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quelque sorte naturalisée en France, où elle croit en pleine terre et donne d’excellents fruits. Le Noyer noir est encore plus élevé que le Noyer commun. Ses feuil les. imparipinnées. se composent de quinze à dix-neuf folioles ovales, allongées, aigues, dentées et pubescentcs. Ses fruits sont globuleux. Leur noyau, également globuleux, est sillonné de crevasses profondes et très-rapprochées les unes des autres. Il esl épais et très-dur, et l'amande qu’il recouvre a une saveur agréable, contient beaucoup d'huile, et est employée aux mêmes lisages que la noix ordinaire dans plusieurs parties de l'Amérique septentrionale. Le bois de celle espèce est d’tine teinte violette, qui devient noire quand il a été exposé à l'air. Mais on doit le débarrasser de son aubier qui esl blanc et de peu de durée. On fait avec ce bois de très beaux meubles.
Noyer cathartique. Jugions calharlica , Michx.. Arbr. Am. sept., I. it. Ce Noyer, originaire de l’Amérique septentrionale, peut atteindre à line hauteur de quarante-cinq A cinquante pieds. Ses feuilles se composent de quinze à dix-sept folioles ovales, aigues, dentées et légèrement pubescenles; ses fruits sont ovoïdes, allongés, solitaires sur des pédoncules souvent de plus de deux à trois pouces de longueur. La noix est profondément sillonnée, très -dure, fort pointue A sou sommet. Son amande esl douce, contient beaucoup d'huile qui se rancit très-rapidement. L’écorce de ce Noyer possède une propriété purgative, lorsqu'on la donne en décoction ou en extrait. Elle est assez usitée en Amérique. Cette espèce est aussi cultivée en France, mais elle y est moins répandue que la précédente.
2e Section : Carta, Nullall.
Noyer Pacafmer. Jugions olîtœfortnis , Mirhx., Arbr., I. m. Il peut, dans l’Amérique septentrionale, sa patrie, s'élever jusqu'à une hauteur de soixante A soixante-dix pieds, quoique sa croissance soit extrêmement lente. Il porte des feuilles composées de treize à quinze folioles lancéolées, un peu obliques et comme falciformes. Ses fruits sont très-allongés, marqués de quatre sutures longitudinales. Leur partie charnue s'ouvre en quatre valves. Leur noix est lisse, assez mince, de la forme d'une olive, et contient une amande très-douce, que l’on mange en Amérique, sous le nom dé Aoix pacane. Ce Noyer se cultive en France, mais il y craint les gelées et ne peut pousser en pleine terre que dans les provinces méridionales.
Noyer blanc. Jugions alba,L.; Jugions tomentota, Michx., loc. cil., t. vi. Arbre d’une grande taille, portant des feuilles composées de neuf folioles ovales, lancéolées, aiguës, à peine dentées sur leurs bords, coriaces, odorantes et velues à leur face inférieure. Les fruits sont globuleux, terminés en pointe supérieu rement, de grosseur moyenne. Leur brou s'ouvre en quatre valves qui laissent à découvert une noix ovofde, un peu comprimée, pointue, presque lisse et d’une couleur blanchâtre, très-dure et contenant une amande petite, mais d’une saveur douce et agréable.
Noyer ahir. Jugions arnara, Michx., loc. cil., I. iv. L’une des plus grandes espèces du genre. Lez feuilles sont formées de sept à neuf folioles oblongues, aigues, glabres, dentées en scie. Les fruits sont glo-
buleux, petits et pointus. Leur noix est déprimée, inince, fragile, et l’amande qu’elle renferme a une saveur amère, âpre et très-désagréable. Elle croit sur le bord des rivières, dans l'Amérique septentrionale.
On a étendu le nom de Noyer à des végétaux qui n’appartiennent pas au genre dont il vient d'être question, et même qui n’y ont aucun rapjmrt. ne portant pas de ces fruits qu'on nomme Noix. Ainsi l’on a appelé :
NOYER DS CSYLAIX et NOYER DES I.1DE9, le Justicta
Adathoda, L.
Noyer de la Jamaïque, le Sablier, llura crépitant.
Noyer des Moliques. le Croton Mulncanum.
Noyer vénéneux, le Mancenilier, etc., etc.
NOYRAS. ois. Synonyme de Lari Noira. y. PER- ROQUET.
NUAGE oo NUÉE. roll. Noms vulgaires et marchands du Cône Tulipe.
NUAGES, y. Météores.
NUBÉCULA. iioll. Genre établi par Klein (Atof. Method. Oslrac., p. 70, pl. 5, n«90), pour <|uelqués Cônes dont les couleurs sont nuageuses, notamment le Conu» Geographut.
NUBËCULA1RE. Nubecularia. «oLL.?ross.? Defrance a signalé, sous ce nom, de petits corps irréguliers appliqués sur l’intérieur des Coquilles univalves, fossiles à Valognes ; ces corps, qu’il est fort difficile de placer dans une classe des Invertébrés, paraissent formés de loges irrégulières, dans l'une desquelles on aperçoit, à l’aide de la loupe, une très petite ouverture vers le bord ; ils font des pustules aux endroits où ils adhèrent; ils ont les bords extrêmement minces ; ils ont quelquefois quatre à cinq lignes de longueur.
