‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 131 sur 148 · NER · texte numérisé non relu

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Cel arbrisseau, connu sous les noms de Soirpmn ou de Bouryuepine, est commun en Europe; il est diolque et peut s'élever à une hauteur de dix ou douze pieds. Ses rameaux . souvent terminés en pointe épineuse, portent des feuilles opposées, pétiolées, ovales, aigues, presque cordiformes, dentées, glabres et d'un vert clair. Les fleurs sont dioïques, petites, verdâtres, pédicellées et réunies à l'aisselle des feuilles; leur calice, turbiné à sa base, est partagé à son limbe en quatre lanières lancéolées, aigue* et étalées. Les quatre pétales sont dressés, linéaires, Irès-petils; les fleurs femelles ont l'ovaire globuleux , un peu déprimé, surmonté de quatre styles soudés, excepté à leur sommet; le fruit est pisiforme, globuleux. contenant ordinairement trois iluculcs à graine convnlutée. La pulpe verdâtre qui enveloppe les nucules de cet arbrisseau a une saveur amère, assez désagréable et une odeur nauséabonde. C'est un médicament purgatif fort énergique. Le suc exprimé des fruits récents du Nerprun cathartique, quand il a été réduit et épaissi par la chaleur, çl uni à l'alun, forme une matière colorante, verte, employée dans la peiuluredite lavis, sous le nom de Vert de vessie.

Nbrmu'X des Tei >ti riers. Rhatnnus infedorius, L. C’est un petit arbuste de deux à trois pieds d'élévation, ayant ses rameaux roides, épineux et étalés; ses feuilles sont très-petites, ovales, obtuses ou quelquefois aigués, courte ment pétiolées et dentées. Ses fleurs sont très-petites, verdâtres el doriques, pédonculées et axillaires ; le calice, tubuleux à sa base, se termine par un limbe étalé, à quaire segments lancéolés; les pétales sont très-petits et légèrement échanrrés ; les fruits sont très- petits, pisiformes, verdâtres. Cette espèce est commune dans les lieux incultes des provinces méridionales de la France; ses fruits cueillis avant leur maturité sont connus sous le nom de Craines d'Avignon, et sont employés dans la teinture en jaune. Leur décoction, mêlée avec du blanc de céruse, forme une couleur jaune-verdâtre qu’on nomme slil-de-grain.

tt Hameaux non épineux.

Nerprun Alatirxc. Rhatnnus dlatcruus, L. L' Materne est un arbrisseau qui croit spontanément dans le midi de la France, l'Italie et l’Orient, où il peut acquérir une hauteur de quinze â vingt pieds; ses feuilles sont ovales, aiguès, coriaces, persistantes, luisantes et dentées en scie; set fleurs, d’un jaune verdâtre, sont petites, hermaphrodites et disposées en petites grappes. Quelquefois cependant elles sont unisexuées et dioïques; les fruits sont très-petits, globuleux, luisants cl rougeâtres. Cet arbuste est abondamment cultivé dans les jardins. On le place généralement en palissade le long des murs qu'il dérobe aux yeux par son feuillage toujours vert. On le multiplie de marcottes ou de graines; il présente plusieurs variétés qui sont caractérisées par les ligures différentes de ses feuilles, tantôt plus larges et tantôt plus étroites.

Nerprun Boi rgènb. Rhatnnus Frangula , L. Cel arbrisseau , fort commun dans les bois très-humides, forme une touffe de douze à quinze pieds d’élévation ; ses branches et ses rameaux sont élancés et dressés ; ses feuilles sont ovales, luisantes, dentées en scie et persistantes; les fleurs, petites, vertes et hermaphrodites,

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forment de petits faisceaux axillaires. Leur calice est turbiné, à cinq divisions étroites el dressées; les pétales, très-courts et en forme de cuiller, embrassent les étamines. Les fruits, rouges el globuleux, contiennent en général trois nucules cartilagineux. Cette espèce jouit des mêmes propriétés que le Nerprun cathartique; ses fruits et son écorce moyenne sont très-purgatifs; la chair de leur péricarpe peut servir à préparer une matière colorante verte, analogue an vert de vessie; son bois est blanc et très-léger; il est du nombre de ceux dont on se sert pour la fabrication de la pondre à canon.

On cultive encore dans les jardins plusieurs autres espèces, telles que les Rhan i n us hybridas, bu Ica ricus , iatifotius, lheesans, etc. Ce dernier est originaire de la Chine; ses feuilles sont employées en infusion dans l'eau bouillante comme celles du thé.

NERTE. bot. L’un des noms vulgaires du Myrte commun.

