont Monlfort avait fait son genre Ammonie, considérant celle coquille comme le type vivant des Ammonites. On la trouve avec la précédente, et on la prendrait volontiers pour une de ses variélées, mais elle est constante dans sa forme. Elle a des couleurs analogues, mais un peu différemment disposées; elle est constamment ridée, en rayonnant sur les côtés de l'ombilic.
Sowerby a décrit dans le Minerai Conchologjr plusieurs espèces fort remarquables, pétrifiées, qui doivent se rapporter à cette section; tels sont : Aautilus dis eus, Sow., pl. 13; Aautilus obesus, Sow.. pl. 124; Aautilus intermedius, Sowerby, pl. 125; Aautilus striatus, Sow., pl. 182; Aautilus pentagonus, Sow., pl. 249, fig. 1; Aautilus complanatus , Sow., pl. 261; Aautilus radiatus, Sow., pl. 366; Aautilus expansus, Sow., pl. 458, fig. 1; Aautilus bianyulalus, Sowerby, pl. 458, fig. 2; Aautilus globatus, Sow., pl. 481; Aautilus? multicarinatus , Sow., pl. 482, fig. 1-2; Aautilus cariniferus, Sow., pl. 482, fig. 3-4. Parmi ces Nautiles fossiles, les deux derniers sont, sans
contredit, tes plus singnliers; ils ont une forme swbcylindrique; ils sont .innés de carènes ou d'angles élevés; ils sunt pourvus d'un ombilic fort large. régulièrement évasé en entonnoir. On pourra faire de ces espèces un pelil groupe parmi les Nautiles.
Coquille ombiliquée; siphon central; une dépression contre le retour de la spire dans toutes les cloisons.
Nautile quadrillé Aautilus reticulatus , N.; fiisi phi te s retic il lattis, Montf.. Conch. Sysl., t. 1. p. 54; , Nautile à deux siphons, Montf.. BufF. deSonnini, t. iv . des Mollusques, p. 208. pi. 40. fig. 2. Cette Coquille se trouve en Lorraine et en Bourgogne à l'étal de pétri- [ Beat ion; son ombilic n'est pas très -large; son test, assez épais, est régulièrement treillissé. Cependant, à mesure qu'il grandit, les stries transverses disparaissent, de manière que vers l’ouverture des grands Indi- I vidus il n’y en a presque plus; le siphon est médian et j assez grand, et la dépression que Motilforl avait prise [ pour un second siphon, est d’autant plus profonde dans cette espèce, qu’on l'examine dans de plus jeunes individus, diminuant insensiblement jusqu'à disparaître presque totalement dans ceux qui sont parvenus à tout leur développement.
■f-j-j- Coquille non ombiliquée; siphon très-grand, continu; une dépression latérale de chaque côté, sur toutes les cloisons.
Nautile dp. Deshayes. Aautilus Deshayesii , Defr. Son siphon est très -grand, continu d’un bout à l'autre, évasé dans la dernière loge, et s’appliquant contre le retour de la spire; les cloisons sont simples, mais latéralement elles sont pourvues d'une dépression profonde de chaque côté, ce qui rapproche certainement beaucoup ce Nautile des Ammonites. Cette espèce a été découverte par Deshayes à Mauletle et aux environs de Paris. A celte section des Nautiles, on peut rapporter le Aantilux zigzag, Sow., Minerai Conchol. , pl. 1. Le Aautilus sinuatus, Sow., loc. cit., pi. 194, sera douteux jusqu’au moment où on connaîtra la forme et la situation du siphon.
Le nom de Nautile s'est étendu vulgairement et s'applique, avec des épithètes caractéristiques, à diverses coquilles. Ainsi le Nautile corset de Postillon n’est rien autre chose que la Spirille; le Nautile comprimé est le genre Bellérophe de Monlforl. F. ce mot; Nautile papyracé se dit de tous les Argonautes, F. ce mol. On nomme Nautile a spire ou Nautile ombiliqué. tantôt une variété jeune du Nautile flambé, tantôt le Nautile ombiliqué lui -même; enfin la Carinaire de Lamarck , Patelin cristata de Linné, a reçu du vulgaire le nom de Nautile vitré.