NUCAMENTACÉES. Aucamentacea. bot. Dans ses Fragments d’ordres naturels, Linné appelait ainsi lin groupe qu’il composait des genres Xanthium f Anibrosia , Parlhenium, Micropus et Artemîsia. Il l’avait d’abord placé auprès des Amenlacées; mais plus tard il en fil une section des Synanlhérées. et y réunit un grand nombre d’aolres genres ayant peu d’analogie entre eux.
NUCELI.E. Aurelta. bot. Nom donné par Mirbel, à un corps pulpeux, entièrement composé d’un tissu cellulaire lâche , sans nulle apparence de membrane, qu’on trouve.au centre de l’ovule, quand il commence â se développer, et qui n’adhère aux deux enveloppes, la.primine et la secondine, qu’à la base de l’ovule.
NtClFRAGA. ois. Synonyme de Cassenoix. y. ce mot.
NUCLKOBRANCHES. Aucleobranchiatu. moll. Blainville (Traité de Malacologie, p. 491) a établi sous ce nom un nouvel ordre, qui est le cinquième des Mollusques dioïques. Cet ordre est composé de deux familles : les Nectopodes qui contiennent les genres Firole et Carinaire, et les IMéropodes qui contiennent les genres Atlante, Spiratelle et Argonaute, y. ces mots.
NUCLÉ0L1TE oo NUCLÉOTITE. Aucleotites. tenta. Genre de l’ordre des Pédicellés, ayant pour caractères : corps ovale ou cordiforme,un peu irrégulier. convexe; amhulacres complets, rayonnant du sommet â la base; bouche subcentrale; anus en dessus du rebord. Ce genre
que Lamarck a établi aux dépens du grand genre Echinus de Linné, diffère à peine de celui que le premier de ces auteurs a nommé Cassidule [y. ce mot); les espèces qu’il renferme ont également l'anus à la surface supérieure, plus ou moins près du bord ; toute la différence consiste en ce que les amhulacres desNucléoliles sont complets et s'étendent jusqu'à la bouche, tandis qu’ils sont bornés à la surface supérieure, dans les Cassidules. Les espèces sont peu nombreuses, d’assez petite taille, et n'ont encore été trouvées qu'à l'étal fossile.
Nuclêotite colomb aire. A ucleoliles columbaria, Loin. Corps ovoïde, renflé, élargi à sa partie postérieure, portant des amhulacres poreux et suhslriés, à bouche pentagone. Longueur treize lignes. Environs du Mans.
NUCLEUS, ioll. On donne aujourd'hui ce nom à l’assemblage des viscères saillants ou pendants sous le ventre des Ptéropodes que l'on nomme aussi Nucléobranches. y. ce mot.
NUCODE. A ucodium. bot. Nom donné par Agardh, au fruit composé de plusieurs noix manifestement distinctes, mais dont les attaches partent du même point.
NUtULA. bot. (Lobel.) Synonyme de Buniutn Butbocastanum.
NUCULA1NE. A nculanittm. bot. Le professeur Richard, dans sa Classification carpologique, nomme ainsi un fruit charnu, provenant d'un ovaire libre, c'est-à-dire non couronné par le limbe du calice et contenant plusieurs noyaux ou nucules disposés circulairemenl autour de l'axe du fruit. On peut étendre cette définition aux fruits charnus provenant d'un ovaire infère; tels sont ceux du Lierre, du Sureau, du Néflier, des Sapotiliers, etc.
NUCULE. Attenta, hoi l. Genre de Lamellibranches, de la familledes Arcacées, établi par Lamarck et caractérisé ainsi : corps siihlriquètre; manteau ouvert dans sa moitié inférieure seulement, à bords entiers, denliculés dans toute la longueur du dos, sans prolongement postérieur; le pied fort grand, mince à la racine, élargi en un grand disque ovale, dont les bords sont garnis de digitations tentaculaires; les appendices buccaux antérieurs assez longs, pointus, roides, et appliqués l’un contre l'autre, comme des sortes de mâchoires; les postérieurs également roides et verticaux. Coquille (ransvvrse, ovale-lrigone ou oblongue, équivalve, inéquilalérale ; point de facettes entre les crochets; charnière linéaire , brisée, mullidentée, interrompue au milieu par une fossette ou par un cuilleron oblique et saillant, à dents membraneuses, s’avançant souvent comme celles des Peignes ; les crochets contigus, courbés en arriére ; ligament marginal et en partie interne, inséré dans la fossette ou le cuilleron de la charnière. Les Nucules sont des Coquilles marines, en général d'un petit volume, d'une forme presque toujours triangulaire. assez épaisses, nacrées, ayant les bords soit entiers, soit crénelés, selon les espèces. Ce caraelère peut servir à établir entre elles deux groupes, comme l’a fait Blainville.
Espèces à bords entiers.
N icc le lancéolée. Aucula laticeolata , Lamk. Espèce extrêmement rare et de» plus curieuses, tant par la