‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 141 sur 148 · NO T · texte numérisé non relu

NO T

NOTOCOTYLF.. Notocotylus. ixt. Genre d'Enlo- i zoaires , de l’ordre des Trémalodes de Rudolphi, fondé par Morilz Diesing. aux dépens du genre Fane iota de Gmclin , avec les caractères suivants : corps oblongovale, un peu atténué antérieurement, et arrondi postérieurement ; bouche terminale, orhiculaire; acétabules nombreux, disposés en forme de suçoirs sur le dos où ils se présentent sur une triple rangée longitudinale; cirre ventral allongé en spirale. Le Notocotylu * triserialis (Ann. des fViener Museumn, 1830, p. 931, pi. xv, 6g. 93-95) est la seule espèce décrite par Diesing. C’élait, scion Froehlich, une Douve, une Feslucaire d’après Schranck, et un Monostome de Zeder et de Rudolphi.

NOTODON’TE. Notodonta. ms. Genre de l’ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Faux- Bombyx, établi par Latreille dans ses Familles naturelles du Règne Animal. Caractères; trompe très courte; antennes entièrement pectinées; ailes inférieures pourvues d’un frein qui les 6xe aux supérieures dans le repos ; elles sont alors entièrement recouvertes par celles-ci, et les unes et les autres sont disposées en toit en recouvrement au bord interne qui est dentelé.

Notodoxte roRTK-PLi xet. Notodonta plumigera, Ochs.; Bombyx plumigera, Fabr. Dessus des ailes supérieures d'un jaune ferrugineux, avec les nervures noirâtres et une ligne jaune très pâle et ondulée qui commence vers le bout de la côte et vient en se courbant, aboutir derrière la dent du bord interne. Les ailes postérieures sont un peu transparentes, d’un gris rongeâlre, avec la frange entrecoupée de blanc et de ferrugineux pâle, et une bande transverse, peu prononcée au milieu. Le dessous des quatre ailes ne diffère guère du dessus. Les antennes du mâle forment un plumet d’où est venu le nom spécibque. En Europe.

NOTOGNIDIUM. rois. Genre établi par Raffinesque qui le dit intermédiaire aux Spares et aux Centronoles, sous-genre de üasléroslées. Il diffère des premiers en ce qu’il a la dorsale dépourvue de rayons épineux et munie antérieurement de deux appendices ou protubérances déliées cl molles. L’auteur n'en cite qu’une espèce fort petite et des mers de Sicile, où les pécheurs l’appellent Scirenga. Son corps est comprimé, son museau très obtus, la ligne latérale courbe au milieu et flexueuse; la caudale est quadritide; la teinte générale du Poisson, qui n’atteint guère cinq pouces, est rougeâtre, tirant sur la couleur du vin, avec une multitude innombrable de |>ctits points couleur de feu.

NOTOLÆNA. bot. Pour Notbolæna. F. ce mot.

NOTONECTE. Notonecla. ms. Genre de l’ordre des Hémiptères, section des Hétéroplères, famille des Hydrocorises, tribu des Nolonectides, établi par Linné. Caractères : antennes très -courtes, cachées sous les yeux, plus grêles vers leur extrémité, de quatre articles; labre extérieur, triangulaire; bec de la longueur de la léle, conique, déprimé, de (rois articles; un écusson très-distinct; pattes antérieures courbées, égales aux intermédiaires et ayant un fort crochet au bout; les postérieures propres à la natation ; tarses de deux articles. Le corps des Notonectes est presque cylindrique, allongé, étroit, convexe en dessus, presque plat

