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NOPALÉES. Nopaleœ. bot. Celle famille de plantes est également connue sous les noms de Cacleœ et d’Opuntiacvœ. Elle apparlieol à la classe des Dicotylédones polypétales, à étamines périgynes, et présente les caractères suivants : son calice est monosépale, adhérent avec l'ovaire infère, présentant quelquefois des écailles éparses ou des bouquets de points sur sa surface externe; son limbe est divisé en lobes nombreux, inégaux, qui semblent se confondre insensiblement avec les pétales; la corolle est formée d’un nombre variable de pétales, généralement indéHni, disposés sur plusieurs rangées; les étamines sont nombreuses, souvent en nombre indéfini, insérées, ainsi que les pétales, sur un disque épigyne qui tapisse le sommet de l'ovaire; ce qui porte à considérer l'insertion plutôt comme épigyne quepérigyne. L’ovaire est infère, à une seule loge, contenant un grand nombre d'ovules portés sur un podosperme filiforme , et attachés à des trophospermes pariétaux, dont le nombre est variable, tantôt en rapport avec celui des stigmates, tantôt n’ayant rien de fixe. Le style est simple, surmonté de trois ou d’un plus grand nombre de stigmates allongés, disposés en étoile et marqués généralement d’un sillon longitudinal; le fruit est charnu, ombiliqué à son sommet, contenant un grand nombre de graines presque réniformes. Ces graines ont un double tégument : l’exlérieur est crustacé, l’interne est mince et membraneux; l’embryon est sans endosperme, cylindracé, un peu recourbé en arc, ayant sa radicule obtuse et tournée vers le hile. Ses cotylédons épais et obtus varient beaucoup en longueur. Celte famille, telle qu'elle avait d'abord été établie par Jussieu (Gen. /Voit/.), sous le nom de Cacti, se composait des deux genres Ribes et Cactus. Mais De Caudollc (Fl. Franç.) en relira le genre Groseiller pour en faire le type d’une famille distincte, sous le nom de Grossulariées ou Ribésiées. Ces deux genres, en effet, ont bien peu d'analogie entre eux, si l'on ne considère d'abord que leur port. Les Cierges ou Nopalées sont des plantes vivaces, souvent arborescentes, d’un port tout particulier, qui n’a d'analogue que dans quelques Euphorbes. Leurs liges sont ou cylindriques, très-allongées, rameuses, cannelées, anguleuses, ou composées de pièces articulées qui ont été prises par quelques auteurs pour des feuilles. Elles sont épaisses, charnues et succulentes; les feuilles manquent presque constamment, et sont remplacées par des épines disposées en faisceaux; les fleurs, qui quelquefois sont très-grandes et brillent du plus vif éclat, sont en général solitaires et placées à l'aisselle d'un de ces faisceaux d'épines. Le genre Ribes n’offre rien de semblable dans son port, qui est celui de tous les arbustes buissonneux ; mais ces deux genres, considérés comme types de deux familles distinctes, différent encore par d’autres caractères. Ainsi, dans les Ribésiées, le nombre des divisions calicinales, des pétales et des étamines est toujours de quatre k cinq ; celui desplacentairesdedeux. La graine surtout est différente dans l'une et dans l’autre. Dans les Ribésiées, le tégument extérieur est charnu et succulent, et l’interne crustacé ; l'embryon est accompagné d’un endosperme. Dans les Cactées ou Nopalées, on observe que le tégu-
ment externe de la graine est crustacé, et l’interne membraneux, et, de plus, que l’embryon est dépourvu d’endosperme. Il résulte de là que les Nopalées et les Ribésiées peuvent être considérées, soit comme deux familles distinctes, mais qui ne peuvent être éloignées, soit comme deux tribus d'un même ordre naturel. Chacune d'elles se compose d’un seul genre , mais qui présente des caractères assez variés pour pouvoir se prêter à plusieurs coupes ou divisions génériques.
NOPHRIS. bot. Synonyme ancien de Ballole. P. ce mol.
NORANTÉE. Norantea. bot. Genre établi par Aublet, faisant partie de la famille des Narcgraviacées et de la Polyandrie Monogynie, L. Il offre les caractères suivants : calice très petit, cupulifbrme, formé de cinq écailles incombantes latéralement, et accompagné en dehors de deux autres écailles plus petites et opposées. La corolle se compose de cinq pétales dressés dans leur moitié inférieure, rabattus dans la supérieure. Les étamines sont nombreuses, distinctes ou réunies en cinq faisceaux par la partie la plus inférieure de leurs filets; lautôt dressées, tantôt rabattues. Les anthères sont cordiformes, sagitlées, à deux loges opposées. s’ouvrant par une suture longitudinale et insérées au filet tout à fait par leur base. L’ovaire est libre au fond du calice, d’une forme conique, aminci en |»ointe à son sommet qui se termine par un stigmate à peine distinct. Le fruit est une sorte de baie coriace extérieurement, à une seule loge contenant un grand nombre de graines fort petites. Ce genre a été à tort nommé Ascyum par Vahl et Wiltdenow. Il ne se compose que de deux espèces originaires du continent de l'Amérique méridionale. Ce sont des arbustes sarmenleux, grimpants et s'élevant ainsi jusqu'au faite des plus grands arbres. Leurs feuilles sont éparses, coriaces, entières et très-glabres. Leurs fleurs, généralement purpurines, sont pédicellées et formenl des épis simples, dressés, longs souvent de plusieurs pieds. Les pédoncules des fleurs portent souvent des appendices pédicellés, creux et en forme de capuchon.
La première de ces espèces est le Norantea Guianantis, Auhlet, Guian ., 1, p. 554, tab. 920. arbuste grimpant, qui croit sur le bord des eaux à Cayenne et dans d'autres parties de la Guiane, où les naturels le connaissent sous le nom vulgaire de Queue d’Aro ï cause de ses longs épis de fleurs rouges. Ses feuilles sont obovales, oblongues, obtuses, coriaces, rétrécies insensiblement à leur hase en un court pétiole. Ses fleurs sont portées sur des pédoncules très-courts, et les appendices dont il a été parlé sont longs de plus d’un pouce, et ont la forme d’une bourse allongée. Les étamines sont dressées et réunies en cinq faisceaux qui tombent avec les pétales.
La seconde espèce, Norantea Brasilientis, Choisy,
' in De Cand. Prodrom 1, p. 500, se distingue de la précédente par ses feuilles généralement plus petites et plus minces, par ses fleurs très-longuement pédi' cellées, ayant un appendice beaucoup plus petit que dans la première espèce. Ses étamines sont libres, réfléchies sur les pétales. Elle croit au Brésil.
NORD-CAPER. «ai. V. Baleine.
