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Nofl.-Holl., 1, p. 198) appelle ainsi un genre nouveau de In famille dos Graminées, qui se compose d'une seule espèce. Neurachnc alopecuroidea. C’est une Graminée vivace, ayant le port d’un Alopecuvux; un chaume multiple, dressé, à meuds hérissés et harlms. Ses feuilles sont planes et courtes; ses Heurs forment un épi dense, ovoïde, simple et dépourvu d’involucre. Chaque épillet est biflore. La lépicène est A deux valves veinées, aigues. coriaces, hispides, presque égales, l'extérieure étant un peu plus courte; toutes deux persistent et s'endurcissent. Des deux fleurs, l'extérieure est neutre, à deux valves dont l'externe est semblable A celle de la lépicène; la fleur intérieure est hermaphrodite. ses deux valves sont membraneuses et transparentes. La glumelle se compose de deux écailles hypogynes. Les étamines sont au nombre de trois. Les deux styles se terminent chacun par un stigmate plumeux. Ce genre est voisin des Cenchrun et des Isocline.
NEIRACTIDE. Xeuractis. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, Corymbifères de Jussieu, et de la Syngénésie superflue. L., établi par H. Cassini (Üict. des Sciences naturelles, l. xxxiv. p. 490) qui l'a ainsi caractérisé : involucre presque cylindracé, formé d’environ dix folioles disposées sur deux rangs, appliquées, oblongue». foliacées, membraneuses sur les bords, inégale», les extérieures plus courtes. Réceptacle plan, nu dans son milieu, muni, près de ses bords, de paillettes ohlongues. linéaires, analogues aux folioles de l’involucre. Calalbidc radiée, dont le disque se compose de fleurons nombreux, réguliers, hermaphrodites, et la circonférence de trois deini-fleurons ligulés. femelles et distants entre eux. Ovaires oblongs. glabres, un peu amincis au sommet en forme de col gros et court, dépourvus d'aigrette ou ne présentant qu'un rebord membraneux. <i peine manifeste, inégal, interrompu et denté. Les fleurons du disque ont leur corolle tubuleuse, cylindrique, à cinq divisions plus longues que le tube, oblongues. lancéolées. Les corolles des Heurons de la circonférence ont un tube long cl grêle, un limbe trèsgrand. profondément partagé en trois lanières divergentes, elliptiques, oblongues; celle du milieu plus étroite, à une seule nervure, et les deux latérales plus larges, A deux ou trois nervures colorées. Les étamines sont saillantes et surmontées d’appendices courts et ovales. Le style porte deux stigmalophores courts, divergents, arqués en dehors, surmontés chacun d'un appendice très-long, hérissé de collecteurs presque membraneux.
Le genre Acuracli» est placé parmi les Hélianlhées Coréopsidées. près du C’A ryaant hélium de Richard, et du Glossocardia de Cassini. Il n’est composé que d'une seule espèce nommée par l'auteur Aeuraclis Lescltenaultii, en l'honneur de Leschenaull de la Tour qui l'a rapportée de l'ile de Java. C’est une petite plante herbacée, glabre, dont la lige est ordinairement étalée, rameuse, grêle, striée, garnie de feuilles plus ou moins distantes, inégales, ayant un pétiole très-long, linéaire, amplexicaule, son limbe hipinné, à divisions opposées, distantes, oblongues, terminées par une petite pointe. Les calalhidcs sont solitaires au sommet de pédoncules très-gréles, nus, et qui paraissent axillaires; quelque-
fois la lige est très-courte, munie de feuilles rapprochées, et n'offre qu'un seul pédoncule terminal en forme de hampe.
NKURADE. A eu roda. bot. Genre de la famille des Rosacées et de la Décandrie Polygynie, L., établi par Bernard de Jussieu. publié par Linné, et ainsi caracté- 1 risé : calice persistant, dont le tube est très-cou rt,élroi- I lemenl uni aux carpelles; le limbe à cinq lobes peu profonds, ovales, se recouvrant un peu pendant l'estivation, ensuite irrégulièrement disposés A cause de l'accroissement des lobules imbriqués ; corolle A cinq pétales insérés A la base des lobes du limbe calicinal; dix étamines; dix styles; capsule formée de dix carpelles soudés, hémisphérique, enveloppée par le calice hé- | risse, à loges verticillées cl inonospermcs; graine osseuse, munie d'un embryon courbé, d'une radicule i oblique, et de cotylédons oblongs. Cette graine germe dans la capsule, la perfore et l’entoure à l'instar d'un anneau. Le genre Acurada est le type d'une tribu établie dans les Rosacées par De Candolle, qui l'a nommée * Neuradées ( Neuradeœ ). On n'en connaît qu’une seule espèce, tXeurada procumben s, L.,qui habite l'Égypte, l'Arabie et la Numidie. C'est une berlie ligneuse à la base, loroenleuse. A feuilles sinuées-piiinatitides, et à fleurs petites, solitaires et axillaires.
NEURADÉES. A euradew. bot. De Candolle ( Prodrotn. Sy$l. l'eget., 2, p. 548) nomme ainsi la quatrième tribu de la famille des Rosacées.
NEURITE. nx. Suivant Hoffmann et Breilhaupl (Traité de Min.. Freyberg, 1810), çe serait le véritable nom du Jade, venant de vtvfov (nerf), à cause de la propriété qu'on lui supposait de fortifier les nerfs. Les minéralogistes pensent que c'est par corruption que ce nom a été changé en celui de Néphrite.
NKLKOCALIX. A eurocalix. bot. Genre de la famille des Cincbonacées, établi par Uookcr qui l'a caractérisé ainsi : tube du calice obconico-penlagoue, adhérent à l'ovaire ;' limbe supère, divisé en cinq parties ovaleslancéolées, foliacées, nervurées et persistantes; corolle supère, en roue, partagée en cinq lobes plus courts que les divisions du calice; cinq anthères grandes, sessiles, souder» en une sorte de pyramide creuse, que traverse le style; ovaire infère, à cinq loges, recouvert par un disque épigyne, orbiculaire; plusieurs ovules; style simple; stigmate indivis. On ne connaît encore de ce genre qu'une seule espèce; c’est une plante herbacée, A tige simple, assez courte, A feuilles lancéolées. acuminées, membraneuses, ramassées A la base de la tige; stipules multitudes ; les fleurs sont en grappes axillaires, plus courtes que les feuilles. De l’ile de Ceylan.
NEUROCARPE. Neurocarpum. bot. Genre de la famille des Légumineuses, et de la Diadelpbie Décandrie, L., fondé par Desvaux (Journ. de botanique, mars 1815) sur une plante de la Guiane qu'Aubletet Lamarck rapportaient au genre Ciolalai in. Ln pareil genre avait été formé depui| longtemps mais non publié par Richard, qui ie nommait, dans son herbier. Hhombifolium ou Hlwmbolobium. Kunlh, l'ayant adopté, en a fait connaître plusieurs espèces nouvelles, et a présenté ses caractères de la manière suivante :
< calice tubuleux, campauulé, accompagné A sa base de
deux bradées petites, dont le limbe quiuquéfide, parait hilabié. la découpure inférieure étant beaucoup plus longue. Corolle papilionacée; étendard elliptique, orbiculé, émarginé. bilobé, en capuchon, et embrassant les ailes et la carène; ailes adhérentes à la carène: celle-ci de moitié plus petite que l'étendard. Étamines au nombre de dix, diadelphes. Ovaire slipilé, entouré à sa base d’un disque urcéolé. renfermant de huit à dixsept ovules. Style velu à la partie supérieure et interne; stigmate formant une petite tète. Légume linéaire, comprimé, lélragone, marqué des deux côtés d'une suture proéminente, bivalve et polysperme. Graines arrondies, elliptiques, comprimées, séparées par des cloisons de tissu cellulaire, présentant un hile basilaire et petit, une radicule légèrement courbée.
De Cundolle a placé le genre Neurocarpum dans sa tribu des Lotées, section des Cliloriées. Une des deux espèces sur lesquelles il a été constitué par Desvaux, avait été réunie par divers auteurs au Clitoria , et c’était encore sous ce nom générique que Lamarck avait décrit le Neurocarpum falcatum . Ces trois espèces, types du genre, croissent à la Guiane, à Saint- Domingue, et dans les autres Iles de l’Amérique. Kunth a publié (Aon. Gen. et Species Plant, œquin., vi, p. 407-410 ; Mimos. et Plant. Leg., t. 59 et 60) quatre espèces nouvelles de Neurocarpum sous les noms de Neurocarpum aimplicifolium, angusti folium, jacitense et macrophyllum. Elles croissent sur le continent de l’Amérique équinoxiale, dans la république de Colombie. Il indique en outre comme congénère le Clitoria Mariuna de Michaux, malgré les différences légères que présente sa gousse. Ces plantes sont des arbrisseaux le plus souvent volubiles, à feuilles ternées; la foliole terminale distante des latérales, lesquelles sont peu développées. Les pédoncules axillaires supportent une ou deux fleurs grandes, blanches, purpurines ou violettes.
NEUROCARPUS. bot. (Weber et Mohr.) Synonyme de Dictyoptère. y . ce mot.
NF.UROCULÆNA. bot. (Lessing.) Même chose que ISeurolène. V. ce mol.
NEUROLÈNE. Neurolœna. bot. R. Brown ( Observ . on the Compoait.) a établi ce genre qui appartient à la famille des Synanthérées, et à la Syngénésie égale de Linné. II. Cassini l’a placé avec doute auprès de son genre Mofpadia dans la tribu des Imitées, et l’a ainsi caractérisé : I'involucre est égal aux fleurs, cylindracé, composé de folioles sur plusieurs rangs, inégales, imbriquées, à trois nervures, ovales, oblongues. obtuses, membraneuses sur les bords. Le réceptacle est garni de paillettes analogues aux folioles de I’involucre, à une seule nervure glanduleuse. La calalbide, sans rayons, est formée de fleurons nombreux, réguliers et hermaphrodites; leur corolle offre un tube grêle, un limbe plus court que le tube, allongé, à segments étroits, aigus, glandulifères. Lesétaminesonl des filets Aexueux, non soudés au sommet du tube de la corolle; elles sont pourvues d’un long article anlbérifère, d’un appendice apicilaire, libre, étroit, obtus et aigu, et presque dépourvues d’appendices basilaires. Le style a deux stiginaphores à bourrelets prolonges jusqu’au sommet, oâ
ils deviennent confluents. Les akènes sont un peu arqués. à quatre ou cinq facettes, garnis de poils ou d«? glandes, quelquefois pédicellés, surmontés d’une aigrette de la longueur de la corolle, et formée de poils soyeux, flexueux, à peine plumeux. Ce genre a été con stilué surune plante réunie parLinnéau genre Couyza, qui était comme le réceptacle d’une foule de Synanthérées coryrabifères, que l’on ne savait classer. Swartz l’en retira pour en faire une espèce de Calea, et Gterlner imita cet auteur; mais le Calea , mieux étudié par R. Brown, a été partagé en plusieurs genres, savoir : Me/aut/iera, Cassinia, Calea et Neurolœna.
ftECROLtxc a FEi:n.i.ES lobées. Neurolœna loba ta, R. Br. et Cass.; Conyza lobata, L.; Calea lobala , Sw. et Gærln. C'est une plante ligneuse, dont les folioles offrent à leur base deux segments plus ou moins prononcés et divergents. L’involucre est jaunâtre, pubescent ; les corolles sont jaunâtres, à nervures noires, et elles sont parsemées de glandes. Celte plante croit dans l’Amérique équinoxiale. Sous le nom de Aewrolœna integrifolia, Cassini a proposé une seconde espèce à laquelle il avait imposé précédemment deux noms différents : ceux de Calea Suriani et Neurolœna Suriani. Elle a été rapportée des Antilles et diffère du Neurolœna lobata par sa lige herbacée et par ses feuilles entières. Les fleurs sont jaunâtres, terminales à l’extrémité de la luise et des ramifications, où elles forment un grand corymbe irrégulier.
NEliROLlTE. six. Substance terreuse particulière, découverte à Slamstead, dans le bas Canada, par le docteur Holmes de Montréal ; sa couleur est le vert jaunâtre; elle est opaque ou translucide sur les bords; elle n’est pas cristallisée, mais formée de fibres réunies à un même point; sa pesanteur spécifique est 2,47 et sa dureté 4,95; elle n’est point fusible au chalumeau ; elle est composée de Silice 73,90; Alumine 17.45; Chaux 3,95; Magnésie 1,50; peroxide de Fer 0,36; Eau 4.30. L'analyse en a été faite par Thompson.
ISEUROLOMA. bot. Genre de la famille des Crucifères, et de la Tétradynaraic siliqueuse, L., établi, d’après Andrzeiowski, par De CundoUe (P rotl rom. Syat. Peg., 1, p. 156) qui l’a ainsi caractérisé : calice dressé, égal à la base, à sépales membraneux sur leurs bords; pétales onguiculés, à limbe oboval; étamines libres, dépourvues de dents, à peine plus longues que le calice; siliques lancéolées, sessiles, comprimées, à valves planes ; cordons ombilicaux adnès supérieurement â la cloison; graines munies d’un large rebord, à cotylé* dons accombants. Ce genre comprend trois espèces que l’auteur du nouveau genre plaçait naguère (System. Peget., vol. 9) parmi les Hcsperis et les trahis. Ces plantes, qui ont reçu les noms deNeurolonta arabidiflorumf âvapigerum et nudicaule, sont de jolies petites herbes qui se rapprochent par leur port des Juliennes, et qui croissent en Sibérie.
