‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 148 sur 148 · NY M · texte numérisé non relu

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dans l'embryon du Nymphœa , aussi bien que dans celui du Nélumbo.des parties qu’on ne rencontre dans aucun autre végétal. Ainsi, il faut considérer le sac extérieur du Nymphœa, comme un organe particulier, n'ayanl aucun analogue dans les autres végétaux connus; admettre que cet organe manque dans leNélumlio; mais que l'embryon de ce dernier otfre aussi une autre particularité dont on ne trouve aucune trace ni dans le Nymphœa ni dans aucun autre genre connu : c’est l’existence d'un étui ou sac placé en dedans des cotylédons, et recouvrant en totalité la gemmule. Dans cette hypothèse, l'embryon des deux genres en litige n'offre donc aucune analogie avec les autres embryons dicolylédonés, tandis qu'il semble démontré que, comparé à beaucoup d'autres embryons monocotylédonés, cet embryon n'oifre rien que l'on ne retrouve dans une foule d'autres plantes bien connues. 11 faut ensuite ne pas admettre les caractères que l'on peut tirer de la germination; car ces caractères sont bien évidemment ceux des plantes endorbizes ou monocolylédonées. Les botanistes qui soutiennent celle opinion, s’appuient aussi sur l'anatomie intérieure des tiges, qui, selon eux, se rapproche dans les Nymphéacées tout à fait de celle des Dicolylédons. Mais ici il faut remarquer, 1° que dans toutes les plantes herbacées qui vivent dans l'eau, qu'elles soient monocotylédones ou dicotylédones, l'organisation intérieure des tiges est à peu près la même; c'est un tissu cellulaire très-lâche, parcouru par des fibres vasculaires et longitudinales; 2° quelle que soit la généralité de la belle découverte du savant Desfontaines relativement à la structure différente des MonocoLylédons et des Dicotylédons, cette loi souffre néanmoins quelques exceptions. Dira-t-on que ces auteurs fondent encore leur opinion sur l'analogie qu'ils trouvent entre le fruit du Nymphœa et celui des Pavots, et qu'après avoir admis les ftymphéacécs parmi les Dicotylédones, ils let rangent auprès des Papavéracécs? On dbit convenir qu’en effet, examiné superficiellement, il y a quelque ressemblance grossière entre le fruit du Ajrmphœa et la capsule d'un Pavot; mais combien cette ressemblance extérieure est de peu de valeur, et surtout comme elle disparaît par un examen plus profond! D’abord, la capsule du Pavot est à une seule loge, offrant des trophospermes saillants, qui simulent des cloisons incomplètes; celle des Nymphœa est à plusieurs loges distinctes. Trouvera-l-on ensuite la moindre analogie dans les graines de ces deux familles? Mais en supposant que le Nymphœa ait en effet quelques rapports par son fruit avec les Pavots, que fera-t-on du genre /Velumbiutn ? A-t-il la moindre analogie avec les Papavéracées?Quel est le genre de celle famille où l’on trouvera un disque évasé comme dans le ftélumbo, et portant dans les alvéoles de sa face supérieure, des pistils uniloculaires et monospermes? Il faudrait donc placer le Nymphœa auprès des Papavéracées, et reporter fort loin de là le Nelumbium. Sans doute un botaniste aussi ingénieux que profond, le professeur De Candolle. a dit (Mém. de la Soc. de Genève, 1. 1, part. 1 ) que dans le genre Nymphœa, il y avait un réceptacle analogue à celui du Nélumbo ; que ce réceptacle recou-

vrait la paroi externe des carpelles et se soudait intimement avec elle. Mais cette opinion, tout ingénieuse qu’elle est, parait une pure supposition que rien ne prouve; or, par conséquent, elle ne peut en rien servir à la solution de la question.