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NOR1TE. mm. (Esmark, Voyage Min. en Hongrie.) j Roche composée de Feldspath grenu, gris foncé, d'Ainphihole et de Diallage; à structure granitoïde et formée par voie de cristallisation; à petits grains, et d’une texture peu solide; tantôt de couleur rouge et tantôt noire ou jaune noirâtre. Les minéraux <|u’on y trouve disséminés sont la variété de Titane oxidé ferrifère. dite A/ènakanile; le Quartz, le Mica, le Zircon et le Grenat. Suivant Esmark, elle appartient à la formation du Gabro de De Buch, c'est-à-dire au système des Hoches serpentineuses et opbiolitiques, et il Ini a donné le nom de iXorilc pour la distinguer des Roches granitiques et siénitiques de la Norwêge. Elle diffère de la Siénite et se rapproche de l'Eupholide par la Diallnge qu’elle contient. On la trouve en différents points de la Norvège, sur le continent, et dans les iles voisines de la côte. V. Rociies.
NORMAL. A ormalis. Se dit de tout corps des trois règnes, qui se trouve dans son état ordinaire, qui n'a 1 éprouvé aucune dégénérescence, aucune altération.
NORMELLE. ois. L'un des noms vulgaires du Merle noir ou commun, y. Merle.
N ORNA. bot. Ce genre institué par Wahlenberg. dans la famille des Orchidées, ne diffère pas du genre Calypso de Salishury.
NORONI11E. Noronhia. bot. Genre de la famille des ; Jasminées et de la Diandrie Monogynie, L., proposé par Sladman et adopté par Du l’elil-Thouars {Sot. Gen. Madagasc., p. 8, n° 24) qui l'a ainsi caractérisé : calice très-petit, à quatre divisions; corolle épaisse, en grelot; deux anthères enfoncées dans une cavité, au fond de la corolle; ovaire supérieur, conique, à deux loges et à quatre ovules; un seul stigmate sessile; drupe oblong, renfermant un noyau biloculaire; semence solitaire dans chaque loge, dont la radicule est supérieure, les cotylédons épais et sans albumen. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce décrite par Lamarck (lllust. des Genres, tah. 8) sous le nom à'Ulca emarginata. C’est un arbre de^ Madagascar, élevé de quarante à cinquante pieds, à rameaux opposés, garnis de feuilles opposées, grandes, ovales, presque rondes, coriaces, échancrées à leur sommet, très-enlières et à nervures parallèles. Les fleurs forment une panicule terminale.
NORTA. bot. Adanson (Fam. des Plantes, 2, p. 417) donnait ce nom à un genre qui avait pour type le Si- j symbrium strictissimum , L., et dont De Candotle (Sys/. yeget. nat., 2, p. 401) a formé la seconde section du genre Sisymbrium. y. Sisybore.
NO R TÉ ME. N or ténia, bot. Du Pelit-Tbouars {Soc. Gen. Madagasc., p. 0, nn 17) a établi sous ce nom un genre qui appartient à la famille des Scrophulariées, et à la Didynamie Angiosperuiie, L. Ses caractères essentiels consistent en un calice presque bilobé, à cinq angles et à cinq dents; dans une corolle en masque, dont la lèvre supérieure est bifide, et l'inférieure à trois lobes,- quatre étamines dydinaines, dont les anthères sont biloculaires, cl les supérieures rapprochées; un i ovaire supère, conique, surmonté d'un style courbé à sa base, et d'un stigmate bilamellé; une calcule coni- . que, biloculaire, bivalve, divisée par une cloison pa-
rallèle aux valves; des graines petites et nombreuses. Ce genre est, selon Du Pelil-Thouars , voisin du Dodartia. Il se compose de deux espèces que l'auteur a simplement citées, sans en donner de description. L’une a le port du Lierre terrestre, l’autre se rapproche du Torenia. Ce sont des plantes herbacées, qui croissent à Madagascar. Leur tige est droite, divisée en rameaux alternes, télragones, garnis de feuilles opposées, dentées. presque sessiles. Les fleurs sont axillaires et portées sur de longs pédoncules.
NORVSQUE. A orysca. bot. Genre de la famille des Hypéricinées, établi par F.d. Spach qui lui assigne pour caraclères : sépales coriaces, presque égaux, dressés après l'anthèse; pétales suhciillriformes, obliquement acuminés cl décidus; androphores au nombre de cinq, très-courts et décidus; ovaire à cinq loges; cinq styles ’ ordinairement soudés enlre eux jusque près du sommet; stigmates petits, presque sphériques; capsule un peu coriace, à cinq loges; placentaires pyramidaux, à cinq angles, présentant un pareil nombre de crêtes sur le dos desquelles sont attachées les semences, qui sont très- petites.
Norysqce de la Cuire. A orysca Chinensis, Spacli; . JJypehcum Chineuse . L. Tiges grêles, dressées, rameuses, cylindriques, hautes de deux pieds environ, rougeâtres, garnies de feuilles opposées, sessiles. demiembrassanles, étalées, elliptiques, ohlongucs, obtuses, très-entières, coriaces, unies, d'un vert sombre; fleurs grandes, pédicellées, jaunâtres et de près de deux pouces de diamètre. Le calice, qui s'élève au dessus des bradées, est profondément divisé en cinq parties ovalesallongécs, obtuses ou à peine aigues, entières, glabres, plus courtes que la corolle et colorées de pourpre en dehors ; les pélales sont ovoïdes-ohlongs, obtus, évasés et concaves.
NOS1AN, ROSIN et NOS1NE. mm. Synonymes de Spinellane de N ose. y. Spirellare.
ROSODENDRE. Abiodrndron. i fis. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Clavicornes, tribu des Byrrbiens, établi par Lalreille et ayant pour caraclères : antennes terminées brusquement en une massue courte, large, de trois articles, et se logeant sur les côtés du corselet; extrémité supérieure de l'avanlslernum n’enclavant point le dessous de la bouche; menton très-grand, en forme de bouclier. Les Nosodendres ont le corps (oui à fait globuleux ; leur tôle est à moitié enfoncée dans le corselet, et leurs yeux sont petits et peu saillants; leurs antennes sont un peu plus courtes que le corselet, ordinairement logées dans une rainure pratiquée à sa partie latérale et inférieure; elles sont composées de onze articles dont le premier est gros, peu allongé, presque cylindrique, le deuxième plus petit que le premier et plus gros que les suivants; le troisième long, un peu aminci à sa base; les suivants courts et grenus, et les trois derniers formant brusquement une massue assez grosse, ovale, perfoliéc. La lèvre supérieure est cornée, assez large, arrondie antérieurement et très-courte. Les mandibules sont cornées, peu avancées, grosses, presque dentées à leur partie interne et obtuses â leur extrémité; les mâchoires sont courtes, coriaces, bifides avec la division interne
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plus pointue que l'autre; palpes filiformes, fart courtes, composées de quatre articles dont le dernier est en ovale allongé et le premier extrêmement court. La lèvre inférieure est placée à l'extrémité interne du menton qui est fort grand et avancé; elle est membraneuse, fort large, iridentée et très courte. Le corselet est assez large, court, appliqué contre les ély 1res dans toute sa largeur et à peine rebordé. L'écusson est triangulaire ; les élytres sont très-convexes, assez dures; leurs ailes sont repliées et membraneuses; les pattes sont courtes ; les cuisses sont comprimées, un peu renflées ; les jambes antérieures sont triangulaires, I minces à leur base et assez larges à leur extrémité; leur bord extérieur est un peu dentelé; les tarses sont très-courts, filiformes. La larve de cet insecte vil dans les ulcères qu'on remarque aux troncs des Ormes et des Marronniers d'Inde; clic est molle, blanchâtre; son corps est formé de plusieurs anneaux raboteux, et muni sur les côtés de poils assez roides; la télé est écailleuse et armée de deux mâchoires très-fortes.