en dessous et un peu rétréci h l’extrémité; les cdtés et l’extrémité de l'abdomen sont garnis de longs cils qui, étendus, servent à soutenir l’insecte sur l’eau. La tète est grande, presque aussi large que le corselet; les yeux sont grands, oblongs et occupent toute la partie latérale de la télé. On ne voit point de petits yeux lisses. Les antennes sont filiformes, plus courtes que la tête et composées de quatre articles, dont le premier est très-court et cylindrique, le deuxième plus long et un peu rentlé,le troisième cylindrique, un peu moins long et un peu moins gros que le deuxième, et le dernier plus court et plus mince que le troisième. La trompe est formée de quatre articles, dont le premier est court et assez large, le deuxième plus court et plus étroit, le troisième le plus long de ions, et le dernier court et fort mince. Le suçoir est composé d’une pièce supérieure courte, aiguë, et de trois soies aussi longues que la gaine. Le corselet est plus large que long, terminé snpérieurcment par un écusson fort grand cl triangulaire. Les élylres sont à peu près de la longueur de l’abdomen ou le dépassent à peine ; les ailes sont membraneuses et aussi longues que les élylres. Les quatre pattes antérieures sont assez courtes et composées comme à l'ordinaire ; les postérieures sont presque une fois plus longues que les autres; elles ont un ap|>endice à la base des cuisses, de longs cils serrés à leur partie interne, et leurs tarses ne sont pas munis de crochets. Degéer, qui a étudié ce genre, a donné la description et la figure des organes générateurs des mâles; ils sont contenus dans le dernier anneau de l’abdomen, et si on pressé le ventre on en volt sortir une grosse pièce écailleuse, noire et mobile, qui est fendue à son extrémité et composée, à cet endroit, de deux lames d'où sort une partie membraneuse, qui doit être le pénis. Dans l’accouplement, Degéer a vu les Notonectes placés l'un à côté de l’autre, le mâle un peu plus bas que la femelle ; elles nagent ainsi jointes avec beaucoup de vitesse. Les œufs des Notonectes sont blancs et allongés, la femelle les place ordinairement sur les liges ou les feuilles des plantes aquatiques; ce n’est qu’au commencement du printemps qu'ils éclosent; les petites larves se mettent aussitôt à nager; ces larves ressemblent entièremenl à l’insecte parfait, seulement elles sont privées d’ailes. La nymphe n'en diffère que par des luyaux contenant les rndimenls des ailes placés sur les côtés du corps. Les Notonectes ont une singulière manière de nager, ils sont toujours placés sur le dos, et ordinairement dans une position inclinée; la tète un peu plus élevée que l'extrémité du corps, lorsqu'ils remontent à la surface de l’eau, et la tète plus basse lorsqu’ils restent à la surface ou qu’ils descendent au fond. Ces insectes vivent dans les eaux dormantes.

Notosecte clacqde. Notonecla glauca, L. ; Nepa Notonecla, Degéer. Long de près de six lignes; tête d’un gris un peu verdâtre; yeux d’un brun clair; corselet d’un gris jaune antérieurement et d'un gris obscur à la partie postérieure; écusson noir; abdomen noir en dessus, avec l’extrémité d’un gris verdâtre; élylres du même gris, avec le bord latéral marqué de quelques points noirs; ailes blanches; dessous du corps noirâtre; pattes glauques. En Europe.

HT

NOTONIE. Kctonia. bot. Genre de la famille de* Synanlhérées , établi par le professeur De Candolle, qui lui assigne pour caractères : capitule mu U i flore, ho- , mogame; fleurs tuluileiises, à cinq dents; iiivolucre ; cylindrique, formé d'un seul rang d'écailles ; bracléoles milles ou en très petit nombre, éparses auprès du pédicelle ; réceptacle plan, alvéolaire, portant de* franges sur les bords avancés des alvéoles; slyles rameux, formant par leur réunion un petit cône élevé et hispide; akènes cylindriques, striés et glabres; aigrette formée de plusieurs rangée' de soies filiformes, ce qui lui donne un aspect harbellé. Ce genre est fondé sur un arbrisseau charnu, originaire de l'Inde, et qui semble | y représenter les espèces du genre Kleynia , toutes originaires d'Afrique.

Notonie * grandes flecrs. Nolonia grandi flora, Dec.; Cacalia grandiflora , Wall. Ses feuilles sont ohlongues ou ovalaires et très-entières; ses fleurs, qui ont environ un pouce, forment un corymbe oligocéplinle ; les pédicelles sont beaucoup plus longs que le capitule.

De Candolle joint encore à ce genre le Cacalia cras tiêtitna de Wallich et une autre espèce qu'il nomme S'otonia corymbosa. Toutes deux appartiennent au sol de l'Inde.

NOTOPÈDE. Aotopeda. lus. Olivier (Encycl. Mélh.) dit qu'on a quelquefois désigné sous ce nom les insectes du genre Taupin. y. ce mot.

