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pour quelques Singes nouveaux qu'il avait découverts i au Brésil. V. Ntctiutbèqu*.
NOCTIFLORE. Xoctiflorus. bot. On donne celte | qualification aux plantes dont les fleurs commencent à s'épanouir au déclin du jour et se flétrissent dès que l'aube parait.
NOCTILION. Xoctilio. ma*. Genre de Mammifères Carnassiers, de la famille des Chéiroptères, établi aux dépens du grand genre Feapertilio de Linné, par Geoffroy SI. -Hilaire qui l’a caractérisé de la manière suivante : molaires réellement tuberculeuses; tête courte cl obtuse; canines très fortes; museau court et renflé, fendu et garni de tubercules charnus ou de verrues; lèvres très-grosses; nez simple, confondu avec les lèvres; oreilles petites et latérales; membrane inlerfémorale très développée ; queue recourbée, enveloppée à sa base. Formule dentaire : incisives, quatre en haut, deux en bas ; canines, deux en haut, deux en bas ; molaires, huit en liant, dix en bas.
Noctilior LiftvitB. Xoclilio Leporenus, Feapertilio unicotor, Geoff. ; Feapertilio Leporinus, L. Celle espèce a la taille du Rat; son pelage est fauve-roussâlre et d'une teinte uniforme. Elle habite le Brésil, ainsi que le Pérou et le Paraguay.
Noctilior a dos bavé. Xoctilfo dor salua, Geoff. Pelage d’un fauve jaunâtre, avec une bande blanchâtre tout le long du dos. Variété de l’espèce précédente, suivant Cuvier. Patrie douteuse.
Noctilior a vertre blarc. Xoctilfo albirenter, Geoff. Celte espèce que l'on soupçonne encore être une variété du N. Lièvre, a le pelage roussàlre en dessus, et blanc en dessous. Patrie aussi inconnue; sans doute l'Amérique du Sud, comme la précédente.
Temininck, dans son tableau méthodique de ses Monographies de Mammalogie, vol. i, p. 17, considère ces deux dernières espèces comme des variétés de la première, dans des états différents d'âge et de sexe.
Kulil a donné le nom de Xocltlio au genre de Chéiroptères que Geoffroy St. -Hilaire avait antérieurement désigné sous celui de Khinolphc. F. ce mot.
NOCTILUCE. XocIHucut. xool. bot. C'est-à-dire qui répand quelque lueur, ou qui fleurit pendant la nuit.
NOCTILUQUB. Xoctiluca. acai. Genre de Radiaires mollasses ou Acalèphes libres, ayant pour caraclères : corps très-petit, gélatineux, transparent, subsphérique, réniforme dans ses contractions, et paraissant enveloppé d'une membrane chargée de nervures très-flnes; bouche inférieure contractile, infundibuliforme, munie d'un tentacule filiforme. La seule4*spèce connue de ce genre n’a encore été observée que par Suriray. médecin au Hâvre. En étudiant la cause de la phosphorescence de la mer, Suriray a Irouvé, ù certaines époques de l'année, ce petit animal en telle abondance qu'il formait une croûte assez épaisse à la surface de l’eau. 11 est transparent comme du verre, gros comme la télé d'une petite épingle ; sa forme est sphérique, mais en se contractant il prend quelquefois celle d'un rein. Au milieu de sa partie inférieure, existe une ouverture de laquelle sort un tentacule filiforme qui parait tubuleux, et à côté une espèce d'œsophage en
entonnoir. Dans les contractions le tentacule disparait quelquefois. L'intérieur des Noctiluqiies est garni de petits corps ronds, groupés, qui sont sans doute des œufs ou plutôt des gemmules ; à l’extérieur on aperçoit des vaisseaux très-fins, ramifiés presque en réseau dans une membrane très-mince. Ce genre ne renferme qu'une espèce, le Xoctiluca miliarfs , qui se trouve dans les mers d’Europe, à certains époques de l'année.
NOCTUA. ois. Nom que Savigny a imposé à un genre d'Oiseau de proie nocturne, et qui comprend quelques Chouettes. F. ce mol.
NOCTUA. irs. F. Noctuelles.