NERTÈRE. Sériera . bot. Sons ce nom changé par plusieurs auteurs en celui de A erteria, Banks et Schrcher ont établi un genre de la famille des lluhiacées, el de la Pentandrie Monogynie. L. Il est ainsi caractérisé : calice très-petit, presque entier ou â quatre petites dents; corolle infundibuliforme , quadrifldc ; quatre étamines saillantes; ovaire infère, surmonté d’un style profondément divisé en deux ou quatre branches; drupe bacciforme, sphérique, à deux nu quatre noyaux coriaces el monos|iermes. Le nnin de Gomozia, donné à ce genre par Linné (ils. n'a pas été adopté, parce que d’un côlé c'était une erreur d'orthographe de Gomesta que lui avait imposé Mulis. et d’un autre côlé parre que les caractères en étaient inexacts. Jussieu indique encore comme congénère du Sériera, VErythrodanu'm de Du Pelil-Thouars (Flore de T rislan d'Acugna, p. 41). Les Nertères sont des plantes herbacées, couchées, quelquefois radicanles, garnies de très-petite* feuilles opposées. Les Heurs sont terminales, solitaires, accompagnées à la base de deux bractées. Le type du genre est le Sertera depressa de Smith et de G Seriner, Nerfera reports, Ruiz et Pavon. ou Gomozia gianadensis, L., qui croit dans l'Amérique méridionale. Kunib en a décrit une nouvelle espèce sous le nom de Sériera telrasperma , qui forme le passage entre le genre Sériera et le genre Mittchella.

NERTÉR1K. Serteria. bot. PourNertère. é'.ce mot.

NERTHOPB. Serthops. ins. Coléoptères télramères; genre de la famille des Hhyuchophores, établi par Schoonherr, qui le caractérise ainsi : antennes trèscourtes, épaisses et faiblement coudées, les sept premiers articles grenus, aplatis et graduellement plus larges de la hase jusqu'à la massue, qui est formée des cinq derniers, ovale el acuminée; trompe de la longueur de la tète, épaisse, cylindrique, faiblement arquée, marquée d'une fossette longitudinale el courbée; yeux latéraux, très-grands, arrondis, presque réunis et proéminents; corselet Iransverse, faiblement bisinué à sa hase, élargi el arrondi sur les côtés, se rétrécissant brusquement vers l'extrémité, tronqué .intérieurement el médiocrement convexe; écusson assez grand et triangulaire; élylres oblongues, presque carrées, arrondies

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chacune à leur base, avec les épaules oblusétnent anguleuses, l'extrémité arrondie, recouvrant entièrement l’anus. Le l.ixus gntialus, Oliv., est le ty|>e de ce genre qui admet encore une autre espèce. Nertho/ts calcarat us ; la première est du Cap, la seconde du Brésil.

NERVATION. Ncrvatio. bot. On donne ce nom à l'ensemble des nervures qui traversent le limbe de la | feuille et des ramifications formées par les vaisseaux qui le parcourent.

NEUVE. Nervo s us. dot. Organe muni de nervures.

NERVILIE. Neroilia. bot. Genre de la famille des Orchidées, dont Gaudichaud (botanique du Voyage de l'Uranie) attribue la création à Cominerson. Il lui donne pour caractères : périanthe composé de cinq folioles presque égales, lancéolées, étalées; labelle un peu plus court, large, trilobé, concave, privé d'éperon et libre; gynoslèuie très-court et nu ; anthère terminale, à deux loges et décidue; masses pulliniques recouvertes d'une poussière farinacée. Les Nervilies sont des plantes herbacées, à racines subéreuses, ordinairement bulbeuses, à lige scapiforme. vaginée et inulliflore au sommet.

Nehyilie d'Abago. Neroilia A royoanu, Gaud. (Bot. du Voy. de l'Uran., pl. 35.) Sa racine est bulbeuse; scs feuilles sont cordalo-réniforines et membraneuses ; scs fleurs sont pédicellées , réunies en bouquet terminal, d'un rouge de rose pâle, accompagnées d'une bractée. Oo trouve celle plante dans les lieux incultes des lies Marianne*.

Nebvilie ovale. Neroilia avala. Les tiges racidlfères de cette espèce sont articulées et feuillées, fibreuses, mais contournées en spire et figurant assez bien le bulbe déroulé de l'espèce précédente, ce qui, selon Gaudichaud, semblerait démontrer que, dans ces plantes, la forme des racines est relative aux milieux dans lesquels elles se développent. De nie Rota, l’une des Marianne*.