NAÜTILITES. Ma utilités, moli.. F. Nautiles fossiles.
NAUTILOGRAPSE. Aautitograpsus. crcst. Genre de la famille des Ifomobranclies brachyures, institué par Milne Edwards, et très voisin des Grapses, dont il ne se distingue que par la carapace qui est plus longue que large et bombée en dessus, par le front qui au lieu d’élre recourbé en bas, est avancé, lamelleux et simplement incliné, et par les pattes qui sont courtes. On ne connaît qu’une seule espèce de ce genre, qui se voit '
dans presque tous les parages, et se rencontre en haute mrr, souvent flottant sur le Fucus nutans ou attaché sur de grands animaux; c'est le Aautilograpsun mitiulus; Cancer minutas de Linné cl de Fahricius.
NALITII.OIMIORES. Aaulilophora . moi.i.. Cette famille. que Gray a proposée dans sa Classiflcalion naturelle des Mollusques, représente assez bien l’ancienne famille des Nautilacées de Larnarck avant l'époqne où le célèbre professeur y apporta des changements utiles et nécessaires. On y trouve en efFet les genres Orthoccra, Spirula , Cristellaria, Sphœntla , Flotactea , Aautilus et Jmmonita. F. ces mots ainsi que Nac- TILACtES-
NAÜTILÜS. moll. Synonyme de Nautile.
NAVARKETIA. dot. Ruiz et Pavon {Flor. Peruv. et Cltil.,2, p.8) ont décrit, sous ce nom. une plante formant un genre nouveau de la Pentandrie Monogynie. L.,el que l’on a rapportée aux Polémoniacées. Ce genre offre les caractères essentiel» suivants : calice à cinq divisions; corolle iufundihuliforme ; cinq étamines; ovaire supère. surmonté d’un style et d’un stigmate bifide ; capsule membraneuse à deux valves et à une loge polysperme. Le Aacar relia intolucratn , Ruiz et Pav.. loc. cit., est une petite plante herbacée, dont la racine est fibreuse et blanchâtre, la tige droite, pubescente, un peu rameuse, garnie de feuilles alternes, découpées en segments linéaires et suhulés. Les fleurs, de couleur purpurine, sont réunies en capitule dans un involucrc commun, et accompagnées de bractées très-découpées. Cette plante croit dans les lieux humides et ombragés du Chili.
N A VAU. bot. Synonyme vulgaire de Navet. F. Chou.
NAVENBURG1K. Aarcnburgia. bot. Ce genre de la famille des Synanlhérées, et de la Syngénésie séparée, L., fut d'abord établi sous le nom de Broiera par Sprengel. Mais comme ce dernier nom avait été appliqué à un genre formé par Cavanilles (F. Brotére), Willdenow lui substitua celui de Aarcnburgia qui doit définitivement rester au genre dont il est ici question. Voici ses caractères : involucrc très -variable, formé tantôt d'une seule foliole enveloppante, tantôt de deux opposées, tantôt de trois ou quatre égales en largeur, ovales, ohlongues, colorées et arrondies ou tronquées au sommet. Réceptacle nu, très-petit, punctiforme. Calathide très-variable, offrant tantôt deux fleurs, l’une régulière et hermaphrodite, l’autre ligulée et femelle, tantôt deux fleurs hermaphrodites réunies. tantôt deux fleurs femelles, tantôt une seule fleur hermaphrodite ou une seule fleur femelle. La fleur hermaphrodite est pourvue d'une corolle tubuleuse, hérissée de poils, et à fimlic régulier, divisé en cinq lobes; étamines analogues à celles des Authémidées, c'est-àdire surmontées d’appendices ligulés et charnus, qui manquent à la hase; d'un style également analogue à celui des Anlhémidées, c’est-à-dire à deux branches cylindriques, roulées extérieurement en demi-cercle et terminées par des poils collecteurs; l'ovaire est obovale, ohlong, strié, glabre et privé d'aigrette. Dans la fleur femelle, la corolle est anomale, à tube conique, et à limbe en languette très-courte et arquée; l'ovaire est à peu près semblable à celui de la fleur lier maphro-
dite, mais un peu plus grand. i,ps calalliides sont Irèsnomhreuses. sessilrs et rassemblées en capitules irréguliers. Ce genre, dont les organes floraux offrent une structure si variable, a été placé dans la section des Hélianthées Millériées par Cassini, malgré l'analogie de son style et de ses étamines avec ceux des Anthéinidées. Il offre aussi quelques affinités avec les Ambrosiées.