NOCTUA. moll. Ce genre de Klein (Xov. Melh. Ostrac., pag. 31) n'est point admissible; il est formé aux dépens des Coquilles qu'il nomme Thronches. et qui entrent aujourd'hui dans le genre Cérithe; les deux seules espèces dont il le compose sont les Cerithium alcus et lineatum.
NOCTU ÉLITES. Xoctuelites. irs. Tribu de l’ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, établie par Latreflle qui en formait une famille dans ses ouvrages antérieurs au Règne Animal; cette tribu renferme les espèces du genre X oc tua de Fabricius. Ces Lépidoptères sont pourvus d'une spirilrompe et d’ailes très-propres au vol. généralement triangulaires, soit écartées, soit couchées l'une sur l'autre, soit en toit dans le repos; le corps de la plupart est robuste, avec le thorax épais et l'abdomen cy lindrico-conique. Les palpes labiales sont comprimées, ordinairement courtes ou de longueur moyenne, terminées brusquement par un article plus petit, ou beaucoup plus grêle et presque nu; les chenilles vivent toujours à nu, et ne manquent jamais de pattes anales; elles en ont communément seize; d'autres n’en ont que douze. Dan» un grand nombre de Noctuéliles. les poils ou les écailles du dessus du (borax. et même souvent de l'abdomen, forment des crêtes ou des sortes de dents; les mâles de plusieurs espèces ont les antennes pectinées. Celte tribu est susceptible de divisions extrêmement multipliées.
NOCTUELLE. Xoctua. irs. Genre de l’ordre de» Lépidoptère». famille des Nocturnes, tribu des Noctuélites, établi par Fabricius aux dépens du .grand genre Phalœna de Linné. Ce genre a pour caraclères : palpes labiales de grandeur moyenne, avec le dernier article à peu près aussi grand que les précédents, et également couvert d'écailles. Antennes sélacées, ordinairement simples, quelquefois pectinées dans les mâles; une langue cornée, roulée en spirale; corps tout recouvert de petites écailles, avec l’abdomen conique. Corselet souvent huppé; ailes le plus souvent en toit dans le repos, quelquefois se recouvrant d'une manière horizontale, d'autres fois posées le long du corps, et donnant au Papillon un aspect cylindrique. Chenilles à seize pattes; chrysalides dans une coque peu serrée, et le plus souvent placée en terre. Le genre Noctuelle avait été indiqué par Linné, qui le comprend dans ses Phalènes pourvues d'une langue. Olivier (Encyclopédie méthodique) place les quatre cent cinquante-neuf espèces qu'il décrit dans cinq coupes basées sur des considérations tirées du port des ailes et du corselet ; mais ces divisions ne suffisent pas pour faciliter les recher-
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chef, et cc genre est très-difficile à étudier; il était donc nécessaire de le diviser en différents genres, et le besoin s'en fait d'autant plus sentir, i|tracluellemenl le nombre des espèces se monte à plus de mille. Les auteurs du catalogue des Lépidoptères du Vienne, sentant bien cette nécessité, ont établi dans ce genre vingtcinq familles, et ils ont tiré leurs caractères du nombre des pattes des chenilles, de leur forme, de leurs cou* leurs et du port d'ailes de l'insecte parfait. Mais cette distribution, presque entièrement basée sur la connaissance des Chenilles, ne peut être admise, comme le dit fort bien Latreille , dans une méthode artificielle. HUbner et Oclisenheimer, dans un ouvrage très-étendu sur les Lépidoptères d'Europe, sont arrivés aux Noctuelles et les ont divisées provisoirement en un grand nombre de genres sans en donner les caractères, mais la mort ayant enlevé Ochsenheimer à la science qu'il cultivait avec succès, son ouvrage est resté imparfait. Ce n’est que dans ces derniers temps queTreitshchke a entrepris de continuer cet ouvrage, et qu’il a donné des caractères aux divers genres que son prédécesseur avait proposés. Les véritables Noctuelles présentent une huppe dorsale, un coloris vif sur les ailes supérieures, lesquelles sont en