IS'osodexdiie FAScici.Lt. A dsodendron fasciculare, Latr.; Byrrhun fascicularis, Olivier; Sphœridiu m fasciculare , Fabr. Il est long de deux lignes, noir, avec cinq rangées de faisceaux de poils d'un brun ferrugineux sur les élytres. Commun aux environs de Paris.
NOSQPIILÉE. Nosophlœua. ixs. Coléoptères télramères. Genre de la famille des Cératnbycins, tribu des Trachydérites. établi par Dupont qui lui assigne pour caractères : télé petite, oblongue, ponctuée postérieurement, cannelée entre les antennes qui sont grêles et composées de onze articles, plus longues que le corps chez les mâles, plus courtes et plus épaisses chez les femelles; mandibules petites, très-grêles et un peu arquéeR; articles des palpes cylindriques, courts et difficiles â distinguer; menton élréci et pointillé; présternum entier, avant un gros tubercule avancé entre les pieds antérieurs; mésosternum armé d'une épine saillante entre les cuisses intermédiaires; corselet plus large que long, bosselé, portant huit tubercules disposés sur quatre rangs, séparés par une ligne médiane élevée, resserré postérieurement, s'étendant presque jusqu'aux angles des élytres; écusson petit, un peu plus large que long, légèrement arrondi postérieurement; élytres parallèles, allongées, subcylindriques, arrondies postérieurement, ayant chacune deux épines à l’extrémité ; pieds grêles et graduellement plus longs, les cuisses sont armées postérieurement de deux trèspetites épines.
Nosopulêb orxée. Nosophlœua concinnua, Dup. Télé lisse, noire et luisante ainsi que les antennes; bouche d'un fauve orangé ; prolhorax fauve; écusson et partie des élytres orangés; mésoslcruum fauve, abdomen luisant. Taille , sept lignes. Du Brésil.
NOSTOC. bot. Genre de Cryptogames de la tribu des Trémellnires, établi par Vaucber, adopté par tous les botanistes , et formé aux dépens des Trémelles de Linné. Micheli avait déjà fort bien observé les Nostocs qu'il appelait Linkiu. Ce nom, qui avait l’antériorité, eût dû être conservé et relevé de désuétude. Le genre Linkia des modernes, dédié à l'un de9
pins savants botanistes de l'Allemagne, appartient à la Plianérogamie. Les Nostocs font un passage trèsnaturel de la famille des Cbaodinées, la première et la plus simple de toutes, aux Lichens par les Collema et aux Champignons par les Auriculaires. Dans ces trois genres, appartenant â trois familles, ou plutôt à trois classes très - distinctes , une mucosité transparente, tremblante, et sans goût, est contenue entre deux pellicules membraneuses ou lames plus ou moins consistantes. Celle mucosité est entièrement semblable à celle dont se composent les espèces du genre Chaos; mais si on la place sur le porte objet du microscope, on la trouve remplie de linéolcs translucides, formées de globules emboulés, qui sont les rudiments internes d'une organisation tendant vers la disposition filamenteuse, par laquelle se préparent les rameaux qui. plus lard, se montrent extérieurement pour compléter les formes végétales. Il esl alors impossible de distinguer les uns des autres une Auriculaire, un Collème et un No$toc, mais ce dernier s’arrêtera au premier degré organique; il demeurera essentiellement toinipare et agame, parce que la nature u'y ajouta point de gemmules ou quoi que ce soit qui pût nécessiter un antre mode «te reproduction ; mais dans les Auriculaires, les filaments moniliformes internes se tisseront d'une manière fort serrée par leurs extrémités; ils épaissiront la membrane externe qui doit résulter de leur entrecroisement, au point de la rendre coriace et capable de contenir, comme le ferait une outre, le mucus interne où se développe tout l’appareil filamenteux ; des extrémités des ramules corticales s’épanouissant à la surface supérieure du Champignon, exposées â Pair atmosphérique, et n'y étant plus luhréfiées dans un milieu humide, formeront une couche lomerileuse, souvent diversement colorée par l'action de la lumière qui, dès lors, agit directement sur le duvet devenu bientôt comme laineux; si l’on soumet ce duvet au microscope, on y reconnaîtra toujours des articulations analogues à celles des filaments de l'intérieur, seulement elles seront plus serrées cl même d’une autre forme, en raison de la différence des milieux. Le même feutrement s'opère de dedans en dehors, pour former les lames des frondes dans les Collèmes, mais les extrémités des filaments, au lieu de s'épanouir en duvet à la surface de ces frondes, doivent s'y nouer pour ainsi dire sur divers points, comme on noue l’extrémité des bottes de Chanvre, et de leur confusion au point de rapprochement, résultent ces apolhécions qui élèvent de véritables Nostocs au rang des Lichens.
L'humidité esl indispensable à l'existence, ou du moins â ce qu'on pourrait appeler l'épanouissement des Nostocs. En sont-ils pénétrés, ils s'étendent, se renflent, croissent, et l'on en distingue tout à coup en des lieux où l'on n'eût pas soupçonné leur présence, dès que de l'eau est venue humecter le sol. La merveille de leur apparition subite leur valut une certaine célébrité chez les anciens et chez les empyriques, qui nommaient l'espèce la plus répandue Fleur du Ciel, Cœ/i flos, Cœli folium, Graisse ou Fleur de rosée, Graisse ou Gelée de terre, etc. Toutes ces plantes »e contractent
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et co déforment dans l'herbier; mais on peut en tout temps leur rendre l'apparence de la vie, en les mouillant, eu les plongeant dans l'eau, lorsqu’on ne les a pas trop écrasées; cependant elles ne retiennent que l'apparence de la vie.
