SEL
Celle structure offre l'analogie la plus frappante arec celle du Nélumbo. excepté toutefois que le corps charnu hilohé qui. dans celle manière de voir, n'est qu'une partie accessoire et de peu d'importance, manque entièrement dans le Xymphæa. Car si. comme le veulent la plupart des botanistes, ce corps extérieur et hilobé du Nélumbo représentait les deux cotylédons et tout le corps intérieur la gemmule, comme il n’en existe aucune trace dans l'embryon du A ymphœa, il en résulterait que ce genre aurait un embryon réduit à la seule gemmule, ce qui répugne à admettre ; tandis que l’em- | bryon du Nymphes a est simplement privé d’une partie j accessoire et surnuméraire, qui existe dans le Nélumbo. Encore serait-il facile de donner une explication plausible de ('existence du corps radiculaire du Nélutnho, si l'on remarque que, dans la graine du A 'ymphœa f il existe un très-gros endosperme charnu, qui accompagne l'embryon. Ne pourrait-on pas considérer l'appendice radiculaire du Nélumbo. soit comme un endosperme soudé en partie avec la base de l'embryon, soit comme un corps destiné à en tenir lieu, et h en remplir les fonctions auprès de la jeune plantule?
Nêli meo êlIgaxt. iXelumbium «peciosum, Willd., DC., Syst.} 2, p. 44, Lamk., III., I. 455; A elumbo nue i fera, Gœrln., I. 10; Nymphœa Nélumbo , L. C’est sans contredit la plus belle de toutes les plantes qui ornent la surface des eaux. Ses feuilles, dont les pétioles cylindriques ont une longueur toujours en rapport avec l'élévation du niveau, sont très-grandes, ayant souvent jusqu'à deux pieds de diamètre, peltées, arrondies, ondulées et déniées sur leur pourtour, glabres des deux côtés. Les Heurs sont exlrémeinent grandes, blanches el le plus souvent roses, ayant près d'un pied de diamètre. Les anthères sont jaunes, surmontées d'un appendice renQé et crochu. Ces Heurs exhalent une odeur analogue à celle de l'anis. Les fruits sont renfermés dans lin réceptacle ohconiqtic, dont la forme a été imitée pour l’instrument sur lequel on dépose les numéros dans le jeu que les Français nomment loto, nom qu’ils ont emprunté de celui de la plante dont il est question. Le Nélumbo était une plante extrêmement célèbre dans l'anliquilé. Elle croissait autrefois dans les eaux du Nil. au rapport d'Hérodote el de Théophraste, de là le nom de Faba Ægypfiaca sous lequel on la Irouve fréquemment mentionnée. Les Egyptiens la révéraient comme lin des objets de leur culte, ainsi qu'ils le faisaient de plusieurs autres productions du Nil, et on voit le Nélumbo représenté sur presque tous les monuments de l'antique Egypte.Cependant, d'après les recherches des naturalistes français. DelileelSavigny, cette plante a tout à fait disparu des eaux du Nil. On ne la retrouve plus aujourd'hui que dans les diverses parties de l'Inde, à la Chine, au Japon, où elle est aussi ! un objet de culte el d'adoration. Deux botanistes russes très-célèbres. Fischer el Sleven, l’ont également trouvée à l'embouchure du Volga, près d’Aslracan.
NticxBO JAi xi. Nelumbium luleum, Michx., Fl. Bor. Am.. 1, p. 317. Il croit dans plusieurs provinces de l'Amérique septentrionale, et ressemble beaucoup au ( précédent pour son port et ses formes générales. Ses ! fleurs, un peu moins grandes, sont constamment jaunes, 1
el les appendices qui snrmontent les anthères, au lieu d’être renflés, sont linéaires. Les amandes de ces deux espèces ont une saveur douce, el on les mange dans les pays où elles croissent.
Il ne suffit pas d’avoir démontré que le genre Nélumbo est monocotylédon, il est encore nécessaire d'indiquer la place qu’il doit occuper dans la série des ordres naturels, qui composent ce groupe de végétaux. Jussieu (< letiera Plant.) l'avait placé avec le A 'ymphœa dans la famille des llydrocharidées. Salishury. le premier, fit une famille des Nymphéacées dans laquelle il plaça le genre Nélumbo. Celle famille a été adoptée par tous les botanistes modernes, el particulièrement par le professeur De Candolle (Syat. Reg. Vcgel., 2* p. 59) qui la divise en deux tribus : les Nélumbonées et les Nymphéacées. Certes, personne ne peut nier les rapports intimes qui existent entre le Nélumbo et le Symphœa, et il serait difficile de trouver deux genres qui, par leur port, se ressemblassent autant. Tous les organes de la végétation . l’inflorescence, le calice, la corolle, ont dans ces deux genres la plus grande analogie et une identité presque parfaite. Mais Ici cessent les analogies. Dans les Nymphéacées proprement dites, l'ovaire est unique, globuleux, à plusieurs loges polyspermes. séparées par de fausses cloisons celluleuses; dans le Nélumbo, au conlraire, le centre de la fleur présente un grand nombre de pistils uniloculaires, monospermes, nichés dans les alvéoles d'un réceptacle ou disque très-développé et en cône renversé. Le fruit du Nymphœa est une péponide charnue intérieurement et polysperme; celui du Nélumbo est une sorte de noix sèche, inonosperme el indéhiscente. La graine n’offre pas des différences moins tranchées. Ainsi, dans le A 'ymphœa, l’amande se compose d’un très-gros endosperme charnu, qui manque entièrement dans le Nélumbo. Celui-ci à son tour est pourvu de deux gros appendices charnus, qui parlent de la base de sa radicule, et dont il n’existe aucune trace dans le A ymphœa.