pente, un peu dirigées l'une vers l'autre, ayant une tache en chevron, distincte, et, auprès des taches orbiculaire et réniforme, des traits plus sombres, comme des caractères orientaux. Ces Lépidoptères sont d'une taille moyenne; leur tète est petite, velue; leurs yeux sont assez grands. Les antennes sont sélacées, composées d’un grand nombre d'articles courts et peu distincts; elles sont insérées près des yeux et à la partie supérieure de la tète. La trompe est longue, mince, formée de deux pièces réunies. Les palpes labiales sont coudées ou arquées à leur base, relevées et portées en avant; elles sont composées de trois articles, dont le premier très-court, coudé, le deuxième plus long, plus grand et très-comprimé, et le troisième de longueur moyenne; tous ces articles sont couverts de poils et d'écailles. Le corselet est assez grand, couvert de poils fins qui se détachent facilement, et qui forment, dans un grand nombre d'espèces, une sorte de crête de figure assez variée. L’abdomen est ordinairement de forme conique; il est moins couvert de poils que le corselet. Les pattes sont de longueur moyenne; elles varient beaucoup suivant les espèces, tant pour l’épaisseur que pour le nombre d'épines et d'appendices cornés dont elles sont armées. Les ailes supérieures sont en général un peu plus longues que les inférieures, et celles-ci sont un peu plus larges et moins chargées d'écailles. Les chenilles ont seize pattes; les unes ont le corps lisse, les autres l’ont plusou moins velu. Toutes se nourrissent de feuilles d'arbres, et il n'y en a qu'un très-petit nombre qui vivent dans l'intérieur des tiges des végétaux. Elles se changent en nymphes quand elles sont parvenues à prendre tout leur accroissement; pour celte opération, elles cherchent un endroit abrité, soit sous un las de feuilles mortes, soit sous une écorce d'arbre, soit enfin dans la terre; elles se filent une coque très-légère en se dépouillant de leurs poils, qu'elles lient entre eux avec quelques fils de soie très-minces. Quelques espèces passent
l’hiver dans cet état, mais le plus grand nombre reste peu de temps en nymphe. Quelques observateurs ont vu des chenilles de Noctuelles qui tuent non -seulement toutes les chenilles qu'elles peuvent attraper, mais mêmes celles de leur espèce; elles les saisissent par le milieu du corps avec leur mâchoire, et les sucent jusqu'à ce qu’elles n’aient plus que la peau. Les Noctuelles se trouvent ordinairement dans les bol*, les prairies et les jartjins où leurs chenilles ont vécu, et aux environs des plantes sur lesquelles elles doivent déposer leurs œufs. Le plus grand nombre ne vole que vers le coucher du soleil, mais il y en a quelques espèces qui sont très-agiles pendant le jour, et que l’on rencontre sur les fleurs, occupées à chercher leur nourriture.
Noctceli.e C-aoiR. Koctua C-nigrum , L.; Godart, pl. G1. fig. 1. Le dessus des premières ailes est d'un lirun-noirâtre luisant, et il offre près du milieu de la côte une tache noire, oblongue, en forme de C renversé, ayant toute sa partie concave remplie |^r du blanc jaunâtre ou du blanc incarnat. Celte tache surmonte à son extrémité antérieure un petit croissant noir et elle adhère immédiatement par son extrémité opposée, à une tache réniforme, jaunâtre , dont le pourtoar est noir et le milieu souillé de brun-noirâtre et de ferrugineux; indépendamment de cela, il y a près de la base deux points noirs et un jaunâtre; sur le milieu de la surface sont deux lignes ondulées et des points noirs. Les secondes ailes sont d'un gris cendré, ainsi que je dessous des quatre. Taille, seize lignes, les ailes étenr dues, tn Europe.
NOCTULE. bax. Espèce du genre Vespertilion. ce mol.
NOCTÜLE. ois. On a donné ce nom à une espèce de Chouette. V. cc mot.
NOCTUO-BOMBYCITES. ins. Latreille a donné ce nom ( Gen . Oms/, et In».) à une famille des Lépidoptère* nocturnes, qui a été nommée depuis Faux-Bombices.
