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de toutes ces formes el de leurs variétés qui sont sans nombre, qu’en voyant rassemblés dans un même lieu des Nullipores de tous les pays; el en même temps on ne peut méconnaître que les êtres revêtus de formes si diverses appartiennent à un même genre, et peut-être ne se tromperait-on pas en avançant qu'ils sont tous de la même espèce, tant on trouve de nuances qui mènent des uns aux autres, et semblent tout confondre. Aussi règne-t-il la plus grande confusion dans la définition des espèces el dans leur synonymie ; celles admises par Lamarck dans la seconde section de ses Millrpores, sont : A’ utlijwra infurmiê, racctnosa, fanciculula, hysHoiilen, calcarea, agariciformia. Les Nullipores se trouvent dans toutes les mers et à toutes les latitudes; c'est une des productions les plus répandues dans la nature; il en existe également de fossiles.
NUMENIU5. ois. y. Coulis.
Nl'MJÜA. ois. Synonyme de Peintade.
MJMMIS.MALES. ioil. rnss. On donnait ce nom à des corps lenticulaires, organisés, fossiles, qui ont une forme circulaire, et quelque ressemblance avec des pièces de monnaie, y . Ni mmllire.
M’MMULACÉES. Nnmmulacca , MOLL. Blainville, dans son Traité de Malacologie, a proposé celle famille parmi les Multiloculaires, pour rassembler un certain nombre de genres dont les caractères communs seraient les suivants : animal entièrement inconnu, contenant probablement dans sa partie dorsale el verticalement placée, une coquille ou un corps crétacé, discoïde ou lenticulaire, ne laissant voir à l'extérieur aucune trace des tours de spire, entièrement intérieure et partagée en un grand nombre de petites loges ou cellules séparées par des cloisons sans siphon. Les genres contenus dans cette famille sont les suivants - Nummulinc, liélicine, Sidéroline, Orbicuiiue, Place» iule. y. ces différents mots.
NUMMULAIRK. Nummularia. bot. Espèce du genre Lisimaque. (f/. ce mot.) On a quelquefois étendu ce nom au Linnœa borealis.
■ MJMNULIE. moll. ( Denys Monlforl.) Synonyme de Nummuline. y. ce mot.
MJMMULINE. Nummulina. moll. La découverte d’espèces vivantes, dans ce genre, a dû faire changer le nom de Numimilile en celui de Nurainuline; et d'Orbigny est le premier qui ail proposé ce changement. Il est peu de corps, dans la nature, qui aient fait nailre un plus grand nombre d’opinions plus ou moins bizarres. plus ou moins justes sur leur formation. Très-répandues, formant quelquefois des montagnes entières ou couvrant de vastes contrées; d’une forme discoïde, quelquefois aussi grandes que des pièces de monnaie ; d'autres fois pas plus grandes que des lentilles, les Numraulines ont servi tour à tour à expliquer des miracles el à exercer la sagacité des naturalistes ou des écrivains de presque tous les âges. C'est en définitive dans la famille des Nummulacées, du professeur Clamville. qu’il faut placer le genre Numinuliiie. Ce genre, suivant d'Orhigny, doit rassembler les Lenliculines et les Kummutites de Lamarck, les Nuinrauliles el les Uélicites de Blainville, el les genres Nuinmulie, Licophre, Rolalie et Ëgéone de Monlforl. De tous ces gen-
res, les Licophres seules, qui sont des Polypiers Irèivoisins des Orbilolites, ne doivent pas faire partie des Numraulines. Ce genre est caractérisé de la manière suivante : ouverture contre l'avant-dernier tour de spire, masquée dans l'âge adulte; coquille discoïdale, dépourvue d'appendices. Il se divise en deux sousgenres : 1° les .Nummiilines dont les tours de spire sont embrassants à tous les âges; 9° les Assilines qui ont les tours de spire apparents à un certain âge. Ces caractères ne sont pas très-faciles à limiter.
Il existe un assez grand nombre d'espèces de Nummulines; comme elles sont presque toutes lisses, qu'elles sont aussi quelquefois assez variables dans leur forme, que souvent leur taille dépend de l'âge, on doit sentir qu'il a dû être difficile de caractériser les espèces; aussi trouve-t-on beaucoup de confusion dans la synonymie, surtout des auteurs anciens qui ont précédé Linné, el même dans quelques-uns de ceux qui l’ont suivi.