> Avr.xBt RciE a trois rervcres. Savcnburgia trinerrata , Willd.; Broiera conirayvrra, Spreng.; Broiera Sprengelii, Cass. C>st une plante herbacée, haute environ d’un demi-mètre, glabre, dont la tige est dressée, à ramifications étalées, divergentes, garnies de feuilles opposées, demi-embrassantes, obovales. Innervées. crénelées ou denticulées. Les capitules de fleurs sont jaunes. Elle croit dans l'Amérique méridionale, et on la cultive en Europe, dans les jardins de botanique.
NAVET, dot. Espèce du genre Chou. V . ce mot.
NAVET. MOI.L. Les marchands donnent le nom de Navet à plusieurs coquilles, entre autres à quelques Cônes : le Conus Mites, par exemple; à des Turbinelles : Turbinctla Rapa et Turbinetta Napus, I.amk. Le Turbinetta Rapa a reçu aussi le nom de Navet de la Cdire. Le Murex canaliculalus est désigné par le nom de Navet a loxgve quele.
NAVETTE. Radius, moi.l. Genre formé par Monlfort, dans sa Conchyliologie Systématique, aux dépens des Ovules. Il n'a pu être conservé.
Navette de tisseraxd est le nom que les marchands donnent aux espèces d'Ovules qui rentrent dans le genre de Montforl, et plus particulièrement b YOtula valra, Lamk.
NAVETTE oo NAVET SAUVAGE, bot. Espèce de Chou qu'on cultive pour l'huile que donne sa graine.
NAVIA. bot. T. Navie.
NAVIAT. ois. Synonyme vulgaire des Foulques et des Mouettes. F. ces mots.
NAV1CF.Ï.LE. Navicelta. moi.l. Genre de Gastéropodes peclinibranches, institué par Lamarck. adopté par Blainville qui a reconnu dans l'animal un corps ovale, plus ou moins allongé, comme l'indique la forme de la coquille, et bombé en dessus; une masse viscérale ne formant qu'une petite pointe au delà du bord postérieur ou pied, presque médiane ou à peine recourbée à gauche, et plane en dessous; la peau qui l'enveloppe sur le dos est fort mince sur toutes les parties recouvertes par la coquille, et ce n'est que sur les bords qu'elle offre un ppu d’épaisseur; ces bords ne présentent cependant aucune trace de papilles tentaculaires; au-dessus du cou ou de la partie antérieure du corps, la peau forme une avance assez grande, d'où résulte une cavité un peu oblique de gauche à droite; la partie inférieure du corps est occupée par un disque musculaire, elliptique, fort grand, à bords minces et subpapillaires, qui s'avance assez au-dessous de la tète, de manière à pouvoir, sans doute, la dépasser dans le vivant, mais du reste débordant assez peu la masse des viscères; il n'offre pas de sillon transversal antérieur, quoiqu'il paraisse complètement abdominal, c’est-àdire dans toute la longueur de la masse viscérale, un peu comme dans les Limaces et les Doris, et surtout
comme dans les Patelles; il est réellement (rachélien. c'est-à-dire que son pédicule d’insertion à la masse des viscères, et par suite à la coquille, est très antérieur. Mais ce qui donne à cps Mollusques l’apparence de* Gastéropodes, c’est que les deux faisceaux latéraux du muscle columellaire. qui attachent l'animal à sa coquille, s'élargissent d’arrière en avant, de manière .A accompagner la masse viscérale assez loin en arrière, et à comprendre ainsi la partie postérieure du pied sous la masse viscérale, en laissant toutefois une cavité largement ouverte en arrière, entre ces deux parties. C’est dans cette cavité, et adhérant à la face dorsale de la partie postérieure du pied, qu’est l’opercule, c’est-à-dire à l’endroit où il est dans les Mollusques operculés et complètement libres du sac abdominal. La partie antérieure ou céphalique du corps ressemble beaucoup à ce qui a lieu dans les Nériles; elle est large et déprimée; la tète l’est surtout beaucoup et de forme semi-lunaire; les tentacules qu’elle porte sont coniques, contractiles et très distants entre eux ou très latéraux; les ypux. qui sont situés à leur côté