A. Richard croit donc que l'opinion qui fait du A rymphœa et du Nelumbium deux genres à embryon monocolylédoné, réunit plus de probabilités en sa faveur. 1° Ainsi considéré, cet embryon n’offre aucune partie que l’on ne retrouve dans une fouie d’autres embryons monocolylédonés; ce qui n'a certainement pas lieu dans l'opinion contraire. 2° Son mode de germination confirme celte unité de cotylédon, et par conséquent, elle est tout à fait opposée à celle des Dicotylédons. Mais ici se présente encore une autre question : doit on laisser le genre Nelumbium dans la famille des Nymphéacées, ou doit-on en faire le type d'une famille distincte? Richard avoue qu'il ne saurait résoudre cette question d'une manière positive. Le port est absolument le même dans ces deux genres, et il peut paraître extrêmement étrange de les séparer comme ordres distincts, quand quelques botanistes, en télé desquels se présente Linné, avaient cru devoir les réunir en un seul genre; mais, d'un autre côté, on peut demander s'il est possible d'admettre dans la même famille, deux genres dont l'un a l'ovaire simple, à plusieurs loges polyspermes. surmonté d'autant de stigmates qu'il y a de loges, et dont les ovules nombreux sont attachés à toute l’étendue des parois des cloisons, et dont l'autre, offrant au centre de sa fleur un très-grand réceptacle en forme de cône renversé, présente un grand nombre de pistils distincts, uniloculaires et monospermes, implantés dans des alvéoles creusés à la face supérieure de ce réceptacle; deux genres, dont l’un est muni d'un très-gros endosperme charnu, qui manque en totalité dans l'autre. Ces différences paraissent être d'une trèsgrande importance, et A. Richard a cru devoir les faire connaître, sans néanmoins se prononcer irrévocablement dans cette question.

La place des Kympliéacées dans la série des familles monocolylédonées, n’est nullement facile à déterminer. Elles ont de grands rapports avec les Cabombées ou llydropeltidées, par leur port et leur insertion liypogynique, et par quelque ressemblance dans leur embryon; mais elles en diffèrent par la disposition de leurs pistils et leur périanthe. D'un autre côté, on ne peut nier les rapports qui unissent les Nymphéacées aux Hydrocharidées , et c'est même de cette dernière famille qu'elles se rapprochent le plus, malgré leur ovaire libre et non infère. A. Richard est d'avis qu’on ne saurait les en éloigner.

NYMPHEAtJ. bot. Synonyme vulgaire de Ményantbe nympbolde, qui maintenant appartient au genre Yillarsie. V. ce mot.

NYMPHÉENS. hik. Épithète donnée par d'Omalius d'Halloy aux terrains Ncplunéens tertiaires, comprenant les formations d'eau douce dans lesquelles on trouve des débris d'animaux analogues à ceux qui vivent au milieu de celle eau.

füYMPHÈS. Nymphes, ms. Genre de l’ordre des Névroplères, section des Fiücornes, famille des Piairi-

pennes, tribu des Héiuérobins, établi par Leacli {Zooiogical Miscell., vol. i, pag. 103, lab. 45), et adopté par Lalreille dans ses Familles Naturelles du Règne Animal. Les caractères de ce genre sont : antennes filiformes, plus courtes que le eorps, avec les articles du milieu un peu plus épais; dernier article des palpes extérieures presque aussi long que le précédent, cylindrique et obtus à son extrémité; le même des palpes ! intérieures plus long que le précédent et pointu à son extrémité; labre échancré au milieu; point d’yeux lisses; jambes bi-épineuses à leur extrémité; tarses composés de cinq articles entiers, te genre est Irèsvoisin desllémérobes,mais il en diffère par les antennes renflées au milieu, et par les ailes dont la coupe se rapproche davantage de celle des My nucléons; les Nympbès paraissent faire le passage des Myrméléonides aux Hémérobiiis.

Nymphès iMYBatitoniDE.iYrmp/ie* Myrmeleonitle #, Leacli. Son corps et ses pattes sont roussâlres; ses antennes sont noires, avec l'extrémité brune; les ailes sont transparentes, avec le bout roussâlre et quelques taches blanchâtres. De la Nouvelle-Hollande.