NF.MACONIA. bot. Le genre d’Orchidées, établi sou* ce nom par Knowles el Westcoll, pour une plante du Mexique, a été réuni par Lindley à son genre Ponertr.
NÉMADACTYLE. Nemadactylu ». fois. Genre de l’ordre des Acanlhoptérygiens, famille des SciénoTdes, établi par llichardson qui lui assigne pour caractères : opercule lisse et inerme; nageoires privées d'écailles: une seule dorsale; rayons de la pectorale inférieure simples, au nombre de six dont un prolongé hors de la membrane; trois rayons aux branchies; pédicules des inlermaxillaires courts; dents petites, très-gréles, placées au contour de la bouche; intérieur de la bouche, palais, gosier et langue très-glabres ; écailles minces; corps lisse en dessous de la ligne latérale, comme chez les ScombéroTdes; trois cæcums pyloriques. On ne connaît encore de ce genre qu'une seule espèce à laquelle Richardson a donné le nom de A 'emadactylus conclu nus. bl. 5-5, p. 9et 0, v. 1 , 5, d. 17, 28, a, 5, 15, c. 15fl/fi. Sa taille est de quatre pouces. On a trouvé ce Poisson dans les eaux de la terre de Diémen.
NÉMALION. Nemalion. bot. Genre de la famille des Ulvacécs, établi par Targiou qui le caractérise de la manière suivante : fronde gélatineuse, membraneuse,
3gle
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a sue z «impie, comprimée, allongée, entièrement cou- J varie de filaments pellucides, très-déliés; propagules très abondants, courts, un peu en massue, pénétrés intérieurement de matière verte, et confondus avec les Hlatnenls qui les cachent en partie. Ce fucus se trouve dans l'Océan.
NF.MaLITE. min. Th. Nullall adonné ce nom ù une substance minéralequi parait être une variété de Magné* sie hydratée. Elle a été trouvée à Doboken dans le New- Jersey, en veines dans une Serpentine; elle se compose de fibres élastiques facilement séparables comme l'Asbesle; sa couleur est le blanc légèrement jaunâtre; sa pesanteur spécifique est 3.44, et sa dureté 9; la chaleur J a fait devenir brune et tomber en poussière, avec dégagement d'eau; l'Acide nitrique la dissout aisément. Elle est composée de Magnésie 51, SI; Silice 13,60;peroxidc de Fer 5.87; Eau 99,66.
NÉMAPALI’E. Aemapalpus. ns. Diptères; genre de la famille des Tipulaires, tribu des Plialénoldes, établi par Macquart, pour un insecte rapporté des Canaries, parWeeb et Berllielol. Caractères: corps velu, tète petite et liasse; rostre assez allongé et velu; trompe peu distincte; palpes très -longues, un peu velues; premier article court, â extrémité renflée, les autres formant ensemble un long filament qui semble inarticulé, mais flexible comme dans lesTipules; face saillante; antennes presque aussi longues que le corps, finement velues et filiformes, dont le premier article est court, assez épais, les autres distincts, paraissant au moins au nombre de vingt, longs et cylindriques, ayant à leur base une ou plusieurs petites soies; thorax fort élevé; abdomen cylindrique, de sept segments distincts; armure copula- Irice des mâles composée d'une pièce supérieure étroite, abaissée à l'extrémité; balanciers ovales; ailes velues: les cinquième et sixième nervures réunies assez loin de la base de l'aile.
Mmafalfe jadiie. Nemapalpu s ftavus, Macq. Il est d'un jaune ferrugineux, à poils roussâtres pâles; le rostre est brun et les antennes sont fauves; les deux derniers segments de l'abdomen ont une tache dorsale noirâtre; les balanciers sont ferrugineux; les ailes sont hyalines, un peu jaunâtres, â poils brunâtres. Taille, une ligue et deux tiers.
NENASPORA. bot. Pour Næmaspora. F. ce mot. NÉMATANTHE. AemuianihMs.ee genre a été introduit par Schrader, dans la famille des Gesnériacées; il est caractérisé ainsi qu'il suit : calice libre, oblique, à cinq divisions; corolle hypogyne, infundibuliforme, campanulée. suboblique, avec son tube gibbeux à la partie postérieure de sa base, un peu ventrue antér ieurement à sa partie supérieure; son orifice est ouvert et les cinq divisions du limbe sont presque égales; quatre étamines insérées au bas de l’orifice de la corolle, incluses, didynames, avec le rudiment d'un cinquième filament; anthères doubles et cohérentes, ovales et bilocu la ires ; ovaire libre, entouré d'un disque annulaire, slipilé postérieurement, à sa hase, par uuc glandule, à une loge à deux placentaires pariétaux et bilohés; plusieurs ovules analtopct dans un petit funicule; style simple, stigmate subinfundibuliforme; capsule coriace, uniloculaire, à deux valves portant au milieu les placen-
taires. Les Némalaiilhes sont des arbustes propres au Brésil, on les trouve dans les forêts vierges où ils grimpent sur les plus grands arbres; leurs rameaux sont télragones,avec des sortes d’articulations ou nodosités renflées; l'épiderme est luisant; leurs feuilles sont opposées, pétiolées, assez épaisses; les pédoncules sont axillaires, solitaires, sans bractées, uniflores, filiformes. penchés; les fleurs sont grandes et d'un rouge ponceau.