Ncmmci.iisb lisse. Nummulina lœcigata, d’Orb.; Auunnnlites lœcigata, Lamk. ; Camerina lœcigata , Brug., Dict. Encyclop., n" 1; Naulilut letiliculari». Ses deux surfaces opposées sont également bombées, lisses, unies, à bords obtus. Son diamètre le plus ordinaire est de six à huit lignes. En Europe.
Niiiici.iriE rotulée. Nummulina rotulaia, d'Orh.; Lenticulitea rotulaia, Lamk. Ses deux surfaces opposées sont aplaties, peu bombées, à bords minces el tranchants. Un peu plus petite que la précédente, elle se rencontre de même fossile dans le Calcaire européen.
NUMMCLITE. Nummulites. moll. y. Nummllinb.
NINDI. bot. y. Naru-Nibdi.
NUNNES1A ou NUNNEZARIA. bot. Ce genre de la famille des Palmiers, institué par Ruiz et Pavon dans leur Flore du Pérou, parait devoir être réuni au Mar tinesia des mêmes auteurs, y. MartimEzik.
NTPUAR. Nuphar. bot. Ce genre, établi par Smith ( Prodr . FL Grœc .) pour le Nymphœa lutea, L.. fait partie de la famille des Nytnphéacées. C'est le même auquel le professeur Richard a donné le nom de Nympho&anthuê , qui ne peut être adopté. On doit caractériser le genre Nuphar de la manière suivante : le calice se compose de cinq à six sépales colorés el pétaloïdes; la corolle de dix à dix-huit pétales très-courts, insérés ainsi que les étamines au-dessous de Povairc, et nullement sur les parois de celui-ci. comme dans le Nymphœa. Ces étamines sont fort nombreuses, recourbées en dehors, ayant leurs filets plans. L'ovaire est libre, ovoïde, terminé supérieurement par un stigmate concave, discoïde et rayonné. Le fruit est une péponide charnue intérieurement, où elle est séparée par autant de fausses cloisons membraneuses qu'il y a de lobes au stigmate. Les graines sont très-nombreuses. renversées, pendantes el attachées aux parois de ces fausses cloisons. Leur tégument propre est double: l'extérieur plus épais est comme crustacé ; l'interne est mince el pellucide; il recouvre un endosperme charnu, blanc, el â la base duquel est placé un embryon renversé, ayant la même direction el la même structure que dans le genre Nénuphar.
Nlmiar commun. N uphar luira, Sinilh, loc. cil.; D€.,
NUT
Syst. A 'ai. Vey.t 2, p. 60; A 'jrmpfiwa luiea, L. C’est une plante (rts-commune dans les rivières dont le cours est peu rapide. Ses feuilles, longuement péliolées, sont cordiformes, arrondies, obtuses et nageantes à la surface des eaux; ses pédoncules sont cylindriques, élevant les Heurs au-dessus de l’eau. Celles-ci sont jaunes. assez grandes, donnant naissance à des fruits ovoïdes, de la grosseur d'une tête de pavot blanc, amincis vers leur sommet où ils sont comme tronqués par le stigmate. Leur partie corticale se rompt irrégulièrement en lanières qui s'enlèvent de la base vers le sommet.
Les autres espèces rapportées à ce genre sont : \uphar purnila , Smith, qui croit en Écosse et en Laponie; Anphar Kalmiana , Ait.. Kew., de l’Amérique septentrionale; XupharJaponica,VC-. figuré dans les Icône s teleclœ du baron Delesserl (vol. 2, lab. 6); Auphar sagittœfolia, Pursh. de l'Amérique septentrionale, et A upha r adeena, A il., également de l'Amérique boréale.
NUQUE. Auc/ia. zool. Partie supérieure de la région postérieure du cou des Mammifères et des«Oiseaux, celle qui est annexée à la télé. Chez les insectes la Nuque comprend la partie supérieure du cou.
NURS1E. A ’ursia. crist. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Brachyures, tribu des Orbiculaires (LeucoaiJea, Leach), établi par Leacli et adopté par Latreille. Les caractères de ce genre sont : lige externe des pieds-mâchoires extérieurs dilatée; pieds de la première paire anguleux, avec les doigts des pinces fortement réfléchis; carapace un peu avancée en forme de rostre, ayant ses côtés postérieurs échancrés et dentelés; avant-dernier article de l'abdomen du mâle pourvu d'une petite pointe à son bord postérieur. Ce genre se distingue des Leucosies par la carapace qui est rhomboldale, tandis qu’elle est globuleuse dans ces derniers, et par d'autres caractères tirés de la forme des piedsmâchoires. Les Ëbalies ont la lige externe des piedsmâchoires linéaire, ce qui n'a pas lieu dans les Nursies. Les espèces de ce genre sont propres aux iners des Indes et de la Nouvelle-Hollande. On n'en connaît encore que deux.