externe, sont portés sur de courts pédoncules, également comme dans les Nérites; la bouche complètement inférieure a son orifice longitudinal ou dirigé d’avant en arrière; elle est grande; dans son intérieur, on trouve deux lèvres longitudinales, séparées par un sillon médian et garnies de dcnticnles recourbées en arrière; ces deux lèvres se rapprochent postérieurement, se réunissent , et ne forment plus qu'un seul ruban lingual, hérissé, qui se prolonge dans la cavité abdominale; l'œsophage qui naît directement de la cavité buccale est court et étroit; peu après son entrée dans l’ahdomcn, il se renfle en un estomac membraneux, de médiocre étendue, situé à gauche et enveloppé dans les lobes hépatiques, comme à l’ordinaire; le canal intestinal qui en sort, après un petit nombre de circonvolutions, se dirige d’arrière en avant, puis obliquement de gauche à droite, et vient se terminer par un petit tube flottant à droite au plafond de la cavité branchiale; cette cavité, formée au-dessus de la partie antérieure du corps, par une avance arrondie du manteau, est grande, vaste, et s’ouvre largement en avant, sans trace de tube ou d’auricules propres à introduire le fluide ambiant dans son intérieur; elle ne renferme qu’une seule grande hranchie, en forme de peigne ou de palme allongée, et dirigée obliquement d’arrière en avant et de gauche à droite; elle est si longue, que, dans l'étal de vie, elle peut sans doute être sortie hors de la cavité qui la renferme; sa structure n’offre du reste rien de particulier. L’appareil circulatoire n’a rien de remarquable; le cœur est toujours à l’angle postérieur et gauche de la cavité branchiales! il fournit deux troncs aortiques : le postérieur est presque aussi gros que l’antérieur. Ce genre est dioïque, comme les Nériles et genres voisins, c’est-à dire que les sexes sont séparés sur des individus différents. Dans le sexe femelle, l’orifice de l’oviducte est situé dans la cavité branchiale, assez en arrière, tandis que la terminaison du canal déférent, dans les individus ' mâles, a lieu à la racine et au-dessous de l’organe ex- I citateur; celui-ci, qui est plat, ridé et probablement
toujours sorti, est situé en avant du tentacule droit et presque dans la ligne médiane, caractère qui se retrouve également dans les Nériles. D'après celte description, faite par ftlainville, de l'animal de la Navtcellc, il est évident qu’il a de tels rapports avec les Mérites qu'il est réellement assez difficile, et peut-être inutile de l'en séparer. La coquille est ovale, oblonguc, paleiliforme, non symétrique; son sommet, peu prononcé, s'incline toujours de gauche à droite; sur le bord postérieur, les bords sont tranchants, simples, réguliers comme toute la coquille; l'ouverture est elliptique, plus grande que dans aucune Mérite fluvial île; la columelle est transverse, sepliforme, en tout semblable à celle des Néritines cl surtout de la Nériline auriculéede Lamarck; en dehors, ces Coquilles sont couvertes d’un épiderme brun sur lequel on retrouve souvent les restes des œufs que l'individu y a déposés. L'opercule est. à peu de chose près, dans le même rapport avec le pied de l'animal, que dans les Nérites, c'est-à-dire qu'il lui adhère et s'y accroil de la même manière; seulement cet opercule ne peut se montrer complètement au dehors par l'adhérence qui existe entre le pied et la partie postérieure des viscères, adhérence qui n'existe que dans quelques points, puisque le liquide ambiant peut passer entre l'un et l'autre; il est beaucoup plus petit que l'ouverture, et sa forme est sul>quadrangulaire. On peut donc, avec juste raison, le considérer comine rudimentaire, et le comparer en cela avec celui des S trombes et des Cônes qui ne peuvent jamais fermer qu'une Irès-faihlc portion de l'ouverture.
