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NÉL
Ntl» bourse ne mer. A eis corrigera , Zool. de la Coquille, p. 10, pl. 10, fig. 3. Elle est molle et se brise aisément; sa face plane est colorée en un blanc byalin, couvert de vésicules entre-croisées, d'un jaune mordoré, varié de jaune clair; les cils sont fortement irisés; les lèvres contractiles de la grande ouverture sont presque toujours en mouvement. Elle habite le golfe de Port-Jackan sur les eûtes de la Nouvelle-Galles du sud.
NÉITHÉE. Aeilheo. conçu. Dans les Annales de la Société Liunéenne de Paris, 1834. Drouet a publié un Mémoire sur un nouveau genre de la famille des Arcacéei; il nomme ce genre Néilhée, et le considère comme voisin des Nucules; il propose de le placer, dans la série, près de ce genre, pour établir son passage avec les Trigones.
NEJE. A'eja. bot. Genre de la famille desSynanlbérées, tribu des Aslérotdécs, institué parD. Don, qui lui assigne |>our caractères : capitule multiflore, bétérogame; Heurs du rayon disposées sur un, deux ou trois rangs, femelles, en languettes étroites ; celles du disque à cinq dénis et hermaphrodites; réceptacle plan, à fossettes; involucre largement hémisphérique, imbriqué de trois rangs d’écailles lincari-suhulées; corolles extérieurement papilloso-pileuses; stigmates du rayon obtus et lisses, ceux du disque sont aigus et velus; akènes lineari-oblongs, comprimés, velus ou soyeux; aigrette double : l'extérieure courte, à paillette étroite, l'extérieure plus longue, poilue et scabre. Les A eja sont des arbustes de l'Amérique, hispides, à poils assez longs; leurs rameaux sont entièrement garnis de feudles ou nus au sommet et monocéphales. De Caudolle en décrit sept espèces qu'il répartit en trois sections. Leurs fleurs sont jaunes.
NKK BONITE. ai". V. NEcroxite.
NELEA. bot. (Théophraste.) Synonyme de Tribulus 1er retins, f'. Herse.
NELENSJA. bot. E. Exslexie.
NÉLEl S. cbcst. Genre voisin des Palémons, proposé par Rafflnesque dans son Précis des Découvertes et Travaux soiniologiques, publié en 1814.
NELICÜtRVI. ois. Espèce du genre Tisserin. E. ce mot.
NÉL1TRE. A etitris. bot. (Gærlner.) Synonyme de Décasperme. E. ce mot.
NÉL1TTE. bot. E. ÆscBinoRtRi.
NÊLOC1RE. Nelocira. cbust. Genre de l'ordre des lsopodes, section des Aquatiques, famille des Cymotboadés, établi par l.caclt et ayant pour caractères : longueur des antennes inférieures surpassant la moitié de celle du corps; post-abdomen de cinq segments; yeux granulés; petite lame externe des appendices ventraux postérieurs plus grande et plus large que l'interne, tronquée obliquement à son extrémité. Les Crustacés de ce genre se distinguent des Eurydice! auxquels ils ressemblent beaucoup, par leurs yeux qui sont granulés, tandis qu'ils sont lisses dans ces derniers; des Cirolanes, qui ont six segments à l'abdomen.
Nélocike dsSwairsoîi. Nelocira Swamsoni, Leach, De$m., Cons. sur les Crusl., etc., pl. 48, fig. 3. Longue de près de cinq lignes ; corps oblong, lisse, ponctué;
alnlomcn ayant le dernier article triangulaire; les cotés légèrement arqués; la pointe arrondie. Dans la mer de Sicile.
NÊLOMYDE. A elomys. mai. Genre de l'ordre des Rongeurs que Geoffroy St. -Hilaire a établi récemment aux dépens du genre Echimys pour les espèces qui ont été déjà décrites sous les noms é'Echimyt cristatus, Echimys didelphoides, et quelques espèces nouvelles qui sont : A elomys BlaintiUii , A 'elomys armatuse i A elomys scmi-tillosus. Celle dernière espèce a la queue écailleuse, cxceplé la base, parsemée de poils fauves ; le corps est d'un brun roussàlre, tiqueté de jaune, avec le dessous plus clair; des piquants médiocrement forts sur le corps, d’autres plus faibles, mais encore très-roides et aplatis sur la léte. Taille, quatorze pouces dont la queue forme la moitié. De la Nouvelle-Grenade. Les Nélomydes ont les màchelières en haut composées de deux lames, l'antérieure simple, la postérieure en forme de V simple. Ce sont des animaux lourds, hideux, à museau gros, à oreilles et pieds courts, à queue velue, à poils roides mais non piquants. Ils vivent dans les trous de roche, entrent dans les habitations où ils se cachent et font de grands dégâts. Selon Lund (Coup d’œil sur les Mammifères du Brésil), deux espèces sont très-communes au Brésil; ce sont celles qu’il a nommées A 'elomys antricola et A elomys suicident.