NOCTURNES, zool. bot. Par opposition à Diurnes. F. ce mol. On appelle ainsi des fleurs qui, demeurant fermées pendant le jour, ne s'épanouissent que la nuit; telles sont celles des Nyctages. On a aussi étendu ce nom à la seconde tribu de la famille des Rapaces,- qui chasse et veillcquand les autres Oiseaux dorment, et à la nombreuse série des Papillons qui semblent redouter l’éclat du soleil, et volent tristement dans le crépuscule ou même dans l'obscurité. Latreille l'imposa à la famille de Lépidoptères, qui composait le genre Phalœtia de Linné. Celte famille est ainsi caractérisée : ailes horizontales ou inclinées dans le repos; les inférieures étant le plus souvent inunies d'un frein, tantôt formé par un crin corné, fort et très-acéré; tantôt composé d'un faisceau de soies, se glissant dans un anneau ou une coulisse du dessous des ailes supérieures, et maintenant cet organe dans cet état lorsque l'insecte n’en fait point usage; antennes sétacées; chrysalide presque toujours renfermée dans une coque et arrondie en devant ou sans angles; pattes membraneuses, variant pour le nombre.
Latreille partage cette famille en huit tribus : les Bombyeites. Faux -Bomhvces, Tinéitcs, Noctuélites, Tordeuses, Plialénites, Crambites et Ptérophoriles. y. ces mots.
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NO D DI. Stolida. ois. Genre de l'ordre des Palmipèdes, ! créé par l.esson aux dépens des tlirondelles-de-mer, ou Sternes, avec les caractères suivants : bec allongé, comprimé sur les côtés, pointu, ordinairement droit et avec une légère saillie sous la mandibule inférieure; narines longitudinales; jambes à demi nues; tarses courts, grêles et sculellés en devant; pouce petit; doigt du milieu le plus allongé, terminé par un ongle long, dilaté, aigu; ailes très-longues, très-pointues; queue égale, peu fourchue. Les Noddis sont des Oiseaux voraces et criards; ils sc réunissent ordinairement par j troupes sur les rivages des mers, les bords des fleuves, | des lacs et des grands étangs ; ils nichent sur le sol des lieux les plus inaccessibles et déposent leurs œufs dans des anfractures ou sur la roche toute nue. Le nom Noddi qui leur a été imposé, exprime leur caractère stupide et tellement confiant qu'on peut les approcher et les prendre avec la plus grande facilité, soit qu'ils reposent à terre, soit qu'ils viennent s'arrêter sur les agrès des bâtiments en mer.
Noddi a bec grêle. Stolida tenuirostris ; Sterna tenuirostris, Temm., Ois. col., pl. 205. Sommet de la tète et toute la nuque d'un gris blanchâtre, moins intense à mesure que la nuance se rapproche davantage de l'origine du bec; ce gris passe insensiblement au cendré brun et prend même un tonde bistre très-obscur sur les ailes et la queue; gorge et devant du cou noirs; parties inférieures d’un brun noirâtre; bec noir; pieds bruns. Taille, onze pouces. Sénégal.
Noddi commun. Stolida culgatis; Sterna stolida, Gmel. Vulgairement le Cordonnier, le Petit Fou, le Diablotin, etc. Plumage d’un brun noirâtre, plus foncé ! sur les ailes et la queue; une plaque blanche sur la tête, dégénérant en gris cendré sur l'occiput; bec et pieds noirs. Taille , quinze pouces. Très-commun à Cayenne, à Baliama, sur l'ile de l’Ascension et dans toute l’Australasie.
Noddi Petit- Foiquet. Sterna Philippitia, Latli. Parties supérieures d'un brun fuligineux, les inférieures d'une nuance un peu plus pâle; ailes et queue noires; sommet de la léle et tour des yeux blancs; une petite bande noire qui s'étend depuis l'angle du bec jusqu'à l'œil; cou, poitrine et ventre d'un gris vineux; bec un peu courbé vers la pointe; membrane des doigts étendue jusqu'à leur extrémité; jambes couvertes de plumes jusqu’au talon. Taille, dix pouces.
NODOSAIRE. Xodosaria. «oll. Genre de la famille des Céphalopodes, autrefois confondu avec les Nautiles de Linné, et que l'on peut caractériser de la manière suivante : coquille droite ou légèrement courbée, formée d’une série de loges pinson moins globuleuses. enchâssantes, partiellement ou complètement étranglées, superposées dans l’axe de la coquille; ouverture terminale sur la dernière cloison et le plus souvent sur un prolongement dans le sens de l'axe. A l’exemple de h'ürhigny, on peut admettre plusieurs sous-divisions parmi les Modosaires dont le nombre s’élève, d'après lui. à quarante neuf espèces.