IVustoc connu*. Nosioo commune, Yaucher, p. 222, tab. IG, f. t; Tic m eila Nostoc, L. ; TremeUa terrestris, Dill.; N os toc ætherea, Poirel ; Alcyonidium Nostoc, Lam. Cette plante varie pour la taille, l'épaisseur et la consistance, selon. l'humidité de la saison, et suivant qu'elle est plus ou moins habituellement exposée à la pluie ou à la sécheresse, à l'ombre ou à la lumière; elle est formée d'une membrane verte ou olivâtre, tirant sur le brun, diversement plissée, appliquée au sol où elle n'adhère par aucune radicule; tremblante, transparente, fraîche au tact, mais non mouillée, un peu luisante. On la trouve fréquemment le long des roules, sur les pelouses rases et dans les allées de jardin.
Nostoç^verrcqoecx. Nostoc verrucosum, Vauch.; Tremella verrucosa , L.; 7'remelln /luciatilis, Dill ; Linkia palustris, Micbeli. Cette espèce solide et non creuse, comme on l’a prétendu, tant qu’elle n'est pas en état de dépérissement, est arrondie, de la grosseur d'une aveline à celle d'un œuf, assez semblable par la forme à une truffe, et d’un brun olivâtre. Elle croit éparse ou groupée dans les eaux limpides des torrents et des petites rivières. Bory l'a trouvée dans laSierrafilorena, aux environs de Grenade et à Ténérilfe.
Nostoc sphcrique. Nostoc s/dtwricum , Vauch. , tab. 10, f. 2. Petite espèce qu'on trouve indifféremment dans l'eau stagnante et sur la (erre humide, entre les herbes, parfaitement ronde, d'un brun verdâtre et de la grosseur d'une tête d'épingle ou de celle d'uu petit pois.
NOTACANTHE. Noiacanthus. rois. Le genre formé sous ce nom pour un grand Poisson figuré dans Bloch, pl. 431, n'a pas même été cité par Cuvier. 11 était en effet difficile de l’adopter sur les indications assez vagîtes qu'on en trouve dans Lacépède ( Pois. , l. v, p. 202), qui le place entre les genres Mégalope et Exocet. Il lui donne pour caractères : corps et queue très-allongés ; nuque élevée et arrondie; télé grosse; nageoire anale très-longue et réunie à la caudale ; dorsale nulle, remplacée par des aiguillons courts, gros, forts et dépourvus de membranes. La seule espèce connue jusqu'ici a été appelée Notucanthus Aussi**.
NOTACANTHE. No tac a ni ha. ins. Famille de l'ordre des Diptères, établie par Latreille, et ayant pour caractères : suçoir de deux pièces; trompe du plus grand nombre membraneuse, très-courte, retirée, â l'exception des deux grandes lèvres qui la terminent; celle des autres longue, grêle, en forme de siphon et cachée par un bec portant les aulennes, qui sont composées de deux ou trois articles dont le dernier a plusieurs divisions transverses en forme d'anneaux. Cette famille. à laquelle Latreille avait donné (Consul, sur les 1ns., etc.) le nom de Slratiomydes, faisait partie du genre Musca de Linné. Les Nolacanlhes ont le corps oblong, déprimé, les antennes souvent cylindriques ou coniques, quelquefois terminées en massue ; leur tête
est hémisphérique, presque entièrement occupée par les yeux dans les mâles; on voit, entre eux et sur le vertex, trois petits yeux lisses. Les ailes sont longues, croisées horizontalement sur le corps, dans le repos; elles ont des nervures disposées en rayons et partant d'une cellule disconlale; l’écusson est souvent épineux; l'abdomen est grand, aplati, ordinairement ovale ou arrondi ; les pattes sont courtes, sans épines aux jambes, et le bout de leurs tarses est muni de trois pelotes et de deux crochets.
NOTAKCHE. Notai chus. voll. Cuvier (Règne Animal, t. n, p. 398) institua le genre Nolarclie qui, sut-, vaut lui, d'une organisation voisine des Aplysies cl des Dolabellcs, fut placé dans la même famille des Tectibranclics, avec les Plcurobrancbes et les Acérés. Caractères : animal globuleux, offrant inférieurement un espace ovalaire, circonscrit par des lèvres épaisses indiquant le pied; quatre tentacules fendus daus une partie de leur longueur, sans a|>pendices labiaux prolongés; une Irès- petite branebie la téro- supérieure, presque externe ou seulement protégée par un petit repli du manteau; sans coquille intérieure, (,‘uant à l'ensemble de l'organisation , elle a beaucoup de rapports, d'après ce qu'en dit Cuvier, avec celle des Aplysies. On ne connaît encore qu'une seule espèce de ce genre; c’est le Notarcbb de Cuvier, Noiarchus Ch vie ri, Blain ville (Traité de Malac..p. 475, pl. 45. ftg. 7).
NOTA RIS. Nota ris. ins. Latreille (Fam. Nat.) désigne sous ce nom un genre de la tribu des Charançoniles,qui n'a point été adopté par Schoonberr, dans sa grande Monographie des Curcuiionides,el les trois espèces qui le composaient font partie de son genre Erirhinus.
NOTASPE. Notaspis. ins. Hermann donne ce nom aux insectes qui forment le genre Ohbale de Latreille. T. ce mot.
NOTELÉE. Nolelæa. bot. Genre établi par Venteuat (Choix de Plant.), adopté par R. Brown et faisant partie de la famille des Jasminées. Ses caractères consistent en un calice â quatre divisions, une corolle formée de quatre pétales ovales, réunis par paire au moyen des Blets slaminaux qui les soudent ensemble par leur base. Le fruit est un drupe dont le noyau est simplement cartilagineux. Ce genre se compose de cinq espèces toutes originaires de la Nouvelle-Hollande. Ce sont des arbustes ou des arbrisseaux rappelant l’Olivier dans leur port, ayant comme lui des feuilles opposées et très-entières. et des Heurs fort petites, dans lesquelles la corolle manque quelquefois. C'est le même genre que Gsrtner avait déjà nommé Hhysospermum, nom qui n'a pas été adopté par les botanistes. Parmi ces espèces, on doit citer le Nolelæa long i folia , Yentenat, toc. cit., t. xxv; scs feuilles sont allongées, lancéolées, aigues, réticulées de chaque côté, plus ou moins pubescentes à leur face inférieure qui n'est pas ponctuée; les divisions du calice sont inégales et le stigmate est bifide. Celte espèce, d'après laquelle Yentenat a établi le genre, est VUlea apetala, Andr., Hepos ., t. 316. Le Notelœa ligustriuo, Yentenat, loc. cil., se distingue de la précédente par ses feuilles étroites, lancéolées, glabres des deux côtés, ponctuées à leur face inférieure, et légèrement veinées des deux côtés. Le genre
A ’otcUva a les plus grands rapports avec le Lino ciera de Swarlz, dont il se distingue seulement par ses pétales très- courts; ils sont fort grands dans le genre Linociera.