NYMP1UDIE. Nymphidia. ns. Genre de Lépidoptères diurnes, qui présente pour caractères : télé de la largeur du corselet ; antennes longues, annelées de blanchâtre, terminées par une petite massue allongée; palpes très-courtes, droites, nullement ascendantes, dépassant à peine les yeux; corselet grêle, assez allongé ; abdomen un peu moins long que les ailes inférieures, n'offrant point de gouttière abdominale proprement dite; cellulcdiscoïdalc des inférieures ouverte; six pattes complètes dans les femelles et quatre dans les mâles. Ces insectes sont reconnaissables aux raies métalliques, qui ressortent habituellement aux extrémités de leurs ailes; tous habitent l'Amérique du Sud, à l’exception d'un seul qui se trouve dans le Nord; c'est le Nymphitlia pumila dont le dessus des ailes est ferrugineux, avec des lignes Uexueuscs, ondulées, noirâtres, assez rapprochées et presque maculaires. Outre ces lignes noires, l'extrémité en offre deux autres métalloïdes, séparées par une rangée de points noirs et dont l'interne est sinueuse. Le dessous est fauve.

NYMPHION. Nymphium. bot. Nom donné par Àllinan,à la partie delà Heur qui s’étend de l'extrémité de l'ovaire à l’enveloppe florale, qu'elle soit située au-dessous de l’ovaire libre, ou au-dessus de l'ovaire adhérent.

NYMPH010ES. bot. Le genre établi par Tourncforl, sous le nom de Symphonies, à cause de ses feuilles semblables à celles des Nymphœa, fut réuni au Mcftyanlhes par Linné. Mais comme ce genre se distingue réellement des Ményanthcs (y. ce mot), il a fallu lui donner un nom générique qui ne fût pas contraire aux règles de la terminologie. Parmi les diverses dénominations proposées, celle de y ilia r sia a prévalu. V. Villarsie.

NYMPHON. Nymphon. abacd. Genre de l’ordre des Trachéennes, famille des Pycnogonides, établi par Fabricius. Caractères : pieds fort longs; deux mandibules et deux palpes; corps de forme très-étroite et oblongue; ou voit à sa partie antérieure, un suçoir tubulaire, portant des maudibules et des palpes; les mandibules sont

didactyles ou en pinces; elles sont beaucoup plus longues que le suçoir; celui-ci est tubulaire, et Lalreille pense qu'il pourrait bien être une réunion des mâchoires et de la lèvre inférieure prolongées et soudées. Les palpes sont composées de cinq articles et terminées par un petit crochet. Ces animaux n’ont point d'yeux composés; seulement on voit des yeux lisses sur un petit tubercule. Les pieds des Nymphons sont composés de neuf articles. Les antérieurs sont organisés de manière à porter les œufs quand l’animal les a pondus. L'abdomen est représenté par un petit article en forme de queue. Ce genre se compose de deux ou Irois espèces marines. Fabricius dit qu’une d'elles ( Nymphon grossipes) s'insinue dans les valves des Moules, et épuise l'animal â force de le sucer.

