f//ie ou deux dents latérales
Genres : Telliue. Corbeille, L ici se, Dosaci. b. Point de dents latérales.
Genres : Capse, Cr assise. /'. ces différents mots.
KYMPIIÆA. bot. y. Nêncpiiar.
NYMPHALE. Njrmphalis. iss. Genre de l’ordre des Lépidoptères, famille des Diurnes, tribu des Papilionides, division des Nacrés, établi par Linné qui donnait ce nom, dans les dernières éditions de son Systema Nalurœ, à une des grandes divisions de son genre Papillon. Cette coupe a éléadoptée par Réaumiir. et d'après lui par Geoffroy qui l’a subdivisée d'après la forme des pattes et des chenilles. Scopoli et Degécr ont profité des moyens de Itéaumur pour diviser encore celte coupe. Après eux Fabricius est venu transformer toutes tes divisions que ses prédécesseurs avaient faites dans les Papillons-Nymphales de Linné, en autant de genres; il y en ajouta quelques uns qui lui sont propres. Enfin Latreille est venu arrêter celle confusion; il a adopté quelques unsdes genres de Fabricius, et en a rejeté un grand nombre qu’il a trouvés basés sur des caractères trop peu importants ; il a donc conservé dans le genre Nymphale proprement dit les Papillons qui ont pour caractères : antennes terminées en une petite massue allongée; longueur des palpes inférieures ne surpassant pas notablement celle de la tête; ces palpes étant très poilues. et leur dernier article n’étant, au plus, que d'une demi-fois plus court que le précédent. Chenilles n’ayant que quelques épines ou quelques tubercules; l’extrémité postérieure du corps est fourchue. Les Nymphales se distinguent des Vanesses, Bihlis et Satyres par les antennes qui, dans ces derniers, sont terminées brusquement par un boulon court. Le genre Morplio de Fabricius en est séparé par les antennes presque filiformes, légèrement et insensiblement plus grosses vers leur extrémité. Les Argynncs sont bien distinctes des Nymphales par leurs antennes finissant brusquement par un bouton en forme de toupie, et par leurs palpes inférieures dont le dernier article est grêle èt aciculaire ou en pointe d’aiguille. Les Nymphales sont des Papillons de haut vol, et leurs ailes, fortes et épaisses, font bien voir qu’ils sont destinés à planer au haut des grands arbres, dans les forêts. Leur tête est petite, elle porte deux yeux ronds, saillants en dessus et entre lesquels sont insérées les antennes. Leurs pattes antérieures sont très-petites et inutiles pour marcher ou même pour se retenir posés sur les corps; elles sout composées comme les suivantes, mais leurs tarses ne sont pas terminés par des crochets; ces pattes sont toujours appliquées sur les côtés du thorax, et leur genou est dirigé vers la télé; celle disposition leur a valu le nom de pattes en palatine. Les autres pieds sont trois fois plus grands; la jambe est un peu plus courte que la cuisse; le tarse est de la longueur de la jambe, de cinq articles dont le premier est aussi long que les quatre autres ensemble; le dernier est terminé par deux crochets recourbés. L'abdomen des Nymphales est de grandeur moyenne, il n'est pas embrassé par un prolongement des ailes Inférieures. On trouve des espèces de ce genre dans toutes les contrées.
j I. Ailes très-arrondies, sans dentelures ni prolonge- < ments en forme de queue au bord postérieur.
Nymphale Soraxa. Nytnphalis Sorana , God. Ailes 1 ayant deux pouces et demi d’envergure, noires, glacées ; de violet : les supérieures ayant de part cl d'autre deux bandes cramoisies dont l'antérieure commence au-dessus des secondes ailes; le dessous de ces dernières a deux yeux et une ligue très-anguleuse, bleus. Cette espèce habite le Brésil.
11. Ailes dentées ou sinuées au bord postérieur, celui des inférieures ayant, dans plusieurs, des prolongements en forme de queue.
a. Massue des antennes formée presque insensiblement et grêle.
f Ailes étroites et allongées. Genre : Nims, Fabr.