l:n autre genre Nematanthus avait été formé par Nées d'Esenbeck dans la famille des Restaciées, mais il a été réuni au genre Willdenowie. y. ce mot.
NÉMATE- Aetnatus. ms. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Téréhrans, famille des Porte- Scies, tribu des Teuthrédines, établi par J urine aux dépens du genre Tenthredo de Fabricius, et ainsi caractérisé : antennes de neuf articles simples dans les deux sexes, longues et sélacées; mandibules échangées; une cellule radiale très-grande; quatre cellules cubitales, dont la première petite, presque ronde; la deuxième grande, recevant les deux nervures récurrentes; la troisième moindre et carrée, et la quatrième atteignant le bout de l'aile. Ce genre se distingue des Tenlhrèdes proprement dites, parce que ces dernières ont deux cellules radiales et quatre cubitales ; les Dolères en sont séparées par leurs cellules cubitales qui ne sont plus qu'au nombre de trois; elles ont aussi, comme les Tenlhrèdes, deux cellules radiales. Les genres Cimbex, Amasis et Perga sont distingués des Néraales par leurs antennes de cinq à huit articles terminés brusquement par un bouton. Les Scbyzocères, Ptilics et Uylolomes n'ont que trois articles distincts aux antennes; le genre Cladie a les anteunes rameuses dans les mâles; eufiu les Alhalies en ont de dix à quatorze, et les Ptérygophores et Lophires seize et plus. La lêle des Némates est transversale; les yeux sont très-grands, et on voit sur le verlex et eutre eux, trois petits yeux lisses, disposés en triangle; les antenne* sont presque aussi longues que le corps; leurs deux premiers articles sont très-courts, et les autres cylindriques et allant en diminuant d'épaisseur; la lèvre supérieure est coriace, échancrée ou arrondie à sa partie antérieure et ciliée; les mandibules sont cornées, arquées, creusées intérieurement, aigues à leur extrémité et munies d'une forte dent vers leur base interne; la trompe est courte, formée de trois pièces dont les deux latérales, qui tiennent lieu de mâchoires, sont courtes, coriaces, entières; la pièce du milieu est un peu avancée, membraneuse et Irifide; les palpes maxillaires sont une fois plus longues que les inférieures; elles sont composées de six articles diminuant d’épaisseur; le corselet est arrondi, inégal ; l’abdomen est presque cylindrique ; les pattes sont de longueur moyenne et ne présentent rien de remarquable. Les larves ont vingt pattes dont six écailleuses et quatorze membraneuses.
NEmate do Sagle. A cmatua Salicis, Jur.; Tenthredo Salicis, Fabr. Elle est jaune; sa tête et son corselet sont noirs en dessus; ses ailes ont un point noir. Taille, cinq lignes. Europe.
> NÉMATE. xin. Hauy a donné ce nom à une Roche
NÉÜ
fibreuse que Ton rapporte assez généralement à l'Obsidienne, et qu'il regardait comme constituant une espèce différente.
NÉMATOCÊRE. Aeuiatocera. 159. Genre de l'ordre des Diptères, famille des N’émocères, tribu des Tipulaires. division des Terricoles. établi par Meigeit et ainsi caractérisé : tète petite; front large; bec court; trompe peu saillante; palpes courbées, de quatre articles égaux; antennes subsétacées, de six articles, le premier cylindrique, le deuxième cyathiforme, les quatre autres longs et égaux; yeux ovales; abdomen déprimé; pieds menus; balanciers découverts; ailes couchées; deux cellules marginales, la première fermée. une sous- marginale petite, deux discoïdales, quatre postérieures. Le genre Némalocère et le genre Anisomère de Mcigcn (Hexatoma, Lalr. ) se distinguent de tous ceux de la division des Terricoles, parce qu'ils sont les seuls qui aient les antennes composées de six articles; ces antennes sont aussi longues que celles des genres voisins; mais cela n'a lieu que par la longueur des quatre derniers articles. Ces insectes ont beaucoup de ressemblance avec ceux du genre Dixa ; mais ils en diffèrent par le nombre des articles des antennes et par les nervures des ailes.
NEmatocEre xoi RF.. Xernatoccra nigra , Mcigen; Hexatoma nigra, Latr. Elle est longue de quatre lignes et demie, noire; son front a deux tubercules, et ses ailes sont légèrement obscures, avec les nervures noires. Elle se trouve en Europe.
