‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 132 sur 148 · NÉS · texte numérisé non relu

NÉS

Ni.sr.iuiK k feuilles DE Myrte. A ’escidia Myrti folia , A. Kich. C'est un arbuste très -glabre, à feuilles opposées. pétiolées, coriaces, un peu pointues; les stipules sont courtes et iulerpéliolaires; les Heurs sont axillaires, solitaires, entourées à leur base d’un calicule bidenlé. De l'ile Maurice.

NÉSÉE. A œsa. cri st. Genre de l'ordre des Isopodes, famille des Spliéroinides, établi par Leach, et ayant pour caractères : sutures du premier serment post-abdominal atteignant ses bords et les coupant ; premier article des antennes supérieures en palettes allongées, soit plus ou moins carrées, soit linéaires; appendices ventraux postérieurs, droits, passablement longs, ayant leur petite lame seule saillante ; corps ou thorax ayant l’avant-dernier article plus grand que le dernier. Ce genre se distingue du genre Campécopée de Leach par les appendices ventraux qui, dans ce dernier, sont courbés; le genre Cilicée en est séparé par les derniers segments du thorax qui sont d’égale longueur; enfin les Dynamènes et les Cymodoces ont les deux lames des appendices postérieurs du ventre saillantes, ce qui tes distingue suffisamment des Nésées.

rs'estt bidejtée. A 'œsa bidenlata, Leach; Onitcus bidentalus , Adams, Trans. Soc. Lin., t. vm, tab. 9, fig. 2. Le corps de ce Crustacé est long de six lignes, d'une couleur cendrée, légèrement strié de bleu ou de rouge, et lisse; le sixième anneau du thorax est rugueux, terminé postérieurement par deux piquants; l'abdomen est rugueux, avec son dernier anneau portant deux tubercules vers son milieu. On le trouve en France, sous les pierres et les plantes marines du littoral, A mer basse.

NÉSÉE. Aesea. folyi*. Genre de l'ordre des Coraltinées, dans la division des Polypiers flexibles, ayant pour caractères : polypier en forme de pinceau, à tige simple, quelquefois bifurquée, remplie intérieurement de libres nombreuses et cornées, terminées par des rameaux articulés, dicholomes, cylindriques, réunis en télé. On doit établir deux sections dans ce genre : l’une contenant les Aesea Phoenix, eriophora, PeniciUus, dumetosa et nodulosa; l'autre le Aesea annulafa. Les espèces de la première section ont toutes à la base de leur tige un faisceau de fibres radiciformes, molles et flexibles, ramifiées irrégulièrement en filets excessivement ténus; presque constamment couvertes d’un sable blanc, calcaire, très-fin, intimement collé à ces fibres, dont on ne le sépare qu’avec difficulté. La tige est ordinairement assez grosse, presque cylindrique ou irrégulièrement comprimée par la dessiccation; elle est revêtue à l'extérieur d'une sorte de croûte calcaire, peu épaisse, où l'on aperçoit, au moyen d'une forte loupe, des porosités nombreuses, analogues à celles que l’on remarque sur le Halimda monde, mais moins distinctes. Celle écorce est assez flexible pour se laisser aplatir par les doigts lorsqu’on la comprime avec une certaine force. A l'intérieur de la tige on trouve un gros faisceau de fibres longitudinales, molles, comme feutrées, dont les racines semblent être la continuation ; la lige est amincie dans son tiers ou son quart supérieur, et dans ce point elle donne naissance à un grand nombre de rameaux, promptement divisés eux-mêmes