Nyhniale us l'Érable. Nymphalis Aceris, Fabr. Le Sylvain à deux bandes blanches, F.ngram. Deux pouces et demi d'envergure; ailes dentées, d'un noir brun en dessus, fauves en dessous, avec trois bandes blanches maculaires; bande de la base des supérieures longitudinale et lancéolée. La femelle ressemble au mâle, seulement elle est plus grande. Cette espèce se trouve depuis les lies de la Sonde jusqu’en Autriche inclusivement. Les individus des Indes orientales sont, comme le dit fort bien Fabricius, plus grands que ceux d’Europe.
t+ Ailes guère plus longues que larges. Genres : Limevites et Apatira. Fabr.
Nymphale »e Pelplier. Nymphalis Populf , Fabr.; Papitlo Populi} L., etc., etc, Le Sylvain, Engram. De trois pouces à trois pouces et demi d’envergure; ailes légèrement dentées, d’un brun noirâtre en dessus, avec une bande blanche maculaire, un cordon de lunules fauves et une double ligne marginale d’un bleu ardoisé. La chenille de ce beau papillon est verte, nuancée de brun, avec l’anus et la tète fauves ou rougeâtres. L'anus est un peu fourchu. Le dos offre des éminences charnues et épineuses, dont les deux antérieures plus grandes et les postérieures un peu recour» bées en arrière. Elle vil sur le Tremble et sur les Peupliers noir et blanc. La chrysalide est obtuse antérieurement, jaunâtre, mouchetée de noir, avec une bosse arrondie vers le milieu du dos. Dans tes contrées septentrionales de l'Europe.
Nymphale Iris. Njrmphalis Iri», Lalr.; Papilio Iris, Fabr.; Papilio Iole, Esp.; Papilio Beroe , Herbst; Maniola Iris, Schrank. Le Grand- Mars changeant, Engram., Papillons d’Europe, tab. 1, p. 137, pl. 31, fig. 02, a-b (mâle); le Grand-Mars non changeant, ibid. (femelle). Deux pouces et demi à trois pouces d’envergure; ailes dentées, d’un brun obscur, avec un reflet violet dans les mâles, des taches aux supérieures et une bande unidenlée aux inférieures blanches; dessus des supérieures sans taches oculaires. Celle espèce varie beaucoup, et ses variétés ont été érigées en espèces par un grand nombre d'auteurs.
b. Antennes terminées brusquement en un boulon obeonique, gros et allongé. Genre : PsrHiA, Fabr.
Nympbalr Jasiis. Njrmphalis J atius, Latr.; Papilio Jasius, Fabr., L.; Papilio Hkeu, Hubn. De trois ù • quatre pouces d'envergure; bord postérieur des pre-
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mières ailes plus ou moins concave; bord correspondant des secondes avec deux queues extérieures, linéaires et aiguës. Ailes supérieures ayant de part et d’autre une raie maculaire et le bord postérieur fauves; dessous des quatre ailes ferrugineux vers la base, avec les anneaux et une bande bleus. On trouve celle espèce dans les contrées méridionales de l’Europe. Sa chenille est verte dans le premier âge, elle devient jaunâtre plus lard, sa peau est comme chagrinée et piissée transversalement. Sa télé est ornée de quatre corues verticales, dont les deux intermédiaires plus longues. La chrysalide est lisse, grosse, un peu coriace, d’un vert pâle.
NYMPHANTHCS. bot. Loureiro ( Flor . Coch 2, p. CC5)a décrit sous ce nom générique, quatre plantes indigènes de la Chine et de la Cochinchine, lesquelles ont été réunies au genre Phyllanthus de la famille des EupJtor hiacées. En effet, le filet unique du Nymphanthu», portant une anthère à quatre ou six loges, peut être considéré comme la soudure de plusieurs filets portant chacun deux on trois anthères, et dès lors il n’y a point de différence entre ce gpnre et les Phyllanthus. Les Nymphanthus squamtnifulia, pilosa, Chi venais et ruina , sont des arbres ou des arbrisseaux qui se rapprochent du Phyllanthus Siruri.