Le genre Neuroloma , établi par Kaffinesque , dans la famille des Graminées, a été réuni au genre Briza de Linné.
NEUROPELT1DE. Neuropeltide. bot. Genre de la famille des Convolvulacées, établi par Wallich qui lui assigne pour caractères -. calice à cinq divisions ; co-
rollo hypogyne, infundibuliforme, â limite plan, dtvisô-en cinq parties; cinq étamines incluses, insérées au fond du lube de la corolle; ovaire à deux loges renfermant chacune deux ovules; deux styles distincts, couronnés par des stigmates réniformes et charnus. Le fruit est une capsule uniloculaire et monospernte par avortement, renfermée dans la bractée florale, membraneuse, qui se développe après la floraison; semence droite ; embryon courbé; albumen mucilagineux; cotylédons ridés; radicule infère. Ce genre ne présente encore qu'une seule espèce: c'est un petit arbuste dressé, à feuilles alternes , ovales ou lancéolées, entières; les fleurs sont réunies en grappes axillaires, et portées sur des pédicelles qu'accompagne une bractée dëcurrente. De l'Inde.
NKUROPLATYCÉROS. bot. [Fougère».) Même chose que Nevroplalyceros.
NEUROPOGON. yeuropogon. bot. Genre de Cryptogames det la famille des Usnacées de Ltnk, établi par Nées et Floiow, pour quelques Lichens nouveaux recueillisau Chili par Pœppig. Caractères : thalle rameux; écorce extérieure très-mince et peu distincte, l'intérieure est épaisse, formant un tissu fibreux, dense et opaque extérieurement, lâche et lacuneux intérieurement; axe solide et corné d'un tissu finement fibreux et longitudinalement strié; apothécion patelliforme, recouvert inférieurement par l’écorce qui en borde aussi les contours.
Neurofogofi 01 Poeppio. Neuropogon Poppigii , N. et Fl. Tballc mou. lacuneux, articulé, très- rameux et d’un brun jaunâtre; rameaux entrelacés, s'amincissant insensiblement et devenant filiformes; apothécion suhpédicellé, concave, de moyenne taille, grisâtre, avec le disque d'un brun marron.
Neubopooox arteru \iut..\europogon antennariu», N. et Fl. Son thalle est lisse, redressé, cylindroïde et jaunâtre; ses rameaux sont sélacés, noirâtres, annelés de jaunâtre et rassemblés en faisceaux; quant au reste, il diffère peu du précédent.
NEl’ROPTÈRES. ixs. F. Névroptères.
NEUROSPERME. Neurotperma. bot. Genre de la famille des Ciicurbitacées, institué par Kaflinesqne qui le caractérise ainsi qu'il suit : Heurs monoïques; les mâles ont le calice à cinq divisions. la corolle divisée en cinq parties, avec le bord ondulé et éraillé; cinq étamines diadclphes; deux glandules alternes avec les faisceaux staininaux, dont l'un à trois anthères réunies de manière à former un triangle sessile. Les fleurs femelles ont le calice et la corolle Iripartiles, l'ovaire infère,' marqué de huit rangées de verrues; style Irifide. environné à sa base de trois glandules ; stigmate hilobê. Le fruit est une péponide charnue, â trois loges renfermant chacune de trois à neuf sentences enveloppées dans une arille mucilagineuse, plane, nervurée par des veines anastomosées, à bords ruguleux. La seule espèce connue de ce genre a été nommée par Raffinesque Neurosperma cuspiüata ; il l'a observée au Kenlucki, dans l'Amérique septentrionale.
NEUTRES ou MULETS, ns. On nommeainsi certains individus dans lesquels les organes générateurs n'ont pas atteint leur entier développement et qui. en consé-
quenco. ne sont point aptes à la reproduclioii. L’observation a prouvé que ce phénomène avait lieu dans le sexe femelle et particulièrement chez les Neutres qui vivent en société; ces Neutres sont essentiellement chargés de pourvoir à la nourriture de la république; ils sont toujours en campagne, et leur activité est extraordinaire; ce sont eux qui édifient l'habitation et qui la réparent; c'est à leur soin qu’est confiée l'éducation des petits, et bien qu'ils soient des femelles avortées, ils remplissent ce devoir avec toute la sollicitude des plus tendres mères. On trouvera des détails curieux sur l'organisation et les habitudes des Neutres aux mots Abeim.es. Fourmis, Guêpes, Mutili.es. Termes, etc.
NEUTRES (fleurs), bot. On appelle ainsi les fleurs qui sont privées des organes sexuels et réduites aux seules enveloppes florales; telles sont celles de la Boulede Neige, de l'Hbrlcnsia, etc.
NEUWIEDIE. yeutoiedia. bot. Genre de la famille des Aposlasiées, institué par le docteur Blume qui lui donne pour caractères : limbe du périanlhe irrégulièrement divisé en cinq parties, dont la postérieure parmi celles internes diffère des autres par la forme; trois étamines anthérifères; capsule à trois loges polyspermes; semences scobiformes, tapissant les parois de la cloison et du test.
Neuwiedie a feuilles de Veratre. Neutciedia cerâtri folia . Bl. Celle plante a tout l'aspect de l'Orchidée à laquelle Rob. Brown a donné le nom de Ca/anthe rerat rifolia ; sa tige est simple et radicanle inférieurement; ses feuilles sont largement lancéolée», nervosoplissées , terminées par une belle grappe de fleurs jaunâtres, pubérulenles , courlement pédicellées, accompagnées d'une bractée. Elle habite les plus hautes montagnes de la partie occidentale de l'ile de Java of> elle est très-rare.
NÉVRAMPUIPÉTALES. Aevramp/iipetalœ. bot. V. StrartbErIes.
NEVRIDIUM. bot. Le genre établi sous ce nom par Sprengel, est fondé sur une espèce du genre Erincutn qui croit sur les feuilles des Mélaslomes. U n'a pas été adopté.
NEVRONIA. bot. Le genre institué sous ce nom par Don, dans la famille des Fougères polypodiacées, n'a point paru assez distinct des Népbrodiers [mur en être séparé. F. ce mot.
NEVROPLATYCEIlOS. bot. Ce genre formé parPlucknelt.dansla famille des Polypodiacées, et qui ne diffère nullement du Ptatyccrium créé par Desvaux pour VAcrottichum alcicorue , n'a point été adopté, par la raison que les bases sur lesquelles ils reposaient l'un et l'autre n'ont point paru suffisantes pour autoriser la séparation de l’espèce du genre primitif.
NEVROPOGON. bot. Le genre institué 6ous ce nom par Nees van Esenbeck (Linnea. ix, 496) dans les Champignons gymnomycètes, ne parait pas différer du genre Evernia d’Acharius. Kverrie.
NEVROPORA. bot. (Commerson.) Synonyme à' Antirhea. V. ce mot.
NÉVROPTÈRESouNEUROPTÊRES. A’ep/opfera. ms.
Septième ordre d'insectes établi par Linné; caractères: quatre ailes nues ou transparentes, réticulées, et ordi-
nairemenl de la même grandeur; bouche offrant des mandibules, des mâchoires et deux lèvres propres à la mastication. Point d’aiguillon à l’anus; femelles rarement pourvues d’un oviscaple ou d'une tarière; articles des tarses ordinairement entiers et variant parle nombre. Cet ordre qui renferme la classe des Odonates, et une partie de celle des Synislalcs de Fabricius, a été partagé eu deux par Kirhy qui en a détaché le genre Phn'/jnnea de Linné, pour en former un ordre particulier, celui des Trichoplères. Il aurait voulu simplifier ainsi les caractères des Névroplères, en n’y laissant que les espèces à ailes réticulées ; mais comme dans celles-ci il en existe dont les ailes supérieures diffèrent des inférieures, oti ne peut assigner de caractères rigoureux à cet ordre si on donne trop d’importance aux ailes ; ou bien il faudrait le restreindre et former avec lui plusieurs autres coupes première*. Les insectes de cet ordre se distinguent facilement des Orthoptères et des Hémiptères, en ce que ceux-ci ont les ailes supérieures d'une consistance différente des ailes inférieures; les Uyménoptères en sont séparés par leurs mâchoires qui sont ordinairement très-allongées et ne servent plus à broyer les aliments, mais seulement à sucer. Les Lépidoptères ne pourront être confondus avec eux à cause de leurs ailes couvertes d'écailles; enfin les Diptères en sont nettement séparés par leurs ailes et par leurs organes de manducation. La bouche des Névroplères est composée ordinairement de deux lèvres, de deux mandibules et de deux mâchoires; ces derniers organes sont très-aigus et très-forts dans quelques Névroplères (Libellules) destinés à faire leur proie d’insectes, tandis qu’ils sont très-petits et presque imperceptibles dans d'autres (Ephémères) dont la vie est très-courte et qui ne prennent pas de nourriture. Les palpes sont quelquefois très-courlcs (Libellules); d’autres fois elles sont fort longues comme cela se voit chez les Myrmélèons. La tète est plus ou moins grosse, avec des antennes placées à sa partie antérieure; ces antennes sont le plus souvent filiformes ou sétarées; dans les Myrméléons elles sont terminées en masse allongée; d’autres fois, et comme cela a lieu dans les Ascalaphes, ces antennes sont fort longues, grêles et terminées par un petit boulon, comme celles des Lépidoptères. Les yeux sont à réseau et placés sur les côtés de la tète ; on voit ordinairement entre eux trois petits yeux lisses, mais ils manquent souvent. Le corselet est renflé, comprimé et tronqué dans le plus grand nombre; il donne attache à quatre ailes ordinairement nues, réticulées, claires, transparentes, et présentant souvent des reflets très-vifs ou des taches de différentes couleurs. Toutes servent au vol; elles sont quelquefois posées en toit sur l'abdomen ; souvent elles sont écartées du corps et étendues borizonlakmient; dans d’autres elles sont rapprochées verticalement l’une à côté de l’autre. Cesailes diffèrent quelquefois de grandeur entre elles, comme cela se voit dans les Némoplères; quelquefois les inférieures n'existent plus , ou sont tellement oblitérées qu’on a de la peine à découvrir leurs (races; c’est ce qu’on voit dans les Ephémères. Les pattes, au nombre de six, sont composées de quatre pièces, savoir : la hanche, la cuisse, la jambe el le tarse; ce dernier va-
rie par le nombre des articles dont il est composé quelquefois il n'en a que trois, dans d'autres espèces U en a quatre; enfin il y en a qui sont composés de cinq articles. Les larves el les nymphes, dont la forme sc rapproche de l'insecte parfait, sont ou terrestres ou aquatiques ; les premières habitent sous les écorces des arbres , d’autres font la guerre aux Pucerons; d’autres enfin font leur nid dans le sable el y tendent des pièges aux autres insectes; toutes sont carnassières. Les larves aquatiques se tiennent au fond des fossés, des marais ou des rivières; elles respirent au moyen d’organesqui paraissent d’abord analogues aux oufes des Poissons, mais qui ne sont que des appendices extérieurs et trachéens que Lalreille nomme fausses branchies. H y en a qui se construisent des fourreaux avec de petites pierres, des débris de coquilles ou de petits morceaux de bois qu'elles assemblent au moyen d'une sorte de soie.
Les iNèvroplères sont des iusectes en général trèsélégaiils pour le port; ils volent avec beaucoup de facilité, el sont quelquefois ornés de couleurs variées et agréables; les Éphémères, les Phriganes et 1rs Perles ne prennent pas ou presque pas de nourriture, et la durée de leur vie n’excède pas quelques heures ou un jour au plus ; d'autres sont, comme leurs larves . très-carnassiers; ils emploient toutes leurs forces el leur agilité à se saisir des insectes dont ils veulent faire leur proie; on voit souvent de grandes Libellules planer au-dessus d'un Papillon, attendre le moment favorable et fondre sur lui comme des Ëperviers. pour s’en emparer à l'aide de leurs pattes fortes et armées de crochets aigus. Lalreille partage cet ordre en quatre familles. P'. Lirai -
M7LINES. ËPHKMÊBI0E8. PLANI FESSES et PLICIFEXXB8. Ces quatre familles sont comprises dans deux sections : les St!Bt!LU:oRXE9 el les F i licornes. V. ces mots.
NEVROPTERIS. bot. V. Filicites.
NEWALGAN’G. ois. V. Caxabd, division des Oies.
NEWÜORFFlA. bot. La seule espèce de ce genre , nommée A euHtorfJla Peruviana, a été reconnue pour ne point différer du A ulana proxitata de Linné fils. V . Nolaxe.
NEZ. zool. On désigne vulgairement sous ce nom (suivant la définition donnée par l’Académie française) cette partie éminente du visage qui est entre le front el la bouehe, et qui sert à l'odorat. En zoologie ce mot est souvent pris dans le même sens; on dit. par exemple, que le Kahau se distingue de tous les autres Singes par son Nez démesurément allongé; au contraire, en anatomie, de même qu’on n'appelle pas seulement oreille la conque auriculaire, mais bien tout l'organe auditif, on a coutume de définir le Nez, l’organe de l’olfaction. Dans celle dernière acception, les sinus, les cornets, etc., sont des dépendances du Nez. et la membrane pituitaire, ô la surface de laquelle s’opère In perception odorat ivc. en est la portion essentielle; et il est en effet évident que l’élude de ces éléments de l’appareil olfactif ne doit pas être séparée de celle du Nez proprement dit, c'est à -dire de celle des parties les plus extérieures de cc même appareil. — 11 est inutile d'entrer ici dans le détail des modifications que subissent dans les différentes familles tous les éléments organiques dont la réunion constitue l’appareil de l'ol-
)gle
faction- l'article Odorat. en faisant connaître leurs fonctions respectives, indiquera nécessairement leurs principales variations.