NELSON1E. Aelsonia. bot. Genre de la famille des Acanthacées et de la Décandrie Nonogynie, L., établi par R. Brown ( Prpdrom . E/or. Aor. -Holland., p. 480) qui l'a ainsi caraclérisé : calice inégal, à quatre divisions profondes; corolle infundibuliforme , dont le limbe est quinquéfide. un peu inégal; deux étamines anlérifères, incluses; loges des anthères divariquées, insérées au même point {inseï tiune œquute*)-, point d'étamines stériles; capsule sessile, dont la pointe est élastique, la cloison adnée, et les loges renfermant plusieurs graines sans crochets. Le genre Aelsonia est formé sur quelques espèces de Jusiicia des auteurs, telles que les Jusiicia canetcens , hirsula , oriyanoides et nummularicrfolia de Vahl. Il se rapproche de VE/ylraria par ses graines dépourvues de crochets; mais il s'en distingue par l'absence de filets slaminaux stériles, par la forme des anthères et surtout par le port. Outre les espèces de Jusiicia , citées plus haut , et qui croissent dans les contrées tropicales de l'ancien monde, le genre Aelsonia comprend deux plantes de la Nouvelle-Hollande, que Brown a nommées Aelsonia campent ris et Aelsonia rotundifolia. Kunth (A'or. Gen. et .s p. Plant, œquin., 3, p. 234) en a décrit une autre de l'Amérique méridionale, sous le nom de Aelsonia albicans. Les Nelsonies sont des herbes à liges diffuses, pubescentes, blanchâtres. Leurs feuilles sont larges el entières. Les fleurs sont petites, à corolle blanche ou purpurine, disposées en épis terminaux, épais, et accompagnées de bractées larges et opposées.
NÉLIIMBIACÉES. A elumbiacew. bot. Le genre Nélumbo dont il est question dans l’article suivant, a été rangé par Salisbury, De Candolle el plusieurs autres botanistes, dans la famille des Nymphéacées. 11 est
vrai que si l’on s'en rapportait uniquement au port et , à l'aspect extérieur de la fleur, on serait tenté d'imiter Linné, qui a même réuni en un seul les genres Nymphtea et Nelutnbium . Mais quand on examine la structure des pistils, leur disposition générale et surtout l'organisation des graines, on aperçoit entre ces deux genres les différences les plus tranchées. Ainsi, au lieu d’un ovaire globuleux unique, a plusieurs loges séparées par des cloisons membraneuses et contenant chacune plusieurs ovules, on trouve dans le Nelumhiiim plusieurs pistils uniloculaires, inonospermes , A demi enfoncés dans un réceptacle particulier, en forme de pomme d'arrosoir. Les graines n'offrent pas moins de différences. Ainsi, dans les Nénuphars, l'embryon est très- petit, placé à la partie supérieure d'un endospertne charnu. Dans les Nélumhos, point d'endosperme, et l'embryon est accompagné de deux appendices charnus, hémisphériques, naissant des côtés de la radicule dont ils sont une véritable dépendance, et recouvrant le cotylédon, que l'on ne peut apercevoir qu'en les écartant l'un de l'autre. Ces caractères ont porté A. Richard à considérer le genre Nélumbo comme formant le type d'un petit ordre voisin, mais distinct des Nympbéacées. V . ce mot.