NYMPHE. Nytnpha. ins. Nom général des insectes parvenus A leur second état, qui est intermédiaire à celui de larve et d'insecte parfait, principalement lorsque sous la forme de Nymphe, ils possèdent la faculté de sc mouvoir. Les larves des insectes, arrivées à leur plus grand degré de développement, subissent une dernière mue, après laquelle ils présentent quelquefois des formes tout à fait différentes. Tantôt sous celle forme nouvelle l’insecte reste dans l'impossibilité absolue de se mouvoir, ses membres se trouvant contenus dans une enveloppe plus ou moins serrée et solide, comme les Diptères, les Lépidoptères, dont l'étal était alors désigné sous le nom de Pupe, de Chrysalide, d 'Aurélie. Dans d'autres cas la larve, après sa dernière métamorphose, quoique dans un étal de mollesse extrême, laisse distinguer les membres de l'insecte futur, mais dans une gêne cl une contraction telles que ces membres ne pourront servir au transport des corps : telles sont les Nymphes des Coléoptères, des Hyménoptères, de la plupart des Névroplères et de quelques Hémiptères seulement; taudis que dans les Orthoptères, la plupart des Hémiptères, quelques Névroplères, comme les Demoiselles, les Nymphes sont semblables aux insectes parfaits et ne s'en distinguent souvent* que par l’absence des ailes, dont les rudiments sont même indiqués par des moignons qui, à la dernière mue, se séparent comme un fourreau dans lequel l’aile se trouvait engagée cl piissée sur elle-même. On donne plus particulièrement le nom de Nymphe aux insectes qui, sous cet étal, sont mobiles. On appelle Pupe , les Nymphes immobiles mais à membres distincts, et Chrysalide, Jurèlie ou Père les Nymphes dont les membres sont oütcclés ou coarclés.
NYMPHE, rept. Espèce du genre Bongare. P. ce mot.
NYMPHEA, bot. Pour Nymphœa.
NYXIPHÉACÉES. Nymphœacetp. bot. Famille naturelle, ayant pour type le genre Nymphœa, mais dont la place est fort indécise encore dans la série des ordres naturels, puisque les uns la rangent parmi les Monocotylédons, et les autres parmi les Dicolylédons. Voici en peu de mots la structure de l'embryon, point litigieux dans cette question; on trouvera Ie6 autres caractères aux mots Nftxtpiun et Nêlimbo. Lorsque l'on enlève l'épisperme ou tégument propre de la graine d'une espèce de Nénuphar, on trouve que l’amande se compose de deux organes distincts : un endosperme charnu , qui en forme presque toute la masse, et un embryon assez petit, qui a une forme irrégulièrement conique ou en toupie. Examiné à l’extérieur, cet embryon est parfaitement indivis, sans aucune trace de fente ou de suture. Gærlner, d'après cet examen superficiel, l'avait décrit comme Monocolylédone ; telle était également l'opinion de Jussieu, puisqu'il avait placé ce genre dans les Uydrocha ridées, qui sonl bien certainement monocolylédonées. Si l’on fend en deux cet embryon, on lui reconnaît l'organisation suivante : la partie externe forme une sorte de petit sac assez mince, du fond duquel part un corps épais et charnu, qui en remplit exactement la cavité : ce corps est partagé presque jusqu'à sa base en deux lobes épais, charnus, un peu inégaux. En écarlanl£cs deux loties, on trouve entre eux un autre corps plus peLit, divisé en deux parties très- inégales. Il faut maintenant chercher à dénommer ces parties. Toutes les fois qu'un embryon est simple et ne présente aucune sorte de fente ni de suture à sa surface externe, cet embryon est réputé monocolylédoné. Dans ce cas, le cotylédon est toujours sous la forme d'un étui mince ou