NEZ COI. PË. bot. Nom vulgaire du Slaphytœa pin nain. L. Stapdyi ier.
NHANDIROBA. bot. V. FtDlLl.Ét.
NIBORA. bot Raffinesque ( Fior . Ludovic. . p. 37) établit sous ce nom un genre de la Diandrie Monogynie, lequel a pour type une plante désignée par Rohin (Voyage à la Louisiane, etc., vol. 3. p. 381) sous le nom d'Aranlhe des marais. Cette dénomination a fait rapporter ce genre à la famille des Acantliacées. mais l’auteur lui-même indique des affinités plus naturelles avec les Graliola, les Pederota et les Calceolaria qui appartiennent à la famille des Scrophularinées. Voici les caractères du genre Nibora : calice quadripartite, persistant; corolle dont le tube est courbé, velu intérieurement. le limbe à quatre divisions, dont la supérieure est plus large; deux étamines non saillantes, à anthères presque sessilrs; ovaire supère. surmonté d'un style et d'un stigmate simple; capsule globuleuse, sillonnée, à quatre valves, uniloculaire, polysperme; graines oblongues, petites, fixées à un axe central, globuleux. L e Nibora tiquât ica est une plante très-glabre, à feuilles opposées, sessiles, ovales, un peu dentées en scie, à fleurs axillaires, solitaires, pédonculées, accompagnées de bractées; elle croit dans les lieux aquatiques de l'Amérique septentrionale.
NICANDRE. Nicandra. bot. Adanson a formé sous ce nom un genre particulier pour \'Atropa£physalode», L.; ce genre a été adopté par Jussieu; mais plus lard Schreher, n'admettant pas le genre d’Adanson, a voulu se servir du nom pour le substituer à celui de Polalia qu’Aublet avait donné à un genre devenu depuis le type d'une nouvelle famille. Cette injuste substitution n'a point été admise, et l'on a conservé le nom de Nicandra au genre établi par Adanson. Ce genre appartient à la famille des Solanées et à la Penlandrie Monogynie, et ses caractères sont les suivants : calice monosépale, à cinq divisions aiguës, profondes, larges, et à cinq angles; corolle monopélale, presque catnpanulée. à cinq lobes obtus et peu profonds; cinq étamines insérées à la corolle, ayant leurs filets élargis à leur base et recouvrant l’ovaire, grêles dans leur partie supérieure qui se termine par une anthère cordiforme, aiguë, introrse, à deux loge* s'ouvrant par un sillon longitudinal. L'ovaire est libre, globuleux, un peu oblique, à cinq loges contenant chacune plusieurs ovules attachés à l'angle interne. Le style est simple, terminé par un stigmate globuleux, très-petit. Le fruit est une capsule globuleuse, déprimée, enveloppée par le calice qui a pris beaucoup d'accroissement. Celle capsule offre cinq loges polysperme*. séparées par des cloisons minces; elle reste indéhiscente. La seule espèce qui forme le genre ( Nicandra physaiodes, Juss.), est une plante annuelle, rameuse, dont les feuilles alternes et longuement pétiolées sont ovales, irrégulièrement et très profondément dentées sur leurs bords. Les fleurs sont assez grandes, bleues, extra-axillaires et pédonculées. Celte espèce, qui est VAlropa physalodrs de Linné, est originaire du Mexique.
7 DICT. DES SCI EXCES XAT.
NICCOLANE. A iccolanum. mix. Non» donné par Richler à un nouveau métal, qu'il prétendait avoir trouvé dans un minerai composé de Nickel, de Cobalt, et de quelques parcelles de Fer et d’Arsenic.
NICKEL, mix. Métal servant de base à un genre minéralogique composé de quatre espèces, uni au Soufre, à l’Oxigène, à l'Arsenic et à l'Acide arsénique. Lorsqu'il est pur. il est blanc métallique, très-duel i!e, et susceptible de magnétisme; sa pesanteur spécifique est de 8.(50 lorsqu’il a été forgé, et de 8.28 lorsqu'il n'a été que fondu. A line température rouge, le Nickel absorbe FOxigène et se transforme en Oxide vert. On ne l'a encore trouvé qu'à l'état de sulfure simple, d’arséniure et d'arséniale. Ce métal est sans usage.
Nickel surent. Nickel natif. Haüy. Substance d'un éclat métalloïde, d'une couleur vert-jaunâtre, en filaments capillaires très-fragiles. C'est le Haarkics des Allemands, vulgairement la Pyrite capillaire. Elle est formée d’un atome de Nickel et de deux alomes de Soufre; ou en poids, de 35 parties de Soufre et 05 de Nickel. On la trouve en Saxe à Armaberg et Jolianngeorgensladt, et à Joachimslal en Bohême. Elle a ordinairement pour gangue immédiate un Silex corné.
Nickel xatif. P. Nickel solfcré.
Nickel arsêxical. Arséniure de Nickel; Kupfenticko/, Werner. Substance métalloïde d'un jaune-rougeàtre, donnant avec l’Acide nitrique une solution verte, qui devient d*un bleu violacé par un excès d'Animoniaque et précipite en vert par la Potasse. Sa pesanteur spécifique est de 0,0. Elle est très-cassante ; sa cassure est raboteuse et presque sans éclat. Ce minéral ne se trouve qu’en masse, fréquemment mélangé de Cobalt, dont il est pour ainsi dire inséparable. Ses gisements sont donc les mêmes que ceux de ce dernier métal. Les principales localités où il se rencontre sont : le comté de Cornouailles en Angleterre, la mine d'Allemont en France, celles de Scbneeberg en Saxe, et de Bieherg en Hanau. Bcrthier, qui a analysé le Nickel arsénical d'Allemont^ le regarde comme formé de 88.55 d’arséniure simple de Nickel; de 1,45 d’arséniure de Cobalt, et de 10,00 de sulfure d'Anlimoine.
Nickel ar$£xiaté. Nickel ocher, AV. Substance verte, pulvérulente, non soluble dans l’Acide nitrique, réductible par le chalumeau en Nickel métallique, mêlé d’Arsenic. On la rencontre sous forme de poussière à la surface de l’arséniure de Nickel. Celte espèce est. de tous les minerais de Nickel, celui qui se présente le plus souvent dans la nature, et qui sert à l'extraction du Nickel pur.
Nickel cris. V . Nickel si lfi rê.
Nickel oxidé xoir. Nickel schtoars. Substance terreuse, grise, noire ou brune, donnant par la calcination, de l'eau et de l'Acide arsénieux; attaquable par l'Acide nitrique, avec précipitation d'Acide arsénieux ; solution verte, devenant violâtre par l'Ammoniaque et précipitant en vert par les alcalis. On a trouvé cette substance dans la mine de Friedrich-Wilhelm en liesse; elle tapissait les cavités d'un schiste bitumineux, qui renferme aussi du Nickel arsénialé.
NICKELINE. six. Nom donné au Nickel arsénical. V. Nickel.
NICKELOCRE.Mtfi. Même chose que Nickel arséniaté. y. Nickel.
NICOBAR. ois. Nom donné à une race de Pigeons qui a pour type le Pigeon à camail.
NICOLSON1E. Mcolsonia. bot. Ce genre de la famille des Légumineuses, et de la Diadelphie Décandrie, L., avait d'abord été proposé par De Candolle (Ann. des Sciences nal., janvier 1825, p. 05) sous le nom de Perrotteliu. Mais ce même nom ayant été imposé à un autre genre voisin des Célaslrinées par kuntli, qui en exposa les caractères avec son exactitude accoutumée et figura l'espèce sur laquelle il était constitué. De Candolle, pour éviter toute confusion dans la nomenclature, qui pourrait résulter de la question de priorité, a préféré abandonner la dénomination qu'il avait d’abord proposée, et l’a remplacée par celle de XicoUonia, en l'honneur de Nicolson, auteur de l'Essai sur l'llistoirc naturelle de Saint-Domingue. Voici les caractères du nouveau genre : calice souvent plus long que la corolle, divisé jusqu'à la base en cinq lanières lancéolées, suhulées, barbues, presque égales entre elles ; corolle papilionacée; dix étamines diadelphes; légume droit, saillant, composé de plusieurs articles comprimés, demi-orbiculaires, monospermes, à suture supérieure droite, l'inférieure convexe. Ce genre est formé aux dépens de P t/edysarum de Linné, et fait, avec les autres démembrements de ce grand genre, partie de la tribu des Hédysarées de De Candolle. Il est voisin de YUraria établi par Desvaux, qui a un calice semblable, mais qui s'en distingue par son légume dont les articles sont placés les uns sur les autres et empilés dans le calice. Les espèces de Nicotsonia sont au nombre de trois, savoir : Micolsonia barbota, UC., ou Ucdysarum barbatum , L. et Swartz; A icotsonia Cayennensis, I)C., Mém. Légum.,vn, p. 314, lab. 15; et Xicotsonia renntlula , DC.« ou Hetlysarum tenus tulum, Kunlli. Ces plantes sont des herbes vivaces ou peut-être de très-petits sous-arbrisseaux. Leurs tiges sont droites, cylindriques ; leurs feuilles ailées, à une paire de folioles, avec une foliole impaire, terminale, distante des deux latérales. Les folioles sont de forme ovale ou oblongue, et munies de stipules. Les stipules sont un peu scarieuses, distinctes du pétiole. Les bractées leur ressemblent , mais sont plus longues. Les fleurs sont petites, bleues ou purpurines, disposées en grappes ou panicules touffues, et terminales.
NICOTHOÉ. Nicothoe. cmst. Genre de la famille des Hrachyopodes. établi par Audouin et Milne Edwards, pour un animal singulier, qui se nourrit du sang des Homards et se trouve intimement fixé à leurs branchies. Au premier aspect, on croirait voir une petite Lernéc. Qu'on se représente un animal pourvu de quatre prolongements qui le font ressembler à un Papillon dont la tète et le ventre auraient disparu, et qui ne montrerait plus que son thorax, avec ses deux paires d'ailes ; qu’on s'imagine qu'il a tout au plus une demi-ligne de longueur, tandis que son diamètre transversal atteint près de trois ligues; qu'on se figure enfin que ses sortes d'ailes sont opaques, cylindriques, étroites, sans aucun mouvement, et déjà on aura pris une idée générale du petit être dont il s'agit. Si on s'arme
d’une bonne loupe, on n'aperçoit point d'antennes, point d’yeux, point de pattes; seulement on croit voir antérieurement une petite éminence qu’on juge être la bouche, et cela avec d’autant plus de vraisemblance, que c’est par celle extrémité antérieure que l'animal adhère aux branchies du Homard. Au contraire ou distingue très-nettement l'organisation des quatre prolongements latéraux, dont il a été fait mention ; les antérieurs sont des expansions tégumenlaires, contenant des viscères; les seconds sont, à n'en pas douter, des sortes de sacs qui renferment un grand nombre d'œufs. Cet aspect qu'a l'animal change tout à coup lorsqu'on l'examine avec une très-forte loupe, ou lorsqu’on le place au foyer d’un bon microscope; on distingue alors un test ou thorax pourvu de deux yeux et formé par la réunion de quatre segments; les grandes ailes ou les deux prolongements antérieurs les embrassent sur les côtés, et semblent avoir leur origine derrière le quatrième anneau. On reconnaît en outre un abdomen effilé formé de cinq articulations : la première donne insertion aux deux sacs ovifères, et la dernière se termine par deux longs poils. Si l'on renverse l'animal, on aperçoit dans leur entier deux antennes assez longues, la bouche et cinq paires de pattes; enfin il se trouve tout d'un coup transformé en un véritable Crustacé très-voisin de ceux que Linné, Geoffroy, Degéer cl Jurine ont décrits sous le nom de Monocle, et que d'autres naturalistes, tels que Muller et Latreille, ont nommés Cyclope. Ce qui en impose d'abord sur l'organisation de ce petit être, ce sont les prolongements latéraux de son corps. Qu'on fasse abstraction de ces sortes d'ailes, lout rentrera dans la classe des formes ordinaires. Au fait, les expansions latérales antérieures ne paraissent être autre chose qu’un développement excessif du cinquième anneau du thorax. Dans les Monocles il est très court, toujours plus mou que les autres et transparent ; ici il s'est accru outre mesure : voilà toute la différence. Ces deux expansions latérales sont assez transparentes pour qu'on puisse distinguer les parties qu'elles contiennent. On voit que la membrane extérieure diaphane et un peu coriace, qui les constitue, est garnie par une seconde enveloppe translucide, mais colorée, qui laisse apercevoir dans l’intérieur deux sortes de boyaux dont le point de départ est sur la ligne moyenne du corps, et qui paraissent être des cæcums ou divisions du canal intestinal qui auraient fait hernie, lis sont doués de mouvements péristaltiques, très prononcés, qui cessent quelquefois tout d'un coup et reparaissent ensuite avec la même énergie. Quand on place le Crustacé sur le dos, on voit moins nettement les cæcums, parce qu'ils se trouvent en partie masqués par un organe opaque, rameux ou plutôt digilé, qui paraît être l’ovaire interne.