Nymmox grossipes. Nymphon grossipes, Latr. ; Phalangium grossipes, L.; Pycnogonum grossipes, Fabr. Celte espèce est longue d'un demi-pouce sur une demi-ligne de large; son corps est cylindrique, et a de chaque côté quatre incisions ou crénelures qui forment, indépendamment de la télé, quatre anneaux mieux distincts au-dessous du corps qu'att-dessus, et dont le premier est grand, et les autres insensiblement plus étroits; sur le dos du premier anneau s'élève un piquant droit, à la base duquel sont placés, de chaque côté, deux petits yeux noirs, ayant le milieu blanc. Au dernier anneau est attachée une queue courte, horizontale, droite, ou un cylindre dont l'extrémité est amincie et percée d'un trou qui est probablement l’anus. Les pattes antérieures sont insérées à la base du col; elles sont plus grêles que les autres, filiformes, une fois plus longues que le corps et composées de dix pièces, dont les trois premières grosses, très-courtes; les deux suivantes très-longues, minces, deux ensuite beaucoup plus courtes, et trois un peu plus courtes, dont la dernière terminée par un angle très-aigu. Ces pattes sont appliquées contre l'abdomen; elles servent aux mêmes usages que les fausses pattes des Crabes et des Écrevisses, c'est-à-dire qu'elles sont destinées à servir d'atlaclie aux œufs de la femelle. Les huit autres pattes sont deux fois plus longues, grêles, presque égales entre elles; il en part deux de chaque anneau du thorax, une de chaque côté. Tout le corps de cette Arachnide est couvert d’une membrane lisse, un peu dure, semblable â celle des Squilles, mais un peu moins solide. La couleur est tantôt rougeâtre, tantôt blanchâtre, quelquefois mais rarement verdâtre; les œufs sont de la couleur du corps. Ces Arachnides se trouvent parmi les Cives capillaires, les Conferves, et sous les pierres des bords de la mer, en Norvège et dans le Groenland; ils se tiennent particulièrement vers les racines des grandes espèces d'CIves. Ils font leur nourriture de petits Vers marins cl d'autres animaux qu'ils saisissent avec leurs pinces. C'est dans le mois d'octobre que les femelles ont des œufs renfermés dans un sac léger et attachés aux pattes antérieures; en décembre les œufs sont devenus grands et faciles à détacher, ce qui fait soupçonner que c’est vers cette époque que l’animal éclot. Lcach, dans le second volume de ses Mélanges de Zoologie, donne la figure de deux espèces que l’on trouve dans les mers du la Grande-Bretagne,

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près du rivage, cl que d’Orliigny père a observées sur les côtes de la Vendée. La première esl nommée par Leach. Aymphon gracile ; et la seconde, Aymphon fëmoratum.

NYMPHONIDES. Aymphon ides. aracih. Leach donne ce nom à une famille de sa sous-classe des Céphalostmnes. Celle famille comprend une partie de celle des Pycnogonides de Latreillc, el renferme les deux genres Ammolhée el Nymphon. V. Pycmocoxides.

NYMPHOSANTHÜS. bot. Le genre ainsi nommé par le professeur Richard, el qui a pour lype le Aymphœa lutea, L., avait été appelé antérieurement Nuphar par Smilh. y. Ncphar.

NYMPHULE. A fymphula. ms. Genre de Lépidoptères nocturnes, institué par Schranck; il fait partie de la famille des Pyrulidesde Duponchel. Caractères : palpes inférieures presque aussi longues que la tète, triangulaires et sans articles distincts; trompe longue; antennes simples; abdomen du mâle très -grêle; ailes supérieures étroites, ù sommet arqué et allongé, ne couvrant pas entièrement, dans l'état de repos, les inférieures qui sont oblongues et forment par leur rapprochement la queue d'Hirondclle. On cite, pour lype du genre le Pyntlide $ numéral is , Lin.

NYPA. bot. Pour Nipa. y. ce mot.

NYROCA. ois. Espèce du genre Canard.

NYROPHYLLA. bot. Genre formé sous ce nom par Necker (Elem. Bot., n° 987), aux dépens des Lauriers.