On ne compte encore que trois espèces dans ce genre; elles sont de l'archipel de l-lnde; on les trouve en grand nombre dans les ruisseaux et les rivières.
Navicelle elliptique. NaviceUa clliplica, Lamk., Anim. sans vert., I. vi, p. 181, n° 1; Patella porcetlana, i L., Gmel., p. 3092, n° 4; en admettant seulement la synonymie de Rumph et de Chemnilz; A évita porcellana, Chemnilz, Conch., lab. 124, fig. 1082; Encyclop., pl. 4r»G. fig. 1, a, b, c. d. Elle sc trouve communément aux lies de France, de Mascareigne et aux Moluques.
Navicelle rayee. Nucicelta lincata, Lamk., Anim. sans vert., t. vi, p. 182, n° 2; Encyclop., pl. 450, fig. 2, a, b. Elle est beaucoup plus étroite et plus mince que la précédente; le sommet dépasse à peine le bord; elle est diaphane, d'un jaune orangé, marquée de lignes d'un rouge-brun, rayonnantes du sommet vers le bord; elle a un reflet nacré en dedans.
Navicelle parquetée. A 'aricella tesscllata, Lamk., loc. cil., n° 3; Encyclop., fig. 3, a, b, et fig. 4, a, b. Un peu moins étroite que la précédente, mais également très-inince et diaphane, se distinguant par son sommet qui ne fait aucune saillie au - dessus du bord; elle est agréablement peinte de taches jaunes et fauves, oblongues, siihquadrangutaires.
NAYlCUI.AlilE. Mavicutaris. bot. Se dit d'un organe qui ressemble à une nacelle.
NAY1CULAR1A. bot. Ueister et Adanson séparaient des Sauges, sous ce nom générique, le Salcia glntinosa, à cause de ses bractées très-entières et naviculaires. In caractère aussi peu important ne suffisait I
pas pour motiver l'établissement d'un tel genre. F.
Sauce.
Un autre genre Xavicularia, introduit par Bcrtolone (Opusr. Scient, di Botoçn., ut, 408) dans la famille des Graminées, a eu le même sort, et la seule espèce qu'il renfermât a été réunie au genre Echinoiœna de Desvaux.
NAVICULE. Navicula. iool ? bot.? Bory-S‘-Vincenl a proposé rétablissement de ce genre dans la famille des Bacillariées, pour y comprendre des Psychodiés qu'il a caractérisés ainsi : êtres microscopiques trèssimples, amincis aux deux extrémités en forme de navette de tisserand, comprimés au moins d'un côté, nageant par balancement dans leur état d'individualisation, quoique souvent vivaut réunis en nombre infini et comme en société. Bory-Sl-Vincenl cite les trois espèces suivantes de ce genre nouveau.
Navicule a decx poiîits. A 'aricu/a bipunciata, B.. Encycl.. Die., nn 4; Yibrio Iripunctatus car.y Mull.. lnf.y t. vil, fig. 2, d.\ Encycl., III., pl. 3, f. 15, d. Plus petite que les suivantes, légèrement jaunâtre, transparente, marquée de deux points dont aucun n'occupe le centre; elle est l'une des plus communes dans les marais, parmi les Conferves, soit d'eau douce, soit marines; elle s'y développe surtout quand on garde l'eau.
Navicule des nui tues. A 'aricula ostrearia, B., En cyci.. Die., n°5- Intermédiaire par le nombre et la disposition des points et des globules qui s'y remarquent entre la précédente et la suivante, cette es|»èce se distingue de l'une et l'autre par sa forme beaucoup plus mince, et surtout par scs extrémités fort aiguës. Sa couleur est communément le vert assez vif. Extrêmement répandue dans les parcs où l'on met verdir des Il ni 1res ; on a imaginé que ces Conchifères devaient leur ririditè aux Navicules. La couleur verte n'est pas un caractère pour distinguer l'espèce dont il est question; car avant l'époque où se développe la matière verte qui colore l'eau avec tout cequi s’y trouve plongé. Gaillon rapporte que les hommes commis à l'éducation des Huîtres remarquent ce qu’ils nomment une brunettr, c’est-à-dire une teinte bistrée s'étendant sur le» Coquilles, la vase, les cailloux et les plaines inondées. Celle bruneur est causée par l'abondance des Navicules naissant avant le développement de la viridilé, et qui bientôt contribuent ù l'augmentation de la teinte générale en se pénétrant elles-inémes de matière verle.