NOTENCËPHALE. zool. P. Acéphale.
NOTÉRE. Aolerus. ixs. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Hydrocanlliares, établi par Clairville aux dépens du grand genre Dytique de Linné et de Fabricius, et ayant pour caractères : palpes labiales fourchues; antennes renflées ou plus épaisses A leur milieu ; éperon des jambes antérieures des mâles en forme de lame, recouvrant le premier article du tarse.-Ces insectes sont d'assez petite taille, et vivent dans l’eau; leur télé est plus étroite que le corselet, arrondie antérieurement. Les yeux sont petits. arrondis et peu saillants : au-devant des yeux s'insèrent les antennes composées de onze articles; les premiers petits, allant en augmentant, depuis le deuxième jusqu'au cinquième qui est beaucoup plus large, et de IA en diminuant jusqu'au dernier qui est pointu; la lèvre supérieure est cornée, A peine tridentée; la dent du milieu est peu saillante, les latérales sont arrondies. Les mandibules sont cornées, courtes, fort échancrées au sommet, avec une petite dent au-dessous; les mâchoires sont membraneuses, pointues, arquées, garnies A l'intérieur de quelques soies épineuses plus courtes du côté de la base. Ces mâchoires portent deux palpes : kl intérieures sont composées de deux articles cylindriques, dont le second est le plus long; les palpes extérieures sont composées de quatre articles : le premier et le troisième les plus courts, le dernier ovalaire et un peu pointu. La languette est membraneuse, carrée, ciliée de poils fins et courts; elle porte deux palpes de trois articles dont les deux premiers courts, le troisième plus grand, large et écbancré antérieurement. Le corselet est plus large que long, en trapèze; lesélytres recouvrent tout le corps qui a une forme ovalaire. Les jambes antérieures sont sans échancrures, leur éperon est grand, aplati, et atteint la longueur du premier article des tarses. Ceux-ci sont composés de cinq articles dont le premier est gros et obeonique, les trois suivants allant en diminuant et le dernier oblong, terminé par deux crochets.
iNotêhe crassicornk. Aolerus cratsicornis, Clairv.; J )y lise us crassicornis, Fab. ; Dytiscus fuscus , Geoff.; Dytiscus capricornis, Fuseli; Dy lise us clavicornis , Fourcroy. Long d'une ligne et un quart, d'un ferrugineux obscur sur tout le corps, avec la (été et le corselet plus clairs; dessous du corps noirâtre.
NOTËROI’HILE. Aotcrophila. bot. Genre de la famille des Mélastomacées, institué par Martius qui lui donne pour caractères : tube du calice campanule et libre» le limbe est partagé en quatre ou cinq parties aigues et étroitement triangulaires; corolle composée de quatre ou cinq pétales insérés sur l'orifice du calice et alternes avec ses divisions; huit ou dix étamines plus petites que les pétales, alternes avec eux et insérées comme eux; anthères cylindriques, à un seul pore, A connecta en languette plus épaisse vers le sommet; ovaire libre, A deux loges renfermant un grand nombre d'ovules; style flexueux, terminé par un petit stigmate
punctiforme. Le fruit consiste en une capsule enveloppée par le calice persistant; elle est biloculaire et bivalve.
Notêropbile bivalve. Voterophila bivalvis; Mêlâttorum bivaltis, Aubl. C’est une plante herbacée, marécageuse. à tige dressée, glabre, tétragone, peu rameuse; ses feuilles sont opposées, presque sessiles, à bords légèrement dentelés; les fleurs sont petites, blanches, axillaires et solitaires. Du Brésil.
NOTU1TE. Aothiles. bot. H. Cassini a proposé ce genre qui appartient à la famille des Synanthérées et à la Syngénésie égale, L. Il lui assigne les caractères suivants : involucre plus court que les fleurs, cylindracé. composé de cinq folioles libres, égales, disposées sur un seul rang, appliquées, se recouvrant par les bords, obiongues, lancéolées, aigues au sommet, foliacées, à plusieurs nervures. Réceptacle à peu près plan, petit et nu. Calathide sans rayons, composée de cinq fleurons égaux, réguliers et hermaphrodites; corolle à tube court, A limbe long. divisé en cinq^egmenls ovales oblotigs ; anthères incluses, munies au sommet d'appendices obtus et scarienx; akènes ohtongs. souvent longs et grêles, plus ou mojus hispidules, pentagones et cylindracés, à cinq ou dix nervures et munis à leur base d'un bourrelet cartilagineux et annulaire; aigrette longue, composée de dix à vingt paillettes piliformes, un peu inégales, roides, soyeuses dans leur partie supérieure, bordées inférieurement sur chacun des côtés d'une petite membrane linéaire. Ce genre a été placé par son auteur dans le groupe des Eupatoriées- Agéralées; il a des rapports, par ses caractères, avec les genres Slcria et Mikania; on le distingue facilement du premier par la structure rie son aigrette; mais si on consulte plutôt les caractères techniques que les rapports naturels, on n’hésitera pas à le réunir de nouveau ail genre Mikania dont il est un démembrement. Le Nolhite • la ti folia . Cass., est. en effet, le Mikania melissœfolia de Willdenow, ou Eupalorium mclissnfolium, Lamk. Trois autres espèces sont décrites par Cassini sous les noms de Aothites angusti folia , IST ol h îles breriflora et Aol hiles peliolala. Ce sont des plantes herbacées, à feuilles opposées, A fleurs en corymbes, et qui croissent dans l'Amérique méridionale.
NOTUICM. bot. Ce genre d'Orchidées, créé par Lindley, a été réuni au genre Maxillaria de Ruiz et Pavon.