+ Espères subglobuleuses ou ovoïdes; loges partiellement enchâssées les unes dans les autres (sous-genre Glanduline, d'Orb.).
Nobosaibe lisse. Nodosaria lœvigata, d'Orb., Ial>. de la classe des Céphalopodes; Ann. des Scienc. nat., t. vu, p. 252. n° 1, pl. 10, fig 1, 2, 3. Coquille ovale, globuleuse, lisse, terminée postérieurement en pointe, et antérieurement par un prolongement qui porte l'ouverture à son centre qui correspond à l'axe de la coquille; elle est composée de cinq à six loges enchâssées et empilées comme des cornets. Très-petite.
•j-f Espèces allongées, cylindriques, à loges globuleuses, séparées quelquefois jusqu'à l'étranglement.
Nodosairk radicule. Nodosaria radicula, Latnk.. Anim. sans vert., t. vu, p. 506, n« 1 ; Naulilut radicula, L., Encyclop., pl. 465, fig. 4, a, b, c. Celle Coquille, comme la précédente, se trouve dans les sables de la mer Adriatique où elle n'est pas très-rare; elle a jusqu'à deux lignes de longueur; elle est lisse, ohlongue. atténuée; les luges sont globuleuses, fortement séparées; la dernière porte une ouverture centrale sur Un prolongement également dans l'axe de la coquille.
Nodosaire lamelleese. Xodosaria lamellosa, D'Orbigny, loc. cit., p. 253, n« 17, pl. 10, fig. 4, 5, 6. Espèce extrêmement petite, composée de cinq loges globuleuses, séparées par un étranglement assez profond; ce qui la rend surtout remarquable, ce sont les douze lames longitudinales, parfaitement symétriques, qui ornent sa surface extérieure; on la trouve dans l’Adriatique.
NODULAIRE. Nodularia. bot. Lyngbye, dans son Tentamen d'Hydrophytologie danoise, propose de substituer ce nom à celui de Lemanca. y. LemirEe.
NODULARIA. polyp. Le genre établi sous ce nom par Oken (Sj'st. Zool t. i, p. 04), aux dépens des Corallincs de ses prédécesseurs, comprend des Tubulaires, des Udolées, des Halimèdes, des Galaxaures, et même des Acétabulaires de Lamouroux.
NtCGGER ATUIA. bot. Genre de Palmiers fossiles, institué par Sterneberg, d'après l'analyse de feuilles trouvées dans le terrain houiller.
NOGAUS ou NOGAGUS. A ogaus. crcst. Genre de l'ordre de Siphonostomes, famille des Caligides, établi par Leach, avec les caractères suivants : deux courtes soies ou tubes ov itères à la queue, portant plusieurs styles à leur extrémité; les trois premières pièces de ; l'abdomen ayant les côtés arrondis, tandis que la quatrième et la cinquième les ont terminés en pointe. Tête en forme de fer à cheval. Ce genre ne se compose que d’une seule espèce qui a été rapportée d'Afrique par Cranch, zoologiste de l'expédition pour la recherche des sources du Zaïre; il l’a trouvée à un degré de latitude sud, et quatre de longitude est du méridien de Londres.
Nogacs de Latbeille. Nogaus Lalreillii , Leach. Il est d'une couleur pâle, sans taches, seulement les côtés des trois premiers segments de l’abdomen sont d'une nuance verdâtre un peu plus foncée.
NOGROBE. «oll. Genre proposé par Monlfort (Traité Systématique de Conchyliologie, t. I, p. 275) pour un corps que Knorr rapportait aux Vermiculaires.
NOIRA. ois. Espèce du genre Perroquet, y. ce mot.
NOIRAUD, rois. Espèce d'Acanthure. V. ce mot.
NOIR B0U1LLABD. ois. Synonyme vulgaire de Tolanus futcus. V. Chevalier.
NOIR-MANTEAU, ois. Synonyme vulgaire de Larus tnarinus. V. Molette.
N 01 KO U. ois. Espèce du genre Coucal. V . ce mot.
KOIRPRUN. bot. Pour Nerprun. V. ce mot.
NOISETTE, noll. Espèce du genre Bulime.
NOISETTE, bot. On appelle ainsi le fruit du Noisetier ou Coudrier, V. ce mot.