NÉLUMBO. Nelutnbium . bot. Ce genre, établi par Tournefort, réuni par Linné au N ytnphœa, reproduit de nouveau comme genre distinct par Jussieu, Gærtner et tous les botanistes modernes, a reçu de Salishury le nom de CyamuM, qui n'a pas été généralement adopté. Il se compose d'un petit nombre d'espèces, dont deux surtout ( Nelutnbium speciotum et Nelumbium lu teurn, Michaux) sont mieux connues que les autres. Ce sont de grandes et (telles plantes croissant au milieu des eaux douces, et qui par leur porl ressemblent absolument aux espèces de Nénuphar, qui parent la surface des lacs et des fleuves d'Europe. Leur tige est une grosse souche charnue, horizontale, rameuse, rampante, d’où s’élèvent, portées sur de longs pétioles nus et cylindriques, de grandes feuilles ombiliquées et étalées à la surface des eaux. Les fleurs qui par leur grandeur et leur éclat peuvent être comptées au nombre des plus belles du règne végétal , sont solitaires au sommet d'un long pédoncule, qui les élève ainsi au niveau de l'eau où elles viennent s’épanouir et se féconder. Le calice se compose de quatre à cinq sépales, la corolle d'un grand nombre de pétales caducs, disposés sur plusieurs rangées et insérés, ainsi que les étamines, à la base du réceptacle. Les étamines sont aussi en grand nombre, également disposées sur plusieurs rangées ; elles se composent d’un filet cylindroïde terminé par une anthère très-allongée, lélragone, aduée, à deux loges opposées, s’ouvrant par un sillon longitudinal el surmontée d’un appendice recourbé qui semble être la continuation du sommet du filet. Le réceptacle ou disque au-dessus du point d’insertion des étamines est très-dé veloppé cl prend la forme d'un cône renversé. Son sommet, qui représente la base du cône, est percé d'alvéoles profondes dont le nombre varie de huit à trente. Chacune d’elles renferme un pistil qui y adhère seulement par sa base, et est libre dans le reste de sa surface; il se compose d’un ovaire ovoïde.
uniloculaire, contenant un seul ovule pendant de son sommet. Le style, qui est très-court, se termine par un stigmate entier, légèrement déprimé. Ces deux parties sont les seules saillantes au-dessus de la surface du disque. Après la fécondation, ce dernier organe prend de l’accroissement et s’élargit beaucoup dans sa partie supérieure où sont logés les fruits. Chacun d’eux, qui est ovoïde ou globuleux, de la grosseur d'une noisette, d'abord adhérent au fond de son alvéole, finit par s'en détacher cl y devenir libre et mobile. Parvenu à sa maturité, il offre encore à son sommet un petit tubercule formé par le style et le stigmate, el latéralement un autre tubercule beaucoup plus petit, qu'on aperçoit également sur le pistil. Le péricarpe est dur. coriace, peu épais el tout à fait indéhiscent. La graine qu’il contient a la même forme que lui, cl elle est renversée.
J Son tégument propre est mince, membraneux cl adhé- ! rent avec l'amande. Celle-ci se compose uniquement i de l'embryon, dont on décrira plus bas la singulière I organisation. L’embryon, dépouillé du tégument propre de la graine, se présente sous la forme d’une masse charnue, blanche, semblable à l’amande d'une noisette ou d'un gland dè Chêne. Il est d’abord séparé en deux lobes très-épais, par une fenle qui descend presque | jusqu’à sa base. Lorsqu’on écarte l’un de l’autre ces ; deux lobes, qui sont intimement rapprochés, on trouve | entre eux el naissant du fond de la fente qui les sépare, un autre corps un peu comprimé, plus étroit cl à peu près de la même longueur que tes deux lobes charnus. Ce corps est parfaitement indivis et sans aucune trace de fenle ou d’incision. Si on le fend longitudinalement,
I on voit qu’il est mince, charnu, et qu’il recouvre un j autre corps formé de deux ou (rois petites feuilles j péliolées, rudimentaires et repliées sur elles-mêmes.
I 11 devient alors facile de dénommer ces diverses par- I ties. Le corps le plus intérieur, formé de feuilles ru- ! dimentaires, est la gemmule; le corps mince, charnu el indivis, est un cotylédon unique, et enfin le gros corps bilobé extérieur paraît être une dépendance de la radicule. Par conséquent l’embryon du Nélumbo est véritablement monocolylédou. Mais d'autres botanistes ne partagent pas cette opinion. Ils considè- 1 rent le corps charnu el bilobé comme deux cotylédons, et tout le corps qui lui est intérieur comme une gemmule. Mais l'analogie, ce guide précieux du naturaliste dans la recherche des rapports naturels qui lient les êlres entre eux, réunit une foule de preuves i qui. en appuyant l'explication qu’en a donnée Richard, s’élèvent avec force contre les objections qu’on y a faites. Il n'est aucun botaniste qui ne convienne des rapports intimes qui existent entre les genres Nclum bittm et Nympltœa, genres que Linné avait même cru devoir réunir en un seul. Ces deux genres sont trop voisins, pour qu’une partie aussi essentielle que l'em- I bryon n'y offre pas la même structure, ou du moins une structure fort analogue. Or voici celle que présente I l’embryon du Nymphœa : c’est un petit corps charnu, déprimé, parfaitement indivis et sans aucune fente. Si ! l’on incise ce corps, on trouve qu’il est mince el re- \ couvre un autre corps charnu profondément bilobé, et i entre les deux lobes duquel est un autre petit corps.