NOTHOCHLÈNE. Aolhochlœna. bot. Rob. Brown ( Prodr . Flor. Noo.-Holl., p. 145) établit ce genre pour trois plantes de la Nouvelle Hollande, auxquelles il adjoignit VAcrosUchum Marantœ, le P te ris trichomanoûles, L.,et quelques autres espèces. Ces Fougères sont, en effet, très-voisines par le port des genres Acroslichum cl Chei/anthes. Les caractères assignés au nouveau genre sont les suivants : sores marginaux, continus ou interrompus; involucre mil, à moins qu'on ne considère comme un tel organe, les soies mêlées aux capsules ou les petites écailles qui couvrent la fronde. Le genre Aolhochlœna fait partie de la tribu des Polypodiacées. Desvaux (Journ. de Botanique, 3, p. 93) a I donné les caractères de douze espèces du genre A’o- I thoehlœna , dont il dit avoir fait la monographie avant
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que le Prodrome de la Nouvelle-Hollande eût paru. Il avait adopté le nom de Cincinali s que Gledilsb {Sjst. Plant, a Stam. situ, p. 260) lui avait imposé autrefois; mais ce nom ne peut élrc adopté de préférence à celui de Brown, puisque ayant un adjectif pour radical, il pèche contre les règles de la glotsologie. Dans les douze espèces décrites par Desvaux, se trouvent les Acrostichum Ma tanta et Pteris trichomanoide » indiquées par Itob. Brown, plus le Nolhochlœna rellea de la Nouvelle-Hollande, qu'il ne faut pas confondre avec l'espèce du midi de l'Europe décrite dans la Flore Atlantique de Desfontaines. Les autres espèces étaient rapportées par divers auteurs aux genres Grammitis, Pteris, Acrostichum, Cheilanthe », Adianthum , Nephrodimn, etc.
NOTIIBIA. bot. La plante décrite et figurée par Bergius {PI. Capettê., 171, t. 1, fig. 2) sous le nom de Nothria re petit, a été rapportée au genre Frankenia par Thunberg, et nommée Frankenia Nothria. Dans le premier volume de son Prodromns, le professeur l>e £andoIle adopte cette espèce; mais il exprime sou doute sur sa distinction du Frankenia lacis. F. Frankehie.
NOTHURE. Nothura. ois. Genre de l’ordre des Gallinacés, institué par Wagler aux dépens du genre Tinamou des auteurs, avec les caractères suivants : bec allongé, grêle, recourbé, mousse, plus court que la tète, élargi à sa base ; narines latérales, percées près du front en avant de la cire élevée; elles sont ouvertes et oblongues, garnies de cils à la paupière supérieure; ailes concaves : deuxième, troisième et quatrième rémiges les plus longues; queue nulle; plumes du croupion décomposées. Les Nothures, quant aux habitudes, ne diffèrent point des Tinamous; ce sont des Oiseaux de prairies, qui pénètrent rarement dans les bois. C'est au sein des herbes les plus élevées qu’ils placent leur nid. La ponte est ordinairement nombreuse, mais les petits ne restent pas longtemps réunis; ils se dispersent dès qu'ils peuvent pourvoir à leur nourriture.
Nothure inambu. Nothura major, Wagl.; Tinamus major, Spix, pl. 80; Tinamus maculosus , Tem. Parties supérieures d’un fauve roux, finement striées de noirâtre et de jaune clair; rémiges secondaires brunes, striées de roux et de noir; gorge blanche; cou et poitrine rayés de taches noires longitudinales; bec fauve; pieds bruns. Taille, dix pouces. De Buenos-Ayres.
Nothure moyen. Nothura media, Wagler; Tina tu ns médius, Spix, pl. 81; Tinamus maculosus , Tem.; Tinamus brevipes, Naît. Parties supérieures d’un roux assez vif, ainsi que les lectrices alaires; tète, cou et parties inférieures d'un gris de plomb; cuisses et tectrices caudales grises, maillées de brun et bordées de blanc; bec jaune. Taille, neuf pouces. Du Brésil.
Nothure payoxicv. Nothura natta , Wagl.; Tinamus nanus, Spix, Tem-, pl. color. 310. Celte espèce est remarquable par les plumes longues et courbées du croupion, qui remplacent la queue et s’arrondissent sur l'extrémité des ailes qu'elles cachent. Le mâle est distingué de la femelle par le faisceau qui a l’apparence d'une houppe soyeuse; il a le sommet de la télé noir, bordé de roux et de gris clair; la gorge, les joues, le
milieu du ventre et les cuisses sont blanchâtres, avec des bandes transveraes brunes, noires et blanches sur les flancs; au bout des plumes du dos et du croupion, des taches rousses, noires et grises, de Forme irrégulière. La femelle est un peu plus petite que le mâle; elle n'a que cinq ponces; il y a plus de roux dans son plumage, et les taches du dos sont moins grandes. Brésil.
Nothure petit. Nothura minor , Wagl.; Tinamus minor, Spix. Parties supérieures d'un roux cendré, avec des traits bruns et longitudinaux sur le milieu de chaque plume; rémiges noirâtres; parties inférieures variées de roux, de jaunâtre et de brun. Taille, six pouces. Du Brésil.
Nothure carafe. V. Notbure pavonin.
Nothure nain. V. Nothure pavonin.
Nothure grand. V. Nothure inambc.
Nothure Boragcira. Nothura Boraguitxt, Spix. Parties supérieures brunes, avec le bord des plumes d'un brun noirâtre; sommet de la tète et partie de la nuque d'un brun roussàlre; gorge grise; côtés du cou finement maillés de gris et de noir; parties inférieurei cendrées, rayées transversalement de noirâtre; abdomen grisâtre; bec et pieds d'un gris brunâtre. Brésil.
NOTHUS. Nothus. ins. Coléoptères héléromèrcs ; genre de la famille des Slénélytres, tribu des Sécuripalpes, établi par Ziegler avec ces caractères : lèvre profondément échancrée; antennes simples; dernier article des palpes maxillaires fortement en hache; cuisses postérieures renflées dans l'un des sexes ; corps allongé, étroit, presque cylindrique; tète inclinée, plus étroite que le corselet, et un peu enchâssée par la partie postérieure; antennes insérées dans une échancrure des yeux, filiformes, de la longueur de la moitié du corps et composées de onze articles cylindriques; lèvre supérieure coriace, presque cornée, assez grande, arrondie et ciliée antérieurement; mandibules dures, arquées, creusées en gouttière intérieurement et terminées par deux dents égales; mâchoires presque membraneuses, divisées en deux; les divisions sont petites, linéaires, et l’extérieure un peu plus longue que l'autre; palpes composées de quatre articles dont le premier est très-petit, le deuxième allongé, un peu renflé en allant vers l’extrémité, le troisième court, plus large que k précédent â son extrémité, de forme triangulaire, et le quatrième court, large, figuré en croissant; lèvre inférieure large, milice, membraneuse, un peu écbaticrée et à angles obtus; ses pal|>es sont courtes, de trots articles dont le premier petit, le deuxième mince, peu allongé, et le troisième grand, dilaté en forme de croissant; corselet convexe, un peu rebordé et tranchant sur les côtés : ce qui distingue encore ces insectes des CEdémères qui l’ont toujours arrondi; écusson petit, triangulaire ; les élylres presque linéaires, assez dures, un peu arrondies ù leur extrémité; les pattes sont de longueur moyenne, les cuisses des postérieures sont très-renflées dans les mâles; les tarses ont le pénulj lième article bilobé , et le dernier terminé par quatre : crochets.