NÉMATOCÈRESou FILICORNES. ms. Duméril donne renom à une famille de Lépidoptères qui renferme les tribus des Bomhyciles et des Faux-Bombyces de Latreille. y. ces mots.
NÉMATODE. Aematode*. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Serricornes. tribu des Élatérides. établi par Latreille (Fam. nalnr. du Règne Anim.). Ces insectes diffèrent des Eucnémides parce qu'ils n'ont point de rainure sur les bords latéraux du corselet, et des Lissodes. parce qu'ils n'ont point les tarses munis en dessous de pelotes. Le type de ce genre est VUlatet filutn de Fahricius.
NÉMATOGONE. Aematogonum. bot. Genre de Cryptogames de la famille des Uyphoroycète*. institué par Pcsmazières avec les caractères suivants : flocons droits ou couchés, simples nu subrameux, septés ou articulés; articles allant en grossissant vers la partie supérieure; sporidies vaguement éparses, nues, sans appendicnle. simples, non agglutinées sur le (balle. Ce genre se place dans l'ordre des Bissoïdées. division des Sporntrichées, à côté des genres Sporotrichutn et Alyttoporium. Il se distingue du premier par ses flocons colorés, du second par ses sporidies libres, et de tous deux par les nodosités ou articulations renflées de ses filaments.
NEhatogoni orange. Aematogonum aurantiacum, liesm. Cette espèce charmante sert de type au genre; elle se développe en automne et en hiver sur l'écorce des branches sèches de plusieurs arbres. Vue au microscope, ses filaments, d'un rouge orangé, sont trèsgros et presque hyalins ; ses sporidies. assez nombreuses, ne paraissent pas toujours exactement ovales, et
7 BICT. RRS SCI R NCR» NAT.
l'on remarque qu'elles sont quelquefois inégales en grosseur. Europe.
NEMATOGONUM.BOT.Syn.de Nématogone. J'.ceinot.
NÉMATOIDES. int. liudolpiii nomme ainsi le premier ordre des Intestinaux renfermant les Vers : à corps cylindrique, élastique, avant un canal intestinal complet, terminé en avant à la bouche, et en arrière à l'anus; les organes génitaux sont distincts et séparés sur des individus différents. Cet ordre très-naturel, réunissant les Entozoaires les mieux organisés, comprend les genres Filocapsulaire. Filaire, Tricliosome. Tricboccphale, Oxyure. Cuciillan, Piroptère, Plivsaloptère. Strongle. Ascaride, Ophiostome et Liorhynque. y. ees mots.
NÉMATODE. A ematopun. ins. Genre de l'ordre des Hémiptères, section des Uétéroplères, famille des Géocorises, tribu des Longilabres, établi par LatreilJe (Fam. nal. du Règne Arum.) avec les caractères suivants : antennes très-menues, de la longueur du corps; leur dernier article est cylindrique, de la grosseur du précédent ou plus menu, aussi long au moins que lui; rostre très-court, recourbé, atteignant par sa longueur l'origine des pieds intermédiaires; tète transversale, arrondie en avant, point rétrécie en arrière; yeux saillants; corselet élargi postérieurement, presque plan; corps allongé ; cuisses postérieures souvent un peu élargies, ordinairement dentelées; premier article des tarses assez allongé, le crochet inséré dans une membrane. Ce genre est nombreux, et toutes les espèces qui le composent sont exotiques.
Neiatope nerveux. Aematopun nerrotut , Delap. Il est d'un vert noirâtre; la partie postérieure du corselet et l'écusson sont bordés de blanc; la partie membraneuse des hémélylres est d'un cendré clair, à quatre nervures blanches; les pieds sont ferrugineux, de même que les trois derniers articles des antennes; les cuisses postérieures ont trois épines et les Jambes une seule, placée vers le milieu. Taille, onze lignes. Du Brésil.
NEiatope ponctue. A ematopun puuctatus. Il est d'un brun orangé, avec l'extrémité de l'écusson jaune; la membrane des hémélylres est très-finement ponctuée. Brésil.
NÉMATOPLATE. Aematoplata. zool. ? bot .? (Arthrodiées.) Genre de la famille des Fragillariées, établi par Bory S'-Vmcent. et dont les caractères sont : segments (frustuli, Agardb ) affectant depuis la forme linéaire jusqu'à la plus voisine du carré. disposés parallèlement, de manière à former d'assez longs filaments simples, fragiles et comprimés, qui, lorsqu'ils viennent à se désunir, ne le font jamais par fractions aussi voisines de l'unité que les Dialomes ou que les Achnantes, et ne demeurent pas régulièrement fixés angles à angles. Encore dans lin grand étal de simplicité, ces êtres sont translucides, à peine colorés par un peu de matière verte ou par une teinte cbatain plus ou moins foncée , demeurant comme de verre, quand , par leur brisement, les corpuscules colorants s’en sont échappés. Les eaux douces, aux lieux frais et sombres, en nourrissent plusieurs espèces qui s'appliquent étroitement aux doigts quand 011 les y prend. 1» A emaiopiata broHchialis, B.; Coitferva, Roth, Coi. Bot., 1.