épais, contenant dans son intérieur les rudiments des parties qui doivent se développer A l’extérieur, c’esl-A-dire la gemmule. Pai> tant de ce principe fondamental, auquel on ne connaît aucune exception, il sera facile de dénommer les parties qui forment l'embryon des Nénuphars. L'espèce de sac extérieur et indivis est le cotylédon, et les deux corps bilobés, emboîtés l'un dans l'autre, forment la gemmule. Mais celle manière de voir, qui est celle du professeur Richard, n'a pas été adoptée par les botanistes. Ainsi, Corréa de Serra considère le sac extérieur comme une expansion de la radicule, analogue à celle de certains embryons vitellifères, et dès lors le corps bilohé, placé au-dessous, est le corps cotylédonnaire formé de deux cotylédons; le corps plus intérieur, également bilobè, est la gemmule. Celle opinion est A peu près celle qui a été soutenue par De Candolle, Mirbel, Poileau, etc., avec celte différence toutefois, qu'ils ne se prononcent pas sur la nature du saecule qui enveloppe le corps bilobé, et qu'ils le considèrent comme organe spécial, particulier A l’embryon des Nénuphars. Avant de rapporter les raisons émises à l'appui de ces deux opinions, et de les discuter, il parait indispensable de faire connaître aussi la structure de l'embryon du Né* luinbo, qui offre avec celle de l'embryon du A yniphma plusieurs points de conformité. La graine du Nélumbo, dépouillée de son péricarpe, est à peu près ovoïde; elle est recouverte d'un épisperme ou tégument propre, très-mince, qui, par la macération, s'enlève facilement
de l'amande, avec laquelle il ne contraciait aucune sorte d'adhérence. Celte amande est composée uniquement par l'embryon, sans aucun vestige d'endosperine. Examinéextérieurcmenl .l'embryon est partagé parune fissure profonde, en deux gros lobes charnus, qui tiennent au reste de l'embryon seulement par leur base. En écartant ces deux lobes cl leur fa isanl prendre une position horizontale, on voit qu’ils recouvraient par leur face interne un autre corps ovoïde, allongé, ayant presque la même hauteur, mais beaucoup plus étroit qu'eux- Ce corps est parfaitement simple et indivis. Si on le fend suivant sa longueur, on voit qu'il se compose d’un sac mince, membraneux, recouvrant un bourgeon formé de deux ou trois feuilles rudimentaires, déjà pétiolées et diversement emboîtées les unes dans les autres. Le corps extérieur et bilohé, qui part de la base de l'embryon, c’est-à-dire de la radicule, parait former deux expansions du corps radiculaire. Le sac indivis est le cotylédon entièrement semblable à celui des Nénuphars, et le bourgeon intérieur est évidemment la gemmule. Il n’y a donc de différence entre l’embryon du lfélumbo et celui des Nymphœa t que celle-ci : dans le Nélumbo, la radicule offre deux appendices latéraux; ils manquent dans le Nénuphar. Maintenant quelle est, au sujet du Nélumbo, l'opinion des autres botanistes? Corréa de Serra .admet, comme le professeur Richard, que le corps extérieur bilobé est une dépendance de la radicule, analogue au sac indivis qui forme la partie externe de l'embryon du A ymphœa. Pour cet habile carpologiste, l'embryon du Nélumbo est tout à fait dépourvu de cotylédons; le sac intérieur et tout ce qu'il renferme forment la gemmule. Telle n'est pas l'opinion de De Candolle, de Mirbel, etc. Pour eux, le corps bilobé forme les deux cotylédons; le sac intérieur constitue une sorte de gaine stipulaire, et les folioles qu’il renferme sont la gemmule.
Achille Richard examine ainsi qu’il suit chacune de ces opinions.