Nütuus clavipEde. Nothus clacipes, Oliv., Lalr.; Nothus femoralus, Sturmj Zonitis clacipes , Me- ! gerle. Long de quatre lignes à peu près, d’un noir
plombé, a vécu* léger duvet gris; palpe* et lest roi* premier* articles des antennes fauves, De Hongrie.
ISotbus BirorfCTüÉ. No l h ut bipunoiaiu» , 111.; Nothus prœutlus, Oliv, Celte espèce est langue d‘un peu moins de quatre lignes, noire ou roussâtrc (piœutlut); la partie antérieure du front, tou* les Imrds du corselet, et une ligne dans son milieu, la plus grande partie de l'abdomen cl des pattes fauves. Elle se trouve avec la précédente.
AOTICASTRE. NoticatlfHin. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Asléroïdées, institué par De Candolle, avec les caractères suivants: capitule radié; (leurs du rayon femelles, fertiles, linéaires, disposées sur un seul rang; Heurs du disque bisexuelles, stériles, tubuleuses, à cinq dents; involucre formé de trois rangées d'écailles linéaires, acuminécs : les extérieures courtes, les intermédiaires colorées et les intérieures subscarietrses, un peu plus longues que le disque; réceptacle plan, alvéolé; anthères privées de queue; style rauieux dans les Heurs de la couronne, allongé, subuleux, velu sur le dos dans (es fleurs du disque; akènes oblongo-linéaires, velus. -sessiles, fertiles, comprimés et striés dans les Heurs de la couronne, stériles et étroits dans celles du disque; aigrette persistante, formée de plusieurs rangées de soies rigidules et scabres, les extérieures beaucoup plus petites.
Koticastrb ascendants. Noticattrum adsccmlens , OC. Plante herbacée, vivace dans les Cordilières du Chili. Son rhizome est frutescent ; les tiges sont presque simples, hautes de six ou sept pouces; les feuilles radicales sont atténuées en pétiole; celles de la ligè sont sessilcs. lancéolées, très-entières, calloso-mucronées au sommet; les capitules sont garnis de peu de Heurs : celles de la couronne sont rougeâtres, moins longues que celles du disque qui sont jaunes.
jNQTlDANliS. rois. y. Grislt.
NUTIObLE. A otiubia. ms. Coléoptères pentamères; goure de la famille des Carnassiers, tribu des Ëlaphrides, connu par la description qu'en a donnée Perty, créateur du genre. Les ftoiiohjes ont l'aspect des Nébries dont elles diffèrent par la forme cylindrique ou ovalaire du dernier article des palpes; échancrure du menton dépourvue de dent; lèvre supérieure transversale, rétrécie en avant; tarses antérieurs peu élargis.
Notiobik xIrrioïoe. iXoliobia nebrioidet, Perty. Sa couleur est violette en dessus, et d'un noir bronzé en dessous, avec le bout du segment de l'abdomen brun ; les parties de la bouche et le premier article des antennes sont de celle dernière couleur; son corselet est plus large que long, et un peu aminci en arrière; ses éiylres sont marquées de stries qui semblent dépourvues de points enfoncés. Taille, six lignes. Du Brésil.
NOTiOPHILE. \oHophilut. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille de* Carnassiers, tribu des Carabiques abdominaux, établi par Duméril aux dépens du genre Elaphrut de Fabricius. Caractères : corselet presque carré; labre en demi-cercle; palpes labiales terminées par un article plus court et plus gros que dans les Elaphret; corps plus aplati. Ces insectes sont
assez petits, et se distinguent parfaitement des Élaphres par beaucoup de caractères extérieurs : leur corselet est tout différent, aussi large que les élytres, ce qui n'a pat lieu chez les Élaphres; leurs palpes labiales les en distinguent encore, cl enfin l'ensemble de leur corps qui est beaucoup plus aplati, dont les élytres sont luisantes, les en fait encore différer. On trouve ces petits insectes dans les mêmes lieux que les Élaphres; ‘ils courent très-vile, cl se cachent comme ces derniers sous des pierres et sous des débris de végétaux.
Notiophilk aquatique. Moliophilut aqualicut, Duméril ; Elaphrut aquation*, Fabr., Dufl.; le Bupreste à tête cannelée, Geoff. Long d'une ligne et demie, d*un cuivreux brillant; élytres ayant des stries ponctuées peu serrées, avec un espace longitudinal et très-poli près de la suture, et un autre, également lisse, à l'extrémité. Celle espèce est commune en Europe, dans les lieux humides.
Schoonherr a postérieurement donné le nom de Noliophile â un genre de la famille des Rhynchophores, et l'on a dû conséquemment le changer. E. Z lu otophobe.
NOTIOPHYGE. Notiophygut. us. Coléoptères trimères; genre de la famille des Endomyques, institué par Gory qui lui assigne pour caractères : premier article des antennes globuleux, le troisième un peu plus long, les antres cylindriques, le dernier en massue; corselet sans rebords; les deux premiers articles des tarses très-courts, le troisième beaucoup plus long et armé de deux petites épines. Ces insectes vivent sur les plantes et fuient l'humidité.
ftoTioPHYGE ponctué de noir. Notiophygut nigropunctalus, Gory. Ses antennes sont noires; sa tète est plate; son corselet est plus large que long, échancré antérieurement, arrondi sur les côtés, avec sa base un peu prolongée sur l’écusson; celui ci triangulaire; élytres bombées, plus larges que le corselet, très-arrondies, entièrement grêles, avec des taches noires, irrégulièrement placées; corps assez fortement granulé, avec les aspérités noires, résultant de la couleur des poils courts et serrés; pattes grises; tarses noirs. Taille, deux lignes cl demie.
K0T1PHILE. NotipMtoi us. Diptères; genre de la famille des Alhéricères, établi par Fallen qui lui assigne pour caractères: antennes en palette, terminées par une soie plumeuse; tête arrondie, sans prolongement antérieur, eu forme de museau; trompe apparente, membraneuse, à deux lèvres; palpes labiales, susceptibles de sc retirer entièrement dans la cavité buccale; suçoir composé de deux pièces; yeux assez saillants, mais point avancés en arriére, au delà du bord postérieur; point d'élévation sur le vertex; ailes couchées l’une sur l’aulre ; pattes fortes; cuisses antérieures un peu renflées.
Kotimile des celliers. Notiphifa cellaria, FaM.; Muica refiant, Fabr.; Mouche du vinaigre, Geoff. Elle est petite, noire ou brunâtre, faiblement velue ; ses yeux sont d'un brun roux ; son abdomen est court cl large, formé de six anneaux dont la base est plus claire que le reste ; le dessous est brunâtre. Très- commune dans toute l'Europe.