De Candolle appelle aussi Noisette (Sucula) une sorte de fruit à enveloppe osseuse, à une loge, à une graine, indéhiscent, dont le péricarpe est peu ou point distinct de la graine, et qui est souvent enchâssé dans un involucre; tel est le fruit du Noisetier.
NOISETTE DE TERRE, bot. Nom vulgaire du fruit de l'Arachide. V . ce mot.
NOISETTIE. A oisetlia. bot. Kunth (in Ilutnb. Noc. Gen.f 5, p. 583) appelle ainsi un genre de la famille des Violacées, ayant pour type les Viola longiflora de Poiret, et Viola Hybunthus d'Auhlel, et qu’il caractérise de la manière suivante : le calice est à cinq divisions profondes, irrégulières, persistantes, décurreiites à leur hase sur le pédicelle ; les pétales, au nombre de cinq, inégaux, persistants et hypogynes : le supérieur très-grand, rétréci et comme onguiculé à sa hase, où il se termine en un éperon très-long; les étamines, également persistantes, sont alternes avec les pétales; leurs filets sont courts et libres; leurs anthères sont comprimées, libres, terminées supérieurement par une membrane à deux loges, s'ouvrant chacune par un sillon longitudinal : les deux supérieures sont munies à leur base d'un appendice filiforme très long; le disque manque; l'ovaire est libre, sessile, à une seule loge, contenant un grand nombre d’ovules insérés à (rois trophospermes pariétaux; le style est simple et terminal; la capsule est triangulaire, à une seule loge pnlysperme, s’ouvrant en trois valves, portant les graines attachées sur le milieu de leur face interne. Les espèces de ce genre sont peu nombreuses; elles croissent toutes dans l'Amérique méridionale. Ce sont des arbustes volubiles et grimpants, ayant des feuilles alternes et entières, munies de deux stipules péliolaires, enlières comme les feuilles. Les fleurs sont axillaires, réunies en nombre variable et pédnnculées; les pédoncules, articulés vers leur milieu, où ils portent deux petites bractées opposées, sont munis à leur base de plusieurs autres folioles; les Heurs sont renversées. Ce genre tient eu quelque sorte le milieu entre les genres Viola et Ionidium; il se distingue du premier par la forme de sa corolle et par son calice décurrent sur le pédicelle; du second, par sa corolle éperonnée et ses deux étamines supérieures appendiculées.
Outre les deux espèces qui servent de type à ce genre, Kunth, dans l’ouvrage cité précédemment, en décrit deux nouvelles : l'une, qu'il nomme A oisetlia fratigulœfolia, et qu’il figure pl. 409, a et b. Elle croit dans les Andes de Popayan; l'autre, Noiaeltia Orinotensit , croit dans les Missions de l'Orénoque. Celte dernière est très-voisine du Viola Hybanthua. Le professeur Martius, dans ses Aora Généra et Specie* du Brésil, décrit et figure sous le nom de A oisetlia pyrifolia , 7 bict. des sciences nat.
loc. cil., p. 24, (ab. IG, une plante qui n'appartient pas à ce genre. C’est celle qu'Augusie de Saint-Hilaire a décrite et figurée dans les plantes médicales des Brasiliens. sous le nom d 'Anchietea salutaria, t. xix. Ce genre diffère des A oisetlia par son calice non prolongé à la base sur le pédoncule, et surtout par sa capsule, qui s'ouvre avant sa maturité en trois valves qui restent écartées, et par ses graines bordées et membraneuses. Le même auteur, dans l'ouvrage cité, fait un genre particulier, sous le nom de Corynoalylis , pour le Viola Hybanthua , qui forme le type du genre Soiaettia de Kunth. Ainsi donc, ce genre parait devoir être supprimé. Il est probable aussi que le genre Gloêsarren, du professeur de Munich, devra être réuni au genre Soiaettia, n’ayant aucun caractère propre à l’en distinguer.
NOISETTJER. bot. Même chose que Coudrier. V. ce mot.
NOISILLE et NOISILLKR. bot. Sont ainsi nommés la Noisette et le Noisetier dans certains cantons du midi de la France.
NOITJBO. ois. Espèce du genre Engoulevent. V. ce mot.