IS'OTOPIIYSE. fliolophysit. ms. Ce genre de Coléoptères tétramères fait partie de la famille des Longicornes, tribu des Prioniens. Il a été institué par Audinet- Scrville qui lui a donné pour caractères : antennes filiformes composées de onze articles dont le troisième plus long que le suivant; tête forte, ayant une ligne longitudinale enfoncée entre les yeux; mandibules de la longueur de la tête, arquées, pointues et recourbées au bout, finement dehliculées intérieurement; palpes maxillaires plus longues que les labiales, avec le dernier article plus grand que le précédent et obeonique; corselet sans crénelnres , en carré transversal, avec son disque un peu élevé, ses côtés extérieurs creusés longitudinalement, rebordés, munis au delà du milieu d'un tubercule presque épineux; élylres peu allongées, peu convexes, canalieulées au bord extérieur, ayant une très-petite épine à l'angle suturai; écusson court, assez large, presque triangulaire; abdomen entier; pattes de moyenne longueur; premier article des tarses allongé, allant eu s'élargissant vers l'extrémité, le second triangulaire, le troisième le plus petit de tous, le quatrième presque aussi grand que les trois autres réunis.

Notophyse ncANouiE. A otophysis lucanoides , Aud.-Serv. Il est long de seize lignes ; son corps est entièrement glabre et luisant, d'un noir un peu brunâtre; sa tête et son corselet sont très-lisses ; ses élytres présentent sur leur disque quatre ou cinq lignes longitudinales rapprochées, peu prononcées. De l'Océanie.

NOTOPODES. Notopoda. crcst. y. Brachyvres.

NOTOPTÈRE. A otopie ; ms. pois. Genre de Malacoptérygiens abdominaux, dépendant de la famille des Clupéoïdcs et formé par Lacépède aux dépens des Gymnotes. Cuvier, qui a adopté ce genre dans son Règne

Animal, lui donne pour caractères : opercules et joues écailleux; sous-orbitaires, bas des préopercules, interopercules. les deux arêtes de la mâchoire inférieure et la carène du ventre dentelés; les palatins et les deux mâchoires armés de dents fines : la supérieure formée en grande partie par le maxillaire; langue garnie de fortes dents crochues; un seul rayon, mais fort et os- | seux à la membrane des ouïes; deux ventrales presque 1 imperceptibles, suivies d'une très-longue anale qui oc- ; cupe les trois quarts de la longueur et s'unit, comme dans les Gymnotes, â la nageoire de la queue, et sur le do3; vis-à-vis du milieu de celle anale est une petite dorsale, à rayons mous. Le reste des caractères est conforme à ceux des Gymnotes.

Notoftère t acheté. A olopterut macu/alus, Val., Zool, du voy. de Belangc. pl. v, fig. 2. Corps comprimé et tranchant, en lame de sabre, ayant une tendance à se relever un peu plus vers la queue; profil de la tête très-concave, ce qui fait une saillie au museau ; œil j petit; bouche très-rendue; corps d’un gris verdâtre, argenté sur le dos et plus brillant sous le ventre. Il existe sur la queue cinq à six taches noires, arrondies, très-prononcées, et d'autres taches dorées éparses sur les flancs. Des Indes, b. 8, d. 0, a. et c. 130, r. 13, v. 5.

Notoptére Kifirat. A olopterua Kupirat , Lac.; Gymnotui iïoioplerus , l’ail. Portion inférieure du corps comprimée et tranchante; œil grand vers l'extrémité antérieure, placé haut, près de la nuque; tout le corps, la plus grande partie de la tête, l'anale et la caudale recouverts d'écailles petites, ovales, à stries concentriques, très-fines; le sous orbitaire, le front, le sous-scapulaire, le limbe inférieur du préfc opercule, les deux mâchoires, la membrane brachioslège, la dorsale, les pectorales et les ventrales nus, c'est-à-dire dépourvus d’écailles. Taille, dix pouces. Dans les étangs du Bengale, b. 6 ou 8, d. 8, a. et c. 110, p. 13, v. ».

ISOTORHIZÉES. Notorhizea. bot. y. Crucifères.

NOTOSTOMATES. A olostomata. ms. Leach désigne ainsi, et place parmi les Arachnides, une sous-classe de cet ordre qui correspond à la tribu des Plilhyromyies, que Lalreille reporte à la fin de l'ordre des Diptères. y. Phthtromyies.