Dans cette position renversée, on distingue la bouche, les antennes, les pattes, et l’on peut, avec beaucoup de patience et quelque adresse, isoler chacune de ces parties. Il existe onze anneaux aux antennes cl autant de poils insérés à leur côté interne; les pattes sont au nombre de dix; la première paire diffère beaucoup des autres : elle est terminée par une sorte de
long crochcl à (rois ongles pointus, étages et courbés en dedans; ce dernier article s'infléchit sur la jambe et sert probablement au petit Crustacé pour s'accrocher aux branchies qu’il veut sucer; les autres pattes sont bifides et assez semblables entre elles ; deux pièces composées de trois articles poilus les terminent et leur donnent l’apparence de rames. Audouin et Milne Edwards ont fait, sur la îSicoihoé„ plusieurs expériences qui établissent qu'une fois fixée aux branchies du Homard. il ne lui est plus passible de s'en détacher, et que lorsqu'on vient à l’en isoler, elle reste immobile, ce que l'on conçoit facilement en réfléchissant au développement relatif du corps de l'animal et de ses énormes prolongements latéraux. Ils supposent que ces expansions sont propres à la femelle, qu'elles n'ont pas toujours existé, et que la Nicolhoé. en étant privée dans son premier âge, a pu nager à l'aide de ses pattes jusqu'au moment où elle les fixe aux branchies d’un Homard; à celle première époque, la ISicolhoé devait être invisible à l'œil, et par conséquent plus petite qu'aucun des Crustacés que l'on connaisse, sans en excepter les Cypris; le mâle a sans doute celte extrême petitesse.
Ils ont reconnu dans la Nicothoé un Crustacé de l'ordre des Branchiopodes, très-voisin des Cyclopes et constituant un genre bien tranché, qui se reconnaîtra aux caractères suivants • deux yeux; deux antennes; une bouche pourvue de mâchoires; cinq paires de pattes, la première en crochet, les quatre autres en rames; un lest formé de segments transversaux; l'abdomen droit, terminé par deux filets, et supportant (dans les femelles adultes) deux sacs ovifêres; deux prolongements herniformes, en arrière et sur les côtés des anneaux du thorax (ces prolongements existant dans les individus que l'on a trouvés fixés). L'espèce unique a reçu le nom de Nicothoé du Homard, iViroihoe Aataci. Elle est de couleur rosée. Les expansions antérieures ont une teinte jaunâtre, et les grappes ovifères sont d'un rose tendre; elle adhère très intimement aux branchies du Homard, et s’enfonce profondément entre les filaments de ces organes. Tous les Homards n'en présentent pas, et l'on n'en trouve même qu'en petit nombre.
NICOTIANE. Kicoliana. bot. Genre de plantes de la famille des Solanées, et de la Pentandrie Monogynie, L., ayant pour caractères : un calice ntonosépale, urcéolé cl ventru, à cinq divisions peu profondes; une corolle monopélale, infiimlibuliforme, régulière, à limbe presque campanulé et à cinq divisions égales; un ovaire libre, à deux loges, surmonté d’un long style simple, que termine un stigmate bilohé. Le fruit est une capsule ovoïde, bitoculaire, â deux valves septifères sur le milieu de leur face interne. Les graines sont en grand nombre, très-petites, irrégulièrement arrondies et rugueuses.
Les espèces de Nicotiancs sont fort nombreuses. Ce sont des plantes herbacées et annuelles, ayant des feuilles entières, des Heurs disposées en grappes ou en panicules. Elles sont généralement velues et visqueuses, et presque toutes originaires du nouveau monde. Parmi ces espèces il n'en est pas de plus re-
marquable et de plus célèbre que celle qui est connue sous le nom de Tabac (N icotiana Tabavum, L.). et dont les feuilles sont d'un si grand usage dans les diverses parties du globe. Lorsqu’on réfléchit que le Tabac frais est une plante vireuse, d'une odeur désagréable. d’une saveur âcre et repoussante, on a peine à concevoir comment une semblable substance a pu devenir d’un Usage aussi général et former pour les gouvernements des pays civilisés une branche de revenu très-importante. Mais quelle influence ne peut pas exercer l'empire de la nouveauté et de la mode, lorsque surtout elles sont contrariées à leur origine par quelques obstacles! Quand les Espagnols pénétrèrent pour la première fois dans le nouveau inonde, le Tabac y était déjà en lisage, mais on ne l’y employait guère que comme un remède propre à combattre diverses maladies. Cependant les prêtres en respiraient la fumée lorsqu’ils voulaient prédire quelques événements auxquels les peuples attachaient de l'importance. Cette fumée des feuilles de Tabac brûlé les jetait dons une sorte d'excitation ou d’ivresse. Bientôt cet usage se répandit parmi les naturels. L'inlrodiiclion du Tabac en Europe date à peu près de l'époque de la découverte du nouveau monde. Mais elle y éprouva de l’opposition, et le Tabac ne fut d'abord considéré que comme une plante douée de quelques propriétés médicinales. L'usage de l'introduire en poudre dans les narines ne sc répandit que quelque temps après qu'il fut apporté en Europe. On considéra d'abord l'usage du Tabac comme une innovation dangereuse. Jacques 1«, roi d’Angleterre, en 1004, Urbain VIH, en 1024, s'élevèrent avec violence contre le Tabac, et défendirent sous des peines très-sévères d’en faire usage de quelque manière que ce fût. Ces défenses furent imitées par presque tous les gouvernements de l'Europe, même en Perse et en Turquie où les négociants européens cherchaient à l'introduire. On alla jusqu'à menacer de couper le nez et même de punir de mort ceux qui en feraient usage. Mais ces obstacles ne rebutèrent pas les négociants, qui comptaient sur son introduction comme sur une source nouvelle de gain; ils n’effrayèrent point les particuliers qui commençaient à trouver quelque plaisir, soit à priser, soit à fumer le Tabac. Le gouvernement français comprit le premier tout l'avantage qu'il pouvait tirer de celte fureur. Il permit l'usage du Tabac, mais y mit un très-fort impôt, qui par la suite devint une branche très-productive du revenu public. Une certaine quantité de Tabac avait été apportée en France sous le règne de Henri IV, par un ambassadeur à la cour de Portugal, nommé Nicot, qui. à son retour, en fit présent â la reine Marie de Mrdicis, d’où vient le nom de Poudre de la Heine qu’un lui donnait encore au temps de la minorité de Louis XIV. Mais à celle époque, son usage ne se répandit pas encore; car Olivier de Serre, qui vivait sous Henri IV, ne parle du Tabac, dans son Théâtre d'Agriculture, que comme d'une plante curieuse par ses propriétés en médecine. Dès le moment où le Tabac fut permis en France, son usage s’y propagea rapidement, et les autres gouvernements de l'Europe, voyant alors tout le parti qu’on pouvait en retirer pour le fisc,
fie s'opposèrent plus à son introduction. Pendant fort longtemps il fut une branche de commerce entre l'Amérique méridionale et l'Europe. Mais bientôt on chercha à le cultiver dans les régions où la lcm|>éralure permeltail d'en espérer la naturalisation. Aujourd'hui la cullure du Tabac est répandue dans presque toutes les contrées de l'Europe, et une grande partie de celui qui s'y consomme y est récoltée. En France, c'est particulièrement dans les départements du nord et du Rhin que l’on cultive le Tabac en i;raiul.
Comme c’est surtout à produire de grandes cl belles Feuilles que tend la cullure de ce végétal, il lui faul un terrain frais, substantiel et bien fumé. On commence d’abord par le semer sur couches dès le mois de mars, dans un lieu bien abrité. Lorsque les jeunes plants commencent à prendre de la force, on les repique à deux ou trois pieds de distance les uns des autres, dans un champ convenablement préparé. La récolte commence environ un mois après le repiquage, c'està-dire vers le milieu de juillet. On cueille d'abord les trois ou quatre feuilles inférieures. Elles sont en général d'une qualité médiocre, parce qu'elles sont presque toujours salies par la (erre que l’eau des pluies fait jaillir sur elles. Tous les huit jours celle opération se renouvelle, en ayant soin de ne cueillir que les feuilles bien mûres, c'est-à-dire celles qui commencent déjà à se pencher vers la terre, jusqu'à l'époque des premières gelées auxquelles le Tabac ne résiste point. Les feuilles sont ensuite essuyées et triées, cYsl-à-dire qu'on retire celles qui sont gâtées, et qui pourraient communiquer aux autres une mauvaise odeur. On enfile ces feuilles et on en forme des paquets de cinquante ou de cent, que l'un suspend dans des lieux bien aérés, pour en opérer la dessiccation. Comme la côte moyenne est épaisse et charnue, on est assez dans l'usage de l’enlever ou de l'écraser pour en faciliter la dessiccation. Quand les feuilles sont bien sèches, elles doivent subir plusieurs autres degrés de préparations, avant d'élre propres aux usages auxquels on emploie le Tabac. Ainsi on doit les prendre une à une, les essuyer , en retirer toutes les parties attaquées. Celle première opération porte le nom d’époulardage. Le mouillage consiste à arroser avec un mélange de dix livres de sel marin sur cinquante litres d'eau, les feuilles sèches. Cette opération doit élre répétée à plusieurs reprises. Quelquefois au lieu de sel on met dans l'eau de la mélasse ou du sel ammoniac. Ou enlève ensuite la côte moyeutie, ce qui constitue l'écôlage; après on mélange ensemble les diverses qualités de feuilles, afin de corriger les plus faibles par les plus fortes et vicer c> sa. Ici se fait la séparation du Tabac à fumer et de celui à priser. Le premier doit élre de nouveau mouillé, mais avec de l'eau pure, le second avec de l'eau salée. On laisse le Tabac fermenter pendant quelque temps, ensuite on le hache grossièrement et on l'expose sur une platine à un feu doux, qui le fait se crisper, opération qu'on nomme le frisage. Cela fait, on roule le Tabac frisé dans des feuilles entières de Tabac sec, et on les tord à la mécanique, pour en former une sorte de corde, que l'on roule sur cllcinéine pour en constituer un rôle. Lorsqu'on veut
| préparer du Tabac à fumer, on coupe les cordes lor- | dues en lames minces, dont on sépare les feuillets.
; Mais le Tabac à priser doit être mis en carotte. Pour ; cela on coupe les rôles en morceaux d'égale longueur, que l’on met dans des moules cerclés en fer où on les foule et les comprime fortement. On les retire ensuite de ces moules et on les entoure de ficelle que l'on serre étroitement. Ce sont ces carottes que l’on râpe par des procédés divers et qu’on réduit en poudre pour faire le Tabac à priser.
On commit trop les usages auxquels on emploie le Tabac, soit en poudre, soit coupé en fragments, pour qu'on doive les rapporter ici. L'habitude que s'en sont faite certaines personnes est devenue pour elles un besoin factice dont elles ne peuvent supporter la privation. A l'époque où le Tabac fut apporté en Europe, le merveilleux attaché à tout ce qui est nouveau, fil trouver dans ce végétal un remède universel, une sorte de panacée propre à guérir toutes les maladies. D'autres, au coniraire, ne vireni en lui qu'une drogue dangereuse, dont on devait interdire l’usage. Les feuilles fraîches du Tabac ont une odeur vireuse et désagréable, mais lorsqu'elles ont été préparées et qu'elles ont subi le degré convenable de fermenlalion, leur odeur est forte, piquante et fort agréable pour ceux qui y sont accoutumés. Cependant elles sont encore dans cet état d’une très-grande àcrelé et ont une action stupéfiante. Quand on en>màche une petite quantité ou qu'on en introduit la fumée dans la bouche, le Tabac augmente d'une manière trèsmarquée la sécrétion de la salive. Il agit encore de la même manière lorsqu’on l’inspire par les narines; la membrane pituitaire devient le siège d'une sécrétion plus abondante. Dans ces différents cas, le Tabac produit, chez les individus qui n'y sont pas habitués, des effets qui tiennent à l'action narcotique qu’il exerce sur l'encéphale. De là les étourdissements, fa céphalalgie, la somnolence, les nausées auxquels sont en proie ceux qui font usage pour la première fois de ce végétal. Introduit dans l'estomac, il l'irrite et donne lieu à des vomissements ou à des déjections alvines plus ou moins considérables. S'il est administré intérieurement à forte dose, il peut occasionner les accidents les plus graves, et agir comme tous les autres | poisons narcolico-àcres, parmi lesquels il a été rangé. Aussi les médecins ont ils tout à fait abandonné l'usage interne des feuilles de Tabac. On ne l'emploie guère j aujourd'hui que pour préparer des lavements irritants,
, que l'on administre comme moyens révulsifs dans l'apoplexie et l'asphyxie. Néanmoins, même dans ces deux circonstances, l’administration du Tabac n'est pas sans danger et occasionne souvent des accideuts graves. On doit donc autant que possible s'en abstenir. Le docteur Anderson a publié des observations qui tendent à prouver l'utililé du Tabac dans lu tétanos traumatique, maladie extrêmement redoutable. Il l'emploie frais en fomentation sur les parties latérales du col, et en cataplasmes appliqués sur la plaie à l’occasion de laquelle le tétanos est survenu. Il le fait également entrer dans les lavements et dans les bains généraux où il laisse le malade le plus longtemps qu'il
peut y rester. Ces observations demandent à être cpnfirinées par de nouveaux essais.