NOIX. bot. C’est le fruit du Noyer. V. ce mot. On donne aussi ce nom à une sorte de fruit médiocrement charnu, contenant un noyau uniloculaire, monosperme. Ce fruit ne se distingue du drupe que parce que la partie externe est moins éjtaisse et moins charnue. Tels sont les fruits du Noyer, de l'Amandier, du Cocotier, etc.
On a souvent fait du mot Noix, accompagné d’une épithète distinctive, un nom spécifique. Ainsi l'on a appelé :
Noix d’àcajou, la graine du Caaauciutn.
Noix d'Arec, celle de l'Aréquier qui se mâche avec le Bétel.
Noix de Bancoll, le fruit du Baocoulier (Aleuiitea. )
Noix des Barbades, celui du Jatropha catharlica.
Noix de Bëcimba et non de Becuiba, le fruit d’un arbre résineux, de l'Inde, dont on extrait une huile employée en médecine.
Noix de Ben, les fruits du Sésame.
Noix de Bengale, le Myrobolan citrin.
Noix de Castor , le fruit d’un arbre du Sénégal, et que l'on emploie pour guérir les contusions.
Noix dr Cocos, les fruits du Cocotier.
Noix d’eac, ceux de la Mâcre.
Noix de Girofle, les fruits du Ravenala.
Noix d'Inde, les Cocos chez les anciens voyageurs.
Noix Isagur, la Fève de Saint-Ignace. V. ce mot.
Noix de Jauge, la grosse variété de Noix ordinaire, dans les valves de laquelle les parfumeurs mettent une paire de gants.
Noix de Madagascar; même chose que Noix de Girofle.
Noix de Malabar, le fruit du Sterculia Balangas.
Noix de marais; même chose qu'Anacarde.
Noix de médecine, le Pignou d'Inde, Jatropha curcas. Lin.
Noix me Métel, celui du Datura Motel.
Noix dca Moi.iqcm ; même chose que Noix vomique.
Noix Mmcade, la graine du Muscadier.
Noix harcotiqcr, le fruil (1*1111 arbre de l'Inde dont ks propriétés sont les mêmes que celles des Coques du Levant.
Noix Pacaie, le fruil du Pacanier, espèce du genre Noyer.
Noix Pistache, le fruit du Pistachier.
Noix de Serpf.it, les fruits des Nandirobes et du Cerbcra Ahocat.
Noix de terre ou Terre-Noix, les racines du Buniutn bulbocatlanum.
Noix vomique, la graine du Vomiquier, espèce du çenre SI rychno*. F. Fève de Sairt-Igrace.
NOIX DE GALLE, rot. zool. /'.Galle.
NOIX DE MER. moll. Nom vulgaire et marchand du Bulla Ampulla. On a aussi appelé Noix fasciée. le Jiul/a A in p lustra, et Noix fapyracee ou Muscade le Bulla Physis. Les Nummiilines ont également été nommées quelquefois Noix voiiques fossiles.
NOLANA. bot. P. Agaric et Nolarb.
NOLANE. Nolana. bot. Genre de la Penlandrie Monogynie, L., ainsi caractérisé : calice persistant, trèslarge, ù cinq angles et à cinq divisions; corolle campanulée, beaucoup plus grande .que le calice, plisséc, à cinq lobes peu profonds ; cinq étamines; cinq ovaires du milieu desquels s'élève un sly le terminé par un stigmate capité; fruil drupacé, composé de cinq carpelles réunis et soudés par la base, ovales, situés dans le fond du calice; graines arrondies, solitaires dans chaque loge ou carpelle. Ce genre a été placé dans la famille des Solanécs ; il a des rapports, par la structure de son fruit, avec les Borraginées, surtout avec celles de la section que R. Brown a convertie en famille sous le nom d'Hydropbyllécs.
No la ne Etalée. Stoiana prostrata, L. fils, et Lamarck ( llluslr. des Genres, tab. 07). C'est une plante herbacée, dont les tiges sont rameuses et étalées; les feuilles alternes, ovales et péliolées; les fleurs bleues, solitaires et axillaires. Cette plante, originaire du Pérou, est cultivée dans les Jardins de botanique de l’Europe.
Ruiz et Pavon ont décrit et figuré dans la Flore du Pérou et du Chili, t. 1 1f et 1 13, plusieurs espèces indigènes, comme la précédente, du Pérou. Elles ont reçu les noms de Nolana coronata , Nolana spatulata , Nolana inflata et Nolana reroluta.