NOTIST1CM. ?ois. Même chose que Ist iophorc. V. ce mot.
NOT1TE. in. Nom donné par Jurine à une Roche qui parait n’êlre qu'une variété de Granité porphyrique.
NOTJO. bot. Ce nom, ou plutôt celui de Notsjo, est vulgaire au Japon pour désigner une plante que Kœmpfer (Amwnit.exot., p. 850) a décrite imparfaitement. et qui a été érigée par Adanson en un genre particulier, mais que l’on ne saurait adopter d'après ses caractères incomplets.
NOTOBASE. N ot obérais. bot. Genre de la famille des Synanthérées et de la Syngénésie superflue, L., institué par Cassini avec les caractères suivants : involucre ovoïde, presque globuleux, plus court que les. fleurs, composé de folioles imbriquées, appliquées, coriaces; Içs intermédiaires ovales -oblongues, pourvues d’une glande en forme de nervure sur le côté extérieur, et surmontées d'un appendice étalé, long, épais, linéaire et spinescenl. Réceptacle épais, charnu, légèrement plan, garni de paillettes nombreuses et inégales. Calalliide composée de fleurons égaux, nombreux, hermaphrodites au centre, et m.lles à la circonférence. I.es fleurs hermaphrodites ont la corolle très-obringenle; les étamines à filets velus; des akènes très-grands, comprimés des deux côtés, glabres, lisses, comme renversés et couchés en arrière sur le réceptacle, ayant à la base une aréole très-longue, très-étroite, formée de sillons, surmontés d’une aigrette longue, blanche, et composée de poils plumeux. Les fleurs môles de la circonférence ont la corolle et les étamines comme celles des fleurs hermaphrodites; elles renferment un faux ovaire privé d'ovule et portant une aigrette de poils peu nombreux et à peine plumeux. Ce genre fait partie de la tribu des Carduinées où il se place auprès du Lamj'ra , autre genre établi par le même auteur. 11 est également formé aux dépens des Carduus de Linné ou Cirsium de Gœrtner; son type est le Çartiuus Syriacus, L., auquel Cassini donne le nom de A ’otobasis Syriaca. C’est une plante herbacée, annuelle, qui croit en Syrie, en Égypte, en Barbarie, en Espagne et dans l'île de Crète. Sa lige est haute de près d’un mètre, droite, ordinairement simple, garnie de feuilles ovales-oblongues, à bords sinués, anguleux et épineux, vertes, avec des taches blanches; les inférieures plus larges, rétrécies vers la base en forme de pétioles; les supérieures amplexicaules. Les calalhides sont purpurines ou blanches, solitaires, terminales et latérales; au-dessous de l'involucre on voit plusieurs bractées remarquables par de grosses nervures blanches, qui se prolongent en épines.
NOTOCERAS. bot. Rob. Brown établit ce genre dans la seconde édition de YHortus Ketcensis qui parut en 1819, et Lagasca le reproduisit en 1815 sous le nom de Diceratiuin. De Candolle (Xyst. f'eg.), donnant la préféreuce au nom qui avait l’antériorité, a assigné les caractères suivants au Notoceras qui appartient à la famille des Crucifères et à la Télradynamie siliqueuse : calice légèrement dressé, égal à la base; pétales oblongs ou linéaires; étamines dont les filets sont libres et dépourvus de dents. Siliques biloculaires, à deux valves, presque en carène, dont la nervure se prolonge au
sommol en une sorte de corne, surmontées d’un style persistant, filiforme, très -court, et d'un stigmate en petite tète; graines ovales, comprimées, à cotylédons accoinhauts. Les A oloceras sont de petites plantes herbacées, annuelles, à liges rameuses, dressées ou couchées, garnies de feuilles oblongues ou presque linéaires, entières ou sinuées. Les Heurs sont très-petites, quelquefois dépourvues de pétales, disposées en grappes opposées aux feuilles; quelques-unesde celles-ci sont placées à la base de la tige. Ces plantes doivent leur aspect blanchâtre h des poils nombreux fixés par leur milieu, couchés et rameux.
De Candolle forme (rois sections dans ce genre. La première se compose du Notoceras Ca n arien se, Br., et du Notoceras Hispanicutn, DC.. ou Diceratium prostratum, Lagasca. Elle est caractérisée par ses siliques déhiscentes et bicornues, ses graines comprimées, dont les cotylédons sont parallèles à la cloison. Iji deuxième section ( Tetraceralium ) se distingue facilement à ses siliques surmontées de quatre cornes, et ne se compose que du Notoceras quadricorne, DC. et Deless. { Icon . select., 2, t. 16) ou Erysitnum quadricorne, Steph. et Willd., espèce qui croit en Sibérie. La troisième section ( Mucroccratium ) doit peut-être constituer un genre nouveau. Elle a des siliques indéhiscentes, bicornues, des graines opposées à la cloison. Elle renferme le Notoceras cardaminefolium, DC. et Deless. {toc. cit.f 2, lab. 18) ou Lepidium cornutum de Sihthorp. Cette plante est indigène des contrées orientales du bassin de la Méditerranée.
NOTOCHÈTE. Nvtochœte. bot. Genre de la famille des Labiées, institué par Bentham pour une plante de l’Inde, qui lui a été envoyée par le docteur Wallich. Caractères : calice tubuleux, à cinq nervures, à cinq dents, nu à son orifice interne : chacune des nervures se prolonge en une soie qui forme le crochet sous l’cxtrémilé des dents; tube de la corolle aussi long que le calice; son limbe est divisé en deux lèvres presque égales : la supérieure entière et dressée en forme de voûte, l'inférieure étalée, (rifidc, avec le lobe du milieu entier; quaire étamines se dressant intérieurement sous la lèvre supérieure : leurs filaments sont courtemenl éperonnés; anthères biloculaires, à loges divariquées; style divisé en deux lanières presque égales vers le sommet; akènes secs et lisses. L'espèce décrite par Bentham a reçu le nom spécifique de Notochœte hamosa.
NOTOCHLÈNE. Notochlœna. bot. Genre de la famille des Fougères, tribu des Polypodiacées, établi par Rob. Brown avec les caractères suivants : sporanges réunis en sore linéaire, marginal, continu ou interrompu, recouvert par les soies ou les poils de la fronde; point d’indusion. Ce groupe se compose de Fougères à caudex court et herbacé, à frondes simples, pinnéesou tripinnées et velues.
NoTOCULtciE de Pebse. Notochlœna Persica, Boir. Scs frondes sont subquadruplicato-pinnato- ailées, à pinnules obtuses, arrondies et velues, lanuginoso-ferrugineuses en dessous, à stipes d'un noir brillant. Bélanger a découvert celle espèce sur les rochers des montagnes d'irak-Adjens, en Perse.