Nicotiaxe ristiqce. Nicotiana rustica, L.. Bull., Herb., lab. 989. Selon quelques auteurs, cette espèce serait la première qui eût été introduite en Europe, et c'est aujourd’hui celle qui s'y est le mieux naturalisée. et qui résiste le plus facilement à l'intempérie des saisons. Sa lifte est haute de deux à trois pieds, rameuse; ses feuilles alternes, pétiolées, ovales, très* obtuses, léftèremenl échancrées en cœur à leur hase. Lrs fleurs sont ftrandes. tout à fait vertes, disposées en pa ni CU le terminale et rameuse. Cette espèce, que l'on cultive surtout dans les départements sud-ouest de la France, est connue sous les noms de Tabac femelle. Tabac du Mexique à feuilles rondes.
Nicotiank faucoi £e. Nicotiana paniculala , L. On donne à celte espèce les noms de Tabac du Brésil, Tabac de Vérinas ou Tabac d’Asie. Ses liftes ont de trois à quatre pieds d'élévation; elles portent des feuilles alternes, pétiolées, ovales, aiguës, échaneréescn cœur, pubescenles et blanchâtres. Ses fleurs forment une panicule lâche et presque simple. I.e tube de la corolle est lonft et étroit. Celle espèce, originaire du Pérou, est une des plus délicates à cultiver; elle craint beaucoup le froid. Aussi ne la cultive t-on guère que dans l’Inde et en Orient. Le Tabac qu elle donne est extrêmement doux. Outre ces diverses espèces qui sont les plus fréquemment cultivées, il faut encore mentionner la Nicotiane oifUulée. Nicotiana undulata, Jacq.,Venl., Malm., t. 10; qui croit au Port-Jackson de la Nouvelle- Hollande. et qui porte des feuilles radicales, spalulées. les caulinairea aigues, molles, pubescentes. Cette espèce est du très-petit nombre de celles qui croissent hors du nouveau monde.
NICOTINE, cb lit- Principe particulier que produit l’analyse du Tabac. Il est incolore, volatile, délétère, d'une saveur analogue à la plante. * ,
NICOLI, bot. Espèce du ftenr eJiobinia. F. Robinier.
RICTAGE et RICTAGINÉES. bot. Pour Nyclage et Nyctaginées. y. ces mots.
NICTILARIOS. ois. (Commerson.) Synonyme de Motacilla perspicillata, L. V. Traquet.
NID. y. Oimcx. On donne en minéralogie et en géologie le nom de Nid à de petits amas de minerais qui ne constituent ni veines, ni couches, ni dépdls proprement dits.
NI DALI E. Nidaiia. foltp. Gray a établi ce genre nouveau qui termine Tordre des Gorgonées, dans la section des Polypiers corlicifêres, pour une espèce qui a été apportée du littoral de l'Océan atlantique, dans Tlnde occidentale près de Montferrat. Ce corail est Axé. cylindrique, subrameux, subsolide, blanchâtre, revêtu de pointes calcaires rapprochées, terminé par un boulon hémisphérique, formé de papilles coniques et d’aiguillons inégaux qui en hérissent la surface.
NID-D’OISEAU. Nidns-Acis. bot. Espèce du genre Néollie. y. ce mot.
NIDORELLE. Aï do relia, bot. Genre de la famille des Synanlbérées, institué par Cassini qui lui assigne pour caractères : calai bide petite, siibglobuleuse ; disque multiflore, régulariflore, audrogyni-mascutiflore; cou-
ronne plurisériée. multiflore, fétniniflore; périctine â peu près égal aux fleurs du disque, formé de squammes paucîsériées, un peu inégales, irrégulièrement imbriquées, appliquées, oblongo lancéolées, aiguës : les extérieures plus courtes, foliacées ; les intérieures membraneuses; clinanllie planiiiscule. un peu convexe, ntl, fovéoièou un peu alvéolé; les fleurs du disque ont l’ovaire court, chargé de glandes, la corolle â cinq divisions oblongues- aiguës, les anthères privées d'appendices basilaires, le style androgynique , à deux sligmalophores libres. Les fleurs de la couronne ont l'ovaire ohlong, hispide. privé de bourrelet apicilaire, Taigreile longue, composée de tquatnmelliiles unisériées, contiguës, filiformes et barbellulées, la corolle à languette jaune, courte, large, très- variable, souvent anomale, ovale on linéaire, ordinairement bilobée, quelquefois profondément bifide.
NmoRtM.E PC0II.UE. Ni do relia foliota , Cass.; Erige ron fætidum : Inula firtida, Lin. Sa lige est herbacée. simple, épaisse, striée, hispide. garnie de feuilles nombreuses, sessiles. étroites, lancéolées, très entières, parsemées de glandes ; calalhidcs nombreuses ; fleurs jaunes.
NIDl'LAIRF.. Nidufaria bot. ( Lycoperdacces ) Ce genre appartient à la tribu des Angiogattres, et â la section des Nidulariées. Bulliard, d’après Micheli, avait compris sous ce nom générique plusieurs espèces du genre Cyathua qui . à la vérité, ne s'en distingue que parla déhiscence de son péridiuin exlerne. Il est ainsi caractérisé par Frics (Symb. Gasf.) : péridium arrondi, coriace, membraneux, s'ouvrant irrégulièrement et sans opercule, renfermant des péridioles ou péridiums secondaires, sessiles et Axés par leurs bords, remplis de spirules. Les espèces de vraies Nidulaires sont en général plus rares que les Cy a/ha s. Le Cyathus fa relus de Persoon , qui rentre parmi les .Nidulaires, et le Nidularia rerniroaa d'Ilolmskiold. sont, les deux espèces les mieux connues. Cette dernière est très- remarquable par ses péridioles ovoïdes et d'un beau rouge.
NIDULANT. Nidulans. bot. Les semences sont Nidulantes lorsqu'elles se trouvent placées sans ordre dans le péricarpe, sans aucune séparation apparente entre elles.
NIDULARIÉES. bot. K. Lycoferdac&es.
NIEBUHRIE. Niebuhria. bot. Genre de la famille des Capparidécs, et de la Polyandrie Monogynie. L., établi par De Candolle (Prodrom. Syat. y égal., 1 , p. 248) qui lui a donné pour caractères essentiels -. calice â quatre sépales dont l'estivation est valvaire; pétales nuis ou plus petits que le calice; Inrus cylindracé, très-courl; étamines en nombre indéfini; baicovée ou cylindracée, stipitée. Ce genre se compose d’arbrisseaux inermes. qui croissent au cap de Bonne-Espérance, dans l'Inde orientale et en Arabie. Les sept espèces décrites par De Candolle ont été partagées en deux sections. Dans la première sont celles qui manquent de pétales et dont les feuilles sont trifoliolées ; elles ont de l'analogie avec les Cratœrn. et quelques-unes avalent été mentionnées sous ce nom générique, dans le catalogue des plantes d’Afrique de Burchell; telles sont les
Xicbuhria cufra el aticulari*. Le Xiebuhria linea ria a pour synonyme le Copparis apelala tic Roth, et le Xiebuhria olcoidcs est fondé sur une plante du Cap. qui ressemble beaucoup au Xiebuhria cafta. Enfin le Xiebuhria Madagaun t ienaia est une nouvelle espèce indigène de Madagascar. La seconde section comprend deux espèces, Xiebuhria oblongifolia et A iebuhria atenaria,i\a'\ ont des rapports avec les Cappatia; elles sont pourvues de petits pétales el de feuilles simples.
NIELLE, dot. Ce nom a été donné à diverses plantes regardées comme les fléaux des moissons. Ainsi l'on a appelé :
Nielle ou Cbarbox de Blé, les Urédinées qui attaquent et allèrent les graines céréales.
Nielle dis Blés, Y A g materna Githago.
Nielle deYirgixik, le A/eton/Aiu»! F irginicum
Nielle est aussi synonyme de Nigelle. F. ce mot.
N1ÊKEMBERG1E. A ienmbcrgia. bot. Genre de la famille des Solanécs, el de la Penlandrie Monogynie, L., établi par Ruiz cl i'avon, cl adopléjtarkunlh (A’or. Gen. et Spec. Plant, œquin., vol. 5, p. 8) qui l'a ainsi caractérisé : calice tubuleux , quinquéfidc; corolle presque bypocralériforme, dont le tube est très-long el grêle, le limbe à cinq lobes égaux ; cinq étamines saillantes, ayant leurs filets réunis par la base, el leurs anthères déhiscentes longitudinalement; stigmate à peu près infundîbuliforme. hilohé ; capsule au fond du calice persistant, bilocutaire, bivalve, offrant une cloison parallèle aux valves, qui plus tard devient libre, et des placentas étroitement fixés à la cloison. Ce genre a été constitué sur une plante du Pérou el du Chili , nommée A i'erembetgia repens , par Ruiz et Pavon (Ftor. Pcruv.et Chil., 2, p. 15, tab. 125), et donlKtinlli a changé le nom spécifique en celui de npuiulata. Cet auteur a décrit deux espèces nouvelles sous les noms de Xieretnberyia ungusli folia et viscidulaj elles croissent dans le Mexique. Ces plantes ont des liges ligneuses ou herbacées, couchées el ordinairement rampantes. Les feuilles sont éparses, solitaires ou quelquefois géminées, très-entières. Les fleurs sont blanches, solitaires, presque sessiles, extra-axillaires ou opposées aux feuilles.
• NI FAT. moll. Adanson a donné ce nom à une Coquille qu'il considérait comme une Vis. l.amarck l'a mise dans le genre Fuseau où elle est mieux placée; il l'a nommée Fuseau parqueté, Fustta Xifal.
NIGAUD, ois. Espèce du genre Cormoran. F. ce mol.
NIGELLA. bot. F. Nigelle.
NIGELLASTRUM. polît. Ce nom, donné par Pailas au Sertularia rosacea d'Kllis, qui est un Dynatnena de Lamouroux,a été employé par Oken pour l'un des sous-genres qu'il a établis parmi les Serlulaires.
NIGELLASTRUM. bot. Ce nom, employé par Dodoens ! pour désigner YAgroalema Githago, ea\. devenu, dans ; Magnol, celui de la plante dont Tournefort el Linné | oui fait leur Garidella. F. ce root. Mœnch s'est servi du mol Xigellaatrum pour désigner un genre formé aux dépens du Xigella. F. ce mol.
NIGELLE. .Xigellu. bot. Genre de la famille des Rcnonculacées, tribu des Uelléborces eide la Polyandrie ; Polygynie, L., qui présente les caractères suivants :
calice à cinq sépales colorés, pétatoïdes, étalés et caducs; pétales dont le nombre varie de cinq à dix, petits, bilabiés, à onglet foréolé, nectarifère; étamines nombreuses; cinq à dix ovaires plus ou moins soudés par la base, terminés par autant de slylcslongs el simples ; capsules plus ou moins soudées entre elles, terminées en bec par l’allongement et la persistance des styles, déhiscentes parleur côté interne, renfermant plusieurs graines dont l'embryon est linéaire. Les plantes qui composent ce genre élaientnomméesjl/e/an//i/Mm par les anciens. Tragus el C. Baultin se servirent les premiers du mol Xigella, qui fut adopté par Tournefort el Linné* le nom de Melaulhiunt fut alors appliqué à des végétaux fort différents. Le genre Sigella de Linné fut partagé par Mœnch [Metltod. Plant., Z It et 513 ) en deux, sous les noms de A igellaalt uni el Xigella ; mais ces groupes n'ont été considérés que comme des sections génériques par De Candolle ( Syat. Feget. no/., 1, p. 520). LesNigelles sont des herbes annuelles, un peu glabres. De leur racine grêle et pivotante, s'élève une lige droite, rameuse, qui porte de* feuilles extrêmement découpées, à segments capillacés. Les fleurs sont solitaires au sommet des tiges et des rameaux. Les capsules sont couvertes de points calleux ou de glandes; elles contienqent des graines noires (d’où le nom générique), douées d'une odeur et d’une saveur âcre aromatique, el conséquemment usitées comme condiment populaire.
On a décrit une douzaine d'espèces de Nigelle* , que De Candolle a réparties eu deux sections. La première ( Xigetlaatrum ) est caractérisée par ses sépales jaunât res, ses étamines nombreuses, disposées en une simple série, ses capsules comprimées, soudées surtout par la base, et ses graines planes, orbiculaires. Elle renferme trois espèces qui croissent dans le Levant, savoir: Aïgcllu oricntaliii, L. , ou Ai gellaalrutn fia vu m , Mœnch; Xigella coi niculalu, DC.; Xigella ciliaris, DC.
La seconde section ( Xigella ) se distingue de la précédente par ses sépales blancs ou bleus; par ses étamines disposées sur plusieurs rangs, en huit ou dix phalanges, comme dans YAquilegia; par ses capsules à peine comprimées, soudées entre elles jusqu'à leur milieu; enfin, par ses graines ovéea ou anguleuses. Huit espèces, toutes indigènes des conlréesqui forment le bassin de la Méditerranée, composent celle section.
Nigelle d'E$pagre. Xigella Hispanica, L. C'est une plante très-glabre, dont la lige épaisse et anguleuse s'élève à plus d’un pied. Les lobes de ses feuilles sont moins linéaires que ceux du Xigella arcenaia, et ses fleurs sont de la grandeur de celles du Xigella dumaecena; mais elles sont dépourvues d'involucre. Ces fleurs varient pour la couleur ; on en trouve de bleues, el de blanches qui passent au jaunâtre par la dessiccation. Celte espèce croit en Espagne el dans la Barbarie.