Navicule a trois poists. Xaricula tripunctata, B., Encycl., Die., n** 0; Vibrio Iripunctatus , Mull., lnf.t t. vu, fig. 2, a. a. a; Encycl., lllustr., pl. 3, f. 15, a. Celte dernière est la plus commune de toutes; c'est elle qui forme, en pénétrant les couches de matière muqueuse qui se développent vers la fin de l'automne au fond des fossés, à la surface des pierres qui servent de dalle aux fontaines, sur la vase des marais une teinte de couleur capucine.
NAY1E. Maria. bot. Genre de la famille des Broméliacées, établi par Martius qui le caractérise de la manière suivante : partie extérieure du périgone divisée en six découpures calicinalcs naviculari-oblongues, adhérentes à leur base, valvées en haut, les supérieures compliquées, en carène aiguë, l'inférieure
plus eau rie et en carène obtuse; les parties intérieures ou pétaloïdes sont conni ventes en tube inférieurement, étalées vers l'extrémité; étamines au nombre de six, hypogynes, à filament filiforme, dressé, flexueux ou penché à l’extrémité; anthères linéari-lélragones, incombantes. échanerées à leur base ; ovaire libre, à trois lobes ovales, à trois loges renfermant chacune cinq ou six ovules attachés à l'angle central ; style subulé, tripartible; trois stigmates filiformes, un peu dressés, étalés et un peu flexueux à l’extrémité. Le fruit consiste en une ca|>sule membraneuse, à trois loges, àtrois valves et dont les cloisons sont bifides au sommet. Les graines parviennent en petit nombre à maturité; elles sont ovalaires, arrondies, nues et à côtes. Les IVavies sont des plantes herbacées, à caudex simple ou un peu raineux. feuillé au sommet; leurs feuilles sont lancéolées, acuminées, serrées ou étalées en rosace ; les Heurs soûl réunies en épi dense, dans les aisselles des bractées. Ces plantes sont originaires du Brésil.
NAXIE. iXaxia. cbust. llomobra licites brachyures, groupe des Trigonés. Genre établi par Leach, et trèsvoisin u genre Jnachus; il ne diffère du genre Pisa que parce que la tige mobile des antennes externes est insérée sous le rostre, et en majeure partie cachée par ce prolongement ; que les cornes du rostre sont longues et tronquées au bout, et que les orbites sout presque circulaires et sans hiatus à leur bord inférieur.
NAXiBssapuurfcait. Maxia seiputifera, Edw. Front terminé par deux épines inclinées eu bas, et rugueuses; régions de la carapace indiquées par des rainures; extrémités inermes.
NAYADES. conçu. Famille de Mollusques acéphales, établie par Lamarck pour réunir les deux genres Mulette et Auodoute, créés par Bruguière dans l’EucycIopédie. Desbayes pense qu'on peut la caractériser de la manière suivante : animal généralement ovale, lamellipéde, lamellibraiiclie; inanleau fendu dans toute son étendue ; anus aboutissant dans un canal borgne, formé par la réunion des branchies au manteau; les feuillets branchiaux externes les plus petits. Coquilles Üuvialiles, dont la charnière est tantôt munie d’une deul cardinale, irrégulière, simple ou divisée, quelquefois striée transversalement, cl d'uue dent longitudinale, qui se prolonge sous le corselet; tantôt elle n'offre aucune dent quelconque. Test uoir en dehors; impression musculaire, postérieure, composée; les crochets écorchés, souvent rongés. On placerait dans la famille des Nayadcs les genres Axodonte, Uybik, Milette et Castalie. P. ces mots.
MAZAMOMTES. *1». y . Nasaboxitb.