. en ramuscules plus ou moins nombreux; à leur origine les rameaux ne sont pas plus volumineux que leurs di- I visions; les uns et les autres sont formés par une série ! de petits cylindres plus ou moins longs, articulés de place I en place et souvent d'une manière irrégulière; à leur ' extrémité libre ces ramuscules sont clos, arrondis, et ' couverts, comme dans toute leur étendue, d'une couche i très-mince de substance calcaire, fragile, percée comme ! une écumoire, d’une multitude de petits trous, très- I visibles au microscope, sur les espèces à rameaux un peu gros, tel que le Aesea du met usa. L'intérieur des rameaux est rempli par une substance membraneuse, coriace, de couleur verte, qui parait creuse intérieurement. Les espèces de celle section ont beaucoup d'analogie entre elles, au point qu'il est assez difficile de les distinguer lorsqu'on les étudie sur un grand nombre d'échantillons : le Aesea Phoenix même, qui semble si différent des autres dans les descriptions et les figures, n'en diffère véritablement que par l'agglutination latérale de ses ramuscules, encore se trouve-t-il des échantillons où les ramuscules décollés accidentellement lui donnent l'aspect du Aesea PeniciUus. Leur couleur, dans l’état de vie, est d'uu vert cendré; elles deviennent blanches ou blanchâtres par la dessiccation et l'exposition â l’air; leur grandeur varie d’un à quatre pouces. La seule espèce comprise dans la seconde section, se distingue facilement des autres Nésées : ses raeines sont à proportion beaucoup plus grosses, fisluleuses et contournées; la tige n'a guère qu'une demiligne ou deux tiers de ligne de diamètre; elle est presque égale dans toute sa longueur, creuse intérieurement et non cloisonnée; elle ne renferme point de faisceau de fibres et parait entièrement vide, au moins dans l'étal de dessiccation; ses parois sont très-minces, non encroûtées, régulièrement et élégamment annelées comme certaines Tubulaires; on n'y aperçoit aucune porosité; la lige n’est point amincie à son extrémité supérieure; les rameaux prennent tous naissance à son sommet, ils sont très-nombreux, très-grêles, et se divisent irrégulièrement par dichotomies fréquentes; leur intérieur est creux et cloisonné à chaque bifurcation; ils sont enchevêtrés les uns avec les autres de manière à former par leur réunion une sorte de feutre arrondi en boule, élargi en disque ou creusé en entonnoir; leur substance comme celle de la tige est molle et flexible, leur couleur verdâtre ou blonde; leur grandeur varie d’un à trois pouces. Les Nésées vivent sur les bas-fonds de l'Océan des Antilles; une seule espèce a été rapportée des âloluques par les naturalistes de l'expédition commandée par Freycinet.

NESLIE. A estia. bot. Quoique ce genre ail été proposé par Haller et par Medicus, sous les noms de Rapistrum et de P'ogelia, le professeur De Candolle, dans son Systema Vegclabilium, a adopté la dénomination de Neslia donnée par Desvaux (Journal de Botanique, 5, p. 102), parce que les noms employés |>ar tes auteurs allemands ont reçu d'autres applications. Il appartient à la famille des Crucifères et à la Tétradynamie siliculeuse, L. Voici ses caractères : calice à divisions éta- 1 lées; corolle â pétales entiers, égaux; étamines lélra- I dv names. à filets dépourvus de dents ; siliculc coriace,

indéhiscente, presque globuleuse, comprimée, hiloculaire.à cloison mince qui disparaît quelquefois dans son plus grand diamètre, et alors la silicule devient unilociliaire et inonosperine, à valves concave*, non distinctes. La graine est solitaire dans chaque loge, presque globuleuse, pendante, insérée latéralement ; ses cotylédons sont ovales, épais et incombants. Ce genre faisait partie de» Myagrnm de Linné, des Hunias de L’Héritier, des Cochtearià de Cranlz. de» Hapistrum de Gærtner, et des C tombe d’Allioni. Adanson avait déjà fait sentir ses affinité.» avec le» Cametina. ce que confirme la structure de se» cotylédons, et De Candolle l’a placé dan» sa tribu de* Camelinées. Il diffère des Hunias par »a silicule à cloison membraneuse, et par la situation des cotylédons.

IN es lie PAStcmti. Acstia panicuiala , Desv. et DC.; SlyagruM panieufatum, L. Cette plante est herbacée, annuelle, dressée; sa tige est cylindrique, puhescenle ou hispide à la base, légèrement rameuse. Se* feuilles cauliuaires sont sagitlées, amplexicaules, oblongue», lancéolées, entières. Les fleurs sont petites, jaunes et disposées en grappes simples, terminales et allongées. On trouve celle espèce dans les champs sablonneux de presque toute l'Europe, depuis Constantinople jusqu’en Suède, et depuis la péninsule espagnole jusqu'à Pélcrsbourg. Ou la rencontre aussi dans l'Orient cl dans le nord de la Russie asiatique.

NESPOULIK. bot. Syuonyme vulgaire de Néflier. P. ce mol.

NESTLERA. bot. Le genre Columellea de Jacquin a été nommé Ncsttera par Sprengcl. à cause de la consonnancc du premier de ces noms avec ceux de deux autres genres de plantes, établis antérieurement par Loureiro d'une part et Ruiz et Patron de l’autre. V . Co-

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