Nigelle des ciiabps. Xigella arcenaia, L. C'est une jolie petite plante qui crollenabondancedans les moissons de l'Europe, de la Barbarie el de l'Orient. Elle est très-variable sous le rapport de la couleur et de la multiplicité des rangées d'étamines el des sépales.
Nigelle cultives. Xigella aatira, L. Scs fleurs sont d'un bleu clair cendré, grandes, solitaires, terminales.
non involucrées. Elle est surtout remarquable par ses graines oléagineuses, dont la saveur est âcre, piquante, analogue à celle du poivre. Oii les emploie comme épices, pour assaisonner certains mets ; de là le pom de toute épice qui leur a été donné. Celte espèce croit dans l'Europe méridionale, cl varie beaucoup, dc-nièmeque la Nigelle des champs.
Nigelle de Damas. Nigetta Damascena, L. Elle se distingue facilement à son involitcre polyphylle , capillacé. situé immédiatement au-dessous de la fleur et l'enveloppant complètement. C'est la plus belle plante du genre, et un la cultive dans lotis les jardins, où elle offre un grand nombre de variétés. Elle est originaire de toute la région méditerranéenne, depuis le Portugal jusqu'au delà de la mer Noire.
MGIDIE. Xrgidius. lits. Genre de l’ordre des Coléoptères, voisin des Lucanes, mentionné par Latreille dans ses Familles naturelles du Règne Animal.
RIGRETTE. ois. L’un des noms vulgaires du Merle noir. y. Merle.
MGHICA. un. Nom trivial donné par Wallerius à l’Ampélile graphique.
NIGRINA. bot. Le genre ainsi nommé parThunberg est le même que le Chloranthus de Swartz.
Linné avait aussi constitué un genre Nigrina qui a été réuni au Gerardia. Chloëaxthe et GEraroie.
MGRINE. Min. Reuss a donné ce nom au Titane silicéo-calcaire d'HaUy; Beudant et Philips le donnent au Titane oxidé ferrifère; et Breithaupl, d’après le dernier système de Werner,. croit devoir l'assigner au Titane oxidé rouge ou rutile.
NIGRITELLA. bot. Genre de la famille des Orchidées, établi par le professeur Richard dans son travail sur les Orchidées d'Europe, et qui a pour type le Satyriunt nigrum de l.inné. Voici les caractères de ce genre : les (rois divisions extérieures du calice sont étalées, ainsi que les deux intérieures et latérales; le labelle est supérieur, indivis, terminé par un éperon trèscourt; le gynoslème est fort court; l’anthère est antérieure, à deux loges, contenant chacune une masse pollinique finissant inférieurement en une caudicule qui se termine par un rétinacle latéral; ce rétinacle bouche l'ouverture de chacune des deux petites hourselles. Ce genre ne diffère du Gymnadenia que parce que les rétinacles ne sont pas entièrement nus , et qu’ils font partie des parois de la bourselle. Mais, au reste, on peut croire sans peine que ces deux genres doivent être réunis à V Habenaria, dont ils ne sont pas suffisamment distincts. Aussi Rob. Brown (Hort. Kew.) a-t-il placé le Satyrium nigrum, qui forme le type du genre XigriteUa, parmi les espèces d 'Habenaria.
Le iXigritella anguati folia, Rich., loc. cit., est une petite Orchidée assez commune dans les Alpes. Ses luliercules sont palmés, ses feuilles très-étroites; sa tige, haute de quatre à six pouces, se termine par un épi dense et ovoïde de petites fleurs purpurines, qui répandent une odeur de vanille extrêmement agréable.
NIGGI. pois. Espèce du genre Balrachoïde. y. ce mot.
NIKA. Aika. crost. Genre de l’ordre des Décapodes, famille des Macroures, tribu des Salicoques, établi par |
Risso, et auquel Leach a donné ensuite le nom de Processa, que Latreille avait adopté, et que ces auteurs ont abandonné dans leurs derniers ouvrages. Ce genre se distingue de tous les autresdes Macroures de sa tribu, par une anomalie singulière de ses deux pieds antérieurs : l’un d’eux se termine en une serre à deux doigts, tandis que l'autre finit simplement en pointe. Ceux de la paire suivante sont en pince, et l'article qui précède la pince est composé. Les antennes intermédiaires ou supérieures sont terminées par deux filets sétacés, disposés presque sur une même ligne horizontale, et portées sur un pédoncule de trois articles, dont le premier est le plus grand et le dernier le plus court. Le filet antérieur de ces antennes est le plus long. Les antennes inférieures ou extérieures sont sétacées, beaucoup plus longues que les précédentes et pourvues à leur hase d’une écaille allongée, tinidenléc à l’extrémité et en dehors, ciliée sur le bord interne. Les pieds-mâchoires extérieurs ne couvrent pas la bouche; ils sont formés de quatre articles visibles, dont le second est très-long et fortement échancré à sa hase, du côté interne. Les pieds soûl généralement longs et grêles. Ceux de la première paire sont monodaclyles à gauche et didaclyles à droite; ils n'ont pas le carpe tnulliarliculé; les pieds de la seconde paire sont plus grêles, très-longs, filiformes, de grandeur inégale; ils finissent cliacun par une petite main didaclyle; leur carpe et l'article qui le précède sont inulliarliculés dans la plus longue, et te carpe seulement l'est dans la plus courte. Les pieds des trois dernières paires sont simplement terminés par un ongle aigu, légèrement arqué et non épineux. La carapace est un peu allongée, lisse, pourvue en avant d'un petit rostre comprimé. L'abdomen est arqué vers le troisième segment; il est terminé par des lames foliacées, allongées, dont l'extérieure, de chaque côté, est bipartite à l’extrémité. Les Nikas se trouvent en grande abondance dans les mers des côtes de Nice et de la Provence ; ils n’ahaudonnenl jamais le rivage où les femelles déposent leurs œufs, plusieurs fois dans l'année, au milieu des plantes marines. Leur chair est estimée, et on les recherche beaucoup dans le midi de la France. Les pécheurs s'en servent pour garnir leurs hameçons; ils trouvent qu'ils sont un excellent appât.
Nima comestible. Nika edulis, Risso, Crust.. p. 85, pl. 3, fig. 3; Leach, Dcsm.; Processa edulis, Leach, Latr. Il est long de près de deux pouces, d'un rouge de chair pointillé de jaunâtre. L’extrémité antérieure de son test a trois pointes aigues; le pied droit de la paire antérieure est eu pince. Celte espèce est très-commune à Nice.
NIL. bot. Ce nom arabe, devenu spécifique dans le genre Liseron, est aussi employé dans l’Inde pour désigner l'Indigo, d'où est venu le nom d’AxiL, qu’on j donne, dans plusieurs colonies européennes, à V Indigo j fera tincioria.
N1LÉE. N iléus, crost. ross. Nom donné à l'un des genres ou sous-genres formés aux dépens des Trilobiles. Dalman, en faisant connaître ce groupe, cite comme espèces distinctes : .X iléus armadillo et N iléus glomerinus.
N1L-GAUT oi NYL-GHAUX. h ah. Anliiopa picta , Grael. Espèce du genre Antilope, F. ce tnol.
NIUON. A Mo. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des lléléromèies, famille des Slénélytres, tribu des llélopiens, établi par Latreille, et que Fabricius avait placé avec ses OEgHhua. Ce genre est ainsi caractérisé ■ mandibules terminées par deux dents; dernier article des palpes maxillaires grand, en forme de hache ou de triangle renversé; antennes presque grenues; corps hémisphérique. Ce genre se distingue au premier coup d’œil de tous ceux de la même tribu, par sa forme hémisphérique, qui lui donne la plus grande ressemblance avec les Coccinelles. La tête des Nilions est petite, avec des yeux réniformes; les antennes sont insérées ù la partie antérieure dé la tête, très-près des yeux; elles sont filiformes, de la longueur du corselet, et composées de onze articles, dont le premier est un peu allongé et renflé; le deuxième court, arrondi, plus petit que les suivants; le troisième un peu allongé, et les suivants égaux entre eux. La lèvre supérieure est arrondie antérieurement, large, courte, et de consistance coriace. Les mandibules sont courtes, cornées, presque triangulaires, pointues et dentées intérieurement. Les mâchoires sont cornées, bifides; les divisions sont égales en longueur: l'extérieure est conique; l'intérieure un peu aplatie et ciliée; elles portent chacune une palpe guère plus longue qu'elles, de quatre articles, dont le premier très-court, à peine apparent; le deuxième peu allongé, conique; le troisième fort court; le dernier ohlong, dilaté presque en manière de triangle. La lèvre inférieure est avancée, cornée, presque triangulaire, terminée en pointe émoussée; elle donne attache à deux palpes très-courtes, à articles peu apparents. Le corselet est arrondi, fort court, et échancré antérieurement pour recevoir la tête; l'écusson est petit, triangulaire; les élylres sont très-convexes, assez fermes; elles ont en dessous, comme les Coccinelles, les Érolylcs, etc., un large rebord et un petit avancement qui embrasse les côtés de l'abdomen; les ailes sont membraneuses et repliées; les pattes sont courtes et dépassent ù peine les élylres. Les mœurs de ces insectes et leurs larves sont encore inconnues; on sait seulement depuis peu que leurs nymphes s'attachent aux branches des arbres; les insectes écloseul en grande quantité, et couvrent entièrement les jeunes branches où ils sont nés. Toutes les espèces de ce genre sont propres aux contrées les plus chaudes de l’Amérique méridionale.
Ni lion velu. A7//o r illoaua, Latr.; OEgilhua tnarginaius , Fabr.; Coccinella r illosa, ilnd.; Erotilus Ci HCl us ? Ilerbsl. Il est long de trois lignes et demie, et presque aussi large; ses antennes sont velues, noires, avec les quatre premiers articles et la tête d'un jaune obscur; son corselet est noir au milieu, avec les côtés couverts d'uu duvet serré, d’un jaune brun; ses élylres sont lisses, marquées de stries pointillées, d'un noir luisant, un peu bleu, avec la suture et les bords d'un jaune obscur; le dessous du corps et les pattes sont jaunes. Cayenne.
NILOTIQUE. ois. Espèce de Perche du sous-genre Cenlropome.
MLSOMA. bot. On a donné ce nom à un genre de végétaux fossiles, dont les analogues virants ne se retrouvent plus. Ce genre appartient à la famille des Fou gères, et parmi les espèces que l’on a pu déterminer ou distingue les suivantes :
Aitsonia elongala. Pinnules oblongues, presque linéaires, élargies à la base, oblongues, arrondies au sommet, libres jusqu'à leur point d'insertion; nervures principales au nombre de quaire, séparées chacune par deux ou trois nervures plus fines.
A thunia brais. Pinnules ovales-allongées, adhérentes entre elles par la base; nervures principales au nombre de trois, confluente* vers le sommet, séparées chacune par trois nervures plus fines et tuberculeuses.
Ces espèces ont été trouvées dans les dépôts du grès du lloer, en Scanie.
NILUKMA. a AH. f. Licorne.
NI MA. Aima. bot. Genre de la famille des Sitnaroubées eide la Penlaudrie Pentagynie, établi par liamillon, et ainsi caractérisé : fleurs hermaphrodites; calice profondément divisé en cinq parties, persistant; cinq pétales oblongs; cinq étamines, dont les filets sont dilatés à la base; cinq ovaires réunis, velus, insérés sur un disque auquel les pétales sont attachés eu dessous; cinq styles réunis inférieurement, libressiipéricuremenl et renversés, surmontés d'un pareil nombre de stigmates : cinq capsules et par avortement deux ou trois, presque arrondies, chacune renfermant une seule graine, dont l'embryon est grand, sans périsperme. Ce genre a été réuni au Simaba par Don (Flor. A ’epal. Prodr., p. 248), quoiqu'il s'en distingue par le nombre des pétales, par les filets staminaux dilatés inférieurement et lion insérés sur des écailles distinctes; enfin par la différence de patrie qu'habitcnl les espèces.
Nias QDASsiutoe. Aima quassioitlea, llamillon. Elle est indigène du Népaul. Ses feuilles sont iinparipiunées, à quatre paires de folioles dentées en scie, et à fleurs disposées en corymbes ou en panicules.
MMMOIA. Nimmoiu. bot. Genre de la famille de» Saxifragées, institué par le docteur Wight, qui lui assigne pour caractères : calice gamosépale, tubuleux el quadrifidc; quatre pétales courtemenl onguiculés, insérés au sommet du calice et alternant avec ses lobes; quatre étamines alternes avec les pétales, insérées vers le milieu du calice, à filets décurrenls; anthères biloculaires, déhiscentes longitudinalement; ovaire libre, subdipécellé, incomplètement biloculaire; ovules attachés à un placentaire central, dressé, libre vers le haut, soudé inférieurement aux bords inclinés des carpelles; style unique el filiforme; stigmate grand, capilé, lu lobé; capsule libre, incluse dans le calice persistant, incomplètement biloculaire, déhiscente par le sommet, bivalve et polysperme. Les semences sont petites, ovales, à lest pellucidc. L'embrvon est central, de la longueur de la graine. La radicule fait face au hile. Dans la nombreuse famille des Saxifragées, à laquelle le docteur Wight rapporte ce genre nouveau, il y a peu de points communs à tous les sous-ordres, ce qui faiL que ce genre peut à peine être associé à aucun d'eux ; la division quaternaire de scs parties, son ovaire libre, brièvement pédicellé, le séparent en effet de tous les genres
de celle famille. Le genre l'ahlia, le plu* voisin peulélre, a le calice adhérent à l'ovaire el les placentaires pendants au sommet des loges.