[NAZI A. bot. Adanson a donné ce nom générique au Cenchru» sacetnosus, L. Mais ce genre a reçu plusieurs autres dénominations. Celle de Tragus, que lui a imposée Haller, est plus généralement adoptée. y. Tbagus.
ISEBAL1E. Xebalia. cbust. Genre de l’ordre des Décapodes, famille des Macroures, tribu des Schizopodes, établi par Leach et adopté par Lalreille qui lui donne pour caractères: dix pieds divisés, jusque vers la moitié de leur longueur, en deux branches sélacécs; antennes latérales (premiers pieds selon Leach) insérées beau-
coup au-dessous des mitoyennes, et n'ayant pas d’écaille apparente A leur hase; queue terminée par deux appendices en forme de soies. Ce genre, que Lalreille avait d’abord confondu avec, ses Mysis, a été placé par Monlagu parmi les AIohocuIu »} et Vivian i eu a fait des Cyctops. Il sc distingue des Mysis par les antennes latérales qui ont une écaille A leur base dans ces derniers; les genres Mulcion et Cryplope en sont séparés par leur queue qui est terminée par cinq feuillets; il en est de même chez les Mysis. Le genre Condyiure en diffère par l’extrémité de son lest qui est divisé en plusieurs segments ou articles inégaux, caractère qui sépare ce genre «fe tous les autres de la tribu. Les antennes intermédiaires ou supérieures des ÎSéhalies sont insérées au dessus des yeux, elles sont formées de deux soies médiocrement longues et portées sur un pédoncule cylindrique, l.es antennes extérieures sont longues, simples, sélacées, saus écaille è leur base, placées latéralement assez loin des yeux cl portées sur des pédoncules allongés; les dix pieds sont placés Irès en arrière, fort rapprochés les uns des autres, égaux entre eux, et ayant leur extrémité formée de deux divisions égaies, sélacées, ciliées, servant uniquement à la natation; la carapace forme un bouclier analogue à celui de certains Knlomostracés et surtout des Cyclopes; elle est bombée dans son milieu, embrasse les côtés du corps et se prolonge en avant en un petit rostre aigu, arqué en dessous, non épineux et mobile, sous lequel les yeux sont insérés et très -rapprochés. L'abdomen est conique, plus ou moins loug que la carapace, composé de plusieurs segincnls, visible au delà de celle-ci et d’un premier qu'elle recouvre; terminé par deux appendices muUiurliculés en forme de soie. Ce genre renferme deux ou trois espèces toutes d'une taille extrêmement petite.
IScbai.ie d'Hebbst. Mebalia J/etbslii, Leach, Zool. Miscel.,l. 1,pag. 100, lab. 44; Munoculu s rostratus, Monlagu, Truu*. of Lin. Soc., I. x, tab. 3, fig. 5; Cancer bipts, Olli. Fahr., Ilerbsl; Mj us bi/ms, Oliv. Longue de bull à dix ligues; abdomen formé de quatre segments; couleur grise ou d'un cendré jaunâtre, avec les yeux noirs. Elle se trouve dans l’Océan européen et surtout dans les régions septentrionales.
NEBÉL1E. A ebelia. bot. ftecker avait constitué sous ce nom uii genre distinct du Brnnia par le caractère de deux styles et d'un fruit hiloculaire.Ce genre n’a pas été admis par De Candolle dans son Protlromu s System, f egetabilium. Il était constitué sur les Brunia tiodi /tara , L.,et Brunia paleacca,i\mnU. Dans le Mémoire que A. Bronguiarl a publié (Ann. desSc. nat.,août 1836) sur la famille des Bruniacées. la première de ces espèces reste le type du genre Brunia, et la seconde fait partie du nouveau genre Beraidia, qu’il ne faut pas confondre avec un ancien genre nommé aiusi par Villars et qui est le Lappa des auteurs.
NÉBHIE. A ebria. ixs. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Carnassiers, division des Terrestres, tribu des Carabiques abdominaux, établi par Lalreille et adopté par tous les entomologistes. Ses caractères sont : les trois premiers articles des tarses antérieurs des mâles plus ou moins