NOTOXE. Noloxnt. ms. Coléoptères héléromères; genre de la famille des Tracbélides. tribu des Anlhicides, établi par Geoffroy aux dépens des Altelabes et des Méloésde Linné, adopté par Fabricins qui y joignit d'abord quelques espèces du genre Opile de Lalreille, qu'il en sépara bientôt, et auxquelles il conservait, à l'exemple de Paykull, le nom de A ’oloxnt, en donnant, comme cet auteur, celui d'Anthicun aux véritables Noloxes de Geoffroy. Lalreille n’a pas conservé le nom d’Anthicus, et il a laissé aux Notoxes de Fabriciu* le nom d’Opile qu'il leur avait déjà assigné, en conservant celui de Noloxe aux insectes que Geoffroy désignait ainsi bien avant Fabricius et Paykull. Ce genre, tel qu'il est adopté actuellement, a pour caractères : antennes presque filiformes, insérées devant les yeux, simples cl formées d’articles presque en cônes renversés; palpes maxillaires beaucoup plus grandes que les labiales, avec le dernier article plus grand, presque en

>gte

forme de haclic; le même des labiales -un peu plus épais que les précédents. Tête en forme de cœur, ou triangulaire el arrondie postérieurement, toujours dé' gagée, inclinée; pénultième article de tous les tarses bilobé; corselet presque en cœur, rétréci et tronqué postérieurement , quelquefois cornu. Corps allongé, presque cylindrique; élytres molles. Pattes de longueur moyenne, avec les tarses filiformes, terminés par deux crochets. Ces insectes sont d’assez petite taille; on les trouve courant à (erre et quelquefois dans les fleurs ou sur les grandes herbes des prés.

r. Corselet armé d’une corne avancée.

Notoxe MonocErus. N otosus Monoceros , Oliv.; la Cuculle, tieoff. ; Anthicus Munoceros , Fabr.; Meloe Monoceros, L. Long de deux lignes cl demie; tète noire ; corselet fauve à sa partie postérieure, noir antérieurement, relevé el prolongé en pointe, s’avançant au-dessus de la tète. Elytres testacées, avec une grande tache â la base, une partie de la suture, une bande transversale vers les deux tiers, et une tache près du bord extérieur de couleur noire ; dessous du corps cl pattes fauves. Europe.

Les Noloxes cornu. Rhinocéros, Monodon, Lancifère et Bison, d’Olivier, appartiennent à celle division.

/9. Corselet simple.

Notoxe tlorai.. Noloxus floral is, Latr.; Noloxus formica ri us , Oliv.; Anthicus (loralis, Fabr.; Cantharide Fourmi, Geoff.; Meloe floral fs, Lin.; Meloe peilicularius, Schranck. Long d'une ligne et demie; cor|U noirâtre, à l'exception du ventre qui est, ainsi que le corselet et les pattes, d’un jaune pale; base des élytres plus claire ou roussâtre. Celte espèce est très -commune dans toute la France.

NOTRÈME. Notre ma. «ou.. Nom que naffirlesque avait donné à un genre fort singulier, dans! 'American Monthly Magazine , el auquel il a substitué depuis (Annales génér. des Sciences natur. de Bruxelles, t. v, p. 320) celui de TRtatsiE, Tremesia. f\ ce mot.

NOTYL1E. Notylia. bot. Genre de la famille des Orchidées , établi par Lindley, avec les caractères suivants : périgone plan, dont les folioles extérieures el intérieures sont égales, les latérales soudées par leur base au lahelle; celui-ci libre, privé d’éperon, trèsouvert, entier, calleux vers son milieu; le gynoslèmc est droit, cylindrique, acuminé, marqué d'une ride verticale, qui indique le stigmate; anthère uniloculaire, dorsale, parallèle au stigmate, avec son clinaiidrc plan, calleux antérieurement, échancré postérieurement; deux masses polliniques entières; caudiculc allongée; glandule petite.

Notilir8ECO!Vbe. Notifia secundo , Lindl. ; Rodriguesia secundo, Huiub.; Pleut olliallis coccinea, Uook. Ses feuilles sont oblongo-lancéolées, obliques au sommet , engainantes à la base, compliquées, sans nervures; les fleurs sont réunies en épi au sommet de la hampe ; elles sont pédonculées, bractéolées, d'uu rouge pourpré pâle. Cette plante épipbyle est originaire de l’Ile de la Trinité.

NOl'ZILIO. ois. Synonyme vulgaire de Sylvie roitelet.

NOVACULA. rois. P. Rasor.

NOVACÜLITE. ms. Pierre â rasoir; Schiste colicnfe de Walicrius. y. Schiste.