JÉH
p 186; Cou ferra pectinalis , Mull., Not. Jet. Petr., I. m, (al). I, fig. 4-7 ; Diatonia ftoccosmn, l>e Garni.. Flor. Franç., p. 116; Mougeot, Stirp. Fog., n° 008. 2° Xematnptata argentea, B.; Fragitloria hyemalis, Lyngh. , Tent., p. 185, t. 63, b. fig. 1, 2, 3, 4 (seulement en excluant le synonyme de Roth). Celle-ci. qui se trouve en automne, mais non en hiver, est couleur de capucin dans l’eau, et ressemble A de la poudre d’argent ou de nacre quand elle est desséchée. 3® Nematoplata subquadrata , B.; Con ferra hyemalis , Roth. Coi., 2. p. 205; les figures 3 et 6, i, de Lynghye, conviennent à cette espace que le savant danois a confondue avec la précédente. Il est aussi des Nématoplates marins, tel que le rnndata, B., qui est le Fragillaria striatula, Lyngh., tab. 63, a; il croit sur les Laminaires en petites touffes.
NÉMATOPODES. A ematapoda. aoiL. Le sous-type des Mollusques Malenlozoaires de Blainville est partagé, dans son Traité de Malacologie, en deux classes : les Néüatofodes (Cirrhipodes. Lnmk. F. ce mot), et en Polyplaxiphores (genre Oscabrion. L.). Celle classe des Nématopodes est elle- même subdivisée en deux familles, les Lépadiens et les Balanides. Les Lépadiens répondent au genre Lepas de Bruguière. Anatife des auteurs, et renferment les genres suivants : Gymnolèpe, Pentatèpe. Polylèpe et Litholèpe (F. ces mots). La famille des Balanides se rapporte au genre Ralane de Rrnguière; elle se partage en deux sections : dans la première, où se trouvent les genres Ralane, Ochthosie, Conie, Creusie et Chtliamale, l'opercule est articulé et plus ou moins vertical; dans la seconde section l'opercule n’est point articulé, et il est plus ou moins horizontal. Celte section ne contient que le genre Coronulelui seul, divisé en cinq groupes, parmi lesquels se remarque le gpnre Tubicinelle de Lamarck.
NÉUATORE. Nematora. bot. Genre de Lichen de la tribu des Squammariées épi phy lies, institué par le professeur Fée qui lui donne pour caractères : apolhécions arrondis, très-noirs, épars A l'extrémité des ramilles sur un lhailus hyssolde, divisé en filaments ou expansions divergentes, nodulées. obtuses et renflées à l’extrémité. On ne connaît encore qu'une seule espèce de ce genre, elle a été observée sur les feuilles de différents arbres qui croissent aux Antilles.
19ÉMATOSPERME. Nematospcrmum. dot. Genre établi par Richard père (in Jet. Soc. nat. Paris., 1, p. 105} sur une plante qui avait été rangée parmi les Piper par Bcrgius. Le nom de Lacistema ayant été donné au même genre par Swartz, cette dernière dénomination fut adoptée par Vahl, Persoon , Kuntli, Martius et la plupart des auteurs. Ce genre appartient à la Monandrie Nonogynie, L., et parait devoir être placé dans les Urticécs. Martius (No v. G en. Plant. Drasil. ) le considère comme type d’une nouvelle famille à laquelle il donne le nom de Lacislemées (Lacistcmit) et qui fait, selon lui. partie d'un ordre qu’il nomme lîrlicacées. Cependant Kunlli (Synops. Plant. Orbis nori., vol. îv. p. 264) qui l’a décrit plus amplement que tous les autres botanistes, regarde encore sa place comme incertaine, et lui assigne les caractères suivants : chatons imbriqués, cylindracés; écailles uni-
flores, très-larges; fleurs sessiles, toutes hermaphrodites. une ou deux fructifères parmi les supérieures, les autres avortées; calice très-petit, divisé profondément eu quatre parties lancéolées, obtuses, presque dressées, accompagnées de deux bractées linéaires plus longues que l'écaille. Dans deux espèces brésiliennes le calice offre de cinq à huit parties étroites, linéaires, scarieuses, selon Auguste Saint-Hilaire qui aura peut-être confondu les bractées avec quelques-unes des divisions propres au calice; nectaire cupuliforme, entier; étamine unique, insérée sous l'ovaire, composée d'une i anthère continue avec le filet, émarginée, bilohée. à loges distantes, déhiscentes longitudinalement; ovaire supère, sessile, presque globuleux, uniloculaire, renfermant six ovules quelquefois réduits à un nombre moindre, pariétaux, ascendants; style à peine distinct, surmonté de trois stigmates petits, suhulés et étalés. Le nombre des stigmates est sujet à variation ; il est de deux selon Swartz, et de quatre selon Ronpland; fruit hacciforme, stipilé, obové-ohlong. uniloculaire, irrégulièrement bivalve, renfermant une ou deux grai lies oblongues, suspendues à un long cordon ombilical, et munies d'un embryon dicotylédoné sans albumen.
Ce genre renferme des arbres dépourvus d’épines ou I de poils piquants; leurs feuilles sont alternes, entières.
