‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 15 sur 148 · SI · texte numérisé non relu

SI

de même du péritoine dans son ensemble, ils doivent nécessairement varier, et varient en effet comme les viscères abdominaux auxquels ils sont fixés.

Des organes urinaires.

L’appareil de la dépuration urinaire se compose généralement d’une glande qui sécrète l’urine, ou le rein; d'une poche membraneuse, qui forme pour l'urine une sorte de réservoir, ou la vessie; du canal par où elle y arrive, ou l’uretère, et de celui par lequel elle en sort, et est rejetée à l’extérieur, ou l'urètre.

/teins. Les reins ne sont pas chez l’embryon humain, comme chez l’adulte, partagés seulement par une scissure médiane; mais ils sont au contraire divisés en un grand nombre de lobes. Cette disposition se voit également dans beaucoup d’espèces d’une manière permanente, comme chez l’Éléphant, le Bœuf, et surtout les Ours, les Loutres, le» Phoques et les Cétacés, où leur division est telle qu’on peut, remarque Cuvier, les comparer à des grappes de raisin. Du reste la structure des reins est la même chez tous les Mammifères, et on trouve chez tous aussi (excepté chez l’Hlephanl?) une limite bien tranchée entre les deux substauces qui les composent. La division des reins en plusieurs lobes donne cependant lieu à une autre anomalie : l’artère rénafe n’entre plus toute entière dans le sinus; mais plusieurs branches se détachent cl vont directement aux lobes qu’ils doivent nourrir. Au reste quelque chose d’analogue se voit également, suivant les observations de Serres, clu-z l’embryon humain lui-même, pendant qu’il a encore les reins partagés en plusieurs lobes.

Uretère. C’est toujours un canal membraneux qui descend le long de la colonne vertébrale, se dirige sur la vessie, se continue d’abord entre les fibres de sa tunique musculeuse, et s’ouvre enfin par un orifice plus étroit que son diainètfe. Il présente seulement quelque différence dans son origine, chez les Dauphins et chez plusieurs Quadrupèdes.

La vessie est une grande poche musculo-incmhraneuse, qu’on pourrait coosidércr, avec Meckel et Blainville. comme une dilatation considérable des uretères, dont elle diffère cependant par les libres musculaires qui entrent dans sa structure. On a dit qu’elle était beaucoup plus considérable chez les Herbivores que chez les Carnivores; mais, suivant Cuvier, celte différence de volume u’est pas bien réelle; seulement, comine ses parois sont beaucoup plus musculeuses chez ceux-ci, leur vessie se contracte plus fortement à l’instant de la mort. Elle parait en effet de même plus petite chez quelques Herbivores qui ont la tunique musculeuse plus développée comme le Cheval.

Le canal tic Curctre, qui est composé, dans son essentiel, d’une membrane muqueuse, mais dont la structure est d’ailleurs très compliquée, est toujours situé à la partie inférieure du pénis chez les milles. Chez les femelles il traverse de même quelquefois le clitoris comme chez les Loris, où cet organe ne présente plus un simple sillon, comme dans beaucoup d’espèces, mais bien un canal complet.

Capsules surrénales. On nomme ainsi des corps glanduleux, situés au-dessus des reins, et dont l’usage

1 est encore inconnu : très-développés chez le foetus humain, ils s’atrophient chez l’adulte. On avait dit les capsules surrénales plus développées chez les Nègres que chez les Hommes de la race Caucasique; mais il n’y a point réellement de différence constante, comme l’a constaté Serres. Chez les Mammifères leur volume et leur forme varient beaucoup, et leurs modifications sont souvent en rapport avec celles des reins, dont ils paraissent quelquefois aussi se rapprocher par leur structure. Ces ressemblances ont fait penser à Cuvier que leurs fonctions pourraient bien avoir de l’analogie avec celles de ces glandes.

Des organes génitaux.

L’unité de composition des organes génitaux mâles et des organes femelles, aperçue par la plupart des anatomiste* anciens et modernes, et déjà soupçonnée par Aristote et par Galien, est un fait aujourd’hui bien certain. Home, Aiilenrielli, Ackeriuann (sur la différence des deux sexes. Archives de l'iiy*.). et sûrlout Meckel, en montrant !«i parfaite similitude de l’appareil mâle et de l’appareil femelle chez l’emhiyou humain; Geoffroy Saint Hilaire, eu retrouvant la même similitude chez l'adulte même dans certaines espèces, ont particulièrement mis hors de douje une vérité que les travaux de Blainville et de plusieurs autres savants eussent suffi d'ailleurs pour faire regarder comme démontrée. On doit se convaincre de cette analogie, dans , tous les temps bien curieuse et bien digne d'attention, mais aujourd'hui surtout d'une extrême importance, parce qu'elle est la véritable base de la théorie de l’unité de composition. Si l’appareil mâle et l'appareil femelle ne sont pas, dans leur essence et dans leurs éléments, des modifications d’un seul et même appareil; si l’organisation du mâle et celle de la femelle, si celle de tous les individus d'une même espèce, ne peut se ramener à un même type; comment eu effet pourraiton concevoir l'analogie, l'unité de composition pour | l'universalité des êtres? Il peut n'êtrc question dans cet ! article que de l’organe femelle; tout ce qui concerne i l’organe mâle ayant déjà été dit ou devant l’élre dans ; d’autres articles. Il sera pareillement traité ailleurs de la génératiou des animaux â bourse. U. accoipleme.vt, Copilatiox, Géxlbatio.v et Marsupiaux.

Les ovaires, généralement doubles chez les Mammi- , fères, ne présentent chez eux aucune modification im- | portante, et ressemblent généralement â ceux de la Femme; ils sont toujours nourris par les menues artères qui nourrissent les testicules chez le mâle, les spermatiques. Il en est des trompes utérines comme de . l’ovaire, elles sont toujours doubles et présentent la même structure et la même disposition que chez la < Femme. Dans les espèces où l’adulérum est développe, elles s’insèrent à son extrémité; dans celles où il est ! rudimentaire, elles aboutissent jusque dans l’utérus.

L’organe connu sous le nom de matrice est, en effet, formé de deux parties qui doivent être distinguées, et considérées comme des organes particuliers. Des artères différentes nourrisseut séparément le corps de la i matrice, et ses cornes, ou, suivant. le nom que leur a donné Geoffroy Saint- Hilaire, Vaduièrum; tous deux ! ont des fondions différentes, et leur développement

Page 1