NOWODWORSKYE. Nowodworskia. bot. Genre rie la famille des Graminées, établi par Prcsl (in JHelig. Ifaenk., 1, 331, t. 40). pour une plante qu’il a observée au Chili et qui lui a offert les caractères suivant» épillels uniflores; deux glumes presque égales, aoulalo mucronécs, munies d’une carène peçtinuto spinuleusc, beaucoup plus grandes que la fleur, fermées â la base, ouvertes au sommet ; deux paillettes; l'inférieure ovale, avec le sommet tronqué, une dent mucromilée un peu en dessous el une arête caduque; la sii|>érieure beaucoup plus petite, sans nervure, concave, tronquée et deniiculée au bout; deux squararaellules un peu eu forme de couteau, dépassant l’ovaire; celui-ci se asile, surmonté de deux stigmates également presque sessiles, el plumeux; cariopse convexe d’un côté et plane de l'autre, libre entre les glumes et les paillettes. Les Nowndworskyes ont les feuilles planes, la panicule composée d'épis groupés à distance, portés sur un pédoncule en massue.

NOYAU. Nucléus, Ossiculut. bot. On appelle ainsi, dans un fruit charnu, la loge unique ou les loges dont les parois se sont ossifiées. Ainsi dans la Prune, l’Abricot, etc., le Noyau est à une seule loge; dans certaines Rhamnées, il est à plusieurs loges. On sait que le Noyau est une partie du péricarpe et non de la graine, comme le croyaient les anciens botanistes. C’est l'endocarpe uni â une partie du sarcocarpc qui se sont solidifiés. Lorsqu'un fruit renferme plusieurs Noyaux, ceux-ci prennent le nom de Nucules. y. ce mot.

NOYAU D'OLIVE, ioll. Nom que les marchands donnent quelquefois aux Coquilles du genre Colonbelle, el notamment au Colombe/ia rustica.

NOYAUX, ni x. On nomme Noyaux de très -petits amas de minéraux qui oui fréquemment la forme d'une Amande, et qui semblent, dans licaucoup de cas, s’étre modelés dans dos cavités préexistantes. Les matières solides qui ont occupé le vide des Coquilles et qui sont restées à nu après la disparition du test, portent aussi le nom de Noyau.

NOYER. Jugions, bot. Ce genre forme le type d’une tribu de la famille des Térébinlhacées, désiguée par Richard, sous le nom de Juglandées, el qui pourrait être considérée comme une petite famille â part. Les caractères du genre Noyer sont : fleurs unisexuées cl monoïques; les mâles forment des chatons cylindriques, solitaires ou diversement groupés, et qui naissent constamment à la partie supérieure des rameaux de l’année précédente et jamais sur ceux de l’année; chacune de ces fleurs sc compose de cinq â sept écailles soudées ensemble, el formant une sorte de cupule, dans laquelle sont insérées de douze à vingt étamines ayant les filaments très-courts. Les fleurs femelles au contraire se montrent toujours au sommet des jeunes pousses de l’année, où elles sont réunies en petit nombre. Leur ovaire est globuleux ou ovoïde, infère, surmonté du limbe calicinal qui est double : l'extérieur offre quatre dents très courtes, l’intérieur présente quatre divisions beaucoup plus grandes, de sorte qu’on 1 serait tenté d'admettre dans ce genre un calice et une

corolle. Coupé transversalement, cet ovaire offre «ne seule loge très • petite , qui contient un ovule dressé et remplissant exactement la cavité de la loge; son sommet est surmonté de deux stigmates épais, sessiles, lingui formes, divariqués, velus et glanduleux sur leur face interne. Le fruit est un drupe globuleux, ovoïde ou allongé, dont la partie charnue est peu succulente. se détachant facilement du noyau, et se rompant irrégulièrement. Le noyau, dont la forme est en | rapport avec la forme générale du fruit, est osseux, uniloculaire, monosperme, susceptible de se partager, à sa maturité, en deux valves régulières ; il est sillonné extérieurement. La graine qu’il renferme est sinueuse et comme céréhriforme , composée uniquement d'un embryon recouvert par le tégument propre. Cet embryon est renversé, ayant ses deux cotylédons charnus et bilobés. sa radicule courte et supérieure.