I membraneuses, et à veines réticulées; les stipules sont | péliolaires. géminées et caduques; les fleurs forment des chatons nombreux, groupés par paquets dans les j aisselles des feuilles. On n’en connaît qu’un petit nombre d'espèces qui croissent toutes dans les climats chauds de l'Amérique méridionale. Celle qui doit être ^ considérée comme type du genre, est le Nematospcrmum lœrigahtm . Rich.j Lacistetna myricoides , Vahl; Piper aggrvgntum , Bergius et Rudje, Plant. j Gnian., p. 9. tab. 4.
| NEMATOSTIGMA. but. Le genre institué sous ce nom par Dielrich et qu'adopta Willdenow, ne difFére nullement de celui précédemment nommé Libertin par Sprengel. F. Libektie.
NÉHATOURES oc SÉTICAUDES. ms. Duméril donne ; ce nom A une famille d'insectes Aptères, qui correspond 1 à l’ordre des Thysanoures de Latreille.
NÉMAPCHKNES. bot. Genre de la famille des Synan thérées, Chicoracées de Jussieu, et de la Syngénésie égale. L.. établi par H. Cassini (Bullel. de la Société Philomal., mai 1818. p. 77) qui l’a caractérisé ainsi involucre ovoïde ou presque campanulé. composé de folioles sur un seul rang, égales, appliquées, presque lancéolées ou oblongues, obtuses . membraneuses sur leurs bords, foliacées au sommet, concaves, gîlibeuses. très-épaisses, hérissées de vernies ou de tubercules coniques ou spinescents dans leur partie inl férieure ; à la base de cet involucre. Il y a cinq folioles i surnuméraires sur un seul rang, larges, ovales, et | presque entièrement membraneuses. Réceptacle plan, i fovéolé, garni de poils courts et rares. Calathide rotn posée de demi -fleurons nombreux, hermaphrodil*-» ; et disposés en rayons. Akènes intérieurs oblongs, un peu cylindriques ou comprimés, présentant des côte* où l’on observe des aspérités, surmontés d’un col long, filiforme, portant une aigrette blanche, composée de
poils légèrement plumeux; akènes de l’extérieur ou des bords étroitement embrassés par les folioles de l’involucre, très-comprimés des deux côtés, ovales, ohlongs, pubescents, dépourvus de col, munis sur l'arête intérieure d'une bordure en forme d’aile membraneuse, qui se prolonge au-dessus de l’aréole apicilaire,en une corne suhuléc; l’aigrette qui les surmonte est un peu plus plumeuse que celle des akènes intérieurs.
Le genre Nemauchenes est voisin du Zucintha et du Gatyona. II diffère du premier par ses akènes intérieurs munis d’un col filiforme, du second par son involucre hérissé de verrues et son réceptacle garni de poils fimbrillaires. C’est aussi par le caractère de l’invotucre qu’il diffère de VHottfa de Mcench, lequel, en outre, ofFre quelques différences dans la structure de ses fruits. L’auteur avertit qu’il faut surtout prendre garde de le confondre avec le Medicusia de Mœnch, attendu que ce dernier genre a été placé par cet auteur près du Picris, dans une division qui a l’aigrette plumeuse; mais en décrivant l’aigrette des fruits intérieurs du A ’emauchenes, comme composée de squamtneltu les un peu barbellulces, et celles des fruits marginaux comme étant encore plus barbetlulèes , n’est -ce pas dire que ces aigrettes sont légèrement plumeuses? C’est ainsi que semble devoir être traduit le langage scientifique de Cassini, cl s’il n’y a pas erreur en ce point, il faudra bien admettre que la différence signalée par ce savant botaniste entre le Medicusia et le J Xetnavchenes est complètement nulle.
Deux espèces constituent le genre Nemauchenes; elles ont été nommées A emauchenes aculeata et Aefuauchenes inermis. La première est le Crépis aspera, L., plante herbacée, presque glabre, dont la tige flexueuse, rameuse, est garnie de poils piquants. Les feuilles sont alternes, sessiles. demiamplexicaules, sagittées et irrégulièrement dentées ou découpées; les inférieures sont grandes, oblongues-obovales, bordées de petites dents spinuliformes. Les calalhides nombreuses, de couleur jaune. forment unepaniculc corymbi forme et terminale. Cette plante croit dans l’Orient et dans la Sicile. Le Nemauchenes inermis, nommé d’abord par l’auteur Nemauchenes ambitjua, se distingue principalement de la précédente par sa lige non hérissée d’aiguillons et peu rameuse, et par ses calathides peu nombreuses.
NÉMAZOA1RES. i»r. Nom donné par Gaillon à des animalcules simples et libres qui. selon lui. ont la faculté de s’agglutiner au moyen d’une mucosité exsudée de leur corps, de manière à prendre la forme filamenteuse de certaines Hydrophytes.
NËMAZOONF.S. inrr. Même chose que Némaioaires.