NYSSA. bot. Genre de la Polygamie Diœcie, établi par Linné, cl présentant les caractères suivants : fleurs polygames, dioïques el axillaires ; les hermaphrodites ont un calice adhérent à l’ovaire, divisé profondément en quatre ou cinq lobes; point de corolle; cinq étamines à filets libres, à anthères arrondies et biloculaires, insérées au-dessous des divisions calicinales; un ovaire adhérent, renfermant un seul ovule pendant cl attaché au sommet de la cavité de l'ovaire; un stigmate simple ou divisé; un drupe monosperme; une seule graine dont l'embryon a ses cotylédons élargis el foliacés, sa radicule ascendante, el dont l'albumen esl charnu. Les fleurs mâles ont un calice semblable â celui des fleurs hermaphrodites; elles sont également apétales, el elles renferment dix étamines. Ce genre avait d’abord été placé parmi les Élæagnées, groupe primitivement hétérogène, dont les botanistes ont réparti les genres dans plusieurs familles. R. Brown, qui a fixé les limites des Élæagnées, et a créé à leurs dépens les familles des Sanlalacées et des Combrélacées, observe (Prodr.Flor. A or.- Holland., p. 351) que le A yssa, par son ovaire monosperme et son embryon pourvu d'albumen ainsi que de cotylédons foliacés et d’une radicule supère, s'éloigne beaucoup des Élæagnées, et qu’on ne peut l'associer aux Santalacées; c'est sans doute cette indétermination qui a engagé A.-L. De Jussieu à proposer, dans le Dictionnaire des Sciences naturelles, la formation d’un nouvel ordre formé jusqu'à présent du seul genre Ayssa, ordre auquel il a donné le nom de Nyssées. y. ce mot.

Cinq espèces de Ayssa sont décrites dans la Flore de l’Amérique septentrionale de Michaux. Ce sont des arbres, vulgairement nommés Tupelo et qui croissent

en diverses localités. Quelques-uns habitent les lieux inondés pendant l'hiveret boueux dans la saison chaude; leur bois est blanc, léger et très-susceptible de pourrir, et par conséquent peu utile. Tels sont les Ayssa aqua lira, L., biflota, Waller, el angulisans , Michaux. D'autres, comme le Ayssa sylvatica, Michx. (Hist. des Arbres d'Amérique, p. 200, t. 21), el le Ayssa candi eaux, Michx. ( Ftor . d me rie. Boréal.), sont de grands arbres qui se trouvent sur les montagnes et sur le bord des fleuves. Leur bois assez dur, d’une texture fine, peut être employé à divers usages dans les arts. Ces arbres, que l’on nomme Tupélos de montagnes, seraient susceptibles d'acclimatation en Europe. Les Tupélos aquatiques réussiraient probablement dans les terrains marécageux, où peu d'arbres peuvent se développer. Leurs fruits ont une saveur fade.

MYSSANTUE. A yssanthes. bot. Genre de la famille des Amaraiilhacées, el de la Télrandrie Monogynie, L., établi par R. Brown ( Prodr . Flor. Aor. -Holland., p. 418) qui l'a ainsi caractérisé : périanthe irrégulier, à quatre folioles spitiescentes, dont deux extérieures inégales, accompagnées de bractées également spinescenles; deux à quatre étamines à anthères biloculaires, el dont les filets sont counés à la hase, alternes avec de petits prolongements (squammules); un seul style surmonté d'un stigmate capilé; utricule monosperme. Ce genre est, de l'aveu de son auteur, tellement voisin de 1* Jchyranthes, qu’il n’en diffère que par son périanthe à folioles inégales et spinescentes. Il se compose de trois espèces qui croissent dans la Nouvelle-llollande : les Ayssa erecta et media , aux environs du port Jackson, et le Ayssa diffusa, dans les parties situées entre les Tropiques. Ce sont des herbes ou des sous-arbrisseaux à feuilles opposées, et à fleurs disposées en épis agglomérés, axillaires et terminaux.