Nursib d'IUrdwick. Nurtia Harüwickii , Leach. Carapace à quatre dents de chaque côté, ayant sur son milieu, trois tubercules disposés en triangle, et près de son bord postérieur, une ligue transversale élevée portant un tubercule; front avancé, quadrifide. Cette espèce vient de l'Inde.
MSAR. holl. Adanson ( Voy. au Sénég., pl. 18) nomme ainsi une coquille du genre Oonace ; Linné lui a donné le nom de Donax denticulata.
NUTRITION, zool. bot. La Nutrition est celte fonction par laquelle tous les êtres organisés convertissent en leur propre substance, pour les faire servir à l’entretien et à l'accroissement de leurs diverses parties, les matériaux nutritifs élaborés par les fonctions organiques et assimilatrices. But et complément de ces fonctions, la Nutrition est destinée à réparer les pertes continuelles auxquelles sont incessamment soumises toutes les parties des êtres organisés. A mesure que d'anciens matériaux disparaissent, entraînés au dehors par les sécrétions et les excrétions, de nouvelles ma-
tières arrivent, qui remplacent les premières, et renouvellent ainsi, sans cesse, la composition intime des organes. Celle rénovation des diverses parties du corps est prouvée par des expériences directes t( positives. Si pendant quelque temps on mêle de la racine de Garance aux aliments d’un animal, on voit bientôt que ses os prennent une coloration rose, qui devient de plus eu plus intense. Celte coloration n'a pas lieu seulement à la surface externe de ces organes, elle pénètre leur tissu le plus intime. Si l'on cesse pendant un certain temps l'usage de cette racine, les os perdent graduellement celte couleur qui finit par disparaître entièrement. Ce phénomène prouve que les molécules nutritives sont transportées et chariécs dans toutes les parties ducorps; qu’elles s’y fixent, et en deviennent en quelque sorte partie intégrante, jusqu'à ce qu'expulsées et remplacées par de nouvelles, elles soient rejetées au dehors et deviennent matières excrémenlitielies. La Nutrition se compose donc de deux mouvements bien distincts : l'un d'assimilation, par lequel les molécules nutritives pénètrent les organes et s'identifient avec eux; l'autre de désassimilation, opposé au précédent, et qui chasse au dehors les matériaux qui ne peuvent plus servir à l'entretien et au. développement des parties.
Un grand nombre de physiologistes ont cherché à mesurer l’espace de temps employé à celte rénovation des diverses parties du corps. Plusieurs l'avaient fixée à sept ans, chez l’Homme; d'autres, parmi les modernes, avaient dit qu'il ne fallait que trois ans pour que le corps fût en quelque sorte recomposé de matériaux nouveaux. Mais en y réfléchissant un peu, on voit qu'il est impossible d'assigner avec précision les limites de ce phénomène. Sa durée doit nécessairement varier suivant une foule de circonstances. Ainsi l'âge, les dispositions individuelles exercent une influence extrêmement marquée sur la rapidité et la force de la Nutrition, comme au reste sur les diverses autres fonctions. 11 est donc impossible de rien préciser à cet égard.
Bien différente de toutes les autres fonctions, la Nutrition n'apasd'organequi luisoil spécialement affecté. Elle s'exerce dans toutes les parties vivantes, pour lesquelles elle est en quelque sorte l'aliment de la vie. Mais pour qu'un organe se nourrisse, il faut nécessairement qu'il jouisse de la sensibilité et du mouvement; la section des cordons nerveux qui se rendent à une partie, la ligature des vaisseaux qui s'y distribuent, y suspendent cl anéantissent le mouvement assimilateur.
De même que dans la plupart des fondions vitales, on counait les circonstances qui mettent en jeu et accompagnent l'exercice de la Nutrition; mais on ignore son essence, son véritable mécanisme; on voit les substances alimentaires soumises aux différentes phases de la digestion, se changer en une pâle fluide qui, en s'animâiisant de plus en plus, forme un liquide nommé chyle. Ce liquide, dans l'intestin grêle, est absorbé par les vaisseaux lymphatiques. Ces vaisseaux, en se réunissant , forment un troue commun qui va verser le produit de l'absorption dans le torrent de la circulation sanguine. Chargé de ces nouveaux principes nutritifs, le sang est ensuite vivifié dans le