NÊMÈDRF.. Nemedrœ. bot. Genre de la famille des Mitiacées, institué par A. De Jussieu qui lui a donné pour caractères essentiels : calice à cinq lobes courts et obtus ; cinq pétales connivenls, quinconciés, concaves; huit à dix étamines dont les filaments sont soudés en un tube urcéolé et presque entier, proéminents dans leur partie inférieure, striés supérieurement et portant un même nombre d’anthères incluses, dressées et se groupant en pyramide; stigmate «essile,
ovoïde, terminé par trois lobes; ovaire à trois loges renfermant chacune un ovule ascendant.
Néièube titAGNolDE. Nemedra elœagnoides , Juss. Folioles au nombre de trois ou cinq, presque opposées, lancéolées, brillantes en dessous; fleurs serrées, réunies en panicules axillaires et terminales. De la Nouvclle-Ilollande.
NÉMERTE. Nemertes. ibt. Cuvier a nommé ainsi, et rangé provisoirement parmi les Vers intestinaux cavitaires, un Ver à corps filiforme, cylindrique, extrêmement allongé, mou et contractile, que l’on trouve assez fréquemment sur les côtes lors des grandes marées ; il est caché sous les pierres et insinue, dit-on. son extrémité antérieure dans les Anomies pour les sucer. Monlagu a fait de ce Ver un Gordius, Sowerhy un genre particulier qu’il nomme Sineus, Ocken et Schweigger le nomment Borlasiae lie rangent parmi les Annélides. Il est de couleur brune, quelquefois marqué de lignes noirâtres, longitudinales; il se casse facilement; sa surface est lisse et sans traces d’articulations, excepté quand il se contracte fortement, que l’on aperçoit des plis transversaux presque réguliers. Son extrémité antérieure présente une petite pointe mousse, percée d’un petit trou qui est la bouche; en arrière le corps plus épaisse termine par une sorte de ventouse; l’intestin traverse toute la longueurdu corps ; il existe autour de ce canal un autre conduit que Cuvier regarde comme destiné à la génération; il vient aboutir à un tubercule situé au bord de l’anus. Ce genre ne renferme qu’une espèce qui parvient à une longueur de trois à douze pieds, et que Cuvier nomme Nemertes borlasii.
NËMERTÉSIK. Nemcrtesia. polyp. Genre de l’ordre des Serlulariées, dans la division des Polypiers flexibles, ayant pour caractères : polypier phytofde, corné, garni dans toute son étendue de petits cils poiypifères, recourbés du côté de la lige et verticillés; cellules situées sur la partie interne des cils. Les Némertésies, que Lamouroux sépara le premier des Serlulaires. ont un aspect et une structure toute particulière qui les font distinguer au premier coup d’œil ; leurs tiges, de nature cornée, assez grosses, simples ou rameuses, sont creuses à l’intérieur et couvertes extérieurement de nombreux cils cellulifères, verticillés, ordinairement au nombre de six ou huit sur chaque verticille. Les cils, capillaires, ascendants, articulés, recourbés du côté de la lige, portent à leur cdlé interne seulement de petites cellules à peine saillantes et en nombre égal A celui des articulations de chaque cil ; les ovaires petits, ovalaires, à pédicule court, naissent du point d’insertion des cils sur la tige. La grandeur des Némerlésies varie de deux ou trois pouces à un pied et au delà ; elles ne sont point parasites sur les plantes ou sur les autres Polypiers; elles naissent sur les pierres ou les vieilles coquilles par une multitude de filaments capillaires, tubuleux, contournés et diversement ramifiés. Elles se trouvent dans les mers d’Europe. Ce genre renferme les Nemertesia antennina, Janini et ratnosa qu’on trouve dans les mers, et dont les pécheurs rapportent souvent dans leurs filets de très-grands individus qui se conservent parfaitement dans l’herbier.
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NËMËSIE. Semetia. bot. Ventenal ( Jardin de la Malmaison, tai». 41} a établi sous ce nom un genre aux dépens des A nlirrhinum de Linné. Ce genre. qui appartient comme celui-ci à la famille des Scrophularinées, el à la Didynamic Angiospermir, L., offre pour caractères essentiels . uri calice ù cinq divisions profondes, lancéolées, aigues; une corolle en masque, munie à sa base d'un éperon court, obtus ; quatre étamines didyuames; un ovaire supérieur, surmonté d'un style; une capsule biioculaire, comprimée, tronquée, s'ouvrant longitudinalement jusqu'en son milieu en deux valves; graines linéaires, nombreuses. Ce genre fait le passage des Mufliers aux Linaires, mais il est encore plus rapproché des premiers, et aux yeux de plusieurs botanistes, il ne méritera pas d'eu être distingué, puisque les Mufliers offrent aussi un renflement, peu saillant il est vrai, à la base de la corolle. Dans les Némésîes, ce renflement est plus allongé; ainsi ce caractère ne se fonde que sur un peu plus d'amplitude dans un organe qui a la même forme chez l'un et l'autre genre. L’épernn des Linaires ne doit pas être considéré de la même manière; il est très-grand, courbé et terminé en pointe; d'ailleurs, les espèces de Linaires ont un faciès un peu différent de celui des vrais Mufliers.