Ce genre, assez nombreux en espèces, a été partagé en trois par les auteurs modernes. Ainsi le professeur Nutlall (Gew. of north A tuer. Planta) en a séparé les espèces dont les fleurs mâles consistent seulement en deux ou trois bractées et en trois à six étamines; dont l'ovaire est surmonté d'un stigmate trèsgrand. discoïde et quadrilohé, dont la partie charnue du péricarpe se rompt régulièrement en quatre valves, et enfin dont le noyau a sa surface extérieure lisse. k ce genre qu'il a nommé Cary a, il rapporte un assez grand nombre des espèces de l’Amérique septentrionale, telles que Jugions olicœformis, Mich Jugions sulcata, Willd. ; Juy/ana albn , L. ; Jugions a ma ni, Michx.; Jugions porcina, Micbx. ; Jugions aquatica, Michx.; Jugions myristicœformis, Mich.; Jugions tomentosa, Michx.. et une espèce nouvelle qu'il nomme Corya microcarpo. Le professeur Kunlh a formé sous le nom de Plerocarya, un autre genre pour le Jugions Pterocarpa de Michaux, qui parait en effet mériter, par les caractères de son fruit, d'èlre séparé du genre Jugions. Quant au genre Corya, on peut sans inconvénient le considérer simplement comme une section du genre Jugions. Les espèces de Noyer sont des arbres souvent fort élevés, ayant un port agréable. Leurs feuilles sont grandes, alternes, péliolées, irnparipinnées. dépourvues de stipules, répandant une odeur forte et aromatique quand on les froisse entre les doigts. Elles sont toutes originaires de la Perse et surtout de l’Amérique septentrionale.

1r® Section : Jiiglans.

Noyer ordinaire. Jugions regia, L., Bich., Bot. Méd., i, p. 125. C’est un grand et bel arbre, pouvant acquérir jusqu'à cinquante pieds d'élévation et dont le tronc, souvent d'une grosseur énorme, se ramifie, et forme une tête plus ou moins arrondie, qui lui donne quelque ressemblance avec le Marronnier d'Inde. Ses feuilles.sonl alternes, péliolées, articulées, imparipinnées et généralement composées de sept à neuf folioles ovales, entières, acuminées au sommet et presque sessiles. Les chatons de fleurs mâles sont cylindriques, épais, verts, longs de trois à quatre pouces et pendants. Dans chaque fleur on -trouve de douze à dix-huit étamines dressées, presque sessiles. Les fleurs femelles sont réunies au nombre de deuxâ trois, au sommet d’un

pédoncule court, qui termine les jeunes pousses de l’année. Elles sont d’une couleur verte. Le fruit est une noix ou drupe sec, ovoïde, arrondi, vert, glabre, marqué d’une dépression longitudinale d'un seul côté. Son noyau, qui est superficiellement sillonné, s'ouvre en deux valves égales.

Quoique le Noyer soil originaire de la Perse, on le trouve également dans l'Asie-Mineure et aux environs de la mer Caspienne. On ignore au juste à quelle époque précise il fut introduit eu Europe; mais depuis uii temps presque immémorial, il s’y est si bien acclimaté, même dans les parties septentrionales, qu'il parait en être indigène. De même que tous les arbres à fruits cultivés depuis longtemps, le Noyer présente un très-grand nombre de variétés dont les principales sont : le Noyer commun; ses fruits sont ovoïdes, arrondis, de grosseur moyenne; son amande fournil beaucoup d’huile, et c’est généralement une des variétés les plus répandues et les plus productives. Le Noyer à coque tendre ou Noyer Mésange : ses fruits, plus allongés, bien pleins et meilleurs que dans l'espèce précédente, fournissent aussi beaucoup d’huile; leur noyau est assez tuince el assez tendre pour que la Mésange parvienne à le percer avec son bec pour en manger l'amande. Le Noyer tardif, ainsi nommé parce qu'il ne fleurit qu'à la fin de juin, est surtout très-avantageux dans les régions où l’on a à craindre des gelées tardives; son amande fournit assez d’huile; on la mange généralement en cerneaux à la fin de septembre. Le Noyer à gros fruits: les noix sont grosses, mais leur amande est peu volumineuse et environnée de beaucoup de matière fongueuse; il faut les manger fraîches, parce qu'en se séchant elles diminuent de moitié, ces noix portent le nom de Noix de jauge. Le Noyer à fruits anguleux : son fruit est anguleux, son noyau très-dur el trèsépais; mais l'amande est fort lionne el fournit en abondance une huile excellente. Celte variété est aussi celle qui atteint les plus grandes dimensions, et dont le bois offre les veines les plus nombreuses et les plus colorées; aussi le recherche-t on beaucoup pour les ouvrages d’ébénisterie. Le Noyer à bijoux : son noyau est beaucoup plus gros que dans toutes les variétés précédentes; son amande n’est pas en proportion du volume du noydu. C'est cette variété dont les fruits servent à faire des boites, de petits nécessaires dans lesquels on place plusieurs petits objets. Enfin une dernière variété est celle qu’on connaît sous le nom de Noyer à grappe, parce que scs fruits, réunisau nombre de quinze à vingt et même au delà, forment une sorte de grappe.