NOLE. Nota. ms. Genre des Lépidoptères nocturnes de la famille des Pyralyles, institué par Leach,avec les caractères suivants: palpes inférieures plus courtes que la tête, épaisses, triangulaires et sans articles distincts ; trompe très-courte; antennes courtes, peclinées ou crénelées daus les mâles; abdomen court et obtus; ailes supérieures larges, les inférieures moins épaisses et arrondies. On considère comme type de ce genre le Pyralyles togatulis de Linné.
NOLI-ME-TANGEUE. bot. F. Balsahire des bois.
NOLINE. Nolina. bot. Genre de plantes de la famille des Colchicacées eide l’Uexandrie Trigynie, L., établi par le professeur Richard {in Michaux F/or. Bor.Am.,
!, p. 507). et qui offre les caractères suivants : calice pélaloïde, à six divisions étalées, égales et orales; étamines, au nombre de six, plus courtes que le calice, ayant leurs filets suhutés. et leurs anthères eordiformes, ohlongues. légèrement émarginées au sommet; ovaire à trois angles et à (rois loges, surmonté d'un style court que terminent trois stigmates courts, obtus et recourbés. Le fruil est une capsule membraneuse, arrondie, à trois loges monospermes dont une ou deux avortent quelquefois; elle s'ouvre par le dédoublement des cloisons. Ce genre se compose d'une seule espèce, Nolina Georgiana , Michaux, loc. cit. C’est une plante vivace, ayant un bulbe à tuniques, d’où s’élèvent des feuilles très-étroites, longues de cinq à neuf pouces.coriaces, striées et rudes sur leurs bords. La hampe est haute de deux pieds et même au delà , portant inférieurement quelques feuilles éparses; supérieurement elle se ramifie et porte une grappe de petites fleurs blanches, pédonculées. Ce genre se rapproche à la fois du Phalangium et de l 'Heionias. La seule espèce qui le compose croit en Géorgie. Persnon a écrit ce nom Notinea.
NOLLETIE. Noltetia. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, institué par II. Cassini qui lui donne pour caractères : calai lihle discoïde; disque multlflore et androgyniflore; couronne unisériée, (ubulifiore, féminiflore ; péricline un peu inférieur aux fleurs du disque, formé d'écailles imbriquées, appliquées, oblongolancéolées; clinanlheun peu alvéolé; ovaires ohovalcs, très-comprimés, pubescenls; aigrette longue, blanche, caduque, composée de petites écailles, disposées sur uii seul rang, contiguës, égales, filiformes, barhellulées; corolles de la couronne courtes, étroites, tubuleuses, cylindriques, comme tronquées au sommet; cellesdu disque à limbe long, divisé en cinq lobes cou rts.
Nolletie chrvsocoiioïde. Nolletia c h rysoco moitiés, Cass.; Conysa chryaocomoides, Desf. Sa tige est frutescente; ses feuilles sont linéaires, très-entières et velues; les pédoncules sont uniflores et feuillés. De Barbarie.
NOLTEA. bot. Le genre institué sous ce nom par Ecklon, dans la famille des Sèlaginées, ne diffère point essentiellement des caractères du genre S elago de Linné.
NOLTIE. Noltia. bot. Schumacker {in Danska Selskabt afhaml!.. ni, 200) a donné ce nom à un genre nouveau, dont l'ordre naturel n'est point encore parfaitement déterminé. Ce genre ne présente encore qu’une seule espèce; c’est un arbrisseau de la Guinée, dont les fleurs sont polygames : les mâles ont leur calice quadrifide, tomenteux, à découpures aigues et serrées; la corolle est un peu coriace, tubuleuse, troi« fois plus longue que le calice, avec son limbe divisé en quatre segments aigus, dressés, à bords un peu rotilés. Les étamines sont insérées au réceptacle; ellêssont au nombre de neuf et même plus; leurs filaments sont inégaux : quatre ordinairement plus longs du double que les autres; les anthères sont subulées et dressées. Les fleurs hermaphrodites différent des fleurs mâles en ce qu’elles ont le tube de la corolle beaucoup plus renflé, sept ou huit étamines â filaments de la longueur
Digiti;