IS tNÊsiE fuahtb. Aemesia fœtens, Venlenat. Arbuste d’une odeur désagréable, dont les liges sont droites, très-rameuses, garnies de feuilles linéaires, lancéolées, aiguü». el presque qualernées, les inférieures un peu dentées el portées sur un court pétiole, les supérieures sessiies, entières. Les fleurs forment des grappes courtes, peu fournies, terminales el munies de bractées pu* bescenles. Leur corolle est d'un gris blanchâtre. veinée de pourpre, marquée dans l'intérieur, d'une tache jaune orangée. Cet arbuste croit au cap de Bonne Espérance, ainsi que le Aemesia chatnœd ri folia, Vent., ou Antirrkinum macrocarpum, Vahl. L'auteur du genre y rapporte en outre les Aniirrhinum bicorne el longicorne.
NE.MESTR1NA. un*. Synonyme de Maiinon.
fxtMES TK1NE. Aemeslrina. ms. Genre de l’ordre des Diptères, famille des Tanystoines, tribu des Anlhraciens, établi par Latreilie, et ayant pour caractères : antennes très-distantes, composées de six articles, dont trois assezgros. Trompe longue, droite, avancée, formée de cinq pièces; soies d'inégale longueur; deux aussi longues que la lèvre supérieure, une un peu plus courte. Deux palpes filiformes, recourbées. Ailes ayant beaucoup de nervures et ordinairement réticulées. Ces insectes diffèrent des Anthrax et antres genres voisins par leur trompe qui est bien plus longue que la télé, tandis qu'elle est plus courte dans ces derniers; les Mulions de Latreilie, ou Cylliérées de Fahricius. en diffèrent par les palpes el par les antennes; enfin les Némestrines se distinguent de tous les autres genres de la tribu par leurs ailes qui ont, dans le plus grand nombre des espèces, leur extrémité chargée de nervures très-fines et très- nombreuses, composant un réseau. Les Mémeslrines habitent les pays chauds; ce sont des insectes assez rares : leur corps est moins velu que celui des Boinhyles ; le corselet est presque cylin-
drique. peu convexe. La tète est aussi large que le , corselet, un peu conique à l'origine de la trompe, munie sur le vertex de (rois petits yeux lisses, el sur les côtés de deux grands yeux à réseaux, fort distants l'un de l'autre dans les deux sexes. Les antennes sont com- I posées de six articles dont trois sont assez gros : le premier est fort court, le deuxième presque globuleux;
! le troisième, un peu plus gros el plus long que les deux 1 autres, est terminé en pointe; les trois autres ressent 1 bleui à un fil menu; le dernier est le plus long des trois. Ces antennes sont beaucoup plus distantes l'une de l'autre que dans aucun autre genre de Diptères : elles sont insérées fort près des yeux. La trompe est aussi longue que la moitié ou les deux tiers du corps ; elle est déliée, pointue et portée en avant, un peu inclinée ; elle est composée d'une gaine, de trois soies et de la langucile. A la base inférieure de la trompe sont insérées deux palpes filiformes. Inarticulées, qui se relèvent un peu et viennent sc coller coutre la partie latérale un peu supérieure de la gaine. Les ailes sont grandes, ordinairement ouvertes et étendues par les côtés. Les balanciers sont longs, fort minces, cl ler- I minés par un très-petit bouton. Les pattes sont assez longues, un peu grêles : le premier arliclc de leurs I tarses est long, les trois suivants sont courts, presque égaux, el le dernier est terminé par trois pelotes assez longues, égales, et par deux crochets assez forts.
[Sêhestrihk kéticcUe. Aemeslrina rcticulala , Lalr. Elle est longue de près de sept lignes; son corps est noir, mais couvert d'un duvet cendré, avec quel- | ques lignes plus claires sur le corselet. L’abdomen est noirâtre, avec le premier anneau, le bord des autres, line tache au milieu du deuxième, une autre sur le troij sième, qui manque quelquefois, d'un gris très-clair.
Les cuisses sont noirâtres, avec leur extrémité, ainsi ' que les jambes et les tarses, fauves. Les ailes sont vitrées et réticulées à l'extrémité; elles ont une teinte obscure à la base jusqu'aux deux tiers de leur longueur. En Egypte.
NËMOCÉPilALE. Aemoce/dtalus. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Télramèrcs, famille des Rincbopbores, tribu des Brentidcs, mentionné par Latreilie (Fam. nal. du Règne Aniui.), et différant des Brentes, parce que la tète est fixée au corselet presque immédiatement après les yeux, sans rétrécissement postérieur el graduel, cl par leurs antennes qui sont inonili formes. Ce genre n'a point été adopté par Schoon herr, dans sa Monographie des Curculionides.
NENOCÈRES. A emocera. ins. Famille de Diptères : renfermant les seuls insectes de cet ordre qui aient les antennes composées de quatorze ou seize articles. Celte I famille renferme les genres Culcx et Tipula de Linné.
NÉMOGLOSSATES. ns. Latreilie a donné ce nom à 1 une division de l'ordre des Hyménoptères, qui répond au genre Apis de Kirby, ou à sa tribu des Apiaires. y. ce mot.
NÉMOGPiATHE. Aemognatha. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des lléléromères, famille des | Canlharidics, établi par llliger, el ayant pour caractères : antennes filiformes, plus courtes que le corps. 1 composées de onze articles presque égaux; quatre