Ni h ■<> ia a riBUBS abosdavtes. Nimmoia floribunda. Wigtil, Ciest une plante herbacée, glabre el très-rameuse; elle, a des feuilles coriaces, alternes, sessiles, cordalo- lancéolées, a ignés el dépourvues de stipules; les Heurs sont |»cliles. rougeâtres, panicutées en corymhe, dont les corymhules sont bibraclés à leur base. Le botaniste Nimmo l'a découverte aux environs de Uomhay.
MNDAS. ois. Espèce du genre Perroquet. y. ce mol.
NINSI et NINSJN. bot. Espèce de Berle. y. ce mot.
NINTOOA. bot. Genre formé par Sweel, aux dépens des Caprifolium el Lonicera, dans lequel il a réuni le Caprifolium lonyiftorum, le Lonicera Japonica et Lonicera flcxuosa. Il ne parait pas que ce geure art été adopté généralement.
NiOU.EA. dot. Le genre, proposé par Salisbury dans la famille des Liliacées, n'a pas été adopté; la seule espèce qu'il contienne ayant été reconnue pour appartenir au genre t’uukia.
MO PO. bot. Espèce du genre Inga, dont les habitants de l'Alure fument le feuillage, en guise de tabac.
NIOTE. Aiota. dot. Ce nom est maintenant adopté par la plupart des classificateurs, pour désigner un genre sur les affinités duquel on ne s'accorde pas. el qui a reçu diverses dénominations. En effet, Lauiarck, dans ses Illustrations des genres, constitua le premier le genre Atoia, qui fut publié presqu'en même temps par Gærtner sous le nom de Sa modéra, dérivé du mol Samandura, employé par Linné dans son biora Ztylanica, et reproduit par Vahl sous celui de //'if/mannia. Coinmerson, dans ses Herbiers, consultés par plusieurs botanistes, l'avait nommé Mauduj'ta; enfin i)u Pelil-Thouars convient lui-méme que son genre Üiporeia est identique avec le Aioia de Lamarck. D'un autre côté, Adauson avait donné le nom d eLocandi au même geure. Quant à ses affinités, A.-L. de Jussieu est d'avis qu'il avoisine les Ochnacées ou Simaroubées, tandis que DuPclil-Tbouars le range près du Uanisleria ou JBulanopteris, dans les Malpighiacées. L'est à la suite de cette dernière famille, qu'il a été placé par De Candolle ( Prvdrovt.Sysi . Veget., p. 592). Mais Adrien de Jussieu, dans son travail sur les genres des Rutacées el des familles voisines, assigne définitivement une place à ce genre parmi les Simaroubées. Voici les caractères essentiels qu'il lui attribue : Heurs hermaphrodites; calice très-court, à quatre divisions profondes; corolle à quatre pétales, beaucoup plus longs que le calice; huit étamines plus courtes que les pétales; ovaires au nombre de quatre, portés sur un gynophore court, très-étroit; autant de styles distincts à leur base, se réunissant par. le sommet en un seul plus long que les pétales, el se terminant en un stigmate aigu; fruit drupacé, composé de quatre carpelles, réduits quelquefois à un seul par avortement. A ces caractères. De Candolle eu ajoute d'autres qui sans doute ont déterminé cet auteur à le classer à la suite des Malpighiacées; tel est celui qui consiste dans l'existence de glandes sur la face externe de deux des sépales. Le nombre des parties de la fleur est, en outre, indiquépar De Candolle comme
variable de quatre à cinq ou du multi|He de ces deux nombres. Adrien de Jussieu observe cependant que le nombre quaternaire est le plus fréquent.
Deux espèces oui été décrites par les auteurs : la première a reçu le nom de Aiota tetrapetala, l.amarek el De Candolle. C’est aussi le IFittmannia eHiplica de Vahl, el le Muuduyta pendnliflora de Lominerson. Cette plante est un arbrisseau de Madagascar. La se conde espèce est le Aiota petitapelala , Poire! et De Candolle. ou Karin-Ajotii de Ithéedc ( Hurl . Maiab., vi, tab. 18). Arbre élevé d'environ trente pieds, qui croit dans l’Inde orientale. Adrien de Jussieu fait remarquer, avec raison, que les noms ainsi que les caractères spécifiques de ces deux espèces doivent être changés, puisque, dans la plante indienne, le nombre des pélales, d'après là-description de Rliéede, parait varier accidentellement de trois à cinq, mais qu'il est généralement quaternaire. Ces arbres ou arbrisseaux ont des feuilles alternes, simples, veinées en réseau; les Heurs assez grandes, blanches extérieurement, rouges en dedans, sont portées par des pédoncules axillaires ou terminaux,formant au sommet une ombelle involucrée. à la base, de petites bractées. Les diverses parties de ces plantes sont très-amères. On les emploie dans l'Inde comme fébrifuges, el l'on exprime de l'huile de leurs graines.
MOU. iA«. y. Gnou.
MPA. Aipa. bot. Rumpb, dans son Herbariutn Amboiuen.se, 1, tab. 16, décrit el figure sous ce nom un Palmier originaire de l'Inde, que Thunberg ( Act . Uotm 1782, p. 231) el plus récemment Labillardière (Meut. Mus., I. v, p. 297) ont de nouveau décrit el mieux fait connaître. Le Aipa frulicuns, Tliunb., est un Palmier dont le tronc, quelquefois excessivement court, s'élève rarement au delà de deux à trois pieds sur un pied et plus de diamètre. Ses feuilles, longues de cinq à six pieds, sont pinnées, à folioles lancéolées el dentées, el à pétiole dilaté et semi-amplexicanle à la base. Les Heurs sont monoïques, les mâles et les femelles portées sur un même spadice dichotome, accompagné à sa base de bractées larges el spatbiformes. Les fleurs mâles forment des chatons cylindriques; elles sont extrêmement serrées; leur calice est formé de six sépales dont trois plus intérieurs. Les étamines, au nombre de trois, sont monadelphes et synanthères c’est-à-dire soudées ensemble par leurs filets et leurs anthères. Les fleurs femelles sont également très-serrées, formant des capitules globuleux, placés au dessus des fleurs mâles; elles sont dépourvues de calice el se composent d'un ovaire à trois loges, surmonté de trois stigmates sessiles. Les fruits sont des drupes réunis, anguleux, monospermes, très-rarement à deux graines. L’embryon est situé à la base de l'endosperme. Ce Palmier croit dans les Iles de la Sonde el aux Philippines. Par son port et plusieurs de ses caractères, il se rapproche beaucoup des Pandanées. Le régime, encore jeune, fournit un liquide douceâtre qui, par la fermentation, se transforme en une sorte de liqueur spiritueuse. Les fruits verts se mangent crus ou confits au sucre.
MPHOBOLE. Aiphobotus. bot. Genre de la famille des Fougères, tribu des Polypodiées, établi par Kaulfuss pour quelques espèces tropicales. Les caractères
différentiels sont : sporanges entourant les papilles de la fronde, formant des sores arrondis, ramassés ou épars, couverts de poils disposés en étoiles.
Nifhorole porte- spatule. Niphobolua apatulifer, Kaulf. Frondes pourvues d’une côte proéminente : les stériles plus petites, spalulées et discolores, les fertiles linéaires, allongées, obtuses, atténuées inférieurement. roulées en haut, .à sores très serrés. Du Népaul.
IMt’HON. Xipho. pois. Genre d'Acanlhoplérygicns de ta famille des Percoldes, institué par Cuvier et Valenciennes et dont les espèces se distinguent de toutes celles de cette famille, en ce qu'avec les dents en velours des Perches, elles ont de fortes épines au bas du préopercule et à l’opercule. Quant aux autres caractères, ils ne diffèrent point sensiblement de ceux des Aprons. L’espèce principale a été nommée par les auteurs précités Xipho spinosus. Elle a dix rayons aiguillonnés et dix rayons articulés à la nageoire dorsale, deux rayons aiguillonnés et six rayons articulés à l’anale; la caudale est en croissant. Des lignes longitudinales jaunâtres s'étendent sur le fond blanc du corps; le dos est d'un brun clair. Des mers du Japon.
NIQUE, aracb. Espèce du genre Ixode. y. ce mot.
Mil. ME. Nirmua. aracb. Nom proposé par Hermann fils et employé par Leach pour désigner le genre Ricin de Degéer et de Lalrcille. V. Rien.
N1RMI DES. Nirmidea. aracb. Famille d’Arachnides, établie par Leach, et qui correspond au genre Ricin. V. ce mol.
MRNAlER ou MS-NAYIE. mai. Espèce du genre Loutre, y. ce mot.
MKLRI. bot. Espèce du genre Phyllanthe. y. ce mot.
NISA. bot. Du Petit-Tliouars ( Noc. Gener. Maria gaac., n° 81 ) a établi ce genre qui appartient â la Penlandrie Digynie, L., et que R. Brown (Bolatiy of Congo, p. 19) ainsi que De Candolle ( Prodr . Syat. yegel., 2, p. 55) ont placé dans la nouvelle famille des llomalinées. Voici ses caractères essentiels : calice turbiné, divisé en dix ou douze lobes peu profonds; moitié d'entre eux placés sur un rang extérieur, et les cinq ou six autres ( pétales selon Du Pelil-Thouars) situés à l'intérieur et dressés; glandes alternant avec les lobes intérieurs; cinq ou six étamines opposées à ceux-ci et alternes avec les glandes; ovaire demi-adhérent, surmonté de deux à trois styles; fruit inconnu. Ce genre se compose de deux arbrisseaux indigènes de Madagascar, à feuilles sinueuses-denlées : l’un, Xi sa nudifiora , a les fleurs disposées en épi nu; l’autre, Xiaa inrolucrata, est pourvn de fleurs cachées dans de grands involucrcs comprimés et colorés.
NISER oc NISSER. ois. (Bruce.) y. Gypaète barbu.
NIS-NAYIE. iai. y. Nirraier.
NISOT. MOLL. C'est ainsi qu’Adanson (Voyage au Sénég., pl. 10, fig. 3) nomme une petite Coquille qui n’a pas été retrouvée depuis ni mentionnée par les auteurs plus modernes. Cette Coquille appartient au genre Buccin.
NISSOLIE. Xiasolia. bot. Tournefort donnait le nom de Xiasolia à un genre fondé sur une plante que Linné réunit aux Lathyrus. Ce nom fut ensuite appliqué par Jacquin et Linné à un genre de 4a famille des Légumi-
neuses et de la Diadetphie Décandrie, L. De Candolle {Prodr. Syat. yeget., 2, p. 957) le caractérise ainsi : calice campanule, à cinq dents ; corolle papilinnacée ; dix étamines inouadelphes, avec une fissure dorsale, ou diadelpbes; légume slipilé, composé d'une ou d'un très-petit nombre de loges monospermes, prolongé en une grande aile membraneuse, foliacée, ligulée ou cul- Iriforme. D'après ce dernier caractère, le genre AYfsolia devrait faire partie de la tribu des llédysarée*; mais le port de ses espèces, qui a de l'analogie avec celui des Hobinia placés (Lins les Génistées, section de la tribu des Lolées, a décidé l'auteur du Prodromu» à y réunir aussi le Xiasolia.
Dix-sept espèces de Nissolies ont été décrites par les auteurs: cinqd'entreelles sont imparfaitement connues; les autres constituent, selon Persoon et Kunth, deux genres distincts sous les noms de Xiasolia et de Machœrium. De Candolle ( loc . cil.) n'admet pas leur séparation; mais il a partagé en trois groupes ou sections les Nissolies qui sont toutes des arbrisseaux grimpants, à feuilles ailées avec impaire, et à folioles dépourvues de stipules. La première section, nommée X issolnria , se reconnaît â ce que son calice est nu à sa base (et non muni de deux bractées), terminé par cinq dents étroites et aiguës ; les pétales de sa carène sont entièrement soudés; ses étamines monadelphes ont une fissure au côté supérieur; enfin son légume, selon Jacquin, n’a qu’une loge renfermant une graine et quelques ovules avortés, et selon Gnerlner, il a plusieurs articles monospermes. N’ayant pas vu le fruit des espèces de celle section. De Candolle n'a pu rien affirmer sur ce caractère, le plus important de tous. Les fleurs naissent en faisceaux â l'aisselle des feuilles ou forment une grappe terminale.
Le X itsolia f ruticosa , Jacq., Plant. Americ., p. 108, lab. 145, fig. 41, appartient à celte section. C’est une plante à tige volubile, à folioles ovales, mucronées, ù fleurs pédicellées, au nombre de trois ou quatre dans chaque aisselle des feuilles et à calices sélacés. Elle croit dans les forêts de Carlhagène en Amérique, et près deQuerataro sur le plateau du Mexique. De Candolle lui adjoint deux espèces nouvelles, sous les noms de Xiasolia hirsuta et racemosa, qui habitent des contrées voisines.
La seconde section a reçu le nom de Gomcsiurn pour rappeler celui de Juan Gotuez sous lequel la graine de l'une des espèces est connue à Carlhagène. De même que dans la précédente section, celle-ci a le calice nu à sa base, mais son légume est monosperme, sans ovules avortés; d’ailleurs, les lobes du calice sont obtus; la carène n'a ses pétales soudés qu'au sommet, et ses étamines sont diadelphes. Deux petits arbres droits et nullement grimpants composent celte section; ce sont les Xiasolia a rborea de Jacquin {loc. cil., lab. 174, fig. 48) et Xiasolia glabrata de Link. La première de ces espèces croit dans les forêts des Antilles et du continent de l'Amérique équinoxiale. Celte plante a été placée dans le genre Machœrium par Kunth.