Le Noyer est un arbre fort utile, fresque toutes ses parties sont employées dans les arts, l’économie domestique ou la thérapeutique. Ainsi son bois et ses racines parcourues de veines bien marquées, sont recherchés pour faire de très-jolis meubles; il est durel susceptible par confèrent d'un poli très-fin. L’écorce sert à la teinture en noir. Ses fruits sont utiles el comme aliments et comme médicaments, et ses feuilles, d’une odeur forte et aromatique, sont employées sous forme de décoction pour faire des lotions stimulantes et résolutives. La partie charnue du péricarpe est générale-

Dgle

ment connue sous le nom de Brou de Noix. Elle a une odeur forte et aromatique, une saveur amère et piquante. Quoiqu’elle soit excitante A un haut degré, cependant on l’emploie peu, surtout intérieurement. On prépare avec elle, en la faisant macérer dans l’alcool, une liqueur de table que l'on considère comme un excellent stomachique, propre A favoriser les fonctions de l’estomac. Les graines du Noyer contiennent une très-grande quantité d'une huile grasse et douce, qui conserve une saveur particulière, mais qui néanmoins est fort usitée dans plusieurs provinces de la France où elle remplace l'huile d’olive. Elle se rancit assez promptement , et pour celle raison on doit la préparer en petite quantité A la fois, afin qu’elle n’ait pas le temps de s'altérer. Cette huile, légèrement siccative, est très-propre à la peinture.

Cet arbre n’est pas difficile sur la nature du terrain dans lequel on le plante; néanmoins, il préfère une terre légère, sablonneuse et profonde, où ses racines peuvent s'étendre facilement et trouver de l'humidité. On le multiplie de graines , que l'on choisit différemment, suivant qu'on attache plus d'importance au bois ou aux fruits. Dans le premier cas, il faut autant que possible retarder la fructification, et préférer un terrain sablonneux et pierreux, dans lequel le Noyer végète avec plus de lenteur, alors son bois acquiert plus de dureté et de compacité. Les terrains de celle nature conviennent aussi pour donner à l'huile de la qualité. Les semis se font avec des uoix bien choisies et bien mûres. Après la récolte on les place par lits dans un lieu frais, mais à l’abri de la gelée, où ou leur fait passer l’hiver. Ce n’est qu’au printemps qu’on les sème, soit en rayons à environ quinze pouces de distance les unes des autres, soit en planches à deux ou trois pouces de profondeur. Au bout de la première année, on enlève, dans le premier cas, un sujet entre deux, de manière qu'il reste deux pieds et demi d’intervalle entre chaque individu; dans le second cas. on le repique en place et A la dislance que l’on a jugée convenable. dans une terre bien ameublie, mais sans fumier. Lorsque les sujets ont acquis quatre A cinq pouces de circonférence à la base, et cinq à six pieds de hauteur, c’est le moment de greffer ceux qu’on destine à celle opération. Celte greffe peut se faire par différents procédés, en flûte, en écusson, à œil poussant, en fente ou en anneau. Comme les Noyers prennent un très grand développement, il faut avoir soin, quand nn les plante en alignement, de laisser entre chacun d’eux de six à huit toises de distance, saus quoi iis se gène raient réciproquement et finiraient par étouffer toutes les plantes qui végètent dans l'espace de terrain qu’ils recouvrent. Ccl espace de terrain peut rnéme être considéré comme A peu près perdu pour la culture, l’eau des pluies, qui dégoutte des Noyers étant extrêmement contraire à la végétation, et d'ailleurs le Noyer étendant au loin ses racines, épuise tout le terrain qui l’environne.

Noyer non. Jugions nigra , L.. Nichx., Arbr. Am. sept., t. i. Celle espèce, d’un feuillage très-élégant, est originaire des diverses contrées de l’Amérique septentrionale. Mais, depuis fort longtemps, elle est en

Page 1