NYSSËES. bot. Sous ce nom A.-L. De Jussieu a proposé l’établissement d'urie petite famille composée uniquement du genre Ayssa, placé autrefois parmi les Élæagnées. Les caractères de cette famille sont donc ceux du genre (F. K yssa). R. Brown avait fait remarquer le premier, d'après les observations de Gærtncr et de Richard sur le fruit de ce genre, qu'il était fort éloigné des Élæagnées, el qu'on ne pouvait le réunir aux Sanlalacées. Dans la Monographie des Élæagnées publiée par le professeur Achille Richard (Mém. de la Société d'Uisloire natur., t. i, p. 370), il est dit que le Ayssa a tous les caractères des Combrélacées, à l'exception de son albumen charnu. A.-L. De Jussieu ne propose l’établissement des Nyssées que pour obtenir de nouveaux renseignements pris sur les plantes vivantes, et qui pourront ou confirmer ou faire rejeter l’existence de cette famille.

KYSSON. Aysson. ms. Genre de l’ordre des Hyménoptères, section des Porte- Aiguillons, famille des Fouisseurs, établi par Latrcille, avec ces caractères : antennes insérées près de la bouche, plus grosses vers leur extrémité el dont le dernier article est crochu dans les mâles; mandibules sans dentelures; labre petit, caché ou peu saillant; segment antérieur du tronc très-court, transversal, linéaire; ailes supérieures ayant trois cellules cubitales complètes, dont la deuxième, qui est

péliolée, reçoit le* deux nervure* récurrentes; deux pointes forte* à l'extrémité du corselet; pattes courtes; abdomen ovoïde, conique.

Nyssoîi interrompu. \yaaon interruptua, Lat.; Mellinus interruptua, Fabr., Ent. Syst. Suppl.; Oxybalua interruptua, Fabr, (Syst., Plez., p. 310). Long d'à peu près trois lignes; antennes et tête noires, avec un léger duvet argenté au-dessus de la bouche; corselet noir, pointillé, marqué d'une petite raie courte, jaune, à la partie antérieure, d’un point sur les côtés et d’un autre écailleux à l'origine des ailes. Abdomen noir, pointillé, marqué de trois bandes jauhes, interrompues. Pattes fauves, avec une partie des cuisses noire. On trouve celle espèce en Europe.

Mysson mi-parti. iïyaao diniùliatua, Jurine, Métli. des Hymén, pl. 10. Il ell long d'un peu plus de trois lignes; ses antennes, sa tète, son corselet et ses cuisses sont d'un noir brunâtre et luisant ; ses yeux sont bruns; les deux premiers anneaux de l’abdomen sont d'un brun rougeâtre bordés de noirâtre; le troisième est noir, avec une bande jaune interrompue au milieu; les autres sont noirs; les jambes et les tarses sont noirs; les ailes sont transparentes, lavées de fauve et faiblement irisées. On trouve cette espèce sur les fleurs des prairies.

Nyssou interrompt. Aysao interruptua , Lalr.; Mellinua interruptua, Fab., Ent. Syst. ; Oxybelua interruptua, Fab., Syst. Piez. Il est un peu plus grand que

le précédent; son corps est d'un noir brillant; l’abdomen est traversé par trois bandes blanches interrompues ; le corselet a de chaque côté quelques petites épines en partie cachées sous l'écusson. Ses jambes sont d’un roux testacé. Dans les prairies, en Europe.

NYSSONIENS. Nyaaonii. ms. Tribu de l’ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des Fouisseurs, établie par Lalreille et à laquelle il donne pour caractères : mandibules point écbancrées inférieurement; premier segment du tronc très-court, ne formant qu'un simple rebord linéaire et transversal; labre petit, caché, soit entièrement, soit en partie; pieds courts; abdomen ovoïde et conique. Latreille divise celle tribu ainsi qu’il suit :

t Yeux entiers.

a. Trois cellules cubitales fermées.

Genres : Astate, Nyssom.

b. Une seule cellule cubitale fermée.

Genres : Ovybele, Nytêls.

tf Yeux échancrés.

Trois cellules cubitales fermées.

Genre : Pisox.

Les insectes de cette tribu aiment les lieux chauds et arides; on les'renconlre sur les fleurs; ils ressemblent beaucoup aux Larrales; mais ce qui les en distingue le plus, est la partie inférieure des mandibules qui a une profonde échancrure chez les Larrates.

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