1° L'embryon du Nymphœa et du Nélumbo est monocotylêdonè. Quel est le véritable caractère d'un embryon monocotylédon ? C’est d'élre parfaitement indivis, c’esl-à-dirc de ne présenter à l’extérieur aucune (race de fente, de division ou de suture. Or, tels sont en effet les caractères que présente l’embryon du Nymphœa. Pour soutenir celle opinion relativement à ce genre, il n’y a aucune supposition à faire, rien d'insolite à admettre. Cet embryon est conformé absolument de la même manière que celui des autres plantes monocolylédonées, c'est-à-dire qu’il renferme intérieurement la gemmule. A l'appui de celte opinion, A. Richard ajoute les phénomènes de la germination, qui sont absolument ceux des autres embryons unilobés. Quand une graine du Nymphœa alba commence à germer, on voit saillir à son extrémité, qui correspond à l'embryon, un petit mamelon arrondi : c’est le corps radiculaire, qui bientôt se rompt pour laisser sortir la radicule qui était intérieure. Peu après, le sac cotylédonnaire se rompt aussi; les deux lobes externes de la gemmule s'en dégagent en partie, et de leur écartement sort un autre bourgeon, qui prend bientôt un accroissement plus considérable. Cette germination ne pré-
sente-t-elle pas tous les caractères de celle des Monocolylédones : une radicule intérieure ou cndorblzée, forcée de percer l’extrémité radiculaire, qui ne prend aucun accroissement; un cotylédon qui sc rompt pour laisser sortir la gemmule qu'il renfermait, paraissent des caractères qui ne s'observent dans aucune germination de plante dicolylédunéc. Quant au Nélumbo, A. Richard convient qu'il présente une particularité qui ne s’observe pas dans le Nymphœa : ce sont les deux appendices latéraux très-développés de sa radicule; mais d'abord il fait remarquer que ce genre manquant d'endosperme, ces deux appendices en tiennent en quelque sorte lieu; ils étaient nécessaires ici pour remplacer l'endosperme, et fournir à la jeune plantule les premiers matériaux de son développement, le cotylédon étant extrêmement mince et ne pouvant servir à cet usage. Si l'on retranche ces deux appendices, il n’existe plus de différence entre l'embryon du Nélumbo et celui du Nénuphar. Si l’on parvenait à prouver qu'ils sontunedépcndancedela radicule, on pourrait se croire dispensé d'établir que le sac indivis est le cotylédon. Il n’est pas rare de trouver dans les plantes monocotylédooes des embryons dont la radicule offre un volume excessivement considérable relativement aux autres parties; c’est à ccs embryons que le professeur Richard a donné les noms de Macroritizes cl de Macropodesj et Gærtner celui d'embryons vilellifères. Ainsi, dans le Jiuppia maritima , presque toute la masse de l’embryon est formée par un gros corps arrondi, qui est évidemment une dépendance de la radicule. Il en est de même dans le Zostera marina. Quand on examine son embryon, on voit qu’il a une forme ovoïde, allongée. Sur l’un de ses côtés on remarque une fente longitudinale, dont les bords rapprochés et contigus vers la partie inférieure de la graine s'écartent un peu vers le point opposé. Dans l'écartement de ces deux lobes*, on trouve un corps allongé, cylindroïde, recourbé sur lui-raéme. Celle disposition n'esl-elle pas absolument la même que celle du Nélumbo ? Cependant tous les botanistes considèrent le Zostera comme monocotylédon; ils admettent que les deux lobes ne sont qu'une dépendance du vilellus, qui fait évidemment partie du corps radiculaire, et que le corps renfermé entre eux, qui contient la gemmule dans son intérieur, est le cotylédon. Il existe donc, 1° des embryons monocotylédons, ayant la radicule, c'est-à-dire le corps qui sert de base au cotylédon, très -grosse; 2® des embryons dont le corps radiculaire se prolonge latéralement, de manière à former des appendices plus ou moins volumineux, qui recouvrent en partie ou en totalité le cotylédon , comme dans le Zostera et plusieurs autres genres. Or. les appendices du Nélumbo paraissent être absolument analogues à ceux du Zostera; donc ils sont une dépendance de la radicule. On se confirmera encore dans cette opinion, si l’on écarte les deux lobes du Nélumbo, et qu'on les place dans une direction horizontale; on verra alors qu'ainsi disposé, cet embryon peut être parfaitement comparé à celui des plantes vilellifères.
2° L'embryon des Nymphèacèes est dicotylèdoni. Pour soutenir celte opinion, on est obligé d’admettre