NERVI MOTION et NERVIMOTILITÉ. zool. Dutrocliet (Recherches Anatomiques et Physiques sur la structure intime des Animaux et des Végétaux, p. 3) a employé le premier de ces mots pour exprimer le phénomène de mouvement produit dans les sens par les agents extérieurs et transmis par les nerfs, et il a nommé Nercimotililè la propriété vitale en vertu de laquelle ce mouvement a lieu. Les agents extérieurs susceptibles de produire la Nervimotion, ont reçu le nom d'agents nercimoteurs. La Nervimotion peut s'exécuter sans qu’il y ail de sensation produite; ainsi nos organes intérieurs qui sont doués de Nervitnotilité éprouvent la Nervimotion, pour ainsi dire à notre insu, tandis que ce phénomène est toujours accompagné de la sensatiou , lorsque nos organes extérieurs sont remués par les agents du dehors. Conséquemment il était nécessaire, suivant Üutrocliel, de bannir de la physiologie, science purement physique, les mois de sensibilité et de sensation qui se rapportent à des phénomènes moraux dont la nature est totalement inaccessible ù notre investigation.

NERVULES. bot. On appelle ainsi les faisceaux de filets vasculaires qu’on remarque dans l’épaisseur des parois de l’ovaire, et qui descendent du stigmate vers la base de l'ovaire, ou se prolongent de celle base jus-

qu'à la naissance des tropbospermes. Ces faisceaux de vaisseaux nourriciers dont le nombre et la disposition sont utiles à étudier, ont aussi été décrits sous le nom de cordons pislillaires.

NERVURES, bot. Ce nom s'applique aux faisceaux de vaisseaux nourriciers qui. par leur épanouissement, forment le réseau et en quelque sorte le squelette de la feuille, Y. ce mot.

NERVURES DES AILES. Y. Issectes.

nesAa. bot. Genre de la famille des Salicnriées. et de la Décandrie Monogynie, L., proposé d’après Cornmerson, par Jussieu dans son Généra Plantarufu, et publié parKunlb (Nov. Généra et Spec. Plant. requin . vi, p. 192) avec les caractères suivants : calice persistant, hémisphérique- cainpanulé , dont le tube est marqué de dix ou douze nervures; le limbe a dix ou douzedents, les cinq ou six extérieures sont subulée*. Corolle à cinq ou six pétales égaux, ouverts et insérés sur le limbe du calice, entre les dents intérieures. Étamines au nombre de dix à douze, inégales, saillantes, insérées en une simple rangée, vers la base ou le milieu du tube calicinal; anthères biloculaires. fixées par le dos et s'ouvrant à l'intérieur par une fente longitudinale. Ovaire supère, sessile, presque globuleux, tri ou quadriloculaire; placentas en nombre égal à celui des loges, fixés à un axe central; ovules nombreux; un seul style surmonté d'un stigmate capilé. Capsule globuleuse, couverte par le calice persistant, mince, membraneuse, à trois ou quaire loges polysémies et à autant de valves. Graines arrondies obovales, convexes d'un côté, planes de l’autre, eldépourvues d'ailes.

Ce genre comprend des plantes placées par quelques auteurs dans les lythrum. Il se distingue de ce dernier genre par son ovaire tri ou quadriloculaire, parla forme de son calice cl le |>ort particulier des espèces. On ne peut le réunir au genre stmmania , à cause du nombre des parties de la fleur qui, dans ce dernier, est toujours de quatre à huit. Kunth indique quatre espèces de Nesœa, savoir : Nesœa tri/tora ou Lythrum triflorum, Linné, Suppl.; Nesœa verticillala ou Lythrum rerticillatum , Michx.; Nesœa salici folia, Kunth; et Nesœa speciusa, id. Ce sont des plantes herbacées ou frutescentes, indigènes de l'Amérique, les deux dernières des contrées méridionales. Elles ont des feuilles opposées, quelquefois lernées, ou les supérieures alternes, très-entières. Les pédoncules sont axillaires, portant une ou trois fleurs et accompagnées de deux bractées. Dans le A' esœa ter tic illata, les fleurs sont disposées en corymbe très-court. Les corolles sont violettes ou jaunes.

NESCIDIE. Nescidia. bot. Genre de la famille de* Rubiacées, institué par A. Richard qui le caractérise ainsi qu'il suit : limbe du calice à peine visible et trèsentier; son tube est adhérent à l'ovaire; celui de la corolle est très-court et son limbe est partagé en cinq lobes presque obtus et un peu penchés; l'orifice est nu, cinq élainines presque sessiles, incluses et insérées à | l'orifice du tube; anthères linéaires, aigues; style court;

| deux stigmates linéaires, aigus, unis par leur face ins terne; ovaire biloculairc, un seul ovule attaché à la ‘ paroi médiane, dans chaque loge.

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