La troisième section des Xiasolia de De Candolle comprend les espèces qui constituent le genre établi depuis sous le nom de Machœrium. y. ce mot. U faut
«lire seulement ici que De Canriolle s'csl refusé à séparer génériquement ces plantes . parce que dans le doute où l'on est encore sur le caractère carpologique des A issolia {Comcsiuu i). on risquerait d'unir des objets hétérogènes en formant un genre de l'associa* lion des Alachœrium avec celle section. D'un autre côté, ces sections oui des caractères pour ainsi dire croisés qui ne permettent pas de les isoler.
Les espèces mal connues sonl au nombre de cinq, et plusieurs ont été publiées avec le genre Machœriutn- Elles croissent dans diverses contrées du globe. Une seule (A issolia reliculala , Laink.) parait indigène de Madagascar. Les autres sont de l'Amérique méridionale, et notamment le A issolia sti pilota, DC. , A issolia pututala , Laink. el Poiret, que l’on avail inal à propos crue originaire de Madagascar. L'extrémité de l'aile qui termine ses gousses, est marquée de points qui sonl dus à des Cryptogames parasites du genre Sphotria.
NISUS. ois. Synonyme d’Épervier. y. Faucon.
NITÈLE. Aï/e/a. ins. Genre de tordre des Hyménoptères, section des Porte- Aiguillons, famille des Fouisseurs, tribu des Nyssoniens, établi par Latreille el ayant pour caractères - une seule cellule cubitale, fermée; antennes filiformes, plus longues que la tète, presque droites, à deuxième et troisième articles également longs; mandibules bidentées à leur extrémité; jambes point épineuses; pelotes des tarses très-petites. Ce genre se distingue des Oxybèles dont il est trèsvoisin par les antennes qui, dans ces derniers, vont en grossissant vers le bout et ne sonl guère plus longues que la tête; les mandibules des Oxybèles n'ont point de dentelures intérieurement. Les genres Asiate et Nysson ont trois cellules cubitales fermées; enfin le genre Pison se distingue des INilèles el des autres genres de la tribu par les yeux qui sonl échancrcs. Les yeux des Nitèles sont grands, oblongs, entiers, placés sur les côtés de la (été el assez distants l'un de l'autre. On voit entre eux, sur le verlex, trois petits yeux lisses, disposés en triangle. Les antennes sont filiformes, ordinairement arquées, composées de douze articles dans la femelle. Le premier article est uu peu allongé, cylindrique; les suivants sont presque égaux entre eux. Les mandibules sonl courtes, arquées; la lèvre inférieure est échancrée, courte et presque en forme de cœur. Le corselet est ovale, à peu près aussi large que la tête, marqué d'un enfonceinenllransversal entre la base des ailes. L'abdomen est ovaie, terminé en pointe postérieurement, et attaché au corselet par un pédicule court. Les pattes sont de longueur moyenne. Les ailes supérieures ont une cellule radiale triangulaire, oblongue, el terminée par un appendice, à peine marqué et placé près du bord. La cellule cubitale a la figure d'un carré long.
NiTiLE de Spiiiola. Aï/e/a Spinolœ , Lcitr., Gtn. Cru»t. et Int., t. iv, p. 77; Oliv., Encyclop. Métliod. Cet Iiyménoptère est long de deux lignes, entièrement noir. Son chaperon est marqué d'une ligne élevée. Les ailes sont transparentes, avec un léger reflet irisé. Europe méridionale.
N1TELION. A Hélium, bot. Genre de la famille des
Synanthérées, el de la Syngénésie égale, L.. établi par H. Cassini. Caractères : involucrc dépassant les fleurs, composé de folioles légèrement imbriquées, ovaleslancéolées, très entières, appliquées et coriaces dans leur partie inférieure, étalées, roides et spincscentes à leur sommet ; les folioles intérieures presque sur un seul rang, plus longues, lancéolées, très-aigués, scarieuses et colorées supérieurement. Réceptacle probablement alvéolé. Calalbide formée de fleurons nombreux, égaux, réguliers el hermaphrodites; corolles droites, à tube court, cylindrique, à limbe très-long, découpé profondément en cinq segments linéaires ; étamines insérées au sommet du tube de la corolle, à filets glabres, à anthères longues, surmontées d’appendices linéaires, lancéolés, sondés par la base, et munies également d'appendices basilaires, snhtilés et à barbes redressées; style épaissi au sommet el fendu en deux languettes libres, à peine divergentes et hérissées extérieurement de poils collecteurs. Nectaire élevé, presque cylindracé, excavé au sommet. Ovaires courts, obeoniques, hérissés de poils très-nombreux, bifurqués. surmontés d'une aigrette composée de paillettes formant à peu près trois rangées libres, dentïculées sur leurs bords, roides, searieuses et blanches. Les rangées extérieures el intérieures sont moins longues que les intermédiaires. Le genre Niteliutn fait partie de la tribu des Carlinées ; il prend place entre le Slobœa de Thunherg el le Dicotna de Cassini.
Nitemon rougeâtre. Aitelium rubans , Cass. Sa tige est ligneuse, à rameaux cylindriques, cotonneux, garnis de feuilles alternes, oblongues, lancéolées, rétrécies en pétiole à la base, aigues au sommet, trèsentières et cotonneuses sur leurs deux faces; les calatliides sont solitaires à l'extrémité des rameaux, et accompagnées de quelques bractées analogues aux folioles de l’involucre. Cette plante est indigène du cap de Bonne-Espérance. L’auteur la croyait d'abord identique avec le Xeranthemum spinosutn , L. et Burmann; mais un examen plus attentif lui a démontré que celte dernière espèce en différait à un tel point qu’elle fait partie d'un autre genre.
MTELLA. bot. (C’/ia racées.) Genre fondé parAgardb {System. Algarum, p. 193) aux dépens du genre Chara, el caractérisé ainsi : filaments composés d’un tube simple, membraneux, articulés, à rameaux verticillés. Organes de la fructification de deux sortes et séparés : les uns ont des nucules striés en spirale, sans bractées el non couronnés ; les autres sonl des globules colorés. Ce genre est extrêmement voisin des vrais Chara. Il ne s'en distingue que par ses nucules dépourvus de bractées et non couronnés. L’auteur y fait entrer vingt espèces, parmi lesquelles on remarque les Sitellu ftexilis, translucena, granits, hyalina et batrachosperma , qui correspondent aux Chara de même nom, des divers auteurs.
NITIÜULE. A Hulula, ms. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Clavicorncs, établi par Fahricius avec ces caractères : antennes terminées brusquement par une massue ovale ou ronde, composée de deux ou trois articles, ou seulement d'un dans quelques-uns; extrémité des mandi-
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Imles échancrée ou munie d'une dent; palpes filiformes, un peu plus grosses à leur extrémité. Les trois premiers articles des tarses courts, larges ou dilatés, garnis de brosses en dessous, le quatrième très-petit. La létedes Nitidules est enfoncée dans line large échancrure du corselet ; elle est ovale, déprimée; les yeux sont saillants, arrondis; les antennes sont terminées en massue |>erfnliée : elles sont insérées en avant des yeux, et leur longueur ne dépasse pas celle de la (été; le corselet est déprimé, presque aussi large que lesélylres. coupé droit à sa partie postérieure; les élytres sont assez dures, rebordées, peu convexes; les ailes sont membraneuses et repliées; les pattes sont assez courtes, avec les jambes assez fortes, et élargies à leur* extrémité; les tarses sont courts, velus, et le dernier article porte deux crochets. En général le corps de ces insectes est déprimé, en forme de carré long ou d'ovale. Ces insectes habitent les lieux où il se trouve des substances animales en putréfaction ou desséchées, et quelquefois même sur les fleurs. Leurs larves ont beaucoup de ressemblance avec celles des Boucliers; elles sont composées de douze anneaux terminés latéralement en un angle assez aigu ; le dernier est garni de deux petits appendices coniques. Elles s'enfoncent dans la terre pour se changer en nymphe.
Nitidule discoïde. N Hulula discoidea, Fabr.; Ostotna discoidea, Leichart. Longue d'une ligne; antennes fauves, avec la massue noire; télé noire, sans tache; corselet noirâtre, obscur, avec les bords d'un jaune ferrugineux; élytres d'un jaune fauve au milieu, avec les côtés et l’extrémité noirs, mélangés de jaune fauve; dessous du corps noir; pattes brunes. En Europe.
NITOPIIYLLli.M. bot. Le genre formé sous ce nom, parNecker,aux dépens des Jungcrmaines,n'a point été adopté.
NITRAIRE. Nitraria. bot. Ce genre, de la famille des Ficoïdes et de la Dodécandrie Monogynie, L-, fut établi par Linné, d'après la description et la figure d’une planle de Sibérie, donnée par Schober dans les Actes de Saint-Pétersbourg, t. vu, p. 315, tab. 10. Il offre les caractères suivants : calice très-court, persistant, et divisé profondément en cinq segments; corolle à cinq pétales oblongs, ouverts et canaticulés ; étain ines au nombre de quinze, ayant les filets suhulés, droits, de la longueur de la corolle, et leurs anthères arrondies; ovaire ovale, oblong, à trois ou six loges, terminé par un style court, épais, et par un stigmate capilé et trilobé; drupe ovale-aigu, contenant un noyau dont les loges s'oblitèrent, à l’exception d’une qui renferme une seule graine ; ce noyau s’ouvre à son sommet en six valves très-étroites. Les Nitraires sont peu nombreuses; l'espèce, type du genre, a été nommée par Linné Nitraria Schober i , dont Lamarck a changé inutilement le nom spécifique en celui de Sibirica. C’est un petit arbrisseau dont les branches très-nombreuses, longues et flexibles, sont étalées sur la terre. Ses feuilles sont sessiles. linéaires, oldongiies, un peu rétrécies vers la base, éparses ou réunies par petits faisceaux, glauques des deux côtés, un peu épaisses et j très-caduques. Les fleurs sont disposées en corymbes à j l'extrémité des rameaux.
NITRATES, cm*. Sels résultant des combiuaisous de l’Acide nilrique avec les Oxides ou bases salifiables.
NITRE ou SALPÊTRE, min. F. Potasse xitratée.
MTRIÊKE. «ix. Il arrive souvent que dans les contrées où le climat n’est pas très-favorable à la production habituelle de la Potasse iiilralée, les matériaux salpêtres que l'on y trouve ne sont pas suffisants pour la fabrication de tout le NKre que l'on y consomme. Alors on force en quelque sorte la nature à devenir plus prodigue; on rassemble sous des hangars, en les soumettant aux effets d'un contact non interrompu, les matières que l’on juge propres à la nitrification, c'est-à-dire qui contiennent en quantités notables les éléments de l’Acide nilrique et la Potasse; on en forme des couches artificielles, et au bout d'un certain temps, et avec des soins renouvelés, on trouve ces couches converties en mines de Salpélre que l'on exploite avec autant d’avantage que les matériaux salpélrés les plus riches. F. Potasse futratEb.
NITROGÈNE. cm». Nom que l’on a proposé de substituer à celui d’Azote.
NITTA. bot. Sous ce nom est mentionné dans Park {First. Jour» ex, p. 336) un arbre de la tribu des Msmosées, qui se rapporte à Vlnga biglobosa de Palisot- Beauvois, et dont R. Brown ( Observ . on ihe Plants A fric, of D. Uudney) a fait le type de son genre Parkia. V. ce mol.
NITZCHIE. Nitschia. ixtest. Le professeur Baer a donné ce nom à un genre d'Eulozoaires, voisin du Tristoma, dont il pourrait bien ne former qu'une division. Abilgaard a, le premier, donné une description et une figure du Nilzchie, sous le nom de Hirudo sturiones ( Sk. of Nat. sc. 1, sk. ni, n« 2, p. 53) ; mais il regardait la ventouse postérieure comme la tête, et il n'a pas remarqué les deux venlousesantérieures.Nilzch lui-métne a décrit ce ver sous le nom de Tristoma elongutum, dans le tome xv de l’Alg. En cyc. Sa description s’accorde généralement avec celle de Baer, qui donne à l’animal de six à dix lignes de longueur, sa plus grande largeur est de deux à trois lignes et demie ; pendant sa vie il jouit d’une teinte rosée qui dépend de ramifications vasculaires (organes digestifs) qu’on remarque dans son intérieur et qui aboutissent à deux troncs principaux, parallèles aux bords latéraux du corps; après la mort, l'animal devient blanc, avec des taches plus sombres; la ventouse présente absolument la forme d'une fleur de Muguet; son fond est iroperforé ; la bouche se voit à l'extrémité opposée, et offre, de chaque côté, une ventouse droite et peu profonde, avec laquelle l’animal peut également se fixer aux corps extérieurs; entre les deux ventouses antérieures se voit une petite éminence qui correspond à la partie nommée trom|>e dans le genre Tristoma ; derrière la bouche, et à gauche, proémine un tulie que Baer regarde comme l'issue de l'appareil génital. Les deux sexes sont réunis sur un même individu. Celte unique espèce du genre, que Baer a nommée Nit&chia clegans. se trouve dans la fente branchiale de l'Esturgeon, où elle vit parasite.
NIVAR. moi.l. Le Fusus Morio de Lamarck esf ainsi nommé par Adanson (Voyag. au Sénég., pl. 0, fig. 31).